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00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver en ce mercredi soir sur Europe 1 pour votre journal de 20h.
00:11Une demi-heure d'informations et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures Europe 1.
00:15Celle qui vous réveille tous les jours entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
00:20Vincent Trémollet de Villers, directeur délégué de la rédaction du Figaro,
00:24revient aujourd'hui sur la campagne pour la primaire socialiste, déjà très mouvementée.
00:28Une autre campagne dans l'édito de Laurent Tessier, menée cette fois par la star du football français,
00:33Kylian Mbappé, campagne pour le ballon d'or.
00:36Et puis Vincent Hervouet nous emmène à l'Assemblée Générale de l'ONU à New York,
00:39où Emmanuel Macron s'est exprimé hier.
00:42Tout d'abord, c'est votre journal.
00:43Et à la une, il dirige les deux plus grandes puissances mondiales,
00:47Donald Trump et Xi Jinping, réunis à Washington dès ce soir.
00:51Le président chinois entame une visite d'État de trois jours aux États-Unis.
00:55Le point sur les enjeux dans quelques instants.
00:58Un regard de tensions diplomatiques entre la France et Israël.
01:01Le bureau de Benyamin Netanyahou, ulcéré par les propos d'Emmanuel Macron hier à la tribune de l'ONU.
01:06Selon le président de la République, le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie.
01:11Nous serons avec le correspondant d'Europe 1 à Tel Aviv dans les prochaines minutes.
01:14Dans ce journal également, parole aux automobilistes,
01:17oubliés par l'État au lendemain de l'annonce de nouvelles aides face à la flambée des prix des carburants.
01:21Et puis un rempart gaulois découvert cet été sur l'île de la Cité.
01:25Une avancée majeure pour comprendre les origines de la capitale.
01:31Les maîtres du monde se retrouvent à Washington ce soir.
01:35Xi Jinping attendu par Donald Trump aux États-Unis dans les prochaines heures.
01:39Début d'une visite d'État de trois jours.
01:41Bonsoir Wilfried de Villers.
01:43Bonsoir Mel, bonsoir à tous.
01:44Signe du caractère crucial du moment,
01:46le président américain accueillera en personne son homologue chinois à sa descente de l'avion.
01:51Oui, jamais auparavant Donald Trump ne s'est déplacé pour accueillir un dirigeant étranger à Washington.
01:56Généralement reçu directement à la Maison Blanche.
01:59Dîner d'État, thé privé, visite des archives nationales.
02:02Les égards réservés à Xi Jinping sont nombreux.
02:04Dans une volonté de rendre la pareille au président chinois après leur rencontre à Pékin en mai dernier.
02:09Et surtout, de préserver le semblant de stabilité des derniers mois entre deux puissances aux intérêts antagonistes.
02:15Dossier le plus urgent, le commerce.
02:17Washington et Pékin devraient s'entendre sur une prolongation de leur trêve conclue l'année dernière
02:22et qui arrive à expiration en novembre.
02:24Mais les désaccords persistent sur de nombreux dossiers commerciaux.
02:28Droits de douanes américains, contrôle des exportations chinoises,
02:31accès aux terres rares devenues une arme de négociation pour Pékin.
02:35Xi Jinping et Donald Trump devraient aussi évoquer la situation au Moyen-Orient.
02:39Ils ont tous deux intérêt à un déblocage rapide du détroit d'Hormuz.
02:43Washington estime que Pékin pourrait user de son influence sur Téhéran pour un retour à la négociation.
02:49Autre question internationale brûlante, la situation à Taïwan.
02:52Xi Jinping pourrait exhorter une nouvelle fois Donald Trump
02:55à restreindre les ventes d'armes américaines à l'île taïwanaise.
02:59Wilfried de Villers et même s'il est présent sur le sol américain,
03:03Xi Jinping ne participera pas à l'Assemblée Générale des Nations Unies organisée cette semaine à New York.
03:08Plusieurs chefs d'État se succèdent à la tribune de l'ONU.
03:11C'était au tour du président iranien tout à l'heure.
03:14Massoud Pézechian présente son pays attaqué par les États-Unis et Israël en février dernier
03:19comme une victime du terrorisme.
03:20Nous ne baisserons jamais la tête, a-t-il prévenu.
03:23Hier, c'est Emmanuel Macron qui prononçait un discours à cette même tribune
03:27et au-delà des appels à ne pas accepter le retour d'une loi de la jungle dans les relations
03:31internationales.
03:32Le président de la République a dénoncé les violences des colons israéliens en Cisjordanie
03:37affirmant que le Hamas n'avait jamais sévi dans ce territoire palestinien.
03:41Bonsoir Frédéric Simon.
03:43Bonsoir Amel, bonsoir à tous.
03:45Vous êtes le correspondant d'Europe 1 à Tel Aviv.
03:47Cette déclaration provoque une indignation générale en Israël.
03:51C'est le cas en effet.
03:52Des propos sidérants d'absurdité selon le premier ministre Robin Amin Netanyahou
03:56déconnectés d'une manière extrême des réalités sur le terrain.
03:59Selon son principal challenger, l'ancien général Gadir Eisenkot,
04:03la classe politique israélienne est unanime ou presque
04:05dans sa condamnation des déclarations d'Emmanuel Macron
04:08d'autant plus qu'il y a trois jours à peine en Cisjordanie
04:11un Israélien de 46 ans qui détenait également la nationalité française
04:14était abattu par un membre du Hamas.
04:17D'innombrables civils israéliens ont été assassinés par le Hamas
04:20dans cette même région, a encore dénoncé Benjamin Netanyahou
04:23dans un communiqué publié peu de temps.
04:25Après le discours du président français,
04:27si elle continue de diriger une part importante de la bande de Gaza,
04:30l'organisation islamiste palestinienne, le Hamas donc,
04:33n'est pas au pouvoir dans les zones autonomes de Cisjordanie.
04:36Toutefois, ses cellules terroristes y agissent fréquemment
04:39contre des Israéliens, qu'ils soient militaires ou civils.
04:42Elle planifie régulièrement des attentats en Israël même.
04:45La plupart sont déjoués par les forces de sécurité.
04:48Frédéric Simon, correspondant d'Europe 1 en Israël.
04:52Un Français détenu en Azerbaïdjan depuis près de trois ans,
04:55gracié aujourd'hui par le président Ilam Aliyev.
04:58Martin Ryan, condamné pour espionnage à Bakou,
05:01doit regagner la France dès aujourd'hui.
05:03Le quai d'Orsay salue un geste humanitaire.
05:06Cette libération intervient dans la foulée
05:07de la levée des sanctions européennes
05:09visant un oligarque russo-ouzbeck.
05:12Vous écoutez Europe 1, il est 20h05 au lendemain de l'annonce de Nouvelles Aides
05:16face à la hausse des prix à la pompe.
05:18De nombreux automobilistes, exclus du dispositif Grand Rouleur,
05:22réservés aux plus modestes, se sentent oubliés.
05:24Reportage à suivre.
05:33C'est une constante à chaque fois que l'État sort le chéquier.
05:37Il y a des déçus et c'est encore le cas depuis l'annonce hier de Nouvelles Aides
05:41face à la flambée des prix à la pompe.
05:43Le dispositif Grand Rouleur destiné aux Français les plus modestes
05:46qui utilisent leur voiture pour travailler est certes prolongé et élargi.
05:50Mais pour en bénéficier, il faut toucher moins de 2035 euros net par mois
05:55pour une personne seule.
05:56Alors forcément, nombre de Français se sentent oubliés
05:59comme l'a constaté le correspondant d'Europe 1 dans le Nord, Maximilien Carlier.
06:02Pistolée en main, Aurélie fait le plein tout en regardant le compteur défiler.
06:07Cette professeure des écoles à 4 enfants gagne plus de 2000 euros par mois.
06:11Elle ne bénéficie pas des aides ciblées annoncées par le gouvernement.
06:14Je ne rentre pas dans les cases, non.
06:15Moi, j'aimerais rentrer dans une case et qu'à un moment donné,
06:18on fasse quelque chose pour le peuple et pas juste pour les ultra-riches
06:22ou les petits pauvres.
06:23J'ai quand même besoin de ma voiture pour aller travailler.
06:25J'aimerais bien qu'il y ait des aides qui soient faites pour les gens normaux.
06:30La classe moyenne, en fin de compte, poursuit cette enseignante.
06:33Beaucoup d'automobilistes ont ce sentiment d'être laissés pour compte.
06:36Pas du tout d'aides du gouvernement, ça c'était évident qu'on n'en aurait pas.
06:39C'est un sentiment de frustration qui est très fort, c'est frustrant en fait.
06:42On aimerait une baisse de la TVA comme ça se fait en Espagne.
06:46D'être dormus, c'est le même problème pour tout le monde.
06:49Et cela fait plus de six mois qu'on se serre la ceinture,
06:52ajoute ce conducteur qui aurait préféré payer son carburant moins cher
06:55plutôt que voir, selon lui, le gouvernement distribuer des chèques.
06:59À Lille, Maximilien Carlier, Europe 1.
07:02Et ce soir, l'Organisation des transporteurs routiers européens
07:05dit envisager une mobilisation la semaine prochaine
07:08pour réclamer la réintégration du secteur dans les dispositifs.
07:12D'aide de l'État.
07:13Et à quelques mois de la présidentielle,
07:14la classe politique multiplie les propositions
07:17pour faire baisser les prix à la pompe.
07:19L'insoumis Jean-Luc Mélenchon cible Total Énergie
07:21en défendant l'idée d'un blocage des marges des raffineurs.
07:24« Je n'ai pas envie d'embêter Total »,
07:26répond aujourd'hui le ministre du Commerce, Serge Papin.
07:29Les candidats de droite, David Lissnard et Bruno Retailleau,
07:31réclament, quant à eux, une suspension des certificats d'économie d'énergie.
07:35Les cinq candidats à la primaire du Bloc Social-Démocrate
07:39vont participer ce soir à un premier débat télévisé.
07:41Un grand absent autour de la table,
07:43le député PS Philippe Brun,
07:45suspendu du Parti Socialiste et de la course à la primaire.
07:48Après des accusations de violence,
07:50la demande de réintégration formulée par l'élu de l'heure,
07:53rejetée aujourd'hui par le tribunal administratif.
07:56Mais le trentenaire promet maintenant de saisir la cour d'appel de Paris.
07:59Les socialistes qui pourraient être, comme il y a quelques mois,
08:02les grands artisans du budget de l'État.
08:04Sébastien Lecornu invite aujourd'hui, dans un courrier,
08:07les groupes parlementaires du PS à une rencontre pour, je cite,
08:10« engager un travail pour bâtir un compromis ».
08:12C'est cette même volonté de compromis qui avait poussé le Premier ministre
08:15à suspendre la réforme des retraites au début de l'année,
08:18afin de dissuader le PS de voter la censure.
08:21Vous écoutez Europe 1, il est 20h10.
08:23Les origines gauloises de Paris en passent d'être confirmées
08:26par une découverte sensationnelle cet été.
08:29Un rempart d'une vingtaine de mètres de long
08:31datant de plus de 2000 ans retrouvés sous l'Hôtel-Dieu,
08:34en face de Notre-Dame de Paris.
08:36Marius Druhard, ce vestige pourrait confirmer les dires de Jules César
08:40sur la situation géographique de l'Utès.
08:42Oui, ce rempart pourrait prouver que l'Utès était située
08:45en plein cœur du Paris actuel sur l'île de la Cité.
08:48Une découverte qui corrobore le texte d'époque de Jules César
08:51qui évoquait une île reliée par des ponts
08:53est située dans une boucle de la Seine.
08:55Julien Avinin, chef du pôle archéologique de la ville de Paris.
08:58Aujourd'hui, la découverte de ce mur de tradition gauloise
09:01nous permet d'affirmer avec une grande certitude
09:03que l'Utès était bien située sur l'île de la Cité à Paris.
09:05Les archéologues vont mener un certain nombre d'analyses
09:07qui vont nous permettre de consolider cette hypothèse.
09:10Donc on est de plus en plus confiants sur l'emplacement de l'Utès
09:13et sur le fait qu'on ait enfin fait un lien
09:15entre la réalité archéologique et le texte de César.
09:18C'était vraiment un enjeu majeur pour nous.
09:19Des traces d'incendie sur le rempart renvoient aussi au récit de Jules César
09:23selon lequel les Gaulois auraient mis le feu à leur ville
09:26avant la bataille de l'Utès.
09:27Les analyses de Carbone 14 donnent une première estimation
09:31de la datation du mur comprise entre 200 et 10 avant notre ère.
09:35Un moulage va être réalisé dans les prochaines semaines
09:37et une partie reconstituée avec des pierres d'origine
09:40doit un jour être exposée dans un musée à Paris.
09:43Les explications de Marius Druard pour Europe 1.
09:46Et puis le projet de rénovation de la Tour Montparnasse à Paris reste au point mort.
09:51Les copropriétaires du gratte-ciel rejettent aujourd'hui le lancement
09:54de la première phase des travaux.
09:56C'était la dernière chance pour concrétiser ce chantier
09:59avant l'expiration du permis de construire fin novembre.
10:0320h11 sur Europe 1, place à la météo avec vous Marlène Duret.
10:08Une ambiance toujours estivale.
10:09Oui, toujours anticyclonique malgré une ambiance un peu nuageuse
10:12quand même demain matin entre le nord de la Bretagne, la Normandie,
10:16les Hauts-de-France, aussi sur l'est de la Lorraine, l'Alsace.
10:20C'est en lien avec une perturbation qui va circuler un peu plus au nord
10:23vers les îles britanniques.
10:24Mais bon, dans l'après-midi, le soleil sera au rendez-vous
10:27même s'il sera contrarié par un petit voile de nuages
10:30qui s'étendra finalement à l'est d'une ligne reliant le Calvados
10:33au nord des Alpes-Maritimes en passant par le Mans, Vichy, Valence,
10:38donc quand même une grosse partie nord et est.
10:40Voile plus épais en Lorraine, en Alsace et sur une partie de la Franche-Comté.
10:45Sur le reste du pays, un soleil plus généreux avec le Mistral
10:48qui se lève à nouveau, qui va souffler jusqu'à 50 km à l'heure
10:51et des températures.
10:52Alors, vous savez, l'automne, c'est la saison des grosses amplitudes thermiques
10:55entre le lever du jour et l'après-midi
10:58avec parfois plus de 20 degrés d'écart.
11:00On peut le dire un casse-tête pour s'habiller.
11:02Le matin, on frissonne.
11:03L'après-midi, on regrette d'avoir enfilé un pull.
11:06Bon, la technique de l'oignon reste la meilleure,
11:08c'est-à-dire qu'on enlève les couches au fur et à mesure.
11:10Par exemple, ce matin à Aubusson, dans la Creuse,
11:12on a relevé une température minimale de 1 degré
11:15et dans l'après-midi, le thermomètre a grimpé jusqu'à 29.
11:19Ah oui, c'est impressionnant.
11:20Et une amplitude de près de 28 degrés quand même.
11:22C'est impressionnant.
11:23C'est surtout dans les régions montagneuses et cuvettes
11:25qu'on a ce gros écart.
11:27Alors, pour demain après-midi, je vous donne directement les maximales.
11:2935 degrés, oui, vous entendez bien,
11:3135 demain du côté de Mont-de-Marsan,
11:33Pau, Cahors, 34 à Bordeaux,
11:3532 à Nior et à Nantes,
11:3731 à Poitiers et à Avignon,
11:3829 à Nevers et à Blois,
11:4028 à Clermont-Ferrand,
11:4127 à Montpellier,
11:4225 à Paris,
11:43à Caen,
11:44à Mulhouse,
11:4424 à Reims
11:45et 21 à Lille.
11:46Et l'automne a débuté aujourd'hui.
11:48Il faut le rappeler, évidemment, pour nos auditeurs.
11:51Merci beaucoup, Marlène Duray.
11:52Dans un instant,
11:53l'édito politique de Vincent Trébolet de Villers
11:56qui revient sur la campagne déjà très agitée
11:59de la primaire socialiste.
12:01A tout de suite sur Europe 1.
12:12Merci d'écouter Europe 1 en ce mercredi soir.
12:16Place maintenant à vos signatures.
12:17Europe 1,
12:18celle qui vous réveille tous les matins
12:19entre 7h et 9h
12:21autour de Dimitri Pavlenko.
12:23Le directeur délégué de la rédaction du Figaro,
12:25Vincent Trébolet de Villers,
12:27revient aujourd'hui sur la campagne
12:28pour la primaire socialiste.
12:30Déjà très mouvementée,
12:32les cinq candidats,
12:33Raphaël Glucksmann,
12:34Olivier Faure,
12:34Ségolène Royal,
12:35Jérôme Gage
12:36et Emmanuel Morel
12:37vont participer ce soir
12:38à leur premier débat télévisé
12:40qui, selon vous,
12:42Vincent,
12:42va tirer son épingle du jeu.
12:47Alors ce matin,
12:49Dimitri,
12:49en exclusivité
12:50pour Europe 1
12:51et avant même
12:52que le scrutin ait lieu,
12:53je vais vous donner
12:54non pas un vainqueur
12:55de la primaire
12:56mais deux vainqueurs
12:57de la primaire
12:58de la gauche.
12:59Le premier s'appelle
13:00Jean-Luc Mélenchon
13:01et le second,
13:02François Hollande.
13:02Ils ne participent pas
13:03à la compétition,
13:05ils ne prennent même pas part
13:06au débat,
13:06ils se contentent
13:07d'assister
13:08au processus
13:09d'autodestruction
13:10qui est devenue
13:11cette primaire.
13:12Ça a commencé
13:12avant même
13:13que ça commence
13:14avec l'exclusion
13:15de Philippe Brun
13:16des candidats.
13:17Alors en l'écoutant plaider,
13:18on se dit
13:19qu'il a quelques arguments
13:20et que les règles
13:21de l'équité
13:21n'ont sans doute
13:22pas été respectées
13:22à son endroit.
13:24Autrefois,
13:24le PS trichait
13:25lors du dépouillement
13:26du vote
13:26mais comme à gauche
13:27le progrès
13:27est toujours en marche.
13:29Désormais,
13:29on est accusé
13:30de magouille
13:30avant même
13:31le dépôt des candidatures.
13:33Depuis les années
13:33Mitterrand,
13:34on est passé
13:35du tragique
13:35au comique.
13:36Désormais,
13:37c'est la farce tranquille.
13:38On voit aussi
13:38que le pacte
13:39de non-agression
13:40n'a pas été respecté.
13:42Ségolène Royal
13:43a notamment traité
13:43Raphaël Glucksmann
13:44de stagiaire.
13:46Franchement,
13:46si qualifier
13:47un adversaire
13:48de stagiaire
13:48en politique
13:49entraîne
13:50l'équipe
13:50de Raphaël Glucksmann
13:51à s'indigner
13:52sur l'air
13:52de « Allô,
13:53maman Bobo
13:53pour les Bobos »,
13:54c'est quand même
13:55un peu préoccupant.
13:56Il me semble
13:57que Ségolène Royal
13:57durant sa longue vie politique
13:59a entendu bien pire
14:00à son endroit.
14:01Depuis que le candidat
14:02de place publique
14:03s'est fait prendre
14:03à partie
14:03par des féministes
14:04lors d'une manif
14:05place Vendôme,
14:06on a l'impression
14:06que ses soutiens
14:07veulent faire
14:07de cette campagne
14:08une sorte de
14:09« safe space »
14:09pour Raphaël Glucksmann
14:11et ça me paraît
14:11dangereux pour lui.
14:13C'est comme les nouvelles
14:13cours d'école primaire,
14:14les sols en caoutchouc
14:15forment moins bien
14:16aux égratignures
14:17que le bon vieux goudron.
14:19Si Glucksmann
14:20gagne la primaire,
14:20il se trouvera
14:21entre Marine Le Pen
14:22et Jean-Luc Mélenchon.
14:23Il vaut mieux alors
14:24avoir été un peu entraîné
14:26que soigneusement protégé.
14:28L'élection présidentielle,
14:29c'est un combat de fauves,
14:30pas de peluche.
14:31Vous pensez cependant Vincent
14:32que Raphaël Glucksmann
14:33reste le favori ?
14:34C'est difficile
14:35d'être catégorique
14:36avec un corps électoral
14:36aussi réduit
14:37et un art du dépouillement
14:39surprise
14:39dans lequel les socialistes
14:40sont inégalables.
14:42Raphaël Glucksmann
14:42devrait logiquement
14:43l'emporter
14:44mais tout est fait
14:45avant même le scrutin
14:46pour discréditer le vainqueur.
14:47Dans cette foire d'empoigne,
14:48en vérité même le plus névrosé
14:49des politologues
14:50a du mal à s'y retrouver.
14:51La primaire devait être
14:52un tremplin,
14:53le danger pour Raphaël Glucksmann
14:54et qu'elle devienne
14:55même gagnant,
14:56un toboggan.
14:57A vous entendre,
14:58la droite et le centre
14:59ont finalement raison
15:00d'éviter la primaire.
15:01Ça leur épargne
15:02ce type d'affrontement ?
15:03Pour le moment,
15:04ça leur épargne
15:04surtout pas grand chose.
15:06Depuis des semaines,
15:06Gabriel Attal
15:07accuse Edouard Philippe
15:08de promouvoir,
15:08je le cite,
15:09des idées d'il y a 20 ans
15:10de gérer son avance sondagière
15:12et d'être mauvais en campagne.
15:14Et dans un livre
15:14qui sort aujourd'hui,
15:15Edouard Philippe lui répond,
15:16je vous cite,
15:17Gabriel Attal,
15:18il est amusant
15:19mais très très immature.
15:20Et Philippe poursuit,
15:21il a gagné
15:21quelle campagne ?
15:22Trois campagnes législatives
15:23dans les Hauts-de-Seine
15:24avec l'étiquette macroniste.
15:26Sans déconner,
15:27Balladur,
15:27c'était un élu parisien
15:28qui n'avait jamais été élu local.
15:30Eh bien,
15:31ça ressemble à Gabriel.
15:32Et Philippe termine,
15:33Attal n'a pas fait
15:34un an à l'éducation,
15:35il a fait six mois à Matignon.
15:36Il ne va quand même pas
15:37nous expliquer
15:38qu'il a une expérience de dingue,
15:39il va y aller mollo quand même.
15:41Vous voyez bien
15:42que ce n'est pas la primaire
15:43qui déclenche des tensions.
15:44C'est beaucoup plus simple que ça,
15:46c'est la promiscuité
15:47qui déclenche des tensions.
15:49Quand vous êtes beaucoup
15:50sur une toute petite zone,
15:51ce qui est le cas des socialistes
15:52et du bloc central,
15:52vous avez tendance
15:53à vous échauffer.
15:54La politique,
15:55avant d'être une question d'idées,
15:57c'est tout bêtement
15:57une question d'espace.
15:59Le Repin,
16:01le journal de 20h.
16:02Maëlle Salle.
16:04Vincent Trémolet de Villers,
16:05l'édito politique
16:06avec nos amis du Figaro
16:08tous les matins
16:08à 7h50 sur Europe 1.
16:11Vincent Herouet
16:12nous emmène maintenant
16:13à New York
16:13dans son édito international.
16:15New York
16:16où l'Assemblée Générale
16:17des Nations Unies
16:18se poursuit.
16:19Les chefs d'État
16:20se succèdent à la tribune
16:21et Vincent,
16:22vous avez suivi hier soir
16:24le discours d'Emmanuel Macron.
16:25Et pour cause,
16:26c'était son dernier discours
16:28au monde
16:29et la télé l'écoutait à peine.
16:31Trois phrases
16:32sur le soutien à l'Ukraine,
16:33le retour de la barbarie
16:35et puis le spectacle de Gaza
16:37qui nous fait honte
16:37et ça,
16:38ça fait réagir Israël évidemment.
16:39Reste l'image,
16:41ce mur de marbre vert
16:42qui donne l'impression
16:43que l'orateur est filmé
16:45dans sa salle de bain vieillotte
16:47et puis en contre-champ,
16:49les travées désertes
16:50avec quelques délégations
16:52frappées de jet lag
16:54avachies dans leurs fauteuils.
16:56Ils se retiennent de bailler
16:56en attendant le prochain cocktail.
16:58Sauf bien sûr,
16:59la délégation française
17:00qui lit le texte mot à mot,
17:02l'admire et l'approuve.
17:04Et ces diplomates ont raison
17:05en quelque sorte
17:06de prendre ça au sérieux
17:06parce que l'Assemblée Générale
17:08des Nations Unies,
17:09c'est quand même
17:09la véritable agora mondiale,
17:12le temple du droit international,
17:14l'arène où la France
17:16doit faire entendre
17:17sa voix singulière.
17:19Le président
17:20a donc fait hier
17:21l'état des lieux
17:23des grands défis du moment,
17:24le retour des empires,
17:26l'accumulation des crises,
17:27les réformes nécessaires,
17:29notamment celles introuvables
17:30du Conseil de sécurité,
17:31la défense du droit international,
17:33etc.
17:34Mais la France
17:35vient d'être jetée
17:36à la porte de l'Afrique,
17:38elle est hors jeu
17:39au Moyen-Orient,
17:40même en Europe
17:41on lui marche dessus,
17:42le monde est cruel,
17:43quand on est perclus
17:44de dettes
17:45et incapable
17:45de tenir ses frontières,
17:47et bien on a du mal
17:48à se faire entendre.
17:48Alors l'ONU non plus
17:49ne va pas très fort Vincent.
17:51La preuve par les absents,
17:52Xi Jinping n'est pas venu,
17:53ni Vladimir Poutine,
17:55ils sont pourtant
17:55les administrateurs du machin,
17:57ils sont membres permanents
17:57du Conseil de sécurité,
17:59l'India Modi
18:00n'est pas là non plus,
18:01des géants régionaux
18:02ont envoyé
18:03des sous-fifres,
18:04le Nigeria,
18:05l'Afrique du Sud
18:05parmi les Africains,
18:07l'Egypte pour le Moyen-Orient,
18:08le Mexique,
18:09et en Europe même,
18:10Frédéric Merz a déclaré forfait,
18:12il lèche ses plaies
18:14après une nouvelle déroute électorale,
18:16et Georgia Meloni
18:17aussi s'est fait porter pâle.
18:19Ensemble,
18:20tout cela rassemble
18:21la moitié du monde,
18:22et cette moitié du monde
18:23ne voit plus Manhattan
18:24comme le centre du monde.
18:25Il faut être français,
18:27ou européen,
18:28ou occidental,
18:29en tout cas,
18:30pour venir à New York,
18:31se laisser filmer
18:33sur la cinquième avenue,
18:34et aller sonner
18:35chez le maître de maison,
18:36à la Tram Tower,
18:37sans féliciter
18:38et tenter de l'influencer,
18:40le Chinois,
18:41le Russe,
18:41l'Indien
18:42préfèrent leurs forums régionaux,
18:44les BRICS,
18:45ou l'organisation
18:45de la conférence de Shanghai,
18:46etc.
18:47C'est la fin du monde
18:48telle qu'il s'est organisé
18:50après la seconde guerre mondiale,
18:52celui de l'Amérique impériale.
18:55Mais les Américains,
18:55eux,
18:56méprisent l'ONU,
18:56Donald Trump le premier.
18:58Sa priorité a été
18:59de torpiller les agences de l'ONU,
19:00comme l'OMS
19:01ou l'UNESCO.
19:01Au total,
19:02il a coupé les ponts
19:03avec 70 organisations internationales,
19:06avant de créer,
19:07avec quelques vassaux,
19:09sa propre ONU croupion,
19:11le Conseil de la paix.
19:12On a donc vu
19:12ce prodige,
19:14l'Amérique dynamitant
19:15l'organisation
19:16qu'elle a fondée,
19:17qu'elle héberge,
19:18qui l'a servi
19:19à gagner la guerre froide
19:20et à imposer
19:20sa vision
19:21de l'ordre mondial.
19:23L'autre paradoxe,
19:24c'est que
19:24l'ONU est en train
19:26de se fossiliser
19:27dans l'impuissance,
19:27comme la société des nations
19:29dans l'entre-deux-guerres,
19:30alors qu'il y a un besoin urgent
19:32d'action collective
19:33pour relever les défis
19:34comme le changement climatique,
19:36l'intelligence artificielle,
19:38la prolifération,
19:39l'immigration,
19:39etc.
19:40Répondre aux dangers
19:42qui se sont mondialisés
19:43et aux empires
19:44qui se sont réveillés.
19:45L'ONU est nulle,
19:47peut-être que l'ONU est nulle,
19:49mais le pire,
19:50ce serait évidemment
19:51de s'en passer.
19:51L'édito international
19:52de Vincent Hervouet
19:54tous les matins
19:54à 7h40
19:55sur Europe 1.
19:56Place maintenant
19:57à l'édito de Laurent Tessier
19:59consacré aujourd'hui
20:00à une autre campagne,
20:01pas celle de la primaire socialiste
20:02ni celle pour la prochaine
20:03élection présidentielle,
20:04non.
20:05Vous nous parlez, Laurent,
20:06de la campagne
20:07de Kylian Mbappé
20:08pour décrocher
20:09le prochain Ballon d'Or.
20:11Mesdames, Messieurs,
20:12Kylian Mbappé
20:13est en campagne électorale
20:14pour remporter le Ballon d'Or
20:15qui récompense
20:16le meilleur joueur de la saison.
20:17L'attaquant de l'équipe de France
20:18de football
20:18fait tout
20:19pour maximiser ses chances.
20:20s'il enchaîne les déclarations
20:21en conférence de presse,
20:22des interviews
20:23comme celles données
20:24à nos confrères de RFI,
20:25Radio France Internationale
20:26diffusées hier.
20:27Le Ballon d'Or
20:28est-il une obsession ?
20:29Non.
20:30Non, non, je pense que
20:31c'est un objectif
20:33pour n'importe quel joueur
20:34mais une obsession,
20:35non, je pense pas.
20:36Non, aucune obsession.
20:37Le 7 septembre,
20:38à nos confrères de France Football,
20:39il disait quoi sur le Ballon d'Or ?
20:40Pour qui tu votes ?
20:42Pour moi.
20:44Mais pas d'obsession, vraiment.
20:45Kylian Mbappé
20:45est en campagne électorale
20:46pour le Ballon d'Or.
20:47Il n'a rien gagné cette année,
20:48et c'est vrai, ça peut être compliqué,
20:49pas de Coupe du Monde,
20:50pas de Ligue des Champions,
20:51généralement,
20:51c'est ce qui permet
20:52de décrocher la victoire finale.
20:53Alors, il a mis en avant
20:54sur RFI son bilan personnel.
20:56Meilleur buteur de l'histoire
20:57de la Coupe du Monde,
20:58de la Ligue des Champions,
20:59et ça l'arrange dans ce sens
21:00pour se vendre.
21:01Le Ballon d'Or
21:01est pour vous
21:02une récompense individuelle ?
21:03Je pense.
21:04Ils ne vont pas annoncer
21:05une équipe dans l'enveloppe,
21:06ils vont annoncer un joueur,
21:07donc je pense que c'est
21:08un trophée individuel.
21:10Et je pense que c'est ça
21:10qui doit primer sur tout.
21:12Le Ballon d'Or,
21:13une récompense individuelle.
21:14Pour l'an dernier,
21:15sur TF1,
21:16ce n'était pas le même discours.
21:17Mais ça passe par
21:17les trophées collectifs,
21:19ça passe par une saison aboutie.
21:20Je ne brise pas de tabou
21:21que si je fais une saison aboutie
21:22et que je gagne des trophées,
21:23je vais le gagner aussi.
21:24Guylian Mbappé
21:25est en campagne électorale
21:26comme un homme politique.
21:27Il adapte le discours,
21:28le message,
21:29il choisit le média,
21:30qui il parle.
21:31L'Afrique représente
21:3120% des voix
21:33pour le Ballon d'Or.
21:33Alors Guylian Mbappé
21:34a donné une interview
21:35à RFI,
21:36Radio France Internationale
21:37très écouté sur le continent
21:38pour bien se vendre.
21:39Et même s'il est né en France,
21:40il a bien rappelé
21:41ses origines
21:41cabrounaises par son père
21:42et algériennes par sa mère.
21:44Une déclaration d'amour.
21:45C'est mes origines.
21:45J'ai toujours eu une éducation
21:48qui a eu une culture africaine.
21:50Même si moi,
21:50je suis né en France
21:51et j'ai tout fait en France,
21:53je n'ai jamais coupé le lien
21:54avec mes racines,
21:55avec mes origines.
21:56Un passage vu des millions de fois
21:58sur les réseaux sociaux
21:59est très critiqué
22:00par de nombreux messages.
22:01Quelques-uns par exemple.
22:02Il ne parle de l'Afrique
22:03que quand ça l'arrange.
22:04C'est gênant.
22:04Il est en train de mendier
22:06pour avoir le ballon d'or.
22:07Il mérite plutôt le melon d'or.
22:08Et vraiment,
22:09au cours de cette interview
22:10de 11 minutes,
22:10Kylian Mbappé
22:11a bien insisté
22:12sur ses origines.
22:13Votez pour moi.
22:13Moi,
22:14ayant des origines africaines,
22:16c'est sûr que ça fait toujours plaisir
22:18que les gens parlent bien de moi,
22:20m'associent à ce prix-là,
22:21le ballon d'or.
22:22Et j'espère que,
22:23bien sûr,
22:24je pourrais repartir
22:25avec le ballon d'or
22:26et je serai content
22:27parce que,
22:28de manière ou non,
22:28je pourrais le dédicacer
22:29à eux aussi.
22:30Je pourrais dédicacer
22:31le ballon d'or
22:32aux Africains.
22:32L'homme politique,
22:33Kylian Mbappé,
22:34bien en campagne électorale,
22:35son obsession du moment.
22:36Ça se sent.
22:37Europe 1.
22:38Le journal de 20h.
22:40Maëlle Hassani.
22:42L'édito de Laurent Tessier
22:43tous les matins
22:44à 6h15 et 7h20
22:46sur Europe 1.
22:48Très belle soirée à vous.
22:49À l'écoute de votre radio
22:50dans un instant,
22:51le journal permanent
22:52suivi de La France Bouge
22:54avec Elisabeth Assayag.
22:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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