00:07Bonjour à tous et ravi de vous retrouver en ce vendredi 4 septembre en direct sur Europe 1 pour Elliot
00:15de Valais-Vous.
00:16Votre rendez-vous du week-end 11h-13h en direct bien sûr avec un numéro 01 80 20 39 21
00:24si vous souhaitez réagir et des nouveautés.
00:27Merci Géraldine Amon d'être avec nous, parce qu'il n'y a pas qu'un simple numéro 01 80
00:3420 39 21.
00:35Nos auditeurs peuvent nous appeler au standard Europe 1 avec ce numéro et ils peuvent maintenant nous voter, nous envoyer
00:41des messages sur WhatsApp au 01 80 20 39 21.
00:46Et je vois vos messages arriver pendant l'émission.
00:50Donc vous allez avoir la possibilité de les lire, de vous lire.
00:52Et vous pouvez échanger avec eux ou vous pouvez juste les lire ?
00:54Je peux échanger avec eux aussi.
00:55C'est pas vrai.
00:55Si, tout à fait, je peux répondre.
00:57Géraldine Amon va donc pouvoir échanger avec vous, chers auditeurs, si vous avez un problème avec Sébastien Ligné.
01:02Ce qui m'arrive tous les week-ends, bien sûr.
01:04Faites-le, faites votre cahier de doléons.
01:07Sébastien Ligné, bonjour.
01:09Bonjour Elliot de Valais.
01:09En cravaté en ce vendredi 4 septembre.
01:12Merci d'être avec nous.
01:13J'aime beaucoup cette petite nouveauté.
01:14J'adore moi aussi.
01:15C'est l'interactivité avec les auditeurs de repas.
01:18Mais il n'y a que ça qui compte.
01:19J'adore la possibilité de pouvoir échanger avec les auditeurs.
01:22Si en plus, vous manquez de temps pour nous appeler, s'il peut y avoir beaucoup de monde au standard...
01:28Le stress de passer à la radio aussi, bien sûr.
01:30Eh bien, échanger sur la page WhatsApp avec le numéro, c'est toujours le même, 01 80 20 39 21.
01:39Et nous ensuite, en direct, on va...
01:41On lit vos messages.
01:43Signer vos messages pour qu'on donne vos prénoms.
01:45Bien sûr.
01:46Et puis surtout, vous pouvez poser toutes les questions en direct, en instantané.
01:50Vous pouvez instantanément voir les messages, chers Géraldine.
01:53On est ravis de pouvoir faire ça.
01:55C'est absolument passionnant.
01:56Antonin André est avec nous, rédacteur en chef du service politique du journal du dimanche.
02:01Bonjour Antonin.
02:01Bonjour Aïe.
02:02Ravis d'être avec vous.
02:03Et puis, nous sommes en direct avec Jean-Christophe Roland, constitutionnaliste et maître de conférences à l'université Paris-Nanterre.
02:10Bonjour à vous.
02:11Bonjour maître.
02:12Et attendez, c'est une bonne idée, vous voyez, parce qu'on va parler du référendum.
02:16La parole au peuple, eh bien nous, c'est la parole aux auditeurs sur Europe 1, entre 11h et 13h.
02:21Ça doit plaire le constitutionnaliste que vous êtes, justement.
02:23Ah ben moi, je suis pour le débat, donc plus il y a des moins.
02:26Mais au-delà du débat, c'est pas que le débat, c'est la possibilité de donner la parole aux
02:29gens.
02:30Oui.
02:30Parce que, si je vous dis ça, c'est que les Français aspirent à plus de responsabilités dans notre vie
02:37politique.
02:37C'est un sujet absolument passionnant.
02:39Les Français veulent avoir le choix.
02:41Les choix pour les grands sujets qui détermineront l'avenir du pays.
02:45Budget, retraite, immigration, interdiction des réseaux sociaux, port du voile.
02:49Les Français voudraient s'exprimer par référendum sur des questions budgétaires et sociétales.
02:54Sondage Odoxa pour le Figaro.
02:56Et en cas de censure du Conseil constitutionnel, le dernier mot doit revenir au peuple.
03:02Que pense le constitutionnaliste que vous êtes de cette proposition qui a été mise en avant par Bruno Retailleau,
03:08mais qui est épousée par bon nombre de responsables politiques et candidats à la présidentielle ?
03:13Je pense à Marine Le Pen qui aspire au même sujet.
03:17Je pense également, si je ne m'abuse, même s'il n'est pas encore candidat à Laurent Wauquiez,
03:22peut-être qu'il le sera dans les prochaines semaines.
03:24Éric Zemmour également.
03:25Avec une volonté de donner la parole plus souvent aux Français.
03:30Puisque depuis 2005, les Français n'ont pas répondu à une question par voie référendaire.
03:35Alors d'abord, il faut dire que c'est une exigence constitutionnelle,
03:37puisque à l'article 3 de notre constitution, on dit que le pouvoir appartient au peuple par le truchement,
03:42si vous voulez, de ses représentants et par référendum.
03:45Et l'idée du référendum, c'est effectivement de consulter le peuple à échéance régulière,
03:49parce que quand vous êtes parti, et surtout à l'époque sur des mandats de sept ans de présidentielle,
03:53c'est toujours bon, si vous voulez, d'avoir un peu le pouls du peuple.
03:56De plus, sur des décisions qui sont structurantes et qui engagent la France sur des décennies,
04:01ce n'est pas un mauvais choix.
04:01Seulement voilà, d'abord il faut noter que le périmètre de ces référendums,
04:06qui sont basés sur l'article 11, concernent les questions de politique économique, sociale et environnementale,
04:12ou ce qui touche au pouvoir public, et donc on a déjà un périmètre resserré sur le type de questions
04:16qu'on peut poser.
04:17Mais plus grave pour moi, et ce dont on ne parle pas, c'est que, vous dites depuis 2005, pas
04:21de référendum,
04:22la classe politique est effrayée du référendum, même avant depuis le référendum de Maastricht.
04:27Pourquoi ? D'abord parce que ça coupe le peuple en deux, 50-50 à Maastricht,
04:31et on voit d'ailleurs ce qui s'est passé en Islande récemment sur l'adhésion à l'Union Européenne.
04:35Vous avez deux parties du peuple qui se regardent, et en plus, moins vous l'utilisez,
04:39moins vous avez la possibilité qu'on puisse répondre réellement à la question posée.
04:44Parce que, si vous voulez, c'est comme une cocotte minute, si vous n'interrogez pas les gens de manière
04:48régulière,
04:49et bien ils se servent de ce référendum, c'est pas moi qui estime ça, mais c'est comme ça
04:53que c'est vu,
04:54comme finalement un exutoire et comme un vote sanction.
04:57Ce qui est très intéressant, c'est de voir sous la Vème République,
05:00vous avez eu dix référendums nationaux,
05:03beaucoup se présentent comme gaullistes.
05:07Il faut rappeler également que le général de Gaulle régulièrement sollicitait le peuple français,
05:13et effectivement, depuis le général de Gaulle,
05:16il se compte sur les doigts d'une main les référendums.
05:19Et le référendum de 2005, qui est un tournant,
05:23le traité établissant une constitution pour l'Europe,
05:25non voté à 54,7%,
05:28qui n'a pas été respecté,
05:30et depuis 2005, donc 21 ans,
05:33on n'a pas vu l'ombre d'un référendum,
05:36avec parfois des promesses qui avaient été faites.
05:38Emmanuel Macron, lors de ses voeux 2024,
05:41avait promis que dans l'année qui arrivait,
05:43donc en 2025, il y aurait plusieurs référendums.
05:46On n'en a vu aucun.
05:48Aucun.
05:48Le pacte constitutionnel, détaillé par Mayélène Trémolet,
05:52et évidemment, on a besoin d'avoir votre regard,
05:55poser toutes les questions au constitutionnaliste
05:57qui est dans les studios d'Europe,
05:58un John Christopher Roland,
06:00maître de conférence également à l'université Paris-Nanterre,
06:03et on continue d'en parler.
06:04Est-ce que le référendum, c'est finalement le plus beau symbole de notre démocratie ?
06:08Donnez la parole, justement, au peuple.
06:11Il s'agit d'un pacte qui tiendrait sur deux jambes,
06:13une charte de l'ordre républicain
06:15et un projet de loi de révision constitutionnelle.
06:18Pour Bruno Retailleau, ce que le Parlement peut faire,
06:21le peuple le pourra aussi,
06:22en passant outre les décisions du Conseil constitutionnel,
06:25lorsqu'il censure une loi votée par les députés,
06:28et cite par exemple,
06:29« la fin des aides automatiques aux étrangers »,
06:31votée par le Parlement, mais censurée par les sages.
06:34L'idée, c'est donc de mettre fin à ce blocage.
06:36Mais pour la présidente de l'Assemblée nationale,
06:38liée à Elbron-Pivet, une décision du Conseil constitutionnel ne se contourne pas.
06:42Je suis en total désaccord.
06:44Certains hommes ou femmes politiques attaquent le Conseil constitutionnel et notre constitution.
06:50C'est notre bien le plus précieux.
06:52Prenons garde à cela.
06:53Nous avons besoin d'un cadre.
06:55À l'inverse, l'initiative engrange une vague de soutien côté LR.
06:58L'ancien Premier ministre Michel Barnier appuie ouvertement la proposition
07:02et appelle au rassemblement derrière le Vendéen,
07:04quand le vice-président de LR, Julien Aubert,
07:06répond à la présidente de l'Assemblée nationale par une simple question,
07:09« Qui a peur du grand méchant peuple ? »
07:12C'est ça la question centrale.
07:14Antonin, André, lorsque vous entendez
07:16« Yael Bron-Pivet », ce n'est pas n'importe qui,
07:18c'est la présidente de l'Assemblée nationale.
07:20Elle a peur de quoi, Yael Bron-Pivet ?
07:22Non, mais ça pose des questions,
07:24si on a recours au référendum de façon plus systématique,
07:26ça pose quand même des questions sur la nature du régime
07:28et sur la répartition des pouvoirs.
07:29Le Conseil constitutionnel est là pour vérifier la conformité des lois votées
07:34à la Constitution française.
07:36Si on y déroge, la question se pose à ce moment-là
07:38même du changement de constitution,
07:40parce que si on estime que le Conseil constitutionnel
07:42peut être lui-même censuré par le peuple à ce moment-là,
07:45ça change l'organisation des pouvoirs.
07:47Et par ailleurs, il y a une question aussi de régime.
07:50On est dans un régime parlementaire
07:51où les citoyens votent pour des députés
07:54qui les représentent et qui votent la loi.
07:56C'est comme ça que ça fonctionne.
07:57Si on change de régime et qu'on passe à une démocratie directe,
08:00pourquoi pas ?
08:01Un peu plus comme les Suisses, par exemple,
08:03qui ont des votations régulièrement.
08:04Pourquoi pas ?
08:05Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faudra peut-être aussi adapter
08:07le texte constitutionnel de façon à organiser tout ça.
08:09Moi, je ne suis pas contre, a priori, les référendums.
08:11Je suis même plutôt pour.
08:12Vous avez plus confiance au peuple français
08:13ou aux douze sages qui parfois retoquent des décisions
08:15aux conséquences dramatiques ?
08:17Je pense notamment à la manière dont ils ont détricoté
08:21la loi qui avait été pourtant votée au Parlement
08:24sur les questions migratoires
08:25et sur le prolongement en détention
08:31des délinquants étrangers
08:33qui devaient quitter notre territoire.
08:34J'entends que certaines fois,
08:35le Conseil constitutionnel prend des décisions
08:37qui sont contre-nature avec l'opinion
08:39et avec même le sens politique de l'évolution des choses,
08:42et notamment sur l'immigration.
08:43Je vous en donne quittus.
08:45Mais par ailleurs, il y a aussi des sujets
08:46qui sont extrêmement techniques.
08:47Ce n'est pas toujours simple de répondre par oui ou par non
08:49à une question.
08:50La retraite, alors oui, à la capitalisation,
08:53oui, à la répartition,
08:54lâche-pivot, pas lâche-pivot, l'allongement d'air.
08:56Je veux dire, il y a des sujets
08:57qui ne se simplifient pas par la réponse par oui ou par non.
09:00Mais c'est pour ça que ces questions-là
09:02ne seront pas forcément posées par voie référendaire.
09:04Sébastien Ligné.
09:05Oui, en fait, il y a une question,
09:06c'est pourquoi cette demande de référendum
09:08elle est de plus en plus prégnante de l'opinion.
09:10Et Antoine André a parlé du fait
09:11qu'on était dans un régime en partie parlementaire,
09:13mais c'est aussi une clé de compréhension.
09:16C'est qu'en réalité, les Français voient,
09:17notamment depuis la dissolution,
09:19que plus rien ne peut se passer à l'Assemblée nationale,
09:21que plus rien n'avance, qu'aucun texte majeur
09:25peut être adopté,
09:26que quand un texte est adopté,
09:28en effet, il est censuré par le Conseil constitutionnel.
09:30On a parlé de la loi Darmanin,
09:3235 articles censurés.
09:34On pourrait parler de la loi Gabriel Attal
09:36sur la justice des mineurs, censurée également.
09:38Donc, dans l'opinion, il y a cette idée globalement
09:40que depuis la dissolution,
09:42plus rien ne peut être fait.
09:44Et qu'il y a cette idée qu'au fond,
09:45quand il y a blocage,
09:46le peuple peut être une solution.
09:48Et pourquoi les politiques ont peur du référendum ?
09:50Mais tout simplement parce qu'ils ont peur
09:51de perdre le référendum.
09:53Et donc, on entend souvent,
09:54même au sein de la Macronie,
09:56dire, oui, on va faire un référendum,
09:57mais sur des sujets presque consensuels,
09:59sur les réseaux sociaux.
10:00Enfin, si c'est pour faire un référendum
10:02dont on sait à l'avance
10:03qu'il va être adopté à 80% des voix,
10:04ça n'a aucun intérêt.
10:06Le but d'un référendum,
10:06c'est de trancher des questions,
10:07justement,
10:08qui divisent la population française.
10:11Ça ne sert à rien, sinon.
10:12Alors, à ce moment-là,
10:13ça ne sert à rien de faire un référendum
10:15sur les questions migratoires,
10:16puisqu'il n'y a rien de plus consensuel.
10:20Non, mais il n'y a rien de plus consensuel aujourd'hui
10:22que les questions migratoires.
10:23Oui, mais le référendum sur l'immigration,
10:25il est fait justement pour contourner
10:27le Conseil constitutionnel
10:28et les différentes institutions.
10:30On revient dans quelques instants
10:31pour la suite d'Eliott de Valais-Vous.
10:33Il est 11h14.
10:34On sera en direct avec Grégory,
10:36qu'on salue.
10:36Bonjour Grégory.
10:38Bonjour Eliott, bonjour à tous.
10:40Bonjour.
10:40On vous prend dans quelques instants,
10:42cher Grégory,
10:42ici comme Grégory,
10:43vous souhaitez réagir.
10:44Un seul numéro,
10:4501-80-20-39-21,
10:47le numéro est non surtaxé.
10:48Et vous pouvez envoyer vos messages
10:50sur WhatsApp avec ce numéro
10:5201-80-20-39-21
10:54comme Jean-Marc Depot
10:55qui nous dit
10:55« Superbe initiative,
10:57cette boucle WhatsApp »
10:58ou encore Christine
10:58qui dit « Génial de pouvoir
11:00donner son point de vue ici ».
11:01Eh bien, allez-y !
11:02Voilà, 01-80-20-39-21.
11:06Qu'est-ce que je suis contente ?
11:06Je suis enthousiaste.
11:07C'est la rentrée.
11:07On peut donner le numéro
11:08des Eliott de Val, pourrais-je plus ?
11:09Oui, comment c'est ?
11:10Je jouais à ça.
11:11Je jouais à ça.
11:12Il n'y a aucun problème, Sébastien Lini.
11:13Et vous avez sûr,