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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le Morning Meeting du vendredi 4 septembre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:02BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braille.
00:09Et dans cette première partie en plateau, Jacques Lemoisson, fondateur de Gay Capital Management.
00:13Bonjour Jacques.
00:14Bonjour Etienne.
00:14Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Kevin Tauzé, membre du comité d'investissement de Carmignac.
00:19Bonjour Kevin.
00:19Merci également d'être là ce matin.
00:22Bon, commençons avec le titre assureur ce matin, l'ouverture.
00:25Volkswagen, plus 7% ce matin à l'ouverture, 81,53 euros.
00:30Avec hier soir, Kevin Tauzé, un groupe qui taille dans ses effectifs, très clairement.
00:35Il avait déjà annoncé la suppression de 50 000 postes, désormais 50 000 supplémentaires.
00:40On arrive donc à 100 000, ça représente environ 15% des effectifs,
00:43pour la simple bonne raison que le groupe est en surcapacité.
00:46Il a trop d'usines, trop d'effectifs aujourd'hui par rapport à sa production et à ses ventes.
00:50Oui, c'était une drôle de façon de célébrer les 151 ans de la naissance de Ferdinand Porsche,
00:55le créateur de la coccinelle et puis une célèbre marque de voiture porte le nom.
01:03Clairement, vous disiez, ça vient tailler très fort dans les effectifs.
01:06Pour rappel, il y a les 300 000 employés chez Volkswagen, le groupe Volkswagen en Allemagne.
01:13Et le groupe, il suit un peu, on va dire, l'écueil des constructeurs automobiles européens,
01:18avec une surcapacité en Chine d'une part.
01:21Il y a quand même 100-150 constructeurs automobiles, ça va sans doute se concentrer.
01:25Mais d'ici là, il y a quand même beaucoup d'exportations de véhicules chinois,
01:28d'autant plus que les Chinois, ils achètent moins de voitures aussi.
01:31Il y a un vrai problème, on va dire, d'effet richesse en Chine,
01:36des véhicules qui sont beaucoup moins chers,
01:37l'équivalent c'est 35% moins cher d'acheter un véhicule chinois.
01:43Et puis, il y a des problèmes de surcapacité en Europe aussi,
01:46parce que pour rappel, les usines qui avaient été maintenues par le groupe Volkswagen en Allemagne,
01:52c'est surtout les usines qui se concentraient sur la première génération de véhicules électriques
01:56et la demande s'est complètement essoufflée.
01:59Alors, ça n'empêche que malgré la hausse de 7% ce matin,
02:02le titre perd toujours quasiment 30% depuis le début de l'année.
02:06Moins 50, moins 60% en l'espace de 5 ans.
02:10Aujourd'hui, on a un groupe, Jacques Lemoisson, qui n'échappe pas à la règle,
02:13c'est-à-dire qu'en bourse, l'automobile est totalement déprimée.
02:18Plus que déprimée, on va dire sinistrée, non ?
02:20Je ne sais pas.
02:22Juste un petit chiffre.
02:24Sur les premiers mois de l'année, la Chine a apporté 2500 voitures électriques
02:30et en a exporté 1,8 million.
02:33Voilà.
02:34Donc, je pense que ce chiffre-là calme tout le monde
02:36et met en fait la lumière sur l'échec total de la politique européenne,
02:42de la vision du monde que nous pouvions avoir.
02:45Je rappelle que 2015, Dieselgate.
02:47Donc, l'Allemagne était super, vive le diesel, tout le monde roule en diesel.
02:54Et en 2010, BYD lançait ses chaînes de production de voitures électriques.
02:58Apparemment, personne en Allemagne ou en Europe a dénié prendre un avion
03:02et a regardé ce que les Chinois faisaient
03:04parce qu'on est en train de virer des milliers de personnes.
03:08On reparlera de tout ça avec Louis Puga, virant Action chez Prévoir d'ici une dizaine de minutes.
03:14Voilà donc pour ce titre Volkswagen ce matin.
03:17Actualité très dense cette semaine, de la volatilité sur les devises.
03:21Pas trop sur la partie action.
03:23On voit le VIX qui est toujours au niveau des 15 points.
03:27Quand vous regardez ce qui se passe sur le Yen, qui fait le yo-yo,
03:29le marché anticipe de plus en plus une réaction de la banque centrale du Japon.
03:34C'est déjà dans les cours, mais visiblement ça n'empêche pas le Yen de bouger encore et toujours.
03:40On a eu une intervention quasiment historique,
03:42une intervention de la banque centrale américaine et la banque centrale japonaise en même temps.
03:46On a vu que la première balle n'a pas touché sa cible
03:50parce que le Yen est rebaissé à 160 versus dollars.
03:55Là maintenant on s'approche des 155, qui est pour moi une zone technique très importante.
04:00Si on casse en 155, on peut aller vers 149 par exemple.
04:03Et là par contre, je rappelle à tout le monde de août 2024,
04:06où le Yen s'est apprécié de 10% et les indices equity mondiaux
04:11avaient perdu entre 5 et 10% le même mois.
04:14Donc la prestation du Yen est quelque chose qu'il faut regarder,
04:18nous on le regarde en termes de macroéconomie, de manière assez importante.
04:20Donc la première action Fed, banque centrale américaine, banque centrale japonaise,
04:25n'a pas marché.
04:26Apparemment il y a des rumeurs d'une deuxième intervention.
04:28Et surtout, est-ce que la banque centrale japonaise va monter ses taux ?
04:33C'est la grosse question.
04:35Je pense qu'ils n'ont pas le choix.
04:37Mais bon.
04:38Quels sont les impacts aujourd'hui de la dépréciation du Yen ?
04:41Que ce soit, on peut en parler d'un point de vue microéconomique pour les entreprises,
04:46mais d'un point de vue macro, on le voit avec la remontée des taux,
04:49le 10 ans japonais à 3%, le 10 ans américain à 4,8%.
04:53Dans tout cela, il est encore question de Yen.
04:55C'est toujours le Yen.
04:56Le Yen était la base du carry trade.
04:58Donc le Yen est le fuel de tout ce qui a permis à des trillions de dollars,
05:05des milliers de milliards de dollars,
05:06de s'investir sur les actifs américains par exemple, et sur les tréjuries.
05:10Et donc que le Yen bouge, c'est un peu le robinet de liquidité de ce carry trade,
05:16qui est la transformation d'emprunter dans une devise à des taux bas,
05:21et une devise entre guillemets faible,
05:22et d'investir dans une devise plus forte et des taux élevés.
05:25Il y a des trillions de dollars dessus.
05:26Personne ne sait d'ailleurs la taille de ce genre de petit processus.
05:30Voilà.
05:30Mais donc la baisse du Yen de manière importante,
05:35conjuguée à une hausse des taux, met le Japon dans un corner.
05:38Pour avoir la bonne simple raison que le Japon importe énormément de matières premières.
05:42Ils ne produisent pas de pétrole, ils ne produisent quasiment rien.
05:44Et donc si vous faites baisser votre devise, vous importez de l'inflation.
05:49Donc à un moment, évidemment, l'obligataire va commencer à parier sur des hausses de taux,
05:54malgré les discours politiques japonais qui indiquaient un peu l'inverse.
05:59Il y a quand même un effet autoréalisateur dans tout cela.
06:03C'est-à-dire que le marché anticipe une hausse de taux du Japon,
06:06donc le Japon va probablement la faire,
06:08et après on ira jusqu'où comme ça ce jeu-là ?
06:10Ce n'est pas une question d'autoréalisation.
06:12Je pense que le marché obligataire est peut-être le marché le plus mature qu'il y a sur Terre,
06:16contrairement au marché equity.
06:19Donc je mets souvent dans mes écrits « bonds never lie ».
06:22Donc l'obligataire indique toujours, et puis c'est une question de collatéral aussi.
06:27Pendant des dizaines d'années, on a discuté juste un peu avant,
06:30on avait sur les taux en face des bilans de Banque Centrale,
06:35qui ne peuvent pas être faillite et qui peuvent prêter de la monnaie autant qu'elle veut.
06:38Maintenant, on met des États en face des taux.
06:41Donc vous dégradez le fondamental du collatéral,
06:44donc forcément les taux vont monter.
06:45Ça me paraît juste logique.
06:47Et malgré cela, Kevin Tosé, on a toujours une Banque Centrale qui court après l'inflation.
06:51Oui, il faut quand même rappeler le mouvement qu'on a eu hier,
06:542% sur une journée pour une devise du monde développé,
06:58mais ça n'arrive pas tous les jours.
07:00C'est quand même un mouvement qui est assez extraordinaire.
07:02Pourquoi il s'explique ?
07:02Parce que l'élastique, il est extrêmement tendu.
07:04Le Yen japonais, il est extrêmement sous-valorisé
07:07par rapport au pouvoir d'achat des Japonais,
07:10par rapport aux autres devises,
07:13par rapport au niveau de prix des matières premières et j'en passe.
07:16Trois raisons à ça.
07:17Clairement, la Banque Centrale japonaise, elle court après l'inflation.
07:20C'est que ça y est, on a de l'inflation au Japon,
07:22et ça depuis l'après-Covid.
07:24Quand on regarde l'efficacité d'inflation japonais,
07:26ils n'ont pas l'air si terribles que ça.
07:28On est entre 1,5 et 1,8.
07:31Mais sauf quoi ?
07:31Sauf qu'il y a eu des subsides extrêmement importants
07:33mis en place par la nouvelle administration japonaise
07:36pour venir aider les ménagers japonais
07:38à faire régler cette facture énergétique.
07:40Quand on retraite ça, on a une inflation
07:42qui est largement au-dessus des 2%,
07:43et une Banque Centrale japonaise,
07:45qui, elle, c'est un des rares pays
07:46où il y a des taux réels qui sont encore négatifs
07:48et fortement négatifs.
07:49Ça veut dire quoi ?
07:50Ça veut dire que l'inflation est au-dessus du niveau
07:51de taux de politique monétaire.
07:53Et ça, ça veut dire quoi ?
07:53Que la Banque Centrale japonaise,
07:54elle va remonter ses taux d'intérêt.
07:55Elle devrait le faire dès le mois de septembre.
07:57Et la cible, c'est 2%.
07:59Et en fait, le mouvement d'hier,
08:00il a aussi été déclenché parce que
08:02la Banque Centrale japonaise, donc la BOGE,
08:04elle nous a dit quoi ?
08:05Un de ses membres nous a dit
08:06qu'il pouvait envisager une hausse de 50 points de bas.
08:08Donc 0,5%.
08:09Ce qui, quand même, on parle d'un pays
08:11qui a vécu pendant des décennies
08:13avec des taux à zéro, voire négatifs.
08:15Donc ça, c'est un élément.
08:16Pour compléter ce que disait Jacques,
08:19sur ces Japonais qui achètent des actifs à l'étranger,
08:22il y a aussi eu, dans le courant du mois d'août,
08:24une réunion entre le principal fonds de pension japonais,
08:27qui gère quand même quelque chose comme 2 trillions de dollars,
08:29avec le ministère des Finances,
08:33pour faire quoi ?
08:33Potentiellement pour revoir cette grille d'allocations.
08:36Aujourd'hui, ils achètent 25% de l'action japonaise,
08:3825% de l'action internationale,
08:4025% de taux japonais,
08:4125% de taux mondiaux.
08:42Eh bien, s'ils achètent plus d'actifs japonais,
08:44on comprend bien que ces mouvements de flux sont extrêmement importants.
08:46Et sur les devises développées,
08:48c'est clairement le financier qui fait bouger les devises.
08:51Quand on rajoute à ça,
08:52sans doute un trésor américain,
08:56qui est sans doute un petit peu agacé aussi
08:58par la faiblesse du Yen japonais,
08:59ce qui vient renforcer de la compétitivité
09:02de façon un peu indu,
09:03on a une séquence où on a clairement un Yen
09:06qui devient un très bon actif, je crois, à avoir dans un portefeuille.
09:08Et concrètement, comment ça se traduit en termes d'allocations, tout ça ?
09:11C'est-à-dire que, est-ce que là, on peut se dire,
09:12c'est le moment d'acheter des actions japonaises
09:14ou non, c'est trop tôt ?
09:16Alors, sur les actions japonaises,
09:19vous trouverez les deux camps.
09:20Si vous me demandez mon avis,
09:21je serais plutôt enclin à en acheter aujourd'hui.
09:23Pourquoi je dis que vous trouverez les deux camps ?
09:24Parce qu'il y a beaucoup d'entreprises japonaises
09:26qui sont des grandes sociétés exportatrices
09:27et donc qui sont jugées comme étant grandes bénéficiaires
09:30de la dépréciation du Yen.
09:32Je crois personnellement qu'il y a une vertu beaucoup plus,
09:34enfin, un cercle beaucoup plus vertueux qui se met en place.
09:36On a enfin de l'inflation au Japon.
09:38De l'inflation, c'est pas forcément quelque chose de mauvais ou de négatif.
09:40Ça veut aussi dire de l'inflation salariale.
09:42On a des salaires réels qui, eux, sont en territoire positif
09:45et donc un moteur consommation qui peut se relancer,
09:47ce qui sera extrêmement bénéfique aux actions japonaises
09:49qui sont d'ailleurs beaucoup moins chères que leurs homologues.
09:51Et ça, dans plein de domaines,
09:53que ce soit pour des valeurs domestiques japonaises,
09:54mais aussi des valeurs dans, on va dire,
09:57les secteurs phares comme la technologie, par exemple.
10:00Pour une entreprise japonaise,
10:01vous regardez son comparable en Corée, à Taïwan, aux Etats-Unis,
10:05elle tend à traiter sur des niveaux de volume multiple beaucoup moins élevés.
10:07C'est vrai que la colle japonaise est très vaste, Jacques Lemoisson.
10:11On a de la tech, on a de l'industrie, on a du secteur bancaire.
10:14Comment aujourd'hui vous vous exposez à tout cela ?
10:17De l'auto.
10:18De l'auto, oui, bien sûr, Toyota.
10:19Sur les indices, on a plutôt tendance à être short
10:22parce que c'est le call IA global.
10:25Si vous voulez trouver des proxys à l'IA américain,
10:28le COSPI, donc l'indice sud-coréen et japonais,
10:31sont des candidats à être vendus
10:34si jamais l'IA américain commence à tousser un peu.
10:36Et on l'a vu il y a quelques jours,
10:39quand l'IA tousse, certains indices asiatiques, très corrélés.
10:43Donc je pense que le Japon est toujours intéressant,
10:47mais vraiment plus dans le détail.
10:48Il faut rentrer dans les secteurs.
10:50Il y a des secteurs qui vont bénéficier de l'inflation.
10:53Globalement, le problème, c'est que le pays souffre
10:55d'une manque de gouvernance très claire
10:58entre la Banque centrale qui faisait un déni sur l'inflation,
11:02qui voulait que l'inflation revienne,
11:03mais quand l'inflation revient, ne bouge pas.
11:05Donc à un moment, on peut se questionner.
11:07Et aussi, on se méfie beaucoup de ce qu'on appelle les value traps.
11:11C'est-à-dire, oui, ce n'est pas cher, entièrement d'accord.
11:13Enfin bon, une deux chevaux a toujours été moins chère
11:15qu'une Ferrari.
11:17Donc à un moment, il faut peut-être se poser la question
11:19pourquoi c'est moins cher historiquement.
11:20Et en effet, on est plutôt, nous, plus prudents,
11:23sauf sectoriellement,
11:24où par exemple sur des secteurs très technologiques
11:28qui vont être sur le spatial, par exemple,
11:30ou des secteurs très exportateurs.
11:31Là, on est très boule dessus, nous.
11:33Est-ce qu'aujourd'hui, les opportunités ne se trouvent pas au Brésil ?
11:35C'est l'une des grandes questions qui se posent aujourd'hui,
11:37en ce moment, puisqu'on est en train de faire un petit peu
11:39un tour du monde.
11:40Un tour du monde, oui.
11:41On voit l'indice de référence brésilien,
11:43c'est le mauvais spa.
11:44Il a repris un peu plus de 10% depuis la fin du mois d'août.
11:48On a des élections, là aussi, qui vont se tenir.
11:50Ce matin, dans la matinale, on parlait des élections en Allemagne.
11:539% de la population qui est invitée aux urnes,
11:56dans les prochaines heures.
11:57Là, on parle de Lula.
12:00Le marché se dit, Lula ne va peut-être pas être à nouveau président.
12:03Et ça, ce serait une bonne nouvelle pour la bourse.
12:05Si je veux faire simple.
12:06Dans quelques heures, ce sera la fin des dépôts de clôture
12:10pour les sénatoriales et les législatives brésiliennes,
12:14avec en séquence, fin octobre,
12:18la désignation de l'élection d'un président.
12:20Ils sont deux.
12:21Il y a Lula d'un côté, qui n'a jamais perdu une élection de sa vie.
12:24Il faut quand même le rappeler.
12:26Et puis, Bolsonaro.
12:27Alors, Bolsonaro, fils, parce que le père est inéligible.
12:32Et donc, ce qui faisait peur au marché, c'est quoi ?
12:36C'est la perspective de voir Lula réélu, encore une fois,
12:39avec des déficits qui continueraient à courir.
12:42Pour rappel, entre 8 et 9% de déficit au Brésil.
12:47Ça fait peur au marché.
12:48Ça fait peur à la Banque centrale brésilienne aussi,
12:50qui maintient ses taux d'intérêt sur des niveaux absolument stratosphériques.
12:53Il y a une quinzaine de pourcents.
12:55Et ce qu'on a vu, et ce qu'on commence à voir,
12:57c'est que Lula, qui était donné grand gagnant,
12:59il y a une série de sondages qui ont commencé à tomber hier,
13:02où, en fait, l'écart de vote est en train de se resserrer.
13:05Et on est sur l'épaisseur du trait,
13:081 à 2 de pourcentage d'intention de vote pour Lula et pour Bolsonaro.
13:14Donc, le match n'est peut-être pas joué.
13:15Le match n'est peut-être pas joué.
13:17Et puis, on a également une composante matière première importante au Brésil.
13:21Forcément, on a le pétrole à 95 dollars.
13:23Oui, et puis, matière première agricole.
13:25Parce que là, tout le monde, entre guillemets, parle du pétrole.
13:28Mais nous, on regarde le riz, on regarde le sucre.
13:31Et c'est des gros exportateurs, pas de riz, mais de sucre, par exemple,
13:34poulet et autres.
13:35Et les prix de matières premières agricoles explosent littéralement
13:39à cause d'El Niño, à cause de tout ce que...
13:41Des guerres en Ukraine, l'attrition de l'urée,
13:44à cause d'Hormuz, la guerre en Ukraine avec le phosphate, par exemple, etc.
13:49Donc, vous avez moins d'engrais.
13:50Et Niño qui frappe avec de la sécheresse, production d'arnes.
13:54Mais en plus, ce qui est intéressant, surtout, une question géopolitique,
13:56c'est que vous avez un virage à droite de beaucoup de gouvernements
14:00en Amérique du Sud.
14:01Et vous avez des fonds américains qui sont quand même très politisés.
14:04On l'a vu avec l'Argentine, où Trump s'est avancé pour dire
14:07si Millet gagne, on donne de l'argent à l'Argentine.
14:10Là, au Brésil, vous avez des fonds américains
14:12qui commencent à loader des positions pour dire
14:15si c'est Lula qui perd, vous allez avoir votre stock exchange,
14:19vos actions qui vont exploser à la hausse, parce que nous, on est derrière.
14:22Et il y a très clairement une volonté politique aussi américaine
14:24de faire tomber Lula, qui serait un séisme géopolitique,
14:28qui joue stratégie dans le monde, où on aurait quasiment
14:31tout le continent de l'Amérique du Sud.
14:33Il tourne à droite et vous regardez juste l'appréciation
14:36de la devise colombienne, qui, je sais, qui est toute petite devise,
14:39mais qui a gagné quasiment 12 à 15 % en quelques mois,
14:43parce que vous avez un changement de couleur politique
14:46à la tête de la Colombie.
14:49Je ne rentrerai pas dans ces idées-là, mais on va dire
14:55passer d'une politique extrêmement généreuse
14:57à une politique plus orthodoxe, je crois que c'est important
14:59de le rappeler aujourd'hui, il y a quand même pas mal
15:00d'échéances politiques en Europe aussi,
15:03ce n'est pas forcément une mauvaise chose.
15:04Pourquoi ? Parce que quand on a des taux de politique monétaire
15:06à 14 %, alors que l'inflation est de 4 %, vous avez quoi ?
15:10Vous avez beaucoup de gens qui n'arrivent pas à rembourser
15:11leurs échéances de crédit.
15:12Et donc, ça veut dire quoi ?
15:14Ça veut dire que si on a un peu moins, on va dire,
15:17de largesse budgétaire, la Banque Centrale pourra baisser
15:19ses intérêts, et donc on aura un moteur consommation Brésil
15:22qui pourra aussi venir en soutien, et ça peut aller vite.
15:26Pourquoi ? Parce que la maturité de la dette,
15:28les instruments de dette brésiliens, ils sont assez courts,
15:30plutôt 4 ans, la moitié de ce qu'on a en France.
15:32Et donc ça peut vite se voir, et on peut vite avoir
15:33un effet d'entraînement, donc ça je pense que c'est clairement
15:37une bonne chose, ça doit être vu, d'un point de vue,
15:39avec un oeil positif.
15:40On est au bout de cet échange, on aurait pu parler
15:42de l'intelligence artificielle des Etats-Unis,
15:44mais c'est bien, pour une fois, on n'a pas parlé
15:47des sujets qui nous animent au quotidien,
15:49et on a dépassé un petit peu les frontières.
15:51Jacques Lemoisson donc en plateau ce matin,
15:52fondateur de Gay Capital Management,
15:54et Kevin Tozet, membre du comité d'investissement
15:56de Carmignac.
15:57Tiens.
15:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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