00:00Le syndicat national des magistrats du Gabon a appelé ce 2 septembre l'ensemble des membres de leur corporation à
00:05un réveil face aux accusations tous azimuts qui leur sont faites.
00:09Dans le dit communiqué, le président Landria Bagaissono dresse un constat amer de l'État de la justice gabonaise,
00:15un secteur prisonnier de l'irresponsabilité de l'État qui aurait des effets néfastes sur le rendement des magistrats.
00:21Le CINAMAG évoque dans son communiqué d'abord le dénuement matériel des juridictions.
00:26Selon Landria Bagaissono, hormis le palais de justice de Libreville récemment rénové, aucun autre bâtiment judiciaire n'a été modernisé.
00:35Et ce, malgré une promesse gouvernementale vieille d'un an.
00:39Occasion pour le président du dit syndicat de s'interroger sur les sanctions prononcées le 25 août par le Conseil
00:45de discipline.
00:46L'organe chargé de juger les fautes professionnelles des magistrats aurait prononcé certaines peines disproportionnées.
00:52Aussi, le CINAMAG se dit prêt à accompagner les magistrats radiés devant le Conseil d'État, la plus haute juridiction
00:59administrative pour contester ces décisions.
01:02Autre grief, le retard du Conseil supérieur de la magistrature.
01:05Seule instance habilité à décider les affectations et de la carrière des juges.
01:10Un rendez-vous prévu pour juillet 2026, puis reporté, s'inédier.
01:15Une situation à incidence directe sur le logement et la scolarité de leurs enfants qui reprennent les cours d'un
01:19peu.
01:20Autre point non négligeable, le défaut de l'adoption des textes d'application du statut des magistrats et le manque
01:26de sécurité.
01:27L'illustration a été faite par une tentative d'immolation au palais de justice de Libreville et un incident à
01:33Mouila.
01:34Que dire de la gestion opaque des recettes issues du casier judiciaire et du greffe du commerce ?
01:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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