00:00Certains aussi à gauche d'ailleurs. François Hollande, cette semaine, disait peut-être qu'il faudrait une part de capitalisation.
00:05Qu'est-ce que vous dites ?
00:05Vous avez dit à gauche ?
00:07J'ai dit à gauche.
00:07On parle de François.
00:09C'est peut-être discutable.
00:11Moi, ce que je dis, c'est que je trouve que Tréhard, tout à l'heure, il faudrait l'inventer.
00:17Il se connaît depuis quelques années.
00:19Il sait que c'est respectueux.
00:20Bien. Je vous remercie de faire le débat entre Yves Tréhard et moi.
00:24Tout à l'heure, il a dit que la question de la France, c'est liberté, égalité, fraternité.
00:28Et c'est ça qui nous handicape, quelque part.
00:31Non, non. L'égalité.
00:32Si, si, c'est pas...
00:33L'égalité qui handicape.
00:34C'est ça. Et notamment au milieu, la question de l'égalité qui, en réalité, renvoie au modèle social que
00:39nous faisons.
00:40Moi, nous, nous avons fait des choix en France. D'accord ?
00:43Nous avons fait le choix que des besoins fondamentaux, comme la santé, les retraites, etc., etc.,
00:49étaient du ressort de mécanismes de solidarité, soit publics à travers l'État,
00:55soit de ce qu'est la sécurité sociale.
00:58Et je rappelle qu'il n'est pas l'État.
01:00Depuis cette époque-là, certains veulent prendre la main là-dessus
01:03pour faire en sorte qu'en réalité, ça soit le privé, parce que c'est des magots,
01:08qui, j'allais dire, s'emparent de cette question et que chacun, finalement, s'assure.
01:12C'était il y a 80 ans, monsieur.
01:13Et chacun s'assure.
01:14Alors, vous dites que ça ne fonctionne pas.
01:15C'est votre fonctionnement.
01:16Au moment de toutes les crises capitalistes, les retraites par capitalisation,
01:19ça a été une catastrophe pour la plupart des retraités.
01:22Vous connaissez les chiffres ?
01:23Le Conseil d'orientation des retraites dit ce que vous dites.
01:25– Écoutez, le Conseil d'orientation des retraites dit, par exemple, une chose.
01:28C'est qu'aujourd'hui, en termes de PIB, les retraites ne coûtent pas plus cher qu'il y a
01:3220 ans.
01:32À l'apprendre peut-être ?
01:33– Bien sûr.
01:33– Mais le Conseil d'orientation des retraites, qui peut nier, expliquait que la question n'est pas les dépenses,
01:41mais les recettes.
01:42– Il y a des gens qui vivent plus vieux.
01:43– Donc la question de faux qui nous est posée.
01:45– Qui peut nier que les gens vivent plus vieux ?
01:45– Je pense que vous êtes le seul sur ce plateau.
01:48– J'ai compris à travers votre candidat, monsieur Rotaillot,
01:50que vous êtes un système à la milaille, c'est-à-dire ultra-libéral,
01:54qui casse à peu près tout ce qu'on a fait en France.
01:56– Enfin, ça a très bien marché.
01:58– Regardez les résultats en deux ans de Ravière Milaille.
02:00– C'est-à-dire une chose en dehors même de la question de savoir
02:04est-ce qu'on tient à notre système social ?
02:06Moi, je pense que le pays n'a pas arrêté de s'enrichir en réalité depuis la libération
02:09et que la question, c'est quel partage des richesses pour pouvoir continuer à l'appuyer.
02:14Et il y a une deuxième question qui se pose à travers ce qu'on a dit sur les milliardaires.
02:18Est-ce que vous savez aujourd'hui que 29 milliardaires dans le monde
02:21possèdent l'équivalent de la moitié la plus pauvre de l'humanité ?
02:23– Mais quel rapport avec les Français ?
02:24– Le rapport avec ça, c'est que c'est un chiffre qui n'a pas cessé de diminuer.
02:30D'accord ? C'est disparité.
02:31– Et cet argent-là, qui est aux mains de quelques-uns,
02:35il nous manque aujourd'hui, et c'est pour ça que ce système aujourd'hui est en faillite,
02:38il nous manque pour faire face à des défis qui sont des défis quasiment vitaux,
02:43que ce soit celui de la distribution écologique,
02:46que ce soit par exemple de la souveraineté numérique, etc.
02:50– Oui, mais toi, t'as pas le micro non plus.
02:51– Donc la question aujourd'hui qui nous est posée, que défendent certains ici,
02:54c'est que le choix de dire, c'est pas très grave si finalement certains s'enrichissent,
03:00au nom de quoi, qu'est-ce que ça poudrait comme problème ?
03:03Ce qu'il faut comprendre, c'est que par rapport à la richesse que nous produisons tous,
03:07tous ensemble, la captation de cette part de richesse trop importante,
03:10nous manque par rapport à des choses sur lesquelles il faut investir.
03:14– Oui, alors je vais vous le dire, je vais vous le dire autrement,
03:17on vient de vivre des incendies, par exemple, nous venons de vivre des incendies.
03:20– D'accord, il y a eu, je termine là-dessus, vous avez eu 60 milliards de recettes en moins,
03:26par exemple.
03:26– Franchement, il y a plus personne qui découle.
03:29– Il faut absolument investir en termes de matériel, d'aéronef, etc.
03:32La question c'est, est-ce qu'on peut le faire en allant chercher l'argent qu'on a laissé
03:36aux mains de quelques-uns ?
03:37– Non mais ça suffit, ça suffit.
03:38– Mais bien sûr qu'il y a du capot de production.
03:40– Pour vous répondre, Gabriel.
03:40– Donc toute la question, elle est là, et c'est une question fondamentale.
03:42– S'il vous plaît, Eric, commentez-vous ?