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  • il y a 1 semaine
Jordan Bardella prend la parole ce vendredi 4 septembre en anglais lors du congrès de Reform-UK, dirigé par Nigel Farage, avant de participer à une conférence de presse commune avec le leader de l'extrême droite britannique. 

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Transcription
00:00Priorité au direct, on va assister à cette conférence de presse commune entre Nigel Fire Edge et Jordan Bartela à
00:05Birmingham.
00:06Lors de l'été 2024, si nous remportions les élections législatives, la France continuera évidemment d'honorer ses engagements internationaux,
00:18mais il ne vous aura pas échappé que cette guerre dure depuis maintenant de très nombreuses années
00:23et que la priorité des priorités doit être la négociation de la paix.
00:29Et c'est la raison pour laquelle, plutôt que de continuer à financer la guerre ad vitam aeternam sans issue
00:38et sans lendemain,
00:39nous avons proposé que la France prenne l'initiative d'une conférence internationale mettant autour de la table les nations
00:47occidentales,
00:48sur le modèle d'ailleurs de la coalition des volontaires qui a été impulsée par la France,
00:55pour déterminer les conditions de garantie qui pourraient être accordées à l'Ukraine.
01:01Cette guerre a fait des dizaines et des dizaines de milliers de morts et de victimes, elle continue d'en
01:07faire.
01:08Et donc nécessairement la France continuera d'honorer ses engagements internationaux, les engagements qu'elle a pris,
01:12mais comme nous l'avons dit, nous ne nous interdisons rien dans le futur, à l'avenir.
01:19Et je vous rappelle que la France est ruinée sur le plan financier.
01:23Et donc il serait bien irresponsable de promettre de l'argent que nous n'avons pas, demain et après-demain,
01:30et de le faire sans aucune garantie,
01:32parce que ce qui est profondément dommageable dans les moyens qui ont été mobilisés en soutien de l'Ukraine,
01:38qu'il faut soutenir bien sûr, c'est que tout cela n'a été fait sans aucune garantie derrière.
01:43Les Américains ont au moins eu la finesse d'esprit de songer à garantir cela sur l'exploitation de terres
01:51rares.
01:52Donc la France continuera d'honorer ses engagements,
01:56mais vous savez que nous nous sommes opposés aux nouveaux prêts financiers
02:00sans garantie à l'Ukraine au Parlement européen,
02:03et notre position ne changera pas.
02:10Merci. Romney Wiggs, ITV.
02:17Merci, M. Farage.
02:19Vous appelez les révélations sur le financement,
02:25et vous avez dit que c'était simplement...
02:28Voilà, vous venez de suivre la première réponse de Jordan Bardena
02:31aux côtés de Nigel Farage à Birmingham,
02:33avec Alexis Cuvillier, une question notamment sur la question du soutien de la France à l'Ukraine,
02:40débat qui a été relancé notamment par Louis Alliot ces dernières heures.
02:44Oui, et Jordan Bardena qui apporte une réponse assez claire sur le sujet,
02:50selon lui, en tout cas sa volonté,
02:52la France continuera d'honorer ses engagements en Ukraine,
02:56mais nous ne nous interdisons rien dans le futur, dit Jordan Bardena.
03:01C'est vrai qu'il évoque, il fait un lien entre ce qui est en train de se passer là
03:07-bas,
03:07sur le terrain, avec le soutien de la France et la situation financière du pays,
03:13avec cette phrase forcément qui sera commentée.
03:17« La France est ruinée sur le plan financier », dit Jordan Bardena,
03:22irresponsable de promettre de l'argent que nous n'avons pas.
03:25Donc il y a quelque part la précision d'une position,
03:29ne pas revenir sur des engagements qui sont déjà pris,
03:32mais évidemment se poser la question de la suite.
03:36« Nous sommes opposés aux prêts sans garantie », a dit Jordan Bardena.
03:41Alexis, c'est très intéressant sur le plan de la posture,
03:43aussi bien internationale que nationale.
03:45Clairement, il se positionne en futur Premier ministre potentiel de la France,
03:49à côté du futur Premier ministre potentiel britannique.
03:53Il prend donc une posture en parlant d'Ukraine,
03:56mais il intervient aussi sur le plan national en parlant d'une France ruinée.
04:00Oui, il a exprimé, c'est vrai, dans les mêmes réponses,
04:04deux positions sur deux sujets qui sont des sujets qui seront importants pour la prochaine élection.
04:12Le sujet de la position de la France par rapport à l'Ukraine,
04:15on l'a compris d'une certaine unanimité sur le soutien,
04:20mais tout de même des questions au Rassemblement national.
04:22On retourne à Beringa.
04:24On n'est pas vraiment, évidemment, sur cette affaire,
04:25de plus que ce qui a été indiqué par Nigel,
04:28mais tout cela ressemble quand même à un écran de fumée,
04:32comme il en existe d'ailleurs dans toutes les démocraties à l'égard des partis patriotes.
04:37Et donc je me méfie de ce qui est raconté dans la presse.
04:41J'attends d'avoir les versions des uns et des autres avant de m'exprimer.
04:47Et donc non, cela n'est pas susceptible de remettre en cause la coopération que nous sommes en train de
04:52construire avec Nigel.
04:53Vous savez que ma présence aujourd'hui s'inscrit dans plusieurs mois d'échanges,
05:00d'un début de coopération entre nos deux partis,
05:03qui a commencé à Londres en décembre dernier,
05:07où nous avons beaucoup discuté avec Nigel,
05:10et où nous sommes arrivés à la conclusion que nous sommes deux partis politiques
05:15qui sommes en capacité d'arriver au pouvoir dans nos pays respectifs dans les prochains mois.
05:22Le parti de Nigel est aujourd'hui donné en tête de beaucoup de sondages.
05:26Je souhaite pour le Royaume-Uni qu'il soit le prochain Premier ministre britannique,
05:31et j'espère que nous aurons l'occasion de travailler ensemble.
05:33Donc nous avons évidemment abordé la question de la coopération franco-britannique sur l'immigration,
05:41qui est au cœur des préoccupations de nos partis politiques et notre volonté commune
05:48de répondre sereinement mais fermement au désordre migratoire qui règne dans la Manche,
05:55et qui est aussi le fruit de l'incapacité du gouvernement français de protéger ces frontières.
06:00Donc nous allons continuer à œuvrer, à travailler.
06:03Il se trouve que la présence du président Macron et le prêt de la toile de Bayeux
06:10nous a donné l'occasion aussi d'évoquer la dimension culturelle de la coopération de nos partis.
06:16Et j'ai fait savoir au futur Premier ministre britannique
06:20que nous ne serions pas opposés au retour de l'incapacité du monde 3 en France.
06:34J'aurais un débat là-dessus si c'est...
06:40Alors on va retourner dans un instant à Birmingham.
06:42Intéressant Alexis Cuvillier dans cette réponse de Jordan Bardella.
06:45Au fond on a deux hommes, deux leaders politiques assez proches idéologiquement
06:50et qui se verraient bien tous les deux Premier ministre de leur pays.
06:53Je souhaite, dit Jordan Bardella, que Nigel Farage soit le prochain Premier ministre britannique.
06:58Il y a des chances que ce scénario se produise, si l'on en croit certains sondages,
07:03même si Nigel Farage rencontre aussi des difficultés sur le plan interne des affaires.
07:07Jordan Bardella l'évoquait il y a quelques instants.
07:09On retourne écouter Jordan Bardella.
07:11Le Rassemblement national, puisque c'est un...
07:13Je dirais une démarche que nous avions prévue d'ailleurs un peu à côté de la campagne présidentielle
07:18dans le cadre du travail vraiment entre nos deux partis politiques.
07:21Maintenant il est évident que la lutte contre l'immigration clandestine
07:26sera naturellement au cœur de notre projet.
07:28Et on a eu l'occasion de le rappeler en cette rentrée.
07:31L'une des premières démarches que nous engagerons dès le printemps
07:34si les Français nous accordent leur confiance à l'Elysée et à Matignon,
07:37c'est un référendum sur l'immigration qui aura une dimension constitutionnelle
07:41et qui permettra aussi de réaffirmer la primauté du droit français
07:45sur les jurisprudences européennes et internationales
07:48qui nous empêchent aujourd'hui et qui nous contraignent dans la gestion de l'immigration.
07:51Et la réalité sur ce qui se passe dans la Manche,
07:54qui ne doit être ni une passoire ni un cimetière,
07:58c'est que si la France règle la question de l'immigration,
08:02mécaniquement le nombre d'arrivées sur les côtes britanniques va chuter massivement.
08:07Donc nous savons que nous avons une responsabilité aussi européenne
08:11et ça fait partie des sujets que nous avons abordés avec Nigel
08:16et qui ont donné lieu à ces engagements, en tout cas, de vouloir régler le problème.
08:25En l'occurrence, c'est plutôt une déclaration d'intention, de vision,
08:30de partenariat entre des parties plutôt qu'un catalogue de mesures.
08:33Je ne sais pas si vous avez eu le temps de prendre connaissance du document,
08:36mais ça reste des visions, des grands principes et un accord de coopération
08:42qui engagera évidemment naturellement le gouvernement.
08:49Merci. Tony Diver, Daily Telegraph, please.
08:52C'est intéressant cet échange de paroles et cette précision de Jordan Bardella
08:56sur l'immigration clandestine dans la Manche au cœur des discussions entre les deux.
09:02Jordan Bardella qui est revenu sur la responsabilité française,
09:04qui mécaniquement, si la loi est appliquée, ferait chuter l'immigration.
09:09La Manche ne doit être ni une passoire ni un cimetière.
09:12Et il dit en ce moment ce qu'on fait en gros avec Nigel Farage,
09:15c'est plus une déclaration d'intention, une vision commune qu'un catalogue de mesures.
09:19Oui, finalement, il partage des ambitions communes pour ces deux hommes
09:24qui sont tous les deux en campagne.
09:26Nous l'évoquions il y a quelques instants.
09:29Nigel Farage en campagne pour Downing Street,
09:31Jordan Bardella participant activement,
09:34et on le voit beaucoup ces jours-ci, à la campagne de Marine Le Pen.
09:38Il y a ce sujet de la lutte contre l'immigration
09:40qui, je cite, sera au cœur de notre projet, dit Jordan Bardella,
09:44avec ce référendum sur l'immigration
09:46qui est dans le programme du Rassemblement National.
09:49Il en a été beaucoup question cette semaine
09:52après les propos de Jean-Philippe Tanguy sur le voile.
09:57On a beaucoup parlé de ce sujet de l'immigration
10:00que le Rassemblement National a remis au cœur de ses priorités
10:04pour réaffirmer dans ce référendum la primauté du droit français,
10:08dit Jordan Bardella,
10:10primauté par rapport à un certain nombre de normes européennes.
10:13Et là, évidemment, lorsque l'on évoque cela dans le pays du Brexit,
10:16ça a une tonalité particulière.
10:19Une résonance particulière.
10:21Le propos de Jordan Bardella, en début d'après-midi,
10:25a surpris de ce point de vue.
10:26C'était un hommage appuyé à Nigel Farage.
10:29Nigel Farage qui a parfois dit pique-pente du Rassemblement National
10:33et qui est l'artisan du Brexit.
10:35On retourne à Birmingham.
10:36Farage n'a pas toujours été très tendre avec votre parti.
10:40Vous avez même dit, 100 fois, on lui a dit qu'il avait tort,
10:42100 fois, les faits lui ont donné un raison.
10:45Je ne vous surprends plus.
10:46Est-ce qu'il faut comprendre que vous êtes redevenu pro-Brexit ?
10:50Et je complète ma question.
10:51Est-ce que vous n'avez pas peur que vous affichez aujourd'hui,
10:54à côté de l'artisan du Brexit,
10:56ça puisse semer le trouble, inquiéter les cercles que vous tentez de rassurer
11:00depuis quelques années,
11:02et que ça seme le trouble sur votre ligne sur l'Europe ?
11:04Non, non, pas du tout.
11:05J'ai vu d'ailleurs que BFM TV avait commencé dès 6h15 ce matin,
11:10dans un édito,
11:12à essayer de brouiller la position que nous avons sur l'Europe
11:18en utilisant ce déplacement.
11:21Nigel Farage est un patriote qui s'est toujours battu
11:23pour l'indépendance et pour la liberté de son pays.
11:27Il se trouve qu'il est aujourd'hui donné en tête
11:30d'une multitude de sondages,
11:32et qu'il est, je le crois, le futur Premier ministre britannique.
11:36Par conséquent, lorsque deux patriotes se parlent,
11:38au-delà de leur sensibilité et parfois de leur divergence,
11:42ils parlent la même langue,
11:44ils parlent le même langage,
11:45et ils ont tous les deux à cœur de défendre l'intérêt
11:48et la souveraineté de leur pays.
11:50Je le redis pour la énième fois, si ce n'est pas clair,
11:53si nous gagnons les élections,
11:54nous ne souhaitons pas sortir de l'Union européenne.
11:57Nous souhaitons tout changer sans rien détruire,
12:00et nous souhaitons, en réalité,
12:02que l'ensemble des gouvernements
12:04qui sont en train de s'installer partout en Europe
12:07et qui portent une vision critique
12:09du fonctionnement de l'Union européenne
12:10puissent travailler ensemble
12:12à une nouvelle architecture européenne
12:14qui permette à chaque nation
12:15de pouvoir regagner des marges de souveraineté
12:19sur le prix de l'électricité,
12:21sur la possibilité de faire du patriotisme économique,
12:24sur la maîtrise des frontières.
12:26Et je l'ai dit, nous réclamerons très vite au Conseil
12:29la renégociation des accords de Schengen
12:31pour faire en sorte que Schengen redevienne un projet européen
12:34et que la libre circulation dans Schengen
12:37soit réservée aux seuls ressortissants
12:38des pays de l'Union européenne.
12:39Donc, nous continuons à défendre une Europe des nations,
12:42des coopérations entre États,
12:43mais ça ne vous aura pas échappé
12:45que la Grande-Bretagne est un grand pays
12:46qui, comme la France, dispose de l'arme nucléaire
12:49et que nous sommes à deux les moteurs
12:52aussi d'une vision alternative
12:56de la civilisation et du continent européen.
12:59Et donc, il est nécessaire que nous puissions travailler ensemble.
13:01Mais je n'ai pas changé
13:03et je ne changerai pas d'avis sur ce sujet.
13:16On vient d'entendre la réponse de Jordan Bardella
13:19à Sophie Dupont, notre envoyée spéciale sur place,
13:22Alexis Cuvillier.
13:23Jordan Bardella, qui doit malgré tout préciser les choses,
13:26il n'est pas pour une sortie de la France de l'Union européenne,
13:30bien qu'il affiche cet après-midi
13:31ses convergences avec l'homme du Brexit.
13:33Et Nigel Farage qui est en train de s'exprimer
13:36toujours sur ce sujet,
13:38sur la position du Rassemblement national,
13:39parce que c'est quand même quelque chose d'assez intéressant.
13:42Nigel Farage a dit parfois du mal
13:44de la ligne du Rassemblement national,
13:46de sa ligne économique
13:47et de sa ligne sur les questions européennes.
13:50Ils ne sont pas toujours alignés, les deux parties,
13:53mais aujourd'hui, il y a deux patriotes
13:55qui se parlent et qui parlent la même langue,
13:58dit Jordan Bardella,
14:00en rendant un nouvel hommage à Nigel Farage,
14:02un patriote,
14:03il est en tête des sondages,
14:05rappelle le président du Rassemblement national.
14:07Il croit que Nigel Farage pourra être Premier ministre
14:10au Royaume-Uni.
14:11En revanche, il y a une précision
14:15du Rassemblement national
14:16à la question de notre consoeur
14:18Sophie Dupont.
14:19Si nous gagnons les élections,
14:20dit Jordan Bardella,
14:21nous ne souhaitons pas sortir de l'Union européenne.
14:24Bien sûr, c'est sur ce sujet
14:25que la clarification a été demandée,
14:27parce que tout à l'heure,
14:28c'était presque un discours
14:29qui saluait le Brexit.
14:31Il ne s'agit pas de ça pour la France.
14:34Il s'agit de tout changer de l'intérieur,
14:36d'une certaine façon,
14:37lorsque l'on entend les ambitions de Jordan Bardella
14:39en la matière,
14:40la renégociation de traités,
14:43notamment les conditions de circulation
14:44dans l'espace Schengen,
14:46une Europe des nations.
14:48Il est nécessaire que la France
14:50et le Royaume-Uni travaillent ensemble.
14:52Ce qui est intéressant aussi,
14:54c'est cette vision européenne.
14:56Jordan Bardella
14:57qui évoque,
14:57avec la Grande-Bretagne
14:58et la France,
14:59deux pays moteurs.
15:00Nous sommes les deux puissances nucléaires.
15:02Et c'est peut-être aussi
15:04une alternative
15:04au vieux couple franco-allemand.
15:06Il dessine finalement
15:08un nouveau couple européen.
15:09Il dessine un nouveau couple européen.
15:11Et ce couple européen,
15:13ce qui est remarquable,
15:14c'est qu'Emmanuel Macron
15:16s'est aussi un peu employé
15:17à le construire ces dernières années,
15:18avec une relation très forte
15:20avec Keir Starmer,
15:21une relation chaleureuse
15:23entre les deux dirigeants.
15:25Vous savez que c'est un hasard
15:26du calendrier.
15:27Jordan Bardella
15:28s'exprime depuis Birmingham
15:29aujourd'hui.
15:30Mais hier,
15:31Emmanuel Macron
15:32était à Londres.
15:33Il était à Downing Street.
15:34Il a rencontré Andy Burnham,
15:36le nouveau premier ministre britannique.
15:38Les deux hommes
15:38se sont affichés
15:39là aussi ensemble
15:41pour montrer
15:42que cette coopération,
15:43elle se poursuivait.
15:45Emmanuel Macron
15:46a construit
15:47cette relation,
15:48notamment en conséquence
15:50de ce qui s'est passé.
15:51vous vous souvenez,
15:52au niveau de l'Ukraine,
15:53ce soutien
15:54de la politique
15:55de soutien à l'Ukraine
15:57partagé très fortement
15:58entre Londres et Paris.
15:59On écoute à nouveau.
16:00Il faudra au moins attendre
16:02l'année 2027
16:04puisque nous ne sommes pas
16:05encore au pouvoir.
16:07Mais je vais vous dire,
16:09notre ambition
16:10est de faire
16:10de la France
16:11l'un des pays
16:12les moins attractifs
16:13d'Europe
16:14pour l'immigration clandestine.
16:15C'est-à-dire que nous voulons
16:16faire en sorte
16:17que par l'évolution
16:18de notre modèle social,
16:20l'évolution
16:21des facilités
16:21d'installation
16:23et d'entrée
16:23sur le sol français
16:24qui sont aujourd'hui
16:25en vigueur,
16:26en réduisant
16:27toutes ces facilités,
16:28en fait,
16:29il n'y ait plus d'intérêt
16:30à venir en France
16:31de manière illégale
16:32et de manière
16:34clandestine.
16:35Les moyens
16:36qui sont mis
16:36sur la sécurisation
16:37de la Manche
16:38sont honnêtement dérisoires.
16:40Mais à partir du moment
16:41où vous acceptez
16:42de faire entrer
16:42500 000 personnes
16:43chaque année
16:44dans votre pays
16:44comme c'est le cas
16:45de la France
16:45et que vous avez
16:46900 000 clandestins
16:47sur votre territoire,
16:48il est normal
16:50que Calais
16:51devienne la succursale
16:52en fait
16:53de l'immigration
16:53clandestine en France.
16:54Donc,
16:55en réalité,
16:56la frontière
16:56entre la France
16:58et la Grande-Bretagne,
16:59ce n'est pas tant la Manche.
17:00Elle se trouve
17:01à Menton
17:01entre la France
17:02et l'Italie.
17:03Elle se trouve
17:04le long du fleuve Évros
17:05entre la Grèce
17:06et la Turquie.
17:07Elle se trouve
17:07entre la Pologne
17:08et la Biélorussie
17:09où je me suis rendu
17:09il y a quelques mois.
17:11On a rencontré
17:12le président Navrovski
17:13et il se trouve
17:14que les portes d'entrée
17:15de l'Union Européenne
17:16ne sont pas du tout
17:17protégées
17:17par l'Union Européenne.
17:19Donc,
17:19tout cela doit
17:20naturellement changer
17:21et nous souhaitons
17:22naturellement
17:22contrôler nos frontières.
17:28Pardon.
17:29Bonjour.
17:29Marie-Billon de RTL.
17:31Bonjour.
17:31Le protocole d'accord
17:32tel qu'il a été annoncé
17:34sur scène
17:34il y a quelques minutes
17:35semble être
17:36entièrement favorable
17:37aux Britanniques.
17:38Toutes les personnes
17:39seront renvoyées
17:39en France.
17:40Quel est le message
17:41que les Français
17:42et vos électeurs
17:43doivent comprendre
17:43c'est qu'une fois
17:44que les personnes
17:45seront de retour en France
17:46ce sera à la France
17:46toute seule de gérer ?
17:49Non,
17:49parce que si la France
17:50maîtrise ses frontières
17:52il n'y aura pas de départ
17:54depuis Calais
17:55et que si on en vient
17:57à faire du pushback
17:58c'est-à-dire
17:59à refouler
18:00les bateaux
18:00qui traverseraient la Manche
18:02à destination
18:02des côtes britanniques
18:04ça serait un aveu
18:05d'échec
18:05et un aveu d'impuissance
18:06du gouvernement
18:07parce que ça signifierait
18:09que le gouvernement
18:09pour une raison
18:10ou pour une autre
18:10a décidé
18:12de faire rentrer
18:13des centaines
18:13de milliers de personnes
18:14chaque année
18:14dans notre pays
18:15qui considèrent
18:16que la France
18:17est un hall de gare
18:18par lequel on peut transiter
18:19pour se rendre
18:20en Grande-Bretagne.
18:22Donc ce que nous souhaitons
18:23c'est l'application
18:25des lois
18:26l'application du droit
18:27et nous souhaitons
18:28que chaque État
18:28puisse protéger
18:29ses frontières.
18:30Or aujourd'hui
18:31ni la France ne le fait
18:33ni le Royaume-Uni.
18:34Donc nos électeurs
18:36doivent comprendre
18:37que si nous arrivons
18:37au pouvoir
18:38il y aura un référendum
18:39sur l'immigration
18:39que nous rétablirons
18:41des contrôles aux frontières
18:42au point de passage
18:43de l'immigration clandestine
18:44comme l'a fait l'Allemagne
18:46et que nous travaillerons
18:47en coopération
18:48je l'espère
18:49avec le parti de Nigel
18:51pour protéger
18:53nos frontières
18:53et pour faire en sorte
18:54de pouvoir lutter
18:56contre les mafias
18:57de passeurs
18:57qui organisent
19:01participent
19:01de la détresse humaine
19:02et organisent
19:03des trafics
19:04dans la Manche
19:05mais ce sont les mêmes
19:05qui organisent
19:06des trafics
19:07en Méditerranée.
19:15Voilà la nouvelle réponse
19:16de Jordan Bardella.
19:17Ce qui est intéressant
19:18de noter Alexis Cuvillier
19:19c'est qu'au fond
19:20on a un Jordan Bardella
19:21qui met clairement
19:23dans le débat
19:23les thématiques
19:24du Rassemblement National.
19:26Il y a eu cette polémique
19:26sur l'interdiction du voile
19:27il y a le référendum
19:28sur l'immigration
19:29rappelé à l'instant
19:30par Jordan Bardella
19:31et cette visite
19:31aux côtés de Nigel Farage
19:33avec une volonté
19:34de coopération
19:35à l'avenir
19:35peut-être entre
19:36deux futurs premiers ministres
19:37sur les questions
19:37justement de migration.
19:39Presque un retour
19:40fondamentaux
19:41pourrait-on dire
19:42avec ce discours
19:43sur l'immigration
19:44un discours
19:46qui n'est pas nouveau
19:47il n'y a pas
19:48de choses inédites
19:49dans ce qui est dit
19:50cet après-midi
19:51par Jordan Bardella
19:52mais c'est un rappel
19:52d'un programme
19:53qui reste assez similaire
19:55à celui
19:56que Marine Le Pen
19:57a porté
19:57à la dernière élection
19:59présidentielle
20:00une forme de constance
20:01sur ce sujet
20:03et au fond
20:04la volonté
20:05de continuer
20:06de travailler
20:07et de se projeter
20:08pour essayer
20:09de travailler
20:09avec des alliés européens
20:11sur cette question
20:11et évidemment
20:12lorsque Jordan Bardella
20:14se déplace avec Nigel Farage
20:15il sait
20:16qu'il a ici
20:17la possibilité
20:18de s'entendre
20:19sur ce sujet
20:20puisque les deux hommes
20:21vous l'avez compris
20:22partagent un certain nombre
20:23de points de vue
20:25sur ce dossier
20:26évidemment
20:27tout ça
20:28est suspendu
20:29au résultat
20:30des prochaines élections
20:32c'est vrai que
20:33du côté du Rassemblement
20:34National
20:35ce déplacement
20:36il arrive à un moment
20:37particulier
20:38le référendum
20:39contre l'immigration
20:40on en a entendu parler
20:41en début de semaine
20:42les propos de Jean-Philippe Tanguy
20:43sur notre plateau
20:44sur le port du voile
20:46le port du voile
20:47dans l'espace public
20:48beaucoup de commentaires
20:49un débat public
20:50nourri
20:50un débat politique
20:51nourri
20:52cette semaine
20:53autour de cette proposition
20:54et donc là-dessus
20:56le Rassemblement National
20:57en effet
20:57fait une campagne
20:58assez fidèle
20:59à lui-même
21:00on va retourner
21:01réécouter Jordan Bardella
21:02du scotch
21:04sur un mur
21:06qui fuit de toutes parts
21:08et donc
21:08l'un a déplacé
21:09la frontière
21:10chez l'autre
21:11l'autre
21:11paye l'un
21:12pour qu'il contrôle
21:14sa frontière
21:14des policiers
21:16sont envoyés
21:16de part et d'autre
21:17mais on voit bien
21:17qu'on arrive au bout
21:18de cette logique
21:19et que depuis 10 ans
21:21l'immigration
21:22dans cette partie
21:24de l'Europe
21:25crée d'abord
21:26des inquiétudes
21:27pour les français
21:27et pour les habitants
21:28du Pas-de-Calais
21:29mais crée aussi
21:30évidemment
21:30les conditions
21:31d'une ruée
21:32vers le Royaume-Uni
21:33moi je veux dire
21:34une chose
21:35laissez-nous essayer
21:37de faire en France
21:38ce qui n'a pas été fait
21:39depuis 30 ans
21:40ou 40 ans
21:41c'est-à-dire
21:42contrôler les frontières
21:44maîtriser l'immigration
21:45et réduire
21:46drastiquement
21:47les pompes aspirantes
21:48qui font que
21:49des gens de toutes parts
21:50et
21:51ils arrivent bien
21:52en France
21:52de quelque part
21:55traversent la France
21:56soit dans l'optique
21:57d'y rester
21:58soit dans l'optique
21:59derrière
21:59de se rendre
21:59au Royaume-Uni
22:00donc
22:00tant qu'on considérera
22:02que le problème
22:03de l'immigration
22:03est simplement
22:04une gestion opérationnelle
22:05une gestion technique
22:07de la Manche
22:09je pense qu'on ne résoudra
22:10pas le problème
22:11l'immigration
22:11est l'un des plus grands défis
22:12qui va se poser
22:13aux sociétés européennes
22:14dans la mesure
22:16où la démographie
22:17fait l'histoire
22:18le continent africain
22:19va voir sa population
22:20doubler
22:21d'ici à 2050
22:22et que
22:23l'Union Européenne
22:24se refuse
22:25à protéger
22:26les frontières
22:26donc
22:28laissez-nous
22:28l'opportunité
22:30de mettre en oeuvre
22:31en France
22:32une politique
22:33restrictive
22:34vis-à-vis de l'immigration
22:35qui n'a jamais été
22:36mise en oeuvre
22:37mais on ne peut pas regarder
22:38que le problème
22:39uniquement au niveau
22:40de Calais
22:41et les subventions
22:42qui sont données
22:42de part et d'autre
22:48Voilà pour la fin
22:49de cette conférence
22:50de presse commune
22:51donnée par ces deux leaders
22:54et ça s'est fini
22:55avec un double message
22:56et un dézoom
22:57très intéressant
22:57de Jordan Bardella
22:58tout d'abord
22:59sur l'immigration
23:00l'immigration
23:01qui n'est pas juste
23:01un thème français
23:03pour reprendre un peu
23:04la vision de Jordan Bardella
23:05mais un thème
23:06qui concerne
23:07toute l'Europe
23:08en tout cas
23:08qui devrait concerner
23:09toute l'Europe
23:10et ce message
23:10qui est très électoraliste
23:13qui est très dans la droite ligne
23:14de la présidentielle
23:15laissez-nous essayer
23:16de faire en France
23:16ce qui n'a pas été fait
23:17depuis 30 à 40 ans
23:18Un discours
23:19de mobilisation
23:20des sympathisants
23:22du Rassemblement National
23:23sur ce sujet
23:24de l'immigration
23:24qui est un sujet
23:25sur lequel
23:26le Rassemblement National
23:27a multiplié
23:28les propositions
23:28vous le savez
23:29les deux hommes
23:30ont évoqué
23:31la situation
23:32de la Manche
23:33bien sûr
23:34c'est ce
23:35couloir maritime
23:36que les deux pays
23:38France et Royaume-Uni
23:39doivent partager
23:40avec vous le savez
23:42beaucoup de tensions
23:43notamment du côté français
23:45avec des mafias de passeurs
23:48qui ont été dénoncés
23:49par Jordan Bardella
23:50je reprends ces mots
23:51la question des risques
23:53humanitaires
23:54qui sont pris
23:55par beaucoup
23:55de migrants
23:56qui tentent
23:57de traverser
23:58la Manche
23:59là-dessus
23:59il y a évidemment
24:00de la fermeté
24:01et dans les propos
24:02de Nigel Farage
24:03et dans ceux
24:03de Jordan Bardella
24:05les deux hommes
24:06se sont exprimés
24:07à l'occasion
24:08de cette conférence
24:09de presse
24:09ils s'étaient retrouvés
24:10sur scène
24:11quelques minutes auparavant
24:12ce n'était pas prévu
24:14à la fin
24:14de son discours
24:15Jordan Bardella
24:16a été rejoint
24:18par Nigel Farage
24:19et ils ont
24:20tous les deux
24:20Karine
24:21et ça résonne bien sûr
24:22avec la fin
24:23de cette conférence
24:23de presse
24:23ils ont signé
24:24un protocole d'accord
24:25s'engageant à stopper
24:27l'immigration illégale
24:28un document
24:29nous dit notre reporter
24:30sur place
24:31avec en tête
24:32de ce protocole
24:33le logo
24:34des deux parties
24:35les logos
24:35des deux parties
24:36donc c'est vous dire
24:37que bien sûr
24:37il y avait
24:38sur cette réunion
24:40de Jordan Bardella
24:42et de Nigel Farage
24:43voilà on voit
24:44le document
24:44en question
24:45sur les images
24:45qui sont diffusées
24:46en ce moment même
24:47le sujet
24:48de l'immigration
24:49et la concordance
24:51des vues
24:51entre les deux parties
24:52sur cette thématique
24:53était bien sûr
24:54au cœur
24:54de ce déplacement
24:55de l'immigration
24:55et la concordance
24:55de l'immigration
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