Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.
00:07A la une de votre journal, après les émeutes et les pillages du week-end,
00:11des couvre-feux décrétés ce soir dans plusieurs villes de France.
00:14C'est le cas dans certains secteurs de Paris, Lyon et Nice, mais aussi à Lille, uniquement pour les mineurs.
00:20Nous serons avec le correspondant d'Europe 1 dans le Nord dès le début de ce journal.
00:23Plus de 2300 personnes interpellées ces deux derniers jours.
00:27Certains casseurs sont jugés dès aujourd'hui en comparution immédiate.
00:31Europe 1 au tribunal judiciaire de Paris dans quelques instants,
00:33où un jeune homme de 21 ans écope de deux mois de prison ferme.
00:37Dans ce journal, reportage aux côtés de commerçants lyonnais
00:40qui se sont sentis totalement abandonnés face aux centaines de casseurs venus les attaquer.
00:45Et puis nous ferons le point sur les défaillances des services de l'État qui ont mené au chaos.
00:49Certaines sont d'ailleurs reconnues par le gouvernement.
00:51Les violences du week-end également au cœur de l'édito politique de Vincent Trémolet de Villers-du-Figaro.
00:56Rendez-vous dans un quart d'heure.
00:59Europe 1
01:01Après un week-end marqué par des scènes de quasi-guerre civile aux quatre coins du pays,
01:06les autorités redoutent une nouvelle soirée de violence.
01:09A la demande du gouvernement, des couvre-feux sont décrétés dès ce soir.
01:13À Paris, dans les secteurs de la Place de la République et du Forum des Halles dès 23h,
01:17mais aussi dans quatre villes du Nord, notamment à Lille,
01:21où l'on retrouve le correspondant d'Europe 1, Maximilien Carlier.
01:24Bonsoir.
01:24Bonsoir Maël, bonsoir à tous.
01:26La mesure vient d'entrer en vigueur, mais uniquement pour les mineurs.
01:30Effectivement, le couvre-feu est en place depuis quelques secondes ici à Lille.
01:33La grande place où je me trouve commence à se vider.
01:36Des commerçants baissent le rideau.
01:37Il y a une présence policière assez discrète.
01:40On voit des vigiles installés devant les commerces qui ont été vandalisés ce week-end.
01:43Le couvre-feu concerne les artères principales du centre-ville,
01:47là où il y a eu des débordements et boutiques pillées, saccagées.
01:50Une mesure inéluctable selon les habitants rencontrés ici.
01:54C'est nécessaire, mais est-ce que ces pauvres policiers arriveront à maintenir,
01:59vu le tableau qui s'est passé ce week-end ?
02:01Je ne sais pas si ce sera suffisamment efficace.
02:03Je l'ai plein, je l'ai plein d'avance.
02:04Dans ce genre de situation, ce n'est pas bête.
02:06À un moment, d'envoyer un message à la population et au peuple,
02:09il faut faire quelque chose.
02:10À un moment, ce n'est pas possible de vivre ça.
02:11Tout le monde est meurtri, tout le monde est halluciné.
02:13C'est une minorité de la population qui voit un énorme bordel.
02:16Il faut envoyer des messages.
02:18Et trois autres villes du nord sont concernées par ce couvre-feu.
02:22Il y a Douai, Denain et également Ouatini, au sud de l'île.
02:26Maximilien Carlier, correspondant d'Europ1 dans le nord
02:28et d'autres communes annoncent également des couvre-feu à partir de ce soir.
02:32C'est le cas à Lyon, à Nice ou encore à Coulennes, dans la Sarthe.
02:36Sept questions après les violences du week-end.
02:38qui sont ces dizaines de milliers de casseurs sans limite,
02:41capables de s'en prendre au commerce, de voler sans scrupules
02:44ou encore de mettre le feu à la mairie de Limoges, sans état d'âme.
02:47Depuis 48 heures, la cruauté des images captées aux quatre coins de la France
02:51provoque l'indignation des citoyens honnêtes qui réclament justice.
02:55Justement, les premiers émeutiers sont jugés ce soir en comparution immédiate,
02:58notamment au tribunal judiciaire de Paris,
03:00où vous vous trouvez pour Europe 1, Cyril Delamorinerie,
03:03et les premières condamnations sont tombées.
03:05Oui, un jeune homme de 21 ans, interpellé samedi 17 octobre près de la place de la Bastille,
03:10avec des produits inflammables dans son sac, a été incarcéré ce soir.
03:13Le tribunal judiciaire l'a condamné à huit mois de prison, dont six avec sursis simple.
03:18Il va rester derrière les barreaux pendant deux mois.
03:20Le tribunal insiste sur la dangerosité du matériel retrouvé sur lui.
03:24Huit bouteilles en verre, trois briquets, des chiffons et de l'alcool à brûler.
03:28Et rappelle notamment que des vidéos ont été retrouvées sur son portable,
03:32le montrant en train de s'entraîner, a jeté des bouteilles enflammées la veille de la manifestation.
03:36En fin d'après-midi, deux individus d'une vingtaine d'années,
03:39qui habitent au Serre et les environs, ont comparu devant le tribunal.
03:42Ils ont été arrêtés par la police samedi matin.
03:45Le jeune homme à la chevelure blonde était en possession de deux armes blanches.
03:48La jeune femme, ensuite noire, avait un masque dans son sac.
03:52Sur leur téléphone, les enquêteurs ont retrouvé un échange sur les réseaux sociaux
03:55quelques jours avant la manifestation avec ce message.
03:58Ça va être la guérilla dans Paris, on va tabasser des CRS.
04:02Les deux mises en cause ont fait part de leurs regrets et on y est vouloir en découdre.
04:05Le jugement sera rendu dans la soirée.
04:08Cyril Delamorénry au tribunal judiciaire de Paris pour Europe 1.
04:12Alors, quelle réponse judiciaire après ces émeutes du week-end ?
04:16Il sera largement question de cette réponse avec l'invité de la grande interview,
04:22Europe 1 CNews, demain matin à partir de 8h,
04:25le garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
04:28Et malgré les dégâts considérables aux quatre coins du pays,
04:31la coordination des gilets jaunes à l'origine des rassemblements
04:34qui ont tourné à l'émeute ce week-end
04:35appelle à de nouvelles mobilisations dès samedi prochain, le 24 octobre,
04:40puis le samedi suivant, le 31.
04:41Plusieurs dizaines d'actions sont déjà programmées sur le site internet dédié au mouvement.
04:46Le chaos dans notre pays largement commenté à l'étranger.
04:49La Chine appelle ce soir ses ressortissants présents en France à renforcer leur vigilance
04:55et à éviter les zones de manifestation, consignes similaires passées par l'Italie et l'Allemagne.
04:59Plusieurs personnalités politiques étrangères pointent le rôle de l'immigration dans ces émeutes.
05:04C'est le cas du Premier ministre hongrois, de Donald Trump,
05:07ou encore du chef du parti espagnol Vox, Santiago Abascal.
05:11Vous écoutez Europe 1, il est 20h05.
05:13Dans un instant, reportage Europe 1, aux côtés de commerçants lyonnais
05:16qui se sont sentis totalement abandonnés face aux centaines de casseurs venus les attaquer ce week-end.
05:22Europe 1, le journal de 20h, Maël Assani.
05:30Au moins 3000 commerces attaqués ce week-end.
05:33Des centaines de millions d'euros de dégâts pour des professionnels
05:36qui consacrent bien souvent leur vie à leurs magasins.
05:39Et un sentiment qui domine aujourd'hui, l'abandon.
05:42Comment des milliers de casseurs ont-ils pu sévir en toute impunité
05:45pendant plusieurs heures sans intervention efficace des forces de l'ordre ?
05:49La question hantent ces commerçants lyonnais rencontrés pour Europe 1
05:53par la correspondante Noémie Loisel.
05:55Des panneaux de bois recouvrent désormais la vitrine fracassée de Kelly.
05:58Samedi, cette commerçante indépendante a empêché les casseurs d'entrer dans sa boutique
06:02mais les réparations risquent de lui coûter cher.
06:04Là maintenant j'ai appelé mon assurance pour avoir un devis.
06:06J'en ai pas la moindre idée mais je sais que c'est une assurance, ça va pas être gratuit.
06:09Il va falloir que je refasse aussi le faux plafond parce qu'avec les secousses ça fait sauter une partie
06:13du faux plafond.
06:13Ça veut dire refaire les éclairages aussi, ça va avoir un coût.
06:16Pour soutenir les commerçants sinistrés, la métropole de Lyon débloque un fonds d'urgence de 10 millions d'euros.
06:21Un soutien bienvenu pour Kelly.
06:22Toutes les aides sont bonnes à prendre, à voir comment ça s'applique et à qui.
06:25La perte d'exploitation, je sais pas combien il se chiffre parce que finalement samedi, cette semaine elle est perdue.
06:29Et sur les semaines à venir aussi.
06:31Comme Kelly, d'autres commerçants espèrent ouvrir au plus vite mais ils redoutent de nouveaux débordements.
06:34Certains ont d'ailleurs vidé leurs rayons par précaution.
06:37Michel Toledano est responsable régional chez l'opticien à Cuitis, pillé ce samedi.
06:41On prévoit de réouvrir mercredi.
06:43On sait pas combien de temps ça va durer.
06:44On a des panneaux de bois qui protègent, on sait pas dans combien de temps on pourra les retirer.
06:47Même si les réparations sont faites, on va attendre que la situation se calme pour pas malheureusement avoir de nouveaux
06:51dégâts.
06:51Les commerçants attendent désormais des autorités qu'elles assurent leur sécurité.
06:55Beaucoup se sont abandonnés puisque samedi, ils ont dû défendre eux-mêmes leur magasin face aux casseurs.
07:00Le gouvernement annonce aujourd'hui une mesure de chômage partiel immédiate pour les commerçants touchés par ces exactions ce week
07:10-end.
07:11Alors comment expliquer ce chaos ?
07:13Les failles étaient forcément nombreuses compte tenu de l'impuissance des forces de l'ordre à empêcher les exactions.
07:18Une cellule interministérielle de crise était organisée ce matin pour tirer les leçons de ces manquements.
07:23Et Alexandre Chauveau, les membres du gouvernement, se savent attendus au tournant.
07:27Oui, à commencer par le principal concerné, Laurent Nunez, démissionnaire hier, toujours en poste ce soir, malgré des défaillances que
07:34le ministre de l'Intérieur reconnaît lui-même.
07:37Vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission.
07:40Maintenant, le sujet qui se pose, effectivement, c'est que ça ne se reproduise pas.
07:44Il faut être évidemment meilleur dans l'anticipation.
07:46Et puis, évidemment, face au ordre de casseurs depuis l'heure qu'il y a eu de la mobilisation importante
07:52du militant d'ultra-gauche aussi, implique sans doute que nous modifions aussi nos doctrines d'intervention.
07:58Laurent Nunez qui a annulé son déplacement prévu cet après-midi à Marseille pour participer à une réunion de travail
08:04à Paris.
08:04Réunion consacrée à l'anticipation des prochaines heures et tenter de pallier les failles du renseignement.
08:09Des failles que concède le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
08:13Le renseignement français est au top contre le terrorisme islamiste, contre la criminalité organisée, contre les ingérences étrangères.
08:18Mais manifestement, il ne sait pas lutter correctement contre l'ultra-gauche.
08:22Et ce matin, à l'issue d'une nouvelle cellule interministérielle de crise, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé
08:28l'instauration de couvre-feu localisés à la main des préfets,
08:31ainsi que le déblocage d'un fonds de soutien pour les commerçants pillés par les émeutiers.
08:35Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1 et la responsabilité de l'ultra-gauche dans ses émeutes est clairement
08:41pointée du doigt par le Premier ministre.
08:43Un ministre qui va même jusqu'à accuser cette mouvance de vouloir remettre en cause la tenue de la prochaine
08:48élection présidentielle.
08:49Le candidat insoumis, Jean-Luc Mélenchon, piqué au vif, exprime son étonnement et appelle Sébastien Lecornu à apporter la preuve
08:56de ces informations.
08:57Parmi les nombreuses violences du week-end, ces dégradations sur notre bâtiment, celui qui abrite les locaux d'Europe 1,
09:03mais aussi de CNews ou encore du journal du dimanche, des tags injurieux à l'encontre de nos médias ont
09:08été retrouvés.
09:09Les investigations sur ces faits sont confiées à un juge d'instruction après le placement en garde à vue de
09:1425 personnes.
09:15Dans l'actualité de ce lundi, également l'ouverture mouvementée du procès de Rima Hassan.
09:20Aujourd'hui, première journée d'audience marquée par plusieurs incidents,
09:24dont une vive altercation entre l'avocat de la Défense et de l'une des parties civiles.
09:28L'eurodéputé LFI est jugé pour apologie du terrorisme après avoir posté sur les réseaux sociaux
09:33un message à la gloire de l'un des auteurs de l'attentat à l'aéroport de Tel Aviv en
09:381972.
09:40Et puis de nouveaux bombardements, aujourd'hui en Ukraine,
09:42trois morts dans une frappe de l'armée ukrainienne sur un véhicule des pompes funèbres
09:46dans la région de Lougansk, contrôlée par la Russie.
09:48De son côté, Kiev fait état de six morts, dont trois enfants dans une frappe russe
09:52dans un parc de la région de Kharkiv.
09:55Un point sur la météo, désormais à 20h11 sur Europe 1.
09:59Et c'est avec vous, Marlène Duray.
10:01On rappelle cette alerte orange dans huit départements du sud-est
10:05en raison d'un épisode méditerranéen.
10:07Oui, alors effectivement, pour l'heure, l'alerte orange concerne trois départements.
10:11L'Hérault et le Gard cumulent trois phénomènes.
10:14Pluie, inondations, orages et crues.
10:16La Lauser pour le facteur pluie, simplement.
10:18Et donc ce soir et cette nuit, les pluies s'annoncent très actives, très durables.
10:22La perturbation qui remonte de Méditerranée a tendance à faire du surplace.
10:26Elle va se décaler très très lentement vers l'est.
10:28Et d'autres départements vont basculer dans l'orange.
10:31L'Ardèche et les Bouches-du-Rhône dès 4h du matin.
10:34Puis le Vaucluse et la Haute-Corse à 6h.
10:37Et enfin le Var à 10h demain matin avec des sorties évidemment progressives.
10:41Et dans le prolongement de cet épisode méditerranéen,
10:43des pluies moins marquées vont remonter jusqu'en Bourgogne
10:46en devenant quand même plus faible quand on continue vers la Champagne,
10:50les Hauts-de-France, la région parisienne ou encore la Normandie.
10:53Et la situation dans le Sud-Est se débloquera, sachez-le,
10:57demain soir ou dans la nuit de mardi à mercredi
11:00avec l'arrivée d'une perturbation par l'Ouest.
11:02Suivront ensuite un défilé de perturbations.
11:05Et d'ores et déjà je peux vous dire Maëlle
11:07qu'il y aura peut-être un petit coup de vent ou une tempête prévue
11:10dans la nuit de jeudi à vendredi ou vendredi à samedi.
11:12Attendez, je vérifie très rapidement est-ce que je l'ai là.
11:14Oui, dans la nuit de jeudi à vendredi dans le Nord-Ouest.
11:17Mais bon, tout ça est à vérifier et à confirmer.
11:20Côté températures, pour cette journée de demain,
11:22elles seront assez similaires à celles d'aujourd'hui.
11:24Ils feront entre 10 et 28 degrés, 10 à Aurillac,
11:2612 à Nevers, 13 à Carcassonne, à Montauban, à Tours et à Lançon.
11:30Notez 14 pour Paris et Limoges, 15 à Colmar et à Lille,
11:3416 degrés à Lyon ainsi qu'à Nantes, 17 à Besançon et La Rochelle,
11:3819 à Bordeaux et Manosque, 20 à Marseille, 22 à Cannes
11:41ou encore 28 à Jacques-Ceux.
11:43Donc des températures qui restent contrastées entre 10 et 28.
11:47Effectivement, il y a un petit écart.
11:49Oui, un peu, oui.
11:50Tout à fait.
11:50Merci beaucoup Marlène Duray.
11:52Et dans un instant, on continue sur Europe 1 de tenter
11:56de tirer toutes les leçons de ces terribles images,
11:59de ces pillages, de ces émeutes ce week-end.
12:01Ce sera évidemment le sujet de l'édito politique
12:04de Vincent Trémollet de Villers,
12:06directeur délégué de la rédaction du Figaro.
12:08Et avec Laurent Tessier, nous reviendrons également
12:10sur l'allocution d'Emmanuel Macron hier soir.
12:138 minutes pour des paroles assez habituelles,
12:17assez creuses, nous dira Laurent.
12:18A tout de suite.
12:29Merci d'écouter Europe 1 en ce lundi soir.
12:32Place maintenant à vos signatures.
12:34Europe 1, celle qui vous réveille tous les matins
12:36entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko
12:38dans l'édito politique de Vincent Trémollet de Villers,
12:42du Figaro.
12:42Retour sur l'allocution d'Emmanuel Macron hier soir
12:45au terme d'un week-end de quasi-guerre civile
12:47dans de nombreuses villes.
12:488 minutes de discours pour répondre au choc des violences.
12:51Le président de la République a-t-il été convaincant, Vincent ?
12:55Europe 1, le journal de 20h.
12:58Il était spectral, Dimitri,
13:00mais que pouvait-il être d'autre ?
13:01Il n'est plus qu'un fantôme,
13:03le fantôme d'un pouvoir qui n'a quasiment plus de pouvoir.
13:06Emmanuel Macron a parlé comme un bureaucrate
13:08quand les événements soulignent tragiquement son impuissance.
13:11Il s'est dit intraitable,
13:13mais pendant même qu'il parlait,
13:14la violence continuait de se déployer dans les villes de France.
13:18Si depuis le début de ces émeutes urbaines,
13:21Sébastien Locornu a fait le bon constat,
13:23le chef de l'État et son ministre de l'Intérieur
13:25pataugent dans la mêlase du jeunisme démagogique,
13:28de l'aveuglement idéologique
13:29et de la prudence technocratique.
13:31Résultat, l'État de la septième puissance du monde
13:34a été humilié dans ses mairies,
13:36dans ses préfectures, dans ses commissariats.
13:37Une violence hideuse a défiguré notre pays
13:40aux yeux de toute la planète.
13:42A Paris, c'était Gaza-sur-Seine
13:43avec des micro-foyers dans tous les quartiers.
13:45A Limoges, c'était la révolution
13:47avec une mairie en flamme.
13:48A Lyon, c'était la désolation
13:50avec la place Belcourt incendiée
13:51dans un climat de guerre urbaine.
13:52Les dignitaires du pouvoir ont mesuré
13:54de la façon la plus violente
13:55ce que vivent les Français ordinaires
13:57quand la délinquance se met en marche
13:59et que l'ultra-gauche impose sa loi.
14:00Le renversement de l'ordre social
14:02auquel travaillent les déconstructeurs depuis un demi-siècle
14:04est devenu une réalité concrète
14:06puisque les forces du saccage
14:07renversent tout sur leur passage.
14:09Mais alors, à qui la faute ?
14:10Laurent Nunez, il a proposé sa démission
14:13à Emmanuel Macron qui a refusé.
14:15Oui, on a appris qu'il a présenté hier soir
14:16sa démission au chef de l'État
14:18et comment aurait-il pu faire autrement ?
14:20Laurent Nunez a décrit lui-même
14:21le 6 octobre sur France Inter
14:22ce qui était un état dépassé.
14:24Je vous cite le ministre de l'Intérieur.
14:26Perdre le contrôle, c'est si jamais
14:27vous avez des hordes de personnes
14:28qui défilent dans les centres-villes,
14:30qui pillent les magasins
14:30et qui commettent des exactions.
14:32Alors nous y sommes, Emmanuel Macron a refusé
14:35la démission de son ministre de l'Intérieur
14:37sans doute pour que la crise politique
14:39ne remonte pas jusqu'à lui.
14:41Mais M. Nunez est une anecdote
14:43dans cette tragique histoire.
14:44Dans les flammes de cette journée noire,
14:46c'est tout un système de valeurs
14:47qui est parti en fumée.
14:49Sous les cendres, on retrouve des décennies
14:50de lâcheté, de conformisme et d'aveuglement.
14:52La liste des abandons est malheureusement connue.
14:55Le mépris de toute autorité
14:56qui donne à l'individu son sentiment
14:58de toute puissance,
14:59le ressentiment historique, social, culturel
15:01qui alimente les pulsions révolutionnaires,
15:04une justice indulgente
15:05avec le délinquant intraitable,
15:07avec les braves gens,
15:08le privilège incompréhensible
15:10de ces milices d'extrême-gauche
15:11qui cassent, qui brûlent
15:12et qui tuent impunément,
15:13une immigration incontrôlée
15:14dont une partie se dresse
15:15contre le pays qui l'accueille,
15:17une école décervelée,
15:18un mouvement politique
15:19qui, de Mélenchon à Bagayoko,
15:21fait volontairement monter
15:22la fièvre Robespierris.
15:24Mais c'est donc la France Insoumise
15:25le principal coupable, selon vous ?
15:26Le succès de la France Insoumise,
15:28c'est la conséquence directe
15:29des différentes nuances de socialisme
15:31qui nous gouvernent depuis 15 ans.
15:33Ce pouvoir est coupable
15:35de légèreté, de cécité
15:36quand ce n'est pas de complaisance.
15:38Et la dernière preuve,
15:39ce sont les remontrances
15:40d'Emmanuel Macron
15:41à une police jugée
15:42pas assez empathique
15:43il y a quelques jours.
15:45Pas assez empathique,
15:46cette police avec ceux
15:46qu'il attaque à coups de boulons,
15:48de pavés ou de mortiers d'artifice.
15:49Ce mot empathie
15:50restera comme une tâche indélébile,
15:53celle d'un courant politique
15:54qui assure combattre
15:55les folies de la France Insoumise
15:56tout en cédant la première difficulté
15:58à ces intimidations idéologiques
16:01quand ce n'est pas
16:02comme ce fut le cas en 2024
16:03en faisant élire ses candidats
16:05à l'Assemblée Nationale.
16:06Si l'ultra-gauche et les pilleurs
16:08peuvent en quelques heures
16:09mettre la France en-dessus-dessous,
16:11c'est d'abord
16:12parce qu'une monarchie technocratique
16:14enivrée d'elle-même
16:15a méthodiquement arrasé
16:17toutes les protections morales,
16:18sécuritaires, culturelles, économiques
16:20qui permettent à une société
16:22de tenir debout.
16:23Les idiots utiles de Jean-Luc Mélenchon
16:24portent le kéfier,
16:25mais ils portent aussi la cravate.
16:27Europe 1
16:27Le journal de 20h
16:30Maël Hassani
16:32Vincent Trémolet de Villers,
16:33l'édito politique
16:34avec nos amis du Figaro
16:36tous les matins
16:37à 7h50
16:38sur Europe 1.
16:39Les mots d'Emmanuel Macron
16:40après les violences du week-end
16:42également au cœur
16:42de l'édito de Laurent Tessier.
16:44Nous avons assisté, Laurent,
16:45hier soir,
16:46à un discours
16:47qui laisse une certaine impression
16:48de déjà-vu.
16:49Emmanuel Macron,
16:50vous n'avez plus rien à dire.
16:51Vendredi soir,
16:52avant d'aller au concert
16:52de Céline Dion,
16:53vous avez appelé au calme.
16:54Échec total.
16:55Votre parole n'est plus audible
16:56depuis longtemps.
16:56Et hier soir,
16:57lors de votre allocution,
16:58toujours le même discours
16:59pour cacher votre impuissance.
17:00Faire respecter fermement
17:02l'ordre républicain.
17:03L'ordre républicain
17:04à tous les conseillers de l'Elysée.
17:05Arrêtez de faire des copiers-collés.
17:06Les 10 et 31 décembre 2018,
17:08lors de ces allocutions,
17:09pendant les Gilets jaunes,
17:10Emmanuel Macron
17:11disait la même chose.
17:11C'est donc désormais
17:13le calme
17:14et l'ordre républicain
17:15qui doivent régner.
17:16L'ordre républicain
17:18sera assuré
17:19sans complaisance.
17:20Et lors des émeutes
17:21des violences urbaines
17:22en 2023,
17:22Emmanuel Macron avait pris
17:23là aussi son ton gras
17:24sur TF1 et France 2 en juillet.
17:26La première leçon,
17:27c'est que l'ordre doit prévaloir.
17:28Il n'y a pas de liberté sans ordre.
17:30C'est l'ordre républicain.
17:31La leçon que j'en tire,
17:32c'est 1, l'ordre, l'ordre, l'ordre.
17:34Et puis, cher Emmanuel Macron,
17:35je ne vous crois pas
17:36quand vous faites une nouvelle fois
17:37cette promesse
17:38à des millions de Français
17:38hier soir à 20h.
17:39À l'égard des casseurs
17:40et de tous ceux
17:41qui se livrent à des violences,
17:43nous serons intraitables.
17:44Vous êtes dépassé
17:45par ce qui nous arrive.
17:46Vous avez promis
17:46tellement de fois
17:47que vous serez intraitable
17:48sur tous les sujets possibles
17:50depuis que vous êtes élu
17:51en 2020, 2021,
17:52mais aussi après les émeutes
17:53lors de la finale
17:54de Ligue des Champions
17:54fin mai, début juin.
17:55On sera intraitable
17:56avec ceux qui ont été attrapés.
17:58On ne veut plus voir ça.
17:59Fini.
18:00On en aura le bol.
18:01Terminé.
18:02Et donc, face au retour
18:03à l'augmentation de la violence,
18:05nous serons intraitables.
18:06Nous serons intraitables
18:07face au racisme,
18:08à l'antisémitisme
18:09et aux discriminations.
18:10Que dire aussi
18:11du ministre de l'Intérieur
18:12Laurent Nunez
18:12après ce fiasco sécuritaire
18:14qui refuse de parler
18:15d'ensauvagement de la société ?
18:16L'État a perdu le contrôle ?
18:18C'est le ministre lui-même
18:19qui donnait la définition
18:20le 6 octobre sur France Inter.
18:21Perde le contrôle ?
18:22C'est si jamais vous aviez
18:23les hordes de personnes
18:23qui défilaient dans les centres-villes,
18:25qui pillaient les magasins,
18:26qui commettaient des exactions.
18:27Et la réalité aujourd'hui,
18:28cher Emmanuel Macron,
18:29c'est que vous refusez sa démission.
18:30Vous avez perdu le contrôle pourtant.
18:31Honte à ceux
18:32qui depuis des mois aussi
18:33soufflent sur les braises
18:34comme la France insoumise,
18:35entre ceux qui légitiment
18:36la violence,
18:36comme le maire et les filles
18:37de Saint-Denis,
18:38Bali, Bagayoko fin septembre,
18:39ceux comme Jean-Luc Mélenchon
18:40qui chauffe la salle
18:41depuis des années,
18:42le 15 septembre 2023
18:43à la fête de l'Huma.
18:44Abattez la citadelle !
18:46N'écoutez jamais personne
18:47qui vous dira
18:48de reculer,
18:49d'arrêter,
18:50de céder,
18:51d'amolir.
18:53Faites mieux !
18:54Abattez ce système !
18:55Et c'est ce qui se passe.
18:56Aujourd'hui,
18:57nous sommes nombreux
18:57à être en colère
18:58et bravo à Emmanuel Petit,
18:59champion du monde de football
19:001998,
19:01d'avoir pris la parole hier,
19:02de dire tout ce que pense
19:03la majorité silencieuse.
19:05J'adore mon pays,
19:06j'adore tous les étrangers
19:06qui adorent mon pays,
19:08qui veulent s'intégrer.
19:09Mais tous les autres,
19:10à commencer par les Français,
19:11qui ne souhaitent pas justement
19:12que la France continue
19:14à être ce qu'elle est,
19:15retournez d'où vous venez,
19:16on n'a pas besoin de vous.
19:18Et tous ceux qui sont
19:19nés qu'un passeport français,
19:21cassez-vous !
19:22On ne veut plus de vous !
19:23Tout est dit.
19:23Europe 1,
19:25le journal de 20h.
19:27Maël Salim.
19:28L'édito de Laurent Tessier
19:29tous les matins
19:30à 6h15 et 7h20.
19:32sur Europe 1.
19:33Les images de la France
19:34sont dessus, dessous,
19:36font le tour du monde
19:36depuis 48h.
19:38Vincent Hervouet
19:38décrypte dans son édito
19:40international
19:40les différentes réactions
19:42à l'étranger.
19:43Vous savez,
19:43la France n'est plus
19:44le centre du monde.
19:45Elle ne pèse pas grand-chose
19:47dans la rivalité
19:48sino-américaine
19:49qui structure le monde.
19:50Et puis,
19:50seconde,
19:51la France n'est pas
19:52aussi aimée
19:52qu'elle se l'imagine
19:53et plus personne
19:54ne chante comme
19:55Joséphine Becker,
19:56j'ai deux amours,
19:57mon pays et Paris.
19:58Donc,
19:59personne ne pleure,
20:00personne ne s'étonne,
20:01personne ne viendra
20:03à notre secours.
20:04Nos voisins
20:05n'attendent plus grand-chose
20:06de la France
20:06sauf qu'elle évite
20:07la banqueroute
20:08qu'ils redoutent.
20:09Et hier,
20:09les télés ont montré
20:10les images
20:11parce qu'elles aiment
20:12le spectacle.
20:13Si vous êtes venu
20:14un jour à Paris
20:14dans les grands magasins,
20:16vous vous êtes apeuré
20:17en voyant
20:17les pillards en action.
20:19Des gens qui seraient
20:20bien incapables
20:21de situer Limoges
20:22sur la carte
20:22ont découvert la mairie
20:24parce que
20:25l'incendie d'une mairie,
20:26c'est un symbole
20:27universel,
20:29immédiatement compréhensible,
20:30c'est un viol public
20:31et l'attentat
20:32choque doublement
20:33car le monument
20:34étant classé,
20:35il voit que l'histoire
20:36de France
20:36est partie en fumée.
20:37Alors,
20:37quelles le sont
20:38les étrangers
20:38en tirent-ils ?
20:39Le malheur des autres
20:41apporte du réconfort
20:42un peu honteux,
20:43jamais avoué.
20:44Les pages internationales
20:45des journaux
20:46disent tout le temps
20:47« Regardez,
20:48en comparaison,
20:49chez nous,
20:49ça ne va pas si mal. »
20:50Les images d'épillages
20:52disent aux Britanniques
20:53qui se sentent étrangers
20:54chez eux
20:55« Le continent est condamné. »
20:58Elles disent aux Espagnols
20:59« Ceuta où l'État est bafoué,
21:01eh bien c'est partout en France. »
21:03Et puis aux Allemands
21:04« Qu'ils ont bien raison
21:05d'avoir divorcé, etc. »
21:07Les commentaires
21:07des correspondants étrangers
21:09qui coulent à Paris
21:11une semi-retraite
21:12sont d'une banalité
21:13sans surprise.
21:14Il y a les progressistes
21:16obsédés par le macronisme.
21:18New York Times,
21:19El Pais,
21:19The Guardian
21:20évoquent la fin de règne.
21:22Les libéraux
21:23comme le Wall Street Journal
21:23ou la Stampa
21:25dénoncent la stagnation économique.
21:27Les malheurs de la France
21:28sont juste un prétexte
21:30en fait
21:30à illustrer des problèmes
21:32qui se posent
21:33à Madrid,
21:33à Washington
21:34ou à Londres.
21:35Alors Donald Trump
21:36lui a dit ce week-end
21:36« La France brûle,
21:37l'immigration de personnes
21:39qui ont la haine au cœur
21:40a brisé ce pays
21:41autrefois grand. »
21:42Oui, le pire
21:43est qu'il parle
21:43de la France au passé.
21:44Il dit
21:45« Fermez vos frontières
21:46et reprenez le contrôle
21:47avant qu'il soit trop tard. »
21:49Et ce n'est pas un conseil
21:50mais un slogan de campagne
21:52que l'actualité
21:53lui sert sur un plateau.
21:54J.D. Vance répète
21:55« La France se tire-mondise
21:57parce qu'elle a importé
21:58le tire-monde. »
21:59Il le disait déjà
22:00il y a deux ans.
22:01Sauf qu'il y a de la nouveauté.
22:02Avant,
22:03le vandalisme
22:03était cantonné
22:04en banlieue la nuit
22:05après un incident
22:06avec la police.
22:07Puis les saccages
22:07sont entrés dans Paris
22:08il y a huit ans
22:09à l'arc de triomphe.
22:11Les gilets jaunes
22:12étaient débordés
22:13comme l'extrême-gauche
22:14ce week-end
22:15car il n'y a pas
22:15des milliers
22:15de black blocs
22:16à Marseille
22:17mais plusieurs dizaines
22:19de milliers
22:19de pillards
22:20pour la plupart
22:21issus de l'immigration.
22:22Et en face
22:22de cette insurrection
22:23l'État incapable
22:25de défendre ses bâtiments
22:26et de protéger
22:27les particuliers
22:28il est impotent
22:29il est quasi absent.
22:30Alors Emmanuel Macron
22:31ce matin
22:31on l'a dit
22:32part aux Émirats.
22:34337ème voyage
22:35à l'étranger
22:36un par semaine
22:37il a expliqué
22:38qu'il allait sécuriser
22:39nos approvisionnements
22:40pétroliers
22:41mais la France
22:41ne va pas rouvrir
22:42le détroit d'Hormuz
22:43et sur les chaînes arabes
22:44on voit les drapeaux palestiniens
22:45on voit les émeutiers
22:46on a compris
22:47que le pouvoir
22:48est à terre.
22:49Vendredi
22:50le président
22:50était au concert
22:51de Céline Dion
22:53il a dû apprécier
22:54sa chanson
22:55Vol
22:55c'était prophétique
22:57il peut aussi méditer
22:58bye bye
22:59il faut que je m'en aille
23:00dans un autre monde
23:01dans une autre vie
23:02et tant pis pour celle-ci.
23:03L'édito international
23:04de Vincent Hervouet
23:05tous les matins
23:06à 7h40
23:07sur Europe 1
23:08Très belle soirée
23:09à l'écoute
23:10de votre radio
23:11dans un instant
23:12le journal permanent
23:13suivi de
23:14La France Bouge
23:14avec Elisabeth Assayag

Recommandations