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00:00Europe 1, le journal de 20h, Maëlle Sani.
00:05Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver en ce vendredi soir sur Europe 1 pour votre journal de 20h.
00:11Une demi-heure d'informations et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures.
00:15Europe 1, celle qui vous réveille tous les jours entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
00:21Aujourd'hui, Vincent Trémollet de Villers, directeur délégué de la rédaction du Figaro,
00:24nous parle de la France de la bagnole, plus en difficulté que jamais,
00:27mais très souvent ignoré par la classe dirigeante.
00:30L'enquête de la rédaction d'Europe 1 nous dresse le tableau bien sombre du logement en France.
00:35Et puis la signature Europe 1 du vendredi, Catherine Ney, décrypte les ambitions, feintes ou réelles,
00:41des très nombreux candidats à la prochaine présidentielle.
00:43Mais tout d'abord, c'est votre journal et elle a eu les prévisions de croissance en France.
00:48Amputée de moitié, 0,5% contre 1% attendu au début de l'année selon les dernières projections de
00:54Bercy.
00:54Un tableau bien sombre qui s'ajoute à une crise du pouvoir d'achat déjà bien réelle.
00:59Dans ce contexte, le patron du PCF, Fabien Roussel, appelle à renouer avec les manifestations sur les ronds-points, vous
01:05l'entendrez.
01:0625 ans après les attentats du 11 septembre 2001, l'Amérique et le monde rendent hommage aux 2977 victimes de
01:12la barbarie islamiste.
01:13Un quart de siècle plus tard, cette barbarie menace toujours, mais elle s'est réinventée.
01:18Les explications à suivre.
01:19Dans ce journal également, retour sur le meurtre d'Étienne, tué par un Soudanais sous EQTF à Putot, en région
01:25parisienne, fin août.
01:26Une affaire qui aura donc mis presque trois semaines à éclater au grand jour.
01:32Après l'INSEE hier, c'est le gouvernement qui fait part aujourd'hui de son pessimisme quant à la situation
01:37économique de notre pays.
01:38Bercy revoit à la baisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,5% du PIB, contre 1%
01:46initialement.
01:47Barthélémy Philippe, les nombreuses crises traversées ces derniers mois semblent avoir touché la France davantage que ses voisins européens.
01:54Oui, par rapport au début de l'année, la prévision de croissance est deux fois plus faible après 1%.
01:59En janvier, 0,7% en juillet.
02:02Bercy mise désormais sur une progression du PIB de 0,5% seulement.
02:07Deux facteurs principaux pour justifier cette baisse, les vagues de canicule dont l'impact sur la production agricole aura coûté
02:140,1 point de croissance.
02:16Et l'effet Hormuz, l'explosion des coûts de l'énergie a pesé sur la consommation des ménages et l
02:22'investissement des entreprises,
02:24au point d'amputer de 0,2% la progression du PIB.
02:29Moins de croissance, c'est moins de recettes fiscales.
02:31Et un objectif de réduction du déficit public qui ne tient plus, comme l'a expliqué le ministre de l
02:37'économie Roland Lescure.
02:39Le 5% aujourd'hui, ce n'est plus une option.
02:41Donc on aura un déficit supérieur à 5.
02:43La France achèvera donc l'année avec plus de 155 milliards d'euros de dépenses non financées par des recettes.
02:50L'ajustement budgétaire attendra au moins 2027.
02:54Le gouvernement devrait pouvoir compter sur une croissance un peu plus dynamique.
02:58Elle atteindrait 1% selon les prévisions de Bercy.
03:01Les explications de Barthélémy Philippe pour Europe 1 et cette situation déjà très inquiétante
03:06pourraient encore s'aggraver dans les prochains jours compte tenu des dernières évolutions au Moyen-Orient.
03:11Après Hormuz, l'Iran semble être en mesure de contrôler indirectement un autre des trois stratégiques pour l'économie mondiale,
03:18celui de Bab-el-Mandeb.
03:19Les rebelles houthis se sont emparés de cette voie maritime entre la mer Rouge et le golfe d'Aden au
03:24terme d'une offensive éclair.
03:26Mais le groupe terroriste soutenu par Téhéran promet une navigation sûre pour tous les navires,
03:30excepté pour les compagnies saoudiennes.
03:33Cette prise de contrôle de Bab-el-Mandeb par les houthis pourrait avoir des conséquences cataclysmiques pour l'inflation.
03:38C'est l'alerte lancée aujourd'hui par Jordan Bardella.
03:41Le président du RN pointe l'aveu d'échec et d'impuissance du gouvernement face à la baisse du pouvoir
03:45d'achat.
03:46Un bras d'honneur fait aux Français, selon lui.
03:48Parmi les mesures défendues par son parti, la baisse de la TVA sur l'énergie.
03:52Les communistes sont sur la même ligne.
03:54Mais le patron du PCF va plus loin.
03:56Fabien Roussel appelle au soulèvement populaire.
03:59Cette rentrée, elle débute avec des prix de l'essence à plus de 2,20 euros,
04:04avec des prix de l'électricité et des prix du gaz qui vont encore augmenter.
04:07Il y a un véritable racket qui s'exerce sur le pouvoir d'achat des Français.
04:10C'est tout le temps les mêmes qui se font tondre depuis des mois et des mois.
04:15Alors je dis tout simplement que les Français en ont marre d'être pris pour des moutons.
04:20Il serait temps que la tonte change de camp, tout simplement.
04:24Je demande à ce que l'on baisse la TVA immédiatement sur les prix du gaz et de l'électricité,
04:29sur le prix de l'essence.
04:31J'appelle les Français à occuper les ronds-points, à se mobiliser devant les sous-préfectures,
04:35devant Matignon, l'Elysée, devant le siège de Total.
04:38Partout où ces décisions se prennent, il faut que ça agisse vite et fort maintenant.
04:43Le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel,
04:46à la fête de l'humanité aujourd'hui.
04:49Et cet appel est peut-être déjà entendu.
04:51Ces dernières heures, des affiches faisant référence à un retour des Gilets jaunes
04:54circulent sur les réseaux sociaux.
04:56Des rassemblements sont annoncés dans plusieurs villes.
04:58La date la plus citée est celle du samedi 17 octobre.
05:02Vous écoutez Europe 1, il est 20h04 aux Etats-Unis,
05:05une journée d'hommage aux 2977 victimes des attentats du 11 septembre 2001.
05:10Des cérémonies organisées sur le site du World Trade Center
05:14et au Pentagone où Donald Trump s'est exprimé.
05:16Le président américain souligne la nécessité de se battre encore aujourd'hui
05:20contre la menace islamiste qui prend une toute autre forme
05:23un quart de siècle plus tard, William Molinier.
05:25Al-Qaïda est toujours active mais sous une autre forme.
05:28Plutôt qu'une centrale pilotée par un chef charismatique,
05:31l'organisation terroriste se décline en plusieurs sous-groupes régionaux et autonomes.
05:35Ils combattent sous la même bannière.
05:38Le nouveau centre de gravité se trouve désormais en Afrique, au Sahel notamment.
05:42Le Jnim, affilié à Al-Qaïda,
05:45est en son emprise au Mali et pousse vers les pays du Golfe de Guinée.
05:48En Somalie, les shébabs restent puissants.
05:50Au Yémen, Al-Qaïda, dans la péninsule arabique,
05:53monte de nouveau en puissance.
05:54Les Etats-Unis ont gagné la guerre contre l'Al-Qaïda de Ben Laden.
05:58Ils ont décapité son commandement, détruit ses sanctuaires
06:02et réduit sa capacité à organiser des attentats complexes en Occident.
06:06Mais la marque a survécu.
06:08Elle s'est fragmentée, déplacée, enracinée dans les guerres locales
06:11et elle n'a pas pour autant abandonné son objectif initial.
06:15L'ONU considère aujourd'hui encore que la nébuleuse conserve l'ambition
06:19de mener des attaques extérieures spectaculaires.
06:23William Molinier, une menace islamiste très présente chez nous en France.
06:26L'assassinat terroriste de Samuel Paty en 2020 marque un véritable tournant.
06:31La sœur du professeur, Michael Paty, salue aujourd'hui la peine de six mois de prison ferme.
06:36Prononcée hier à l'encontre d'un parent d'élève qui avait menacé une enseignante de décapitation.
06:39Les fesses sont produites au Foga, près de Toulouse, il y a une semaine.
06:44Les réquisitions au procès du homejacking de l'ancien gardien du PSG Gianluigi Donnarumma en 2023.
06:50Quatre à dix ans de prison demandés à l'encontre des trois prévenus.
06:53La peine la plus lourde concerne le commanditaire présumé du cambriolage,
06:57Ilyas Kerbouche, surnommé Ganito.
06:59Ce jeune homme de 21 ans avait fait parler de lui en mars dernier
07:01après une évasion de la maison d'arrêt de Villepinte.
07:04L'affaire aura mis du temps à éclater au grand jour.
07:07Il y a près de trois semaines, Etienne, un jeune homme de 30 ans,
07:10était sauvagement agressé par un Soudanais sous OQTF.
07:13Cela s'est passé sur une passerelle près du quartier de la Défense,
07:16à Putot, en région parisienne.
07:18La victime est décédée des suites de ses blessures au début septembre,
07:21mais cela fait seulement quelques heures qu'hommages et indignations se font entendre.
07:25Antoine Bienveau, que sait-on sur le déroulé du drame ?
07:28Et bien tout commence dans la nuit du 23 août.
07:30Le suspect, un Soudanais de 25 ans en situation irrégulière,
07:34arpente une passerelle qui relie le parvis de la Défense à Putot dans les Hauts-de-Seine.
07:38Dans l'obscurité, il croise alors sa victime, Etienne Day, 31 ans,
07:43et l'agresse violemment vraisemblablement pour lui voler ses affaires.
07:47Plusieurs coups puissants sont portés à Etienne,
07:49laissé au sol inanimé avec plusieurs plaies sur le visage.
07:53L'agresseur, lui, filmé par la vidéosurveillance,
07:56repart avec le sac et le téléphone de la victime avant de disparaître.
08:00Retrouvé par des riverains, le jeune homme est transporté à l'hôpital,
08:03mais décède neuf jours plus tard d'un traumatisme crânien.
08:07Après sa mort, l'enquête s'accélère.
08:09De l'ADN est retrouvé sur le sweatshirt de la victime,
08:11un élément déterminant qui va permettre d'identifier son agresseur,
08:16un sans-domicile fixe habitué du quartier de la Défense.
08:19Le 5 septembre, il est ainsi arrêté, proche des lieux du crime.
08:23Mise en examen pour violence ayant entraîné la mort,
08:26il a jusqu'ici nié en bloc toute implication.
08:28Dans les faits, la justice a décidé de le placer en détention provisoire
08:33en ordonnant une expertise psychiatrique pour éclaircir son profil.
08:37Antoine Bienvaux, un nouveau contretemps pour le TGVM.
08:40La mise en circulation de ce train à grande vitesse nouvelle génération
08:44est reportée à l'automne prochain,
08:46alors qu'elle devait avoir lieu initialement à l'été 2024,
08:49puis l'année suivante et enfin ce mois-ci.
08:51La SNCF et le constructeur Alstom font part de leur volonté
08:54de procéder à de nouveaux réglages concernant le confort des voyageurs
08:57et le service à bord.
08:59Et puis le compte à rebours est lancé demain.
09:01Céline Dion donnera le premier concert d'une série de 16 représentations à Paris.
09:07Et dans la capitale, vous l'avez peut-être vous-même constaté,
09:09une Céline Mania s'est propagée.
09:12Chaque jour, des centaines de fans attendent la superstar québécoise devant son hôtel.
09:16Des magasins éphémères fleurissent un peu partout.
09:18C'est le cas notamment aux Galeries Lafayette sur le boulevard Haussmann
09:21qui ne désemplit pas, comme l'a constaté Alexis Bourdon pour Europe 1.
09:25Au troisième étage du grand magasin, Sandrine et sa fille veulent s'équiper
09:29avant d'assister à l'un des concerts de Céline Dion.
09:31Je viens chercher un t-shirt pour le porter le 16 septembre
09:35pour faire un petit clin d'œil et mettre un peu de fun dans cette soirée
09:39qui est tellement attendue.
09:41Face à la cinquantaine d'objets dérivés à l'effigie de leur chanteuse préférée,
09:45mère et fille repartent plus chargées que prévu.
09:47On a trouvé ce qu'on venait chercher, puis bien sûr,
09:49on a acheté d'autres trucs en même temps.
09:51Trois t-shirts de 375 et deux vinyles pour 85 euros.
09:57À quelques mètres de là, près des macarons dont les saveurs ont été choisis par la chanteuse,
10:02Catherine et son mari repartent avec un souvenir, faute de place pour un concert.
10:06C'est mon rêve, mon rêve d'aller la voir.
10:09Moi, j'ai pris ce qui me plaît, un sweat.
10:11Après, bon, c'est mon mari qui a payé.
10:14Et en plus des sweats et des pâtisseries,
10:16les fans peuvent se procurer des cartes postales et des chaussettes.
10:20Des sacs de course à Céline Dion sont également vendus, 65 euros l'unité.
10:26Le reportage européen d'Alexis Bourdon.
10:3020h10 sur Europe 1, place à la météo.
10:32Avec vous, Marlène Duray, une belle journée demain.
10:35Oui, on se regarde vers un week-end ensoleillé, assez estival.
10:39Le temps va redevenir sec.
10:40Seule la Corse essuiera quelques petites averses.
10:42Alors, dans le nord de l'île, le matin.
10:44Et dans le sud, l'après-midi.
10:46Et puis sur le continent, beaucoup de soleil.
10:47Il y a une prédicipation quand même de quelques grisailles matinales
10:50qui se seront formées à l'ouest d'une ligne qui reliera Verdun,
10:55à Arcachon, grosso modo, avec des grisailles d'ailleurs un peu plus conséquentes
10:59près de la Manche.
11:00A l'est de cette ligne, c'est le Grand Bleu.
11:02Et l'après-midi, tout se dissipe.
11:04Donc, de très belles éclaircies ou un beau soleil.
11:06Et des températures en hausse le matin comme l'après-midi.
11:09Avec au meilleur de la journée, par exemple, 21 du côté de Grandville.
11:13Il fera 23 à Lille, 24 à La Rochelle, 25 à Paris et Biarritz, 26 à Nancy, 27 à Bourges,
11:19Melouse, Grenoble,
11:2129 à Périgueur, à Paris-Gueux, pardon, à Périgueux, à Caor et Marseille.
11:26Dans le Périgueur.
11:26Oui, c'est ça.
11:27Ça marche.
11:28Jusqu'à 30 degrés à Perpignan et Bonifacio.
11:32Merci beaucoup.
11:32C'est le week-end.
11:33Il est temps.
11:34C'est un hommage aussi.
11:35Vous avez cité le Périgueur.
11:36Oui.
11:37Le vert, le noir.
11:38Vous aimez cette région ?
11:38C'est très beau.
11:39J'aime beaucoup.
11:40Absolument.
11:40On y mange très bien aussi.
11:41Absolument.
11:42On salue tous les auditeurs du Périgueur.
11:43Marlène Duré a parlé de vous involontairement.
11:46Mais voilà, c'est noté.
11:48Merci d'écouter Europe 1 ce vendredi soir.
11:50Dans un instant, l'édito politique de Vincent Trémollet de Villers.
11:54Europe 1.
11:55Le journal de 20h.
11:57Europe 1.
11:58Le journal de 20h.
12:00Maëlle Assani.
12:02Merci d'être à l'écoute d'Europe 1 ce vendredi soir.
12:04Vous en avez l'habitude.
12:06À 7h-ci, vous retrouvez les signatures Europe 1.
12:09Celles qui vous réveillent tous les jours entre 7h et 9h aux côtés de Dimitri Pavlenko.
12:14Et aujourd'hui, le directeur délégué de la rédaction du Figaro,
12:17Vincent Trémollet de Villers, nous parle de la France de la bagnole.
12:20Emmanuel Macron disait l'aimer.
12:21Pourtant, c'est sous sa présidence qu'elle souffre le plus.
12:24Alors, l'élection présidentielle permettra peut-être à cette France de s'exprimer.
12:28Mais le monde politique semble bien loin de ses inquiétudes, Vincent.
12:32Europe 1.
12:33Le journal de 20h.
12:35Ce matin, Dimitri, nous allons parler de la France de la bagnole.
12:38Ces millions de concitoyens qui, chaque jour, pour aller travailler ou déposer leurs enfants à l'école
12:42ou emmener leur vieille mère chez le médecin, doivent prendre leur voiture.
12:45Pour eux, il n'y a ni piste cyclable, ni mobilité douce, ni vélo-cargo.
12:49Mais des routes départementales où les radars ne pardonnent pas un dépassement de 10 km heure.
12:53Dans ces paysages, on ne voit pas non plus beaucoup de Tesla, de SUV électriques
12:57qui échappent à la pression financière du carburant.
12:59Cette France-là apprend son vieux monospace, sa vaillante Twingo.
13:02A chaque fois qu'elle fait le plein, elle voit son salaire ou sa retraite sérieusement entamée par le prix
13:08de l'essence.
13:09L'INSEE nous dit qu'en 2021, plus de 2 millions de Français mettaient chaque année plus d'un mois
13:12de salaire dans leur plein d'essence.
13:14Et depuis, la situation a sérieusement empiré.
13:18Autre chiffre éloquent.
13:19Aujourd'hui, il faut débourser 2,20 euros pour un litre de sans-plomb de gasoil.
13:23Au début de la crise des Gilets jaunes, le lit oscillait autour d'un euro cinquante.
13:28Si le taux de colère est directement corrélé au prix de l'essence,
13:31nous ne sommes pas la veille d'une révolte, Dimitri, mais d'une révolution.
13:33Oui, d'autant que les solutions sont rares, si ce n'est inexistantes.
13:37On voit revenir à les mêmes propositions de blocage des prix ou d'aide gouvernementale.
13:40Oui, mais cette fois, tout le monde a compris que l'État ne peut rien.
13:43Bloquer les prix, c'est prendre le risque de la pénurie,
13:45puisque les producteurs peuvent être tentés d'aller vendre leur essence ailleurs.
13:48Et l'État ne peut pas grand-chose non plus pour les Français.
13:50Il y a bien le maintien de quelques aides ciblées.
13:52Mais puisque les caisses sont vides, impossible pour Sébastien Lecornu d'aller plus loin.
13:56Si l'on était prospère, on pourrait baisser les taxes qui alourdissent le prix de l'essence.
14:00Mais malheureusement, nos dettes écrasent tout.
14:02La pompe d'argent public est à sec.
14:04Vous pensez que cette crise de l'essence va devenir centrale dans la campagne présidentielle, Vincent ?
14:08Dans la conversation médiatique, certainement pas.
14:11Pour les habitants des métropoles, tout cela est virtuel.
14:15Les pompes à essence appartiennent au passé.
14:17On n'en voit plus d'ailleurs dans le paysage urbain.
14:19C'est un souvenir, c'est une image sépia.
14:20C'est Coluche dans Tchao-Pantin.
14:23Aucun membre du gouvernement ne fait le plein, pas plus que les conseillers de cabinet ministériel.
14:27Et on peut dire la même chose des journalistes dans lesquels je m'inclus.
14:32C'est ce que dit la belle chanson de Gauvin Serres.
14:34On est les oubliés, les ringards, les paumés.
14:37Les trop loin de Paris, le cadet de leurs soucis.
14:39Ce sentiment d'être invisible renforce la défiance politique.
14:42Est-ce qu'il parle de nous ?
14:44C'est ce que disent ces Français quand ils voient un homme politique sur un écran.
14:47Et si ce n'est pas le cas, ils changent de chaîne.
14:48Pour Paris, donc, la crise de l'essence, c'est théorique.
14:51Mais pour ceux qui en ont un besoin vital de carburant, c'est la vérification hebdomadaire d'un appauvrissement inexorable.
14:58Et c'est très compliqué de musérer les effets sociaux de ce ras-le-bol.
15:01Ces humeurs populaires sont d'abord gazeuses et puis elles se solidifient tout un coup.
15:05C'est le 1er juillet 2018 que le gouvernement d'Edouard Philippe met en place les 80 km heure.
15:10Et c'est 5 mois plus tard, avec le déclencheur de la taxe carbone, que commence le mouvement des Gilets
15:15jaunes.
15:15Alors cette fois, il y a une élection à l'horizon.
15:17Marine Le Pen, qui depuis longtemps a fait du prix de l'essence et plus largement du prix de l
15:21'énergie,
15:21un cheval de bataille a pris beaucoup d'avance.
15:23Si les autres candidats lui laissent le monopole de la France de la bagnole,
15:27il y a fort à parier que les citoyens ne se donnent pas rendez-vous sur les ronds-points,
15:30mais décident cette fois d'une insurrection civique dans les urnes.
15:33Vincent Trémolet de Villers, l'édito politique avec nos amis du Figaro,
15:37à retrouver tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
15:41Revenons maintenant sur cette liste bien trop longue des victimes de l'insécurité.
15:45Lola, Elias, Louis, Philippine et désormais Étienne,
15:49jeune homme de 31 ans tué à Putot par un Soudanais sous OQTF.
15:53L'information n'émeut pas outre mesure la classe politico-médiatique.
15:56Alors Laurent Tessier nous en parle dans son édito du jour.
15:59Europe 1, le journal de 20h.
16:02Oui, ça ne se bouscule pas pour en parler, alors nous vous en parlons sur Europe 1.
16:05Le 23 août dernier, Étienne a été retrouvé inconscient sur une passerelle à Putot en pleine nuit.
16:10Il ne lui restait qu'une dizaine de minutes de marche pour rejoindre son domicile.
16:13Étienne avait 31 ans, il a été tué, tabassé à mort pour son sac et son portable.
16:17Le suspect est un clandestin soudanais visé par une OQTF,
16:20une obligation de quitter le territoire français.
16:22Et pas de message de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
16:25qui continuera sans doute de refuser de parler d'ensauvagement comme ces derniers mois.
16:29J'ai refusé de l'employer sur le mot d'ensauvagement, monsieur le député.
16:32Je vais vous dire, c'est un mot qui est connoté politiquement, vous le savez.
16:35Moi, je suis ministre de l'Intérieur, je préfère un des mots d'objectivité,
16:39un choc d'objectivité à des chocs de mots.
16:41La réalité, c'est de parler d'ensauvagement.
16:43Étienne, 31 ans, tué par un Soudanais sous OQTF.
16:46Je pense ce matin à Lola, tuée en octobre 2022 à Paris par une Algérienne,
16:49sous le coup aussi d'une OQTF.
16:51Mais le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, continuera d'être dans le déni.
16:54Il faut arrêter de raconter n'importe quoi, on n'est pas dans une France coupe-gorge.
16:57Il faut faire attention aux mots qu'on emploie.
16:59On a une image, la France, à l'international.
17:01La France n'est pas un coupe-gorge, que les choses soient claires.
17:03La France n'est pas un coupe-gorge, ce n'est pas des termes qu'on peut employer.
17:05Et le ministre de l'Intérieur continuera de répéter qu'il n'y a pas de lien
17:08entre immigration et délinquance, des propos qu'il tenait déjà
17:10quand il était préfet de police de Paris, comme sur CNews Europe 1.
17:13Moi, je ne fais pas le lien.
17:15Nous, on lutte contre les délinquants.
17:16Après, il y a les chiffres qui sont ce qu'ils sont.
17:1736% des mis en cause dans l'agglomération parisienne
17:20sont des personnes de nationalité étrangère.
17:22Et on les retrouve aussi dans un cambriolage sur deux,
17:26dans un vol violence sur deux, dans 40% des violences sexuelles.
17:30Et aujourd'hui en France, on ne se sent plus en sécurité.
17:32Elias, 14 ans, tué en janvier 2025 à la sortie de son entraînement de football à Paris,
17:36tué par des individus qui portaient une machette, une hachette.
17:39Mercredi, à Essilie-Moulineau, dans les Hauts-de-Seine,
17:41une femme a été agressée au couteau à 10h à un arrêt de tramway
17:43pour avoir refusé de donner son sac à main.
17:45Elle a été poignardée au bras, au dos.
17:46Son pronostic vital est engagé.
17:48L'homme a interpellé à 19 ans.
17:49Et dire que certains ont préféré parler pendant des années de sentiments d'insécurité.
17:53Emmanuel Macron, l'ancien ministre Éric Dupond-Moretti.
17:56Le sentiment d'insécurité.
17:57Et ça, on ne peut pas le nier. C'est un fait.
17:59Il existe ce sentiment d'insécurité.
18:01Écoutez, allez dire ça à M. Pro et à ses amis.
18:04Moi, je ne m'avais jamais entendu dire aux Français,
18:06vous avez un sentiment d'insécurité.
18:07Ce que notre nation vit, c'est un sentiment d'insécurité.
18:10Et une petite musique va commencer à arriver.
18:12Tous ceux qui parleront d'Étienne, tué à l'âge de 31 ans,
18:14seront accusés de récupération, d'instrumentalisation,
18:16alors que nous assistons au laxisme le plus total.
18:18Et aujourd'hui, il y a un silence médiatique.
18:20La peur de dire les choses, de parler d'ensauvagement, de barbarie.
18:22L'édito de Laurent Tessier, tous les matins à 6h15 et 7h20 sur Europe 1.
18:27L'enquête de la rédaction d'Europe 1 porte aujourd'hui sur le logement.
18:30Le marché du logement neuf est en plein naufrage.
18:33L'investissement locatif privé dans ce secteur
18:35affiche une dégringolade de plus de 41% sur un an.
18:38Les constructions ne sortent plus de terre par manque de réservation.
18:42La Fédération des promoteurs immobiliers estime que l'on ne peut plus loger les Français
18:46et parle de l'un des plus grands échecs d'Emmanuel Macron.
18:49Cette chute de l'immobilier neuf entraîne avec elle le logement social.
18:54L'enquête du vendredi de la rédaction d'Europe 1 au chevet du logement.
18:58Ce matin, c'est le ministre lui-même, Vincent Jean Brun,
19:01qu'il disait mardi devant les notaires.
19:02Il est moins en ce moment le ministre du logement que de la crise du logement.
19:06Le marché du neuf est en plein naufrage.
19:08L'investissement locatif privé est en chute de 41% sur un an.
19:12Les constructions ne sortent plus de terre par manque de réservation.
19:15On ne peut plus loger les Français.
19:17Ça alarme la Fédération des promoteurs immobiliers
19:20qui voilà l'un des plus grands échecs d'Emmanuel Macron.
19:23Bonjour Christophe Bordet.
19:24Bonjour à tous.
19:25Vous êtes le spécialiste immobilier d'Europe 1.
19:27Moins de logements neufs à louer.
19:29La conséquence, c'est que la demande explose pour le logement social.
19:32Elle n'a jamais été aussi importante dans le pays.
19:34Oui, vous avez raison parce que la liste d'attente
19:37atteint presque 3 millions de ménages.
19:39Déjà 10,5 millions d'occupants à l'heure actuelle
19:43pour 5 millions de logements sociaux.
19:45Alors que se passe-t-il ?
19:46D'abord, de plus en plus de salariés
19:49ne parviennent plus à se loger dans le privé.
19:52Plusieurs raisons.
19:53La rareté des biens en location.
19:55700 000 ont été retirés du marché
19:57parce que, considérés comme passoire thermique,
20:01ils devraient être finalement réintégrés
20:03sur décision de Sébastien Lecornu
20:05d'ici la fin de l'année
20:06ou quand l'État commet des erreurs
20:08qu'il essaie en catastrophe de réparer.
20:11Trop tard, le mal est fait.
20:13Il y a aussi les taux de crédits immobiliers
20:15qui pourraient frôler les 4% d'ici la fin de l'année
20:18mettant hors jeu de nombreux ménages.
20:20Le prix de l'immobilier qui n'a pas assez baissé.
20:23Et puis, on le disait, le manque de logements neufs
20:26pouvant accueillir à la fois des investisseurs privés
20:28et des bailleurs sociaux
20:29au nom de la sacro-sainte mixité sociale.
20:33Oui, on va en parler un peu plus loin.
20:35Mais dans le même temps, ce que l'on voit, Christophe,
20:36c'est que les maires, eux, sont de plus en plus réticents
20:38à construire du logement neuf,
20:40en particulier du logement social,
20:42malgré les obligations légales.
20:43Oui, c'est vrai.
20:44Alors qu'il est, 1140 communes de plus de 3500 habitants
20:49ne remplissent pas leurs quotas de logements sociaux
20:51et 330 se livrent à un véritable bras de fer
20:54avec les préfectures pour ne pas construire du tout.
20:57Je vous rappelle que la loi SRU,
20:59Solidarité et Rénovation Urbaine,
21:01adoptée sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin,
21:04promulguée en 2000,
21:06oblige les villes à se doter de 25% de logements sociaux
21:10sous peine de très lourdes amendes
21:11que certains maires préfèrent payer
21:14plutôt que de se coltiner.
21:15Oui, de se coltiner.
21:16Des populations pouvant être à problème,
21:19ne payant pas leur loyer,
21:20faisant du trafic de drogue par exemple,
21:22ne respectant pas la tranquillité publique
21:24ou alors demandant des aides financières en veux-tu.
21:27En voilà auprès des collectivités locales déjà exsangues.
21:31Les édiles préfèrent également les sanctions financières
21:34parce que ça coûte moins cher
21:36que de devoir aménager autour d'immeubles neufs
21:38des routes, des trottoirs, des crèches, des écoles.
21:41Enfin, il faut avoir des terrains constructibles
21:43et là encore, c'est loin d'être toujours le cas.
21:46Christophe, derrière tout cela, un échec,
21:48on le disait, celui de la mixité sociale.
21:50Oui, un raté inévitable.
21:52Quand vous construisez un programme de 500 logements
21:55et que pratiquement un tiers tombe
21:57dans l'escarcelle d'un bailleur social
21:59pour une bouchée de pain,
22:01alors que vous, l'investisseur privé,
22:03vous êtes obligé de payer le double
22:05ou plus le mètre carré pour compenser le coût allégé du social
22:09puisque les promoteurs ont obligation de vendre à perte
22:12quand c'est du social,
22:14il y a quand même de quoi se sentir un peu floué.
22:17Et puis franchement, sur le papier,
22:19la mixité c'est merveilleux.
22:20Le tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil.
22:23Mais dans les faits,
22:24quand les logements sociaux sont sans cesse dégradés
22:27par des locataires peu scrupuleux,
22:29franchement, ça ne donne pas très envie d'investir
22:32ou de vivre ensemble.
22:34Dernière chose, Christophe,
22:35le manque de roulement aussi dans ces logements sociaux ?
22:38Oui, alors c'est un problème
22:39et en même temps,
22:40lorsque les revenus imposables des locataires augmentent,
22:43les bailleurs appliquent la loi,
22:45ni plus ni moins,
22:46loi qui permet de prélever des surloyers.
22:49C'est une garantie de rentrée d'argent
22:51pour les frais de l'immeuble.
22:53Ça n'incite pas évidemment à faire bouger les locataires
22:56qui auraient peut-être d'ailleurs
22:58les moyens de se loger dans le privé.
22:59À Paris, par exemple,
23:01une famille avec deux enfants
23:02peut être, tenez-vous bien,
23:04éligible au logement social
23:06en affichant un revenu imposable annuel
23:08de 81 000 euros.
23:11Il ne faut pas s'étonner
23:12que plus de 70% des Français
23:14soient finalement éligibles au logement social.
23:17Enfin, il faut le savoir,
23:1835% des étrangers réguliers vivant en France
23:21occupent à ce jour un logement social.
23:24Europe 1
23:24Le journal de 20h
23:27Maëlle Hassani
23:28L'enquête de la rédaction d'Europe 1
23:30c'est tous les vendredis
23:31à 7h40.
23:33Place maintenant à votre signature
23:34Europe 1 du vendredi,
23:36Catherine Ney.
23:37Catherine, vous revenez sur les nombreux signes
23:39de dégringolade de la France.
23:41Le logement en fait d'ailleurs partie.
23:43On vient tout juste d'en parler.
23:44Et pourtant, à quelques mois
23:46d'une nouvelle élection présidentielle,
23:47ils sont nombreux à se battre
23:49pour devenir capitaines
23:50d'un bateau à la dérive.
23:51Ah oui, alors, en France,
23:52tout s'effondre.
23:53Le logement, l'hôpital,
23:54avec le dérèglement climatique
23:56et la sécheresse est un pan de notre agriculture
23:58qui risque de disparaître.
23:59Le manque d'eau se profile
24:00dans certaines régions.
24:01Les jeunes de 15 ans
24:02sont parmi les plus mauvais
24:04des pays de l'OCDE
24:05dans les disciplines fondamentales.
24:07Les mathématiques,
24:08la compréhension de l'écrit,
24:09c'est la chute.
24:10Et la baisse de niveau
24:11touche même les meilleurs.
24:12Le taux d'emprunt de la France
24:13bat des records.
24:14Avec les guerres,
24:15l'essence et le gaz
24:16n'arrêtent pas d'augmenter.
24:17Ajoutons la progression de l'IA
24:18qui terrifie les chercheurs américains.
24:21Alors dites,
24:22qui va nous sortir de là ?
24:24Eh bien, ces perspectives angoissantes
24:26ne rebutent pas du tout
24:27les vocations.
24:28Vous avez compté, Catherine,
24:29ils ne sont pas loin de carences.
24:31Mais oui !
24:31Alors, il y a les sûrs,
24:33les déclarés que l'on connaît,
24:34qui font déjà campagne.
24:35Il y a les pressentis
24:36comme Éric Zemmour
24:37ou Dominique de Villepin,
24:39des qui ont voulu
24:40mais qui sont déjà hors course
24:41comme Sandrine Rousseau
24:42ou Jadot
24:43ou Clémentine Autain.
24:44Alors, c'est vrai
24:45que la première pulsion
24:46de tout cela,
24:47c'est bien sûr
24:47parce que je le vaux bien.
24:49Et pour beaucoup,
24:50ça n'engage à rien d'ailleurs.
24:51Leur chance d'y arriver
24:52est une fiction.
24:53Et puis, il est difficile
24:54pour eux de réunir
24:54les 500 parrainages.
24:56Mais l'essentiel
24:56est de faire parler de soi.
24:58Et aujourd'hui,
24:59ça ne coûte rien.
25:00C'est gratuit.
25:01Il n'y a rien à dépenser.
25:02On a juste à lancer
25:03sa candidature.
25:04Les médias réagissent
25:05et les réseaux sociaux
25:05prennent le relais.
25:06Les images passent en boucle.
25:08Tu es candidat,
25:08tu ne dépenses pas un centime,
25:09tu n'es pas sanctionné,
25:10on t'a vu à la télé.
25:11Alors, à gauche, à droite,
25:12il y a tout de même
25:13des gens sérieux.
25:13Oui, il y a les candidats
25:14pour soi.
25:15Le 7 octobre,
25:18une primaire
25:19est organisée à gauche.
25:20C'est une primaire fermée.
25:21Ils ne voteront
25:22que les adhérents.
25:2320 000 pour le PS
25:24d'Olivier Ford,
25:2510 000 pour Place Publique
25:26de Glucksmann.
25:27Une poignée
25:28pour la gauche GRS
25:29d'Emmanuel Morel.
25:30En cours,
25:31Ségolène Royal,
25:32Philippe Brin,
25:32Jérôme Gage.
25:33Les passionnés
25:34pourront aussi,
25:35s'ils le veulent,
25:36cotiser 15 euros
25:37pour y participer.
25:38Mais au total,
25:39ce fera combien de votants ?
25:4150 000 au mieux.
25:43Alors qu'en 2012,
25:44primaire élargie,
25:45il y avait eu 3 millions
25:46de votants,
25:47dont François Hollande,
25:48l'a emporté.
25:49Mais cette année,
25:50qui sera le vainqueur ?
25:51En tous les cas,
25:52les perdants auront gagné
25:53une pub gratuite,
25:54un débat sur France 2,
25:56un autre sur TF1,
25:57sur BFM.
25:57Avoir été candidat
25:59à la primaire,
26:00socialiste,
26:01eh bien ça compte aussi
26:02dans un CV politique à gauche.
26:03Et dans le corps central,
26:04ils sont 4 en campagne.
26:06Oui,
26:06Edouard Philippe,
26:06Gabriel Attal,
26:07Bruno Retailleau,
26:08David Lysnard,
26:09ils sont candidats en soi
26:10parce que désignés
26:11par leur parti.
26:12Mais 4,
26:12c'est trop,
26:13il n'en faudrait qu'un
26:14pour le bloc central.
26:15Mais voilà,
26:16le rejet du macronisme,
26:17la cause de tous leurs maux,
26:19selon les Français,
26:20n'est pas favorable
26:21aux deux anciens premiers ministres,
26:22Edouard Philippe et Gabriel Attal.
26:24Ils ont une expérience politique,
26:26mais qui les renvoie
26:27au mandat finissant.
26:28Bruno Retailleau
26:29a démissionné du gouvernement
26:30et bataillé avec le président
26:31sur plusieurs dossiers,
26:33l'Algérie,
26:33l'immigration.
26:34Il est moins impacté,
26:36il peut parler de rupture,
26:37mais tout de même.
26:39Comme les deux autres,
26:40il voit bien
26:40que la sauce
26:41a du mal à prendre,
26:42pour l'instant.
26:43On est en période
26:44de décantation,
26:45on a jusqu'à l'automne,
26:46dit Edouard Philippe.
26:47On va voir.
26:48En tous les cas,
26:48pour l'heure,
26:49les Français ont la tête ailleurs,
26:51c'est cause toujours,
26:52ça n'imprime pas.
26:54Signature Europe 1 du vendredi,
26:55Catherine Ney,
26:56et notez que lundi,
26:57vous retrouverez Philippe Vall
26:58à 8h30 sur Europe 1.
27:00Très belle soirée,
27:01à l'écoute de votre radio,
27:02très bon week-end.
27:03Également,
27:04dans un instant,
27:05c'est votre journal permanent,
27:07suivi du studio des légendes.
27:08Très bonne soirée.
27:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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