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  • il y a 4 jours
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, est l'invité de BFMTV ce samedi 4 septembre

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00:00Bonsoir Jordan Bardella.
00:01Bonsoir.
00:01Nous sommes ici au Forum économique de Tchernobio sur les rives du lac d'Ocôme.
00:06On vous voit multiplier les déplacements à l'étranger depuis ce début de campagne.
00:10Vous êtes candidat à Matignon.
00:12L'étranger c'est censé être le domaine réservé du président ou de la présidente de la République.
00:17Pourquoi démarrer cette campagne par des déplacements internationaux ?
00:21Ce serait un peu réducteur de résumer le début de cette rentrée par le seul déplacement aujourd'hui.
00:28J'ai fait ma rentrée il y a quelques jours à la foire de Chalon dans cette foire agricole au
00:33milieu de la France du travail
00:35où nous avons souhaité être aux côtés du monde agricole qui a vécu un été particulier, particulièrement douloureux
00:42avec la sécheresse, la canicule et j'ai été invité ici à Caume dans ce qui est un des plus
00:50importants forums économiques italiens
00:52pour parler du projet que nous portons avec Marine Le Pen.
00:56Il nous faut convaincre les Français de voter pour nous, mais je crois que c'est important de porter ce
01:01message aussi.
01:03Je le fais comme député européen chaque jour, mais de porter ce message à nos partenaires européens
01:08du projet que nous portons avec Marine et des mesures notamment sur le plan économique
01:12que notre gouvernement mettra en œuvre si les Français nous accordent leur confiance dans quelques jours.
01:17Et puis parce qu'au fond tout le monde regarde la France.
01:19Et nous avons conscience qu'un changement de politique en France aura des conséquences partout en Europe.
01:24Je le disais, donc aujourd'hui vous êtes en Italie, hier vous étiez au Royaume-Uni.
01:29On a besoin de comprendre, Jordan Bardella, précisément ce protocole d'accord qui a été signé avec Nigel Farage,
01:35un protocole d'accord qui stipule que les migrants interceptés dans la Manche seraient renvoyés vers les côtes françaises.
01:41Vous avez signé ce protocole d'accord.
01:43Concrètement, on a envie de comprendre, est-ce que si le Rassemblement national arrive au pouvoir,
01:47les migrants interceptés dans la Manche seront renvoyés vers les côtes françaises ?
01:51Non, parce qu'il n'y aura plus de migrants qui traverseront la Manche.
01:56D'abord cet accord de coopération qui a été signé avec Nigel Farage,
02:03l'a été sur la base de la conscience commune que l'immigration fait partie des défis majeurs
02:08qui se posent aux sociétés européennes.
02:09Notre parti est en tête des élections en France pour l'instant,
02:12et le parti de Nigel Farage est en tête des intentions de vote au Royaume-Uni.
02:16Et donc il est peut-être le prochain Premier ministre britannique.
02:18Et à deux, nous avons souhaité approfondir notre coopération pour d'ores et déjà réfléchir
02:24à la façon de mettre fin à l'immigration illégale
02:28et à ce qui est devenu, c'est-à-dire la Manche,
02:32aujourd'hui un cimetière et une véritable passoire
02:35où des malheureux tentent la traverser au risque de leur vie
02:39avec l'espoir de trouver en Grande-Bretagne des bénéfices à cette traversée.
02:43Donc moi ce que je dis est très simple.
02:45Si demain la France, gouvernée par le Rassemblement National,
02:49met en place une politique dissuasive d'immigration,
02:51il n'y aura plus de campements de fortune
02:54qui s'installent depuis des années dans le Pas-de-Calais
02:58et qui rendent la vie insoutenable des habitants de Calais et des alentours.
03:01L'immigration est une priorité absolue.
03:04Le contrôle en tout cas de l'immigration est une priorité absolue
03:07et c'est ce que nous avons voulu réaffirmer
03:09dans cet accord extrêmement important que nous mettrons en œuvre.
03:13Nos deux pays ont le droit de protéger leurs frontières
03:15et ont le droit de travailler ensemble à l'arrêt de l'immigration clandestine.
03:19On voit bien, vous avez été pris pour cible sur ce sujet
03:21par des candidats du Bloc Central, Edouard Philippe, Gabriel Attal par exemple.
03:24Vous vous seriez sûrement offusqué s'ils avaient signé cet accord
03:28avec justement ces termes de renvoyer les migrants interceptés dans la Manche
03:32vers les côtes françaises ?
03:33Mais ils ont, d'abord, le protocole ne prévoit pas
03:38que nous laissions traverser des migrants
03:40et que ces migrants soient déboutés ou repoussés sur les côtes françaises.
03:45Ce protocole prévoit l'arrêt de l'immigration clandestine en France
03:49et donc la présence de campements illégaux à Calais
03:52avec derrière les tentatives de traverser dans la Manche
03:54où nous réaffirmons...
03:55Et les mots lui-même dans votre camp vous a critiqué d'ailleurs ce sujet.
03:56Oui, mais d'abord qu'on soit critiqué lorsqu'on est dans la position
04:01dans laquelle nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire en tête des sondages,
04:03c'est parfaitement normal.
04:05Mais M. Philippe et M. Attal devraient avoir un peu de décence
04:08parce que depuis 10 ans, ils ont accueilli 500 000 personnes
04:12de manière légale et 900 000 clandestins sur le sol français.
04:16Ils n'ont aucune leçon, monsieur, aucune leçon
04:19de gestion de l'immigration à nous donner.
04:21Nous sommes ceux qui avons alerté les Français,
04:23nous sommes ceux qui posons les solutions
04:24et nous sommes ceux qui, demain, auront la fermeté de répondre
04:27à ce qui est aujourd'hui l'un des plus grands défis pour nos pays.
04:31Et je m'étonne que M. Philippe et M. Attal,
04:34qui ont été des immigrationnistes forcenés depuis 10 ans,
04:37se soucient maintenant de l'identité du peuple français,
04:39de la sécurité des habitants du Pas-de-Calais
04:41et se soucient du phénomène migratoire.
04:44Je trouve ça profondément indécent.
04:47Est-ce que plus largement, s'afficher avec Nigel Farage,
04:50qui est la figure du Brexit au Royaume-Uni,
04:53c'est dans l'intérêt du Rassemblement National,
04:55vous qui ne prônez plus le Frexit ?
04:57Non, mais le Brexit n'est pas le sujet.
05:00Le Brexit a eu lieu il y a 10 ans
05:01et Nigel Farage est aujourd'hui,
05:04il s'est toujours battu pour l'indépendance
05:05et la liberté de son pays,
05:07mais Nigel Farage est aujourd'hui en tête des intentions de vote
05:10et il est peut-être et probablement, je le crois,
05:13le prochain Premier ministre britannique.
05:15Par conséquent, il est parfaitement normal
05:17qu'un parti comme le nôtre,
05:19qui envisage de présider et de gouverner la France,
05:22puisse développer des alliances.
05:23Je suis ici en Italie,
05:26où le centre-droit autour de Giorgia Meloni
05:29gouverne le pays depuis 2022
05:30et c'est un pays qui se porte beaucoup mieux,
05:33qui a renoué avec la stabilité
05:34et on doit bien se rendre compte
05:36que l'espérance que nous représentons en France
05:39et cette aspiration au changement,
05:41elle n'est pas seulement le fait de la France,
05:43elle est en train de s'imposer dans beaucoup de démocraties
05:46et je dis aux Français,
05:47le plus grand danger dans cette élection présidentielle
05:49n'est pas de changer,
05:53c'est de continuer comme avant.
05:54Je reviens là-dessus rapidement,
05:55Éric Zemmour qui est lui-même dans votre camp,
05:57dans le camp national,
05:58qui vous critique,
05:59qu'est-ce que ça vous inspire,
06:00qui vous critique sur ce sujet des migrants et du Royaume-Uni ?
06:04Écoutez, plus Éric Zemmour
06:08et le parti Reconquête nous critique,
06:10mieux on se porte.
06:13Un mot sur l'Ukraine également.
06:14Mais Éric Zemmour fera très certainement
06:17dans les prochains jours
06:19connaître ses mesures
06:20et puis les Français trancheront
06:22dans le cadre de l'élection présidentielle,
06:23c'est ça le débat démocratique.
06:24Sur l'Ukraine, donc autre sujet
06:25qui a fait parler ces derniers jours,
06:28Louis Alliot, vice-président du Rassemblement national,
06:30a assuré sur notre antenne, sur BFM TV,
06:32qu'en cas d'élection de Marine Le Pen au pouvoir,
06:36le robinet serait coupé pour l'Ukraine.
06:38Concrètement, vous au pouvoir,
06:39est-ce que vous coupez le robinet à l'Ukraine ?
06:41D'abord, nous avons toujours soutenu l'Ukraine
06:43et condamné l'invasion de ce pays par la Russie.
06:46Et nous avons toujours indiqué
06:47qu'en cas de victoire,
06:48la France serait fidèle
06:49au soutien qu'elle porte à l'Ukraine
06:53et à la nécessité urgente,
06:54non pas de continuer d'alimenter la guerre
06:56et de financer un effort de guerre
06:58sans garantie ni sans fin,
06:59mais de mettre d'abord
07:01les nations occidentales autour de la table
07:03pour porter une position commune
07:06devant le président Poutine
07:08et surtout pour faire taire les armes.
07:09La priorité doit être le cessez-le-feu
07:12et doit être de trouver des garanties de sécurité
07:15qui permettront demain à l'Ukraine
07:16d'asseoir sa souveraineté
07:18et d'asseoir sa sécurité.
07:19Mais il y aura toujours des aides pour l'Ukraine ?
07:20Mais d'abord, j'assume cette position.
07:24Vous assumez la position de Louis Alliot ?
07:25Contre.
07:26Je vais y venir.
07:27Nous avons voté contre
07:28la dernière aide financière à l'Ukraine
07:30qui a été déboursée par l'Europe.
07:34Comment est-ce que dans la période de crise
07:36que nous connaissons,
07:37dans la période d'endettement majeur,
07:39on peut continuer d'accorder de l'argent
07:42sans aucune garantie
07:43que nous n'avons pas
07:45et qu'il n'y a plus dans les caisses des Français ?
07:46Il serait profondément irresponsable
07:48de continuer à octroyer de l'argent
07:52à des États étrangers
07:53sans aucune garantie.
07:54Je veux dire, les Américains ont au moins
07:55eu la finesse d'esprit
07:56de garantir leur soutien à l'Ukraine
07:58par l'exploitation des terres rares
08:01pour gager une contrepartie
08:03à ce qui apparaît comme un soutien
08:04à un pays qui doit évidemment arriver
08:07dans les meilleures conditions possibles
08:08dans le cadre des négociations.
08:09Mais je vais vous dire,
08:10le meilleur service qu'on peut rendre
08:12au moment où on se parle
08:14au peuple ukrainien
08:15et à la résistance ukrainienne,
08:17c'est de mettre fin
08:20aux tensions autour du détroit d'Hormuz.
08:22Parce que ce qui est en train de se passer
08:23dans le détroit d'Hormuz,
08:24renchérer de manière spectaculaire
08:26les rentrées de cages de la Russie
08:27par les exportations de pétrole
08:29et affaiblir par la même occasion
08:31le statut de l'Ukraine.
08:33Donc nous soutenons
08:34le peuple ukrainien qui résiste.
08:36La France sera fidèle
08:37à ses engagements.
08:38Mais la France prendra demain
08:39si nous arrivons à la tête du pays
08:40une initiative non plus seulement financière
08:44sur de l'argent que nous n'avons pas,
08:45mais diplomatique
08:46pour faire taire les armes
08:47et pour faire taire un conflit
08:48qui dure depuis 2022
08:49et qui a fait déjà
08:51des dizaines de milliers de morts
08:53et des centaines de milliers de victimes.
08:54Toujours sur l'Ukraine pour terminer
08:56justement sur ce sujet,
08:57Raphaël Glucksmann,
08:58candidat lui à l'élection présidentielle,
09:01d'abord à la primaire socialiste,
09:03dit ce matin
09:03le Rassemblement National,
09:04c'est le parti de la soumission
09:06à Vladimir Poutine.
09:07Est-ce qu'il y a toujours des doutes ?
09:10Est-ce que la ligne du RN
09:11est toujours aussi peu claire
09:12sur la Russie concrètement ?
09:14Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
09:14L'élection présidentielle
09:16va aussi être l'occasion
09:17de faire la lumière
09:18sur le passé de M. Glucksmann
09:20et sur les gouvernements étrangers
09:22pour lesquels il a travaillé
09:25en Europe de l'Est.
09:27Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
09:28Que l'élection présidentielle
09:29est un moment de vérité,
09:30que c'est d'abord
09:31une question d'incarnation
09:32et que nous ferons aussi,
09:34enfin le débat public,
09:35fera aussi la lumière
09:36sur les engagements passés
09:37de Raphaël Glucksmann
09:38au service d'un certain nombre
09:40de chefs d'État étrangers
09:42dont il a bénéficié
09:44de l'argent
09:44contre des prestations
09:46qu'il a fournies
09:47à ses États.
09:49Raphaël Glucksmann
09:50a le droit
09:51de défendre
09:51cette position
09:52sur l'Ukraine.
09:53Il la défendra
09:54dans le cadre
09:54de la campagne présidentielle
09:55et les Français trancheront.
09:57Un dernier mot,
09:58Jordan Bardella.
09:58On voulait aussi
09:59vous faire réagir
10:00sur ces informations
10:01du journal Libération
10:02qui fait état de tension
10:03entre vous et Marine Le Pen.
10:05Vous auriez même
10:05claqué la porte,
10:06quitté une réunion politique
10:08du Rassemblement national
10:09quand Marine Le Pen aurait évoqué
10:11sa volonté
10:12de vouloir mettre en avant
10:13Marion Maréchal.
10:14D'abord,
10:14est-ce que vous confirmez
10:15ces informations ?
10:15Je vous invite
10:16à ne pas écouter
10:18ni reprendre
10:21tout ce qui peut être dit
10:22ou écrit
10:23par le journal Libération
10:25qui mentionne d'abord
10:26des propos
10:26que je n'ai pas tenus.
10:29Vous auriez dit
10:29c'est elle ou moi ?
10:30Je n'ai jamais dit cela
10:32mais quand on a
10:35des désaccords,
10:36on a pour habitude
10:37d'en discuter entre nous.
10:38Donc je ne commenterai pas
10:41ces bruits de couloirs
10:43et ce que je peux vous dire
10:44c'est qu'il y a
10:46avec Marine Le Pen
10:46une affinité politique
10:48et personnelle
10:49indéfectible.
10:50Donc je vous le dis
10:51et je continuerai
10:52de vous le dire
10:52tout au long de la campagne,
10:53si certains attendent
10:54de ma part
10:55que je sois déloyal
10:56à Marine Le Pen
10:57qui porte sur ses épaules
10:59les espoirs du peuple français
11:00et le destin de la France,
11:01alors c'est très mal
11:02me connaître
11:03et c'est très mal connaître
11:04le sentiment qui me domine
11:05à savoir que la France
11:06est en danger
11:07et que nous avons une occasion
11:08inédite et historique
11:10de la sauver.
11:10Est-ce que votre envie
11:11dans cette campagne
11:12ça va être aussi
11:12de vouloir peser
11:13encore plus sur la ligne
11:15du Rassemblement National
11:16en vous disant
11:16que vous êtes peut-être
11:17plus qu'un simple numéro 2,
11:19plus qu'un simple numéro 2 ?
11:20Non mais je vais faire mon travail
11:22et je vais honorer
11:23l'engagement que j'ai pris
11:24auprès de Marine Le Pen
11:26parce que je n'ai qu'une parole
11:27et que ma loyauté va à notre pays
11:30qui est dans une situation difficile
11:31et pour le bien de notre pays
11:33et pour le bien des Français
11:35Marine Le Pen doit être élue
11:37présidente de la République
11:38donc je serai à mon poste,
11:40je serai à mon rôle,
11:41je vais continuer naturellement
11:43de porter les sujets
11:44sur lesquels je me suis toujours engagé.
11:46Comme la retraite par exemple ?
11:47Mais de toute manière,
11:48j'aurai tort.
11:48C'est-à-dire que si vous constatez
11:50de ma part un ralentissement
11:52de la cadence,
11:53vous direz que je fais défection
11:55et si j'enchaîne
11:57trois émissions de télé de suite
11:58sans que Marine Le Pen
12:00n'en ait fait une entre-temps,
12:01vous me direz que je me mets
12:02trop en avant.
12:03Mais sur quel sujet
12:04vous allez imposer votre ligne ?
12:04Donc nous allons faire campagne à deux.
12:06Sur quel sujet ?
12:06Non mais je ne cherche pas
12:07à imposer telle ou telle ligne.
12:09Je cherche à ce que nous ayons
12:11le projet de redressement de la France
12:13le plus solide,
12:14le plus construit
12:15et je vais continuer à le porter.
12:17Je vais continuer à m'impliquer
12:18sur la thématique économique
12:20parce qu'elle va être
12:20l'un des enjeux majeurs
12:21de cette campagne
12:23et les Français
12:25dans cette campagne
12:25me trouveront
12:26du début de cette campagne
12:27jusqu'à la fin
12:28aux côtés de Marine Le Pen
12:31et parce qu'elle a toujours été
12:33mon premier soutien,
12:34je serai toujours
12:34son premier soutien.
12:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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