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00:00Europe 1, le journal de 20h, Maëlle Sani.
00:05Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver en ce vendredi soir pour votre journal de 20h sur Europe 1.
00:11Une demi-heure d'informations et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures Europe 1,
00:15celles qui vous accompagnent tous les jours entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
00:20Aujourd'hui, Vincent Trémollet de Villers-du-Figaro, Catherine Ney et Laurent Tessier reviennent sur les violences urbaines aux abords
00:26des lycées.
00:27Et à la une de votre journal, justement, une image qui symbolise ce déchaînement de violence.
00:32Un policier en civil, violemment projeté au sol et roué de coups par plusieurs émeutiers.
00:36Ça s'est passé ce matin à Belfort, une enquête ouverte pour tentative de meurtre.
00:41Les détails dans quelques instants.
00:42Une mobilisation lycéenne qui devrait se poursuivre dans les prochains jours.
00:46Un acte 3 annoncé pour mardi prochain, rejoint désormais par des syndicats enseignants qui annoncent une journée de grève ce
00:526 octobre.
00:52La série de concertations organisées rue de Grenelle aujourd'hui n'a rien donné, vous l'entendrez.
00:58Dans ce journal également, 100 millions de barils débloqués par les pays du G7 pour faire baisser les prix des
01:03carburants.
01:07Cette semaine rythmée par une violence débridée aux abords des lycées s'achève par une scène effroyable.
01:13Un policier en civil, violemment projeté au sol, puis lâchement roué de coups par ses agresseurs.
01:18Cela s'est passé ce matin à Belfort, Charles Bouchin, une enquête est ouverte pour tentative de meurtre.
01:24Un policier en civil qui recule, bombe lacrymogène à la main, sous la menace de plusieurs émeutiers cagoulés, tout de
01:30noir vêtu.
01:31La vidéo est prise par des lycéens qui crient et l'insultent.
01:35Soudain, l'un d'eux plaque le policier au sol.
01:38Plusieurs adolescents bondissent sur le policier, le roue de coups de poing et de coups de pied au visage.
01:43Le policier est en fait un officier du service de renseignement venu en renfort.
01:47Il venait d'interpeller un lycéen, explique Gaël James, secrétaire général du syndicat Synergie Officier.
01:53Avec ses collègues, il suivait un petit groupe de lycéens qui avaient déjà commis des infractions.
01:58Ce collègue-là en question a interpellé un individu, il a voulu l'extraire pour le ramener vers ses collègues
02:03et vers la voiture.
02:04Il s'est fait mettre au sol, il a perdu connaissance.
02:07Secouru par ses collègues, le policier a été conduit à l'hôpital qu'il a quitté dans l'après-midi.
02:11Il est en état de choc.
02:13La police nationale à la base, elle est là pour aider les citoyens et moi je suis catastrophée de voir
02:18des jeunes qui s'embrènent comme ça gratuitement aux forces de l'ordre alors qu'on est là à la
02:21base pour encadrer leur blocus.
02:24Une enquête criminelle a été ouverte pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique.
02:29Elle a pour l'instant mené à l'arrestation d'un émeutier de 17 ans.
02:32Charles Bouchin et ces violences désormais hors de contrôle ne dissuadent pas les lycéens de se mobiliser.
02:40735 établissements concernés encore aujourd'hui.
02:42Et si le ministre de l'éducation nationale, Edouard Geoffray, voit dans ces blocages une entreprise de destruction du service
02:48public,
02:49le dialogue n'est pas rompu avec les syndicats.
02:51Alexis Delafontaine, une série de concertations avait lieu aujourd'hui.
02:55Rue de Grenelle.
02:56Oui, le ministre a rencontré les enseignants, les parents d'élèves et enfin les lycéens tout au long de la
03:01journée.
03:01Et à la sortie de ces réunions, Edouard Geoffray veut principalement rassurer les élèves.
03:06Je peux vous dire que vous êtes écouté, que vous êtes entendu, que vous êtes aussi cru dans vos angoisses,
03:13dans vos inquiétudes et dans vos demandes, dans vos espoirs aussi.
03:15Vous êtes cru, vous êtes écouté.
03:18Edouard Geoffray annonce également qu'une plateforme sera disponible ce lundi
03:21pour permettre à tous les élèves de répondre à deux questions.
03:24Quelles sont vos difficultés et quelles sont vos attentes ?
03:27Il fera ensuite un résumé de toutes les réponses reçues.
03:30Une initiative insuffisante pour l'Union syndicale lycéenne
03:34qui reste déçue de sa rencontre avec le ministre.
03:37Et tout est, leur président Riad Rani.
03:39Ce que je peux vous dire, on n'a pas eu d'annonce concrète.
03:42Nous, l'Union syndicale lycéenne, on appelle à continuer la mobilisation,
03:46à continuer les manifestations et à rejoindre le mouvement de l'acte 3 mardi.
03:53Reste à savoir si le week-end permettra de faire retomber la tension.
03:57Alexis Delafontaine du service politique d'Europe 1, vous l'avez entendu,
04:01cette mobilisation va se poursuivre dans les lycées la semaine prochaine.
04:05Les dégâts déjà considérables pourraient encore s'aggraver.
04:08Les réparations sont déjà chiffrées à 25 voire 30 millions d'euros en Auvergne-Rhône-Alpes,
04:137 millions en Ile-de-France, 1 million dans le Grand Est.
04:15Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, ordonne au procureur d'engager la responsabilité civile des parents, des casseurs.
04:22Face à la crise énergétique, les pays du G7 s'engagent à libérer 100 millions de barils de gasoil et
04:28de pétrole brut
04:29issus de leurs réserves stratégiques.
04:31De quoi espérer une légère détente sur les prix.
04:34Oui, vous l'entendrez, 20h04 sur Europe 1.
04:40Espoir en commun.
04:41Europe 1.
04:42Le journal de 20h.
04:44Maël Sani.
04:45Faut-il s'attendre enfin à une baisse du prix du carburant ?
04:49Une décision actée aujourd'hui par les pays du G7 peut donner un peu d'espoir aux automobilistes.
04:54100 millions de barils de gasoil et de pétrole brut issus des réserves stratégiques seront libérés dans les 4 mois
05:00à venir.
05:01Annonce d'Emmanuel Macron cet après-midi après une réunion en visioconférence avec ses homologues.
05:05On a décidé de relâcher des stocks stratégiques de diesel et de pétrole brut
05:11sous la coordination de l'agence internationale de l'énergie.
05:15Donc il va se réunir dans les prochaines heures, prochains jours pour pouvoir organiser cela.
05:19Et donc pour pouvoir dans les 4 mois libérer jusqu'à 100 millions de barils de diesel et de pétrole
05:26brut.
05:27Ce qui est une volonté aussi d'envoyer un signal clair au marché.
05:30Et donc je souhaite que tout ça puisse accompagner et déclencher une baisse des prix sur les marchés mondiaux.
05:37En tout cas il y a une unité du G7 sur ce sujet et aussi autant de fois que nécessaire
05:42je réunirai à nouveau sous ce format G7 sur ce sujet.
05:45Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion du G7 en visioconférence tout à l'heure.
05:49Et cette mise sur le marché de stocks supplémentaires de gasoil et de pétrole brut était tardamment souhaitée par les
05:55Etats-Unis.
05:55Donald Trump promettait même dans le cas contraire de suspendre les exportations de diesel américain vers l'Europe.
06:02Menace désormais écartée selon la présidente de la commission européenne.
06:05Une crise énergétique loin d'être réglée pour autant.
06:08Et c'est dans ce contexte que le gouvernement doit défendre son budget présenté hier en conseil des ministres.
06:13Série de mesures pour un effort global de 54 milliards d'euros l'année prochaine.
06:17Le parti socialiste appelle aujourd'hui le Premier ministre à modifier son projet sans délai afin de montrer sa volonté
06:24de compromis.
06:25Près de trois mois après ses aveux, Cédric Jubilard participait aujourd'hui à une reconstitution du meurtre de Delphine Osaguel.
06:32Charles Huillier, vous êtes le correspondant d'Europe 1 en Occitanie.
06:36Cette mise en situation divisée en deux étapes aura duré plus de trois heures.
06:40Oui, cette reconstitution a démarré à 9h ce matin.
06:44Cédric Jubilard a d'abord été conduit au domicile familial de Kania Clemine dans le salon, probable théâtre du drame
06:51en 2020.
06:52L'homme de 38 ans a dû mimer sur un mannequin, puis ensuite une gendarme, la manière dont il a
06:58étranglé Delphine Osaguel.
07:00Mais comment a-t-il fait ensuite pour charger le corps de 60 kilos dans sa voiture ?
07:05C'est là qu'est apparue la première incohérence, indique Maître Mourad Batik, l'un des avocats de la partie
07:10civile.
07:11Il a été incapable de porter le corps de Delphine, mis en situation, il a été mis en difficulté immédiatement.
07:18Mais c'est un scénario qui l'arrange et c'est un scénario dans lequel il est même presque un
07:21petit peu victime.
07:22Deuxième étape de cette reconstitution, dans un champ à Mayoc, commune située à 10 km de Kaniaque.
07:28C'est ici qu'ont été retrouvés les ossements de Delphine suite aux récents aveux de Cédric Jubilard.
07:34Toujours aucune préméditation, selon lui, qui indique avoir creusé la terre à main nue pour enterrer la jeune femme,
07:41sachant que les faits ont eu lieu en plein mois de décembre, en pleine nuit et sur un sol à
07:46moitié gelé.
07:47Peu de nouveaux éléments donc aujourd'hui, mais beaucoup d'incohérences,
07:50auxquelles sera confrontée Cédric Jubilard lors de son procès en appel prévu en avril prochain.
07:56Charles Huillier, correspondant d'Europe 1 en Occitanie.
07:59Et puis la grande première de Zinedine Zidane à domicile depuis sa nomination à la tête de l'équipe de
08:04France de football.
08:05Les Bleus reçoivent l'Italie au Stade de France.
08:07Coup d'envoi à 20h45, c'est la troisième journée de la Ligue des Nations.
08:11La météo, désormais, avec vous Marlène Duray.
08:15Et après les intempéries de mercredi, le département de l'Hérault doit faire face à une nouvelle dégradation.
08:19Effectivement, le département est même placé en vigilance orange.
08:22Pluie, inondation par Météo France en raison d'un petit épisode méditerranéen
08:25qui va se mettre en place cette nuit dans le secteur.
08:28Vigilance orange, pluie, inondation et jaune pour les orages aussi.
08:31Valable à partir de demain matin, 6h.
08:33Et qui se terminera vers 16h demain après-midi.
08:36Donc les premières pluies, on les attend ce soir autour du Golfe du Lion.
08:40Entre l'Aude, le Gard, l'ouest des Bouches-du-Rhône.
08:43Mais ça va revenir vers les Rônes.
08:44Donc il va y avoir une petite accalmie temporaire dans ce département.
08:47Et puis sur le reste des deux tiers sud, un ciel chargé en nuages,
08:50un risque d'averse, du temps sec sur le tiers nord.
08:53Et des températures qui seront comprises demain après-midi
08:55entre 19 et 25 degrés sur la moitié nord avec 23 à Paris.
08:59Et entre 22 et 27 sur la moitié sud avec 22 à Lyon et Montpellier,
09:0325 à Bordeaux ou encore 26 à Toulouse.
09:05Merci beaucoup Marlène Duray.
09:07Dans quelques instants, retour sur ces violences absolument inouïes autour des lycées
09:11avec les signatures d'Europe 1.
09:23Merci d'être à l'écoute d'Europe 1 en ce vendredi soir.
09:27Vous retrouvez maintenant vos signatures Europe 1,
09:29celles qui vous réveillent aux côtés de Dimitri Pavlenko,
09:32tous les jours entre 7h et 9h.
09:34Aujourd'hui, le directeur délégué de la rédaction du Figaro,
09:37Vincent Trémolet de Villers,
09:39nous parle d'une note du renseignement publiée par son journal
09:42et qui démontre le rôle direct de la France insoumise dans les blocages de lycées.
09:46Assumer la défense d'un mouvement qui vire au chaos,
09:48c'est risqué politiquement.
09:50Pourquoi ce choix, Vincent ?
09:51Alors vous savez, la mélanchonologie,
09:53ça n'est pas une science exacte.
09:54Le matin, on nous promet que le chef des insoumis est doux comme un agneau,
09:58que ce n'est plus qu'un honnête radical socialiste.
10:00Et puis l'après-midi, derrière le grand-père, on retrouve le loup,
10:03excité, à la première étincelle, comme un révolutionnaire.
10:06Contre la police, contre les journalistes, contre le Premier ministre,
10:08il vocifère, il menace et il insulte.
10:11Et on retrouve aussi la fascination des insoumis pour les enfants de l'immigration.
10:15Ils ne les regardent pas comme des personnes, non,
10:17mais comme un fabuleux gisement électoral
10:19qui pourra faire leur fortune politique.
10:22Alors qu'est-ce que ces variations enseignent, Dimitri ?
10:24D'abord, que les futurologues se trompent.
10:27Ils nous disent que le second tour Le Pen-Mélenchon donnera lieu à des violences,
10:30mais ce que l'on voit, c'est que le premier tour est dans six mois,
10:33et pourtant, les violences sont déjà là.
10:36Chaque jour, des dizaines d'élus insoumis attisent la colère
10:38partout où c'est possible en France.
10:40Ce mouvement préfère le conflit au débat, la tension plutôt que la délibération.
10:44La France insoumise cédera toujours à la tentation d'une émeute,
10:47quel que soit le candidat, quel que soit le résultat,
10:51quelles que soient les circonstances.
10:53Et la note que le Figaro publie montre bien d'ailleurs l'hybridation
10:56entre les militants de la gauche radicale et les délinquants.
10:59Parmi les interpellations, on passe sans cesse d'un gamin de 15 ans
11:02à un autre de 26 ans.
11:04Alors, 26 ans au lycée, c'est une performance.
11:06On découvre aussi que les meneurs passent d'une école à l'autre
11:09en trottinette électrique.
11:11Les mobilités douces au service de la gauche la plus dure,
11:14ce pourrait être une définition du jeune urbain radicalisé.
11:17Alors, le deuxième enseignement ?
11:18Eh bien, c'est un vieux proverbe, souvent Mélenchon varie, bien folle, qui s'y fie.
11:22Cette oscillation montre qu'il ne parvient pas à choisir entre les nécessités de l'élection
11:27et la fièvre de la révolution.
11:29Cette stratégie de l'école brûlée laisse perplexe beaucoup d'analystes politiques
11:32et doit parfois inquiéter ses troupes.
11:35Pourquoi un parti qui grimpe dans les sondages prend-il le risque de renforcer
11:38la défiance majoritaire qui existe déjà contre lui ?
11:40Pourquoi donne-t-il l'impression depuis deux jours de préférer la rage
11:44d'une minorité active à la sagesse d'une majorité paisible ?
11:47On se demande dans ces cas-là si pour LFI le réel existe
11:50ou si ce n'est qu'une illusion.
11:52On a l'impression que pour les amis de Mélenchon,
11:54la seule réalité agissante, c'est le fanatisme idéologique.
11:56Mais vous êtes certain, Vincent, que cette stratégie va lui être défavorable dans les urnes ?
12:01La jeunesse est avec lui, mal qu'à tout.
12:03Mais la France, malheureusement, n'est plus un pays jeune.
12:05Et si vous me permettez de renverser un vieux slogan,
12:08il y a toute une jeunesse qui emmerde la France insoumise.
12:10Mais jeune ou vieux, qui peut se réjouir du tableau effrayant
12:14qui défile sur nos écrans depuis lundi ?
12:16Les forces de l'ordre agressées, les jets d'acide,
12:19les colonels sans de Mandela à Nantes,
12:20bâtiment flambant neuf ravagé par les flammes.
12:23Et puis il y a ces symboles révoltants,
12:24un camion de pompiers incendié quand on sait avec quel courage
12:27les soldats du feu ont lutté cet été au péril de leur vie.
12:30Et ces voyous qui répandent du carburant à Marseille
12:32pendant que la France qui travaille angoisse à l'idée
12:34de faire son prochain plein.
12:36Puis enfin cette réalité terrifiante d'une jeunesse
12:38dont le cerveau fait tic-toc,
12:39une bouille qui mêle Gaza, le climat et la lutte contre l'ERN.
12:42Wesh alors, la langue est dévastée
12:44et le propos inintelligible.
12:46C'est un crève-cœur de voir ces gamins embarqués,
12:49il faudrait dire enrégimentés
12:51par la bêtise débraillée des insoumis.
12:53Tout cela révolte, tout cela inquiète
12:54et finira par se retourner
12:56contre les bouts de feu de la France incendiaire.
12:58Vincent Trémolet de Villers,
13:00l'édito politique avec nos amis du Figaro,
13:02à retrouver tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
13:05Blocage de lycées, violences urbaines,
13:08au cœur également de l'édito de Laurent Tessier.
13:10La France insoumise est donc à la manœuvre dans ce mouvement.
13:13Vous avez suivi, Laurent,
13:15la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon,
13:17hier soir devant ses militants.
13:19Europe 1, le journal de 20h.
13:21Près de 2000 personnes interpellées hier,
13:23plus de 300 policiers et gendarmes blessés.
13:25Hier soir, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole
13:27sur ses réseaux sociaux pendant plus d'une heure quinze.
13:29J'ai tout regardé.
13:29Voilà son discours aux jeunes dans les premières minutes.
13:31Si vous ne faites rien, vous n'aurez rien.
13:33Si vous faites les moutons, vous serez tondus.
13:36Si vous agissez, vous aurez un résultat.
13:38Il n'y a pas d'autre règle au rapport de force
13:41que l'engagement dans la lutte.
13:44Encore.
13:44Applaudissements dans la salle,
13:45il y a juste des violences,
13:46des agressions de professeurs,
13:48proviseurs, policiers, journalistes,
13:49des dégradations partout en France.
13:50Jean-Luc Mélenchon a poursuivi ses propos.
13:52Allez, en nuançant.
13:53Il est absurde de mettre le feu à des poubelles
13:56ou à des tas de cartons devant un lycée.
13:59Mais ce ne sont pas que des feux de poubelle
14:00ou des cartons qui brûlent.
14:01Pas un mot hier soir de Jean-Luc Mélenchon
14:03pour ce lycée Nelson Mandela à Nantes.
14:05Le hall de l'établissement a été brûlé.
14:06Pas un mot sur des incendies dans d'autres lycées.
14:08Des abribus explosés, un camion,
14:10des marins pompiers à Marseille pillés et incendiés.
14:12Mais Jean-Luc Mélenchon a seulement parlé
14:14de feux de poubelle.
14:15Il faudrait aussi trouver des excuses à ces jeunes
14:17qui participent à ce mouvement des lycéens.
14:19Même si une jeune personne peut être agitée,
14:22est-ce que vous ne savez pas que c'est prévu
14:23dans le plan constitutionnel génétique des êtres humains
14:26que les adolescents se mettent en danger ?
14:29Ça fait partie de la sélection.
14:30Allez voir Darwin si vous n'êtes pas content.
14:32Si commettre des violences est prévu
14:33dans le plan constitutionnel génétique,
14:35que voulez-vous faire ?
14:36Des lycéens aussi instrumentalisés,
14:37récupérés par LFI,
14:38et avec son langage guerrier,
14:40Jean-Luc Mélenchon a tenté de faire croire
14:41qu'il appelait au calme.
14:42Nous, nous sommes des combattants.
14:44Nous sommes en ordre.
14:45Nous sommes disciplinés.
14:46Vous ne devez pas faire autre chose
14:49que des méthodes de lutte non violentes.
14:51Et c'est moi qui vous le dis.
14:52Pas de méthode violente.
14:54Le message envoyé n'était pas le même
14:55en début de semaine avec Jean-Luc Mélenchon
14:57en personne et le maire LFI de Saint-Denis,
14:58Bali-Bagaeco.
14:59Mais la violence, à un moment donné,
15:00est un peu étrésitive aussi.
15:01Parents, militants insoumis,
15:04mobilisez-vous pour vous interposer
15:08face à la sauvagerie policière.
15:10Et vous voyez le résultat.
15:11Le chaos, la montée de la violence.
15:12Pendant 1h15,
15:13Jean-Luc Mélenchon n'a pas eu un seul mot
15:15aussi pour cette policière,
15:16cette jeune lieutenant stagiaire
15:17de la préfecture de police,
15:19poursuivie, projetée au sol à Paris
15:20hier après-midi,
15:21agressée par plusieurs individus.
15:22Pas un mot pour les 300 policiers
15:24et gendarmes blessés, non.
15:25Le leader de LFI a préféré
15:26s'en prendre à eux.
15:27Nous avons la conjugaison.
15:29Premièrement de violences policières
15:31dont nous savons jusqu'où
15:32elles peuvent aller.
15:34Nous sommes dans le pays de Naël.
15:36Nous sommes dans le pays
15:36où des individus s'en prennent
15:38quotidiennement à nos policiers
15:39et aux gendarmes.
15:391h15 de parole de Jean-Luc Mélenchon.
15:41L'instrumentalisation,
15:42la récupération sont en marche.
15:44Pendant ce temps, c'est le chaos.
15:45Europe 1.
15:45Le journal de 20h.
15:48Maëlle Hassani.
15:49L'édito de Laurent Tessier
15:51tous les matins à 6h15
15:52et 7h20 sur Europe 1.
15:54Place maintenant à votre signature
15:56Europe 1 du vendredi,
15:58Catherine Ney.
15:59Catherine, vous revenez également
16:00sur ces violences inouïes
16:01devant les lycées
16:02depuis plusieurs jours.
16:03Un chaos auquel personne ne s'attendait.
16:05C'est un peu comme
16:06les incendies de forêt cet été.
16:08Vous savez, au départ,
16:09il y a une dizaine de jours,
16:10c'est juste rien.
16:12Un mouvement de professeurs
16:13mécontents dans un lycée de Créteil
16:14avec des élèves
16:15qui prennent le relais
16:16et puis tout d'un coup,
16:17tout s'inflame.
16:18Et qui a tenu le briquet ?
16:20Eh bien, c'est elle et fille
16:20comme d'habitude.
16:21Car comme le dit Mélenchon,
16:23c'est prévu dans le plan
16:25constitutionnel génétique
16:25des êtres humains
16:26que les adolescents
16:27se mettent en danger.
16:29Mais qui les met en danger
16:30si ce n'est lui ?
16:31Parce que les ados,
16:32ça s'enflamme vite
16:33et ça fait n'importe quoi.
16:34Et puis, ils attirent
16:35les casseurs professionnels
16:36d'extrême-gauche
16:37qui arrivent
16:37avec leur mortier d'artifice.
16:39Mais si vous faites les moutons,
16:40vous serez tendus,
16:41vous n'aurez rien,
16:42leur dit-il.
16:43Et pour attiser les flammes
16:44de leur lutte,
16:45ces députés les plus aîlés
16:46sont aux portes des lycées
16:47pour les encourager,
16:48les flatter,
16:48Louis Boyard,
16:49Mathilde Plano,
16:49Clémence Guettet,
16:51Ercilia Soudé,
16:52en Seine-Saint-Denis
16:52et Emmerick Caron
16:53à Paris aussi.
16:54Alors, il leur dit aussi
16:55vous ne devez pas faire autre chose
16:56que des méthodes non violentes
16:58et il leur parle
16:59des violences policières.
17:00Nous savons jusqu'où
17:01elles peuvent aller,
17:02nous sommes dans le pays
17:02de Naël.
17:03Fin de citation.
17:04Et oui,
17:04et pour tout gouvernement,
17:05vous savez,
17:06la hantise,
17:07c'est décembre 86,
17:08la mort d'un étudiant
17:09va se tenir par des policiers
17:11à moto.
17:12Malik Ousekine,
17:13Jacques Chirac,
17:13Premier ministre,
17:14il avait d'ailleurs perdu
17:15la présidentielle.
17:16Mais c'était les manifs
17:17contre la loi de Vaquet
17:18qui avaient été organisées
17:19dès le mois de juillet
17:20par François Mitterrand
17:21et un certain Julien Drey.
17:22Mais depuis,
17:23face aux jeunes,
17:24les policiers ont des consignes
17:25très strictes
17:26et finalement,
17:26pas les moyens
17:27de répondre aux casseurs.
17:28Et cette faiblesse-là,
17:29Mélenchon en profite.
17:30Alors il peut faire le gentil,
17:31le doux qui parle
17:32de non-violence,
17:33alors que c'est lui
17:34qui la déclenche.
17:35Mais sur toute révolte étudiante,
17:36l'FI est toujours sur place.
17:38Moi j'ai le souvenir
17:39d'une grève à Jussieu.
17:40Les étudiants campaient
17:41à l'intérieur de l'université.
17:43Éric Coquerel
17:43passait les nuits avec eux.
17:45La police les a délogés.
17:46Et Gérard Miller,
17:47qui depuis mis en examen
17:48pour viol sous hypnose
17:49de 90 femmes et mineures,
17:51tiens,
17:51vous avez remarqué,
17:52on n'en parle plus,
17:54que fait la justice ?
17:55Eh bien,
17:55elle avait créé une télévision
17:57pour Mélenchon
17:57et interviewé une étudiante
17:58qui témoignait
17:59avoir vu la police
18:00taper très fort
18:01sur un étudiant
18:02qui avait la tête en sang.
18:03On a cherché partout
18:04dans les hôpitaux,
18:05ça n'existait pas,
18:05c'était un mensonge.
18:07Et Miller avait dit
18:07que sous les coups
18:08de l'émotion,
18:09on peut dire des choses
18:10comme ça.
18:10Bref,
18:11c'était un encouragement
18:12au faux témoignage.
18:13Et tu cherches
18:13Jean-Luc Mélenchon ?
18:14Il l'a théorisé
18:15il y a longtemps
18:16dans un livre,
18:17c'est à la conquête
18:18du chaos
18:18pour l'émergence
18:19d'un ordre nouveau.
18:21Aujourd'hui,
18:21s'il chauffe les jeunes,
18:22c'est pour ajouter
18:23du chaos
18:23au chaos de la France
18:25pour greffer leur révolte
18:26sur le cortège de mardi
18:28où les fonctionnaires
18:29vont manifester,
18:30souffler sur les braises sociales.
18:32Il exerce une pression maximum
18:34sur la gauche
18:34pour qu'elle vote la censure
18:36sur le budget.
18:37Marine Le Pen
18:38ayant laissé entendre
18:39que peut-être
18:39elle ne votera pas.
18:41La rue,
18:41à sept mois de la présidentielle,
18:43s'est créé
18:43un climat de peur
18:44qui favorise
18:45le Rassemblement National
18:46car ce qu'il veut,
18:47c'est un duel
18:48avec elle,
18:48Marine Le Pen.
18:49Il perdra la présidentielle
18:50mais lui,
18:51il s'installera
18:52comme le cador de la gauche.
18:54Ce qu'il cherche,
18:55c'est cette hégémonie-là,
18:56avoir tué les socialistes
18:58et en attendant,
18:58pour la droite,
18:59le Rassemblement National,
19:00pour le centre.
19:01Mélenchon est bien
19:02dans le rôle
19:03de l'adversaire numéro un,
19:04dans le rôle du salopard,
19:06ce qu'il aime d'ailleurs.
19:07Il faudrait l'interdire,
19:08dit...
19:09Attends,
19:10M. Retailleau.
19:11Europain,
19:12le journal de 20h,
19:13Maëlle Sani.
19:15Signature Europain du vendredi,
19:17Catherine Ney,
19:18et notez que vous retrouverez
19:19lundi,
19:20Philippe Vall,
19:21à 8h30 sur Europain.
19:22On continue de décrypter
19:24cette colère lycéenne
19:25qui s'est transformée
19:26en violence urbaine
19:26avec l'invité
19:27de Dimitri Pavlenko
19:29dans Europain Matin.
19:30Trois questions,
19:32un expert
19:32sur cette crise lycéenne
19:34qui s'aggrave.
19:35Bonjour,
19:36Pierre Bentata.
19:37Bonjour.
19:37Bienvenue sur Europain.
19:38Vous êtes essayiste,
19:39maître de conférence
19:40à la faculté de droit
19:41et sciences politiques
19:42d'Aix-Marseille.
19:43Alors,
19:43dans une tribune
19:44parue hier dans le Figaro,
19:45vous penchez,
19:46Pierre,
19:46sur le point de départ
19:47de cette mobilisation lycéenne.
19:49Le manque de moyens
19:50et de profs,
19:51c'est en tout cas
19:51ce qu'ils disent.
19:52Alors,
19:53vous êtes allé vérifier
19:53ce qu'il en était,
19:54ce que vous avez trouvé.
19:56Si l'on peut dire,
19:56Pierre Bentata,
19:57c'est qu'en comparaison
19:58de nos voisins,
19:59l'école de France
20:00n'est pas si désargentée
20:01que cela.
20:02On ne manque pas
20:02tant que cela de moyens
20:03en réalité.
20:05Non,
20:05non,
20:06quand on se compare
20:06à la moyenne européenne,
20:08qu'on regarde la dépense
20:09en pourcentage du PIB,
20:10donc la part de la valeur
20:11qu'on attribue
20:12à l'éducation,
20:14on n'est pas du tout,
20:15on est un peu au-dessus
20:17de la moyenne
20:18et on n'est pas du tout
20:18les plus à plaindre.
20:19Et même chose
20:20lorsqu'on regarde
20:21les effectifs,
20:22si on regarde
20:22le nombre d'élèves
20:23par enseignant,
20:24là aussi,
20:25on est plutôt
20:26dans la moyenne haute,
20:27mais donc,
20:28on n'est pas du tout
20:29en queue de peloton,
20:30on n'est pas dernier,
20:32on n'est pas dans
20:32une situation particulière.
20:33Mais alors,
20:34où est le problème concrètement ?
20:35Parce qu'il y en a un
20:36malgré tout,
20:36si on entend nos lycéens.
20:38Oui,
20:39oui,
20:40en tout cas,
20:41le problème qu'il y a,
20:42c'est le décalage
20:42entre ce qu'on dépense
20:43et les résultats.
20:44Et là aussi,
20:45quand on compare
20:45aux pays européens,
20:46on voit bien que
20:47des pays qui sont très bons,
20:48notamment l'Estonie,
20:49qui est toujours premier
20:50dans les classements PISA
20:51d'Europe,
20:52l'Estonie arrive
20:53à faire beaucoup mieux
20:54avec beaucoup moins.
20:55Donc,
20:56les étudiants ont raison
20:57de se plaindre,
20:58mais pas en demandant
20:58davantage d'argent
20:59parce que ce n'est pas ça
21:00le problème de fond.
21:01Alors,
21:02c'est quoi le problème justement ?
21:03Quel est-il ?
21:05Le problème de fond,
21:06il y a certainement
21:07plusieurs approches,
21:08mais la mienne,
21:09c'est qu'il est très difficile
21:10en réalité,
21:11quand on a une éducation
21:13qui est très centralisée,
21:14comme nous,
21:15où les établissements
21:16ne sont pas du tout autonomes,
21:18il est très difficile
21:19de savoir comment trouver
21:20la bonne méthode
21:20pour enseigner
21:21et quoi enseigner
21:22aux étudiants.
21:23Et on voit que les pays
21:24qui ont des très bonnes
21:25performances en Europe
21:26mais aussi dans le monde,
21:27mis à part le cas
21:28de la Chine
21:28qui est vraiment une exception,
21:29mais sinon,
21:30c'est des endroits
21:31où les établissements
21:32sont autonomes,
21:32où on peut choisir
21:33comment on recrute,
21:34où les parents choisissent
21:35où ils envoient leurs enfants
21:36et où les méthodes
21:38vont du coup bouger
21:39d'une situation à l'autre,
21:41d'une ville à l'autre,
21:42d'une région à l'autre.
21:43Et tout le contraire
21:44de ce qu'on voit en France,
21:45où on a un système
21:45qui est hyper centralisé,
21:47des programmes uniques,
21:47une sectorisation
21:48qui limite considérablement
21:50le choix de son établissement.
21:51C'est là que le bas blesse,
21:52c'est là-dessus
21:53que les lycéens,
21:54finalement,
21:54devraient insister,
21:55selon vous,
21:56Pierre Bentata ?
21:57Ben oui,
21:58c'est là-dessus,
21:58parce que là,
21:59quand on entend
21:59ceux qui sont en Seine-Saint-Denis
22:01qui nous disent
22:02« oui, mais il n'y a pas
22:03d'égalité des chances »,
22:04d'une certaine manière,
22:04ils n'ont pas tort
22:05si les programmes
22:06ne sont pas du tout adaptés
22:07pour des gens
22:07qui sont dans leur situation.
22:10Mais si on avait
22:11une vraie autonomie,
22:12on pourrait rechercher
22:13quelles sont
22:13les meilleures méthodes
22:14pour chacun.
22:14On aurait des profs
22:15beaucoup plus motivés
22:16parce qu'on aurait aussi
22:17des salaires
22:17qui seraient différents
22:18en fonction des performances
22:19des différents enseignants.
22:21Et donc,
22:21je sais que ça fait toujours peur
22:22de parler de concurrence,
22:24mais c'est un très bon moyen
22:26pour faire émerger
22:27de l'information
22:28qu'on ne peut pas avoir
22:29quand on décide
22:29au niveau d'un ministère.
22:31Alors,
22:31vous soulignez,
22:32par exemple,
22:32dans votre tribune
22:33que c'est dans l'académie
22:34de Versailles
22:35que sur le plan
22:37des effectifs d'enseignants
22:38que la pénurie de profs
22:39est la plus forte.
22:40L'académie de Versailles,
22:41on a 70% des établissements
22:43qui sont concernés
22:44par l'absence
22:45d'au moins un enseignant.
22:46Et pourtant,
22:47ce n'est pas là
22:47que la mobilisation
22:48a débuté précisément.
22:50C'est plutôt,
22:50justement,
22:51dans ce département
22:53de Seine-Saint-Denis
22:54dont vous venez de parler.
22:55Comment vous expliquez ça,
22:56justement ?
22:59Parce que je pense
22:59que le cœur du problème
23:01n'est pas tant,
23:01en fait,
23:02l'absentéisme
23:03ou le manque de moyens.
23:04C'est la crainte
23:05de se dire
23:05qu'on n'est pas bien
23:07préparé à avoir un emploi.
23:08Et ça,
23:08quand on regarde ensuite
23:10les taux de chômage
23:11ou ce qu'on appelle
23:12les taux NIT,
23:13les élèves
23:14qui ne seront ni en formation
23:15ni en emploi plus tard,
23:16évidemment qu'on est plus inquiet
23:18quand on vient de Seine-Denis
23:19que quand on vient de Versailles.
23:20Donc,
23:20d'une certaine manière,
23:22cette inquiétude,
23:22elle est légitime.
23:23À mon avis,
23:24c'est la méthode
23:24et c'est l'horizon
23:25qui n'est pas bon.
23:26Europe 1.
23:27Le journal de 20h.
23:30Maëlle Hassani.
23:31Voilà l'invité
23:32de Dimitri Pavlenko.
23:34C'était tout à l'heure
23:35dans Europe 1 Matin.
23:37Belle soirée
23:38à l'écoute de votre radio.
23:39Très bon week-end également.
23:40Dans un instant,
23:41votre journal permanent
23:42suivi du Studio des Légendes
23:44avec Cyril Delamorainerie.

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