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00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver en ce mercredi soir sur Europe 1 pour votre journal de 20h.
00:10Une demi-heure d'informations et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures Europe 1.
00:15Celles qui vous réveillent tous les jours entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
00:19Vincent Trémolet de Villers, directeur délégué de la rédaction du Figaro,
00:22revient sur les blocages de lycées aux revendications au moins floues sinon inexistantes.
00:27Dans son édito, Laurent Tessier souligne l'activisme de LFI dans ce mouvement.
00:31Les insoumis bien décidés à mettre de l'huile sur le feu.
00:34Et puis dans son édito international, Vincent Hervouet dresse le portrait de Fatima Edzara El Mansouri,
00:39première femme à diriger un gouvernement au Maroc.
00:42Tout d'abord, c'est votre journal.
00:44Et à la une, Emmanuel Macron fustige les responsables politiques qui légitiment la violence
00:48alors que les blocages de lycées se poursuivent.
00:51Un mouvement moins suivi aujourd'hui, mais de nombreux débordements signalés encore ces dernières heures.
00:56Reportage européen à Lyon dans quelques instants.
00:58Une tentative d'attentat djihadiste selon le gouvernement israélien.
01:02Un vol de la compagnie Fly Dubaï censé relier les Émirats arabes unis à Tel Aviv.
01:06Dérouté en urgence vers l'Arabie saoudite ce matin,
01:10l'un des copilotes aurait essayé de provoquer un crash.
01:13Les explications à suivre.
01:14Dans ce journal également, le récit de l'audience au tribunal correctionnel de Montpellier
01:18où le maire de Béziers, Robert Ménard, est jugé pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF.
01:24Europe 1
01:26Le ministre de l'Intérieur s'inquiète ce soir d'une montée en puissance de la violence
01:31dans le cadre des blocages de lycées.
01:34356 établissements concernés encore aujourd'hui dans toute la France.
01:37625 interpellations au total.
01:3983 blessés dans les rangs des forces de l'ordre.
01:41119 parmi les élèves et les personnels enseignants.
01:44Le correspondant d'Europe 1 à Lyon, Jean-Luc Beaujon, s'est rendu devant le lycée Édouard et Rio
01:49où des débordements ont été observés ces dernières heures.
01:51Dans le très chic 6e arrondissement où le blocus a démarré ce matin juste avant le début des cours.
01:59Atmosphère électrique et grandes tensions décrivent Camille et Shaïma, élèves de seconde.
02:04Ils ont pris les poubelles, les barrières, etc. Ils ont mis le feu.
02:07Ils ont mis des pancartes aussi qu'ils ont accroché sur le lycée.
02:09Ils ont pris Palestine.
02:10Il y avait ça.
02:12Il y a eu aussi des feux d'artifice qui ont été vraiment lancés très près du sol.
02:16Et du coup, ça pouvait être dangereux.
02:17Des actes commis, semble-t-il, à chaque fois par des minorités de 20 ou 30 individus masqués
02:21et le plus souvent désapprouvés par une majorité de lycéens, à l'image d'Angélica et Maxime.
02:26C'est n'importe quoi de faire ça.
02:27Ça part de l'école, du manque d'argent pour l'école, les profs qui ne sont pas là.
02:31Et ça finit par casser des choses, brûler des choses.
02:33Les gens jouent de la chose pour faire n'importe quoi.
02:35C'est n'importe quoi.
02:36On peut en faire des choses comme par exemple renverser la poubelle, tous les verres.
02:39Il y a des gens, ils se lavent à 4h du matin pour faire ça.
02:41C'est eux qui vont se retrouver à tout nettoyer.
02:43C'est des pères de famille, ils sont snickers les peaux, il n'y a aucun respect.
02:45Alors ce soir, l'heure est au recensement des dégâts avec beaucoup de poubelles brûlées,
02:49des abribus fracassés dans le seul lycée, la Martinière d'Hydro à Lyon.
02:53Les dégâts ont été évalués ce matin à 100 000 euros par Laurent Wauquiez,
02:57le conseiller spécial de la région Auvergne-Rhône-Alpes,
02:59qui a en charge les lycées et qui a promis d'envoyer la facture aux parents des casseurs.
03:04Jean-Luc Beaujean, correspondant d'Europe 1 à Lyon.
03:06Emmanuel Macron s'est exprimé aujourd'hui sur ces blocages de lycées.
03:10Les responsables politiques ne se sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire,
03:15déclare le président de la République.
03:16En référence aux figures insoumises omniprésentes ces derniers jours sur les blocages de lycées,
03:21c'est le cas du maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
03:24qui fait désormais l'objet d'un signalement du préfet de police de Paris à la justice
03:27pour incitation à commettre un délit.
03:30Après les attaques du 7 octobre en Israël,
03:32j'ai marché contre l'antisémitisme dans les rues de Paris, pas lui.
03:35La réponse de Jordan Bardella à la déclaration d'Emmanuel Macron aujourd'hui depuis l'Espagne.
03:40Le président de la République a appelé le Rassemblement National à clarifier sa ligne
03:44après les révélations des cris antisémites attribués au patron du RN par Mediapart.
03:48Des propos gravissimes et inacceptables, estime le chef de l'État.
03:52Sommes-nous passés tout près d'un détournement d'avions au Moyen-Orient ?
03:56Ce matin, le gouvernement israélien parle en tout cas ce soir d'une tentative d'attaque djihadiste
04:01après l'atterrissage d'urgence d'un vol Fly Dubaï censé relier les Émirats Arabes Unis à Tel Aviv
04:06et finalement dérouté vers le nord de l'Arabie Saoudite.
04:09Caroline Baudry.
04:10Oui, alors que l'avion s'approche de la frontière jordanienne avec à son bord 174 passagers,
04:15il perd brusquement de l'attitude et plonge en chute libre.
04:18Les passagers décrivent alors un énorme chaos auprès du cockpit.
04:21Apparemment, l'un des pilotes a commencé à poignarder l'autre
04:29et un autre passager à l'avant a pris les commandes.
04:34Puis le troisième pilote a repris l'avion et nous a conduits en Arabie Saoudite
04:38où nous avons été très bien accueillis.
04:41Au moins trois passagers dont deux pilotes et un soignant
04:44seraient parvenus à entrer dans le cockpit pour stabiliser l'avion,
04:47sauver le pilote poignardé et ligoter l'agresseur.
04:50Des héros a salué le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
04:54L'avion a atterri sans encombre à l'aéroport de Tabouk en Arabie Saoudite.
04:57Tous les passagers sont hors de danger.
04:59Le pilote auteur de l'attaque au couteau a été arrêté
05:01et est actuellement interrogé par les autorités saoudiennes.
05:04Les raisons de cette violente altercation sont inconnues.
05:07À ce stade a déclaré Fly Dubaï dans un communiqué
05:09appelant à s'abstenir de spéculations prématurées.
05:12Les services de sécurité israéliens ont de leur côté eu ordre
05:15de se préparer à toute nouvelle menace potentielle.
05:17Caroline Baudry, cet incident intervient en pleine guerre au Moyen-Orient
05:21dont les conséquences se font sentir sur le pouvoir d'achat des Français.
05:25L'inflation atteint 3% au mois de septembre
05:28selon les dernières estimations de l'INSEE
05:29contre 2,4% en août.
05:31Une hausse qui s'explique en grande partie
05:33par la flambée des prix des carburants
05:35plus 21% par rapport à la même période l'année dernière.
05:38Dans ce contexte, le gouvernement présentera demain son budget
05:42pour l'année prochaine en Conseil des ministres.
05:44Dans les colonnes de Challenge, le ministre du Travail
05:46vise une réduction par 2 du déficit de la sécurité sociale en 2027.
05:50Pour ce faire, les pensions de retraite supérieures à 1260 euros
05:54seront sous-indexées et le plafond de l'abattement fiscal des retraités
05:57a baissé de 4 439 à 3 000 euros.
06:01Direction le tribunal correctionnel de Montpellier.
06:03À présent, ont un maire très médiatique comparé.
06:06Depuis ce matin, Robert Ménard est jugé
06:08pour avoir refusé de marier en 2023
06:10un Algérien sous obligation de quitter le territoire français
06:14dans sa ville de Béziers.
06:15Charles Huillier, vous assistez à l'audience pour Europe 1.
06:18À la barre, les deals persistent et signent.
06:21Oui, cela fait désormais 6 heures que l'audience a débuté.
06:24Robert Ménard est toujours face au juge
06:26et reste effectivement droit dans ses bottes.
06:29Je savais pertinemment les risques que je prenais,
06:32c'est ce qu'il a déclaré.
06:33Vous me demandez de marier des gens
06:35dont vous avez décidé vous-même
06:36qu'ils ne devraient pas se trouver face à moi
06:38a également tensé le maire de Béziers.
06:40Robert Ménard qui a aussi reçu de nombreux soutiens
06:43et pas des moindres.
06:44Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur
06:47qui a fait le déplacement.
06:49David Lysnard également,
06:50le président de l'Association des maires de France
06:52est ici pour dénoncer l'incongruité de la situation.
06:55La première cause de démission des maires aujourd'hui,
06:58c'est précisément ces complications, ces contradictions.
07:00Il y a une révolution du bon sens à faire.
07:02C'est-à-dire que vous êtes officier d'État civil au nom de l'État.
07:05Vous savez que la personne a obligation de quitter le territoire français
07:07au nom de l'État.
07:08Et vous savez que votre décision de marier
07:10va affaiblir la position de l'État.
07:12Donc vous voyez la contradiction.
07:14Une contradiction discutée ici depuis le début d'après-midi.
07:18L'audience devrait se terminer très tard ce soir.
07:21Robert Ménard sera fixé sur son sort le 1er décembre prochain.
07:24Charles Huillier, envoyé spécial d'Europe 1 à Montpellier.
07:28Le département de l'Hérault toujours en alerte rouge
07:30pour pluie, inondation ce soir tout comme le Gard.
07:33Un épisode méditerranéen décrit comme remarquable
07:36par Météo France est en cours depuis ce matin.
07:38Les habitants des zones touchées sont invités à rester chez eux.
07:41Les transports en commun sont à l'arrêt
07:42et les écoles sont restées fermées aujourd'hui.
07:45Et Marlène Duray, vous présentez évidemment la météo
07:47et vous nous dites qu'il faut rester encore très vigilant
07:50tout au long de la soirée.
07:51Oui absolument, on a encore des cellules orageuses assez fortes,
07:54des pluies assez actives qui vont concerner ce soir
07:57la partie littorale du Gard et des Bouches-du-Rhône.
07:59Donc en gros la basse-vallée du Rhône
08:01et ces intempéries, ces pluies, ces orages
08:04vont se diriger vers le Var en seconde partie de nuit
08:07avant de circuler en mer pour demain après-midi.
08:10Donc voilà, on n'exclut pas d'ailleurs une extension
08:12de cette carte de vigilance.
08:13Il faudra surveiller tout ça auprès de Météo France.
08:16Des alertes rouges et oranges sont toujours en cours.
08:18Rouge, pluie, inondation pour l'Hérault et le Gard jusqu'à minuit
08:22avant de repasser en orange jusqu'à 9h demain matin.
08:26Double vigilance rouge donc pour l'Hérault à cause du risque de cru.
08:29Et puis une alerte orange aux orages aussi
08:31qui sera levée à minuit dans ces deux départements.
08:33Il reste les Bouches-du-Rhône
08:34avec une alerte orange, pluie, inondation
08:36qui elle prendra fin un petit peu plus tard demain
08:38puisque ce sera à midi.
08:40Et donc, ça marquera la fin de cet épisode méditerranéen.
08:43Ça coïncidera avec la levée de ces alertes orange et rouge,
08:47pluie, inondation, sachant que pour les crues,
08:49vous savez, ça dure encore un petit peu plus longtemps.
08:51Notamment pour les rôles, on va surveiller ça.
08:53Et puis il y a le front qui a donné de la pluie
08:55qui est arrivé par l'Ouest aujourd'hui
08:56qui va gagner toutes les régions de la façade Est,
08:58du Grand Est jusqu'à l'Auvergne-Rhône-Alpes,
09:01la Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse
09:03avec des pluies, des orages qui peuvent être noyés
09:05comme ça dans la masse
09:06et des températures qui vont baisser.
09:08Ça baisse partout.
09:10Température de saison comprise entre 18 degrés à Saint-Etienne
09:12et 28 à Ajaccio avec par exemple 19 à Rouen et à Tarbes,
09:1720 à Lyon, 21 à Paris ou encore 22 à Toulouse.
09:19Merci beaucoup Marlène Duray.
09:21Dans un instant, dans votre journal de 20h,
09:23l'édito politique de Vincent Trémolet de Villers.
09:35Merci d'écouter Europe 1 ce mercredi soir.
09:38Place maintenant à vos signatures.
09:39Europe 1, celle qui vous réveille tous les matins
09:41entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
09:45Le directeur délégué de la rédaction du Figaro,
09:47Vincent Trémolet de Villers,
09:49revient sur ses blocages de lycée en cours depuis plusieurs jours
09:52avec le soutien très explicite de la France Insoumise.
09:56Si tant est qu'elles existent,
09:57quelles sont les causes profondes de ce mouvement, Vincent ?
10:00Les écoles s'appellent Paul-Éluard, Claude Monet, Saint-Exupéry.
10:03Mais ces jours-ci, vous chercherez en vain la poésie de la liberté,
10:06les lumières de l'art, la tendre naïveté du petit prince.
10:08Les images que relaient ceux qui participent à ces manifestations
10:11sont plutôt dans l'esthétique du chaos,
10:13les feux, les cris, les destructions et les revendications,
10:16vous l'avez dit, sont floues, météorologiques, économiques et surtout victimaires.
10:20Ces gamins ne sont pas simplement la proie de leur smartphone,
10:23ils sont aussi manipulés par la France Insoumise
10:25qui attise et qui excite volontairement cette fièvre adolescente.
10:29Elle le fait d'abord par la sémantique
10:31et cela mérite qu'on s'y arrête
10:33parce qu'il s'agit d'un renversement des termes proprement révolutionnaire.
10:37Jean-Luc Mélenchon parle de sauvagerie policière,
10:39Bali Bagayoko dit que cette violence est légitime
10:42et il la justifie même quand elle frappe nos confrères de BFM TV agressés hier.
10:47Alors comment justifier l'injustifiable ?
10:49Eh bien en qualifiant de raciste tout ce qui ne suit pas docilement les Insoumis.
10:54BFM TV est raciste donc, la police est raciste,
10:57Valérie Pécresse est raciste,
10:59tout le monde est raciste sauf Mélenchon et ses amis.
11:02LFI ne donne jamais le début d'une preuve de ce racisme
11:04mais se contente de disqualifier moralement ses adversaires.
11:08Staline avançait sous la barrière de la lutte contre le fascisme,
11:11Poutine invoque pour justifier son agression de l'Ukraine l'anti-nazisme,
11:14Mélenchon veut faire renier la loi des Insoumis
11:16en brandissant l'étendard de l'anti-racisme.
11:19Alain Finkielkraut l'a prophétisé il y a 20 ans.
11:21L'anti-racisme sera le communisme du XXIe siècle.
11:24Alors le plus souvent, cette jeunesse lycéenne ne vote pas.
11:26Pourquoi les Insoumis décident-ils d'accompagner un tel mouvement ?
11:30Une partie de cette jeunesse votera pour la première fois en mai 2027
11:33et elle rejoindra la catégorie des 18-24 ans
11:36dans laquelle Jean-Luc Mélenchon est de loin
11:38la personnalité politique la plus attractive.
11:41Il lui arrive même, comme le raconte Célestine Gentilhomme dans Le Figaro ce matin,
11:44de demander à ces jeunes gens d'aller convaincre leurs grands-parents.
11:48Le XXe siècle nous a malheureusement offert de nombreux exemples
11:51d'une jeunesse privée de culture, donc d'esprit critique
11:53et donc facilement réceptive aux démagogues les plus cyniques.
11:56Une vidéo de Louis Boyard sur TikTok entouré de lycéens en révolte
11:59suffit pour comprendre l'ampleur de la manipulation
12:02et en vérité, les Insoumis sont coupables de ce qu'ils disent combattre.
12:07Ils accusent la police mais ils attisent la violence contre elle.
12:10Ils dénoncent le racisme et ils réduisent ces gamins à leur couleur de peau.
12:15Enfin, plutôt que d'élever cette jeunesse vers le haut,
12:17ils la confortent dans sa vie absorbée par le vide des écrans
12:21et la tristesse du ressentiment.
12:23Mélenchon, qui fut un homme de culture,
12:24ne leur laisse en héritage qu'une pulsion idéologique aussi pauvre que stérile.
12:30Il transforme des personnes en déshérence en instrument à son service.
12:33C'est un devoir moral pour les politiques de libérer cette jeunesse
12:37de l'emprise de Jean-Luc Mélenchon.
12:39Alors, Louis Boyard, en désignant les manifestants,
12:41a lancé la vraie jeunesse, c'est ça.
12:43L'agitateur de la République aurait dû faire un tour vendredi soir
12:46au Stade de France pour la veiller autour du pape Léon XIV.
12:50Il aurait alors pris un shoot de fraternité réelle,
12:52un rail d'enthousiasme collectif.
12:54Pour ceux qui étaient ce soir-là à Saint-Denis,
12:56impossible de ne pas être frappés par le contraste
12:59entre la joie élévatrice qui se dégageait des gradins
13:01et la violence nihiliste que l'on voit devant les lycées.
13:05On aura beau minorer ou même évacuer l'importance en politique
13:09de la question du sens,
13:10elle ne peut que revenir avec une force décuplée.
13:13La réponse sécuritaire à la violence est évidemment un préalable.
13:17Mais ensuite, il faut ouvrir un horizon à cette jeunesse
13:19pour qu'elle échappe aux algorithmes et aux fanatiques.
13:22Europe 1, le journal de 20h.
13:25Maëlle Sani.
13:27Vincent Trémolet de Villers, l'édito politique
13:29avec nos amis du Figaro, tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
13:33Blocage des lycées également au cœur de l'édito de Laurent Tessier.
13:37Aujourd'hui, Laurent, vous soulignez l'énergie folle
13:40déployée par la France Insoumise pour mettre de l'huile sur le feu.
13:43La France Insoumise, à Tislaine, avec les blocages de lycées dans le pays,
13:47164 interpellations lundi, 440 interpellations hier,
13:50principalement 10 mineurs, 12 policiers et jardins blessés lundi,
13:5248 membres des forces de l'ordre blessés hier.
13:55Les dégradations, les feux de poubelle,
13:56les agressions contre des professeurs, proviseurs,
13:58les violences augmentent avec ces discours hier de Jean-Luc Mélenchon
14:01et le maire et les filles de Saint-Denis-Bali-Bagayoko.
14:03Mais la violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
14:05Parents, militants insoumis,
14:08mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière.
14:14Voilà les messages envoyés, notamment aux lycéens,
14:16des individus d'extrême-gauche aussi extérieurs au lycée,
14:18des messages de haine, notamment contre des médias,
14:21BFM et Frontières, comme cette lycéenne,
14:22interrogée hier par un site d'extrême-gauche.
14:24Aujourd'hui, on a appelé BFM, parce que BFM est un médecin raciste.
14:28Aujourd'hui, on ne veut pas de BFM dans notre ville,
14:30on ne veut pas de Frontières dans notre ville.
14:32S'ils reviennent, on va les chasser encore une fois, et encore !
14:34Une vidéo partagée par le maire et les filles de Saint-Denis-Bali-Bagayoko
14:37avec ce message.
14:38Elle a raison.
14:39Un élu valide la haine contre des médias.
14:41Un discours m'a entretenu depuis des mois par la France insoumise,
14:44comme Jean-Luc Mélenchon en mars 2025 sur France 3.
14:46La fiche Cyril Hanouna, c'est une erreur ou pas ?
14:47Mais écoutez, monsieur,
14:49pourquoi vous me posez cette question ?
14:50De quel droit ?
14:51De quel droit ?
14:52Qui vous êtes ?
14:52Parce que c'est vous qui...
14:53Vous m'accusez ?
14:54Est-ce que vous m'accusez ?
14:55Pas du tout !
14:55Alors, taisez-vous !
14:56Ça suffit, maintenant !
14:58Ou encore la députée, les filles Sophia Chikirou,
15:00avant les municipales en février dernier.
15:01Vous nous dégoûtez !
15:03Voilà ce qu'ils sont, des nazis à petits pieds !
15:05Moi, je me dis, si vous me laissez aller sur les plateaux télé,
15:08vous me laissez parler comme je veux.
15:10S'il y a un moment, j'ai envie de leur dire,
15:11mais tais-toi, imbécile !
15:13Laissez-moi le dire !
15:14Discours de haine contre des médias,
15:16contre aussi nos policiers et nos gendarmes
15:17qui subissent des violences au quotidien,
15:18entre la sauvagerie policière hier de Jean-Luc Mélenchon
15:21et ses attaques, ces derniers mois de députés,
15:23les filles Ricoquerel et Mathilde Panot.
15:25La police tue !
15:26Si cette loi passe, elle tuera encore plus !
15:28De violences policières absolument pas légitimes !
15:31La police tue et la police tue !
15:32Résultat, le ministre de l'Intérieur parlait hier soir
15:34de 7 jets d'acide chlorhydrique sur les forces de l'ordre.
15:37Discours aussi de haine contre d'autres élus,
15:39comme quand la députée européenne et les filles Rima Hassan
15:41ciblaient Bruno Retailleau,
15:42le président des Républicains en janvier dernier.
15:44Discours de haine contre l'État.
15:46Dans un État raciste qui relativise son histoire coloniale,
15:49voire qui la glorifie, son nom, la couleur de sa peau,
15:53c'est politique.
15:54Alors j'ai une chose à lui répondre ce soir à Retailleau,
15:57Abba Retailleau, bien sûr !
15:59La stratégie du chaos, les menaces,
16:01l'instrumentalisation d'une jeunesse qui retient ses discours de haine,
16:04l'appel à l'insurrection populaire, la désobéissance.
16:07Et vous voyez le résultat, en ce moment même devant les lycées
16:09avec toutes les violences.
16:10Le coût des dégradations en Ile-de-France est estimé à 1 million d'euros.
16:13Où sont les parents aussi dans cette histoire ?
16:15Parce que ce n'est pas à nous de payer la facture.
16:16L'édito de Laurent Tessier tous les matins à 6h15 et 7h20 sur Europe.
16:21Direction le Maroc désormais dans l'édito international de Vincent Hervouet.
16:25Le Maroc où pour la première fois,
16:27une femme prend la tête du gouvernement,
16:29Fatima Ezra El Mansouri,
16:32nommée hier par le roi Vincent.
16:34Oui, la constitution impose que le souverain dessine le chef de file du parti
16:37qui a remporté la législative.
16:40Fatima Zora Mansouri était la coordinatrice du PAM,
16:44Le parti Authenticité et Modernité arrivait en tête du scrutin la semaine dernière
16:48et sa nomination donc s'imposait.
16:50Ça doit plaire à Mohamed VI.
16:52Il a été le premier souverain shérifien à faire connaître sa femme.
16:56Il en a fait une première dame avec un rôle social et protocolaire.
16:59Lui a donné un titre de princesse.
17:01Ils ont ensuite divorcé.
17:02Mais cette révolution de palais avait une portée symbolique évidente.
17:06Dans un pays où les femmes jouent un rôle de premier plan
17:09dans l'administration, les entreprises et jusque dans les partis politiques.
17:12Le choix de Fatima Mansouri est bon pour l'image du Maroc.
17:16Elle vient de Marrakech, dont elle est mère et où sa famille est connue.
17:20Elle est avocat après des études de droit à Paris.
17:23Elle a la cinquantaine, ne porte pas le voile, elle est divorcée.
17:26Elle a été la première marocaine à diriger une grande ville.
17:29Elle sera la première femme politique à gouverner un pays arabe.
17:34Il y a bien un précédent en Tunisie, mais c'est le fait du prince,
17:37le président Kaïd Saïd,
17:39nommant une universitaire comme femme de Paris.
17:42Alors que Fatima Mansouri est un animal politique,
17:46elle a gravi patiemment les échelons du parti,
17:49elle s'est imposée il y a trois ans en se démenant auprès des sinistrés
17:53après le tremblement de terre,
17:55et dans le gouvernement de coalition sortant,
17:58elle était ministre l'an dernier,
18:00quand la génération Z, les moins de 30 ans,
18:03est descendue dans la rue pour protester contre les difficultés de la vie,
18:06le logement, l'éducation, la santé.
18:08Elle a dit qu'elle les comprenait,
18:09c'était osé et c'était habile.
18:12Alors les élections mercredi dernier ont sanctionné le parti qui était au pouvoir.
18:15Le Rassemblement National des Indépendants,
18:18qui paye son incapacité à juguler la hausse des prix,
18:21notamment la flambée du carburant.
18:23Tout ça ne nous est pas étranger, n'est-ce pas ?
18:25Il y a aussi le chômage, notamment celui des jeunes.
18:28La participation la semaine dernière révèle un Maroc à deux vitesses.
18:32Elle s'est effondrée dans les grandes villes,
18:34alors que le monde rural a voté que le Sahara s'est mobilisé massivement.
18:38Les faits là restent les fidèles soutiens du trône.
18:42Ils ont voté pour le PAM, le parti fondé par le conseiller du roi.
18:46Mais il y a une autre réalité qui est plus inquiétante.
18:48Ah oui, alors c'est le succès inattendu des islamistes.
18:51Le parti de la justice et du développement multiplient par quatre le nombre de ses élus.
18:57Et parmi les nouveaux députés, il y a des enragés.
18:59Ceux qui dénoncent la reconnaissance d'Israël,
19:02ceux qui réclament la rupture des relations diplomatiques,
19:05qui clouent au pilori les journalistes qui sont des traîtres
19:08parce qu'ils combattent le Hamas, les terroristes et leurs alliés trop complaisants.
19:13Le PJD a gouverné pendant neuf ans jusqu'en 2020,
19:16tenu en laisse par le Palais Royal.
19:18Il n'a fait baisser ni le chômage, ni la pauvreté.
19:21Il a un piètre bilan et aucun programme.
19:24Mais il s'est refait une santé en dénonçant la guerre à Gaza comme un génocide
19:29et la corruption au Maroc dont il a monté les scandales en épingle.
19:33On ne fait pas plus populiste.
19:35Son chef, Ben Kiran, promet une opposition ferme et vigilante.
19:41Autrement dit, il prépare le prochain round.
19:43On veut croire que la femme est l'avenir du Maroc.
19:46On espère que l'aggravation des tensions internationales ne la fera pas trébucher.
19:51L'avenir sourit, mais peut aussi se voiler.
19:59Juste avant de retrouver le journal permanent et la France bouge,
20:02avec Elisabeth Assayac, place à l'interview politique.
20:05Kelly Mathias reçoit Bastien Bonargent, secrétaire général du mouvement Jeune Communiste de France.
20:11Europe 1, le journal de 20h.
20:14Bonjour Bastien Bonargent.
20:15Bonjour, merci de l'invitation.
20:17Alors, on va venir sur la jeunesse dans un instant.
20:20On a été marqué par ce que disaient les pompiers qui luttaient contre les incendies cet été.
20:25Là, ils manifestent, ils sont dans la rue.
20:27Et ça fait déjà plusieurs semaines que cela dure.
20:30Qu'est-ce que vous proposez, vous, au Parti Communiste, pour les aider ?
20:33Je pense qu'il faut aujourd'hui davantage de moyens pour aider les pompiers,
20:38que ce soit des moyens matériels, mais aussi des moyens humains.
20:40On entendait le témoignage de beaucoup de salariés pompiers cet été
20:44qui disaient qu'ils devaient se reposer parfois sur un nombre de volontaires
20:48qui était insuffisant et surtout des moyens humains qui n'étaient pas satisfaisants.
20:53Donc, je pense qu'aujourd'hui, il faut qu'on puisse les accompagner sur ce point-là,
20:55que ce soit des moyens matériels ou des moyens humains.
20:57Avec un budget ? Ce serait budgété ?
20:59Oui, je pense qu'il faut...
21:00Si le Parti Communiste arrive au pouvoir, par exemple.
21:01Je n'ai pas le chiffre en tête, mais effectivement, je pense qu'il faut savoir en mettre les moyens.
21:04On parle quand même d'une situation qui est importante.
21:08On fait face à des épisodes de canicule importants.
21:10On a vu les incendies dans ce pays.
21:11Donc, limite, j'ai envie de dire que la question budgétaire et la ligne budgétaire,
21:14c'est une question qui se posera après.
21:15Aujourd'hui, la priorité, c'est de pouvoir répondre aux situations.
21:18C'est important, mais combien d'argent ça nous coûte
21:20quand on laisse les pompiers en difficulté faire face aux flammes,
21:23comme on l'a vu cet été ?
21:25Donc, voilà, il faut savoir en mettre les moyens.
21:27Sur les lycéens, puisque parallèlement à ces manifestations de la fonction publique,
21:30on le sait, il y a des blocages dans les lycées qui se poursuivent.
21:33Bastien Bonnergent, au Parti Communiste,
21:35est-ce que vous soutenez ce mouvement de mobilisation des lycéens ?
21:38Ah oui, bien sûr, non seulement le soutien,
21:39et on est aussi pleinement à l'initiative.
21:43On a impulsé ce matin, avec le mouvement des jeunes communistes de France,
21:46plus de 50 blocages un peu partout en France.
21:48Et je pense qu'il faut là aussi entendre aujourd'hui la colère des lycéens,
21:51qui sont quand même dans une situation particulière,
21:53et qui demandent aujourd'hui une seule chose,
21:54c'est de pouvoir construire leur avenir,
21:56et le pays dans lequel ils évoluent.
21:57Donc, je pense qu'il faut qu'on puisse répondre à leurs attentes.
21:59Est-ce que vous ne pensez pas que ce mouvement est instrumentalisé
22:01par la France Insoumise, comme a pu le dire, le gouvernement ?
22:03Non, je ne pense pas.
22:04D'ailleurs, je pense que ce n'est pas un conflit
22:05entre le gouvernement et la France Insoumise,
22:07c'est un conflit généralisé entre la jeunesse dans sa diversité,
22:10qui a des aspirations importantes,
22:12et qui, je le répète, le dit, veut construire le pays,
22:15et un gouvernement qui, aujourd'hui,
22:16est incapable de faire quoi que ce soit pour y répondre,
22:19et qui, pire même, depuis des années,
22:20n'a fait que s'aborder les moyens dans les lycées,
22:23l'orientation des élèves avec Parcoursup,
22:25et j'en passe.
22:25Donc, je pense qu'effectivement qu'il faut accompagner ces mobilisations,
22:28et pas de récupération politique.
22:30Nos revendications sont les mêmes.
22:31Nos lycéens ont été mobilisés ce matin,
22:32et on est pleinement avec eux.
22:34Hélène Roué.
22:34Alors, Bastien Bonargent,
22:35de ce que je commence à comprendre un peu de ce mouvement,
22:37déjà, il y a beaucoup de lycées dans lesquelles ça dégénère.
22:40Quand on interroge les lycéens sur un micro-trottoir
22:42et qu'on leur demande leurs revendications,
22:44la grande majorité est incapable de nous en donner seulement une.
22:47Et alors, on a un peu le sentiment, en fait,
22:48que c'est-à-dire que c'est un mouvement
22:49où il y a juste de la violence,
22:51avec beaucoup de jeunes qui sont cagoulés
22:52pour précisément ne pas être reconnus.
22:54Des violences envers les journalistes,
22:56des violences envers les policiers.
22:58Donc, je ne vois pas trop où ça va, en fait.
23:00À part si vous voulez avoir des espèces de jeunes
23:01qui sont dans une espèce d'oisiveté,
23:03et ils se disent, tiens, il y a un mouvement de groupe,
23:04et comme ça, ça va nous permettre de louper les cours.
23:06Je vous avoue que j'ai du mal à comprendre
23:07même les revendications de ces jeunes-là.
23:09Non, mais je ne suis pas d'accord.
23:10Je pense qu'on n'a pas vu la même chose.
23:11Et vous savez, nous, on était, je disais, présents ce matin,
23:13aux côtés des lycéens.
23:14Oui, je vous enverrai aussi, si vous vous souhaitez,
23:16des images de témoignages qu'on a récoltés
23:18de lycéens et de lycéennes,
23:19qui ont les idées très claires
23:20sur ce qu'ils revendiquent dans ce mouvement.
23:21Que ce soit des moyens pour pouvoir avoir
23:26une éducation correcte
23:27et des moyens pour l'école publique,
23:28qu'ils revendiquent l'abrogation de Parcoursup,
23:30qui aujourd'hui, quand même,
23:31s'aborde la vie de dizaines de milliers de lycéens
23:32en chaîne avec de la sélection sociale,
23:35qu'ils revendiquent aujourd'hui qu'une seule chose,
23:36c'est de pouvoir quand même s'émanciper
23:38et construire le pays dans lequel, aujourd'hui, ils évoluent.
23:41Donc, moi, je ne suis pas d'accord avec l'idée
23:42de dire que ces lycéens et lycéennes,
23:43ils n'ont pas de revendications,
23:44ce n'est pas vrai.
23:45Et pour ce qui est de la violence,
23:46moi, j'entends, effectivement,
23:47mais on a vu aussi aujourd'hui
23:49la répression très forte
23:51qui s'est abattue sur les lycéennes
23:52et les lycéens qui se sont mobilisés hier,
23:54les situations de violence.
23:55Et on a un gouvernement qui essaye,
23:56aujourd'hui, de détourner,
23:58pour avoir à éviter de répondre,
24:00justement, aux revendications des lycéennes
24:01et des lycéens,
24:01de détourner le sujet sur la question de la répression.
24:04Mais attendez, elle est où la violence,
24:05aujourd'hui, quand on fait face à un gouvernement
24:07qui n'entend absolument rien ?
24:09Ça fait des dizaines d'années,
24:10moi, que je suis militant,
24:10ça fait des dizaines d'années
24:11qu'on alerte sur la question de l'orientation,
24:13des dizaines d'années qu'on alerte
24:14sur les moyens dans l'éducation nationale,
24:15le manque de profs.
24:16On a quand même fait une rentrée scolaire.
24:18Au mois d'août,
24:19avant même la rentrée de septembre,
24:20on savait qu'il manquait un prof
24:21dans deux tiers des établissements.
24:22C'est quand même une situation catastrophique.
24:24Si ce gouvernement n'entend rien,
24:26que la mobilisation continue,
24:27qu'elle prenne de l'ampleur.
24:28Que le gouvernement soit inactif,
24:29je pense que même,
24:30on peut se mettre d'accord là-dessus.
24:31En revanche,
24:31les violences envers les journalistes
24:32et les policiers,
24:33c'est quelque chose qui a condamné.
24:34On ne peut pas non plus
24:35laisser faire ça comme ça.
24:35Évidemment,
24:36on ne soutient pas les violences
24:39quelles qu'elles soient.
24:40Mais la question aujourd'hui,
24:42elle n'est pas là.
24:42Et moi, je refuse que le débat public
24:43soit enfermé sur la question
24:44de la répression,
24:45la question de la violence.
24:46Aujourd'hui,
24:47la question qui est centrale,
24:48c'est quels moyens pour l'école.
24:49Et franchement,
24:50quand on a le pape,
24:51la semaine dernière,
24:51qui donne des leçons
24:52sur l'école confessionnelle
24:53et qu'on est incapable
24:54d'avoir quelques revendications
24:55sur l'école publique,
24:56moi, je dis,
24:57je ne sais pas dans quel pays
24:58aujourd'hui on grandit
24:59et dans lequel les jeunes
25:00peuvent s'émanciper.
25:01Merci beaucoup Bastien Bonnard-Jean.
25:02Je rappelle que vous êtes
25:02secrétaire générale
25:03du mouvement des jeunes
25:04communistes de France.
25:05Europe 1.
25:06Le journal de 20h.
25:09Maëlle Hassani.
25:10Voilà, c'était votre journal
25:11de 20h.
25:12Dans un instant,
25:13le journal permanent
25:14suivi de La France Bouge
25:16avec Elisabeth Assayac
25:17sur Europe 1.

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