00:00Nous on a une mesure depuis un certain nombre de temps.
00:01Il fallait faire le diagnostic avant.
00:02Non mais bien sûr, le diagnostic je pense qu'il y a quand même un certain consensus sur le fait
00:06qu'il faut faire des économies structurelles,
00:07qu'il ne faut pas augmenter les impôts sur les classes populaires et les classes moyennes,
00:10qu'il faut aujourd'hui relancer notre économie et faire grossir le gâteau parce que le problème qu'il y
00:16a c'est qu'on se pose toujours la question de comment on partage le gâteau,
00:18mais le gâteau est de plus en plus petit, donc chacun a de plus en plus une petite part,
00:20alors qu'il faut faire grossir le gâteau pour que chacun ait une part qui lui permette de vivre dignement.
00:24Si on revient sur les salaires, ça c'était pour moi ce que je tirais de ce qui a été
00:26dit,
00:26et c'est la vision qu'on partage nous au RN avec Marine Le Pen.
00:29Mais aujourd'hui, il est clair que sur les salaires, on a un coût du travail qui est trop important
00:34en France.
00:35C'est ce qui tue notre compétitivité et nous il faut aussi donner la possibilité aux chefs d'entreprise
00:40qui ont la capacité parfois d'augmenter, mais pas augmenter, en payant les charges.
00:45C'est la raison pour laquelle nous on propose une mesure qui est un manque à gagner pour les caisses
00:49de l'État,
00:49donc c'est pas une dépense.
00:51Il y a moins d'argent qui rentre.
00:52Oui, mais à argent constant, il n'y a pas d'argent perdu.
00:56C'est-à-dire qu'on va permettre aux entreprises d'augmenter jusqu'à 3 fois, jusqu'à 10%,
01:01pour les salaires jusqu'à 3 fois le SMIC, c'est pas pour ceux qui sont très riches de dire
01:04on va leur demander 100 charges patronales pendant une durée.
01:07Et puis au bout de 5 ans, bien entendu, il faudra revenir sur les charges patronales,
01:10mais ça permet d'enclencher la pompe et de donner la possibilité d'augmenter les salaires.
01:15Mais ce qui a été dit tout à l'heure, il est vrai, il faut jouer sur deux choses.
01:18Parce que les gens s'en fichent totalement de savoir en fait à la fin du mois combien il y
01:21a sur la fiche de salaire.
01:21Si en fait les prix augmentent, laissez-moi développer jusqu'au bout.
01:28Parce que si demain, avec 2000 euros, vous faites plus que parce que vous avez un pouvoir d'achat qui
01:34augmente,
01:34parce que les prix dans les magasins baissent, c'est pour ça qu'il faut aussi jouer sur un autre
01:40levier,
01:40qui est celui des prix.
01:42Et les prix, ça doit passer par une baisse de fiscalité, notamment sur l'énergie,
01:47sur les postes qui coûtent très cher pour les Français.
01:49Le gaz a augmenté de 48% en 5 ans.
01:51L'électricité aussi a augmenté de manière très forte.
01:55Alors même qu'on pourrait fixer un prix français de l'électricité,
01:57qu'il y a tout un tas de mesures qu'on peut mettre en place.
01:58Nous, on propose de baisser la TVA de 25,5% pour faire en sorte qu'avec un salaire qui
02:03augmentera,
02:04si les patrons le font...
02:06Comme l'a fait l'Espagne et le Portugal.
02:08D'autres pays l'ont fait, vous l'avez dit, l'Espagne, le Portugal.
02:11Il faut agir sur les deux leviers.
02:13Mais ce qui est certain, c'est que peu importe ce qu'on fera,
02:16tant qu'on ne relancera pas l'économie,
02:17tant qu'on ne supprimera pas un certain nombre de normes.
02:20Il y a 3,5 à 4,5% du PIB qui sont tués à cause des normes,
02:24des excès, de la bureaucratie.
02:25Tant qu'on ne fera pas des économies structurelles,
02:27qu'on ne donnera pas les moyens aux entreprises de créer de la richesse,
02:30et de créer de l'emploi quand on est aujourd'hui à 5,5 millions de chômeurs,
02:35qui ne travaillent pas et qui, en fait...
02:37Non, attendez, attendez, attendez, attendez...
02:39Parce qu'ils n'ont pas d'autre choix, on n'y arrive pas.
02:41Bienvenue elle.