00:00Quand j'ai lu la presse, cet été, je me suis dit,
00:05ah, cette fois-ci, ça y est, ça bascule.
00:08C'est le début de la fin de Schengen.
00:11Ils ont tenu, mais là, ils ne peuvent plus.
00:14Parce que les gens décrochent.
00:17Parce que c'est un spectacle qui n'a pas besoin de sous-titres.
00:25Alors en fait, quelles sont les leçons de Ceuta ?
00:29Première leçon, c'est la puissance de l'appel d'air.
00:34On a le Premier ministre espagnol, souvenez-vous,
00:37qui en janvier dernier décide de régulariser 500 000 migrants.
00:43Résultat, le 30 juin, on apprend que 1 200 000 dossiers ont été déposés.
00:53Donc la brèche est ouverte.
00:55Et puis ensuite, les migrants arrivent, ils sont 70 000, 80 000, on ne sait pas trop.
01:02On devrait se poser la question pour nous.
01:04La question de la puissance de l'appel d'air.
01:06Parce que nous, on a l'aide médicale d'État.
01:11Un milliard d'euros.
01:13C'est-à-dire que c'est beaucoup plus facile pour un étranger clandestin de se faire soigner gratuitement en
01:20France que pour un Français.
01:23C'est-à-dire que le clandestin, il est logé gratuitement, le débouté de droit d'asile est logé, etc.,
01:28le blanchi, etc.
01:30Vous vous rendez compte que les prestations sociales non contributives en France, c'est entre 15 et 20 milliards d
01:36'euros.
01:39Donc on a ce problème de l'appel d'air.
01:42Et Nicolas Pouvromonti, qui est un garçon remarquable, a dit récemment,
01:47la différence entre l'Espagne et la France, c'est qu'eux, ils font une régularisation d'un coup, nous,
01:51on fait au compte-gouttes.
01:52En fait, 30 000 par an.
01:54Donc 30 000 par an, en 10 ans, ça fait 300 000.
01:57En 20 ans, ça fait 600 000.
01:59Ce n'est pas très sérieux.
02:01Ensuite, deuxième élément, deuxième leçon, c'est l'extraordinaire précarité de la frontière unique.
02:14Parce que quand il y a la frontière unique, il suffit qu'il y ait une seule brèche,
02:18c'est-à-dire une seule défaillance d'un seul pays, et tout le monde en pâtit.
02:21Madame Mélanie pourrait en témoigner.
02:24Elle a protesté comme les Danois, etc., comme les autres.
02:30Et je vais vous raconter une anecdote personnelle.
02:36Quand on a décidé, pour le premier Vendée Globe,
02:42de définir le règlement de la course,
02:46le président de la Fédération de la Voile, un homme remarquable,
02:49qui m'a dit, attention au principe du Titanic.
02:53La construction des bateaux doit intégrer l'idée du Titanic.
02:57Pourquoi ? L'idée du Titanic, c'est quoi ?
02:58C'est qu'il y a une seule coque, il suffit d'un glaçon qui rentre dans la coque,
03:03et le bateau coule.
03:04Si en revanche, il y a des compartiments, à ce moment-là, le bateau ne coule pas.
03:08Et donc, on a instauré la règle, cinq compartiments, je crois.
03:13Cinq compartiments.
03:15Alors, je vois que vous êtes surpris par ma métaphore,
03:18mais je vais vous donner la conclusion et vous allez la comprendre.
03:21les nations sont les compartiments étanches de la mondialisation.
03:26Voilà.
03:27Et donc, plutôt que la frontière unique pour 20 pays, 25 pays,
03:32et que sais-je encore, il vaut mieux avoir sa propre frontière.
03:36C'est plus sûr.
03:38Troisièmement, l'arme migratoire.
03:41L'arme migratoire, alors on la connaît, l'arme migratoire.
03:44L'Algérie, qui nous fait le chantage au visa au consulaire,
03:51à l'acceptation d'avoir chez elle des OQTF.
03:59Ensuite, la Turquie.
04:01Vous savez que la Turquie a reçu 6 milliards d'euros depuis 2016
04:04pour garder notre frontière,
04:07pour garder la sublime porte,
04:11pour retenir les flux migratoires.
04:13Et là, entre 2025 et 2027, encore 1 milliard 100 millions.
04:17Qui le sait ?
04:19Est-ce que les Français savent ?
04:20Est-ce que l'argent des contribuables,
04:21parce que c'est notre argent,
04:22sert à protéger une Europe défaillante,
04:27en passant par la Turquie ?
04:29Et puis, il y a l'Union des Comores.
04:31Le président de l'Union des Comores a dit
04:33« Notre indépendance ne sera jamais garantie
04:36tant qu'il y aura Mayotte ».
04:38Et donc, il envoie des migrants à Mayotte
04:42pour mettre la pagaille à Mayotte.
04:44L'arme migratoire, c'est une arme moderne
04:47dont il faut tenir compte.
04:48C'est pour ça qu'il faut tenir sa frontière.
04:50Et la question que je pose, c'est
04:52pourquoi je dis que c'est la fin de Schengen ?
04:57Parce que c'est la faillite de Schengen.
04:59En fait, c'est la faillite de l'idée
05:01d'une Europe post-territoriale, post-historique,
05:05post-nationale, post-identitaire.
05:09Je me souviens de Pierre Jox,
05:11qui m'avait dit un jour,
05:12« Schengen, ça consiste... »
05:14Il n'était pas d'accord avec Schengen.
05:16Pierre Jox, l'ancien ministre de l'Intérieur de Mitterrand,
05:19il dit « Schengen, ça consiste à mettre
05:21notre frontière au Pyrée. »
05:25Donc, protégé par les Grecs.
05:27On s'en remet aux Grecs pour nous protéger.
05:30Et je me souviens, le 12 mars 1995,
05:39au moment où Schengen a été appliqué,
05:41j'ai fait une conférence de presse
05:42avec mon ami Georges Berthus,
05:44député français au Parlement européen,
05:45et on avait dit tous les deux,
05:48j'avais conclu en disant
05:49« Ceux, en pensant à Chirac et Mitterrand,
05:52parce que c'est eux les responsables,
05:54ceux qui, aujourd'hui, mettent en œuvre Schengen,
05:57qui abattent les frontières,
05:59auront bientôt du sang sur les mains. »
06:01Hélas, j'avais dit la vérité.
06:05Et aujourd'hui,
06:06ce que les députés français au Parlement européen
06:09ne veulent pas dire,
06:11moi je vais les forcer à parler,
06:13est-ce qu'ils ont entendu le 25 octobre 2025,
06:17Mme van der Leyen expliquer
06:18« Il faut multiplier les voies d'accès à l'immigration
06:21parce qu'on a besoin de l'immigration. »
06:23Parce qu'en fait,
06:24ce que veut faire l'Union européenne,
06:25c'est une société multiculturelle.
06:27Il faut que les Français le sachent.
06:29Ils veulent une immigration supplémentaire.
06:33Le migrationnisme est inscrit
06:35dans le projet européen de Mme van der Leyen
06:38et naturellement de son acolyte,
06:40le diacre Macron.
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