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  • il y a 6 semaines
SMART BOURSE du 3 septembre 2026, L’émission à l’écoute des marchés

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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Vous nous suivez en direct à la télévision tous les jours à midi 30 et à 17h30.
00:17Vous pouvez nous retrouver en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:27Au sommaire de cette édition, ce soir, le gouverneur de la réserve fédérale, Christopher Waller,
00:33a déclaré que sa prochaine décision sur les taux d'intérêt serait fortement influencée par les données d'inflation du
00:40mois d'août.
00:40Elles sont attendues la semaine prochaine et surtout, il privilégierait le statu quo tant que l'inflation poursuivra son repli.
00:48Pour rappel, le CPI s'établissait à 3,7% en juillet contre 4,1% au mois de mai.
00:55Ces propos ont relancé le débat sur la trajectoire de la politique monétaire de la réserve fédérale américaine.
01:00Dans ce contexte, les indices américains évoluent dans le vert, le dollar recule face aux grandes devises
01:06et les rendements obligataires se stabilisent après leur plus haut niveau depuis plusieurs années.
01:14Dans le détail, le mouvement de détente se propage un peu partout dans le monde.
01:18En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 3,35%.
01:22Le rendement français de même échéance cède 5 points de base environ autour de 4,20%,
01:27restant tout de même clairement supérieur au rendement grec.
01:31Sur le taux américain à 2 ans, très réactif aux décisions de la Fed,
01:34le rendement a chuté de près de 10 points de base à autour de 4,30%.
01:40Rapide rappel des faits également aux Etats-Unis plus globalement,
01:43le rendement américain à 10 ans avait retrouvé les 4,80% cette semaine,
01:48son plus haut niveau en 3 ans.
01:50Aujourd'hui, on constate donc une détente de ce côté-là
01:53puisqu'il cède 5 points de base environ au cours de la séance
01:56et se traite autour de 4,75%.
02:00D'ailleurs, la corrélation entre le taux à 10 ans et le pétrole
02:04était ce matin à son plus haut niveau depuis la crise financière de 2008.
02:09L'occasion de dire un mot aussi rapide du diesel américain
02:12qui est au plus haut depuis 4 ans.
02:14À la pompe, le prix moyen national a grimpé à 5,78$ le gallon hier.
02:20C'est plus haut que le sommet atteint en avril
02:22et tout proche du record absolu de juin 2022.
02:27Donald Trump a déclaré hier soir que la reprise des hostilités
02:29entre les Etats-Unis et l'Iran ne durerait pas trop longtemps.
02:33On attend donc de voir, parce que les prix du pétrole
02:37ne cessent de remonter pour l'instant,
02:38les tensions inflationnistes avec.
02:41Le baril de Brent se traite aujourd'hui au-delà de 95$.
02:45Enfin, un mot des sociétés, ça bouge dans la pub.
02:49Publicis a signé un coup de maître face à ses rivaux américains et britanniques
02:53en récupérant la gestion globale du budget de PepsiCo.
02:57Le groupe français consolide sa position de leader mondial du secteur.
03:01Le titre Publicis progresse de 4%.
03:04Enfin, un mot de Nvidia qui annonce l'acquisition de la plateforme
03:09d'IA Hugging Face pour 13 milliards de dollars.
03:12Nvidia progresse de 2%.
03:14Dans le même secteur, Soitec en France s'envole de plus de 10%
03:18après avoir relevé son objectif de chiffre d'affaires.
03:31Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:35Pierre-Alexis Dumont, CEO de CIO, pardon, de Cicomore Assets Management.
03:40Bonsoir.
03:41Bonsoir Pauline.
03:42Adrien Dumas, vous êtes directeur des investissements de Mandarine Gestion.
03:45Bonsoir.
03:46Et Mavrouk-Chetouane, vous êtes Head of Global Market Strategy chez Natixis IM.
03:51Bonsoir.
03:51Bonsoir Pauline.
03:53Je vous propose qu'on commence avec la Fed.
03:56Le gouverneur de la Réserve fédérale, Christopher Waller,
03:59a déclaré, comme je le disais en intro,
04:01que sa prochaine décision sur les taux d'intérêt
04:04serait fortement influencée par les données d'inflation du mois d'août
04:07qui sont donc attendues la semaine prochaine.
04:10Adrien Dumas, qu'est-ce qu'on peut attendre de ces données ?
04:13Et selon vous, même sans boule de cristal,
04:15est-ce que l'inflation peut poursuivre son repli ?
04:17C'est une très bonne question.
04:18Ça va beaucoup quand même dépendre de ce qui va se passer au Moyen-Orient.
04:21Mais ce qui est sûr, c'est que la sortie de Christopher Waller,
04:23quand on a la séquence depuis trois semaines,
04:25elle était un peu nécessaire.
04:26C'est-à-dire qu'on avait l'impression qu'il fallait qu'il y ait un pompier
04:28qui mette un peu le feu à l'incendie.
04:29On a vu effectivement les taux longs beaucoup progresser.
04:33Du coup, des questions effectivement sur la dynamique
04:36et l'effet potentiel même récessif aux États-Unis
04:38pour la première fois depuis deux ou trois semaines.
04:40De la rotation dans les marchés, ça se voit bien dans les marchés actions
04:42avec les cycliques qui commencent clairement à sous-performer.
04:44Donc des vraies questions sur est-ce que les taux longs
04:46pourraient commencer à remettre en cause un peu la dynamique de croissance.
04:49On le voit aussi sur les investissements.
04:51On sait qu'on a une grande haute vague d'investissements aux États-Unis
04:53sur l'infrastructure IA qui pourrait être elle aussi un peu perturbée
04:55si les taux continuent à monter.
04:57Donc voilà, je pense qu'il fallait effectivement qu'il y ait quelqu'un
04:58qui vienne un peu éteindre l'incendie.
05:00Et c'est un peu comme ça qu'il faut voir, je pense, la sortie de Christopher Waller.
05:02Honnêtement, il ne nous a pas dit grand-chose de nouveau
05:04qu'il serait d'être indépendant, qu'en fonction de là où allait évoluer l'inflation,
05:07la Fed allait essayer soit de gagner du temps en tout cas,
05:10soit de prendre des décisions, de regarder les dernières données.
05:13Je ne pense pas que ce soit de grandes nouvelles.
05:15Effectivement, le marché croise toujours à peu près une hausse de taux d'ici la fin de l'année.
05:20Qu'elles soient en septembre, un petit peu plus tard dans l'année,
05:23je pense que c'est un peu le scénario central pour l'instant.
05:25Oui, et puis on voit qu'au final, les taux longs se sont un peu détendus,
05:28mais pas non plus, enfin cinq points de base, c'est pas non plus...
05:31Très significatif.
05:32Pierre-Alexis Dumont, vos commentaires peut-être sur cette séquence de cet après-midi
05:37sur Christopher Waller, sur l'inflation et la data dependence de la réserve fédérale américaine ?
05:41Je suis assez d'accord, je pense que c'est une communication qui vise à calmer la tendance haussière.
05:48On a eu beaucoup de changements de tendance sur les marchés d'action,
05:51en tout cas sur la partie taux, ça reste l'année de la hausse des taux,
05:56où on a eu assez peu finalement de répit sur ce front-là.
06:02Et après, en effet, ça a essayé d'écarter le scénario de marché,
06:09qui voyait même jusqu'à deux hausses de taux d'ici la fin d'année.
06:12Donc là, il revient plutôt sur une hausse de taux,
06:14en disant que septembre, on était quand même plus probable d'avoir un statu quo
06:19et une hausse un peu plus tard,
06:21ce qui n'était pas tout à fait pricé par le marché,
06:24notamment après les propos de Kevin Warch.
06:26Donc c'est vraiment là, je pense, du management de marché,
06:31qui est assez drôle, c'est-à-dire qu'ils ne veulent pas trop parler,
06:34mais bon, ils parlent quand même un peu,
06:37pour un peu gérer les visions des marchés,
06:43les anticipations de marché.
06:46Après, clairement, de toute façon, c'est le point majeur,
06:50les taux, c'est de toute façon l'actif central sur les marchés financiers,
06:54le stock de dette est tel que...
06:57Donc avec, toujours, dans les marchés financiers maintenant,
07:00de la façon dont ils fonctionnent,
07:02c'est qu'ils fonctionnent par des niveaux de rupture,
07:03et on voit bien que là, avec des taux qui montent progressivement,
07:07on commence à toucher des problématiques de niveau de rupture
07:12qui vont affecter les actifs risqués,
07:15les besoins d'investissement,
07:17la capacité d'endentement des États,
07:19et donc derrière, là, ça remet en cause,
07:23clairement, le scénario Godzilla qu'on avait jusqu'à maintenant sur les marchés.
07:28Donc voilà, je pense qu'on approche de niveau
07:32où il faut gérer la situation.
07:36Maintenant, c'est beaucoup quand même une situation
07:40où les banques centrales ne maîtrisent pas la situation,
07:46c'est-à-dire que c'est quand même très lié à la situation du Moyen-Orient,
07:50au prix du pétrole et autres,
07:52le fait que les prix du pétrole montent mécaniquement,
07:55ça va peu à peu se translater à tous les niveaux d'inflation.
08:00On va avoir des prix agricoles qui vont être, a priori,
08:03très inflationnistes d'ici la fin d'année,
08:05ça ne va pas aider non plus.
08:07Mabrouk, vos commentaires.
08:08Alors, Pierre-Alexis nous disait qu'effectivement,
08:12avant le discours de Kevin Warch,
08:13je crois que le marché est pricé à 40%,
08:17à peu près une hausse des taux de la fête en septembre.
08:20Après son discours, c'était 60%.
08:22Bon, vos commentaires un peu sur tout ça
08:23et puis sur les tensions inflationnistes avec la guerre en Iran.
08:27Alors, il y a quand même deux faits marquants, je pense, dans cette séquence.
08:31C'est premièrement, on a cru que Kevin Warch avait enterré définitivement la forward guidance.
08:36Donc, justement, en empêchant finalement le marché d'avoir sa vue
08:41ou du moins d'avoir la vue banque centrale.
08:43Et là, on voit bien qu'on a une multiplication des sorties
08:46de la part des membres du FOMC.
08:48C'est même le cas aussi en Europe.
08:50Finalement, on a aussi quelques voix qu'on entend de plus en plus
08:53pour essayer un peu de cadrer ces anticipations de marché.
08:55Et je rejoins effectivement le point qui vient d'être mentionné.
08:59Lorsqu'on atteint finalement, et vous l'avez cité,
09:01ce seuil de 4,8% finalement sur le 10 ans américain,
09:04c'est un seuil psychologique où on rentre dans ce qu'on appelle
09:07une espèce de seuil de douleur.
09:08Donc, la douleur commence à se faire sentir.
09:11Sur ce range, en fait, sur cette fourchette 4,8-5% sur le 10 ans américain,
09:15là, on se dit qu'on peut avoir des effets récessifs sur, justement, l'économie.
09:19Et quelque part, si on commence à dépasser ce seuil de 5%,
09:22là, globalement, il n'y a quasiment aucune chance
09:23pour voir le marché d'action continuer de progresser.
09:25Donc, globalement, il fallait éteindre l'incendie.
09:27Il fallait faire un peu de service après-vente après, on va dire,
09:30les sorties que vous pourrez qualifier un peu d'hasardeuses de M. Warch,
09:33qui finalement, d'un FOMC à, au sein de son Jackson Hole,
09:37dit un peu tout et son contraire.
09:39Donc là, maintenant, il fallait remettre un peu, finalement,
09:41un peu d'ordre dans tout ça.
09:43Sur la question de l'inflation, ce qui est extrêmement important,
09:45c'est, encore une fois, on risque d'avoir peut-être
09:46la même configuration en Europe.
09:48On a eu, en Europe, la publication du point d'inflation pour le mois d'août.
09:52Et on a une inflation totale, donc, qui prend en compte les effets énergétiques
09:56qui montent, et une inflation sous-jacente, elle, qui baisse.
09:58Donc, on a, possiblement, encore une fois, des effets de base
10:01qui vont continuer de jouer négativement sur l'inflation,
10:04c'est-à-dire pousser l'inflation totale à la hausse,
10:06à cause, effectivement, de la situation au Moyen-Orient.
10:09Et la déclaration de Trump, finalement, ne fait que rajouter du lutte sur le feu.
10:12Donc, ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas entendu,
10:14donc, il aurait mieux fait, encore une fois, de se taire.
10:16Mais là, globalement, on se dit qu'on a peut-être le même effet
10:18qui va se jouer aux États-Unis, avec une inflation sous-jacente
10:21qui, elle, va rester, dans le pire des cas, stable,
10:25dans le meilleur des cas, en baisse.
10:26Et donc, là, vous savez-là, la déclaration de Waller est extrêmement importante
10:29puisqu'il dit, fondamentalement, si l'inflation sous-jacente,
10:33c'est-à-dire purger des composantes volatiles,
10:35continue, finalement, d'emprunter la voie vers la convergence,
10:38enfin, vers la cible, pardon, de 2%,
10:40eh bien, globalement, on peut se permettre d'attendre encore un peu
10:43de remonter les taux.
10:45Donc, la hausse de taux, finalement, de 25 centimes
10:47est une hausse que je pourrais qualifier de symbolique
10:49puisque, globalement, elle pourrait intervenir soit en septembre,
10:52soit en octobre, soit même en décembre.
10:53On a encore ces trois comités de politique monétaire aux États-Unis.
10:57Mais, globalement, on sent bien qu'il y a une volonté
10:59de vouloir mettre ces 25 centimes.
11:01La question, c'est de savoir quand.
11:02Et tout dépend, effectivement, de ce point d'inflation qui va être publié.
11:05Je pense, effectivement, qu'il n'y a pas assez de matériaux,
11:07à mon sens, encore une fois,
11:09pour pouvoir justifier d'une hausse de l'inflation sous-jacente.
11:12Vous prenez la publication du Beige Book, effectivement,
11:14qui est sortie hier,
11:15et qui nous indique, globalement,
11:17que le momentum de croissance aux États-Unis,
11:19observé au cours de cet été,
11:21il n'est pas si mirobolant que ça.
11:22En gros, c'est en train un peu de décélérer.
11:24Personne ne parle de contraction, bien sûr, de l'activité.
11:26Mais il n'y a pas suffisamment, entre guillemets,
11:28d'énergie dans le cycle américain
11:30pour aller générer de l'inflation sous-jacente
11:33ou de la tension sous-jacente
11:34via, notamment, le canal des salaires.
11:36Et donc, globalement, on se dit que là,
11:37si on a un marché du travail
11:38qui n'est pas non plus dans une forme olympique,
11:42avec une inflation sous-jacente
11:44qui reste stable ou qui décélère,
11:46la Fed peut passer son tour.
11:47Mais vous pensez qu'elle montera quand même ses taux,
11:49obligatoirement, entre les trois réunions
11:51qui restent jusqu'à fin décembre ?
11:52Disons que s'il y a, à un moment donné,
11:54finalement, une séquence
11:56où la Fed peut monter ses taux,
11:57c'est entre maintenant et la fin de l'année.
11:58En gros, il y a un changement de compétition de bord
12:00dont il faut tenir compte.
12:02Il y a les fameux dissidents,
12:04donc ceux qui prêchent pour la montée des taux,
12:07qui vont partir.
12:08Donc, du coup, ça va effectivement décaler,
12:10finalement, un peu la médiane, quelque part,
12:13de la réserve fédérale
12:14à la faveur d'une Fed
12:16qui sera un peu plus colombe,
12:18un peu plus, finalement, accommodante.
12:19Et donc, globalement,
12:20si on pense que le cycle s'attire aux États-Unis,
12:23c'est maintenant ou jamais.
12:24Alors, la question qui reste en creux,
12:26c'est de dire,
12:26est-ce qu'il y a vraiment besoin de monter les taux ?
12:27Nous, on pense que non, fondamentalement,
12:29et qu'on va avoir une Fed
12:31qui resterait finalement sur un statu quo
12:33sur, on va dire, les 6 à 12 prochains mois.
12:36Sur, peut-être, juste un mot aussi
12:38du prix du pétrole,
12:40parce que c'est aussi de là
12:42que tout découle sur l'inflation.
12:44Est-ce que vous pensez, Adrien,
12:46qu'un pétrole, un baril, par exemple,
12:48de Brenne, qui se dirige vers les 100 dollars,
12:50c'est un vrai risque à prendre en compte,
12:52là, sur les marchés ?
12:54Oui, là aussi, il y a des effets de feuilles
12:56un peu psychologiques
12:57où, effectivement, le 100 dollars
12:58sera certainement un peu plus encore perturbant
12:59et émettra encore plus, peut-être,
13:01de volatilité, effectivement, sur les taux.
13:03Ce qu'on essaye de mesurer maintenant,
13:04c'est, il y a beaucoup d'informations
13:05qui circulent dans ce sens,
13:06c'est est-ce que le détroit d'Ambouse
13:08est vraiment fermé ?
13:08En fait, visiblement,
13:09il y a des données
13:10qui tendraient à montrer
13:11qu'il y ait entre 35, 40,
13:13voire 50% des volumes
13:14qui arrivent quand même à circuler.
13:15Alors, effectivement,
13:16pas forcément par le détroit,
13:17plutôt par d'autres canaux,
13:19mais qui donneraient aussi
13:20un peu plus de tranquillité
13:22sur le fait que l'eau
13:22goulot d'étranglement
13:23ou l'idée qu'il y ait des pays
13:24qui font face à des gros problèmes
13:25d'approvisionnement
13:26ne seraient pas pour demain.
13:28Dans la séquence,
13:28on a quand même eu aussi,
13:29même si c'est anecdotique,
13:30le sujet des États-Unis
13:31avec l'accord central
13:32avec le Venezuela
13:33qui était peut-être aussi,
13:34de la part de Donald Trump,
13:35l'idée de donner un message
13:36sur le prix du pétrole
13:38et de manière générale,
13:39l'accès, la capacité peut-être
13:41de re-augmenter l'offre
13:42à court et moyen terme.
13:43Bon, on sait que le Venezuela,
13:43c'est petit en termes de volume,
13:44que c'est des gros investissements
13:45qui sont nécessaires
13:46avant que les volumes redémarrent.
13:52Je crois qu'à un moment aussi,
13:53les messages sur le conflit
13:54seront peut-être un peu différents
13:55de ce qu'on entend maintenant
13:56depuis deux, trois semaines.
13:58Parce que Donald Trump a dit
13:58que la guerre serait courte
13:59et puis avant-hier,
14:00il a quand même dit
14:00que peut-être elle durerait quand même
14:01jusqu'à la fin de l'année,
14:02voire peut-être début 2017.
14:04Donc voilà, on sait que c'est du...
14:07Voilà, exactement.
14:08J'allais dire du poker menteur,
14:08mais c'est du struggle.
14:10Et peut-être,
14:11parce qu'on parle beaucoup du pétrole en fait,
14:13mais peut-être un mot du gaz aussi,
14:15parce qu'on doit faire attention aussi au gaz,
14:17surtout que l'hiver arrive.
14:19C'est exactement ça.
14:19C'est que là, on est dans une séquence
14:20qui est un petit peu différente,
14:21parce qu'effectivement,
14:22théoriquement, septembre-octobre,
14:23c'est des mois où on commence
14:24à reconstituer les stocks.
14:25Les stocks sont quand même assez bas
14:26dans pas mal de régions.
14:28Et donc, un prix du pétrole,
14:30un prix du gaz bas,
14:30c'est plutôt une bonne nouvelle
14:31pour la période hivernale
14:35où notamment, effectivement,
14:37en l'hémisphère nord,
14:37on a une consommation qui est plus importante.
14:39Et les prix du gaz, effectivement,
14:40eux ont tendance à continuer à monter.
14:41Le TFF est plutôt à 75.
14:43Alors, on n'est pas du tout
14:44sur les niveaux qu'on avait vécu en 2022.
14:45On était passé quasiment à 300.
14:47Mais là aussi, effectivement,
14:49il y a un peu de tension.
14:49Donc ça, ça a des impacts,
14:50particulièrement en Europe
14:51où on a des industries
14:52qui sont très, très consommatrices de gaz
14:55et sur lesquelles on peut se poser des questions.
14:57Donc oui, tout ça va rentrer en ligne de compte.
14:58De nouveau, on le sait,
14:59la zone géographique est quand même
15:01la moins autonome, la moins souveraine
15:02par rapport à son approvisionnement.
15:04C'est l'Europe.
15:05Donc la sensibilité, d'ailleurs, des marchés
15:06est très forte, particulièrement en Europe
15:08sur cette question de la trajectoire
15:09du pétrole et du gaz.
15:11Jérale, c'est vos commentaires
15:12sur ce pétrole et ce gaz.
15:14Et j'aimerais juste qu'on revienne
15:15après sur la réserve fédérale aussi.
15:20Mais d'abord, vos commentaires
15:22sur le pétrole et le gaz, s'il vous plaît.
15:25Et après, c'était juste pour parler
15:27du rapport sur l'emploi de demain
15:29qui va être publié.
15:30Est-ce que la Fed va quand même le regarder
15:33ou est-ce que vraiment,
15:34on reste que sur les chiffres d'inflation ?
15:38Alors, sur cette partie-là,
15:39moi, je suis assez d'accord.
15:40Le point, c'est assez étonnant, d'ailleurs.
15:43Dans un monde d'hyper-information,
15:45c'est vrai que l'écran de fumée
15:49qu'on a autour d'Ormouz
15:50et de la réalité des flux qui passent,
15:53c'est en effet relativement étonnant.
15:57Je pense que c'est fait à dessein.
16:00Mais c'est vrai qu'il semblerait quand même
16:03qu'il y ait des flux.
16:05C'est pour ça que ça a limité
16:07l'impact d'un arrêt total
16:10qui était prévu beaucoup plus important
16:12en termes d'impact sur les prix du pétrole.
16:15Après, le problème du pétrole à 100 dollars,
16:17c'est qu'on a, à court terme,
16:19un impact psychologique avec de la volatilité.
16:22Après, le point, c'est
16:23est-ce qu'il se maintient ?
16:25Oui, ou est-ce qu'il redescend ?
16:26À ce niveau-là,
16:28et c'est là où on aura un vrai sujet.
16:33Et derrière tout ça,
16:34on a un vrai problème
16:36qui commence à être de plus en plus embêtant
16:41pour les marchés financiers,
16:42qui est le manque de visibilité
16:43que l'on peut avoir globalement
16:46sur la gouvernance économique et géopolitique
16:49dans le monde,
16:50qui finit quand même
16:51par affecter aussi les actifs risqués.
16:54C'est-à-dire que, bon, ben voilà,
16:55on ne sait pas trop
16:59où va aller le pétrole.
17:01On sait, a priori,
17:02que le jour où Hormuz rouvre,
17:05on a potentiellement des prix du pétrole
17:07où on va avoir potentiellement
17:08une suroffre de pétrole assez rapidement.
17:11Alors, à horizon 18, 24, 36 mois,
17:13ça prend un peu de temps.
17:15Mais clairement, on le voit,
17:18il y a des vraies capacités
17:21qui sont prêtes à s'investir
17:24et à arriver sur les marchés.
17:26Donc, c'est toujours des phases
17:28relativement délicates
17:31où, en fait,
17:32on a un choc exogène
17:34qui vient troubler, finalement,
17:37des visions moyen-long terme
17:38que l'on peut avoir.
17:39Et après, sur le gaz,
17:40c'est vraiment un problème européen.
17:41Voilà, c'est là, c'est vraiment le...
17:43Parce que ça a à la fois
17:45un problème sur l'inflation,
17:46mais avant tout,
17:47c'est un problème industriel majeur,
17:49notamment pour l'Allemagne.
17:50C'est catastrophique pour l'Allemagne,
17:53qui ont déjà eu un été difficile
17:55avec les niveaux du Rhin
17:57sur un certain nombre d'industries importantes,
18:00notamment l'industrie chimique.
18:02Donc ça, ce serait vraiment
18:05un coup d'arrêt.
18:06Et c'est vrai que là,
18:07ça ne fait que remettre en exergue
18:10la sensibilité de l'Europe
18:12vis-à-vis des prix d'énergie
18:14sur lesquels elle ne maîtrise pas du tout
18:15son destin pour l'instant.
18:17C'est évident.
18:20C'est vrai que,
18:21dans ce contexte-là,
18:25c'est un peu comme
18:27ce que vous posiez à votre première question.
18:32On navigue aujourd'hui
18:33un petit peu à vue
18:33sur ce problème-là
18:35dans les stratégies d'investissement,
18:37il faut le reconnaître.
18:37Ça fait quand même depuis le mois de février
18:39au final que rien n'a vraiment changé
18:41et qu'on navigue un peu à vue
18:43et que le pétrole,
18:44enfin le baril en tout cas de Brent
18:46est resté globalement haut.
18:47Il me semble qu'il était descendu
18:49à 80 dollars il y a un mois.
18:51Mais bon, là,
18:52il a quand même très vite remonté.
18:53Donc à voir comment tout cela se poursuit.
18:58Mabrouk, du coup,
18:59un petit commentaire
18:59sur le rapport sur l'emploi de demain
19:02qui est quand même attendu.
19:03Est-ce que vous pensez
19:04que la Fed va quand même
19:05y prêter attention ?
19:06Ou c'est vraiment...
19:07La Fed est obligée
19:08puisqu'on rappelle effectivement
19:09que le mandat de la Fed est bicéphale.
19:11Donc il y a un objectif
19:13d'inflation et d'amploi.
19:14Donc l'inflation,
19:16vous l'avez rappelé,
19:17le prix du galon, effectivement,
19:18d'essence aux Etats-Unis
19:20dépasse effectivement les records,
19:21sur le point de tutoyer
19:22les records de 2022.
19:24C'est un vrai problème.
19:25Donc ça rappelle effectivement
19:26la question du pouvoir d'achat,
19:28du coût de la vie aux Etats-Unis
19:29dans une phase pré-électorale
19:31par ailleurs,
19:32donc des midtermes.
19:32Donc tout ceci vient encore
19:34compliquer finalement
19:36la lecture quelque part
19:37du cycle américain.
19:39Mais globalement,
19:40le rapport sur l'emploi
19:41reste quand même
19:41la variable déterminante
19:42puisque c'est elle,
19:43finalement, l'emploi
19:44et donc classiquement
19:45une variable retardée du cycle.
19:47Et donc globalement,
19:48si l'emploi demain,
19:49on a déjà eu un rapport
19:50finalement le mois dernier
19:51qui n'était pas bon...
19:51Ah ben non,
19:52il y a eu 23 000 destructions.
19:53Voilà, donc quelques destructions
19:55finalement qui étaient quand même...
19:56Oui, mais c'était attendu
19:57des créations quand même.
19:58Oui, oui, la tendance
19:59n'est pas bonne.
20:00Et puis finalement,
20:00si cette destruction,
20:02cette tendance,
20:02la destruction d'emploi
20:03se matérialise,
20:04se concrétise
20:05et est vérifiée par ailleurs
20:08avec un nouveau rapport
20:09qui est négatif,
20:10la Fed ne pourra pas
20:11l'ignorer d'une part.
20:12Et d'autre part,
20:12finalement,
20:13quand on regarde
20:13là aussi la fonction
20:15de réaction implicite
20:16de la Fed,
20:17parce qu'en gros,
20:18comment ça marche,
20:18on met des poids
20:19sur chacun des objectifs,
20:20soit on pondère davantage
20:21l'inflation,
20:22soit on pondère davantage,
20:23on va dire,
20:24le marché du travail.
20:25Et donc là,
20:25ce qui s'est passé
20:26au cours de la séquence
20:26et ce qu'on a décrit
20:27au départ finalement
20:28dans cette discussion,
20:30c'était une pondération
20:30très forte sur l'inflation,
20:32oubliant même quelque part
20:33qu'il y avait un marché du travail
20:34qui est en train finalement
20:35de montrer quelques signes
20:36d'affaiblissement.
20:37Donc moi,
20:37je pense que fondamentalement,
20:39encore une fois,
20:39il y a cette...
20:41ça c'est quelque chose,
20:42un écran de fumée en fait,
20:43cette inflation,
20:43que si demain,
20:45le rapport sur l'emploi
20:45est mauvais
20:46et même si on a
20:47un chiffre d'inflation
20:48total qui est,
20:49entre guillemets,
20:49encore en train de repartir,
20:51la Fed ne peut pas
20:51remonter ses taux.
20:52C'est quand même
20:53assez compliqué de dire
20:54nous allons lutter
20:55contre l'inflation
20:56puisque l'aggravation finalement,
20:57la détérioration du cycle
20:58fera que de manière endogène,
21:00l'inflation va baisser d'elle-même.
21:01Et donc in fine,
21:03soit la Fed maintient des taux
21:04en disant
21:04la situation globalement
21:06ne nécessite pas davantage
21:07de ressources monétaires,
21:08le marché du travail se dégrade,
21:09ne montre aucun signe
21:10d'amélioration,
21:11on va devoir à un moment donné
21:12maintenir ce statu quo.
21:13C'est un peu notre scénario,
21:15encore une fois,
21:15je le disais via le Facebook
21:16et via d'autres indicateurs,
21:17le momentum d'activité
21:19aux Etats-Unis,
21:20il n'est pas mauvais,
21:21il n'est pas si bon que ça
21:23et même en termes relatifs,
21:24il est même meilleur en Europe
21:25qu'il ne l'est aux Etats-Unis.
21:26Donc ça c'est quand même
21:26un point important
21:27dont il faut tenir compte
21:29que ce soit dans nos choix
21:30d'allocations
21:30ou que ce soit finalement
21:32dans la lecture du cycle
21:33où il y a plus de chances
21:34de voir une BCE adopter
21:35une posture,
21:36on va dire un peu plus restrictive
21:37pour des raisons,
21:38encore une fois,
21:40qui pourraient être justifiées,
21:42de voir une Fed
21:42effectivement aller
21:43tous à des minutes
21:44entre guillemets
21:45sur plusieurs hausses de taux.
21:46Ça, ça nous paraît
21:46totalement à exclure.
21:48Bon ben en parlant
21:49d'allocations d'actifs,
21:50il nous reste quelques minutes.
21:52Qu'est-ce que vous regardez
21:54chez Mandarine Gestion ?
21:56Donc bon,
21:56j'imagine à part
21:57les prix du pétrole,
21:58les marchés obligataires,
22:00les prix du gaz, etc.
22:01Est-ce qu'il y a des,
22:02peut-être en termes d'actions,
22:03des valeurs
22:04que vous regardez
22:04plus que d'autres,
22:06je pense notamment
22:06à la tech, l'IA, etc.
22:08Mais peut-être...
22:08Oui, je pense que c'est
22:09un sujet d'actualité.
22:10On a l'impression
22:11qu'il ne s'est pas passé
22:11grand-chose sur les marchés
22:12d'action cet été.
22:13En fait, on a quand même
22:13beaucoup de rotations sectorielles
22:14et une thématique de l'IA
22:15qui a quand même
22:15beaucoup été challengée
22:18pour deux raisons.
22:18D'abord parce qu'effectivement
22:19la corrélation avec les taux
22:20a changé.
22:20Je ne sais pas si vous vous souvenez
22:21mais juste après le début
22:22du conflit,
22:23la partie tech et semi
22:24avaient très bien performé
22:26dans ce moment
22:26de hausse de l'inflation
22:27parce qu'on la voyait
22:28comme un niveau de tranquillité,
22:29de la visibilité.
22:30Et en fait, là,
22:30on a atteint un niveau de taux
22:31où on commence à dire
22:32peut-être que la thématique
22:33elle-même peut être
22:35challengée ou remise en cause
22:36parce que les taux
22:36sont trop élevés.
22:37Est-ce qu'il y a des investissements
22:38qui vont être grévés
22:39ou mis en sommeil
22:45venant de Chine
22:46sur une rapidité
22:47de la capacité
22:48à venir challenger
22:49les acteurs américains ?
22:50L'IPO de CXMT
22:52a clairement montré
22:53que les acteurs de la mémoire
22:54en Chine étaient rapides
22:55et finalement pas très très longs
22:57en termes de technologie
22:57par rapport aux acteurs occidentaux.
22:59Donc il y a beaucoup
23:00de questions sur la table.
23:01Il y a aussi les mid-terms
23:01dans cette équation
23:02puisque les démocrates
23:03sont en train clairement
23:04de faire un peu campagne
23:06sur la thématique
23:06« not in my bike yard ».
23:08Je ne veux pas de data center
23:09dans mon état
23:09parce que ça va augmenter
23:11le prix d'électricité
23:12et peut-être même
23:12de mettre du stress hydrique.
23:13Donc il y a clairement
23:15des candidats
23:16qui parlent d'un moratoire.
23:18Donc voilà,
23:18c'est clairement un sujet
23:19qui est en question.
23:22Le dégonflement des multiples
23:23a été quand même assez impressionnant.
23:24On est quasiment revenu
23:25sur la moyenne historique
23:26de Nasdaq versus S&P.
23:29Je pense qu'il y a
23:30quelques valeurs
23:30qui méritent effectivement
23:31d'être regardées.
23:32C'est effectivement un sujet
23:33qu'on regarde de près là.
23:35Et chez Sycomore,
23:36Pierre-Alexis ?
23:38Je vous disais
23:39que très très peu de visibilité.
23:42Donc un gros axe cette année
23:44ça a été d'essayer
23:44de diversifier.
23:46Donc là,
23:49mais ce n'est pas évident.
23:50Donc on a diversifié l'IA
23:52en allant vers
23:53des infrastructures IA et autres.
23:56Mais finalement,
23:57on le voit,
23:57dans le même...
23:59Ça reste,
24:00en tout cas à court terme,
24:01ça reste relativement lié.
24:06Les matières premières,
24:08on essaie aussi
24:08de diversifier géographiquement.
24:12Voilà, c'est un certain...
24:13Dans quel secteur par exemple ?
24:14Dans quelle zone géographique ?
24:15Nous, le Japon,
24:17nous sommes potentiellement intéressants.
24:19Il y a quelques...
24:20Il y a finalement aussi
24:21un peu une révolution culturelle,
24:25corporelle,
24:26qui est un peu plus...
24:29tournée vers les actionnaires,
24:30qui peut aider.
24:33Donc ça,
24:34c'est toutes les idées
24:35un peu de diversification
24:36sont clés.
24:37Et aussi,
24:37ce qu'on appelle nous,
24:39des sociétés
24:41qui ont un peu
24:42d'aide endogène.
24:45c'est-à-dire qu'ils sont
24:46en train de restructurer
24:47leurs actifs,
24:48vendre des actifs,
24:51pour se repositionner
24:52sur d'autres chaînes de valeur.
24:55Tout ça,
24:55ça nous semble intéressant.
24:57Et sinon,
24:57en effet,
24:58ce qu'on regarde,
24:58c'est évidemment l'IA.
25:00Nous,
25:00on reste assez optimistes
25:01sur l'IA,
25:02même si on a en tête
25:05que c'est plus tellement
25:07l'augmentation
25:08des investissements
25:09annoncés
25:10par les hyperscalers
25:11qui vont faire
25:13aujourd'hui
25:14bouger
25:14les marchés là-dessus.
25:16C'est plus,
25:17évidemment,
25:17la monétisation,
25:19le prix du compute,
25:21un certain nombre de choses.
25:22Maintenant,
25:23il faut être,
25:23à notre avis,
25:24plus sélectif
25:25et sans doute aussi
25:26un peu plus opportuniste
25:29entre les différents segments
25:30puisqu'on a,
25:31et on ne le voit pas,
25:33mais énormément
25:34de dispersion
25:35entre les différents segments
25:36de la tech.
25:37La tech,
25:38maintenant,
25:38c'est devenu un monde.
25:41Et donc,
25:42on a aussi,
25:43on est un peu plus
25:45actif là-dessus.
25:46D'accord.
25:46Voilà.
25:47Et après,
25:47il y a le dernier point
25:49qui est l'exposition auto.
25:51Voilà.
25:51Donc,
25:51qu'est-ce qu'on fait
25:52sur les secteurs
25:53qui sont exposés auto ?
25:56Est-ce qu'on contrebalance
25:57en achetant des matières premières ?
25:59Voilà.
26:00C'est ce genre de problématiques-là
26:04sur lesquelles
26:04on va se focaliser
26:05en fin d'année
26:07avec, évidemment,
26:09le comportement de l'IA
26:10et les niveaux de taux
26:12qui vont être vraiment
26:13les indicateurs
26:15qu'on va beaucoup regarder.
26:17Et enfin,
26:17pour terminer,
26:18Mabrouk,
26:18chez Natixis,
26:20bon,
26:20il y a déjà pas mal de choses
26:21qui ont été dites,
26:21mais comment vous voyez,
26:23vous,
26:23les trois prochains mois
26:24de septembre à décembre ?
26:26Ça va être effectivement,
26:27la question centrale,
26:28ça va être le niveau des taux,
26:29mais ce niveau des taux,
26:30et ça avait été dit,
26:32c'est un empilement
26:33de primes de risque.
26:34C'est-à-dire qu'en gros,
26:34dès l'instant,
26:35finalement,
26:35on a en plus cette concurrence
26:37finalement pour aller capter
26:39cette épargne massive,
26:40pour essayer finalement
26:41de financer à la fois
26:42des déficits
26:43côté, finalement,
26:45agents économiques
26:45les plus endettés,
26:46les plus lévergés,
26:47les États.
26:48Donc, il y a une concurrence
26:49entre guillemets
26:49entre les États.
26:50Il y a une concurrence aussi,
26:51finalement,
26:52l'effet d'éviction négative
26:53ou inversée,
26:54si je puis dire.
26:55C'est-à-dire, en gros,
26:55maintenant,
26:55le secteur privé
26:56qui vient évincer,
26:57finalement,
26:58le secteur public
26:59avec, donc,
26:59les fameux hyperscalers
27:01qui viennent,
27:01qui viennent,
27:02effectivement,
27:03capter cette épargne mondiale.
27:04Donc, quand vous avez
27:05des entreprises
27:06qui sont notées
27:06triple A ou double A,
27:08pardon,
27:08et qui viennent proposer
27:09un niveau de rendement
27:10qui est supérieur
27:10à celui des États,
27:12il faut regarder,
27:12effectivement,
27:13bon,
27:13est-ce que je fais bien
27:14de mettre mon argent
27:16dans la sphère publique ?
27:18Donc, ça,
27:18c'est une vraie question.
27:19Donc, ce qu'on regarde,
27:20évidemment,
27:20ce sont,
27:21du côté du marché du crédit,
27:22parce qu'on n'a pas beaucoup parlé,
27:23nous, ce qu'on aime bien,
27:24c'est les actifs à durations courtes,
27:25donc, typiquement,
27:26le high yield.
27:27Dans un contexte
27:28où on ne voit pas d'étuellement,
27:29encore une fois,
27:29de la croissance,
27:30le niveau des spreads
27:31et des écarts
27:32par rapport au taux souverain,
27:33il est relativement contenu,
27:35voire même très contenu.
27:36Certains parlent,
27:37effectivement,
27:37de valorisation excessive,
27:38mais quand vous voyez
27:39les taux de défauts
27:40qui restent contenus,
27:41des niveaux de rendement
27:42qui sont plutôt attractifs,
27:43on a encore envie,
27:44effectivement,
27:44de jouer cette classe d'actifs.
27:45On est plutôt pro,
27:46finalement, risque
27:47et on se dit que là,
27:48maintenant,
27:48on a une difficulté,
27:50on rentre dans une séquence
27:51macroéconomique
27:51qui va être un peu difficile à lire,
27:53les banques centrales
27:54ne nous aident pas,
27:55les déficits,
27:56effectivement,
27:56questionnent,
27:57le cycle économique
27:58n'est pas facile à lire,
27:59mais dès l'instant,
27:59on aura quitté cette phase macro
28:01pour rentrer dans une phase micro.
28:02Là, globalement,
28:03encore une fois,
28:03on n'a pas de raison de penser
28:04que la tech ne va pas délivrer.
28:06Donc, on est constructif,
28:07on réduit un peu
28:08notre surexposition action
28:09aux Etats-Unis
28:10pour la ramener sur quelque chose
28:11qui est au-dessus
28:12de la neutralité,
28:13bien sûr,
28:14mais on aime bien,
28:15effectivement,
28:15on ne veut pas prendre
28:16de risque de rater,
28:17finalement,
28:18un momentum qui se déclenche
28:19parce que si vous n'êtes pas dedans,
28:20du coup,
28:20c'est trop tard pour vous.
28:21Merci beaucoup, messieurs.
28:23Mavrouk Chetouane,
28:23vous êtes Head of Global Market Strategy
28:26chez Natixis IM,
28:27Adrien Dumas,
28:28directeur des investissements
28:29de Mandarine Gestion
28:30et Pierre-Alexis Dumont,
28:32CIO chez Sycomore Asset Management.
28:34Merci à tous les trois
28:36et puis,
28:37merci à vous
28:38de nous avoir suivis.
28:39On se retrouve demain
28:40en direct à midi et demie
28:42sur Bsmart.
28:42Sous-titrage Société Radio-Canada
28:46Sous-titrage Société Radio-Canada
28:50Sous-titrage Société Radio-Canada

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