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00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver en ce mardi soir sur Europe 1 pour votre journal de 20h, une
00:11demi-heure d'informations
00:12et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures Europe 1, celles qui vous réveillent tous les jours entre 7h et
00:179h autour de Dimitri Pavlenko.
00:20Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro, revient aujourd'hui sur l'embarras du gouvernement face au mouvement lycéen.
00:26Dans son édito, Laurent Tessier s'arrête sur les graves accusations portées par Jean-Luc Mélenchon à l'encontre des
00:31forces de l'ordre.
00:33Et puis dans l'édito international de Vincent Hervouet, nous serons en Espagne où le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez,
00:38acculé, convoque des législatives anticipées.
00:41Tout d'abord, c'est votre journal. Et à la une, cette question, que faut-il retenir de cet acte
00:463 de la mobilisation lycéenne ?
00:48256 000 manifestants partout en France. Aujourd'hui, selon les autorités, les cours suspendus dans un quart des établissements.
00:55Reportage européen dans le cortège parisien dans les prochaines minutes.
00:58Et nous serons également à l'Assemblée nationale, où le Premier ministre s'est retrouvé sous le feu croisé des
01:03oppositions.
01:04Parmi les nombreux incidents signalés dans le cadre de ces blocages,
01:07ce groupe d'adolescents filmait en train de scander un chant à la gloire des terroristes islamistes Mohamed Merah et
01:13Salah Abdeslam.
01:14Ça s'est passé dans le Loiret, une scène similaire captée dans une église de Vendée.
01:19Explication européen à suivre.
01:20Dans ce journal également, les propositions budgétaires de Marine Le Pen.
01:24En vue de 2027, 140 milliards d'euros d'économies en l'espace de 5 ans.
01:32Notre pays reste profondément meurtri par les massacres perpétrés par Mohamed Merah à Toulouse en 2012.
01:38Ou encore par le commando des terrasses et du Bataclan à Paris 3 ans plus tard.
01:43Et pourtant des adolescents se sont permis ces derniers jours de scander un morceau de rap à la gloire de
01:48terroristes islamistes
01:50lors d'un blocage de lycée dans le Loiret ou encore dans une église de Vendée.
01:54Romy Azoulay, une enquête pour apologie du terrorisme est ouverte.
01:57Au beau milieu d'une église, une dizaine d'adolescents se filment en train d'hurler ce refrain.
02:04Scène similaire à Beaujancy dans le Loiret où une horde de lycéens scandent le même morceau en marge d'un
02:09blocus.
02:10Des paroles qui font l'éloge du terrorisme.
02:15Le titre de la chanson MRH fait référence au terroriste islamiste Mohamed Merah, auteur des attentats de Toulouse et Montauban.
02:23Son nom est clamé dans le refrain comme celui de Salah Abdeslam, survivant des commandos du 13 novembre.
02:28Parmi les autres paroles, des propos antisémites, je cite
02:31Malheur à lui, s'il ne veut pas coopérer, je lui ferai une Adolf Hitler.
02:35Pour Arthur de Nouveau, ancien président de l'association de victimes Life for Paris, ces lycéens totalement inconscients veulent faire
02:42le buzz.
02:43J'ai du mal à comprendre ce que les jeunes cherchent à faire au-delà d'une provocation avec une
02:47chanson dont ils savent qu'elle va faire réagir.
02:49Je ne suis pas sûr qu'ils comprennent bien le fait qu'elle soit une insulte à toutes les victimes
02:52de terrorisme.
02:53On pense qu'il y a encore tout un travail pédagogique à faire et c'est là qu'il y
02:56a aussi une faillite de l'éducation nationale et de l'éducation en général.
02:59Le parquet d'Orléans a ouvert une enquête pour apologie du terrorisme.
03:02Les explications de Romy Azoulay pour Europe 1.
03:05Ce champ abject fait donc partie des nombreux incidents signalés ces derniers jours dans le cadre des blocages de lycées.
03:11Un acte 3 du mouvement avait lieu aujourd'hui à l'appel d'organisations lycéennes et de plusieurs syndicats.
03:17Des manifestations organisées dans plusieurs villes.
03:20256 000 participants à l'échelle nationale selon le ministère de l'Intérieur.
03:2456 000 à Paris où plus de 300 casseurs étaient présents pour en découdre avec les forces de l'ordre.
03:30Le reportage européen de Charles Bouchin.
03:34Des jets de cailloux sur les forces de l'ordre puis des tirs de mortiers.
03:38A l'arrivée sur la place de la Nation, le cortège parisien s'enflamme.
03:42Face au CRS qui recule, un groupe d'une centaine de personnes vêtues de noir et le visage caché.
03:47Une poubelle s'embrase.
03:49Sur un trottoir plus loin, un étudiant observe la scène d'affrontement.
03:52Pour lui, cette violence est légitime.
03:54C'est un cruel manque, je trouve, de connaissance historique.
03:57Parce que franchement, si nos ministres qui sont censés être des personnes compétentes
04:00ne sont pas capables de comprendre que dans l'histoire, pour que l'État nous écoute,
04:04il a fallu des mouvements de violence, l'État en fait se montre presque incompétent.
04:10Les mouvements de foule s'enchaînent et certains enfoncent des portes d'immeubles pour se réfugier.
04:15Il n'y a plus de place.
04:18Ce père d'une élève de terminale tente d'arrêter les émeutiers.
04:21Moi, ça me fait peur.
04:22Ce que je ne veux pas, c'est qu'il y ait un accident comme on l'a vu ces
04:24dernières semaines.
04:25C'est ça que j'ai peur.
04:26Voilà, c'est tout.
04:27Mais il ne faut pas que ça escalade, parce que j'ai vu quand même des mecs qui arrivent des
04:29mortiers.
04:29Ça, ça se fait peur.
04:30Face à autant de violence, le père de famille finit par quitter la place de la nation, la tête baissée.
04:35Pour lui, les casseurs vont finir par décrédibiliser le mouvement étudiant.
04:40Le reportage européen de Charles Bouchin dans le cortège parisien
04:44et le dernier bilan du ministère de l'Intérieur fait état de 448 interpellations aujourd'hui
04:49et 43 blessés dans les rangs des forces de l'ordre à l'échelle nationale.
04:53Ce mouvement lycéen marqué par des émeutes urbaines d'une rare intensité ces derniers jours.
04:58Plus de 700 blessés dans les rangs des forces de l'ordre, 215 parmi les élèves.
05:02Dans une dizaine de cas, c'est la police ou la gendarmerie qui est mise en cause,
05:05comme à Saint-Ouen-la-Mône dans le Val-d'Oise,
05:07où un adolescent de 14 ans a été blessé au visage la semaine dernière
05:10par un tir de lanceur de grenades lacrymogènes.
05:13Ce soir, un fonctionnaire est mis en examen pour violence par personne dépositaire de l'autorité publique.
05:18Ces violences et ce mouvement lycéen au cœur de la séance de questions au gouvernement.
05:23Tout à l'heure, Europe 1 à l'Assemblée nationale.
05:26Dans quelques instants.
05:27Europe 1.
05:28Le journal de 20.
05:29Le covoituré.
05:31Europe 1.
05:32Le journal de 20h.
05:33Maël Sani.
05:35Un climat explosif dans les rues et autour des lycées,
05:38au cœur de la séance de questions au gouvernement,
05:40aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
05:42Le Premier ministre, sous le feu croisé des oppositions,
05:45accusé par la gauche d'ordonner une répression disproportionnée du mouvement social,
05:49et par la droite de faire preuve de laxisme dans le maintien de l'ordre, Alexis Delafontaine.
05:53Oui, à commencer par la France insoumise,
05:55qui martèle le slogan de son leader Jean-Luc Mélenchon,
05:58« La police tue ».
06:00Mathilde Panot, elle, va plus loin en faisant porter la responsabilité du maintien de l'ordre au gouvernement.
06:05Vous faites honte à la France.
06:07Les policiers exécutent vos ordres en affirmant qu'aucune consigne de retenue n'avait été donnée
06:12et qu'ils pouvaient utiliser tout l'armement à leur disposition.
06:15Vous avez autorisé le pire.
06:18Dans n'importe quelle autre démocratie, vous auriez déjà démissionné.
06:21La réponse du Premier ministre est scindlante.
06:24Pourquoi le député Raphaël Arnaud, qui a été condamné pour violence en réunion,
06:30dont les deux assistants parlementaires ont été placés en détention pour meurtre,
06:34pourquoi le député Raphaël Arnaud est toujours membre de votre groupe ?
06:37Pourquoi le maire de Saint-Denis a-t-il légitimé la violence ?
06:41Pourquoi votre candidat à l'élection présidentielle fait des jeux de mots pour le mois nauséabonds
06:46avec un Roland antisémite ?
06:48Interrogé ensuite par la droite sur le fond du dossier,
06:51Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours dans les lycées en fin de semaine
06:56pour laisser du temps, je cite, à la démocratie interne et tenter de mettre fin au blocage.
07:02Alexis Delafontaine du service politique d'Europe 1
07:04et les cours étaient totalement ou partiellement suspendus aujourd'hui dans près de 900 lycées,
07:10soit un quart des établissements.
07:12Un mouvement observé avec attention à l'étranger et notamment aux Etats-Unis.
07:16Ce soir, Donald Trump explique que les violences des derniers jours sont le résultat, je cite,
07:21d'une immigration de masse hors de contrôle.
07:24Il s'agit de l'islam qui veut s'emparer d'un pays autrefois grand,
07:28écrit le président américain sur son réseau social.
07:31Vous écoutez Europe 1, il est 20h09.
07:33C'est l'un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle qui s'ouvre,
07:36le rétablissement des comptes publics.
07:39Dans un pays dont la dette atteint 119% du PIB, aucun candidat ne peut éluder la question.
07:44Alors Marine Le Pen présente aujourd'hui son programme budgétaire.
07:47En vue de 2027, Alexandre Chauveau, le RN promet 140 milliards d'euros d'efforts sur 5 ans.
07:53Oui, pour la plupart des mesures d'économie, 15 milliards d'euros sur l'immigration,
07:5711 milliards sur la contribution française au budget de l'Union Européenne
08:01et plus de 28 milliards d'euros via une réorganisation de l'État,
08:04comprendre la fin du millefeuille territorial,
08:06la suppression de la quasi-totalité des agences d'État
08:09et la fin de la politique de la ville ou de l'aide publique au développement.
08:12Sans surprise, la trajectoire économique souhaitée par Marine Le Pen
08:16est à l'opposé de la politique menée depuis 10 ans par Emmanuel Macron.
08:19On s'attaque au grand tabou des gouvernements sortants,
08:22l'immigration, la contribution à l'Union Européenne,
08:25le millefeuille administratif, les fraudes innombrables,
08:27les agences de l'État ou encore les formes de corruption
08:30qui entourent certaines politiques publiques comme celle de l'énergie.
08:33Soit on s'attaque au modèle social,
08:34ce que les macronistes sont incapables d'assumer aux élections.
08:37Marine Le Pen qui ne renonce pas pour autant à ces mesures sociales,
08:40l'absence de réforme des retraites qui coûterait selon le parti 9 milliards d'euros,
08:44estimation par ailleurs contestée par l'Institut Montaigne,
08:47mais aussi la baisse de la TVA sur les prix de l'énergie
08:49pour un total de 12 milliards d'euros,
08:51des dépenses qui n'empêchent pas la candidate de vouloir ramener la dette
08:54de 127% du PIB aujourd'hui à 112% en 2032.
08:58Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1,
09:01réaction du ministre de l'économie après ses annonces du RN.
09:05Avec un budget Le Pen, on rêverait en couleur et on raserait gratis,
09:08estime Roland Lescure qui juge inapplicable les propositions avancées.
09:12Le ministre des Affaires étrangères appelle à des sanctions exemplaires
09:16contre Rima Hassan si les accusations qui pèsent sur l'élu insoumise sont avérées.
09:20La militante pro-palestinienne aurait renversé les drapeaux israéliens et européens.
09:24Hier, dans les couloirs du Parlement de Strasbourg,
09:26drapeau installé près d'une exposition consacrée aux victimes des attaques du 7 octobre 2023.
09:32Nous prenons cette affaire extrêmement au sérieux, affirme la présidente du Parlement.
09:36La saison des prix Nobel se poursuit.
09:38Le Nobel de physique décerné aujourd'hui au Belge Francis Alzen.
09:43L'octogénaire est récompensé pour ses travaux sur un détecteur géant de particules au pôle sud,
09:47l'observatoire Ice Cube.
09:49Le lauréat a jeté les bases d'un tout nouveau type d'astronomie, selon le comité Nobel.
09:54Et puis le château de Versailles contraint de fermer ses portes.
09:56Aujourd'hui, en début d'après-midi, en raison d'une panne électrique.
10:00Un incident qui a touché une grande partie de la commune des Yvelines et ses alentours.
10:0472 000 foyers plongés dans le noir.
10:06Tous les clients sont rétablis ce soir, assure la préfecture.
10:10La météo à présent à 20h12 sur Europe 1 avec vous, Marlène Duray.
10:15Alors c'est vrai qu'on attendait la pluie avec impatience, et bien demain on ne va pas être déçu.
10:19Effectivement, on a déjà une perturbation qui va traverser le pays d'ouest en est,
10:23avec des pluies parfois assez marquées entre le nord de la Nouvelle-Aquitaine,
10:26le centre-val de Loire, la Normandie et l'épée de la Loire.
10:29Des pluies qui pourraient s'accompagner de coups de tonnerre.
10:31Et puis il y a cet épisode méditerranéen qui se met à nouveau en place,
10:35et sur des zones qui ont été déjà impactées par l'épisode méditerranéen de la semaine dernière,
10:40de mercredi dernier.
10:41Donc ça ne va pas ranger les choses.
10:42En tout cas, il y a quatre départements placés en alerte orange, pluie, inondation et orage.
10:47L'Hérault à partir de 22h ce soir et jusqu'à 6h demain matin.
10:50Le Gard aussi à partir de 22h.
10:52Et puis à partir de 4h du matin, deux autres départements rejoindront l'Hérault et le Gard.
10:57Il s'agit des Bouches-du-Rhône et du Var pour une fin d'événement à minuit demain soir.
11:02Sachant qu'il y aura quand même des moments d'accalmie entre le début et la fin d'après-midi.
11:06Et le gros de l'intensité va vraiment concerner les zones littorales.
11:09On saura si les Alpes-Maritimes viendront ou si le département viendra grossir les rangs.
11:16Voilà.
11:16Et pour les températures, ça baisse.
11:18C'est aussi une information quand même.
11:19Et oui, ça baisse partout.
11:21Nous aurons, par exemple, il a fait 30 degrés aujourd'hui à Jeun.
11:24On passe à 24 demain.
11:2622 à Hoche.
11:27Il fera 20 à Montélimar.
11:28à Tours, 29 à Paris, 16 à Brest et jusqu'à 26 à Mulhouse.
11:33Des températures de saison, finalement.
11:35Merci beaucoup, Marlène Duray.
11:37Dans un instant, l'édito politique d'Alexis Brézet, consacré à la réponse du gouvernement face au mouvement lycéen sur
11:43Europe 1.
11:54Merci d'écouter Europe 1.
11:56En ce mardi soir, place maintenant à vos signatures.
11:59Europe 1, celle qui vous réveille tous les matins entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
12:04Et en cette journée, présentée par les organisations lycéennes et les syndicats comme l'acte 3 de la mobilisation,
12:09entamée mi-septembre autour des lycées, le directeur des rédactions du Figaro, Alexis Brézet,
12:15se pose cette question.
12:16Le gouvernement peut-il vraiment enrayer ce mouvement inattendu ?
12:20Disons, Dimitri, qu'il a toutes les raisons d'être inquiet.
12:22Parce que cette explosion de violence que rien n'annonçait et que personne n'avait vu venir
12:27est en train de prendre des proportions sidérantes.
12:30Ces lycées incendiés, ces proviseurs molestés, ces professeurs menacés,
12:35ces pompiers attaqués, ces policiers sauvagement agressés,
12:38tout ça c'est proprement effrayant.
12:40Et on sent bien qu'on est sur un fil.
12:42Hier, à Lens, un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement.
12:47À Aix-en-Provence, une passante a perdu un oeil,
12:50atteint par une pierre qu'un manifestant mineur aurait lancé en direction des forces de l'ordre.
12:55À Marseille, c'est une auxiliaire de vie qui a été brûlée au visage par un mineur de 15 ans
13:00qui l'avait visée avec un spray transformé en lance-flamme artisanale.
13:03Bon, chacun a compris, à commencer par le gouvernement,
13:06dont un accident impliquant un lycéen ou un étudiant est depuis toujours la hantise,
13:10chacun a compris qu'on n'était pas à l'abri d'un drame plus grave encore.
13:15Et le plus préoccupant, c'est que le mouvement, loin de perdre en intensité,
13:20semble plutôt s'étendre.
13:21À l'origine, il ne concernait qu'une poignée de lycées
13:24chauffées à blanc par les agitateurs professionnels de LFI,
13:27et maintenant, il commence à toucher les universités.
13:30Et surtout, il est désormais soutenu par tout ce que la gauche du PC à la CFDT,
13:35en passant par Sud, le syndicat de la miserture et la ligue des droits de l'homme,
13:39tout ce que la gauche compte de partis, de syndicats, d'associations.
13:43Et bien sûr, j'allais les oublier, par les socialistes, par tous les socialistes
13:47qui ne sont d'accord que sur une chose,
13:50pour sauver le public, il faut étrangler le privé,
13:52et qui, tout au honte but, n'ont pas attendu trois jours
13:56pour courir derrière Jean-Luc Mélenchon
13:58et entonner avec lui la chanson du pauvre lycéen
14:03en but à la féroce répression des nervis du régime.
14:06Affligeant.
14:07Certes, Alexis, mais une fois qu'on a dit tout ça,
14:09que peut faire le gouvernement, concrètement, pour apaiser la situation ?
14:12Pas grand-chose, Émystrie, pas grand-chose,
14:14à part attendre les vacances de la Toussaint
14:15et faire des prières pour que le fond de l'air rafraîchisse,
14:19parce que bloquons sous la pluie, évidemment, c'est moins réjouissant.
14:22En fait, si le pouvoir devait affronter une de ces classiques révoltes lycéennes,
14:27du type de celles qui ont émaillé la vie politique française depuis les années 80,
14:31il aurait le mode d'emploi.
14:32Il recevrait en grande pompe quelques leaders lycéens enivrés de leurs célébrités,
14:37qui deviendraient quelques années plus tard de prospères députés socialistes
14:41ou de florissants journalistes de télévision.
14:43Ça s'est vu, oui.
14:43On conclurait avec eux un accord sur un coin de table,
14:46et le tour serait joué.
14:47Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.
14:48Mais c'est même tout le contraire.
14:50Avec qui discuter et de quoi ?
14:52Il n'y a pas de texte de loi à retirer,
14:54pas de décret à modifier.
14:55Le mouvement lycéen, c'est l'école du chaos.
14:59Noyé par l'ultra-gauche,
15:00il n'a ni organisation nationale,
15:02ni leader représentatif,
15:04ni revendication rationnellement formulée.
15:06Les locaux survêtus,
15:08donc on y met le feu.
15:09Les professeurs sont trop peu nombreux,
15:10donc on leur tape dessus.
15:12Il y a des trous dans l'emploi du temps,
15:13donc on sèche totalement les cours.
15:14Mais où est la logique politique ?
15:17Où est la logique tout court ?
15:19En vérité,
15:20et c'est toute la difficulté pour le pouvoir,
15:22ce qui se joue sous nos yeux
15:23a beaucoup moins à voir
15:24avec les mouvements lycéens de 86 ou de 90
15:27qu'avec les émeutes urbaines
15:29qui ont suivi la mort de Naël en 2023.
15:32Ce n'est pas une querelle d'école,
15:34c'est réfléchi, voulu,
15:37organisé par Mélenchon,
15:38la convergence de deux sociologies,
15:41la jeunesse déclassée des centres urbains
15:44et la jeunesse désaffiliée des banlieues.
15:47C'est aussi celle de deux névroses historiques,
15:49fort bien identifiées par Mathieu Bocodé
15:52dans un récent article du Figaro,
15:54la passion révolutionnaire française
15:56et le revanchisme post-colonial.
15:58Europe 1,
15:59le journal de 20h,
16:02Maëlle Hassani.
16:03Alexis Brézell, édito politique
16:05avec nos amis du Figaro tous les matins
16:08à 7h50 sur Europe 1.
16:10Blocage des lycées également
16:11au cœur de l'édito de Laurent Tessier.
16:13Aujourd'hui, Laurent,
16:15vous revenez sur les propos incendiaires
16:17du leader naturel du mouvement,
16:19un certain Jean-Luc Mélenchon.
16:21Europe 1,
16:22le journal de 20h.
16:24L'inconscience de Jean-Luc Mélenchon,
16:255000 personnes ont été placées en garde à vue
16:27depuis le début du mouvement,
16:28dont 87% de mineurs,
16:30plus de 600 policiers,
16:31jardins blessés,
16:32défenses de l'ordre
16:32qui devront faire face encore aujourd'hui
16:33à des casseurs,
16:34des agressions,
16:35des tirs de mortiers.
16:36Et hier soir,
16:36le leader de LFI
16:37a une nouvelle fois
16:38chauffé ses troupes
16:39contre la police
16:40avant les manifestations d'aujourd'hui.
16:41L'insupportable violence policière.
16:44Pourquoi j'ai dit un jour
16:45la police tue ?
16:46Il n'y a pas un mec plus tranquille que moi.
16:47Mais je ne crois pas à des gens
16:49qui abattent quelqu'un d'autre
16:50parce qu'ils refusent d'obtempérer.
16:52Cette troupe n'est plus tenue.
16:54Elle n'en fait qu'à sa tête.
16:56Et dans sa tête,
16:57il y a des idées pourries,
16:59racistes.
16:59Et vous voyez cette haine
17:00contre la police,
17:01l'autorité,
17:02le manque de respect de l'uniforme.
17:03Tout ça est entendu
17:04et se manifeste
17:05de différentes façons.
17:06Comme hier après-midi
17:06sur le plateau de France Info
17:08entre un étudiant parisien,
17:09militant d'extrême-gauche
17:10et Axel Ronde,
17:11porte-parole du syndicat de police
17:12et FTC.
17:13Moi, j'appelle au contraire
17:14à se révolter aujourd'hui, madame.
17:15Moi, je suis profondément élu,
17:17et profondément hypocrite.
17:18Je veux dire,
17:19il y a un enfant,
17:20laisse-moi parler,
17:20s'il te plaît,
17:21je t'ai laissé écouter.
17:22S'il vous plaît,
17:25on tutoie au manque de respect
17:26concernant ces jeunes,
17:27des mineurs responsables de violences,
17:29Jean-Luc Mélenchon
17:29leur trouve encore des excuses.
17:31Je n'aime pas cette vision de mon pays,
17:33pas celle de mes jeunes,
17:34qui bien sûr font des conneries.
17:36Et alors, c'est quoi le sujet ?
17:37Parce qu'ils n'ont pas moyen
17:38de se faire entendre autrement.
17:40Et les lycées incendiés,
17:41les agressions de proviseurs,
17:42professeurs,
17:42les policiers,
17:43lynchés,
17:43c'est donc un moyen de communication,
17:45un discours de Jean-Luc Mélenchon
17:46entendu par des jeunes
17:47qui ont un sentiment d'impunité.
17:49Comme hier,
17:49le maire de Bézir,
17:50Robert Ménard,
17:50était devant un lycée.
17:51Alors, tu ne te parles pas comme ça.
17:53Mais tu ne l'es pas, mon grand-père.
17:54D'abord, tu ne me tutoies pas,
17:55mais tu te prends de l'hôpital.
17:57Mais tu n'as pas bien la tête.
17:59Mais tu te crois où ?
18:00Tu te crois où ?
18:01Quel exemple voulez-vous donner aux lycéens
18:03quand vous entendez hier
18:03cette proviseur d'un lycée parisien,
18:06Carole Zerbi,
18:06membre du principal syndicat
18:07des chefs d'établissement,
18:08trier les bons et les mauvais médias
18:10lors de micro tendu ?
18:12C'est quoi là ?
18:13C'est une saignée.
18:13Ah non.
18:15Oula !
18:16Ah non, j'avais dit non, c'est un peu ça.
18:17Oui, mais je tombe mon micro,
18:18là, c'est la presse.
18:19Oui, mais je...
18:20Mais pourquoi plus les autres journalistes ?
18:22Parce que je ne suis pas d'accord
18:23avec la ligne éditoriale de CNU.
18:24Je pense que vous ne faites pas du bien.
18:25La ligne éditoriale, le jeu ?
18:25Vous ne faites pas du bien aux jeunes.
18:26Un peu plus tard,
18:27le ministre de l'Éducation nationale,
18:28Édouard Geffray, a été interrogé.
18:30Allez-vous convoquer l'approviseur ?
18:31Envisagez-vous des sanctions ?
18:32Par définition,
18:33on est toujours libre
18:34ou pas de répondre à la presse.
18:35En l'occurrence,
18:35je ne sais pas de qui il s'agit
18:36ni de quoi il s'agit,
18:37mais toute personne n'est libre
18:38ou pas de répondre à une caméra
18:39dans la rue ou ailleurs.
18:40Mais en l'occurrence,
18:40je réponds toujours aux journalistes
18:42qui m'interrogent.
18:42Donc maintenant,
18:43dans le service public,
18:43on peut trier les médias.
18:44Tout va bien.
18:45Vous avez au final
18:45l'instrumentalisation
18:46de la France insoumise,
18:47la manipulation,
18:48l'idéologie d'extrême-gauche
18:49dans l'éducation nationale.
18:50Vous comprenez tout ce qui est
18:51en train de se passer
18:52et courage aux forces de l'ordre
18:53présentes sur le terrain aujourd'hui.
18:55Europe 1,
18:56le journal de 20h,
18:57Maël Assani.
18:59L'édito de Laurent Tessier
19:01tous les matins
19:01à 6h15 et 7h20
19:03sur Europe 1.
19:04Direction l'Espagne
19:06désormais dans l'édito
19:07international de Vincent Hervouet.
19:09L'Espagne
19:09où le Premier ministre
19:10Pedro Sanchez
19:11convoque des élections
19:13législatives
19:13anticipées
19:14pour le 29 novembre prochain.
19:16Le socialiste
19:17réduit à l'impuissance
19:18incapable
19:19de faire voter
19:20une loi
19:21choisit ainsi
19:21la fuite en avant.
19:23Vincent.
19:23Pedro Sanchez
19:24c'est un véritable artiste.
19:26Il n'a pas gagné
19:26une seule élection
19:27depuis au moins 15 ans
19:29sauf celle qu'il a hissée
19:30à la tête du Parti Socialiste
19:32mais il paraît
19:32qu'il avait fait bourrer
19:33les urnes.
19:33Il n'a pas de majorité
19:35stable au Parlement
19:36il n'a pas réussi
19:36à faire voter un budget
19:37depuis 3 ans
19:38ni une seule loi importante
19:40et Emmanuel Macron
19:42à Madrid
19:42la semaine dernière
19:43l'a vérifié
19:44quand les sénateurs
19:45ont refusé
19:45de ratifier
19:46le traité d'amitié
19:47franco-espagnol
19:48que le président
19:49était venu chercher
19:50et malgré tout ça
19:51Pedro Sanchez
19:53tient au pouvoir
19:53depuis 2018.
19:55C'est un record
19:56de longévité en Europe.
19:58Il est cerné
19:59par les scandales
20:00Bégonia
20:01sa femme
20:01son frère
20:02son bras droit
20:03son bras gauche
20:05tous mis en examen
20:06pour corruption
20:07ou trafic d'influence
20:08mais lui
20:09continue
20:10impavide
20:11à donner des leçons
20:12de morale
20:12à la terre entière
20:13à défier
20:14Donald Trump
20:15ou Benjamin Netanyahou
20:16en jetant des anathèmes.
20:17Depuis deux mois
20:18des milliers de migrants
20:20africains
20:21ou mineurs
20:21comme dans les rues
20:23et sur la plage
20:23de Ceuta
20:24dévoilant la faiblesse
20:25du gouvernement
20:26l'impuissance
20:27de l'Etat
20:27à tenir ses frontières
20:29et celle du royaume
20:30à protéger ses sujets.
20:32Pedro Sanchez
20:33a osé
20:34accuser
20:35de ce chaos
20:36la Russie
20:37et puis Israël
20:38et puis une internationale
20:39d'extrême droite.
20:40C'est absurde
20:41mais ça fait oublier
20:42que la régularisation
20:43de centaines
20:44de milliers
20:45de sans-papiers
20:45au printemps
20:46a créé
20:47un appel d'air.
20:48Pedro Sanchez
20:49vous le voyez
20:49il est prêt à tout
20:50et en convoquant
20:52les élections
20:52pour le 29 novembre
20:53il se donne
20:54huit semaines
20:55pour retourner l'opinion.
20:57Les sondages
20:58annoncent plutôt
20:58une large majorité
20:59pour les droites
21:00les libéraux
21:01du parti populaire
21:02140 sièges
21:02la droite radicale
21:03de Vox 63
21:05ce serait donc plus
21:06que la majorité
21:06pour gouverner
21:07qui a 178 sièges.
21:09Les deux droites
21:10gouvernent déjà
21:11ensemble
21:11des municipalités
21:12et des régions
21:12on va voir
21:13si elles arrivent
21:14à faire une alliance
21:15de gouvernement
21:15et on peut compter
21:17sur Pedro Sanchez
21:18pour crier
21:19au retour
21:19du fascisme
21:20c'est son argument
21:21préféré
21:22mais il mise
21:23d'abord
21:23sur la crise
21:25du logement
21:25pour assembler
21:27la gauche
21:27derrière lui
21:28le mal
21:29est endémique
21:30en Espagne
21:31les prix
21:31de l'immobilier
21:32ont flambé
21:32et rendent
21:33l'acquisition
21:34d'un logement
21:34inabordable
21:35le sort
21:36d'une vieille dame
21:37a fait descendre
21:38par dizaines
21:39de milliers
21:39les manifestants
21:41dans les rues
21:41des grandes villes
21:42samedi dernier
21:43Maria Carmen Abescal
21:45à 87 ans
21:47elle vivait
21:47depuis 70 ans
21:49dans le même appartement
21:50dont elle a toujours
21:51payé le loyer
21:53dérisoire
21:53type loyer 48
21:55il a triplé
21:56quand l'immeuble
21:57a été racheté
21:58et après 3 ans
21:59de procédure
22:00elle s'est fait expulser
22:01la semaine dernière
22:02Maria Carmen
22:03est devenue
22:04illico
22:04la grand-mère
22:05de tous les espagnols
22:06Pedro Sanchez
22:07a aussitôt proposé
22:08une loi
22:09limitant
22:10les hausses
22:10de loyer
22:11freinant
22:11les expulsions
22:12bloquant
22:13la spéculation
22:14patatras
22:15ses alliés catalans
22:16ne l'ont pas suivi
22:17et la loi
22:17a été retoquée
22:19comme un vulgaire
22:20traité d'amitié
22:21avec la France
22:22et c'est ce qui a décidé
22:23Pedro Sanchez
22:24donc à dissoudre
22:25les Cortès
22:25en annonçant
22:27la dissolution
22:28hier matin
22:28il a expliqué
22:29qu'il se battait
22:30contre des élites
22:31très puissantes
22:31qui ne se présentent pas
22:33aux élections
22:33mais qui veulent
22:34contrôler le pays
22:35on ne fait pas
22:36de discours
22:36plus populiste
22:38demain
22:38il prétendra
22:39que la droite
22:40est tenue
22:41par les spéculateurs
22:42immobiliers
22:42il compte ainsi
22:43faire oublier
22:44la crise de Ceuta
22:45les scandales
22:46en cascade
22:47le pays devenu
22:48ingouvernable
22:49et les institutions
22:50fragilisées
22:51le camarade Sanchez
22:52c'est vraiment
22:53vive à la moitié
22:54Europe 1
22:55le journal de 20h
22:57Maëlle Sani
22:58l'édito international
22:59de Vincent Hervouet
23:01tous les matins
23:01à 7h40
23:03sur Europe 1
23:04très belle soirée
23:05à l'écoute
23:06de votre radio
23:07dans un instant
23:07le journal permanent
23:08suivi de la France Bouge
23:10avec Elisabeth Assayag
23:11Sous-titrage Société Radio-Canada

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