00:00Europe 1, 11h-13h, Eliott de Valais-Vous.
00:07Ravi de vous retrouver chers auditeurs d'Europe 1 pour Eliott de Valais-Vous,
00:10votre émission en direct bien sûr avec un numéro 01 80 20 39 21
00:16si vous souhaitez réagir en direct.
00:17Et une nouveauté puisque vous avez la possibilité via ce numéro de téléphone
00:23de réagir sur WhatsApp, poser toutes vos questions.
00:27Et c'est Estelle Laffont qui est avec moi, qui pourra nous transmettre
00:31les messages des auditeurs d'Europe 1.
00:33Bonjour Estelle.
00:34Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:35J'ai le tableau sous les yeux, n'hésitez pas à nous contacter de 11h à 13h.
00:38C'est-à-dire que ce numéro c'est le même, autant pour réagir au téléphone à la voix,
00:43mais si vous voulez nous n'avez pas le temps, vous êtes peut-être en voiture
00:45et que vous voulez vous arrêter sur le bas-côté, vous pouvez nous écrire un petit message
00:48et on le lira bien sûr avec plaisir à l'antenne.
00:51Voilà une formidable nouvelle.
00:52On a essayé ce concept hier avec Géraldine Hamon, c'était absolument passionnant.
00:58Et Sébastien Ligné, il applaudit des deux mains.
01:02Vous êtes un fan Sébastien.
01:04Les auditeurs qui ne regardent pas en direct ne peuvent peut-être pas voir,
01:08mais ma position fait que j'ai un oeil sur l'écran.
01:10Donc je vois en direct les messages, c'est génial.
01:12Et vous avez vu déjà les premiers messages de haine contre vous Sébastien Ligné ?
01:17Contrairement à vous, les auditeurs ont toujours été de mon côté.
01:22Bon, Sébastien Ligné, qu'on retrouve journaliste politique,
01:25plaisir de vous retrouver cher Sébastien.
01:27Il était en vacances, il est parti loin, très loin.
01:31Je crois même à Madagascar, si mes souvenirs sont bons.
01:35Alexandre Devecchio a les moyens de partir loin.
01:39Et ça, c'est la fibre Figaro, vous savez.
01:42Cher Alexandre Devecchio, rapidement trouvé.
01:43Je ne sais pas pourquoi, je vais vous parler de vos vacances aux Etats-Unis.
01:46Vous plaisantez, j'étais en Corse ?
01:48Non, cette fois-ci, c'était en Corse.
01:51Je le dis aux auditeurs d'Europe 1, faites très attention,
01:54parce qu'Alexandre Devecchio, il représente la fake news, la fausse information.
01:59Faites très attention à ce qu'il va dire.
02:00Alors, Alexandre Devecchio, c'était magique.
02:04Mais vous savez, ça faisait presque 20 ans que je n'avais plus mis les pieds en Corse.
02:07J'étais au sud de la Corse.
02:10Et c'est un bonheur.
02:11Moi, je jalouse la Corse, parce que je me dis que j'aimerais que le continent ressemble à la Corse.
02:17Et ils sont d'une gentillesse, d'une discrétion.
02:19C'est le village gaulois d'Astérex, la Corse, il résiste.
02:23C'est le puits du fou, mais en version île.
02:27Donc, c'est formidable.
02:29Je salue les Corses qui nous écoutent.
02:30Tiens, si vous nous écoutez depuis la Corse, n'hésitez pas à nous appeler.
02:3301, 80, 20, 39, 21.
02:35J'ai passé un moment très agréable en Corse.
02:39Et c'est vrai que parfois, on regarde la Corse avec non pas de la nostalgie, mais presque de la
02:47jalousie.
02:47En se disant, mais pourquoi nous, on ne peut pas avoir cet attachement à des codes, une culture, une histoire,
02:55à ce plaisir de transmettre.
02:57Parce qu'il y a plein de choses qui se transmettent de génération en génération.
03:00Et puis, c'est aussi un état d'esprit.
03:03Ils sont discrets, calmes, agréables, respectueux.
03:08Et ils attendent d'eux-mêmes quand vous venez chez eux.
03:11Écoutez, j'ai essayé de faire d'eux-mêmes.
03:14On était assimilé.
03:15L'assimilation Corse, exactement.
03:18Et puis, la cuisine, la cuisine Corse, la gastronomie Corse, qu'est-ce que c'est bon ?
03:23Je vais peut-être partir la semaine prochaine.
03:26Andrea Kotarak est avec nous.
03:28Merci d'être présent.
03:30Vous êtes porte-parole du Rassemblement National.
03:32Merci, Andrea Kotarak.
03:34Vous avez passé des bonnes vacances ?
03:35Très bonnes.
03:35La rentrée est, pour vous, positive ?
03:39C'est positive.
03:40La campagne n'a pas vraiment commencé.
03:41Finalement, elle a commencé du côté des adversaires ou du gouvernement.
03:44Encore faut-il que le box central trouve son candidat ou ses candidats.
03:47Mais concernant Marine Le Pen, elle fera sa rentrée le 15 à Hénin-Beaumont.
03:51Le 15 à Hénin-Beaumont, d'accord.
03:53C'est un début du mois de septembre serein, positif, sans la moindre turbulence ?
04:02Il y a des turbulences comme d'habitude, surtout quand on est favori à 38% dans les sondages.
04:06Mais on n'a pas peur et notre objectif, c'est de sauver ce pays.
04:09Eh bien, écoutez, nous en parlerons dans quelques instants.
04:11Je le dis aux auditeurs d'Europe 1 qui nous suivent chaque week-end.
04:16Nous sommes ensemble, bien évidemment, jusqu'à 13h en direct.
04:18Le week-end dernier, au cœur de cette campagne présidentielle,
04:22c'était la question économique qui était vraiment au cœur des débats.
04:25Puisqu'il y avait eu ce premier débat devant les patrons du MEDEF.
04:28Et tout au long du week-end, on a parlé de l'économie, du pouvoir d'achat,
04:31qui est l'une des priorités des Français.
04:33Il s'avère que ce week-end, le sujet qui est vraiment au cœur du débat,
04:37ce n'est pas tant l'économie, c'est la question migratoire.
04:40Et j'ai besoin de savoir, chers auditeurs, si pour vous aussi,
04:44la question de l'immigration est une priorité.
04:46Et qu'est-ce que doit faire le prochain ou la prochaine présidente de la République ?
04:53Jordan Bardella a participé hier à Birmingham au congrès annuel de Réformes UK,
04:57le parti anglais dirigé par Nigel Farage.
05:00C'était un peu la rencontre des deux potentiels chefs de gouvernement de demain.
05:05Les deux dirigeants ont tacté leur rapprochement en signant un accord sur l'immigration
05:09qui a vocation à être appliqué en cas d'accession au pouvoir des deux partis en Angleterre et en France.
05:14Avec ce déplacement autrement suivi aujourd'hui d'une visite en Italie,
05:17Jordan Bardella cherche aussi à cultiver une sorte de stature internationale.
05:21Écoutez les explications.
05:22Elles sont signées Alexandre Chauveau.
05:24Et puis nous parlerons de la polémique puisque cet accord qui a été signé, qui est symbolique,
05:29fait scandale.
05:30J'ai entendu toute la Macronie parler de soumission à Nigel Farage,
05:35de dépendance à la Grande-Bretagne,
05:38d'humiliation, c'est la formule employée,
05:40au centre comme à droite puisque Valérie Pécresse a prononcé le même mot.
05:44Un discours de 20 minutes et pour la première fois intégralement en anglais.
05:48Un gage de crédibilité donné par celui qui ambitionne d'être le Premier ministre français
05:52en cas d'élection de Marine Le Pen l'an prochain.
05:54Un discours axé sur la lutte contre l'immigration
05:57et notamment les traversées illégales de migrants dans la Manche
06:00en cas d'arrivée du RN au pouvoir en 2027.
06:03Jordan Bardella promet d'y mettre fin.
06:06La destination des migrants clandestins qui entrent en France
06:09ne doit pas être le Royaume-Uni.
06:11Ils doivent être renvoyés dans leur pays d'origine.
06:16La Manche ne doit plus être une route migratoire vers Dour ou Folkestone
06:21où des milliers de personnes risquent leur vie entre les mains de réseaux criminels de passeurs
06:26avec la complicité de la gauche.
06:30Propos applaudis par les militants de Réforme UK,
06:32le parti de Nigel Farage, le chef de file anti-immigration au Royaume-Uni.
06:36A 62 ans, l'homme qui avait fait campagne pour le Brexit
06:39rêve de devenir Premier ministre en 2029.
06:42Ce serait alors un appui de taille pour Jordan Bardella et le RN,
06:46toujours en quête d'alliés en Europe
06:47dans la perspective de diriger la France dans un an.
06:49Et je vous disais, plutôt que d'aller sur le terrain des idées,
06:52je suis frappé de voir toutes les réactions qu'il peut y avoir
06:57après cette rencontre et ce protocole signé entre Nigel Farage
07:02et Jordan Bardella.
07:05Je recherche la déclaration de Gabriel Attal,
07:09quoique il a même réagi ce matin à la braderie de Lille,
07:12mais il avait déjà réagi sur Twitter, voilà ce qu'il dit,
07:15sous les applaudissements de ses militants.
07:17Nigel Farage fait signer à Jordan Bardella un mémorandum
07:20qui prévoit de renvoyer en France tous les migrants interceptés dans la Manche.
07:23Soit Jordan Bardella ne comprend pas l'anglais,
07:25soit il est d'une faiblesse indigne lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts de la France.
07:31Et je crois qu'il comprend l'anglais.
07:33Écoutons Gabriel Attal, c'était ce matin.
07:37Et si les migrants...
07:39On écoutera Gabriel Attal dans quelques secondes.
07:42Gabriel Attal, c'est maintenant.
07:45L'impréparation également.
07:47On a vu l'intervention de Jordan Bardella hier absolument sidérante,
07:52où il s'est rendu aux côtés de Nigel Farage.
07:54Et il a accepté de signer un mémorandum et un accord
07:59qui est une soumission totale, là aussi, de la France,
08:02puisqu'il s'engage à ce que la France accueille et reprenne
08:06tous les migrants qui se rendent vers la Grande-Bretagne.
08:10On atteint des degrés d'impréparation et de soumission
08:12qui ne sont quasiment jamais vus dans l'histoire du Rassemblement national récent, en tout cas.
08:15Et je crois que c'est illustratif de leur politique étrangère,
08:19encore une fois, qui est celle d'une grande soumission à l'égard d'autres puissances,
08:22parfois d'ailleurs de puissances dictatoriales,
08:24moi, au contraire, je veux me battre pour la force de notre pays et son indépendance.
08:28Et je suis convaincu que la France, elle a la vocation à rester indépendante,
08:32non alignée, à se battre pour des valeurs à l'international.
08:35Elle le fait avec la grandeur qui est la sienne,
08:37mais aussi à travers une Europe qui doit être plus forte.
08:40Je précise pour les auditeurs d'Europe 1, il faut regarder les chiffres.
08:44Qu'est-ce qui se passe depuis cette décennie qui vient de se dérouler
08:50et la présence d'Emmanuel Macron en tant que chef d'État sur les dernières années ?
08:54Vous avez plus de 45 000 migrants illégaux qui ont traversé la Manche en 2022.
09:02C'était un record.
09:03En 2025, on était à 41 000 migrants.
09:09Vous avez aujourd'hui cette incapacité, malheureusement, à contrôler ces flux migratoires.
09:15Il y a eu une commission d'enquête parlementaire cette année sur la question de l'immigration et des traversées
09:22de la Manche
09:22qui précise, et c'est transparatisant cette commission parlementaire,
09:26qui précise qu'il y a finalement un échec de ce qu'on appelle les accords du Touquet
09:30qui prévoyaient justement une sorte d'accord bilatéral entre le Royaume-Uni et la France.
09:35Mais au-delà de ça, au-delà d'aller sur le terrain moral,
09:38moi ce qui m'intéresse c'est de savoir qu'est-ce qu'on peut faire.
09:40Andrea Cotara, qu'est-ce que vous répondez sur le terrain du fond,
09:44même pas sur le terrain moral, à Gabriel Attal qui parle d'humiliation
09:48et finalement de perte de souveraineté, perte de pouvoir français,
09:53si on scelle cet accord avec la Grande-Bretagne ?
09:55M. Attal dit n'importe quoi sur le fond.
09:58D'abord, un, M. Attal parle d'indépendance de la France,
10:02pardonnez-moi mais ça sonne un peu faux venant de lui.
10:04Deuxièmement, il nous dit qu'on est allié à des dictateurs.
10:07Je ne savais pas que Nigel Farage était un dictateur,
10:09ni que la Grande-Bretagne était une dictature.
10:12Deuxième point.
10:13Et troisième point, on parle de l'accord symbolique qu'a signé Jordan Bardella.
10:17Mais regardons d'abord ce que les macronistes ont fait aujourd'hui.
10:20C'est-à-dire que ce qu'a signé Jordan Bardella,
10:22c'est effectivement que les migrants peuvent être repoussés vers la France,
10:27pas vers la France, vers des centres de rétention,
10:28puis être expulsés dans leur pays d'origine.
10:31Et ce que ne dit pas M. Attal,
10:32c'est qu'on demande un transfert financier plein avec des bénéfices nets pour la France.
10:36Parce que ce qu'ont signé les macronistes jusqu'à présent,
10:39c'est 60% des coûts qui sont payés par la Grande-Bretagne.
10:43Les 40 autres pourcents sont payés par la France,
10:46par le gouvernement de M. Attal notamment, et des macronistes.
10:49Et troisièmement, dans l'accord des macronistes,
10:51ils ont même signé une chose,
10:53c'est que quand un migrant arrive en Grande-Bretagne,
10:55pose le pied en Grande-Bretagne,
10:57les Britanniques peuvent le renvoyer en France.
11:00Et depuis la signature à l'été 2025,
11:03il y a 1000 migrants qui avaient mis le pied en Grande-Bretagne,
11:06qui ont été renvoyés en France.
11:08Donc si vous voulez, ce que fait Jordan Bardella,
11:11c'est améliorer l'incompétence des macronistes en la matière,
11:16qui n'ont pas de bons résultats,
11:18puisque 41 000 personnes ont traversé,
11:20puisqu'il n'y a pas d'accord,
11:21et qu'il n'y a surtout pas de transfert financier
11:24de la Grande-Bretagne vers la France,
11:25ils nous donnent simplement 60%.
11:26On continue d'en parler dans quelques instants,
11:29la question migratoire au cœur de cette présidentielle,
11:31c'est la question qu'on vous pose sur Europe 1.
11:33Exactement, et si vous souhaitez bien sûr réagir au téléphone,
11:35mais également par WhatsApp,
11:36c'est la nouveauté de ce week-end,
11:38c'est au même numéro,
11:3901-80-20-39-21,
11:4211h15 sur Europe 1,
11:42il y a deux,
11:43allez-vous, ça continue jusqu'à 13h,
11:44à tout de suite.