- il y a 7 semaines
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Plonge dans les coulisses du skateboard avec Epicly Later’d ! Découvre comment une émission a capturé l’âme d’une génération de skateurs, entre anecdotes folles, galères et moments cultes. Si tu veux tout savoir sur l’histoire du skate et ses légendes, c’est LE doc à mater ! Abonne-toi pour ne rien rater et dis-nous en commentaire le moment que tu as préféré. #skateboard #documentaire #culture #histoire #lifestyle
👉 Cette chaîne est réalisée en collaboration avec https://www.youtube.com/@vice et localisée dans votre langue par https://www.linguana.com
0:15 - Introduction à Epicly Later'd et son impact
2:05 - Débuts de Patrick O'Dell et carrière photo
4:59 - Transition vers les blogs et création du format
11:24 - Succès, style et évolution d'Epicly Later'd
15:00 - Fonctionnement, équipe et immersion documentaire
20:55 - Portraits, authenticité et portée humaine
27:13 - Relance de la série et nouvelles saisons
32:19 - Héritage d'Epicly Later'd et conclusion
Nous sommes désormais disponibles sur Spotify ! Écoutez maintenant https://open.spotify.com/show/033mOFz0OcW8BG61FSClpE
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4:59 - Transition vers les blogs et création du format
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SportTranscription
00:15Il est devenu celui qui raconte les histoires de cette génération.
00:20Bienvenue dans le tout premier épisode de l'émission de l'émission de skateboard
00:24Épically Latered.
00:25Il a été l'un des premiers à couvrir cela comme un journaliste embarqué.
00:30Il voulait simplement faire une émission sur la vie des gens en dehors du skateboard.
00:35C'était la première fois qu'on pouvait vraiment voir leur comportement et juste leur vie.
00:41Donc je pense que c'était vraiment cool. C'était nouveau.
00:43Si tu cherchais des informations sur les skaters, à l'époque tu avais des magazines et c'est tout.
00:48Puis tout à coup, il y a eu ces trucs sur ce truc appelé Vice.
00:52Et wow, il y a tout un côté du skate où ces gens traînent apparemment tous ensemble.
00:59Ce sont des moments phénoménaux.
01:02Dans la vie des gens qu'ils partagent, c'est là-dedans qu'il s'est plongé.
01:09Qui d'autre ferait un documentaire sur moi ou il n'y en aurait tout simplement pas ?
01:14Si Patrick ne faisait pas ça, il n'y aurait pas de documentaire, pas d'histoire.
01:19Tout cela a été documenté et documenté d'une manière vraiment bien faite.
01:24Dans 20 ans, ça sera toujours là. Plus de gens pourront le regarder.
01:27Parfois, j'ai l'impression que oui, c'est juste une course contre la montre
01:30pour trouver les choses que j'aime dans le skateboard, les enregistrer,
01:33afin que, j'espère, certaines personnes dans le futur puissent les regarder.
01:37Je suppose que j'aime simplement trouver l'histoire et ensuite la partager.
02:05Je suis tellement content de ne plus avoir de voiture.
02:14Ouais, j'avais un appartement sur l'avenue C, quand j'ai commencé l'émission.
02:24C'est vous qui faites Epicly Later ?
02:26Oui.
02:26Merci de faire ça.
02:28Cool, ravi de vous rencontrer.
02:29Merci, sympa.
02:30Ils sont en train de me filmer.
02:31Génial.
02:32Donc maintenant, vous êtes dedans.
02:33Eh bien, alors ?
02:34Vous devez signer une autorisation de diffusion.
02:36D'accord, désolé.
02:36Au revoir.
02:41Ah, c'est du bon, ça.
02:42T'as réussi à filmer un fan.
02:45Ça fait du bien.
02:48Ça fait vraiment du bien.
02:51Je ne veux pas être devant la caméra.
02:53Je déteste ça.
02:54Et c'est drôle parce que je passe tellement de temps à convaincre les gens de participer à des émissions.
02:58Genre, allez, ça va être cool.
03:01C'est facile.
03:02C'est tranquille.
03:03Et puis, pendant toute la journée aujourd'hui, j'ai été un peu en mode toque à l'idée de
03:07faire ça.
03:07Genre, ok, quel putain de chemise je vais porter.
03:12Genre, quel chapeau je vais mettre.
03:13Genre, mais je pense que c'est pour ça que je fais l'émission.
03:16Je pense que je suis timide, anxieux, nerveux.
03:20Et parfois, j'aime juste essayer de comprendre les autres.
03:23Et je suis juste intéressé par les autres parce qu'ils ont ce charisme et cette énergie que je n
03:27'ai pas.
03:29Et donc, je suis devenu animateur un peu par accident, je suppose.
03:40Columbus, c'est là où je suis allé au lycée.
03:42J'y ai déménagé quand j'avais environ 14 ans.
03:44J'ai vu Retour vers le futur.
03:46J'ai eu un skateboard.
03:46J'ai fait du skate.
03:47J'adorais vraiment ça.
03:51J'étais probablement déjà un peu intéressé par la photographie.
03:54J'ai pris des cours de photo au collège, à l'école primaire.
03:58Mais je voulais copier des trucs que je voyais dans les magazines de skate.
04:09Regarde-tu ça.
04:10C'est à cause de la glissade.
04:12Oui.
04:17Mais tu sais, tu as juste un peu, tu essaies de te trouver et de comprendre ce dans quoi tu
04:21es bon ou pas bon.
04:31J'étais à Philadelphie et j'ai juste vu l'équipe Baker.
04:34Et je suis simplement monté dans le van.
04:37En fait, je ne suis même pas monté dans le van.
04:38J'avais ma propre voiture et ils étaient trop nombreux pour tous tenir dans leur van.
04:43Et du coup, ils ont mis plein de gamins dans ma voiture.
04:45Et au final, on a fait le voyage ensemble et j'ai écrit un article.
04:49Je pense que c'est là que j'ai trouvé ma place parce que je photographiais déjà pour Trasher, pour
04:52des magasins.
04:59Tu es prêt ?
05:00C'est la meilleure photo de skate que Patrick O'Dell ait pris.
05:09Avec le meilleur graffiti de skate de tous les temps.
05:12Bob Lissido porte un speedo.
05:14C'est typique.
05:16D'un trip de skate.
05:18Il y a cette photo.
05:19C'est une photo de Tino, Porto Rico.
05:21Un article populaire.
05:24Vraiment sympa.
05:25Le voilà avec les enfants.
05:30Et tu sais, ça, ce n'est pas un iPhone.
05:33Donc, c'est, il était aussi un des premiers à faire des selfies.
05:36Il savait donc comment se mettre en scène.
05:38Je crois qu'il conduisait sa propre voiture et qu'il mettait les enfants avec lui.
05:43Donc, le voilà en train de conduire les enfants.
05:47Voilà.
05:53J'essayais de me rappeler comment Patrick a été embauché.
05:56Et je ne me souviens pas vraiment.
05:59Tu sais, on comptait sur les réunions.
06:02Ouais.
06:03Je ne me souviens pas exactement quand il a commencé.
06:06Ni comment ça s'était fait.
06:08Mais je le connaissais grâce au fanzine.
06:10Parce que dans les années 90, c'était comme, c'était comme le réseau de comment s'y prendre, si
06:17tu voulais.
06:18Faire un magazine, tu faisais tes propres petits fanzines, fais maison.
06:23Donc, ça, c'était un fanzine qu'il avait fait intitulé Skateboard Showcase.
06:26Et je crois que je lui ai demandé, je lui ai envoyé une photo de ça récemment.
06:29Et c'était comme son mémoire de fin d'études d'art ou quelque chose comme ça, tu vois.
06:33Donc, c'est genre, putain.
06:34Il a clairement été l'un des premiers à couvrir ça comme un photojournaliste.
06:39Un photographe de rue.
06:41Donc, je dirais à propos de Patrick, et je pense qu'il est aussi un peu autodérisoire à ce sujet.
06:47Je ne dirais pas qu'il était le photographe de Skate le plus dynamique.
06:57Et ensuite, il s'est largement rattrapé en capturant l'excitation d'être embarqué dans l'aventure.
07:05Vraiment un journaliste embarqué.
07:07Oh, c'est le...
07:13Donc, c'est clairement ce qui circulait.
07:18Mais c'est de là que ce langage familier vient.
07:22Novembre 2002.
07:24Des fans de Skate vont reconnaître ça.
07:27C'est à ce moment-là qu'il a filmé.
07:29Et puis, tu sais, il a fait le pré-générique, ce que je dis toujours aux gens de faire.
07:32Deanna pleurait.
07:33Karim essayait d'arrêter le saignement avec sa chemise.
07:36Et Ed était allongé là, complètement désorienté et confus.
07:39C'était une scène horrible.
07:40Puis, Diego est venu me voir et m'a dit, Ed veut que tu prennes des photos.
07:46Je ne pense pas que sa motivation était du genre, je veux décrocher la couverture avec le backside nose blonde
07:52de Costin.
07:53Je pense qu'il voulait être ami avec les pros.
07:56Il était ami avec les pros.
07:57Et ensuite, il voulait faire la fête à fond avec eux.
08:00C'était ça, voyager autour du monde et vivre comme des rock stars.
08:03C'est l'impression que j'ai eue.
08:21Patrick était photographe de skateboard avant de faire cette émission.
08:24Et on venait juste de finir une vidéo V6 Skateboarding et on est parti en tournée.
08:29Japon, Australie, Hawaï, je sais que j'en oublie.
08:33Mais on faisait juste une journée dans chaque ville.
08:36Le but principal, c'était juste d'aller voir ses avant-premières dans différents pays.
08:39On a emmené Patrick comme photographe parce que si tu fais ce grand voyage avec tous ces gars,
08:44peut-être qu'on pourrait en tirer un article ou quelque chose si quelqu'un veut faire une figure quelque
08:49part ou un truc comme ça.
08:50Je pense que j'avais au début de la vingtaine et je voyais ça comme je suis en voyage pour
08:55faire la fête.
08:56Je pensais probablement que j'étais un skater en pro, tout simplement.
09:00On essaie de faire un holly à travers un trou dans un mur.
09:03Et lui, il est au bar à l'étage de l'hôtel.
09:05Et on se demande juste, où est ce gars?
09:08C'était vraiment fou pour moi d'être avec mes héros et tout.
09:12Et je me disais, ce gars s'en fiche même d'être ici.
09:15C'est quoi ce délire?
09:16Il arrêtait pas de parler de ce bar Max Fish.
09:19Patrick était complètement bourré tout le temps.
09:22Et j'ai dit, allons prendre une photo de skate.
09:24Il était déjà en train de boire et il me dit, vraiment?
09:27Et moi, ouais, ouais, j'ai envie d'y aller.
09:29Il n'en revient pas qu'ils doivent aller bosser et faire quelque chose
09:32parce qu'il est juste en train de célébrer...
09:38Rien.
09:39Il est juste en train de boire.
09:40Alors on va au spot et il est juste, il est complètement à l'ouest.
09:44Dans ma tête, je me dis juste, j'ai été invité.
09:49Bien sûr, je voulais prendre des photos de skate.
09:50Mais je pense que ce qui s'est passé, c'est qu'il y avait open bar.
09:53Et je crois que c'était, il montrait la vidéo open bar.
09:58Ouais, il y avait des filles françaises qui nous parlaient.
10:00Et j'ai vraiment fait ce qu'il a dit.
10:02Genre, vous êtes vraiment des idiots ou quoi?
10:05Il court partout, il balance des flashs partout.
10:07Et moi, j'essaie de me concentrer.
10:09Je fais du skate la nuit pour ne pas être distrait par les gens.
10:12Et là, j'ai ce photographe complètement bourré qui court partout.
10:16Je me dis juste, mais qu'est-ce qui ne va pas chez ce type?
10:21Je n'avais jamais entendu parler de ça.
10:24Et donc, cette photo a fini par être une pub pour Alien Workshop.
10:26Et il prend la photo en plein flash.
10:28Et encore aujourd'hui, on se dispute à ce sujet.
10:30Il dit, c'est une bonne photo.
10:32Et moi, je dis, cette photo était nulle.
10:35Je n'ai aucun problème avec ce qu'il dit.
10:37Tout est vrai.
10:40Il n'y a pas de délai.
10:42D'après ses propres aveux, il n'était pas un bon photographe de skate.
10:45Il n'aimait même pas ça tant que ça.
10:47En voyant ses autres photographes à l'époque,
10:49comme un certain T-Bird ou des gens qui avaient une vraie passion pour ça,
10:52alors que lui, il se disait juste, qu'est-ce que je fais là?
10:55Je pense qu'il a rapidement commencé à se poser la question.
10:57En gros, je voulais être impliqué dans le skate.
10:59Mais j'avais l'impression qu'en tant que photographe de skate,
11:03mes talents étaient en quelque sorte mal utilisés.
11:06Ce n'est qu'un faisant epically later
11:08que j'ai compris que c'était ça que j'aimais faire.
11:14J'ai décidé que je voulais danser un blog.
11:17Et je pense que, comme il n'y avait pas vraiment de blog de skate similaire,
11:21ça a explosé en popularité.
11:25Epically later.
11:26Je me suis dit, c'est quoi ça?
11:27Et c'était des photos de différentes scènes à New York,
11:32Max Fish, des fêtes et certaines personnes que je connaissais
11:37puis d'autres que je ne connaissais pas.
11:39Et je me souviens d'y être allé et de m'être dit,
11:41ça avait l'air d'une soirée sympa.
11:42Il partait en tournée avec des compagnies de skateboard.
11:45Il voyageait.
11:47Tu sais, parfois, il avait une petite amie célèbre
11:49ou quelque chose comme ça.
11:50Il était juste à Hawaï avec elle ou quelque chose comme ça.
11:53Et donc, à chaque fois, tu sais, tu te connectais
11:55et tu te disais, wow, qu'est-ce qu'il fait ce gars?
11:57Voir le blog juste au moment où tu deviens assez âgé
12:01pour faire la fête.
12:02Voir cette fenêtre sur la vie de ces gens
12:04que tu ne connais même pas,
12:06mais du jour au lendemain, tu as l'impression de les connaître.
12:09Il y a probablement encore des filles sur ce blog
12:11dont je suis encore amoureux.
12:13C'est à quel point ça a eu un impact, je pense,
12:16sur tellement de gens.
12:18Il était à une époque de la vie nocturne new-yorkaise.
12:21Non, aucun skater ne côtoyait aucune célébrité.
12:24Donc, pouvoir se dire, c'est quelqu'un de cette émission
12:29ou c'est la fille de ce truc.
12:32C'était dingue.
12:34Je me souviens qu'il y en avait un
12:35où il faisait la fête avec Boy George.
12:39Boy George, putain.
12:41Ça avait beaucoup de succès.
12:43Les gens regardaient vraiment ce truc tous les jours.
12:46Je faisais genre une page par mois,
12:48alors cinq pages par semaine, tu vois,
12:50c'était juste bam, bam, je postais.
12:53Mais je ne m'en étisais pas.
12:54Je ne suis pas comme si je gagnais de l'argent
12:55avec la blog ou quoi que ce soit.
12:56Je faisais ça juste par plaisir.
12:59Je ne suis pas ce que j'aimais.
13:01Trouver l'histoire et puis la partager.
13:03D'accord.
13:04C'est là que les choses ont mal tourné.
13:07Donc, d'accord, donc à un moment donné,
13:10on parlait des sujets et tout ça
13:12et genre, qu'est-ce qu'il va faire?
13:14Et il était juste là,
13:14« Mec, je vais devoir aller en cure de désintoxication. »
13:19Et j'étais là.
13:21Je n'étais pas du tout compatissant.
13:22J'étais en mode,
13:24« Tu n'es pas Braden Sifronsky.
13:26Tu es juste le photographe. »
13:28Je m'en fiche.
13:29« Ouais mec, c'est plutôt sérieux. »
13:30Et c'était à ce moment-là que tout le monde l'attrapait.
13:32Donc c'était genre,
13:34« Ok, tu vas en cure de désintox aussi, j'imagine. »
13:37On va tous en cure de désintox.
13:39Tu peux en parler un peu?
13:41De la cure de désintox?
13:43Je ne suis jamais allé en cure de désintox.
13:45Tu as dit à Burnett
13:46que tu étais allé en cure de désintox?
13:50Je comprends pourquoi Burnett dirait ça.
13:52Parce que je pense que le truc,
13:53c'est que quand je bossais pour Trasher,
13:55tu étais juste censé envoyer tes photos, je suppose.
13:58Et je me souviens que Phelps m'a appelé.
14:00Il disait, il disait,
14:02« La plupart des autres photographes,
14:03ils envoient des photos tous les mois.
14:05Toi, tu disparais pendant des mois. »
14:07Et j'avais vraiment du mal à faire le boulot.
14:11Parce que chaque soir, tu te dis,
14:13ou chaque jour, tu te dis,
14:15« Boire et faire la fête. »
14:16Ou « Allez prendre des photos de skate. »
14:19Donc c'était la fin.
14:21Je dirais,
14:25un employé précieux,
14:27pas le plus assidu,
14:28ni le plus fiable,
14:30mais,
14:32qui a couvert
14:35cette époque,
14:36d'une manière vraiment cool.
14:37J'ai quitté Trasher.
14:39J'ai commencé à travailler chez Vice
14:41comme éditeur photo.
14:42Une sorte de crise du quart de siècle
14:44ou quelque chose comme ça.
14:46Et je me suis dit
14:46que je devais remettre ma vie en ordre.
14:48J'ai eu le boulot chez Vice.
14:51Et puis,
14:51Jesse Pearson m'a dit,
14:52« Hé, on lance ce truc
14:53qui s'appelle VBS TV.
14:55On voulait faire des émissions
14:56sur plein de sujets différents.
14:58Alors, faisons une émission
14:59sur le skateboard. »
15:01Ils m'ont juste donné une caméra
15:02et je l'ai fait.
15:03Et pour l'émission,
15:04j'ai commencé avec mes amis.
15:06Donc en gros,
15:07là, on est un peu dans l'épicentre,
15:08dans un rayon d'environ
15:10un kilomètre et demi
15:12autour de la maison
15:13où j'ai grandi.
15:13Je me souviens
15:14qu'ils venaient juste de commencer
15:15et c'était un peu comme
15:19du genre,
15:19« Qu'est-ce que tu veux faire avec moi ? »
15:21Tu vois, ce genre de truc.
15:22On a toujours été
15:22des très bons amis,
15:23donc j'étais juste là.
15:24Ouais, bien sûr.
15:25Ouais, il est venu à San José
15:27et il a rencontré mes parents.
15:29Je me souviens bien
15:29de cette partie
15:30parce que ma mère
15:31était assez déçue.
15:32Ouais, il me filmait
15:33pour une petite émission
15:34sur Internet.
15:35D'accord.
15:36Cool.
15:36Ouais.
15:37Est-ce que maman est là aussi ?
15:38Oui.
15:39Salut maman.
15:41Il va m'interviewer moi ?
15:42Oui, ça vous va ?
15:44D'accord.
15:45J'avais déjà fait
15:45un genre de
15:46une journée dans la vie,
15:48mais je pense pas
15:48que quoi que ce soit
15:49ressemblait vraiment à ça.
15:51Donc c'était vraiment
15:51plus mémorable.
15:52Il y avait l'appartement Baker
15:53et on avait filmé
15:54quelques trucs là-bas.
15:55Et tu sais,
15:56c'était toujours un endroit
15:57où après avoir fait du skate,
15:59tu allais faire la fête
16:01à la Maison Baker.
16:02Les gens qui y étaient,
16:04ils étaient tout simplement
16:04eux-mêmes
16:05et faisaient ce qu'ils faisaient
16:07naturellement.
16:08Donc probablement,
16:09pour n'importe qui
16:10qui regardait ça
16:10de l'extérieur,
16:12c'était la première fois
16:14que tu peux vraiment voir
16:15le comportement
16:17et puis le processus,
16:20quel qu'il soit.
16:20Juste leur vie,
16:21donc je pense que
16:22c'était vraiment cool
16:23et c'était nouveau.
16:25On réfléchissait juste
16:26à des trucs à faire
16:27parce qu'au début,
16:28je considérais ça un peu
16:29comme Skate TV
16:29ou comme voici une journée
16:31dans la vie de Dustin.
16:32On va acheter un pantalon.
16:34On va se faire tatouer.
16:35On va s'asseoir au parc.
16:36On va aller dans un bar.
16:38On va aller faire du skate.
16:41Pas te faire foutre.
16:44Et donc tout l'épisode
16:45aurait été un jour
16:46dans la vie d'eux.
16:47C'était le concept original.
16:51J'étais dans une école de cinéma
16:53où j'étudiais le film documentaire
16:55et ils cherchaient un monteur.
16:57Donc j'étais tellement excitée
16:59de pouvoir monter quoi que ce soit.
17:01Je ne savais pas
17:02où ça serait diffusé
17:03parce que l'idée
17:04de la télévision sur Internet,
17:07je ne savais même pas
17:08comment l'expliquer à mes parents
17:10comme où ça serait diffusé.
17:12Et j'essaie de me rappeler
17:15ce qu'était mon premier.
17:18Je crois même
17:18que c'était peut-être
17:20Spanky au Mexique.
17:21C'était peut-être
17:22pour mon anniversaire
17:23ou quelque chose comme ça.
17:24Et on était juste un groupe
17:25et mon père a cette petite
17:26cabane de surf là-bas.
17:28Et on faisait juste
17:29la meilleure fête possible.
17:31On perdait la tête là-bas.
17:33On était sur la plage
17:34et on faisait la fête à fond.
17:39Donc quelqu'un qui venait
17:40de l'extérieur,
17:41c'était déjà assez bizarre
17:42dans notre petite bulle.
17:44Donc quelqu'un qui venait
17:45de l'extérieur
17:46et qui voyait ça
17:47se disait
17:47OK, ces gars sont des skaters
17:49mais ils sont au Mexique
17:51puis ils perdent
17:51complètement la tête.
17:53Je ne sais pas
17:53comment elle a monté ça.
17:55Parce que j'étais une étrangère,
17:56je ne voyais aucune
17:57de ces personnes
17:58comme une légende.
17:59Je ne connaissais rien
18:00de leur histoire
18:01à ce moment-là.
18:02Donc c'était juste
18:03ce qui apparaissait
18:04dans les images
18:05et puis je ne sais pas
18:06combien de temps
18:07ça a duré
18:08jusqu'à
18:09ce que Chris s'implique.
18:13il y a trop de choses
18:17trop de merde,
18:18tu sais.
18:19Je veux dire,
18:20toutes ces boîtes
18:22sont des vidéos
18:23de skate.
18:27Il y avait une émission
18:28de skate
18:29qui s'appelait
18:29Epically Latered
18:30et tu sais,
18:31c'était incroyable.
18:32Mais il y avait comme
18:34une petite touche
18:34d'histoire du skate
18:35qui aurait pu en faire partie.
18:36et tu sais,
18:39j'ai étudié l'histoire
18:39à l'université
18:40parce que je voulais
18:41travailler sur la chaîne
18:42Histoire.
18:43J'ai juste écrit,
18:44j'ai écrit un message
18:45sur MySpace
18:46disant
18:46« J'adorerais aider
18:48avec les archives
18:49de cette émission
18:49si tu veux. »
18:51Je crois que j'ai apporté
18:52un sac à dos
18:53rempli de vidéos de skate
18:54pour lui montrer.
18:55Genre,
18:55regarde,
18:56j'ai des vidéos
18:57et on a commencé
18:58à discuter.
18:58Je me souviens juste
18:59qu'il est arrivé
19:00avec un sac à dos
19:00et je crois que je lui ai dit
19:02quel serait le prochain épisode.
19:04J'ai dû lui dire.
19:05J'ai dit
19:05on en fait un
19:06sur Ray Barbie
19:07et il est arrivé
19:08et il avait un sac à dos
19:09rempli de cassettes VHS.
19:10Il a dit
19:11celle-ci,
19:12le portrait de Ray Barbie.
19:13Celle-ci,
19:13un concours
19:14avec une super figure.
19:15Celle-ci.
19:16Et donc,
19:17il est venu
19:17parce qu'il pensait
19:19qu'on n'utilisait pas
19:20correctement
19:21les images de skate
19:22et qu'on pouvait faire mieux.
19:24Et qu'il avait
19:25cette collection incroyable
19:27avec pratiquement
19:28toutes les vidéos
19:29de skate
19:30jamais créées
19:31et qu'il aimerait aider.
19:33Dans la rue.
19:34John Minor.
19:35Ouais.
19:37OK.
19:38Midwest Melee,
19:38section Hassoi.
19:40Donc Patrick aurait reçu
19:41ce DVD pour faire
19:42l'épisode
19:42Guns Hassoi.
19:44Et puis,
19:45Fully Flared est sorti
19:46en novembre 2007.
19:49Il a filmé
19:50quelques images
19:51de la première.
19:52Et puis,
19:53ils ont commencé
19:54à faire des épisodes
19:55sur chaque personne
19:55là-dedans.
19:56Comme les 8 ou 10 épisodes
19:58sur Mike Carroll,
19:59Guy Mariano.
20:013 ou 4 parties
20:03pour Mark Johnson.
20:04Et ça a duré
20:05des années
20:06et c'est incroyable.
20:09Bag of Socks.
20:10Ça venait juste
20:11de sortir.
20:11C'était en 2006
20:12ou 2007.
20:14Un épisode avec Freddy Gall
20:16est l'un des meilleurs
20:17quand Patrick est avec
20:19la grand-mère de Freddy
20:20et qu'ils sont juste
20:21à la maison.
20:22C'est incroyable.
20:24J'ai tout gardé
20:25parce que c'est juste
20:27amusant.
20:28J'ai tout utilisé.
20:29C'est ça la partie
20:30la plus incroyable.
20:31Je veux dire,
20:32c'est comme ça
20:32que tout a commencé,
20:33non, je pense?
20:34Ouais, ouais, ouais.
20:35Je me disais,
20:36je peux aider.
20:37Je pense que je peux
20:37t'aider avec ça.
20:38Et ça, ça rendait
20:39Épic L'Héreur spéciale
20:40à l'époque
20:40parce que je me disais,
20:41à moins d'avoir la VHS
20:43de, je me souviens
20:44de la part de Jason Dill
20:45dans la vidéo 101,
20:47c'est comme,
20:47à moins d'avoir la VHS,
20:49t'as jamais vu ça.
20:50Ensuite,
20:51il commençait à m'expliquer
20:53l'ouverture du skateboard.
20:54Je disais aussi,
20:55eh bien, non,
20:56c'est comme ça
20:56qu'on est censé faire.
20:57Et c'est comme ça
20:58qu'un film est censé être.
21:00Et tu es censé
21:01avoir ce genre d'ouverture.
21:02Donc, je pense qu'il disait
21:03qu'il recevait une formation
21:04en cinéma grâce à moi
21:06et que moi,
21:07j'apprenais le skateboard
21:08grâce à lui.
21:10Je pense que le fait
21:11qu'elle ne connaissait rien
21:12au skateboard
21:12a donné une histoire authentique.
21:14Et je pense que c'est ça,
21:15la magie.
21:16L'esthétique
21:17et les contacts de Patrick.
21:19Et puis, il y avait Lorraine
21:20qui venait tout juste
21:20de sortir de l'école de cinéma.
21:22Et puis, il y a moi.
21:23Mais je me demande,
21:24où puis-je apporter quelque chose?
21:26Et c'est comme,
21:27je sais qu'on peut réussir
21:28cette figure
21:28ou je sais
21:29où se trouve cette vidéo.
21:31Donc, tout le monde
21:32faisait de son mieux.
21:33Puis, tout à coup,
21:35il y a ces trucs
21:36sur ce truc
21:37appelé Vice.
21:38Et wow,
21:39il y a tout un autre
21:40aspect du skateboard.
21:42Tu vois toutes ces personnes
21:44liées entre elles
21:45à travers cette industrie.
21:47Je veux dire,
21:48c'était un peu
21:49le début
21:49de l'esthétique moche
21:51exprès.
21:51Ce n'était pas lisse.
21:53Ce n'était pas guindé.
21:54Tu sais,
21:55c'était assez,
21:55assez brut
21:56et ça semblait
21:57très intime.
21:58Pas de musique.
22:00Très relâché.
22:01Il avait assez de compétences
22:02pour l'allumer
22:03et s'assurer
22:04que l'audio
22:04allait dans les bons canaux.
22:06Mais à part ça,
22:07c'était tout.
22:08Mais je pensais
22:09que c'était
22:10la meilleure partie.
22:11Je le pense toujours.
22:12Techniquement,
22:13ce n'est pas parfait.
22:14mais l'accès était incroyable
22:16et c'était vraiment personnel.
22:18C'était presque
22:19comme s'il y était
22:19une petite souris.
22:21C'était ça sa magie.
22:22C'était qu'il ne venait pas
22:23pour essayer
22:24de faire quelque chose,
22:25d'attirer l'attention
22:26ou de te faire dire
22:27quelque chose.
22:28C'était juste
22:29« Sois toi-même ».
22:31Et je pense que
22:31pour la première fois,
22:32pour moi,
22:33c'était comme
22:33« D'accord ».
22:34Et je sais que
22:35probablement tout le monde
22:36aurait senti ça aussi.
22:37Ça les a mis à l'aise.
22:40Ça donne juste
22:40un aperçu
22:41de la vie
22:42de ces skaters
22:43que tu ne pourrais pas
22:44vraiment avoir ailleurs.
22:47C'est un peu
22:47comme si tu regardais
22:48et tu avais l'impression
22:49que tu prenais avec eux.
22:51Il était un peu
22:51le Ken Burns
22:52du skateboard.
22:54Je pense que
22:55les ressources limitées
22:56ont influencé
22:57le style.
22:58Mais je n'ai jamais
22:59trouvé ça mauvais.
23:00C'était vraiment
23:01son propre style à lui.
23:08« Et juste, tu sais,
23:09fumer de l'herbe
23:10et écouter Bob Marley
23:11et tout.
23:12Et Peter Tosh,
23:13tu vois ce que je veux dire?
23:14Skater. »
23:16Ouais, donc je pense
23:17que l'épisode
23:18avec John Cardiel,
23:19c'est là où on a vraiment
23:20trouvé notre rythme.
23:21C'est un des épisodes
23:22les plus marquants,
23:22ou probablement
23:23le plus marquant.
23:24Je pense que c'est celui
23:25où on s'est dit
23:26« Wow, là, on a vraiment
23:27créé quelque chose. »
23:29« Si tu aimes le skateboard
23:31et que tu aimes
23:32les gens épiques,
23:33alors c'était
23:34le meilleur jour
23:34de tous les temps.
23:35Parce que, je ne sais pas. »
23:38Il n'y avait
23:38aucune prétention.
23:39On a commencé
23:40à regarder des vidéos
23:41comme « Fucktar »
23:42et tu sais,
23:43la vidéo « Cal »
23:44avec John
23:44et il nous racontait
23:45tout le contexte
23:46derrière chaque chose.
23:48J'étais époustouflé.
23:50Je me suis dit
23:51« C'est golo,
23:52c'est vraiment hardcore. »
23:53La caméra du pote,
23:54c'était l'ambiance.
23:55Et là, on filmait,
23:57disons,
23:58John Cardiel
23:58en train de regarder
23:59une vidéo
24:00et c'est filmé
24:01sur mes genoux.
24:01C'est comme un moment intime.
24:03Tu vois,
24:03je suis dans son salon,
24:04c'est juste créé, c'est moi.
24:05Et il y a des plaintes
24:06à John Cardiel
24:07où je règle
24:08la balance des blindes
24:09tout en lui parlant.
24:10On dirait juste
24:11que j'appuie
24:11sur des boutons.
24:12Et je filme
24:13comme un nul.
24:14L'histoire de John,
24:16en fait,
24:16avait une évolution.
24:18C'est un genre
24:18de gamin
24:20un peu fou.
24:21Il a un style incroyable.
24:23Il fait des figures épiques.
24:24Mais ensuite,
24:25il lui arrive aussi
24:25cette tragédie
24:26et il revient.
24:27Je pensais
24:27m'être cogné la tête.
24:29Tu vois ce que je veux dire?
24:29À cause de la fuite.
24:30Je pensais juste
24:31m'être cogné la tête
24:32et m'être évanoui.
24:33Mais je ne savais pas
24:34que je m'étais foutu
24:34le dos en l'air
24:35et que j'avais bousillé
24:36ma moelle épinière.
24:37Tu sais,
24:38ils ont dit
24:38que je ne marcherais plus jamais
24:40et que, tu sais,
24:40j'étais paralysé
24:41et que je devais essayer
24:42de comprendre
24:43comment vivre avec ça.
24:44Genre juste faire avec.
24:45Tu vois ce que je veux dire?
24:46Bien sûr,
24:47l'épisode avec John Cardiel,
24:48c'est celui
24:49où nous qui l'aimons tant
24:51comme personne
24:52et comme skater,
24:52on s'est dit
24:53là,
24:54on va vraiment s'y intéresser.
24:56Je vais regarder ce truc.
24:58Tu sais,
24:58j'ai aussi pensé
24:59à quel point
25:00c'est génial
25:00de documenter
25:01tout ce qu'on a traversé
25:02en tant que skater
25:03depuis l'époque
25:04où on traînait devant chez nous
25:06sur une petite chaise de jardin.
25:08Tout ce côté-là,
25:09j'étais vraiment content.
25:10Je me suis dit
25:11mec,
25:11c'est trop cool.
25:14Je me souviens avoir parlé
25:15à Cardiel
25:15et il était paniqué.
25:17Et il me disait
25:18mec,
25:18je suis tellement putain
25:20de flippé mec.
25:21Quelqu'un à l'épicerie
25:22l'a vu.
25:22C'était presque du genre
25:23je peux même pas sortir
25:25de chez moi putain.
25:25Après l'épisode avec Cardiel,
25:27je pense que plus de portes
25:28se sont ouvertes pour Patrick
25:29quant aux gens
25:30avec qui il pouvait tourner.
25:31Ça a rendu
25:32Epicly Later
25:32vraiment populaire.
25:34C'était à ce moment-là
25:35qu'on a commencé
25:35à se dire
25:36d'accord,
25:37faisons ces épisodes
25:38plus longs
25:39et tout le monde raconte
25:40l'histoire de sa vie
25:41et l'histoire du skater.
25:42plutôt que ses petits aperçus.
25:59Au début,
26:00c'était plus du genre
26:01tu sais,
26:01je vais te suivre partout
26:02et on va montrer aux gens
26:04à quoi ressemble ta vie.
26:06Et puis c'est un peu devenu
26:07Voici l'histoire
26:08de la vie de John Cardiel.
26:09Voici l'histoire
26:10de la vie d'Ed Templeton.
26:12Donc c'est un peu
26:13devenu une sorte
26:15de série biographique.
26:16Je pense que c'est
26:17un véritable art
26:18d'être capable de voir
26:22des gens
26:23dans leur environnement
26:24habituel,
26:24là où ils traignent.
26:26Ils offrent ça
26:26à toutes sortes
26:27de skaters intéressants.
26:30Le skateboard,
26:31une fois que tu fais
26:32partie du milieu,
26:33tu gardes beaucoup
26:33de choses pour toi.
26:35Je ne sais pas.
26:36On n'essaie pas
26:37de le cacher.
26:37C'était presque comme
26:39surtout Trasher.
26:40C'était un peu
26:41une ambiance
26:42de dur,
26:43tu vois.
26:44Tu peux parler
26:45de quelqu'un
26:45comme d'une légende
26:47et tu peux parler
26:48de ses figures,
26:49mais c'est probablement
26:50très difficile
26:51pour les hommes
26:52de parler d'autres hommes
26:53de façon vulnérable.
26:55Par exemple,
26:56qu'est-ce que tu penses
26:57de sa personnalité?
26:58Ou qu'est-ce que tu penses
27:00de ton histoire?
27:02On parlait à la fois
27:03des hauts et des bas.
27:05Je pense que
27:06EpiclyLaterd faisait
27:07les deux,
27:08tu sais,
27:08dans un épisode.
27:09C'est aussi ce qui rendait
27:10les choses différentes.
27:12La première vidéo
27:14est une vidéo
27:14de Planète Earth
27:15appelée Silver.
27:17Tu as filmé
27:18en size millimite?
27:19Non,
27:20certaines choses.
27:21Oui,
27:21c'était la toute première vidéo
27:22et elle était horrible.
27:24C'est tellement mauvais.
27:25C'est drôle parce que
27:26cette vidéo,
27:27c'était vraiment
27:27au tout début
27:28pour moi.
27:29Alors,
27:31quand tu es au plus profond
27:33de la dépression,
27:34en tout cas pour moi,
27:36je ne le savais pas.
27:39Tu sais,
27:40je trouve ça intéressant
27:40maintenant de repenser
27:41à certains des épisodes
27:42d'EpiclyLaterd.
27:45Je repense à l'épisode
27:47qu'il a fait sur moi.
27:49J'étais au plus profond
27:50de la dépression.
27:52Tu vois comment je te parle
27:53normalement?
27:55Va regarder ça.
27:57regarde ma posture,
27:59regarde comment je parle,
28:00regarde tout.
28:01Tu peux voir
28:01que je galère
28:02dans la vie.
28:03Je bois de l'alcool.
28:04Je viens d'avoir un enfant.
28:06J'ai énormément
28:07de pression
28:08avec ce film.
28:09Et il a
28:10capturé ce moment.
28:11Va regarder
28:11l'épisode
28:12de John Cardiel.
28:13Va regarder.
28:14L'épisode
28:15d'Ali Boulala,
28:16ce sont des moments
28:17phénoménaux.
28:18Dans le fin de terre,
28:20des vies des gens
28:21qui partagent.
28:21c'est difficile.
28:24C'est vous des skateurs.
28:25On est là pour sortir
28:26puis filmer la figure
28:27la plus folle,
28:28pas pour parler
28:29de la vraie vie.
28:31On fait du skate
28:32pour s'évader
28:32de la vraie vie,
28:33mais pourtant,
28:34ils se concentrent
28:34sur ces choses
28:35dont on essaie
28:36de s'éloigner.
28:37Les patients
28:38étaient vraiment délicats,
28:39prudents
28:40et respectueux
28:41parce que je pense
28:42qu'à la fin,
28:44étant donné que j'avais fait
28:45mon coming out
28:46auprès de tous mes amis,
28:47mais il m'a demandé
28:49« Tu veux aller plus loin
28:51et parler de quelque chose
28:52de plus profond
28:53dans ta vie, Brian ? »
28:55Tu vois ?
28:55Et c'était cool
28:56parce qu'il n'était pas
28:57indiscret au point
28:58que je me dise
28:59« Mec,
29:00qu'il aille se faire voir
29:01celui-là, tu vois ? »
29:02Parce que c'était vraiment
29:04un sujet tellement croustillant
29:05à l'époque aussi.
29:06Aucun gars n'avait jamais dit
29:08« Je suis gay
29:08face à la caméra,
29:09tu vois ? »
29:12Vous êtes vraiment tordus.
29:16À l'époque,
29:17ça semblait étrange
29:18et un peu dangereux
29:19de se montrer aussi vulnérable
29:20à propos de la sobriété
29:21parce que ça ne se faisait
29:23pas vraiment.
29:25C'était en train
29:26de se passer,
29:27je traversais tout ça
29:28en temps réel.
29:29J'avais rien à perdre
29:30et je faisais vraiment
29:31confiance à Patrice.
29:33Tu te mets au skate
29:34pour une raison,
29:35que tu sois brisé
29:37ou que tu sois
29:39juste un enfant sauvage.
29:42Et ce sont des sujets
29:44incroyables pour faire un film.
29:48il a ce calme
29:49et cette sincérité
29:50du genre
29:51« Raconte-moi ça. »
29:53Et tu te dis
29:53« D'accord,
29:54c'est comme parler à un ami,
29:55sans les caméras autour. »
29:57Donc, je pense que ça te met
29:58plus à l'aise
29:59pour parler de ce genre
30:00de choses.
30:01tu vois ?
30:01Comme la paresse,
30:03le côté « je me laisse porter »
30:05de Patrick,
30:06c'est son style.
30:08C'est « Epically Latern ».
30:09C'est ce qui aide les gens
30:10à baisser leur garde
30:11quand tu vas les interviewer.
30:14J'ai déjà été
30:14de l'autre côté
30:15d'Epically Latern
30:16et j'ai été interviewé
30:17par Patrick
30:18à l'époque
30:18où il venait juste
30:20avec une caméra.
30:21Et je pense que c'est ça
30:22qui met à l'aise
30:23les skateurs
30:24qui sont si mal à l'aise
30:25avec ce qu'on fait
30:26en ce moment
30:27pour simplement
30:28parler à quelqu'un.
30:43Rebienvenue dans le milieu
30:44du skate.
30:46À l'époque
30:47d'Epically Latern 2.0,
30:50on était juste
30:50brave
30:51qu'on pouvait
30:52enfin le faire
30:53correctement
30:54avec les ressources
30:55nécessaires
30:56pour réaliser
30:57de vrais reportages.
30:59si tu veux revenir
31:00tout au début
31:00aux premiers épisodes
31:02d'Eric Ellington.
31:03À l'époque,
31:03on devait les faire durer
31:045 minutes chacun.
31:05Tu sais,
31:06Lauren et moi,
31:06on travaillait jour et nuit.
31:08Assembler tout ça,
31:09c'était comme si on réalisait
31:11un truc du genre
31:11The Jinx
31:12ou quelque chose comme ça.
31:13On a toujours pris ça
31:14très au sérieux.
31:16Alors maintenant
31:16qu'on avait une équipe complète,
31:18c'était incroyable.
31:19Tu vois,
31:19ça fait longtemps
31:20que je n'ai pas fait de skate
31:21et je me suis dit
31:22que si je devais réapprendre,
31:23ce serait ici.
31:24Ceux qui passaient
31:25à la télévision,
31:26c'était complètement différent.
31:27Je voulais juste faire
31:28des épisodes
31:29sur différents types
31:30de personnes.
31:30Je pensais juste
31:31que ce serait
31:32une aventure amusante.
31:33Surtout la façon
31:33dont j'admire Spike
31:34pour tous les films
31:35qu'il a réalisés.
31:36Quand je l'ai sorti,
31:37j'étais fier.
31:38Salut,
31:38bienvenue à nouveau
31:39ce Epicly Laiderd
31:40et je suis vraiment enthousiaste.
31:43Merci.
31:43Mec, j'étais le genre.
31:44C'est qui?
31:46Tu ne savais vraiment pas?
31:47Je croyais que c'était
31:48le gars qui possédait
31:49cette grue.
31:49Donc on a fait cette série
31:50pour Weissland
31:51qui comptait, je ne sais pas,
31:526, 7 ou 8 épisodes
31:55et puis il n'y a plus rien lu.
31:57On n'a rien fait
31:58pendant 2 ans, 3 ans,
31:594 ans, 5 ans.
32:01J'avais presque oublié
32:02que j'avais fait ça un jour
32:04et c'est une bonne chose
32:07à se rappeler.
32:08Premièrement,
32:08tu n'es pas défini
32:09par ton travail.
32:10Tu es une personne
32:10à part entière
32:11et ton travail,
32:12c'est juste quelque chose
32:13que tu fais.
32:15Il a dû avoir 6 ans
32:16sans aucun épisode.
32:19Je crois que ce qui s'est passé,
32:21c'est que j'ai lu en ligne
32:22que Weiss avait fait faillite.
32:24C'était comme une actualité,
32:25genre Weiss.
32:26Et j'imaginais un budozer
32:27et je pensais
32:28à toutes ces cassettes.
32:30Donc je crois que j'ai demandé
32:31à Chris Grosso peut-être,
32:32genre tu connais quelqu'un
32:32chez Weiss.
32:33Et ensuite,
32:34c'était en gros,
32:35est-ce qu'il reste des cassettes,
32:36est-ce que je peux les récupérer?
32:38D'une façon ou d'une autre,
32:39j'ai fini par obtenir
32:40le numéro de téléphone
32:41de Patrick.
32:41Et je lui ai dit genre,
32:43écoute,
32:43si tu veux,
32:44la porte est ouverte
32:44si jamais tu veux faire
32:45de nouveaux épisodes.
32:46Et il m'a répondu,
32:47d'accord, merci.
32:49Mais en gros,
32:49ça ne m'intéresse pas vraiment
32:50pour l'instant,
32:51mais j'apprécie la proposition.
32:53Donc le premier épisode
32:54qui est sorti,
32:55c'était celui-ci.
32:59Fais un zoom là-dessus.
33:02Ouais, c'est drôle
33:03parce que parfois,
33:04les pilotes ressemblent
33:06à ce que la série va être,
33:07mais ce pilote-là, non.
33:08Je vais trop vite.
33:10Dans une petite corvette rouge.
33:12Bienvenue dans le tout premier épisode
33:14de l'émission de skateboard
33:15Épically Latered.
33:16Aujourd'hui,
33:16nous recevons notre tout premier invité.
33:18Nous avons Dustin Dolan,
33:20qui vient d'Australie.
33:21Et je suis vraiment abalé
33:22parce que Dustin
33:23est tout simplement
33:24un skater génial.
33:26Et c'est un gars
33:27complètement fou.
33:28Dustin était parfait
33:29pour le premier épisode.
33:31Mais tout est un peu
33:33ce que l'émission
33:34était censée être
33:35à l'origine.
33:35Moi, je n'étais pas...
33:37Peut-être que j'étais nerveux,
33:38j'étais emballé.
33:40Et à chaque épisode,
33:42je suis toujours aussi emballé.
33:45C'est drôle.
33:46D'habitude,
33:47je n'aime pas regarder
33:47de vieux trucs,
33:48mais ces gens sont tellement
33:51amusants pour moi.
33:52J'aime regarder
33:52les autres personnes.
33:54Beagle est vraiment
33:55un putain de génie.
33:57c'est tellement
33:57plus spécial
33:58quand la prison
33:59n'est plus là
34:00et que c'est tout
34:01ce que tu n'auras jamais.
34:05Maintenant,
34:05je sens que je pourrais
34:06faire ça toute la journée.
34:11Oh, mon Dieu!
34:15Au moins,
34:15j'avais la tête rasée.
34:17Je vais seulement
34:18t'en montrer
34:18quelques secondes.
34:20C'est trop brutal.
34:21En gros,
34:22j'étais tellement
34:23rédecin
34:23à être devin
34:24la caméra.
34:25Et je le suis toujours.
34:27J'aime bien ça
34:27parce que sur certaines images,
34:29on dirait vraiment
34:29que les vêtements
34:30sont démodés,
34:31mais c'est juste
34:31des chemises à carreaux.
34:32Des chemises à carreaux,
34:33des têtes rasées,
34:34des têtes rasées.
34:37Mais j'ai récupéré
34:38les cassettes
34:38auprès de Sergio.
34:39J'ai pris contact
34:39avec Sergio
34:40et il m'a dit
34:41« Qu'est-ce que tu penses
34:42de faire plus d'épisodes ? »
34:44Et j'ai repensé
34:45à toutes mes bonnes
34:45et mauvaises expériences
34:47en faisant des émissions,
34:48des publicités
34:49ou en travaillant.
34:51Et j'ai simplement
34:51repensé
34:52à toutes les fois
34:53où c'était nul
34:54et à toutes les fois
34:55où c'était bien.
34:55Et je me suis dit
34:56que si je devais faire ça,
34:57il fallait que ce soit amusant.
34:59Donc,
35:00Patrick et Heath
35:01m'interviewent
35:03pour une skater
35:05Jamie Foy.
35:07Et puis,
35:07ces gars-là
35:07sont en train
35:08de les filmer
35:09pendant qu'ils m'interviewent.
35:11Donc,
35:11c'est un peu
35:12comme une mise en ad-in.
35:13Ça va être incroyable.
35:20« Alors, Kai,
35:21avec quoi tu te relais ici ? »
35:22« Par exemple,
35:23quelle caméra ? »
35:24« Caméra ? »
35:24« Qu'est-ce que c'est
35:25ces petits trucs ? »
35:26« Le plus petit kit
35:27que je puisse avoir. »
35:30« J'ai un appareil photo
35:32Fujifilm,
35:33micro sans fil,
35:34normal,
35:35mais aussi c'est petit.
35:36Lumière LED.
35:38St-Watts,
35:42chinoise. »
35:46Patrick a été très clair
35:48avec moi
35:48dès le début.
35:49Je pense qu'il voulait
35:52que ça rende mieux
35:53mais sans perdre
35:55l'esprit
35:55de l'inition.
35:57Donc,
35:58c'est toujours
35:58ce que j'essayais de faire.
35:59Donc,
36:00j'ai rencontré Kai
36:00lors d'une virée de dingue
36:02en America Wild Ride.
36:03Ils ont fait
36:04cette putain de tournée
36:05où n'importe qui
36:06pouvait y aller
36:07et ils ont indiqué
36:08les dates
36:08et les campings
36:09et n'importe qui
36:10pouvait y aller.
36:10Et il a acheté
36:11une Harley Davidson Sportster.
36:12Il est parti de Vancouver,
36:14je ne sais pas,
36:15Atlanta ou quelque chose
36:15comme ça.
36:16Et il était fan d'América,
36:18fan d'Epicly Leighter
36:19et je me souviens
36:19de l'avoir rencontré
36:20et on s'est tout de suite
36:21bien entendu
36:22parce qu'il aimait
36:23aussi la photographie.
36:24C'était un peu
36:24un photographe en herbe,
36:26un photographe
36:27vraiment tan out seul.
36:28Ouais,
36:28j'ai beaucoup de chance,
36:29ça me donne
36:29beaucoup de confiance.
36:32Je ne pense pas
36:33qu'il ne m'ait jamais dit
36:34de changer l'angle.
36:35Je suis libre
36:38de tout gâcher tout seul.
36:39Eh bien,
36:39je ne le savais pas
36:40mais je me suis dit
36:41qu'on aurait peut-être
36:41besoin d'un producteur
36:42et j'ai juste pensé
36:44eh bien,
36:45ce ne serait pas génial
36:46si c'était Heath
36:47et il a dit oui.
36:47Ouais,
36:48je veux dire,
36:48je suppose que
36:49c'était ma première question.
36:50Je me disais
36:51je ne suis pas producteur.
36:52Je ne...
36:53Je ne fière pas de travail.
36:54Je ne suis pas producteur.
36:55Et il m'a juste demandé
36:56est-ce que tu le ferais ?
36:58Et c'est comme ça
37:00que j'ai eu...
37:01Et c'est comme ça
37:01que j'ai eu ce travail.
37:03Heath,
37:03hors caméra,
37:04crie quelque chose
37:05à Patrick.
37:08D'accord,
37:09merci Thierry.
37:10Probablement pour le skate.
37:11C'est un bon producteur
37:12parce que les gens
37:13sont terrifiés par lui.
37:14Et puis Kai reste
37:15complètement impassible.
37:18Tu as un peu Patrick
37:19qui est un peu maladroit,
37:21Kai qui est un genre
37:22de cowboy gothique.
37:26Et puis tu as Heath
37:27qui, à première vue,
37:29a l'air le plus normal.
37:31Mais comme nous le savons tous,
37:33c'est en fait
37:33le plus étrange du trio.
37:35C'est probablement
37:36plus facile pour moi
37:37vu que j'étais chef d'équipe
37:39et c'est sûrement
37:40un travail bien plus simple
37:42pour moi
37:42que pour quelqu'un
37:43qui arrive de l'extérieur.
37:44C'est à peu près
37:45le seul travail de production
37:46que je pourrais faire.
37:47Et je pense que
37:47si je le faisais tout seul,
37:49comme à l'époque,
37:49je ne sais pas,
37:50ce serait peut-être déprimant
37:51ou quelque chose comme ça,
37:52mais on a deux grandes chambres
37:53d'hôtel
37:54où on est tous ensemble,
37:55enfin presque comme un Airbnb,
37:56où on est tous
37:57dans la même pièce.
37:59Il y a l'émission,
38:00mais il y a aussi
38:00le côté plaisir.
38:03Et c'est ça
38:04qui le garde vivant pour moi.
38:06C'était une tentative désespérée
38:07pour convaincre Patrick
38:08de vouloir le refaire.
38:10Et le fait qu'il ait voulu le faire,
38:12j'ai dit, ouais,
38:12je suis prêt à dire,
38:13ouais, faisons-en six.
38:14Voyons comment ça se passe.
38:16Mais je pense que
38:16comme l'émission
38:17n'avait pas été diffusée
38:18depuis environ sept ans
38:19à ce moment-là,
38:20elle a eu un million de vues,
38:22je crois,
38:22en 17 jours,
38:23si je ne me trompe pas.
38:29Ici Tompkins,
38:30Smart Park.
38:32Je viens juste de revenir,
38:34donc je reprends contact
38:35avec là.
38:37La scène new-yorkaise,
38:39tu sais,
38:40nos premiers épisodes,
38:41on les a filmés ici,
38:42genre,
38:42faits à Tompkins.
38:44Et maintenant,
38:44je trouve ça marrant
38:45que Tompkins soit devenu
38:46un endroit
38:47où les pros viennent.
38:48Mais je pense que
38:49les gens aiment juste
38:50l'ambiance.
38:51Parce que c'est
38:52Lee's Village,
38:53puis c'est tellement fun.
38:54J'ai fait du skate,
38:55j'ai beaucoup skaté,
38:56mais c'est horriblement mauvais.
39:00bonjour, ça va ?
39:01Je peux vous prendre en photo ?
39:03Oui, bien sûr.
39:11T'es en train de le filmer ?
39:16Oui, je te filme.
39:18D'accord,
39:18plus de coups de poing.
39:20Nous croyons en la paix.
39:25J'ai eu mon père.
39:27N'utilise pas ça.
39:29N'utilise pas ça.
39:30D'accord,
39:30utilise cette partie.
39:31N'utilise pas cette partie.
39:32Utilise cette partie.
39:33Oui, utilise cette partie.
39:34Utilise celle-là.
39:35Celle-là est bien.
39:35Non, attends,
39:36n'utilise pas ça.
39:36D'accord,
39:37fais de moi de plus près.
39:38Vite,
39:38ou je ne le suis pas.
39:39Papa, lâche.
39:40D'accord.
39:45Arthur.
39:46Ouais,
39:47tu veux participer
39:48au documentaire ?
39:49Tu sais,
39:50je suis le réalisateur.
39:53Tu veux ?
39:53Tu veux être dans
39:54Epicly Later ?
39:56C'est l'émission de mon père.
39:58Quelqu'un veut être
39:58dans mon documentaire ?
40:01C'est comme si
40:01on dirait
40:02qu'on est emprunt
40:03de les exploiter.
40:05Les gens ont YouTube,
40:06donc c'est comme
40:06si c'était leurs enfants.
40:07J'ai essayé
40:08de faire un documentaire.
40:10En tout cas,
40:10c'est sympa
40:11d'être de retour à New York.
40:12J'ai l'impression
40:13d'avoir 20 ans à New York.
40:15Mais,
40:17si je ne sais pas,
40:18j'adore le skateboard.
40:20Et j'aime faire l'émission.
40:22J'ai l'impression
40:23qu'avec l'émission,
40:24le travail
40:25est sa propre récompense.
40:34Oui,
40:34je pense qu'être
40:35sur Epicly Later
40:36est devenu
40:37une sorte de récompense
40:38en soi.
40:39La skateboard,
40:40c'est génial.
40:41Et pouvoir raconter
40:42ses histoires,
40:43c'est un privilège.
40:46Tu choisis
40:47avec qui
40:47tu vas partager ça,
40:48non ?
40:49Et Patrick
40:50et Epicly Later
40:51c'est avec eux
40:52que je veux le faire.
40:53Je dirais que
40:54quoi qu'il arrive,
40:56si tu es un skater,
40:58tu sais que c'est
40:59énorme d'apparaître
41:00dans un épisode
41:01d'Epicly Later.
41:03C'est une récompense
41:04en soi.
41:05Et c'est vraiment
41:05le premier du genre.
41:07C'est comme un mélange
41:08entre un livre
41:09et un trophée.
41:10Mais c'est en version filmée.
41:12Le monde change.
41:13Vous savez.
41:14Et nous devons
41:15changer avec lui.
41:16Mais c'est cool
41:17que les gens
41:18puissent voir
41:18comment les choses étaient.
41:20Quand tu fais partie
41:21de quelque chose
41:22de spécial,
41:23c'est difficile
41:24de voir
41:25que c'est vraiment spécial.
41:27Mais il y a
41:28quelques moments
41:28où, même sur le moment,
41:30je me disais,
41:30mince, j'espère
41:31que je vais m'en souvenir.
41:32Et je ne m'en serais
41:33probablement pas
41:34souvenu sans Patrick.
41:35C'est vraiment
41:36quelque chose de spécial
41:37d'avoir ses souvenirs
41:37documentés.
41:38Tu sais,
41:39j'ai regardé
41:39tellement des
41:40Peatley Lathard,
41:40je les adore.
41:41Et c'est un peu
41:42comme le chef table
41:43du skate, tu vois.
41:44Il y a tellement
41:44de gens en dehors
41:45du skate,
41:46des inconnus.
41:47Je croisais des gens
41:48dans la rue
41:48et ils me disaient
41:48« Yo, putain,
41:49t'es le gars du truc
41:50de Vice, là? »
41:51Et je répondais
41:52« Ouais, tu vois,
41:52ça a dépassé
41:53le monde du skate. »
41:54Patrick est un peu
41:55devenu la voix
41:56qui raconte l'histoire
41:57des skateurs
41:58à travers la vidéo
41:59pour toute une génération
42:00qui serait la mienne,
42:01celle des skateurs
42:02des années 90 et 2000.
42:04Et puis,
42:05une partie de ça,
42:06c'est qu'on est
42:07la première génération
42:08de skateurs
42:09à ne pas arrêter,
42:11à continuer de vieillir
42:13et à essayer
42:13de trouver
42:14des choses intéressantes,
42:15à essayer de trouver
42:18du sang.
42:19Il n'y a pas vraiment
42:20de journalisme
42:21dans le skateboard.
42:22Si, hop,
42:22ce sont juste
42:23des participants
42:24qui en parlent.
42:25C'est bien,
42:26ça garde la chose authentique
42:27et c'est comme
42:28les sous-cultures
42:29sont amusantes à observer.
42:31Si tu n'as pas
42:31des gens
42:32qui l'observent
42:33avec un certain regard,
42:35alors tout devient
42:36juste des articles
42:37complaisants,
42:38tu vois.
42:39Je le connais
42:40depuis 25 ans.
42:41Ce qu'il a accompli
42:42dans sa carrière,
42:43ses photos,
42:44son travail
42:45avec Epically Later
42:46et tout ça,
42:46c'est vraiment remarquable.
42:47Mais c'est surtout
42:48un mec bien.
42:49Et ouais,
42:49il a toujours été solide.
42:52Son style
42:53est probablement
42:53le meilleur
42:54pour tout ce qui touche
42:55au skate
42:56parce que
42:56si tu prends
42:57le skate
42:58trop au sérieux,
42:59tu finis avec
42:59un mauvais résultat
43:01et tu passes
43:01pour un con.
43:03t'en as fait
43:04une carrière
43:05à filmer
43:06des figures
43:07de skateboard.
43:09L'autre aspect
43:10de cela,
43:12plonger
43:13dans la vraie vie,
43:14en parler
43:14et à faire
43:15des films
43:15à ce sujet,
43:16c'est un million
43:17de fois plus difficile
43:18que de filmer
43:19la figure
43:19de skateboard
43:20la plus difficile.
43:22C'est du concret,
43:23tu vois.
43:23C'est là-dedans
43:24qui s'est plongé.
43:26D'accord.
43:27Je vais rentrer
43:27chez moi
43:28et aller pleurer.
43:30Ouais,
43:31l'émission va juste
43:31durer pour toujours.
43:33C'est quelque chose
43:33sur lequel quelqu'un
43:34pourra revenir plus tard.
43:35Et ça vient de quelqu'un
43:36qui est un vrai fan
43:37de skateboard
43:38et des personnes
43:38auxquelles il consacre
43:39l'émission,
43:40tu vois.
43:41Donc,
43:43c'est là que
43:44les meilleures choses
43:45se font,
43:45quand la personne
43:46est vraiment fan
43:47et qu'elle aime ça
43:48comme ça,
43:48tu vois.
43:55Andrew Rennaz a dit ça
43:56une fois à propos
43:57de l'équipe Baker.
43:58Il a dit
43:59« Si tout le monde
43:59dans l'équipe
44:00était comme moi,
44:00je m'ennuierais tellement.
44:02Ce serait une équipe
44:02tellement ennuyeuse.
44:04Parce que je suis ennuyeux
44:05et j'ai l'impression
44:05que cette émission,
44:06c'est pareil.
44:07Genre, je suis ennuyeux.
44:09Alors, je choisis
44:10des gens
44:10qui ne sont pas ennuyeux.
44:13En gros,
44:14mon cerveau est anxieux
44:17et il parle trop.
44:18Et il peut me dissuader
44:20de faire.
44:21C'est des choses
44:22que je devrais juste
44:23prendre à la légère,
44:24je suppose.
44:26Si je pouvais avoir
44:26tous les meilleurs skaters
44:28du monde
44:29qui apprécient quelque chose
44:30que j'ai créé,
44:31tu ne peux pas acheter ça.
44:32C'est vraiment un miracle
44:34ou quelque chose
44:35qu'il ne faut pas considérer
44:36comme acquis, non.
44:42Le skateboard,
44:43en général,
44:44juste faire partie
44:45de cette conversation,
44:45ça m'excite.
44:46et c'était quelque chose
44:47que je...
44:48Parfois,
44:49c'est surréaliste
44:50de voir se réaliser
44:51quelque chose
44:52dont je rêvais.
44:53Je ne pensais pas
44:53que j'aurais cette chance
44:54ou cette opportunité.
44:56C'est juste,
44:57personnellement,
44:58et pas du mal.
44:59qui n'as pas