00:00La première réaction, ça a été un soulagement.
00:02Un soulagement parce que le dossier était compliqué,
00:05et nous avons deux avocats de la Défense qui ont plaidé chacun l'acquittement,
00:10correspondant à la position de leurs clients,
00:11qui n'ont jamais reconnu véritablement les faits, les versions ont beaucoup changé.
00:18La famille est heureuse, la maman m'a serré très fort dans ses bras,
00:23et m'a dit « mon cœur a été bloqué, et là mon cœur rebat ».
00:28Et je pense que ça veut tout dire.
00:30Évidemment que les victimes aimeraient toujours comprendre,
00:34déjà avoir la vérité, et puis comprendre le pourquoi, comment on a pu en arriver là.
00:38Malheureusement, on le sait, c'est rarement le cas.
00:41Effectivement, elles avaient quand même l'espoir,
00:44vu que c'était la conjointe et le cousin des membres de la famille qui ont commis ce meurtre,
00:52elles avaient l'espoir d'avoir un moment de vérité.
00:55On a vite compris, à cette audience, qu'on n'aurait pas de vérité,
01:00et l'important après était la vérité de la justice, la vérité judiciaire,
01:05qui vient de passer, et qui, j'allais dire, est claire dans la réponse qu'elle a envoyée,
01:12sur le fait qu'il n'y a aucun doute,
01:14et que la famille va pouvoir tenter maintenant de commencer à faire un deuil pour essayer d'avancer.
01:20J'ai des réactions mitigées, parce que ma première réaction, ce que j'attendais dans cette audience,
01:26c'est que les personnes mises en compte dans cette affaire fassent l'effort d'assumer leur plan de responsabilité,
01:32pour que mes clients, pour eux, commencent à faire leur deuil.
01:35Ils ne l'ont pas fait.
01:37Il y a beaucoup d'amertures, parce que les choses étaient bien ficelées,
01:43le dossier était bien ficelé pour qu'ils soient condamnés,
01:45pour les faits aujourd'hui, pour lesquels ils ont été condamnés.
01:49Ils n'ont pas fait l'effort de le faire.
01:51Nous, on a des regrets.
01:53Nous ne sommes pas des adeptes de la peine sévère, extrêmement sévère.
01:56Ce que nous recherchions, c'est la vérité.
01:58Nous demandions des explications.
02:00Nous demandions que la mère directe de ses enfants,
02:03celle qui a tué son compagnon,
02:06puisse donner des explications aux parents de ce jeune homme qui est décédé.
02:11Nous attendions que le cousin direct de cette personne qui a été tuée
02:16fasse l'effort de regarder droit dans les yeux,
02:18d'assumer sa part de responsabilité.
02:20Mais elle n'était pas capable de le faire.
02:22Et oui, je ne veux pas me réjouir, parce que la peine, elle était sévère.
02:25Non, ce n'est pas ce que nous recherchions.
02:28Ce que nous recherchions au départ, c'est surtout des explications,
02:31des détails, savoir comment il était mort.
02:34Parce que, je le rappelle encore une fois,
02:37c'est que, comme l'expert en incendie l'a déjà déterminé,
02:40c'est que les conditions de la mort de Réveline à Staline étaient atroces.
02:46C'était le climat, la température, la chaleur dans la pièce,
02:50c'était de l'ordre de 800 degrés.
02:52Vous imaginez la manière dont il a souffert.
02:55À un moment, même mes clients m'ont posé la question de savoir,
02:58alors, j'espère que, puisque pour ne pas trop souffrir,
03:02j'espère qu'il était déjà mort avant que l'ascendie commence.
03:05Pourquoi ? Parce qu'il ne souffre pas trop.
03:08Eh bien, non, parce que Adeline Rakaï a confirmé qu'il était vivant
03:13au moment où le feu allait commencer.
03:15Et donc, vous imaginez, quand les vœux ont ravagé tout cet appartement,
03:21vous avez vu les photos de l'appartement, comment il était.
03:25Donc, c'était horrible ce qui s'est passé.
03:27Oui, on a de la colère.
03:28Nous ne sommes pas satisfaits de la décision pénale,
03:31parce que ce n'est pas ce que nous venions chercher.
03:33Nous venions chercher la vérité.
03:34On prend acte de la décision de la Cour.
03:37On a cependant, à ce stade, deux satisfactions.
03:41La première satisfaction, c'est que M. Brouhany en pourrait perpétuité.
03:46Et malgré les 30 années de réclusion criminelle requise,
03:51nous avons un verdict qui est en deçà de ce qui a été requis.
03:57Maintenant, sur un éventuel appel, après 4 jours d'audience, 4 heures de délibéré,
04:03ça a été particulièrement éprouvant.
04:05Et je pense qu'on prendra le temps, avec mon client, de réfléchir à un éventuel appel.
04:10Alors, c'est une sanction qui est assez lourde.
04:15C'est un dossier qui était assez ouvert, qui laisse des zones d'ombre,
04:19et effectivement, sur cette peine qui a été prononcée,
04:22et il n'y a pas de temps de la réflexion avec ma cliente pour savoir ce qu'on fait
04:27par la suite.
04:28Parce qu'il est certain que ça restera un dossier très compliqué.
04:35Même si là, il y a une peine qui peut paraître très sévère à l'égard de ma cliente,
04:40alors qu'initialement, elle était vue au début de l'enquête,
04:43avant sa révélation, comme une victime de ce dossier,
04:47il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte aujourd'hui sur la suite.
04:52Ça a été un choc pour elle.
04:54Alors, même si elle ne peut pas laisser exprimer trop ses émotions,
05:00elle est très touchée par cette décision.
05:03Elle est un petit peu sous le choc aussi de ce qui va se passer pour elle,
05:09parce qu'il y a une incarcération qui est immédiate.
05:11Et donc, là, elle va prendre quelques temps aussi, quelques jours,
05:15pour pouvoir digérer cette décision.
05:19Et on pourra se prononcer sur les suites de ce dossier après.
05:23Merci.
05:24Merci.
05:25Merci.
05:25Merci.
05:25Merci.
05:26Merci.
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05:28Merci.
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