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  • il y a 4 semaines
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:02Europe 1 Info, c'est avec Clélie Mathias sur Europe 1.
00:05Il est 13h23, nous accueillons vos deux chroniqueurs du jour.
00:08Le chroniqueur politique et communicant Jean-Michel Salvatore
00:11et le journaliste politique au journal du dimanche, Julie Torres.
00:14Et bonjour à tous les deux, ravis de vous accueillir.
00:17Bonjour Clélie, quel plaisir de vous retrouver.
00:19Merci, j'espère, merci.
00:22Ça commence fort dans la fatrie.
00:24Ah oui, il est fort.
00:25C'est pas de la fatrie, c'est juste mes sentiments.
00:27Oh merci, et je vais vous donner la parole en premier donc.
00:29Ah, ça fait plaisir.
00:31On va commencer par un petit point présidentiel.
00:33Ah, allons-y.
00:34À droite et au centre, une primaire.
00:36Y aura-t-il une primaire ?
00:38Alors certains disent non, on n'en veut pas.
00:41C'est le cas d'Edouard Philippe.
00:42D'autres disent non, si, si, il faut, il faut les départager.
00:44Et il n'y a qu'une primaire.
00:45C'est le cas de David Lissnard, vous l'avez entendu ce matin ?
00:48Au micro de Laurence Ferrari sur CNews et Europe 1 ?
00:50Bien sûr.
00:51Attendez, on l'écoute quand même pour ceux qui n'étaient peut-être pas à l'écoute.
00:56Je n'oserais le croire.
00:57On l'écoute quand même.
00:58Je souhaite faire entendre le projet du terrain, la voix du terrain, la voix d'une France, du pays réel.
01:04Qui a peur de la primaire David Lissnard ?
01:06Ceux qui la refusent.
01:07Alors, Edouard Philippe, notamment.
01:09Edouard Philippe a peur de la compétition ?
01:10Je le pense, oui.
01:10Pourquoi ? Parce qu'il se rappelle de ce qui s'est passé pour Alain Juppé à l'époque ?
01:13Je ne sais pas, il faut lui demander, ce n'est pas à moi qui...
01:14Non, mais est-ce que cette compétition à la loyale, elle fait peur à un certain nombre de candidats
01:19qui se disent, tout peut arriver dans une primaire.
01:22C'est une machine à perdre, c'est aussi la petite musique qu'on entend.
01:24Sauf que ça, c'est faux.
01:25Moi, j'ai connu celle de François Fillon qui a failli gagner malgré tout ce qui s'est passé.
01:30Et qu'il a fait plus de 20%, c'est-à-dire plus que les 4 premiers tours de Jacques
01:34Chirac.
01:35Il ne faut jamais oublier ça.
01:36Et ce n'est pas ça.
01:37La machine à perdre, c'est d'arriver totalement éparpillée et de laisser un boulevard aux autres.
01:43Et la question centrale, c'est comment on les départage et surtout, est-ce qu'ils ont des choses en
01:46commun ?
01:46La réponse est non.
01:47La réponse est non, dans le sens où il y a autant de primaires que de défenseurs de la primaire.
01:52David Lissnard a des bons arguments.
01:53C'est vrai qu'il y a aujourd'hui une grande menace pour la droite et le centre
01:56de ne pas être représenté au second tour de l'élection présidentielle
02:00puisqu'on voit que les dynamiques électorales sont du côté de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon.
02:04Qu'il y a dans le bloc central et à droite, Bruno Rotaillot, Edouard Philippe et Gabriel Attal
02:08qui sont entre 8 et 15% et donc qui annulent leur voix finalement
02:12et ne seront pas en tout cas au second tour.
02:15Mais il y a l'autre argument qui est de dire qu'ils ne veulent pas la même primaire.
02:18Gabriel Attal ne va certainement pas participer à une primaire
02:21où il y aurait un texte qui serait une sorte d'engagement à soutenir le vainqueur.
02:25Gabriel Attal ne va pas soutenir Bruno Rotaillot s'il gagne la primaire
02:28parce que Gabriel Attal est un progressiste, Bruno Rotaillot est un conservateur
02:32et ils n'ont rien à voir ensemble.
02:33Edouard Philippe ne veut pas participer à la primaire, on le comprend
02:36parce qu'il a pour l'instant le leadership dans le bloc central
02:39mais il prend aussi le risque de voir le second tour lui échapper.
02:43Et puis encore une fois, Laurent Wauquiez était celui qui proposait en premier la primaire
02:47avec David Lissnard mais il disait de Darmanin à Knafot.
02:50Bon, Edouard Philippe ne veut pas d'Éric Zemmour et de Sarah Knafot dans sa primaire.
02:54Sarah Knafot et Éric Zemmour ne veulent pas de Gabriel Attal dans leur primaire.
02:57Donc vous voyez bien que d'abord c'est trop tard
02:59et qu'ensuite personne n'est d'accord sur les modalités et le périmètre de ces primaires.
03:04Votre analyse ?
03:05Oui, je suis assez d'accord.
03:05En fait le problème c'est que ceux qui veulent la primaire
03:07ce sont ceux qui ne sont pas sur les écrans radars des sondages.
03:10C'est David Lissnard, c'est très injuste parce qu'il a de bonnes idées,
03:14il a de bonnes intuitions, il a une vraie expérience
03:17mais finalement on voit que sa candidature n'accroche pas
03:21et lui il est vraiment pour une primaire.
03:23Vous avez Laurent Wauquiez qui lui aussi, très jaloux de Bruno Retailleau,
03:27aurait souhaité une primaire.
03:28Et puis ceux qui sont plutôt en tête dans les sondages pour l'instant
03:31mais tout peut changer, sont contre la primaire
03:34à commencer par Edouard Philippe parce qu'il a beaucoup à perdre dans cette histoire.
03:39Et je rejoins Jules, une primaire c'est très joli
03:42à condition qu'on pense à peu près la même chose.
03:44Là il y a trop de différences.
03:46Alors je ne dirais pas jusqu'à dire comme Jules
03:48qu'il n'y a rien de commun entre Attal et Retailleau.
03:52Bon, il y a quand même des choses en commun
03:53mais ils sont quand même très éloignés,
03:55ils ont des options très éloignées,
03:56ils n'ont pas la même vision de la société.
03:59Et donc c'est quand même assez difficile
04:01de faire une primaire en disant
04:02tiens si Retailleau gagne, Attal tu le soutiendras
04:05ou tiens si Attal gagne, Attal tu le soutiendras.
04:07Ce n'est pas possible.
04:08Et effectivement il y a la question du timing aussi.
04:10Ah oui c'est trop tard, on est au mois de septembre,
04:12c'est quasiment terminé.
04:13Les socialistes en font une.
04:15Oui, mais ils en font une, elle est déjà calée.
04:17Et puis juste une dernière chose sur le côté machine à perdre,
04:20en 2011 François Hollande a gagné l'élection,
04:22enfin en 2012 il l'a gagnée mais il a gagné la primaire en 2011
04:24et François Fillon ne perd certainement pas l'élection présidentielle de 2017
04:27à cause de la primaire, bien au contraire,
04:29c'est sans doute la primaire qui avait insuplé
04:31une grande dynamique dans sa campagne.
04:33Donc primaire, machine à perdre, je pense que ce n'est pas une réalité.
04:35Et même division, ce n'est pas une machine à perdre.
04:38Regardez Chirac Balladur,
04:39ils se sont disputés en 1995 pendant très longtemps, pendant de longs mois
04:44et finalement Chirac a fini par gagner.
04:46Donc ce n'est pas parce qu'il y a multiplicité de candidatures
04:50qu'on perd à tous les coups, ce n'est pas vrai.
04:52Je reprends le micro.
04:53Jean-Michel Salvatore en Julte, merci.
04:56Qui fait les lois ici ?
04:58Merci.

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