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  • il y a 7 semaines
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00La présidentielle, autre sujet de débat, vous avez peut-être entendu Hervé Morin qui était l'invité de CNews et
00:05d'Europe 1 ce matin,
00:06le président de la Normandie et des centristes aussi, a plaidé pour une charte de la primaire de la droite
00:11et du centre.
00:12Il insiste, oui, il faut une primaire à droite et au centre.
00:15La primaire, ça va permettre à 5, 6, 7 millions de Français de venir voter, d'écouter tous ces candidats
00:22qui sont dans cet arc
00:23et de se dire, tiens celui-ci, il a un projet, mais plus que ça, il a un caractère, un
00:29caractère.
00:30Il a une personnalité, il a la densité, parce que dans l'État où est le pays, il va falloir
00:36quand même quelqu'un qui soit solide.
00:38Alors, la primaire, machine à perdre ou machine à gagner ? Yvan Rufol.
00:43Moi, c'est l'alliance avec le centre qui est une machine à perdre.
00:46Je pense, de mon point de vue, que le centre, le bloc central, l'extrême centre, la Macronie, pour être
00:51plus clair,
00:52est devenue radioactif dans la mesure où aujourd'hui, les Français constatent l'échec de 10 ans, de 9 ans
00:57de macronisme
00:58et donc l'échec de tous ceux qui se sont réclamés, même s'ils l'oublient maintenant, du macronisme.
01:03Je veux parler notamment des deux anciens ministres, Attal et Philippe.
01:06Et donc, je trouve que la droite, et là, il y a une ambiguïté de la part de Bruno Rotaillot,
01:11qui par ailleurs dit des choses tout à fait sensées,
01:14que la droite, pour l'instant, n'a pas pris la mesure, effectivement, de la faillite du centrisme.
01:18On essaie de nous faire croire que la dualité gauche-droite a disparu au profit de ce centre-là.
01:25Je pense exactement à l'inverse.
01:26Je pense qu'on retrouve les grandes fractures entre la droite et la gauche,
01:30que le centrisme est en train de disparaître.
01:33Et on voudrait, j'ai entendu Morin ce matin, nous dire à nouveau qu'il n'y aurait pas d
01:36'autres alternatives.
01:36C'est toujours la même chose chez eux.
01:37Il n'y a pas d'autres alternatives que leur certitude.
01:39Or, il y a d'autres alternatives qui sont démontrées par la puissance, maintenant, de la France insoumise
01:45et la puissance du Rassemblement national.
01:47Ce sont deux constatations qu'il faut faire.
01:49Et il me semble que Rotaillot devrait d'ailleurs en tirer les conséquences
01:52et cesser de laisser à comprendre qu'il pourrait rejoindre la Macronie
01:56tout en disant qu'il n'est pas soluble dans la Macronie.
01:58Il y a là une incovérence.
01:59Thomas Bonnet.
02:00La primaire, c'est trop tard.
02:01Enfin, personne ne croit réellement qu'il y aura une primaire avant l'élection présidentielle.
02:05Je pense que ceux qui portent aujourd'hui l'idée d'une primaire...
02:07À droite, en tout cas.
02:07Oui, parce qu'à gauche, il y en a une.
02:10Ceux à droite ou au centre qui portent l'idée d'une primaire
02:12sont ceux qui, par définition, n'ont aucune chance d'être candidats
02:15s'il n'y avait pas de primaire.
02:16Donc, je pense qu'il faut prendre ça avec un peu de distance.
02:19Par ailleurs, ça montre une chose.
02:21On le constatait déjà, mais qu'il n'y a pas de leader incontestable
02:24dans la plupart des familles politiques.
02:26Et c'est d'ailleurs à souligner, c'est-à-dire qu'au Rassemblement national,
02:28non seulement il y a Marine Le Pen qui est leader de son parti,
02:31mais en plus il y avait un second qui aurait pu prendre le relais
02:33si jamais elle avait été empêchée.
02:34Je pourrais dire la même chose du côté de la France insoumise.
02:37Jean-Luc Mélenchon est incontestable au sein de la France insoumise.
02:39Alors, ça se fait à la faveur de Purge, etc.
02:42Mais en tout cas, il n'est pas contesté en interne.
02:44Tout ce qu'il y a au milieu, personne n'émerge vraiment
02:47de manière indéniable, de manière incontestable.
02:49Même Édouard Philippe.
02:50Édouard Philippe, à chaque fois qu'il enregistre un ralliement,
02:53et on l'a entendu encore hier,
02:54c'est pourquoi on le rallie ?
02:55Pourquoi les gens le rallient ?
02:56Parce que c'est le mieux placé dans les sondages.
02:58Jamais ils le disent.
02:59Édouard Philippe a un talent fou, il va être un super président.
03:02Écoutez Gérald Darmanin, qui a officialisé son soutien à Édouard Philippe hier.
03:07Édouard, je peux vous assurer que son honnêteté,
03:10sa droiture et ses qualités d'homme
03:12font que ce ne sera pas un bon, mais un très grand président de la République.
03:16Je suis très fier de te dire, Édouard, que je te soutiens.
03:18Et on s'est dit qu'un marin, pas un marin de dos, ça,
03:20pas un marin de la deux, là, un vrai marin,
03:24on s'est dit qu'un marin, un grand capitaine de bateau comme toi,
03:28allait nous amener au bon port.
03:29Alors, on est très fier d'être ton équipage,
03:30et je serai heureux de t'être ton premier atelot.
03:32Eh bien, vous voyez, Thomas Bonnet, il n'a pas parlé des sondages.
03:34Il en a parlé aussi, il en a parlé aussi,
03:36et d'ailleurs Gérald Darmanin a attendu quand même un certain temps
03:39avant d'apporter son soutien à Édouard Philippe.
03:41Oh, il le laissait entendre cet été.
03:43Il a compris une fois qu'il y a eu l'affaire Liana,
03:45qu'il n'avait, lui, plus aucune chance de pouvoir concourir,
03:47et donc il a rejoint Édouard Philippe,
03:48qui est le mieux placé dans les sondages,
03:50et avec qui il a aussi une relation, à mon avis, plus proche qu'avec Gabriel Attal.
03:53Mais, voilà, Édouard Philippe agrège autour de lui
03:56ceux qui disent, bon, c'est un peu le candidat par défaut,
03:58c'est le mieux placé dans les sondages,
04:00celui qui nous offre peut-être le plus de chances d'avoir ensuite un poste,
04:03voire un siège de député.
04:05Je trouve que c'est un peu faible comme pouvoir d'attraction.
04:08Édouard Philippe, d'ailleurs, il ne dit pas grand-chose.
04:10Gérald Darmanin essaye de l'emmener sur ses sujets sociaux,
04:13sujets de l'immigration, moratoires de l'immigration,
04:15Édouard Philippe ne veut pas entendre parler de ça.
04:16Donc, à un moment donné, il va falloir aussi qu'il donne un cap et un élan à sa candidature.
04:20Pour l'instant, c'est un peu le candidat par défaut.
04:21C'est un peu fade, malgré le fait qu'il ait préparé des frites pleines de sel.
04:26Oui, justement, et avec ce spectacle d'une proximité avec le peuple
04:31qui, en fait, est une proximité tout à fait fictive
04:34parce que Philippe est bien celui qui avait mis dans la rue les gilets jaunes, notamment.
04:39Et donc, il a une difficulté, d'abord, à sortir de ses certitudes,
04:42à sortir effectivement du fait que l'immigration devient un problème.
04:45Et il n'a cessé de dire qu'il ne voulait pas de moratoire sur l'immigration.
04:49Donc, pour moi, Philippe et tous ceux qui vont le rejoindre, qui le rejoindront,
04:53font partie de ce que j'estime être l'ancien régime.
04:56Je pense que la population, une grande partie de l'opinion française,
04:59a déjà compris que ce régime centriste, ce bloc central-là,
05:02n'avait rien compris précisément aux exigences urgentes
05:06qui ne se réduisent pas, encore une fois, à l'endettement du pays,
05:08même que celui-ci est un vrai sujet, mais également à des enjeux civilisationnels.
05:11Et visiblement, Philippe, en tout cas, n'y comprend rien à ce point,
05:16qu'il est en train de récuser les quelques avancées qu'avait fait Darmanin
05:19pour dire qu'il fallait un moratoire sur l'immigration,
05:21ce qui était bien la moindre des choses.
05:22Et donc, il retombe effectivement dans ces tabous idéologiques
05:25qui, de mon point de vue, vont le faire aller à sa perte.
05:30L'Union Européenne se fera sans, les Islandais n'ont hier au référendum.
05:34Pourquoi ce refus ? Qu'est-ce que cela dit ?
05:36Ce sera juste avant le flash de 14h sur Europe 1.
05:38Et je vous rappelle qu'en ce moment aussi, chers auditeurs d'Europe 1,
05:40vous pouvez découvrir la nouvelle grande série de podcasts Europe 1.
05:43Maître Collard raconte l'Andru, l'affaire Dreyfus, les tribunaux de l'Antiquité.
05:48Eh bien, Maître Collard raconte ces grands procès où la justice a vacillé.
05:53C'est un podcast à écouter dès maintenant sur toutes vos plateformes de podcast,
05:57le site et l'application Europe 1.
06:00Europe 1.

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