- il y a 1 semaine
Ce jeudi 3 septembre, Alain du Brusle, directeur général délégué, responsable gestion OPCVM chez Claresco, et Daniel Gerino, président de Carlton Sélection, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent à l'instant de nous rejoindre.
00:07Alain Dubru, le directeur général délégué de Clarisco, bonsoir Alain, bienvenue.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:10Et Daniel Girino, le président de Carlton Sélection, bonsoir Daniel.
00:13Bonsoir Guillaume.
00:13Bienvenue également.
00:15Il y a beaucoup de thèmes très différents aujourd'hui.
00:18Alors on a Wall Street qui progresse bien, c'est vrai, le Nasdaq gagne 0,9%, le S&P gagne
00:220,6%.
00:23Christopher Waller s'est exprimé, membre de la fête, Christopher Waller, il y a un petit peu plus d'une
00:28heure,
00:28pour dire que la fête probablement au mois de septembre maintiendrait cette eau stable.
00:33On sait que la semaine dernière, Kevin Walsh était exprimé, avait un peu fait peur au marché.
00:38Puis là, Christopher Waller au contraire est en train de le détendre.
00:40On a un diseur américain qui se détend un peu à 4,75.
00:41C'est-à-dire qu'on n'écoute plus seulement le prêtreon de la fête, on écoute les différents membres.
00:45Surtout peut-être sous l'air Kevin Walsh.
00:47Christopher Waller a manifestement une parole performative dans le marché cet après-midi.
00:52Qu'est-ce que ça dit ça de l'oreille que prêtent les marchés aux différents membres de la fête,
00:56Daniel ?
00:57C'est assez surprenant, puisque comme la Fed, sous l'égide de Walsh, a indiqué que, bien évidemment,
01:03elle ne donnerait plus d'indications sur sa politique à venir,
01:06voir qu'un membre du board s'exprime et donne des orientations,
01:11c'est un peu contradictoire avec la politique générale qu'a dessinée Walsh.
01:15Alors moi, je pense qu'ils ne monteront pas les taux d'intérêt, ils les garderont au niveau où ils
01:19sont.
01:20D'abord parce qu'il a quand même été nommé par Trump pour maintenir des taux, voire les baisser.
01:26Donc aller dans le sens inverse, ce serait un petit peu contradictoire.
01:29Par ailleurs, on voit que quand même l'IA tire la croissance économique américaine,
01:33mais il y a quand même des pans dans l'économie qui sont plutôt en déshérence.
01:37Donc on ne peut pas non plus monter les taux indéfiniment.
01:39Puis ça donnerait un signal extrêmement négatif sur la courbe des taux.
01:42Aujourd'hui, le problème principal dans le monde financier, c'est la duration.
01:47On n'a que des problèmes de duration et des problèmes d'endettement.
01:52Si on renchérit, on donne un signal très fort à l'augmentation du coût de la dette,
02:00eh bien on va avoir une répercussion de manière homothétique sur l'ensemble de la courbe.
02:04Déjà que les taux sont assez élevés.
02:06Aujourd'hui, on a un système qui a complètement changé.
02:09Le monde a changé avec la guerre en Ukraine, avec la guerre en Iran et avec l'introduction de l
02:14'IA.
02:15C'est-à-dire qu'auparavant, les capitaux cherchaient du rendement.
02:18Maintenant, le rendement cherche des capitaux.
02:20On est dans un système totalement inversé.
02:22Ce qui veut dire que donner ce type de signal dans une économie qui tourne à un peu plus de
02:292%,
02:30ce n'est pas forcément un bon signal.
02:32Tout comme on le verra peut-être sur la BCE.
02:34Deux, monter les taux d'intérêt quand vous n'avez pas une crise de la demande, mais une crise de
02:38l'offre,
02:39c'est presque contre-productif.
02:41Et là, il faut être extrêmement prudent parce que le monde n'est plus du tout le même.
02:45On est vraiment, tout s'analyse, non plus en termes géographiques, voire même sectoriels,
02:50mais en termes de duration.
02:52Est-ce que les secteurs sont à duration courte ?
02:54Est-ce que les secteurs sont à duration longue ?
02:56Et donc, donner ce type de signal où on ne montrera pas les taux, on montrera les taux,
03:02c'est contraire à ce que souhaite Wors.
03:06Et il souhaite vraiment ne plus donner ces indications.
03:08C'est ça, il veut en dire le moins possible.
03:11Et là, le marché se rue sur la moindre information d'un membre de la Fed, Christopher Waller.
03:14C'est-à-dire que moins Kevin Wors ou le communiqué de la Fed à chaque réunion voudra en dire,
03:18plus le marché se focalisera sur ce que diront un par un les différents membres.
03:21Et oui.
03:21Et alors, c'est très amusant quand même cette situation,
03:23parce que vous vous rappelez à l'époque de Greenspan,
03:26il avait dit, si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé.
03:29Et il n'était pas pour la forward guidance.
03:32Aujourd'hui, avec Wors, c'est, si votre portefeuille se valorise,
03:36c'est que je n'ai pas fait mon boulot correctement.
03:39Dis seulement un seul mot, et je serai guéri.
03:42Un peu ça, Christopher Waller, membre de la Fed, il n'en est pas le président,
03:45s'est exprimé en disant qu'il n'y aurait sans doute pas d'hôtes d'auto au mois de
03:47septembre.
03:47Et le marché obligataire semble un peu guéri, pas complètement.
03:50Mais on a une vraie détente du disant américain cet après-midi à 4,75.
03:52Il faut rappeler aussi que ça fait quand même une dizaine de jours
03:55que les taux se tendent presque quasiment quotidiennement.
03:59Donc ça ne peut pas monter éternellement aussi.
04:02Le marché était peut-être un peu à la recherche d'une sorte de vague de soulagement.
04:05Il faut quand même rappeler qu'à la dernière réunion de la Fed,
04:07il y a quand même trois directeurs qui ont voté pour une hausse des taux,
04:10malgré Wors.
04:11Donc ce n'est quand même pas évident.
04:12On a quand même une inflation qui est importante.
04:16Et aussi, c'est confirmé par tous les indicateurs.
04:19On a eu de très bons résultats de société au deuxième trimestre.
04:22On a vu que les indicateurs macroéconomiques qui ont été publiés ensuite
04:27ont confirmé qu'en fait, l'économie va plutôt bien.
04:30Alors peut-être certains diront que ça vient surtout de l'IA, de la Défense,
04:33d'un certain nombre de secteurs liés aux investissements.
04:36Mais ces investissements sont tellement importants
04:37que ça finit par irriguer par capillarité un certain nombre d'autres secteurs.
04:41Et en tout cas, ça c'est la nouveauté de cet été,
04:43c'est que le boom equity qu'on a vu avec la technologie,
04:47semi-conducteurs, IA, etc., il a un peu contaminé les obligations.
04:51C'est-à-dire que ces entreprises ont aussi besoin d'aller chercher de l'argent en empruntant.
04:56Et donc sur les marchés obligataires, outre les États qui empruntent beaucoup,
05:00les Japonais qui donnent de moins en moins d'argent,
05:02parce que leurs taux d'intérêt sont en train de revenir à des niveaux historiquement élevés,
05:06donc ils ont moins intérêt à exporter leurs capitaux.
05:08Et enfin, les sociétés d'IA qui sont très demandeuses,
05:11ça contribue aussi à cette hausse des taux d'intérêt,
05:14qui quelque part, bien sûr, c'est lié au fait que les États sont dispendieux,
05:19endettés, que tout le monde s'inquiète,
05:20mais c'est aussi parce que l'activité va bien.
05:22C'est ça. Alors voilà, c'est une question que je voulais vous poser.
05:24Pour vous, les hausses de taux, alors je mets la France à part,
05:26parce qu'il y a un contexte politique particulier,
05:27mais les hausses de taux, c'est d'abord lié à l'inflation dont on parle tout le temps,
05:31d'abord lié au déficit public,
05:32ou d'abord lié finalement à la croissance dont on parle moins,
05:34et on a sans doute tort.
05:35Le delta taux des deux derniers mois, c'est sans doute quand même une inquiétude
05:39sur les budgets des États, les gens se disent où est-ce qu'on va,
05:41notamment ça c'est plus vrai pour la France ou même l'Europe,
05:44mais aussi cette prise de conscience pendant l'été
05:47que les boîtes de la tech sont bien présentes sur le marché obligataire,
05:52et c'est un acteur de plus.
05:53Donc ça, ça irait quand même dans l'idée que s'il est au monde,
05:57parce qu'il y a une forme de surchauffe, peut-être seulement dans certains domaines,
06:01mais ça pourrait plaider en effet pour une hausse des taux, c'est pas illogique.
06:03Avec la concurrence sur le marché obligataire des acteurs de la tech
06:06qui ont besoin à leur tour de s'endetter,
06:08c'est ce que vous nous disiez, le rendement a besoin d'une capitale, Daniel.
06:10Tout à l'heure, on était avec Gilles Mouec, le chef économiste du groupe AXA,
06:13et il nous disait, c'est la première fois depuis le 19e siècle,
06:17depuis les chemins de fer en gros,
06:18qu'on a une révolution industrielle majeure,
06:21avec des États aussi endettés,
06:24sur les précédentes révolutions industrielles,
06:25les États étaient très peu endettés.
06:26Là, c'est la première révolution industrielle,
06:28et de cette ampleur avec des États aussi endettés,
06:29ce qui va poser un problème assez inédit, nous disait-il.
06:32Mais il n'y a pas que, en fait, les États sont extrêmement endettés,
06:35vous savez, le PIB mondial, c'est 120 000 milliards de dollars,
06:39et on a 340 000 milliards de dollars de dettes,
06:43en tenant compte des États, des ménages et des entreprises.
06:46Donc on est à 300%.
06:47C'est colossal.
06:49Donc on a besoin de capitaux.
06:50Les capitaux deviennent rares.
06:51C'est ça la vraie nouveauté.
06:53Et quand vous avez, aujourd'hui, les États qui empruntent énormément,
06:57le Japon qui va ne plus être présent parce que les taux sont à 3%,
07:02que vous avez l'IA qui récupère énormément de capitaux,
07:05mais aussi le secteur énergétique,
07:07puisque là, il faut également regonfler le secteur énergétique.
07:11On voit partout dans le monde des pénuries d'énergie.
07:13Et la transition qu'il faut financer aussi.
07:16Et la défense.
07:17Et la défense, oui.
07:19Mais ça, c'est un peu les États.
07:20Donc tout ça, on le retrouve dans ce besoin de capitaux.
07:24Alors évidemment, il faut payer plus cher.
07:26On va payer plus cher le temps.
07:27Mais en fait, quelle est la révolution majeure
07:30à laquelle on assiste depuis quelques semaines et quelques mois ?
07:33C'est les primes de termes.
07:35Aujourd'hui, sur le marché obligataire,
07:37vous avez de véritables primes de termes.
07:39Autrement dit, quand vous empruntez long,
07:43le créancier, lui, demande un surplus de rémunération
07:46parce que le monde est très endetté,
07:49parce que l'argent est rare.
07:50Il y a un déséquilibre offre-demande qui se traduit dedans.
07:54J'aimerais bien croire que c'est lié à la croissance.
07:57Aux États-Unis, il y a de la croissance.
07:58La Chine décélère.
08:00L'Europe, c'est limite tétraplégique.
08:02Ça ne dépasse pas les 0,7%, 0,8%.
08:06On a quand même une situation compliquée en Europe,
08:09puisqu'on a tous les mauvais côtés.
08:12On a des dettes, on a peu de croissance,
08:14on n'est pas sur l'IA,
08:15on dépend de l'énergie extérieure.
08:18La Chine, elle a des canaux de fourniture d'énergie.
08:22Elle a l'IA, elle est plus qu'à deux mois du niveau américain.
08:28L'année dernière, elle était à 24 mois.
08:31Aujourd'hui, elle a deux mois d'écart.
08:32C'est-à-dire qu'ils rattrapent à une vitesse colossale.
08:35Mais par contre, ils ont un besoin d'énergie.
08:37Et les États-Unis ont l'énergie, l'IA, mais des dettes.
08:41Mais c'est la monnaie banque centrale du monde.
08:44Tout est différent.
08:45Bon, alors comment on parvient à trouver l'équilibre ?
08:47C'est quand même la grande question.
08:48La France a trouvé l'équilibre ce matin.
08:50Elle a trouvé la plénitude.
08:51Elle a réussi à émettre des dettes dans le haut de la fourchette,
08:53attendu 13 milliards et demi d'euros.
08:55Comment vous regardez cette adjudication ?
08:57Plein succès ou succès mitigé de la France ?
08:59Je dirais par rapport à cette hausse des taux qu'on a vue pendant l'été,
09:02ce qui est intéressant, c'est de voir qu'en fait,
09:04le spread au hâte et boune, il n'a pas vraiment bougé.
09:07Donc aujourd'hui, la hausse des taux, elle est liée à des phénomènes mondiaux
09:10et pas tellement liée au French bashing,
09:13qui lui a touché les actions,
09:14qui a plutôt tendance à pénaliser les actions depuis quelques semaines.
09:17Mais on ne peut pas dire aujourd'hui que les obligations françaises
09:21soient particulièrement pénalisées, toutes lesquelles par ailleurs,
09:24par exemple par rapport à l'Allemagne, sur les dernières semaines.
09:27Malheureusement, ça reste un risque qui pourrait arriver dans le futur.
09:30La prime de risque de 86 bips, elle pourrait facilement être à 100.
09:33Mais ce matin, par exemple, est-ce qu'il n'y a pas une petite alerte
09:36à savoir que la demande était au rendez-vous, il n'y a pas de problème.
09:38La France a réussi à émettre dans le haut de la fourchette,
09:40il n'y a aucun problème, la France attire toujours les investisseurs.
09:44La demande a été 2,28 fois supérieure à l'offre sur la souche principale.
09:48C'est bien, 2,28 fois supérieure à l'offre.
09:50Sauf que c'est une demande, un rapport offre-demande,
09:52un peu moins favorable qu'il y a un mois,
09:54alors que les taux, eux, sont supérieurs.
09:56C'est ça qui est bizarre.
09:57Le rendement de cette dette est supérieur,
09:58et pourtant la demande est un peu inférieure.
09:59Ce n'est pas l'État, c'est la trajectoire qui est inquiétante.
10:02C'est la trajectoire.
10:03Parce qu'on sait que la France a énormément d'épargne.
10:07Donc ça, ça rassure quand même les investisseurs.
10:09Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
10:11moi je pense qu'il y a quand même une dépréciation
10:13par rapport au label France,
10:15parce que si on regarde l'Italie,
10:18l'Italie emprunte 4,5 points de base en dessous de la France
10:22avec un niveau de dette de 153% de ratio d'aide sur PIB,
10:27alors que nous, on va caracoler sur les niveaux de 120,
10:31mais on devrait atteindre 130 d'ici peu,
10:33par un effet boule de neige.
10:34Donc il y a quand même quelque chose qui se passe,
10:36parce qu'on se compare par rapport à l'Allemagne,
10:37sauf que l'Allemagne se dégrade.
10:39Et comme l'Allemagne se dégrade et que nous, on se dégrade,
10:42ça se voit moins.
10:43Par contre, c'est quand même surprenant de voir
10:45que l'Italie, la Grèce, le Portugal et l'Espagne
10:49empruntent moins cher que nous.
10:51Alors que si on regarde les ratios d'aide sur PIB,
10:53ils ne sont pas tout à fait du même niveau.
10:55Et j'ajouterais...
10:56Et ce qu'on paie, c'est la trajectoire du coût.
10:58La trajectoire du déficit.
11:00Il y a un gros bémol.
11:01C'est que la France, au niveau sectoriel, elle est très diversifiée.
11:06Donc le problème qu'on a aujourd'hui, c'est un problème politique,
11:09plus qu'un problème économique.
11:11Au niveau politique, l'incertitude dans laquelle nous sommes face aux élections
11:15fait qu'on paye plus cher.
11:18On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé.
11:20Oui, et peut-être qu'il y a une prime de risque politique,
11:22mais peut-être même une prime de risque institutionnel,
11:24à savoir notre système politique qui nous empêche,
11:28en ce moment, de voter les budgets qui tiennent debout.
11:31C'est ça.
11:32Oui, c'est politique, mais c'est même institutionnel.
11:35On vantait le marché, achetait la stabilité, la puissance de la cinquième,
11:40et puis là, on découvre que la cinquième république,
11:41qui a aussi beaucoup de qualités par ailleurs,
11:42je ne suis pas en train de plaider pour la cinquième spécialement,
11:44mais voilà, la cinquième ne garantit pas pour autant
11:47un vote serein d'un budget.
11:48Donc, il y a un doute institutionnel qui, auparavant, n'existait sans doute pas.
11:51Le Parlement actuel est intenable et qui va falloir changer ça,
11:54mais plus généralement...
11:55Ça ne se décrète pas, ça.
11:56La réalité, c'est que les politiciens mentent,
11:59ne nous disent pas la vérité depuis 40 ans,
12:01et du coup, il est impossible de dire la vérité à l'électeur
12:04sans avoir un rejet, par exemple, Édouard Philippe,
12:06quand on lui demande de...
12:07On comprend qu'il va vouloir ajuster la retraite,
12:10soit travailler plus longtemps, soit payer moins loin,
12:13soit mettre un peu de capitalisation, bref.
12:15Mais quand on lui demande un âge de départ de la retraite,
12:17il se garde bien à donner le moindre chiffre,
12:19sinon il va être descendu.
12:21Moi, ce qui m'étonne toujours,
12:23c'est que les hommes politiques, quand même,
12:25on a des quinquennats.
12:27Donc, ça veut dire que pendant 4 ans,
12:29vous pouvez réfléchir quand même à vos budgets
12:31et à vos projets.
12:32Ils arrivent quelques mois avant les élections,
12:34et les discours qu'on a sont dignes
12:36de la cour de récréation du CP.
12:39On n'est plus du tout dans des choses concrètes, précises.
12:43Mais bon, ça, c'est vrai partout, Daniel.
12:44Ils sont tous d'accord pour dire qu'il y a trop de social.
12:47Et en gros, le RN dit qu'on va taper sur les immigrés,
12:50et la gauche dit qu'on va taper sur les riches.
12:51Le marché est convaincu par pas grand monde, pour l'instant.
12:53Mais la réalité, c'est qu'en France,
12:54il y a encore moyen de repartir de l'avance
12:56si on avait des mesures correctes.
12:57Oui, mais je me trouve sévère,
12:58parce qu'on voit dans le débat politique,
12:59quand même, de plus en plus émerger,
13:01de façon transversale,
13:02l'idée d'une retraite par capitalisation.
13:04François Hollande, même,
13:05prône une dose de retraite par capitalisation.
13:07Je trouve qu'il y a une forme de progrès,
13:09quand même, dans le débat économique.
13:10Quand on voit la natalité, ça va devenir une fatalité.
13:12On n'a pas le choix.
13:13Guillaume, vous savez, en 1992,
13:15moi, j'y ai participé,
13:16il y avait la grande conférence internationale
13:19sur les retraites.
13:20Et il y avait, à l'époque, il était vivant,
13:23le président qui a instauré, à l'époque,
13:26la retraite par répartition,
13:28et qui expliquait que ça ne serait pas tenable.
13:30Depuis 1992, on est né toujours au même point.
13:33Vous voyez la lenteur des mises en œuvre,
13:35c'est quand même très lent.
13:36Et la Ve République était faite, justement,
13:38pour éviter le morcellement des partis,
13:41mais ça ne fonctionne plus, aujourd'hui.
13:43On est dans un système morcelé.
13:45Dix ans français, actuellement, à 4,21,
13:47qui s'est un tout petit peu assagi,
13:48comme l'ensemble des taux obligataires
13:49depuis que Christopher Waller s'est exprimé,
13:51membre de la Fed, en disant
13:52que sans doute les taux resteraient stables
13:54au mois de septembre du côté de la Fed.
13:56On a ouvert nos échanges là-dessus, messieurs.
13:58On va continuer de parler des perspectives de marché,
14:00vos grands choix d'allocations pour la suite.
14:02Et quand même cette surprise,
14:04la balance commerciale américaine est négative,
14:07déficit commercial au plus haut d'un an au mois de juillet.
14:09Le chiffre a été publié tout à l'heure,
14:10malgré les droits de douane.
14:12Bon, Donald Trump, sans doute, se réveille mécontent.
14:16On en reparlera.
14:16Le CAC 40 est en petite baisse là.
14:18On est à 17 minutes de la clôture.
14:19On perd 0,04%, moins 0,04%.
14:23Avec le secteur du luxe qui souffre,
14:24on a une nouvelle étude qui nous montre
14:26que le réveil chinois, la reprise économique chinoise
14:29pourrait une nouvelle fois, une énième fois décevoir.
14:33Si bien que les valeurs du luxe en pâtissent aujourd'hui.
14:35On a Hermès qui recule de 2,9%.
14:37LVMH perd 2,3%.
14:39Puis à la hausse, en revanche,
14:40dans le sillage de Snowflake qui cartonne aux Etats-Unis,
14:43Snowflake a relevé ses prévisions.
14:45Dans son sillage, Capgemini gagne 4,3%.
14:47On a aussi, là, ce système en haut,
14:49selon lui, plus de 2%.
14:50Snowflake à Wall Street gagne 21%.
14:52C'est difficile, messieurs, dans la tech,
14:54de savoir qui sera gagnant-perdant.
14:55Il y a quelques semaines encore,
14:56Snowflake, c'était un perdant désigné de l'IA.
14:59Puis d'un seul coup, aujourd'hui,
15:00on estime sur le marché que ce sera un grand gagnant.
15:02Plus 21% Snowflake en ce moment.
15:04Dès l'IR a pris d'un coup 15%.
15:07Ça va vraiment très, très vite.
15:08Est-ce qu'on arrive à trouver, à fixer un cap
15:10pour investir dans la tech aujourd'hui
15:12ou c'est trop compliqué ?
15:13Alain ?
15:14Oui, c'est vrai que ça en est
15:16comme des montagnes russes.
15:17Quand on regarde la tech, en général,
15:18il y a les sous-secteurs,
15:19il y a les semi-conducteurs
15:20et tout ce qui est lié à l'IA.
15:21Et puis, il y a tout ce qui est logiciel
15:23et services informatiques
15:24qui ont complètement craché
15:26depuis le début de l'année.
15:27Et depuis le mois de juillet,
15:28il y a une sorte de retour
15:29de ces secteurs-là.
15:31On a vu le résultat de Salesforce
15:32la semaine dernière,
15:33Snowflake aujourd'hui.
15:34Donc, ça rebondit.
15:35Mais quand on regarde
15:36les résultats de l'IA,
15:37par exemple, Broadcom,
15:39qui perd 5-6% aujourd'hui,
15:41parce que le chiffre d'affaires du T4
15:43doit être guidé,
15:44il est 1% en dessous des attentes.
15:46Mais enfin, rappelons
15:46qu'on est sur des croissances annuelles
15:47de 60%.
15:49Donc là, Snowflake monte de 20%
15:51parce qu'ils ont revu
15:53leur objectif annuel,
15:54en gros, qui va avoir une croissance
15:55de 37% au lieu de 33%.
15:58Enfin, l'IA continue à aller plus vite,
16:00n'oublions pas.
16:01Donc là, il y a des rectifications
16:01de frontières,
16:02mais nous, notre vision,
16:03c'est quand même que la croissance
16:04liée à l'IA,
16:06et là, va durer.
16:09C'est intéressant de regarder,
16:09par exemple, sur ASML,
16:11qui progresse de plus de 50%
16:12depuis le début de l'année,
16:13là où les logiciels,
16:14malgré leur rattrapage,
16:15sont toujours encore
16:15un peu dans le rouge.
16:18Le bénéfice par action estimé
16:192027 de ASML,
16:21il a été révisé de 70%
16:23à la hausse depuis 9 mois.
16:25Donc tout ça pour dire
16:26que la hausse spectaculaire
16:28des semis
16:29ne traduit pas véritablement
16:31un re-rating.
16:32Donc là, on comprend bien
16:33qu'il y a une forme de pause
16:34parce qu'on s'interroge
16:35est-ce que ça va durer, etc.
16:37Mais...
16:37En termes de valos,
16:38on est plus sereins aujourd'hui
16:39qu'il y a un an, par exemple.
16:40Oui, d'abord, en plus,
16:41les valos sont rebaissés.
16:42Et je dirais,
16:43la dynamique de croissance
16:44liée à l'IA,
16:45pour nous,
16:46reste assez valide.
16:47Alors, on s'interroge
16:48sur les retours futurs.
16:49Mais pour tous ceux
16:50qui sont très en haute,
16:51les fournisseurs
16:52de semi-conducteurs,
16:53de technologies type ASML
16:54ou des sociétés
16:55qui bénéficient
16:56de manière connexe
16:56du boom
16:57de la transition énergétique,
16:59des besoins
16:59comme Le Grand,
17:00Genède, etc.,
17:01pour nous,
17:02la dynamique,
17:02elle reste bien là.
17:03Donc on s'accroche
17:03sur ces valeurs-là,
17:04même si à court terme,
17:05on souffre un peu.
17:05Vous citiez Le Grand,
17:06Deutsche Bank passe
17:07à l'achat sur Le Grand
17:08et vit 160 euros
17:09d'objectifs de cours.
17:10Ils relèvent leurs objectifs
17:10de cours,
17:11Le Grand gagne 2%
17:12cet après-midi.
17:12Et alors,
17:13signe sans doute
17:13que décidément,
17:14la dynamique de l'IA
17:15ne fait finalement
17:16qu'accélérer
17:16et qu'on n'est pas du tout
17:17au bout.
17:18Nvidia met la main
17:18sur Hugging Face,
17:20ce sera la plus grosse
17:20acquisition de l'histoire
17:21de Nvidia
17:21pour 13 milliards de dollars.
17:23Voilà,
17:23signe que Nvidia
17:24y croit dur comme clair.
17:25Ils ont aussi annoncé
17:26des hausses de prix
17:27qui vont être de 10 à 15%.
17:28Donc ce qu'ils vous rappellent,
17:29c'est que depuis le début
17:30de l'année dans l'IA,
17:31non seulement les volumes
17:32explosent,
17:32mais en chiffre d'affaires
17:33c'est encore plus
17:33parce que les prix augmentent.
17:34Et c'est là que la Fed
17:35et autres s'inquiètent
17:37sur l'inflation.
17:38Ils aimeraient bien
17:38essayer de ralentir
17:39tout ça un petit peu,
17:40mais ce n'est pas évident.
17:41Alors nous,
17:42ce qu'on constate
17:43chez Carlton,
17:44c'est essentiellement
17:47le fait que d'un côté
17:48Broadcom,
17:49c'est de l'infrastructure,
17:51de l'autre côté,
17:52on a de l'utilisation.
17:54C'est-à-dire,
17:54là on est sur du cloud,
17:56c'est-à-dire des data centers,
17:58enfin des clouds
17:59pour des entreprises.
18:00C'est comme Dell.
18:02En fait,
18:02le marché aujourd'hui,
18:04il achète plus
18:05tout ce qui concerne
18:06le consommateur
18:07et moins ce qui concerne
18:09les infras
18:09parce qu'on sait
18:10que les infras,
18:11c'est de la duration longue
18:12et avec la remontée des coûts,
18:14ce n'est pas très positif.
18:15D'être têtu
18:15avec votre duration longue.
18:16Voilà.
18:17Tout ce qui est duration longue
18:18et cash flow long,
18:21les free cash flow courts
18:22sont favorisés aujourd'hui.
18:24Nous,
18:24c'est ce qu'on recherche.
18:25Des sociétés
18:25qui sont peu endettées
18:26et qui ont des free cash flow courts.
18:29Alexandre Tixier nous appelle.
18:31Tiens,
18:31Alexandre Tixier
18:32pour le portefeuille trading
18:33BFM Bourse.
18:33On poursuit nos échanges,
18:34messieurs,
18:34dans un instant.
18:35Chacun d'entre vous
18:36qui nous suivez,
18:36vous pouvez vous abonner
18:37à ce portefeuille trading
18:38pour trouver,
18:40capter l'agilité
18:41sur les marchés.
18:42Bonjour Alexandre.
18:43Bonjour Guillaume.
18:43Ravis de vous retrouver
18:44ce portefeuille trading
18:45que vous proposez,
18:46vous en êtes l'analyste.
18:47Comment sentez-vous
18:48les forces en présence
18:49dans le marché
18:49en ce moment
18:50pour ce portefeuille ?
18:51Sur le marché,
18:52c'est un petit peu maussade.
18:53Je ne vous cache rien.
18:54Toujours sur les 8280,
18:56un petit peu
18:56l'enjeu graphique
18:59de la semaine.
19:00Donc,
19:01si je prends une image
19:02un petit peu météorologique,
19:04on va dire
19:04que le baromètre
19:06il est entre variables
19:07et tempêtes,
19:08exactement,
19:09entre les deux.
19:10Donc,
19:11on n'a rien
19:11de spécial.
19:13On garde vraiment
19:14une exposition
19:15action
19:16toujours à 20%.
19:17On la pousse
19:18à 40%,
19:19on la redescend
19:19à 20%.
19:20On est dans
19:21cette fourchette-là.
19:24Pour l'instant,
19:24pas de nécessité
19:25de mise en place
19:26de stratégie de couverture,
19:28que ce soit
19:28les shorts,
19:29les trackers
19:29à effet de levier
19:30ou les puts.
19:32Et puis,
19:32plutôt,
19:33c'est le maintien
19:34d'une discipline
19:34qui consiste
19:36à ne pas multiplier
19:37les trades.
19:37Où est-ce que
19:38vous voyez
19:38les prochaines
19:40opportunités
19:40d'investissement
19:41sur le marché
19:41pour notre portefeuille ?
19:42Alors,
19:43on va se calquer
19:44sur notre CAC
19:44toujours.
19:46Prochain objectif,
19:478120
19:48à très court terme.
19:50Le prochain,
19:517940.
19:52Et là,
19:53sur ces niveaux,
19:53on pourra commencer
19:54à intervenir
19:55à l'achat
19:55dans le portefeuille.
19:56Ça peut être
19:57sur le CAC lui-même,
19:58via des trackers.
19:59Sur des valeurs
20:00à fort bêta,
20:01je parlais
20:01d'OpMobility
20:03quand c'était mardi.
20:05Je rajoute
20:05Kering également
20:06à très court terme.
20:08Et sans oublier
20:08les titres
20:10chroniquement solides,
20:11BIC,
20:12Publicis,
20:12et ceux qui amplifient
20:14actuellement
20:14des figures
20:15de rebonds progressifs,
20:17je pense à Aidenred également.
20:19Le portefeuille trading
20:19BFM Bourse
20:20et donc ce QR code
20:21qui apparaît
20:21pour vous abonner,
20:23vous tous qui nous suivez.
20:23Merci beaucoup.
20:24Alexandre,
20:25la tech,
20:25alors on a Soitech
20:26ici à Paris
20:27qui relève fortement
20:28sa prévision de croissance.
20:30Il l'avait relevé déjà
20:31il y a un mois,
20:31il la relève.
20:32Soitech gagne ce soir
20:339% Alain.
20:34Oui,
20:35Soitech,
20:35en fait,
20:35dans les business traditionnels
20:37étaient sinistrés,
20:38mais depuis début de l'année,
20:39il y a eu un re-rating
20:40du titre
20:40parce qu'ils ont une exposition
20:42à la photonique
20:42et qui est vraiment
20:44un secteur
20:44qui explose complètement
20:46et en fait,
20:46depuis juillet,
20:48il y a eu la confirmation
20:49que vraiment,
20:50ça devient un game changer
20:51pour Soitech
20:51et là,
20:52ce matin,
20:53ils confirment
20:53que cette activité
20:54va tripler
20:55déjà dans la première année.
20:57Alors,
20:57elle ne représente pas encore,
20:59elle représente
21:00une fraction de l'activité,
21:01mais la vitesse
21:01où ça va,
21:02elle est maintenant
21:03suffisamment importante
21:04et prometteuse
21:04pour justifier
21:05un rebond du titre
21:06qui me paraît
21:07tout à fait explicable.
21:09Oui, voilà,
21:10rebond incroyable
21:10depuis le début de l'année,
21:11l'an dernier aussi.
21:12Vous dites,
21:12ce rebond qu'on pouvait juger
21:14spéculatif,
21:14aujourd'hui,
21:15il est pleinement justifié
21:16et il est amené
21:17à se poursuivre ?
21:18Voilà,
21:18disons qu'à 180,
21:19alors qu'il n'y avait
21:19aucune nouvelle sur le sujet,
21:20ça me paraissait un petit peu
21:21exagéré,
21:22on est retombé à 90,
21:24il y a eu la nouvelle de juillet,
21:25c'est là,
21:25je suis revenu sur le titre,
21:26et là,
21:27il y a cette confirmation
21:28prématurée puisqu'ils annoncent
21:29en milieu de période
21:30parce que ça va vraiment très bien,
21:31donc ça confirme
21:32qu'il y a vraiment
21:32quelque chose qui se passe.
21:33Et ils relèvent une énième fois
21:35donc leurs prévisions,
21:35ils attendaient 30% de croissance,
21:37finalement,
21:37ils attendent 50%
21:38sur le trimestre-là.
21:39Daniel ?
21:40Une pénurie
21:41sur les semi-conducteurs,
21:42ensuite on a une pénurie
21:44sur la mémoire,
21:45une pénurie sur l'énergie,
21:46et maintenant,
21:47on a la pénurie
21:48sur la connectique.
21:49Et avec le système
21:51de Soitech
21:52qui est vraiment
21:53lié à l'optique,
21:54il y a un boulevard
21:55pour Soitech.
21:56Oui,
21:57alors la tech,
21:57c'est de la balle,
21:58on l'a bien compris,
21:58mais pas forcément
22:00pour Donald Trump.
22:01On a eu le chiffre
22:02de la balance commerciale
22:03tout à l'heure aux Etats-Unis
22:03au mois de juillet,
22:04le déficit commercial
22:05atteint un plus haut d'un an.
22:06Et tout à l'heure,
22:07l'un de nos experts nous disait
22:08ce déficit commercial,
22:09alors il est en partie
22:10lié au remboursement
22:11des droits de douane
22:11qui ont été invalidés
22:12par la Cour suprême,
22:13du coup,
22:13il faut rembourser
22:14une partie des droits de douane
22:14qui avaient été perçus,
22:16mais aussi dû à la tech
22:18et à l'IA
22:18parce que l'IA
22:19a besoin de matériaux.
22:21C'est le retour à la tech
22:23matériel,
22:23les infrastructures,
22:24le data center,
22:24etc.
22:25Et donc,
22:25il faut importer
22:25énormément de matériaux.
22:26C'est une clé importante
22:28de ces déficits
22:28commerciaux américains
22:29qui s'aggravent, Daniel.
22:30Mais ce n'est pas si mal.
22:31Ce n'est pas si mal.
22:32Ça prouve qu'il y a
22:32une dynamique sur l'IA
22:33et c'est la dynamique
22:35des infrastructures de l'IA.
22:36Alors,
22:37c'est toujours très dangereux
22:38quand vous n'êtes que
22:38sur un secteur,
22:39mais ce secteur,
22:40il est tellement élevé
22:41qu'Elon Musk disait,
22:43je crois que c'était hier,
22:45qu'en fait,
22:46l'IA pourrait rapporter
22:48entre 2 et 3 %
22:50d'augmentation du PIB
22:52dans le monde
22:53par année,
22:54c'est-à-dire entre 20
22:55et 30 000 milliards
22:57de dollars par an.
22:58Donc,
22:59c'est une vraie révolution.
23:00Je pense que maintenant,
23:01tout le monde
23:02en est absolument conscient,
23:03mais ça bouleverse
23:04complètement
23:05nos schémas de pensée.
23:06Dit autrement,
23:07si le déficit
23:08commercial américain
23:08se tend pour financer
23:10des investissements,
23:10pour alimenter
23:11des investissements
23:12a priori productifs,
23:13c'est mieux
23:14que si c'était
23:15pour avoir
23:15de la consommation
23:16de gadgets chinois
23:18qui terminerait
23:19dans les placards
23:20des ménages américains.
23:21Et d'ailleurs,
23:22c'est l'importation productive.
23:23Pour rebondir sur ce point,
23:25nous,
23:25dans nos approches
23:26aussi d'investissement,
23:27ce qu'on constate
23:28dans le monde,
23:29c'est que la croissance
23:30qui d'ailleurs
23:30s'avère finalement
23:31beaucoup plus résistante
23:32que ce qu'on pouvait craindre,
23:34c'est parce qu'on a
23:35beaucoup de capex
23:36dans l'IA,
23:37dans tout ce qui tourne autour
23:38finalement,
23:38donc l'énergie,
23:39la transition énergétique,
23:40un peu la défense aussi,
23:42et les États
23:43qui sont très endettés.
23:44Donc,
23:44soit ils vont un jour
23:46commencer à restreindre
23:47leurs dépenses,
23:48ce qui n'est pas bon
23:48pour la consommation,
23:49soit ils vont taxer davantage
23:52les contribuables
23:53qui vont aussi réduire
23:54leur consommation.
23:55Dans tous les schémas,
23:56plus le vieillissement
23:57de la population,
23:58ce n'est pas évident
23:59d'être très enthousiaste
24:00sur la conso en général.
24:02On l'a vu pour le luxe
24:03avec la crainte sur la Chine,
24:04mais même la conso globale
24:05cet été,
24:06des boîtes comme Danone,
24:07Nestlé,
24:07ça n'a pas été terrible.
24:09C'est les deux tiers du PIB.
24:11Donc, globalement,
24:12ce secteur-là,
24:13aujourd'hui,
24:14quel que soit la population,
24:15c'est pas évident.
24:16Il faut une autre façon
24:19de gérer les économies.
24:21Et alors,
24:21il faut se réinventer,
24:23mais là,
24:23je vais revenir à une question
24:24on ne peut plus traditionnelle.
24:26L'Europe ou Wall Street,
24:27du coup,
24:27pour la suite.
24:29Hier,
24:29c'est Louis De Fels
24:30qui nous disait
24:31pour Gélusac Gestion,
24:32il faut revenir sur l'Europe
24:33en cette rentrée
24:34pour une bonne et simple raison,
24:35c'est que les rachats d'actions
24:36vont se multiplier
24:37dans les prochains mois.
24:3960% des programmes
24:40de rachats d'actions
24:41annoncés cette année en Europe,
24:4260% n'ont toujours pas été réalisés
24:44et donc devront être réalisés
24:45dans les 3-4 prochains mois.
24:47Quand vous avez un programme,
24:48vous n'êtes pas obligés
24:48de le faire.
24:49Et puis ensuite,
24:50vous êtes limités,
24:51vous êtes 25% par jour
24:52à contresens.
24:53Mais globalement,
24:54oui,
24:55aux Etats-Unis
24:55comme en Europe,
24:56les rachats d'actions,
24:57c'est quand même
24:57un gros levier de performance
24:59parce que,
25:00même s'il y a l'IA,
25:01mais dans d'autres secteurs,
25:02il n'y a pas beaucoup de croissance.
25:04Les boîtes ont des positions établies,
25:05sont relativement rentables.
25:07Donc,
25:07si elles ne font pas d'acquisition,
25:08soit elles versent des dividendes,
25:09soit elles font des rachats d'actions,
25:10c'est un peu le reflet
25:11d'une économie
25:13historiquement
25:14en croissance modeste.
25:16Moi,
25:16je suis moins favorable
25:18à l'Europe
25:19alors que les paramètres
25:21sont plutôt pas mal
25:22puisqu'on voit
25:23que les PE sont plus bas.
25:26Il y a quand même
25:26des sociétés
25:27sur l'international
25:28qui sortent de beaux chiffres.
25:29Le petit problème,
25:31c'est que nous avons,
25:32en Europe,
25:33c'est les chiffres
25:33de la BCE,
25:35440 milliards d'euros
25:37d'argent européen
25:39investis
25:40sur l'IA
25:41américaine.
25:43Ce qui veut dire
25:43que s'il y a
25:44l'IA américaine
25:45trébuche,
25:46nous trébuchons.
25:47Donc,
25:47on a une dépendance
25:48très très forte
25:49aux États-Unis,
25:50donc on n'aura que le mauvais
25:51et sans doute pas le bon.
25:53À côté de ça,
25:55effectivement,
25:55il y a des rachats d'actions.
25:57Depuis 2025,
25:59si on compare 2026
26:00par rapport à 2025,
26:01on est à un ratio
26:02de 1,7 de mieux
26:04aux États-Unis
26:05par rapport
26:06à 2025.
26:08Donc là,
26:09il y a vraiment
26:09beaucoup d'argent
26:10qui va arriver.
26:11Il y a déjà eu
26:11beaucoup d'argent
26:12aux États-Unis.
26:13C'est 400 milliards de dollars
26:14qui sont arrivés
26:15depuis le début de l'année
26:15dans l'espace
26:16de 7-8 mois.
26:18Mais je suis plus
26:20perplexe sur l'Europe,
26:21même si on voit
26:22quand même,
26:23malgré tout,
26:23que l'Allemagne
26:24qui a annoncé hier
26:26au niveau
26:26de la Bundesbank,
26:29la croissance
26:29ne serait plus
26:30de 0,5
26:31mais de 1%.
26:32C'est quand même énorme.
26:34Ça va mieux en Allemagne, oui.
26:35Mais alors,
26:35est-ce que ce sera
26:36assez autoréalisateur ?
26:37Est-ce que ça se produira ?
26:39On peut avoir des doutes.
26:40Ils ont du mal
26:40quand même
26:41à relancer l'économie.
26:42Alain,
26:42sur le marché européen,
26:43en une minute,
26:44c'est votre défi.
26:45Une ou deux valeurs
26:46dans lesquelles vous croyez,
26:47malheureux,
26:47dure comme faire pour la suite.
26:49Ouh là là,
26:50vous prenez un dépourvu là.
26:52Je vous laisse une minute
26:53pour y réfléchir.
26:53En attendant,
26:54l'or,
26:54on est à plus de 4 500 dollars
26:56sur l'once d'or.
26:564 550,
26:57mais oui,
26:57parce que les taux se détendent
26:58après les propos
26:59de Christopher Waller.
27:00Donc l'or en profite
27:01à 4 550 dollars
27:02en ce moment.
27:02Au réel.
27:035 000 dollars
27:04pour la fin de l'année ou pas ?
27:05Non.
27:06D'accord.
27:08Bon alors,
27:09on pourrait parler
27:09d'AstraZeneca.
27:10Ah, il a trouvé sa valeur.
27:11Je vais regarder.
27:12Pour moi,
27:12c'est quand même
27:12la pharma que je préfère.
27:15AstraZeneca.
27:15Elle a un portefeuille
27:16très diversifié,
27:17elle a un très bon management.
27:18Et c'est en gros,
27:19c'est une valeur
27:19qui a pas mal...
27:20En gros,
27:21elle a sous-performé
27:22d'à peu près 20%
27:22cet été,
27:23le secteur de la santé,
27:25parce qu'elle a eu
27:26une déconvenue
27:27sur un médicament
27:29qui n'était pas phare,
27:30mais qui n'a pas aidé.
27:32Il y a eu des rumeurs
27:33de fusion
27:34avec une société américaine.
27:36Donc ça,
27:36ça a jeté
27:36un petit peu
27:38de crainte.
27:39En fait,
27:40cet automne,
27:41on a quand même
27:41quelques annonces cliniques
27:42qui sont attendues.
27:43C'est celles qui comptent.
27:45Et normalement,
27:45si elles sont comme
27:46on espère qu'elles sont,
27:47il y a a priori
27:48un bon axe de rebond
27:49sur cette société.
27:50Super.
27:51Alors AstraZeneca,
27:51super.
27:52Novartis,
27:52on l'a vu progresser
27:53de 6% il y a deux jours.
27:54Novartis sur des bonnes nouvelles
27:55contre la sclérose en plaques
27:56il y a quelques jours.
27:57Merck est associé
27:58à Moderna
27:59sur le cancer de la peau
28:00avec des avancées importantes.
28:01Et pendant ce temps,
28:02Sanofi recule
28:02depuis le début de l'année.
28:03Non mais Sanofi,
28:04c'est...
28:04C'est terrible.
28:05Sanofi, c'est Zanofi.
28:06Le problème,
28:07c'est que...
28:08Zanofi ?
28:08Non mais ça se fait
28:09à l'époque
28:10quand ils ont fusionné
28:10avec les Allemands.
28:11Le problème de Sanofi,
28:13c'est qu'il n'y a pas
28:13de recherche.
28:15Donc,
28:15ils ont des gros cash flow
28:17mais ils sont obligés
28:18en fait régulièrement
28:19de faire des acquisitions
28:21pour compenser
28:22un pipeline déficient.
28:23Donc ça veut dire
28:24que les acquisitions
28:24sont coûteuses.
28:26Parfois d'ailleurs,
28:27ils achètent des trucs
28:27qui s'avèrent être mauvais
28:29et donc c'est pas cher du tout
28:30mais leur cash flow
28:32disponible pour donner
28:33aux actionnaires,
28:33il est bien moindre
28:34que les autres
28:34parce que tout l'argent
28:35doit être investi
28:35dans la recherche
28:36qu'ils n'ont pas.
28:37Il faudrait qu'ils recréent
28:38une vraie recherche
28:38mais pour l'instant,
28:40pour eux, le news flow,
28:41en particulier celui de cette année,
28:43il n'y a eu quasiment
28:43que des déceptions
28:44sur la partie recherche propre.
28:46Donc,
28:46avec le nouveau management,
28:48ils sont condamnés
28:48à faire des acquisitions
28:49mais ça coûte de l'argent
28:50et puis on s'achète
28:51au prix fort.
28:52On en reparlera tout à l'heure
28:53dans la suite de BFM Bourse,
28:54bien sûr,
28:55dont on refait la séance
28:55avec nos experts.
28:57Quel potentiel
28:57sur le marché obligataire,
28:59les obligations d'entreprise ?
29:00Tiens,
29:01avec ces taux qui montent aussi
29:02pour les obligations d'entreprise,
29:03Benoît Lombard nous en parlait,
29:04c'est dans Thème d'Avenir
29:04à retrouver en replay
29:05sur l'application BFM Business.
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