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00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir Pierre, bonsoir à tous. A la une de votre journal, la directrice d'une école maternelle séquestrée dans son
00:11bureau, menacée au moyen d'une arme de poing, une institutrice violentée.
00:16Nouvelle attaque contre le personnel enseignant dans un établissement à Nice. Ce matin, les détails avec le correspondant d'Europe
00:221 dès le début de ce journal.
00:232,29 euros le litre de gasoil en moyenne. On reste largement au-dessus des niveaux d'avant-guerre au
00:30Moyen-Orient.
00:30Mais les prix baissent dans la plupart des stations-services françaises. Conséquence du déblocage d'une partie des stocks stratégiques
00:36de diesel.
00:37Illustration à Toulouse dans quelques instants. 41 lycées bloqués en ce lundi de rentrée scolaire.
00:42Le mouvement de contestation perd du terrain, mais la mobilisation devrait s'amplifier au cours de la semaine.
00:48La crise va-t-elle encore durer ? Vous entendrez l'analyse de Vincent Trémollet de Villers, du Figaro, dans
00:52une quinzaine de minutes.
00:54Dans ce journal également, portrait de Kimi Antonelli, le prodige italien de la Formule 1, sacré champion du monde, hier
01:00à l'âge de 20 ans.
01:02Europe 1
01:05Une nouvelle attaque sidérante contre le personnel enseignant dans une école maternelle de Nice.
01:10La directrice menacée au moyen d'une arme de poing par une femme de 36 ans. Une institutrice également violentée.
01:17Bonsoir Frédéric Michel.
01:19Bonsoir Maël, bonsoir à tous.
01:21Vous êtes le correspondant d'Europe 1 dans les Alpes-Maritimes. Les faits se sont produits dans la matinée en
01:26ce lundi de rentrée scolaire.
01:28Oui, et selon le parquet de Nice, qui vient à l'instant de nous adresser un communiqué, cette femme âgée
01:33de 36 ans, mère de deux enfants scolarisés au sein de l'école maternelle, est arrivée vers 9h, sollicitant un
01:40entretien en urgence avec la directrice de l'école.
01:42Elle aurait alors menacé en pointant une arme à feu dans sa direction et en portant des accusations sur des
01:47faits d'agression sexuelle dont tant de ses enfants auraient été victimes.
01:51Elle lui assène une gifle, lui tire les cheveux, la frappe avec l'arme et commet un simulacre de roulette
01:56russe en précisant n'avoir que deux balles.
01:58La femme est calme, dit la directrice dans ses premières déclarations. La scène dure près d'une heure dans le
02:04bureau. En sortant, elle aurait croisé une enseignante auprès de qui elle portait les mêmes accusations.
02:10Elle giflait cette enseignante et pointait l'arme dans sa direction après l'avoir actionnée. Elle quittait ensuite l'établissement.
02:15Le maire de Nice-Éric Ciotti dénonce des actes inqualifiables, intolérables.
02:21Ce sont des faits d'une violence inouïe. L'école, qui est un sanctuaire où la violence n'a pas
02:27sa place, a été aujourd'hui violée.
02:31Fort heureusement, de ce que je sais, aucun élève n'a été témoin de cette violence ce matin.
02:37Alors la perquisition du domicile de l'agresseuse n'a pas permis de retrouver l'arme de poing utilisée.
02:41Née en 1990, la mise en cause indique avoir la double nationalité tunisienne et italienne.
02:47Elle serait en situation irrégulière sur le sol français.
02:50Frédéric Michel, correspondant d'Europe 1 à Nice.
02:53Réaction du ministre de l'Éducation nationale après cette nouvelle attaque contre le personnel enseignant.
02:58Édouard Jeffrey dénonce une agression intolérable.
03:01S'en prendre à ces deux femmes dans l'exercice de leur fonction, c'est s'en prendre à l
03:04'école tout entière, ajoute-t-il.
03:06Des rassemblements à la mi-journée devant plusieurs casernes partout en France.
03:10En soutien aux pompiers grièvement blessés par balle hier près de Marseille.
03:14Un adjudant-chef de 53 ans touché à bout portant au thorax par des tirs de chevrotine lors d'une
03:19intervention sur un incendie de véhicule.
03:21Son état de santé s'est amélioré ces dernières heures.
03:24Le suspect placé en garde à vue souffrirait de troubles psychiatriques.
03:28Vous écoutez Europe 1, il est 20h04.
03:30Début octobre, le gouvernement annonçait le déblocage d'une partie des stocks stratégiques de diesel.
03:36Avec l'espoir d'une baisse des prix à la pompe.
03:38Et bien ce scénario commence à se vérifier sur le terrain.
03:42Le litre de gasoil coûte en moyenne 2,29 euros au niveau national aujourd'hui contre 2,38 euros en
03:48milieu de semaine dernière.
03:49Illustration dans une station toulousaine avec le correspondant d'Europe 1, Charles Huillier.
03:54Dans cette station-service de supermarché, la baisse sur le gasoil a été spectaculaire.
03:59Moins 15 centimes en quelques jours.
04:01Loïc apprécie mais reste dubitatif.
04:04C'est pas mal.
04:05Et je pense que s'ils ont fait le geste maintenant, ils auraient pu le faire avant.
04:07Même prudence pour Pierre, retraité, car c'est toujours trop cher.
04:11Ça passe à 2,16.
04:13J'ai mis 28 litres et ça coûte 62 euros.
04:15C'est mieux mais ça devrait être plus bas encore.
04:172,16 c'est anormal.
04:19Ben oui, là je vais en Espagne, je suis à 1,70.
04:22C'est anormal que ce soit aussi cher, malgré cet effort.
04:25Mais peu importe pour Julie.
04:27Elle profite, surtout que ses prix ne seront peut-être pas éternels.
04:30Là j'en ai eu pour 100 euros pour 46 litres.
04:33Ça a baissé effectivement un petit peu.
04:35Donc maintenant j'en ai pour 100 euros le plein, avant j'en avais pour plus de 115 euros.
04:39Il y a quand même une différence, après j'ai peur que ça ne dure pas.
04:42Une bouffée d'air qui, en effet, ne devrait durer que 2 ou 3 mois.
04:46Et beaucoup ici redoutent déjà un réveil difficile en début d'année prochaine.
04:51Toulouse, Charles-Luc Villiers, Europe 1.
04:53Emmanuel Macron se réjouit ce soir de cette accalmie sur le prix du gasoil.
04:57Le président de la République salue, je cite, des solutions concrètes qui portent leurs fruits.
05:02Autre bonne nouvelle pour les automobilistes, les cours du pétrole repartent à la baisse.
05:06Aujourd'hui, le prix du baril de Brent chute de plus de 6% pour atteindre les 106 dollars.
05:12Conséquence de la reprise du dialogue entre l'Iran et les Etats-Unis pour éviter une reprise des bombardements.
05:17Le chef de la diplomatie iranienne évoque des discussions très intenses via les médiateurs qatariens et pakistanais.
05:23La commission européenne dénonce une tentative délibérée de perturber notre chaîne d'approvisionnement alimentaire.
05:29Les réfrigérateurs de plusieurs supermarchés touchés par une cyberattaque.
05:33Aujourd'hui, de nombreux pays du vieux continent concernés.
05:36C'est le cas de la Belgique, de l'Estonie, de la Suède ou encore des Pays-Bas.
05:40Les enseignes contraintent de jeter une grande quantité de marchandises.
05:43Un piratage similaire avait été mené en France.
05:45Il y a tout juste 3 semaines.
05:4820h06 sur Europe 1, seuls 41 lycées bloqués en ce jour de rentrée scolaire.
05:52Mais le gouvernement n'en a pas fini avec le mouvement de contestation.
06:04La rentrée scolaire s'est déroulée sans encombre dans la quasi-totalité des lycées.
06:09Aujourd'hui, 6 semaines après le début du mouvement de contestation.
06:12Seuls 41 établissements restaient bloqués à l'appel de l'intersyndicale de la jeunesse.
06:17Parmi eux, le lycée Montebello à Lille, où s'est rendu le correspondant d'Europe 1, Maximilien Carlier.
06:22Plus de moyens pour les lycées.
06:24Message écrit sur une bâche blanche devant les grilles de l'établissement.
06:28On voit quelques poubelles en feu, une route barrée, 200 jeunes rassemblés.
06:32Les récentes annonces du gouvernement sont insuffisantes.
06:34Selon deux lycéens en classe de terminale.
06:36Je pense qu'il faut qu'on continue de se faire entendre tant qu'il n'y a pas de
06:39vraie réforme, qu'on continue la mobilisation.
06:41Le gouvernement dit qu'ils entendent les élèves, mais qu'ils agissent en fait, qu'ils bougent.
06:45La suppression définitive de Parcoursup, des classes non surchargées.
06:49Voici ce qu'on réclame, insistent ces deux jeunes.
06:52Mais d'autres s'inquiètent de l'accumulation des blocus, des cours annulés.
06:55C'est le cas de cet élève de seconde.
06:57On vient d'arriver, on n'a pas fait énormément de cours.
06:59Et on commence les blocus et tout, et je ne sais pas si ça va se terminer.
07:02Ça peut nous mettre en retard pour les prochaines classes.
07:04Juste à côté de lui, son camarade de classe compte sur ses doigts les semaines de blocage depuis la rentrée
07:10de septembre.
07:10Quatre au total.
07:12Alors il y a certes les cours à distance, mais c'est inadapté face à tout ce retard accumulé, concluent
07:16ses élèves.
07:18À Lille, Maximilien Carlier, Europe 1.
07:20Et si la semaine débute globalement dans le calme, la situation devrait se tendre dans les prochains jours.
07:26Dès demain, des syndicats étudiants appellent à une journée noire dans les universités.
07:30Et jeudi 5 novembre, une nouvelle journée de manifestation et de grève est prévue.
07:34Le Premier ministre Sébastien Lecornu se dit prêt à recevoir à nouveau les organisations lycéennes la semaine prochaine pour écouter
07:41leurs revendications.
07:42Le BHV est placé en redressement judiciaire.
07:45Aujourd'hui, cette procédure qui ouvre une période d'observation de 6 mois renouvelables
07:49avait été demandée par la direction du grand magasin parisien la semaine dernière.
07:53Cette institution présente dans la capitale depuis 70 ans connaît d'importantes difficultés financières ces derniers mois.
07:59Difficulté aggravée par un partenariat controversé avec le géant de la fast fashion Chine il y a un an.
08:05Un premier incident majeur sur la route du Rhum.
08:08Francis Joyon, vainqueur de l'édition 2018, a chaviré en mer celtique au deuxième jour de la course.
08:14Les organisateurs précisent que le navigateur de 70 ans n'est pas blessé.
08:18Une opération de secours est lancée dans des conditions météo considérées comme correctes.
08:23Et puis cela faisait plus de 7 décennies que son pays attendait cela.
08:27Le prodige italien Kimi Antonelli, sacré champion du monde de Formule 1 hier.
08:32Après avoir décroché la troisième place du Grand Prix du Mexique, vous l'avez suivi sur Canal+.
08:36Un premier titre décroché à seulement 20 ans et au terme d'une année 2026, stratosphérique, Cyril Delamorinerie.
08:43Oui, après avoir signé 9 victoires, 16 podiums et 7 pole position en 2026,
08:48Kimi Antonelli a réalisé le rêve de sa vie.
08:51Après sa troisième place au Mexique, l'Italien a bel et bien remporté la couronne mondiale en Formule 1.
08:57Les commentaires sont signés Julien Fébraud sur Canal+.
09:00Il l'a fait ! Kimi Antonelli est champion du monde de Formule 1 2026 !
09:09Au volant de sa Mercedes, sous son casque, l'Italien a été submergé par l'émotion.
09:14Kimi Antonelli, félicité par son père, lui-même ancien pilote, avait du mal à réaliser.
09:19On l'a fait ! Je suis tellement heureux !
09:23C'est un nouveau point de départ sur lequel il faudra s'appuyer afin de m'améliorer.
09:26Parce qu'on veut continuer à gagner, c'est le meilleur sentiment au monde.
09:31A seulement 20 ans, Kimi Antonelli devient le troisième Italien champion du monde,
09:36pays où le sport automobile est roi.
09:37Ce succès est presque inexplicable, avoue pour sa part dans le journal L'Équipe Alain Prost,
09:43qui lui a dû attendre l'âge de 30 ans pour remporter le premier de ses quatre titres mondiaux.
09:49Cyril de la Maurinerie, 20h12 sur Europe 1, le temps.
09:53La météo avec la caméra extérieure au Miris.
09:56Au Miris, alarme et télésurveillance, vous êtes entre les meilleures mains.
09:59Un service opéré par EPS à Greyknaps.
10:01Marlène Duret, la météo avec vous.
10:04Alors au programme demain, nuageux pour les uns, ensoleillés pour les autres et frais pour presque tout le monde.
10:09Oui, c'est une météo assez tranchée avec pas mal de brouillard de grisaille le matin.
10:13Par exemple de la frontière belge au pays de la Loire et le long de la Manche,
10:17avec quelques pluies sur la pointe bretonne et la pointe du Cotentin.
10:20De même qu'au sud de la Garonne, remontant vers le massif central,
10:23le nord de Rhône-Alpes, le Jura, le sud de l'Alsace.
10:26Oui, un ciel assez brumeux, gris le matin avant de laisser place à un ciel variable.
10:31Attention aux brouillards givrants, tiens, à des altitudes à partir de 1000 mètres sur l'Auvergne et le Limousin.
10:36Et puis ailleurs, c'est plutôt le soleil qui domine les températures.
10:40Alors en baisse l'après-midi, si elles sont stationnaires le matin, elles baissent l'après-midi.
10:447 degrés attendus à Clermont-Ferrand.
10:46Il fera 9 à Metz, 10 à Lyon et Nevers.
10:4811 à Paris, 12 à La Roche-sur-Yon et Montauban.
10:52Et 15 à 19 près des rivages méditerranéens.
10:54Ça monte jusqu'à 20 en Corse du Sud.
10:56Merci beaucoup Marlène Duret.
10:58Dans un instant de votre journal de 20h sur Europe 1,
11:01vous retrouverez l'édito politique de Vincent Trémollet de Villers.
11:14Merci d'écouter Europe 1 en ce lundi soir.
11:18Place maintenant à vos signatures.
11:19Europe 1, celle qui vous réveille tous les matins entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
11:25On sort d'un nouveau week-end très tendu.
11:27Un troisième samedi marqué par des manifestations et des violences.
11:30Et dans son édito politique, Vincent Trémollet de Villers,
11:33le directeur délégué de la rédaction du Figaro,
11:36se pose cette question.
11:37Quand allons-nous sortir de ce chaos ?
11:39Ça risque de durer malheureusement.
11:41Et en quelques semaines, cette crise a déjà fait une victime essentielle.
11:45C'est la liberté.
11:47Écrire son nom, c'est prendre la mesure de tout ce qui la menace.
11:50La liberté, fondement de notre société.
11:52Premier mot de la République française.
11:53Et chaque semaine, un peu plus malmenée, vandalisée, saccagée.
11:57Il faut dire que depuis le premier jour, ce mouvement lycéen confond
11:59le droit de manifester et le désir de détruire.
12:02La pulsion nihiliste qui l'accompagne donne aux casseurs et aux censeurs
12:05le sentiment d'une puissance sans limite.
12:07Plus de contraintes, plus de sélection, mais surtout plus d'altérité.
12:11Le ressenti personnel justifie tout.
12:13Il est le moteur à explosion de cette histoire.
12:16Ce n'est pas la liberté qui guide le peuple,
12:17mais le narcissisme qui désoriente une partie de la jeunesse.
12:21Gavroche veut autant de flammes sur Snapchat que d'incendies dans les rues.
12:24Mais la liberté de manifester, globalement, elle reste respectée.
12:27En quoi nos libertés vraiment sont menacées, Vincent ?
12:30Un bilan sommaire devrait réveiller les consciences les plus assoupies.
12:33La violence et les pillages ont obligé l'État à user des restrictions imaginées
12:36pour les temps de guerre, couvre-feu, zones interdites.
12:39La liberté la plus élémentaire, celle d'aller et venir,
12:42est retirée aux gens ordinaires pour éviter que le temps d'un après-midi,
12:45les violences emparent de l'espace public.
12:47Le confinement des braves contribuables qui paieront les dégâts des vandales,
12:50c'est un nouvel élément de la vraie injustice systémique,
12:54celle qui dépouille les citoyens honnêtes au profit de ceux qui ne le sont pas.
12:57Autre liberté mise à mal, la liberté d'entreprendre, de vendre, de travailler.
13:01Elle a disparu chaque samedi des centres-villes.
13:04Il ne s'agit plus d'achalander sa boutique, mais de la barricader,
13:07panneaux de liège, entreprises de protection privée.
13:10Chacun fait comme il peut, puisque l'État est entièrement concentré
13:13sur la sécurisation du chaos.
13:15L'État n'est plus dépositaire de la violence légitime.
13:18Il encadre dit mieux qu'il peut une violence débridée.
13:21La liberté d'apprendre et d'enseigner.
13:24Enfin, pour nombre de lycéens, d'étudiants et de professeurs
13:26n'est déjà qu'un vieux souvenir.
13:27Des groupes ultra minoritaires empêchent, intimides et menacent.
13:31Une large majorité de jeunes gens qui veulent profiter de ces semaines décisives
13:35pour apprendre à penser et à vivre en toute indépendance.
13:39Des groupes de gamins profitent à ciel ouvert de la faiblesse des pouvoirs publics.
13:43Et le blocus pour tous à terme, c'est aussi l'ignorance et la bêtise pour tous.
13:47Et vous nous dites, Vincent, que la liberté d'expression, elle ne semble pas plus en forme.
13:51Ben non, comme un cordon de police, une boutique de téléphone,
13:54une équipe de journalistes le 17 octobre,
13:56la liberté d'expression est attaquée de toutes parts.
13:59Elle n'était déjà pas très vaillante.
14:00Mais depuis l'horrible attentat raciste de Trappes
14:03et la récupération monstrueuse de ce drame par toute la gauche,
14:06on assiste à une sorte de délire collectif,
14:09une transe punitive, une Robespierre Académie.
14:12Les insoumis et leurs amis veulent donc interdire ces news,
14:15décider qui officie à BFM,
14:16surveiller les reportages de France 2,
14:18criminaliser la sémantique,
14:20baillonner le Rassemblement National,
14:21mais aussi Bruno Retailleau ou Edouard Philippe s'ils parlent d'immigration.
14:24Pas de liberté pour les ennemis des insoumis,
14:27c'est le principe que Jean-Luc Mélenchon veut installer
14:30avant même l'élection présidentielle.
14:32Et contre cette ivresse tyrannique,
14:34cette fièvre pré-totalitaire,
14:35il est urgent que se dressent tous les démocrates.
14:38Et c'est aussi le moment d'entendre les voix de ceux qui depuis des années
14:42posent de face ou de profil sur tapis rouge ou en papier glacé,
14:47en valeureux défenseurs de la liberté.
14:54Vincent Trémolet de Villers,
14:55l'édito politique avec nos amis du Figaro tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
15:01Alors le fiasco du 17 octobre ne s'est fort heureusement pas reproduit samedi dernier,
15:05mais il ne faut pas s'habituer aux violences désormais hebdomadaires
15:09contre les forces de l'ordre, les commerçants et contre les journalistes.
15:13C'est le message de Laurent Tessier dans son édito du jour.
15:16Oui, c'était la une du JDD, le journal du dimanche hier.
15:18La violence chaque semaine, ras-le-bol.
15:20Oui, ras-le-bol de vivre toutes ces violences annoncées chaque semaine.
15:23Ras-le-bol de voir nos commerçants touchés pillés,
15:25nos camarades journalistes pris pour cible,
15:27nos sapeurs-pompiers, nos policiers et gendarmes attaqués
15:29comme ces gendarmes visés par des cocktails Molotov samedi.
15:32La semaine dernière, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, faisait ce bilan.
15:35Sur les forces de l'ordre blessés,
15:37on a dépassé le millier de forces blessées,
15:40de policiers et gendarmes.
15:41Donc évidemment, le nombre est conséquent.
15:43Et le bilan monte chaque semaine.
15:44Plus de 1500 policiers et gendarmes blessés en deux semaines.
15:48Plus de 1500, que tout le monde se rende bien compte.
15:50Et la gauche est bien silencieuse.
15:52Aucun message sur les réseaux sociaux de François Hollande,
15:54Raphaël Glucksmann, le socialiste Olivier Faure,
15:57lui qui avait parlé le 19 août des gendarmes à Sainte-Solines
15:59comme de voyous en uniforme.
16:01Rien de l'écologiste Marine Tondelier,
16:03du communiste Fabien Roussel pour ses hommes et ses femmes
16:05qui risquent leur vie.
16:06La gauche silencieuse, l'extrême gauche bruyante
16:08avec les discours anti-flics de LFI de Jean-Luc Mélenchon.
16:11Mobilisez-vous pour vous interposer
16:14face à la sauvagerie policière.
16:17Pourquoi j'ai dit un jour, la police tue ?
16:19Cette troupe n'est plus tenue.
16:21Et dans sa tête, il y a des idées pourries, racistes.
16:24Évidemment, pas un mot ce week-end de Jean-Luc Mélenchon
16:26pour les policiers et gendarmes blessés.
16:28Il préfère reprocher aux chaînes d'information
16:30de montrer, je le cite, des images de feux de poubelle.
16:33Quand il parlait ces derniers jours d'un policier,
16:35il l'appelait aussi l'autre.
16:36L'autre, il est là, pas parce qu'il avait envie,
16:38mais parce que c'est son métier et qu'il en assume les risques.
16:42Courage à nos forces de l'ordre qui entendent des cris.
16:44Tout le monde déteste la police.
16:45Une haine anti-flics contre des hommes et des femmes
16:47qui se lèvent le matin, disent bonne journée à leurs compagnons,
16:49leurs enfants, sans savoir dans quel état
16:51ils rentreront le soir.
16:53Personne ne peut être étonné par cette violence
16:55avec des discours de LFI qui ciblent les forces de l'ordre.
16:57La police tue.
16:58Si cette loi passe, elle tuera encore plus.
17:00On a aussi certains policiers
17:02qui, j'allais dire, font preuve
17:04de violences policières absolument pas légitimes.
17:07La police tue et la police tue.
17:09Parce que oui, c'est vrai,
17:11ça les fait criser quand on dit que la police tue.
17:14Une haine alimentée depuis des années,
17:15comme Jean-Luc Mélenchon avec son message sur les réseaux sociaux,
17:18le 6 juin 2022.
17:20La police tue.
17:21Oui, c'était le 6 juin 2022.
17:22Et vous voyez, à force de lancer ces accusations,
17:24vous voyez les conséquences.
17:25Ce gendarme blessé brûlé à la jambe
17:26par un cocktail Molotov samedi.
17:28Cette jeune policière,
17:29poursuivie il y a un mois à Paris,
17:30projetée à terre, frappée.
17:31Ce policier tabassé à Belfort.
17:33À chaque fois, nous sommes tout près d'un drame.
17:44Et nous sommes loin des images de remerciements
17:46dans les rues pour nos policiers et gendarmes
17:48lors de la venue du pape Léon XIV.
17:49C'était il y a un peu plus d'un mois.
17:55Bruno Retailleau, le président d'ALR,
17:57a partagé hier un message sur ses réseaux sociaux
17:59pour les forces de l'ordre.
18:00À chacun d'entre eux, je veux dire simplement ceci.
18:02Merci, merci de veiller sur nous,
18:04même quand nous oublions de vous le dire,
18:06même quand ceux que vous protégez
18:07disent qu'ils vous détestent.
18:09Fin de citation.
18:10Alors oui, à nos policiers et gendarmes,
18:11aux 70 000 mobilisés pour nous protéger
18:13chaque samedi.
18:13À nos sapeurs-pompiers,
18:15oui, disons-leur tout simplement,
18:16merci.
18:17Europe 1, le journal de 20h.
18:20Maëlle Hassani.
18:22L'édito de Laurent Tessier,
18:23tous les matins à 6h15 et 7h20
18:26sur Europe 1.
18:27Direction la Pologne,
18:28à présent dans l'édito international
18:30de Vincent Hervouet.
18:32La Pologne où une grave crise est en cours,
18:34la situation est digne
18:36des pires républiques bananières, Vincent.
18:39Europe 1, le journal de 20h.
18:42Au départ, il y a un conflit de légitimité.
18:45D'un côté, le président élu l'an dernier
18:46au suffrage universel,
18:48Carole Navrochi, un quadragénaire,
18:50historien, conservateur, batailleur.
18:52Et puis de l'autre,
18:53le gouvernement de Donald Tusk,
18:54libéral, allié à la gauche,
18:57aux chrétiens démocrates
18:58et aux partis paysans.
18:59Donald Tusk,
19:00qui est surtout chez lui,
19:02à Bruxelles,
19:03ancien président du Conseil européen,
19:05puis président du Parti populaire européen.
19:08Il est revenu à Varsovie il y a 3 ans.
19:10La Commission a aussitôt débloqué
19:12les 100 milliards d'euros
19:13qu'elle refusait
19:14à ses prédécesseurs conservateurs.
19:16Tusk voulait faire
19:18table rase de l'héritage
19:20de droit et justice,
19:22la droite eurosceptique
19:23qui reste la première force politique
19:26en Pologne.
19:27Avec les journalistes
19:28de l'audiovisuel public,
19:29le Donald polonais
19:31a été pire que son homologue américain.
19:33La moitié a été mise à la porte,
19:35accusée de propagande conservatrice.
19:38Bruxelles a applaudi,
19:40il ne faut pas être trop libéral
19:41avec les illibéraux.
19:43Mais Tusk n'a pas réussi
19:45à se débarrasser
19:46des juges conservateurs
19:48du tribunal constitutionnel,
19:50l'équivalent polonais
19:51d'une cour suprême.
19:52Le Parlement a nommé
19:54cinq nouveaux juges
19:55pour entrer en fonction.
19:56Ils doivent prêter serment
19:57devant le président
19:59qui refuse de les recevoir.
20:01Ils bloquent aussi
20:02certaines nominations
20:03d'ambassadeurs
20:03et s'opposent
20:05à la libéralisation
20:06de l'avortement.
20:07Depuis un an,
20:09la cohabitation est donc
20:10une plaie à vif
20:12et ce week-end,
20:13elle s'est infectée.
20:14Le gouvernement polonais,
20:15Vincent,
20:16a tenté d'imposer
20:17par la force
20:17ces cinq nouveaux juges
20:19donc au tribunal constitutionnel.
20:21Oui, une sorte de poupoutche judiciaire
20:23comme dans les républiques bananières
20:24où le despote hésite
20:26à tourner le dos
20:26et à se rendre à l'étranger
20:28de peur d'y rester coincé
20:29en exil.
20:30Vendredi,
20:31le président était en route
20:32pour le Sénégal.
20:34Lorsque son avion
20:34a fait demi-tour,
20:35il venait d'apprendre
20:36qu'un juge de gauche
20:37nommé par la majorité
20:39s'était déclaré présidente
20:41par intérim du tribunal
20:43à la place du président
20:44en titre,
20:45un conservateur.
20:46Le ministre de la Justice
20:48réclamait en plus
20:49la levée de l'immunité
20:50de ce dernier
20:51et sa mise en examen.
20:52En pleine nuit,
20:53on a donc vu
20:54le chef de l'État
20:55apparaître
20:56au gris du tribunal
20:57devant les manifestants
20:59qui l'acclamaient.
21:00Un barrage
21:01de la police anti-émute
21:02verrouillait
21:03l'accès au bâtiment
21:04où s'étaient retranchés
21:06les magistrats poutchistes.
21:07Le président
21:08a forcé le passage
21:10puis il a convoqué
21:11les partis politiques.
21:12Une scène
21:12de république bananière
21:14au cœur
21:14de l'Union Européenne.
21:15Alors comment réagit
21:16son adversaire
21:17Donald Tusk ?
21:18Il a réussi un prodige.
21:20Il fait l'union
21:21de toutes les droites
21:22contre lui
21:23à un an des élections.
21:24Il risque
21:25de le payer cher
21:26car le Premier ministre
21:27affirme
21:27que rétablir
21:29l'État de droit
21:30est notre devoir.
21:31Alors il faut oser
21:32prétendre
21:33qu'un coup d'État
21:34va sauver l'État de droit,
21:35justifier le contournement
21:37des règles constitutionnelles
21:38par le souci
21:39de la Constitution,
21:40l'occupation contestée
21:41du tribunal
21:42par la défense
21:43du tribunal.
21:44Ces partisans
21:44accusent aussi la droite
21:45de les contraindre
21:47à employer
21:48des moyens
21:49antidémocratiques.
21:50C'est absolument
21:51orwellien.
21:52Et pour le côté
21:53hubuesque,
21:54il y a la Commission Européenne
21:56qui ressemble
21:56à la mère hubue
21:57qui pousse au crime.
21:59Elle appelle
22:00le président
22:00à enteriner
22:01les nominations
22:02votées par le Parlement
22:04pour que le tribunal
22:06fonctionne
22:06dans le respect
22:08de la jurisprudence
22:09de la Cour de Justice
22:10de l'Union Européenne.
22:12Alors pourquoi
22:13cette ingérence ?
22:14Eh bien, c'est le fond
22:14de l'affaire.
22:15En 2021,
22:16le tribunal constitutionnel
22:18polonais
22:19avait rejeté
22:20la primauté
22:21du droit européen
22:23sur le droit national.
22:24Bruxelles y avait vu
22:25une déclaration de guerre,
22:27la Commission avait gelé
22:29les fonds européens
22:30jusqu'au retour
22:31donc de Donald Tusk
22:32au pouvoir.
22:33Elle est prête
22:34à recommencer
22:35au nom
22:35de l'État de droit
22:37bien évidemment.
22:38Europe 1
22:39Le journal de 20h
22:41Maëlle Hassani
22:43L'édito international
22:44de Vincent Hervouet
22:45tous les matins
22:46à 7h40
22:47sur Europe 1.
22:48Très belle soirée
22:49à l'écoute
22:50de votre radio
22:51dans un instant
22:51le journal permanent
22:53suivi de
22:54La France Bouge
22:54avec Elisabeth Assayag.
22:56Gip.

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