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  • il y a 1 semaine
Censure de Charles Sapin : «Dans certains médias, le pluralisme se résume aux 50 nuances de gauche», constate Gabrielle Cluzel

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00:00Heure 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:04Quel plaisir de vous retrouver ce matin avec des sujets qui interpellent énormément.
00:10Moi je pense déjà à ce qui s'est passé à Radio France.
00:15Je ne comprends pas, il y a une grève, une grève pour qui, une grève pour quoi.
00:19On va en parler notamment avec Amémona Interman, grand reporter, ex-membre du CS5 et aujourd'hui l'Arcom.
00:26Un seul éditorialiste de droite met le feu à Radio France qui menace de faire grève.
00:32Le service public contre le pluralisme, contre la loi française, contre les principes de l'Arcom.
00:37Qui fait la loi ? Les syndicats ou la direction ? Ou bien qui respecte la loi ?
00:42Pourquoi la loi n'est pas respectée dans les médias du service public ?
00:46Avant de donner la parole à Amémona Interman, grand reporter et qui est dans le studio de Repas en ce
00:55moment.
00:56D'abord Gabrielle Cluzel, ensuite Karim Maloum, puisqu'il y a quand même un fondement, quelque chose de clair.
01:02C'est-à-dire qu'il y a une règle, je pense, encore en France, c'est la loi.
01:07Oui mais nous savons très bien que le pluralisme aujourd'hui dans un certain nombre de médias et de grands
01:14médias,
01:15et notamment malheureusement les médias du service public qui devraient montrer l'exemple,
01:19eh bien c'est celui d'une pluralité qui se résume aux 50 nuances de gauche.
01:25Voilà.
01:26Et si vous n'êtes pas dans ces 50 nuances, eh bien vous n'êtes pas invité.
01:31Moi je vais vous donner un cas précis.
01:34Ça m'arrive très très rarement d'être invité sur France Inter.
01:37Ça m'arrive une fois par an, là depuis quelques temps.
01:40Voilà, pour parler, vous savez, comme j'ai écrit un livre sur la maternité,
01:43pour débattre avec des personnalités féministes, de oser le féminisme.
01:49Moi j'en suis ravie.
01:50Eh bien la CGT de Radio France a interpellé la direction en disant que mon invitation était absolument scandaleuse,
01:58qu'il ne fallait pas m'inviter.
01:59Vous vous rendez compte ?
02:00Une fois par an, en invité.
02:02Voilà de quoi il s'agit aujourd'hui sur France Inter.
02:07Ce n'est pas sur Blast ou je ne sais quel média d'extrême gauche.
02:11France Inter, c'est censé être le service public.
02:14Et on peut citer des exemples à l'infini.
02:16En revanche, je vois, et tant mieux pour lui,
02:18et que M. Demorand, si j'ai bien compris, est revenu à l'antenne de France Inter
02:22pour une émission samedi-dimanche.
02:25Personne ne se demande s'il a des liens avec Libération.
02:27Je vois beaucoup de gens s'élever contre l'arrivée de Charles Sapin.
02:31Personne contre celle de Nicolas Demorand.
02:33Donc, ce deux poids de mesure devient extrêmement lourd.
02:36Je crois qu'aujourd'hui, surtout,
02:38mais peut-être ceux qui le maintiennent comme une citadelle,
02:42ceux qui le verrouillent ne s'en rendent pas compte,
02:44ils suscitent un énervement,
02:46mais un énervement que j'ai pu constater tout au long de cet été.
02:50Tout au long de cet été,
02:51les gens que j'ai rencontrés m'ont dit, par exemple,
02:54heureusement qu'il y a CNews, heureusement qu'il y a Europe 1
02:57pour avoir un petit souffle de liberté,
02:59c'est parce que le reste est verrouillé.
03:00Ce mot de verrouillé est revenu beaucoup.
03:04Sauf que ces gens-là, ce sont ceux qui paient des impôts,
03:06donc ils financent le service public,
03:07et ce sont ceux qui votent.
03:09Il faudra un moment que certains s'en rendent compte.
03:12– Gabriel Gouzanne sur Europe 1.
03:13Karim Alloum.
03:15Le pluralisme a déclenché la ferreur de la société des journalistes de France Inter.
03:22Le pluralisme est que le journaliste,
03:27le directeur adjoint de Valeurs Actuelles Complète,
03:30une équipe qui est venue,
03:32et des détorialistes,
03:34venus de l'Express,
03:35d'un nouvel observateur.
03:36Ils disent qu'il est de droite,
03:38mais oui, il est de droite.
03:39– Non, non, ils disent qu'il est d'extrême droite.
03:42C'est pire encore.
03:43– Parce qu'on lui reproche,
03:44mais il a un point de vue.
03:47C'est un éditorialiste.
03:48Il a des opinions à exprimer.
03:50Au fait, qu'est-ce que ça témoigne ?
03:51Ça témoigne deux choses.
03:52La première, le sectarisme ambiant
03:55qui domine à la radio publique.
03:59Ajoutons à ça, l'entre-soi.
04:02Si vous n'avez pas de sympathie avec de la gauche,
04:04et les visions de la gauche souvent complaisantes
04:09avec les islamistes,
04:10complaisantes avec l'immigration,
04:12vous n'êtes jamais invité.
04:13Vous avez de la chance, ma chère Gabrielle,
04:14vous étiez invité une fois.
04:15Moi, on ne m'a jamais invité.
04:17Je suis arrivé à la porte,
04:18j'ai fait demi-tour.
04:19Donc, voilà.
04:20On va juste dire que c'est une atteinte au pluralisme.
04:23Et ce n'est pas légal.
04:25Et ce n'est pas normal.
04:26Avec l'argent du contribuable,
04:28nous avons des opinions à exprimer.
04:30Ce qui est interdit par la loi,
04:31c'est l'insulte, le racisme, l'antisémitisme, la violence.
04:36Mais ce journaliste, il est venu exprimer,
04:38je l'ai écouté,
04:39on ne lui rapproche rien.
04:41On ne lui rapproche juste
04:43d'appartenir à une rédaction,
04:46à Valeurs Actuelles,
04:47et qui vient d'arriver du point.
04:48C'est-à-dire qu'on ne lui rapproche rien.
04:49Il n'y a encore parlé à l'antenne.
04:50Aucun écrit, aucun propos raciste,
04:52aucun propos qui dépasse les limites
04:55de la diéanthologie journalistique.
04:57Il a fait une chronique la semaine dernière.
04:59Et donc, parce qu'elle est à droite.
05:00C'est scandaleux.
05:01Et honteux à la fois.
05:02Non, mais il y a beaucoup de choses à dire.
05:04On va marquer une pause,
05:05on revient pour donner la parole à Mémona Interman,
05:07on a absolument envie de l'entendre,
05:08qui a été à l'ARCOM.
05:10Moi, j'ai envie de savoir,
05:11est-ce qu'on peut traiter Charles Sapin de néo-nazi ?
05:15Néo-nazi, c'est une insulte.
05:17Est-ce qu'on peut traiter Charles Sapin d'extrême droite ?
05:21Que fait l'ARCOM ?
05:22Que dit la loi ?
05:24Que disent les textes sur le pluralisme ?
05:26Pourquoi le pluralisme doit être respecté obligatoirement,
05:29uniquement par CNews ?
05:30Je ne comprends pas.
05:31On marque une pause, on revient.
05:32Avec vous aussi, chers auditeurs,
05:3301-80-20-39-21,
05:36vous appelez Christine Kelly au Standard Europe 1.
05:38Le numéro est non surtaxé.
05:40Excellente journée.
05:40Vous écoutez Europe 1.
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