- il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.
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00:00C'est donc une tempête politique qui s'abat sur Jean-Dane Bardella, peut-être la plus forte d'ailleurs
00:05depuis que Marine Le Pen lui a confié les clés de Matignon en cas de victoire l'an prochain à
00:10la présidentielle.
00:11Il a donc choisi d'y répondre ce soir sur BFM TV dans un quart d'heure face à Milan
00:15Argelas du service politique de BFM, Hugo Capelli.
00:18Bonsoir. Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est sa rencontre hier à Birmingham avec Nigel Farage, son
00:24allié britannique.
00:26Les deux hommes ont signé un texte, un protocole d'accord sur les migrants qui traversent la Manche.
00:31On va d'abord regarder cette séquence parce que c'est de là que tout est parti.
00:36J'ai une petite surprise pour vous. Vous vous demandez peut-être de quoi il s'agit.
00:47Je vais vous expliquer. Nous sommes sur le point de signer un mémorandum entre nos deux parties
00:54et nous l'espérons entre nos deux futurs gouvernements, où nous réaffirmons notre engagement à arrêter l'immigration illégale.
01:04Et voici le point le plus important.
01:09Le Royaume-Uni interceptera les bateaux partis des côtes françaises
01:14et qui seront rentrés dans les eaux territoriales britanniques
01:19et ramènera les personnes présentes à bord en France.
01:39Voilà donc pour la séquence, pour le texte, le protocole d'accord qui a lancé cette polémique.
01:43Pourquoi ça pose problème ?
01:44Alors tout se passe hier. On est donc en Angleterre, à Birmingham.
01:47Vous avez plein de caméras qui filment cette séquence.
01:49Le président du RN qui va parafer ce protocole d'accord avec Nigel Farage,
01:54que vous avez vu sur cette image.
01:55C'était l'un des artisans du Brexit, de la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne.
02:00C'est un accord qui verrait le jour seulement si le RN remporte les élections
02:04et seulement si un jour Farage est élu au Royaume-Uni.
02:06Il y a plusieurs volets dans ce texte qui posent problème.
02:09Ce qui fait polémique, c'est cette partie qui dit que le renvoi vers la France
02:12de Mipte dans les eaux britanniques aurait lieu un jour.
02:16Vous avez bien compris, ça veut dire que le RN serait d'accord pour récupérer des migrants
02:20qui tenteraient d'aller vers l'Angleterre.
02:23Ça a suscité beaucoup de réactions.
02:24Gabriel Attal qui se demande si Jordan comprend bien l'anglais.
02:27Edouard Philippe qui se demande si Marine Le Pen serait d'accord avec tout ça.
02:31Même Éric Zemmour, qui n'est pas le plus farouche opposant de Jordan Bardella,
02:34s'est moqué de cette signature d'accord.
02:36Jordan Bardella qui se défend depuis et qui dit que si demain il arrive au pouvoir
02:39avec Marine Le Pen, il n'y aura plus de migrants qui partiront en Angleterre
02:42parce que l'immigration clandestine sera mieux contrôlée.
02:45On va en parler ce soir avec Bruno Jeudy.
02:47Bonsoir.
02:48Bruno, éditorialiste à BFM TV, patron de la Tribune dimanche.
02:50Avec Jérôme Guetsch, bonsoir.
02:51Bonsoir.
02:52Député socialiste et apparenté de l'Essonne et candidat à la primaire sociale-démocrate.
02:57Et avec Edwige Diaz, bonsoir également.
02:59Vice-présidente du Rassemblement National, députée de Gironde.
03:02C'est une bourde ?
03:03Non mais pas du tout.
03:04J'ai découvert cette polémique en vous regardant à la télévision.
03:10Moi, je sais ce qu'est parti faire Jordan Bardella hier en Angleterre.
03:15Il est parti pour précisément essayer de réparer les échecs des précédents gouvernements
03:23dont on va hériter si on remporte l'élection présidentielle.
03:26Les échecs en matière migratoire.
03:28Et heureusement qu'il y a des hommes courageux comme Jordan Bardella
03:31qui discutent avec ces, je l'espère, futurs homologues
03:35pour faire en sorte que la situation des Français s'améliore
03:39et notamment la situation des habitants de Calais
03:42qui sont trois quarts à estimer que la gestion migratoire est mauvaise.
03:47Je ne sais pas si vous...
03:48Enfin, je pense que tout le monde aujourd'hui sait ce qui se passe à Calais.
03:50Et donc, en effet, il faut améliorer la situation.
03:54Et donc, voilà.
03:55Donc, en fait, je pense que comme personne n'a rien à dire sur le RN
03:58ou peut-être nous jalouser,
04:00mais nos opposants politiques ne diront jamais officiellement qu'ils nous jalousent,
04:04et bien, en fait, ils essayent d'inventer des polémiques,
04:06des trucs qui n'existent pas.
04:08Donc, écoutez, c'est la campagne présidentielle qui commence
04:10et qui monte à la tête visiblement à nos adversaires qui sont aux abois.
04:13– Jérôme Gage, un homme courageux, Jordan Bardella,
04:16d'être allé négocier de l'autre côté de la Manche sur l'immigration.
04:19– D'abord, il y a un côté, comment dire, mis en scène
04:23que je trouve particulièrement indécent au regard des sujets dont il est question.
04:28Cette espèce de show dans lequel Néguel Farage enlève le voile
04:32et dit « Regardez, on va conclure un accord, comme ça on va le signer sous les caméras ».
04:37Bon, c'est des simili candidats à l'exercice des responsabilités.
04:41Ça, c'est sur la forme.
04:43Sur le fond, il y a quand même quelque chose qui ne va pas.
04:45Enfin, ces derniers jours au Rassemblement National,
04:47chacun balaye devant sa porte.
04:48Moi, je vais vous dire, chacun balaye devant sa porte.
04:51Mais quand même, on a là l'illustration,
04:53dans le début d'une campagne présidentielle,
04:55d'une candidate Marine Le Pen qui, chaque jour, désavoue le chef de son parti.
05:00Chaque jour, sur la question des retraites,
05:02sur la question de l'immigration,
05:04sur à peu près tous les sujets, sur la question de la dette,
05:07sur tous les sujets, il y a une sorte de tangage.
05:10Alors, vous savez quoi ? C'est votre problème.
05:12Mais ça devient le problème des Français.
05:14Ce n'est pas un problème.
05:14Si, si, c'est manifestement un problème.
05:16Vous voyez bien que…
05:18Je vais écouter avec intérêt tout à l'heure
05:21les tentatives d'explication de Jordan Bardella.
05:24Mais quand on met sur la table,
05:27et qu'on perd la tête, si j'ose dire,
05:29des choses qui se montrent à la fois,
05:30à l'encontre des intérêts de la France,
05:32à l'encontre du droit et du respect des personnes,
05:37il y a quelque chose qui dit que ce que tout le monde voit,
05:41c'est l'amateurisme.
05:42C'est des gens qui ne sont pas préparés à gouverner
05:45et qui vont nous sortir des choses au gré de mise en scène de cette nature.
05:50Voilà.
05:51Mais j'écouterai avec intérêt tout à l'heure
05:52comment Jordan Bardella rétro-pédale
05:54ou pédale dans la semoule plutôt.
05:55Il n'avait pas lu jusqu'au bout.
05:56C'était écrit petit.
05:57Il s'est fait piéger par Nagel Mas.
05:59Jordan Bardella est un homme très intelligent.
06:02Il a l'air de découvrir le texte.
06:04Le déplacement a été organisé, validé.
06:09Et je vous dis, moi je suis très impressionnée
06:12de voir qu'en fait,
06:14on a des cours de personnes qui s'inventent psychologues
06:17pour savoir ce que Marine penserait de Jordan,
06:21ne penserait pas de lui, etc.
06:22On a des leçons de la part de ceux qui ont échoué
06:26dans tous les domaines.
06:27Mais ça je le dis, c'est juste parce que nos adversaires
06:29sont paniqués.
06:31Ils sont paniqués.
06:32Ils ont raison d'être paniqués.
06:34Parce que nous sommes, nous, Rassemblement National,
06:36le parti politique préféré des Français.
06:38Marine Le Pen et Jordan Bardella
06:40sont les deux personnalités politiques
06:42préférées également des Français.
06:44On ne peut pas dire la même chose
06:46quand on voit ce qui se passe au sein du Bloc Central.
06:49Gabriel Attal, Edouard Philippe,
06:51chez les socialistes,
06:51ce n'est pas faire offense au socialisme.
06:52On ne sait même pas qui est candidat
06:54pour leur primaire ouverte, pas ouverte.
06:57Donc forcément que nos adversaires
06:58sont en paniqués.
06:59Attendez, ne criez pas, ne criez pas.
07:00Vous m'interpellez.
07:01Non mais je dis juste en fait
07:03la réalité c'est que
07:05c'est le bazar dans tous les partis politiques.
07:07Au Rassemblement National,
07:09ça n'est pas le cas.
07:10Nous avons une unité,
07:11une candidate pour devenir présidente de la République,
07:14un candidat pour aller à Matignon,
07:16notre directeur de campagne
07:17et un parti politique
07:18qui est en ordre de bataille.
07:19J'arrive directement du siège
07:20du Rassemblement National.
07:22Nous étions en formation
07:23avec nos délégués départementaux
07:24et je peux vous dire
07:25que tout le monde est en ordre de bataille.
07:27La polémique est, je suppose,
07:28arrivée jusqu'à vos oreilles.
07:29Oui, parce qu'on regarde FMTV.
07:31Donc forcément,
07:32on a découvert ce sujet en vous regardant.
07:35Bruno Jeudy,
07:35est-ce que c'est un problème
07:36quand on est candidat au poste de Matignon
07:38et qu'on prône une réduction drastique
07:40de l'immigration,
07:41de signer un texte qui dit
07:42nous reprendrons tous les migrants
07:44interceptés qui traversent la Manche
07:46vers l'Angleterre
07:47et nous les emmènerons en France ?
07:48Dans la formulation,
07:49dans la présentation qui est faite
07:50dans cet extrait,
07:51et Hugo l'a parfaitement décrit,
07:54il y a manifestement quelque chose
07:55qui, à mon avis,
07:56ne fonctionne pas très bien
07:57pour le RN.
07:58Alors est-ce que c'est Farage
07:59qui présente les choses comme ça
08:01dans cet extrait qu'on a vu
08:03de manière, évidemment,
08:05pas forcément mal comprise
08:07par, y compris sans doute,
08:09une partie peut-être des électeurs du RN ?
08:11On verra.
08:12Après, il y a une campagne.
08:13Évidemment, les adversaires du RN
08:16s'en emparent
08:17et usent évidemment
08:18de ce cafouillage
08:22Édouard Philippe et Gabriel Attal.
08:24Après, moi, j'ajouterais quand même
08:25qu'il y a du cafouillage,
08:28mais il y a aussi du réglage
08:29qui a l'air de tarder.
08:30Je ne sais pas comment ça s'est passé,
08:32mais enfin,
08:33depuis les retraites,
08:34en passant par le voile,
08:35jusqu'à cette affaire
08:36de Farage et Bardella.
08:39En plus, Bardella
08:40qui va avoir Farage,
08:42je ne sais pas si Marine Le Pen
08:44qui, quand même,
08:45plutôt cherche à s'élever,
08:47à devenir plus respectable en Europe,
08:49va avec le champion des Brexiteurs.
08:52Au passage,
08:52je ne suis pas sûr
08:53que ce soit forcément...
08:54Enfin bon, ça, c'est leur problème.
08:55Mais ce qui est important,
08:56c'est qu'il y a quand même
08:57des réglages, je trouve,
08:59qui s'amoncèlent
09:00en début de campagne
09:01et qui notent,
09:03qui montrent que
09:04ce n'est pas forcément
09:05aussi bien huilé que ça
09:07à l'intérieur du RN.
09:10J'entends Madame Diaz,
09:12elle porte parole de son parti
09:13et elle défend la candidate.
09:16La question n'est pas
09:16une remise en cause
09:17de la candidate.
09:18La question, c'est
09:19est-ce que tout ça
09:19est bien réglé
09:20dans le duo
09:23tel que maintenant
09:23il est organisé ?
09:24C'est-à-dire,
09:24un, Marine Le Pen,
09:25deux,
09:27Jordan Bardella.
09:27Pour rebondir
09:28sur ce que dit Bono,
09:29je dis que
09:29quand on regarde
09:29ces derniers mois,
09:30les milliardaires,
09:31les taxés ou pas,
09:32il y avait eu
09:33des dissensions,
09:34Jordan Bardella,
09:35Marine Le Pen,
09:36les retraites,
09:3660 ans, 62
09:37des Marine Le Pen
09:38quand lui disait
09:39je ne veux plus
09:39d'âge légal.
09:40Le départ de son conseiller
09:41économique,
09:42on n'a pas tout à fait
09:43compris dans quelles conditions
09:44François Durvie
09:45a été viré
09:46ou a démissionné.
09:47On a eu trois responsables
09:49du RN sur ce plateau
09:49et trois versions
09:51différentes.
09:51Le voile,
09:52Jean-Philippe Tanguy
09:52dimanche dernier
09:53qui dit sur BFM
09:54il y aura des amendes
09:55dans la rue
09:56et le lendemain,
09:58Jordan Bardella
09:58qui dit qu'il n'y aura
09:59pas de police de vêtements,
10:00ce n'est pas pour tout de suite.
10:02Attendez un peu.
10:02Qu'est-ce que vous dites ?
10:03C'est effectivement
10:04vous faites un petit
10:04méa culpa en disant
10:05attendez,
10:05ils sont en train
10:06de se trouver
10:07la candidate
10:08et son futur
10:09premier ministre potentiel
10:10ou non non
10:11tout va bien
10:11c'est une invention
10:12des médias.
10:12Mais je veux vous dire
10:13ne vous inquiétez
10:14surtout pas pour nous.
10:16Moi je ne m'inquiète
10:16de rien.
10:16mais du coup que nos opposants
10:18non plus
10:19et les commentateurs
10:20ne s'inquiètent pas
10:21pour nous.
10:22Nous,
10:23nous avons au cœur
10:24de nos préoccupations
10:25précisément
10:26l'intérêt des Français.
10:27Donc là maintenant
10:27qu'on a parlé un petit peu
10:28de la forme
10:29que je vous ai dit
10:30ce que j'en pensais
10:31c'est-à-dire que comme en gros
10:32tout le monde jalouse
10:33la dynamique
10:35du Rassemblement National
10:36et bien maintenant
10:37je vais vous dire
10:38ce qui se passe sur le fond.
10:39Personne en France
10:40ne doute
10:41de notre détermination
10:43à lutter
10:44contre l'immigration.
10:45Nous ne sommes pas tombés
10:46sur la tête.
10:47Nous n'avons pas
10:47de double discours.
10:48Nous n'avons pas un discours
10:49qui est incohérent
10:50avec nos actes.
10:52Donc en matière
10:53de lutte contre l'immigration
10:54je le dis
10:55premièrement
10:56nous protégerons
10:57les frontières
10:58de la France
10:59précisément pour empêcher
11:00les arrivées clandestines
11:01sur notre territoire.
11:02Ensuite nous empêcherons
11:04les traversées
11:05de la Manche
11:05et si jamais
11:06Et les retours
11:07Madame Diaz ?
11:08Merci.
11:09Et si jamais
11:10il y avait des embarcations
11:11qui prenaient la mer
11:12et bien évidemment
11:13nous irions sauver
11:14les migrants
11:15parce que nous n'avons pas
11:16envie que des personnes
11:17se noient
11:17donc nous les ramènerons
11:19pas pour les installer
11:20en France
11:20pas pour leur donner
11:22des allocations
11:22comme ont fait
11:23tous nos adversaires politiques
11:24nous les ramènerons
11:25en France
11:25pour les placer
11:25en détention
11:26en prévision
11:27de leur expulsion
11:28c'est quand même
11:29pas très compliqué
11:30à comprendre
11:31c'est juste
11:31ce que le Rassemblement
11:32National propose
11:33depuis des années.
11:34Jean Gued
11:35je vous entendais
11:36dire au début
11:37des profils
11:37j'ai peur pour les Français
11:39pourquoi ?
11:39Parce que
11:40Madame Diaz nous dit
11:41ne vous inquiétez pas
11:42pour nous
11:43mais moi je ne m'inquiète pas
11:44pour le RN
11:44je m'en fiche
11:46vous faites ce que vous avez à faire
11:47je le combats
11:48je m'inquiète pour les Français
11:49parce que
11:50vous êtes un parti
11:51qui prétend gouverner
11:52et on l'a vu
11:53avec les quatre infographies
11:54qui ont déroulé
11:55derrière nous
11:55sur des sujets
11:56absolument essentiels
11:57il y a au mieux
11:58une cacophonie
11:59ou au pire
12:00une forme de
12:01en même temps
12:02vous savez
12:02le en même temps
12:03dont on a beaucoup dit
12:04qu'il avait d'une certaine manière
12:06tué la vie politique
12:07il y a un en même temps
12:08à l'intérieur du loupénisme
12:08c'est à dire
12:09on est capable de dire
12:10une chose
12:10et son contraire
12:11sur les retraites
12:12avec un discours
12:14allez on va dire
12:15plus social
12:16de Marine Le Pen
12:17même si on n'a pas bien compris
12:18et puis
12:19un Jordan Bardella
12:20qui se voyait déjà
12:21candidat à l'élection présidentielle
12:22et qui se disait
12:23je vais aller sur les terres
12:24de la droite libérale
12:26et qui venait
12:26avec des propositions
12:27de la retraite
12:28par capitalisation
12:29de l'allongement
12:29de la durée
12:30des annuités
12:32sur la question
12:34vous l'avez rappelé
12:34du voile
12:36où il y a
12:38l'ERN
12:38et moi je vous le dis
12:39la lecture que j'en ai eue
12:40de la sortie de Jean-Philippe Tanguy
12:41sur votre plateau ici
12:42c'est que la séquence
12:43sur les questions économiques
12:44après la rencontre du MEDEF
12:46a été très mauvaise
12:47pour le Rassemblement National
12:48et donc le RN s'est dit
12:49dans un petit conciliabule de com
12:51on va revenir à nos fondamentaux
12:53et donc rejetons
12:54enfin plutôt
12:55remettons sur la table
12:56vous ne prenez pas pour un psychologue
12:56je ne suis pas un psychologue
12:58vous réussissez pas
12:58je ne suis pas un psychologue
12:59je suis un
13:00un contradicteur politique
13:03qui essaye de disséquer
13:05la manière avec laquelle
13:06vous êtes en train de mettre
13:07dans le mur
13:07l'ensemble des français
13:09avec vos partis
13:10non non non
13:11moi je m'occupe de la France
13:12madame
13:13et le Rassemblement National
13:14je m'occupe de la France
13:16parce que j'aime ce pays
13:17et je me dis que
13:18quand je vois les propositions
13:19que vous défendez
13:20et la cacophonie
13:21et l'amateurisme
13:21avec lesquelles vous les mettez
13:22sur la table
13:22c'est l'illustration
13:23de ce qu'on avait déjà vu
13:24dans les précédents
13:25vous pouvez faire
13:27désamorcer
13:27mais là il y a un problème
13:28Edwige Diaz
13:29vous savez ce qu'on va faire
13:30on va regarder
13:30cette interview
13:31de Jordan Bardella
13:32et peut-être que dans
13:34quelques minutes
13:35vous nous direz
13:35c'est bon
13:35j'y vois beaucoup plus clair
13:36il n'y a plus de polémiques
13:37il n'y a plus rien
13:38on en reparle
13:39Milan Argelas
13:40donc du service politique
13:41de BFM TV
13:41face au président du RN
13:43c'est parti
13:45Bonsoir Jordan Bardella
13:46Bonsoir
13:47Nous sommes ici
13:47au forum économique
13:48de Tchernobio
13:49sur les rives
13:50du lac d'Ocombe
13:51où on vous voit
13:52multiplier les déplacements
13:53à l'étranger
13:53depuis ce début de campagne
13:55vous êtes candidat
13:56à Matignon
13:57l'étranger
13:58c'est censé être
13:59le domaine réservé
14:00du président
14:00ou de la présidente
14:01de la République
14:02pourquoi démarrer
14:03cette campagne
14:04par des déplacements
14:05internationaux
14:05Ce serait un peu
14:07réducteur
14:07de résumer
14:08le début
14:09de cette rentrée
14:10par le seul déplacement
14:12aujourd'hui
14:13j'ai fait ma rentrée
14:14il y a quelques jours
14:15à la foire de Chalon
14:16dans cette foire agricole
14:18au milieu de la France du travail
14:20où nous avons souhaité
14:22être aux côtés
14:23du monde agricole
14:24qui a vécu
14:25un été particulier
14:26particulièrement douloureux
14:28avec la sécheresse
14:29la canicule
14:30et j'ai été invité
14:31ici à Caume
14:33dans ce qui est
14:35un des plus importants
14:36forum économique italien
14:37pour parler du projet
14:39que nous portons
14:39avec Marine Le Pen
14:41il nous faut convaincre
14:42les français
14:43de voter pour nous
14:44mais je crois
14:45que c'est important
14:46de porter ce message
14:47aussi
14:48je le fais
14:49comme député européen
14:50chaque jour
14:51mais de porter ce message
14:52à nos partenaires européens
14:54du projet que nous portons
14:55avec Marine
14:55et des mesures
14:56notamment sur le plan économique
14:58que notre gouvernement
14:59mettra en oeuvre
15:00si les français
15:00nous accordent leur confiance
15:01dans quelques jours
15:02et puis parce qu'au fond
15:03tout le monde regarde la France
15:04et nous avons conscience
15:06qu'un changement de politique
15:07en France
15:07aura des conséquences
15:09partout en Europe
15:09je le disais
15:10donc aujourd'hui
15:11vous êtes en Italie
15:12hier vous étiez
15:13au Royaume-Uni
15:14on a besoin de comprendre
15:15Jordan Bardella
15:16précisément
15:17ce protocole d'accord
15:18qui a été signé
15:19avec Nigel Farage
15:20protocole d'accord
15:21qui stipule
15:22que les migrants
15:23interceptés dans la Manche
15:24seraient renvoyés
15:25vers les côtes françaises
15:26vous avez signé
15:27ce protocole d'accord
15:28concrètement
15:29on a envie de comprendre
15:30est-ce que si le Rassemblement National
15:32arrive au pouvoir
15:33les migrants
15:33interceptés dans la Manche
15:34seront renvoyés
15:35vers les côtes françaises
15:36non
15:36parce qu'il n'y aura plus
15:38de migrants
15:39qui traverseront la Manche
15:41d'abord
15:43cet accord de coopération
15:44qui a été signé
15:46avec Nigel Farage
15:48l'a été sur la base
15:49de la conscience commune
15:50que l'immigration
15:51fait partie
15:52des défis majeurs
15:53qui se posent
15:53aux sociétés européennes
15:54notre parti
15:55est en tête
15:56des élections
15:57en France
15:57pour l'instant
15:58et le parti de Nigel Farage
15:59est en tête
15:59des intentions de vote
16:00au Royaume-Uni
16:01et donc il est peut-être
16:02le prochain Premier ministre britannique
16:03et à deux
16:04nous avons souhaité
16:05approfondir notre coopération
16:07pour d'ores et déjà
16:08réfléchir
16:09à la façon
16:10de mettre fin
16:11à l'immigration
16:13illégale
16:13et à ce qui est devenu
16:16c'est-à-dire
16:16la Manche
16:17aujourd'hui
16:18un cimetière
16:19et une véritable passoire
16:20où des malheureux
16:22tentent la traverser
16:23au risque de leur vie
16:24avec l'espoir
16:25de trouver en Grande-Bretagne
16:26des bénéfices
16:27à cette traversée
16:28donc moi ce que je dis
16:30est très simple
16:31si demain la France
16:32gouvernée par le Rassemblement National
16:33met en place
16:35une politique dissuasive
16:36d'immigration
16:36il n'y aura plus
16:37de campements de fortune
16:39qui s'installent
16:40depuis des années
16:41dans le Pas-de-Calais
16:43et qui rendent
16:44la vie insoutenable
16:45des habitants
16:45de Calais
16:46et des alentours
16:47l'immigration
16:47est une priorité absolue
16:50contrôle en tout cas
16:51de l'immigration
16:51est une priorité absolue
16:52et c'est ce que nous avons
16:53voulu réaffirmer
16:54dans cet accord
16:56extrêmement important
16:57que nous mettrons en oeuvre
16:58nos deux pays
16:59ont le droit
16:59de protéger leurs frontières
17:00et ont le droit
17:01de travailler ensemble
17:02à l'arrêt
17:03de l'immigration clandestine
17:04on voit bien
17:05vous avez été pris pour cible
17:06sur ce sujet
17:06par des candidats
17:07du bloc central
17:08Edouard Philippe
17:08Gabriel Attal
17:09par exemple
17:10vous vous seriez sûrement
17:11offusqué
17:12s'ils avaient signé
17:12cet accord
17:14avec justement
17:14ces termes
17:15de renvoyer
17:16les migrants
17:16interceptés dans la Manche
17:17vers les côtes français
17:18mais ils ont
17:19d'abord
17:20le protocole
17:21ne prévoit pas
17:23que nous laissions
17:24traverser des migrants
17:25et que ces migrants
17:26soient déboutés
17:28ou repoussés
17:29sur les côtes françaises
17:30ce protocole
17:32prévoit l'arrêt
17:32de l'immigration clandestine
17:34en France
17:34et donc la présence
17:35de campements illégaux
17:36à Calais
17:37avec derrière
17:37les tentatives
17:38de traverser dans la Manche
17:39où nous réaffirmons
17:41Oui mais
17:43d'abord qu'on soit
17:44critiqué
17:45lorsqu'on est
17:46dans la position
17:46dans laquelle nous sommes
17:47aujourd'hui
17:47c'est à dire
17:48en tête des sondages
17:48c'est parfaitement normal
17:50mais
17:50M. Philippe
17:51et M. Attal
17:52devraient avoir
17:53un peu de décence
17:54parce que depuis
17:5510 ans
17:55ils ont accueilli
17:56500 000 personnes
17:58de manière légale
17:59et 900 000 clandestins
18:00sur le sol français
18:01ils n'ont aucune
18:02leçon
18:04de gestion
18:05de l'immigration
18:05à nous donner
18:06nous sommes ceux
18:07qui avons alerté
18:07les français
18:08nous sommes ceux
18:09qui posons les solutions
18:10et nous sommes ceux
18:10qui demain
18:11auront la fermeté
18:12de répondre
18:13à ce qui est
18:14aujourd'hui
18:14l'un des plus grands
18:15défis
18:15pour nos pays
18:17et je m'étonne
18:18que M. Philippe
18:18et M. Attal
18:19qui ont été
18:19des immigrationnistes
18:20forcenés depuis 10 ans
18:21se soucient maintenant
18:23de l'identité
18:23du peuple français
18:24de la sécurité
18:25des habitants
18:26du Pas-de-Calais
18:27et se soucient
18:28du phénomène migratoire
18:29je trouve ça
18:30profondément indécent
18:32Est-ce que plus largement
18:33s'afficher
18:34avec Nigel Farage
18:35qui est la figure
18:36du Brexit
18:37au Royaume-Uni
18:38c'est dans l'intérêt
18:39du Rassemblement National
18:40vous qui ne prenez plus
18:41le Frexit
18:42Non mais
18:43le Brexit
18:44n'est pas le sujet
18:45le Brexit a eu lieu
18:46il y a 10 ans
18:46et Nigel Farage
18:48est aujourd'hui
18:49il s'est toujours battu
18:50pour l'indépendance
18:51et la liberté
18:51de son pays
18:52mais Nigel Farage
18:53est aujourd'hui
18:54en tête des intentions
18:55de vote
18:56et il est peut-être
18:57et probablement
18:58je le crois
18:58le prochain Premier ministre
19:00britannique
19:00par conséquent
19:01il est parfaitement normal
19:02qu'un parti comme le nôtre
19:04qui envisage
19:05de présider
19:06et de gouverner la France
19:07puisse développer
19:08des alliances
19:08je suis ici
19:10en Italie
19:11où le centre droit
19:12autour de Georgia Meloni
19:14gouverne le pays
19:15depuis 2022
19:15et c'est un pays
19:16qui se porte beaucoup mieux
19:18qui a renoué
19:18avec la stabilité
19:19et on doit bien
19:21se rendre compte
19:22que l'espérance
19:23que nous représentons
19:24en France
19:24et cette aspiration
19:25au changement
19:26elle n'est pas seulement
19:27le fait de la France
19:29elle est en train
19:29de s'imposer
19:30dans beaucoup de démocraties
19:31et je dis aux Français
19:32le plus grand danger
19:33dans cette élection présidentielle
19:35n'est pas de changer
19:38c'est de continuer comme avant
19:40je reviens là-dessus rapidement
19:41Éric Zemmour
19:41qui est lui-même
19:42dans votre camp
19:42dans le camp national
19:44qui vous critique
19:44qu'est-ce que ça vous inspire
19:46qui vous critique
19:46sur ce sujet
19:47des migrants
19:47et du Royaume-Uni
19:50écoutez
19:50plus
19:52Éric Zemmour
19:53et le parti reconquête
19:55nous critique
19:55mieux on se porte
19:58Un mot sur l'Ukraine
19:59également
20:00Éric Zemmour
20:01fera très certainement
20:02dans les prochains jours
20:04connaître
20:04ces mesures
20:05et puis les Français
20:06trancheront
20:07dans le cadre
20:07de l'élection présidentielle
20:08c'est ça le débat démocratique
20:09Sur l'Ukraine
20:10donc autre sujet
20:11qui a fait parler
20:12ces derniers jours
20:13Louis Alliot
20:13vice-président
20:14du Rassemblement national
20:15a assuré
20:16sur notre antenne
20:16sur BFM TV
20:17qu'en cas d'élection
20:18de Marine Le Pen
20:19le robinet serait coupé
20:22pour l'Ukraine
20:23concrètement
20:24vous au pouvoir
20:24est-ce que vous coupez
20:25le robinet à l'Ukraine
20:26D'abord nous avons toujours
20:27soutenu l'Ukraine
20:28et condamné l'invasion
20:29de ce pays
20:30par la Russie
20:31et nous avons toujours
20:32indiqué qu'en cas de victoire
20:33la France serait fidèle
20:35au soutien
20:36qu'elle porte
20:37à l'Ukraine
20:38et à la nécessité urgente
20:40non pas de continuer
20:41d'alimenter la guerre
20:42et de financer
20:42un effort de guerre
20:43sans garantie
20:44ni sans fin
20:44mais de mettre
20:46d'abord les nations
20:47occidentales
20:47autour de la table
20:48pour porter
20:49une position commune
20:51devant le président Poutine
20:53et surtout
20:54pour faire taire les armes
20:55la priorité
20:55doit être
20:57le cessez-le-feu
20:58et doit être
20:58de trouver
20:59des garanties de sécurité
21:00qui permettront
21:01demain à l'Ukraine
21:01d'asseoir sa souveraineté
21:03et d'asseoir sa sécurité
21:04mais d'abord
21:06j'assume cette position
21:08nous avons voté
21:09vous assumez la position
21:10de Louis Alliot
21:10contre
21:11je vais y venir
21:12nous avons voté contre
21:13la dernière aide financière
21:15à l'Ukraine
21:15qui a été déboursée
21:16par l'Europe
21:19comment est-ce que
21:20dans la période
21:21de crise
21:22que nous connaissons
21:22dans la période
21:23d'endettement majeur
21:24on peut continuer
21:26d'accorder de l'argent
21:27sans aucune garantie
21:29que nous n'avons pas
21:30et qu'il n'y a plus
21:31dans les caisses
21:31des français
21:32il serait profondément
21:33irresponsable
21:33de continuer
21:36à octroyer de l'argent
21:37à des états étrangers
21:38sans aucune garantie
21:39je veux dire
21:40les américains ont au moins
21:41eu la finesse d'esprit
21:42de garantir leur soutien
21:43à l'Ukraine
21:44par l'exploitation
21:45des terres rares
21:46pour gager une contrepartie
21:48à ce qui apparaît
21:49comme un soutien
21:50à un pays
21:51qui doit évidemment
21:51arriver dans les meilleures conditions possibles
21:53dans le cadre des négociations
21:54mais je vais vous dire
21:55le meilleur service
21:57qu'on peut rendre
21:57au moment où on se parle
21:59au peuple ukrainien
22:01et à la résistance ukrainienne
22:02c'est de mettre fin
22:05aux tensions
22:06autour du détroit d'Hormuz
22:07parce que ce qui est en train
22:08de se passer
22:08dans le détroit d'Hormuz
22:09renchérit de manière spectaculaire
22:11les rentrées de cash
22:12de la Russie
22:13par les exportations
22:13de pétrole
22:14et affaiblit
22:15par la même occasion
22:17le statut de l'Ukraine
22:18donc nous soutenons
22:19le peuple ukrainien
22:21qui résiste
22:21la France sera fidèle
22:22à ses engagements
22:23mais la France prendra demain
22:24si nous arrivons
22:25à la tête du pays
22:26une initiative
22:26non plus seulement financière
22:29sur de l'argent
22:29que nous n'avons pas
22:30mais diplomatique
22:31pour faire taire les armes
22:32et pour faire taire
22:33un conflit
22:33qui dure depuis 2022
22:34et qui a fait déjà
22:36des dizaines de milliers
22:37de morts
22:38et des centaines
22:38de milliers de victimes
22:39toujours sur l'Ukraine
22:40pour terminer justement
22:41sur ce sujet
22:42Raphaël Glucksmann
22:43candidat lui
22:44à l'élection présidentielle
22:46d'abord à la primaire socialiste
22:48dit ce matin
22:48le rassemblement national
22:49c'est le parti
22:50de la soumission
22:51à Vladimir Poutine
22:52est-ce qu'il y a toujours
22:53des doutes
22:55est-ce que la ligne du RN
22:56est toujours aussi peu claire
22:58sur la Russie
22:58concrètement
22:59qu'est-ce que vous répondez à ça
23:00l'élection présidentielle
23:01va aussi être l'occasion
23:03de faire la lumière
23:04sur le passé
23:04de monsieur Glucksmann
23:05et sur les gouvernements
23:07étrangers
23:07pour lesquels
23:08il a travaillé
23:11en Europe de l'Est
23:12qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
23:13que l'élection présidentielle
23:15est un moment de vérité
23:16que c'est d'abord
23:16une question d'incarnation
23:17et que nous ferons aussi
23:20enfin le débat public
23:20fera aussi la lumière
23:21sur les engagements passés
23:22de Raphaël Glucksmann
23:24au service
23:24d'un certain nombre
23:25de chefs d'État étrangers
23:27dont il a bénéficié
23:29de l'argent
23:30contre des prestations
23:31qu'il a fournies
23:32à ses États
23:35Raphaël Glucksmann
23:36a le droit
23:36de défendre
23:37cette position
23:37sur l'Ukraine
23:38il la défendra
23:39dans le cadre
23:39de la campagne présidentielle
23:41et les Français
23:41trancheront
23:42Un dernier mot
23:43Jordan Bardella
23:43on voulait aussi
23:44vous faire réagir
23:45sur ces informations
23:46du journal Libération
23:47qui fait état
23:48de tensions
23:48entre vous
23:49et Marine Le Pen
23:50vous auriez même
23:51claqué la porte
23:52quitté une réunion
23:52politique
23:53du Rassemblement National
23:55quand Marine Le Pen
23:55aurait évoqué
23:56sa volonté
23:57de vouloir mettre
23:58en avant Marion Maréchal
23:59d'abord
23:59est-ce que vous confirmez
24:00ces informations ?
24:01Alors je vous invite
24:02à ne pas écouter
24:04ni reprendre
24:06tout ce qui peut être dit
24:07ou écrit
24:08par le journal Libération
24:10qui mentionne
24:11d'abord des propos
24:12que je n'ai pas tenus
24:14Vous auriez dit
24:14c'est elle ou moi ?
24:15Oui je n'ai jamais
24:17dit cela
24:17mais si vous voulez
24:19quand on a des désaccords
24:21on a pour habitude
24:22d'en discuter entre nous
24:24donc je ne commenterai pas
24:27ces bruits de couloir
24:28et ce que je peux vous dire
24:30c'est qu'il y a
24:31avec Marine Le Pen
24:32une affinité politique
24:33et personnelle
24:35indéfectible
24:35donc je vous le dis
24:36et je continuerai
24:37de vous le dire
24:37tout au long de la campagne
24:38si certains attendent
24:40de ma part
24:40que je sois déloyal
24:42à Marine Le Pen
24:43qui porte sur ses épaules
24:44les espoirs du peuple français
24:45et le destin de la France
24:46alors c'est très mal
24:48me connaître
24:48et c'est très mal connaître
24:49le sentiment qui me domine
24:51à savoir que la France
24:52est en danger
24:52et que nous avons
24:53une occasion inédite
24:54et historique
24:55de la sauver
24:55Est-ce que votre envie
24:56dans cette campagne
24:57ça va être aussi
24:57de vouloir peser
24:59encore plus sur la ligne
25:00du rassemblement national
25:01en vous disant
25:02que vous êtes peut-être
25:02plus qu'un simple numéro 2
25:04plus qu'un simple numéro 2
25:05Non mais je vais faire
25:06mon travail
25:07et je vais honorer
25:08l'engagement que j'ai pris
25:09auprès de Marine Le Pen
25:11parce que je n'ai qu'une parole
25:13et que ma loyauté
25:14va à notre pays
25:15qui est dans une situation
25:16difficile
25:17et pour le bien
25:18de notre pays
25:19et pour le bien
25:20des français
25:21Marine Le Pen
25:21doit être élue
25:22présidente de la république
25:23donc je serai à mon poste
25:25je serai à mon rôle
25:26je vais continuer
25:27naturellement
25:28de porter les sujets
25:29sur lesquels je me suis
25:30toujours engagé
25:31Comme la retraite par exemple
25:32Mais de toute manière
25:33j'aurais tort
25:34c'est-à-dire que si
25:34vous constatez de ma part
25:36un ralentissement
25:37de la cadence
25:38vous direz que
25:39je fais défection
25:40et si
25:41j'enchaîne
25:42trois émissions de télé
25:43de suite
25:44sans que Marine Le Pen
25:45n'en ait fait une
25:46entre temps
25:46vous me direz
25:47que je me mets
25:48trop en avant
25:48Mais sur quel sujet
25:49vous allez imposer votre ligne
25:51Non mais je ne cherche pas
25:53à imposer telle ou telle ligne
25:54je cherche à ce que
25:55nous ayons le projet
25:57de redressement de la France
25:58le plus solide
25:59le plus construit
26:00et je vais continuer
26:01à le porter
26:02je vais continuer
26:03à m'impliquer
26:04sur la thématique économique
26:05parce qu'elle va être
26:05l'un des enjeux majeurs
26:07de cette campagne
26:08et les français
26:10dans cette campagne
26:11me trouveront
26:11du début de cette campagne
26:13jusqu'à la fin
26:14aux côtés
26:14de Marine Le Pen
26:16et parce qu'elle a toujours
26:18été mon premier soutien
26:19je serai toujours
26:20son premier soutien
26:20Merci beaucoup
26:21Merci à vous
26:22Voilà donc pour cet entretien
26:24de Milan Arjolas
26:25avec Jordan Bardella
26:26Jordan Bardella
26:26qui a tenté
26:27de déminer
26:28les trois polémiques
26:29du moment
26:29au RN
26:30ce pacte
26:31sur l'immigration
26:32signé hier
26:33avec Nigel Farage
26:35la question des aides
26:36à l'Ukraine
26:37couper ou non le robinet
26:38depuis les propos
26:39de Louis Alliot
26:39et puis
26:40son lien politique
26:41avec Marine Le Pen
26:42Et il dit ce soir
26:43qu'il soutient
26:44Marine Le Pen
26:45qu'il sera toujours là
26:46à ses côtés
26:47je serai à mon poste
26:48il affirme une nouvelle fois
26:49ce soir
26:50comme pour montrer
26:50qu'il n'y a pas de friture
26:51sur la ligne
26:51que tout va bien
26:52finalement au Rassemblement National
26:54et qu'on leur cherche
26:54des histoires
26:55si je puis dire
26:56en effet
26:57au début de l'intervention
26:58de cet entretien
26:59il est quand même
26:59assez largement revenu
27:00sur ce qui a fait polémique
27:01ces dernières heures
27:02et notamment
27:03ce protocole d'accord
27:04qui a été signé
27:06il l'assume
27:07Jordan Bardella
27:08il dit clairement
27:08ce protocole
27:10c'est un arrêt
27:11de l'immigration
27:12clandestine
27:13et donc
27:13il valide complètement
27:15ce qu'il a fait hier
27:16et il dit
27:17de toute façon
27:17on est en tête des sondages
27:19donc peu importe
27:20ce qu'on fera
27:20on sera critiqué
27:21aussi bien
27:22par les candidats
27:23du Bloc Central
27:24que par Eric Zemmour
27:25parce qu'il faut le dire
27:26Eric Zemmour a fait un message
27:27aujourd'hui
27:28sur les réseaux sociaux
27:29pour dire qu'il n'était pas d'accord
27:30avec Jordan Bardella
27:31et ça pour le coup
27:32c'est le tweet
27:33le message
27:33qu'on n'attendait pas
27:34vous nous disiez tout à l'heure
27:35Jérôme Guet
27:36je suis un peu inquiet
27:36pour la France
27:37du niveau d'impréparation
27:38de Jordan Bardella
27:39ça y est
27:40vous êtes rassuré là
27:41je vais être honnête
27:42avec vous
27:42loin de là
27:43je trouve qu'il y a
27:45à la fois de la fébrilité
27:46un peu masquée
27:47par une forme
27:48de certitude
27:51matinée
27:51d'un peu d'arrogance
27:53en disant
27:54tout va bien se passer
27:54et on maîtrise tout
27:56et moi je le dis
27:57et
27:58je suis comme lui
27:59le débat présidentiel
28:00il va permettre
28:01de lever le capot
28:01et de voir
28:02ceux qui tiennent la route
28:03et ceux qui tiennent pas la route
28:04là vous estimez
28:06que Jordan Bardella
28:06ne tient pas la route
28:07on est en train
28:07de découvrir
28:08non
28:09il tient pas la route
28:10on le savait depuis un moment
28:11enfin en tous les cas
28:13quand je dis
28:13de ne pas tenir la route
28:14on peut avoir des convictions
28:15dans le débat politique
28:17on peut les livrer
28:18mais là
28:19on est en train
28:20de nous enfumer
28:21parce qu'on a des dirigeants
28:22il y a un désaccord majeur
28:24Jordan Bardella
28:25sur les questions économiques
28:26est un
28:28libéral
28:29en matière économique
28:31alors que Marine Le Pen
28:33veut renouer
28:34avec une forme
28:36d'ambiguïté
28:36en disant
28:37nous sommes attentifs
28:38aux classes populaires
28:39quand Jordan Bardella
28:40nous dit
28:41parce que je ne veux pas
28:42laisser passer ça
28:43que le débat présidentiel
28:44va permettre
28:45de mettre à jour
28:46certaines situations
28:47en l'occurrence
28:47s'agissant de Raphaël Bixman
28:49j'ai envie de lui dire
28:50quand on monte au cocotier
28:52il faut être certain
28:53d'avoir le postérieur
28:54bien propre
28:54et je trouve
28:56fascinant
28:56de voir que le chef
28:57d'un parti
28:58qui vient d'être
28:58condamné lourdement
29:00pour des détournements
29:01de fonds publics
29:03dont la candidate
29:03est elle-même
29:04avec une épée de Damoclès
29:05je trouve assez fascinant
29:06qu'on ait totalement oublié
29:08qu'on a une candidate
29:08à l'élection présidentielle
29:09qui vient
29:10et qui potentiellement
29:10sera définitivement condamnée
29:12au lendemain de cette élection
29:13si jamais elle est élue
29:14et là
29:15on a quelqu'un
29:15qui nous explique
29:16qu'il va aller
29:17investiguer
29:18dans le passé diplomatique
29:19et dans les prises de position
29:21des uns et des autres
29:22là
29:22la différence
29:23on peut débattre
29:24de toutes les convictions
29:25de tous les candidats
29:26mais là
29:27Jordan Bardella
29:27son parti
29:28il a détourné
29:29de l'argent des français
29:30et
29:32il a lui-même
29:33contribué
29:34à faire
29:35du Rassemblement National
29:36un objet politique
29:38qui se nourrit
29:40sur la bête
29:40donc
29:40moi
29:41pas de problème
29:42on débat
29:42quand vous voulez
29:43sur le contenu
29:44des propositions
29:45du Rassemblement National
29:46et moi je vois
29:46qu'elles sont faibles
29:46Edwin Diaz
29:48je voudrais juste
29:50le cœur de la polémique
29:51il est né
29:51de la signature
29:52de ce protocole d'accord
29:53qui n'a aucune valeur
29:53aujourd'hui
29:54qui en aura une
29:55le jour où
29:55si ça arrive
29:56Jordan Bardella
29:57arrive à Matignon
29:57et Nigel Farage
29:58au 10 d'Angling Street
30:00je voudrais simplement
30:01parce qu'on essaie
30:03de s'attacher
30:03parfois un tout petit peu
30:04au fait
30:06réécouter ce qu'a dit
30:06précisément Nigel Farage
30:08hier
30:08et écouter ce que vient
30:10de nous dire
30:10Jordan Bardella
30:11sur ce point
30:11qu'est-ce qu'on fait
30:12des migrants
30:13qui passent
30:14de la France
30:15vers l'Angleterre
30:17le Royaume-Uni
30:19interceptera
30:20les bateaux
30:21partis des côtes françaises
30:22et qui seront rentrés
30:24dans les eaux
30:25territoriales britanniques
30:27et ramènera
30:29les personnes présentes
30:30à bord
30:30en France
30:32le protocole
30:33ne prévoit pas
30:34que nous laissions
30:36traverser des migrants
30:37et que ces migrants
30:38soient déboutés
30:40ou repoussés
30:41sur les côtes françaises
30:43j'essaie d'être précis
30:44Nigel Farage
30:44le Royaume-Uni
30:45interceptera les bateaux
30:46et ramènera
30:47les personnes présentes
30:48à bord
30:48en France
30:50Jordan Bardella
30:51à l'instant
30:51le protocole
30:52ne prévoit pas
30:53qu'il soit repoussé
30:54vers les côtes françaises
30:55on a vérifié
30:56le protocole
30:57est public
30:58il a été communiqué
30:59il y a quelques minutes
31:00ça figure bien dedans
31:01pourquoi est-ce qu'il ne dit pas
31:03je me suis un peu trompé
31:04j'avais pas tout lu
31:05etc
31:06et on passe à autre chose
31:08vous êtes en train de sous-entendre
31:09que Jordan Bardella
31:10est un imbécile
31:11ou qui ne sait pas lire
31:12ou qui comprend
31:12il y en a un des deux
31:14qui ne dit pas la vérité
31:14il y en a un des deux
31:15qui ne dit pas la vérité
31:16moi ce que je dis
31:18et c'est dans notre programme
31:19depuis toujours
31:20c'est que le Rassemblement National
31:22mènera une lutte intraitable
31:24contre l'immigration
31:25et en particulier
31:26l'immigration
31:27clandestine
31:28ce que les téléspectateurs
31:37aperçoivent là
31:38c'est le dernier article
31:39du protocole signé hier
31:40le Royaume-Uni
31:41interceptera les embarcations
31:42parties des côtes françaises
31:44et pénétrant
31:45dans les eaux territoriales britanniques
31:46et ramènera en France
31:47les personnes se trouvant à bord
31:49mais en fait
31:50il s'est fait rouler
31:51non mais pardon
31:52vous avez vu la tête
31:54de Jordan Bardella
31:54quand il entend Fared
31:55je me dis
31:56un peu surpris
31:57par ce qu'il entend
31:57non mais pardon
31:58je vais re-répéter
31:59au cas où
32:00vous n'ayez pas bien compris
32:02avec nous
32:03l'immigration illégale
32:05et bien trouvera
32:06une lutte sans merci
32:07et c'est vraiment
32:09ce qui nous différencie
32:10de nos opposants politiques
32:11vous voyez
32:12j'ai entendu que vous parliez
32:13d'Edouard Philippe
32:15Gabriel Attal etc
32:15bon
32:16depuis que les macronistes
32:18sont au pouvoir
32:18je vais quand même vous citer
32:19des chiffres
32:19ce sont
32:21280 000 clandestins
32:23qui ont été régularisés
32:24vous voyez
32:24moi je suis élu en Gironde
32:25c'est l'équivalent
32:26de la ville de Bordeaux
32:27c'est des OQTF
32:28qui ne sont absolument pas
32:30exécutés
32:31on a 4,5 millions
32:32de titres de séjour
32:34qui circulent
32:35l'année dernière
32:36ce sont 377 000
32:38premiers titres de séjour
32:39qui ont été délivrés
32:40donc forcément
32:41aujourd'hui
32:42qu'un certain nombre
32:43de migrants
32:44se retrouvent à Calais
32:45et qui veulent traverser
32:48la Méditerranée
32:49mais en fait
32:50une fois que nous aurons coupé
32:51les pompes aspirantes
32:52de l'immigration clandestine
32:53il n'y aura évidemment
32:55pas
32:55c'est notre souhait
32:56pas de bateaux
32:57qui traverseront
32:57et même si jamais
33:00il y en avait un peu
33:01et bien je l'ai dit
33:02nous ramènerons
33:03ces personnes
33:04sur le territoire
33:05pour les empêcher
33:06de se noyer
33:07en fait
33:07mais ces personnes là
33:09n'ont pas vocation
33:09à rester en France
33:11elles ont vocation
33:14à être pour le coup
33:15mises
33:16placées en détention
33:17pour ensuite
33:17être expulsées
33:18et ce protocole
33:19c'est exactement
33:20ce qu'il prévoit
33:20il prévoit
33:21la protection
33:22des frontières
33:23et la lutte
33:23contre l'immigration
33:24clandestine
33:25mais vous vous rendez compte
33:27qu'il y aura quasiment plus
33:28et si jamais c'était le cas
33:29et bien ces personnes
33:30seront expulsées
33:31c'est exactement
33:32ce que l'on propose
33:33depuis des années
33:33c'est normal
33:35on n'est pas au pouvoir
33:36parce qu'on est gouverné
33:37par des immigrationnistes
33:39vous voulez être au pouvoir
33:41mais pour passer
33:41par-dessus bord
33:42sans mauvais jeu de mots
33:43c'est un très mauvais jeu de mots
33:44quelques principes
33:45quand on voit
33:46le nombre de morts
33:46partout
33:47c'est un très mauvais jeu de mots
33:48oui oui
33:48mais précisément
33:49il y a régulièrement
33:51en effet des décès
33:52je n'oublie pas
33:53ce canoë
33:54qui s'était dégonflé
33:5527 morts
33:56il y a quelques années
33:57mais vous voulez vous asseoir
33:59sur quelques principes
34:00et on le voit d'ailleurs
34:01du droit
34:02de l'état de droit
34:03du droit de la mer
34:05du droit
34:06de la convention de Genève
34:07sur l'asile
34:07des accords du Touquet
34:09qui ont été passés
34:09entre la France
34:10et l'Angleterre
34:11où vous allez donc
34:13renoncer
34:14au point d'équilibre
34:15on peut dire
34:16c'est bien
34:16pas bien
34:17de ce que les accords
34:18de Touquet
34:18dont vous savez
34:20immanquablement
34:20qu'ils ont confié
34:22à la France
34:22en tous les cas
34:23sur le territoire français
34:24la frontière
34:25la frontière anglaise
34:27et c'est sur le territoire
34:28français
34:29que les anglais
34:30décident ou pas
34:30de l'entrée
34:31sur leur territoire
34:32en échange d'argent
34:33versé par les anglais
34:33à la France
34:34il y a des personnes
34:35qui sont là
34:35et qui rentrent
34:36légalement
34:37sur le territoire
34:39anglais
34:39à partir des décisions
34:40qui y sont prises
34:41donc vous voulez
34:43entretenir une illusion
34:44parce que depuis tout à l'heure
34:45vous nous dites
34:45mais quand on aura réussi
34:46notre politique fantastique
34:47d'immigration
34:48il n'y aura plus de personnes
34:49il n'y aura plus d'étrangers
34:51en situation irrégulière
34:52vous voulez faire croire
34:53aux français
34:54qu'il n'y aura plus de personnes
34:56en situation irrégulière
34:57ça n'existe pas
34:58vous savez
34:58les migrations
34:59elles existent
34:59vous allez mettre
35:00des barbelés
35:01vous allez mettre
35:01des murs
35:02vous allez mettre
35:02des bateaux
35:03autour de toute la France
35:04et vous allez dire
35:05y compris
35:05parce que dans les chiffres
35:07que vous disiez
35:07madame Diaz
35:08vous disiez
35:09regardez c'est scandaleux
35:10il y a eu des régularisations
35:12de personnes
35:12sans papier en France
35:14les 280 000
35:15que vous mentionnez
35:16vous savez qui
35:17demande ces régularisations
35:18ce sont les entreprises
35:20françaises
35:20qui appuient
35:22les dossiers
35:22de ceux qui travaillent
35:24dans l'agriculture
35:25de ceux qui travaillent
35:26dans le BTP
35:27de ceux qui travaillent
35:28dans la restauration
35:29sans lesquelles
35:30l'admission exceptionnelle
35:31au séjour
35:32n'aurait pas lieu
35:33Monsieur Gage
35:34si vous êtes résigné
35:35et que vous estimez
35:37qu'on ne peut rien changer
35:38et que tout ce que l'on subit
35:39est le fruit d'une fatalité
35:40Monsieur Gage
35:41ne vous présentez pas
35:42aux élections
35:42dans ce cas là
35:43faites autre chose
35:44faites commentateurs
35:45mais en tout cas
35:46vous savez nous
35:46je le dis
35:47au Rassemblement National
35:48nous nous présentons
35:49aux élections
35:49précisément pour opérer
35:50une rupture
35:51avec ce que vous
35:53socialistes
35:53vous avez mis en place
35:54quand vous étiez au pouvoir
35:55une rupture
35:56avec ce que les macronistes
35:58font subir aux français
35:59depuis des années
36:00donc je le dis
36:00nous nous présentons
36:01aux élections
36:02pour changer les choses
36:03l'alternance
36:04la rupture
36:05et pas la fatalité
36:06pas la résignation
36:06vous parlez de rupture
36:07pardon Jean-Biet
36:08vous parlez de rupture
36:08moi je voudrais savoir
36:09s'il y aura une rupture
36:10sur le sujet de l'Ukraine
36:12après les propos
36:13de Louis Alliot
36:14il y a quelques jours
36:15sur ce même plateau
36:15Louis Alliot
36:16qui est vice-président
36:17comme vous
36:17du Rassemblement National
36:18et qui a dit
36:18si nous arrivons au pouvoir
36:20on ferme le robinet
36:22des aides
36:23ça a provoqué
36:24un petit flottement
36:25me semble-t-il
36:26au Rassemblement National
36:27on a entendu
36:28plusieurs responsables
36:29se prononcer
36:30sur ce point
36:31est-ce qu'on ferme
36:31le robinet ou pas
36:32voilà ce que dit
36:33encore une fois
36:33ce soir Jordan Bardella
36:35vous allez me dire
36:36tous autour de cette table
36:36si vous y voyez
36:37plus clair ou pas
36:38juste après
36:39nous avons toujours soutenu
36:41l'Ukraine
36:42et condamné l'invasion
36:43de ce pays
36:43par la Russie
36:44et nous avons toujours
36:45indiqué qu'en cas de victoire
36:46la France serait fidèle
36:48au soutien
36:49qu'elle porte
36:51à l'Ukraine
36:51et à la nécessité urgente
36:53non pas de continuer
36:54d'alimenter la guerre
36:55et de financer un effort de guerre
36:57sans garantie
36:57ni sans fin
36:58mais de mettre
36:59d'abord les nations occidentales
37:01autour de la table
37:02pour porter une position commune
37:05devant le président Poutine
37:06et surtout pour faire taire les armes
37:08la priorité
37:09doit être
37:10le cessez-le-feu
37:11nous avons voté contre
37:12la dernière aide financière
37:14à l'Ukraine
37:15qui a été déboursée
37:16par l'Europe
37:19comment est-ce que
37:19dans la période
37:20de crise
37:21que nous connaissons
37:22dans la période
37:23d'endettement majeur
37:24on peut continuer
37:25d'accorder de l'argent
37:27sans aucune garantie
37:28que nous n'avons pas
37:29et qu'il n'y a plus
37:30dans les caisses
37:30des français
37:31il serait profondément
37:32irresponsable
37:33de continuer
37:35à octroyer
37:36de l'argent
37:36à des états
37:37étrangers
37:38sans aucune garantie
37:39la France sera fidèle
37:41au soutien
37:41mais il serait irresponsable
37:42de continuer à verser
37:43autant qu'on verse
37:44aujourd'hui
37:45c'est ça
37:46fermeture du robinet
37:47ou pas
37:48pour poursuivre
37:49la métaphore de Louis Alliot
37:50c'est ce que laisse entendre
37:52Jordan Bardella
37:52après Louis Alliot
37:53ce qui est intéressant
37:54c'est ce que dit
37:55Jordan Bardella
37:55sur la position
37:56d'aller discuter
37:58c'est exactement
37:59la position de Donald Trump
38:00l'année dernière
38:00presque il y a un an
38:01au moment du sommet
38:02d'Ankorej
38:02qui a été un fiasco
38:03Donald Trump lui-même
38:04est revenu sur cette position
38:05et aujourd'hui
38:06ne veut plus de ça
38:07il n'en parle plus
38:08et il a abandonné
38:09cette position
38:10et c'est l'Europe
38:10qui aujourd'hui soutient
38:12et sans doute
38:12sauve l'Ukraine
38:14face à l'offensive
38:15très forte
38:16qu'il y a actuellement
38:17de la Russie
38:18qui ne se passe pas
38:19très très bien
38:19sans rentrer dans les détails
38:21je laisse ça
38:21à nos camarades
38:23éditorialistes
38:24géopolitiques ici
38:25donc pour
38:26ça clarifie la situation
38:27ça sert à ça aussi
38:28les campagnes
38:29et le dossier ukrainien
38:31sera important
38:32en termes de positionnement politique
38:34de chacun des candidats
38:36et là je trouve que
38:37Jordan Bardella
38:38après Louis Alliot
38:40avance vers cette position
38:42on verra ce que dira
38:43Marine Le Pen
38:43quand elle sera interrogée
38:45plus au fond des choses
38:46sur ce dossier déterminant
38:48la position du RN
38:49elle est claire
38:49maintenant sur ce point
38:50Edvige Diaz
38:50c'est le robinet des aides
38:54à l'Ukraine
38:55côté français
38:55c'est fini
38:56mais en plus
38:57vous avez extrait
38:58qu'un tout petit passage
38:58de Louis Alliot
39:00non non
39:01mais c'est vrai
39:03je veux dire
39:04vous avez oublié
39:05de préciser
39:06que Louis Alliot
39:07fait partie
39:07des rares maires
39:08en France
39:08qui dès le début
39:11de l'invasion
39:12de l'Ukraine
39:13par la Russie
39:14que nous avons condamné
39:15et bien
39:16il a affrété des bus
39:17pour aller récupérer
39:18en Pologne
39:19des ukrainiennes
39:20300
39:20qu'il a ramené
39:22à Perpignan
39:22et ces personnes
39:23vivent toujours
39:24à Perpignan
39:25aujourd'hui
39:26donc ça
39:26ça aurait pu quand même
39:27être rappelé
39:27la ligne du RN
39:28sur l'Ukraine
39:28c'est quoi ?
39:29sur l'aide à l'Ukraine
39:30du coup je vais le dire
39:31c'est la même
39:32depuis 4 années
39:33donc je pense
39:34qu'on a tous
39:34eu l'occasion au RN
39:36de venir s'exprimer
39:37sur vos plateaux
39:38donc premièrement
39:40condamnation
39:40de l'agression
39:42russe
39:43ensuite
39:44et bien
39:45solidarité
39:46humanitaire
39:46à l'égard
39:48du peuple russe
39:48ce qu'a fait
39:49Louis Alliot
39:50ensuite nous resterons
39:51fidèles aux engagements
39:52qui ont été pris
39:53parce qu'il s'agit
39:54de la crédibilité
39:55de la France
39:56donc nous n'allons pas
39:56si nous arrivons au pouvoir
39:58détricoter
39:59ce que la France
40:00a signé
40:01et ensuite nous le disons
40:02oui il y a eu
40:03trop de morts
40:03dans cette guerre
40:05c'est la raison pour laquelle
40:05nous voulons
40:06entreprendre une démarche
40:08diplomatique
40:08Marine Le Pen
40:09l'a indiqué
40:09elle veut lancer
40:11une grande conférence
40:12sur la paix
40:13précisément
40:13pour remettre les acteurs
40:14autour de la table
40:15et enfin
40:16dernier point
40:16aujourd'hui
40:17nous n'avons plus
40:18les moyens
40:19de verser davantage
40:20d'argent
40:21d'autant plus
40:22qu'il n'y a pas
40:22de garantie
40:23sur le sujet
40:24pardon
40:24pas davantage
40:25non mais
40:25écoutez
40:27là aujourd'hui
40:28on a quand même
40:28beaucoup dépensé
40:29et je voudrais peut-être
40:31aussi qu'on demande
40:31aux français
40:32leur avis sur le sujet
40:33mais on passe notre temps
40:34nos opposants politiques
40:35passent leur temps
40:36à nous dire
40:36qu'il n'y a plus d'argent
40:37et là on va trouver
40:38comme par magie
40:39des milliards d'euros
40:40mais à un moment donné
40:41c'est la France
40:42qui sera affaiblée
40:43donc c'est la Russie
40:43qui sera renforcée
40:45et nous allons perdre
40:45cette crédibilité
40:46parce qu'à un moment donné
40:48nos créanciers nous diront
40:49vous ne pouvez plus
40:49prêter de l'argent
40:50que précisément
40:51vous n'avez pas
40:52et donc nous nous tenons
40:53ce discours de vérité
40:54aux français
40:54il est tabou le débat
40:55sur l'aide de la France
40:57à l'Ukraine
40:57Madame Diaz
40:58dans un magnifique lapsus
40:59à l'instant
40:59vous venez de parler
41:01de la solidarité
41:01avec le peuple russe
41:03et je vais vous dire une chose
41:04en fermant le robinet
41:05de l'aide à l'Ukraine
41:07vous êtes solidaire
41:08avec Vladimir Poutine
41:09vous donnez crédit
41:11à la position
41:11qui a été la sienne
41:12d'occuper un territoire voisin
41:14de violer l'intégrité
41:15d'un pays
41:16de menacer
41:17l'Europe
41:18toute entière
41:19et le soutien
41:22militaire
41:23et financier
41:24que l'Europe
41:24et la France
41:25et j'en suis fier
41:26apportent aux Ukrainiens
41:28c'est la condition
41:29de la sécurité
41:30de l'ensemble de l'Europe
41:31et donc des français
41:32et donc
41:33en envoyant ce signal désastreux
41:35de dire qu'un parti
41:36qui prétend gouverner
41:37la France
41:38est prêt
41:38à renoncer
41:40au financement
41:40à l'aide militaire
41:41au crédit financier
41:42au soutien moral
41:44que nous devons apporter
41:45à Vladimir Zelensky
41:46et à l'ensemble
41:47du peuple ukrainien
41:49mais attendez
41:50quand vous dites
41:50que vous êtes prêt
41:51quand vous dites
41:51on n'a plus d'argent
41:52quand vous dites
41:53on n'a plus d'argent
41:54mais vous croyez
41:54qu'on a de l'argent
41:54mais vous sentez
41:55tout l'argent
41:55il n'y a pas d'argent magique
41:56vous savez
41:57mais évidemment
41:57donc ça veut dire quoi
41:58on arrête tout
41:59ça veut dire
42:00on arrête la défense
42:01on arrête la diplomatie
42:03tout ça c'est un coût
42:04mais c'est le coût
42:04de notre indépendance
42:05c'est le coût
42:06de notre intégrité
42:07c'est le coût
42:08de notre sécurité
42:08et là
42:09vous vous couchez
42:10devant les russes
42:11en envoyant ce signal
42:12désastreux
42:13à cet instant
42:14qui consiste à dire
42:15mais attendez
42:16vous vous êtes réfugié
42:18derrière la solidarité
42:19avec les ukrainiens
42:20qui ont pu être accueillis
42:21dans telle ou telle ville
42:22nous l'avons fait
42:22mais pas dans une approche
42:23compassionnelle
42:24dans une approche
42:25de solidarité
42:27avec un voisin européen
42:28qui a été menacé
42:28et parce que nous considérons
42:30que nous sommes menacés
42:32vous savez
42:32je vais vous dire
42:32j'étais il y a quelques semaines
42:33en Estonie
42:34en Estonie
42:35et en Finlande
42:36à Tapa
42:37là où il y a 700 militaires français
42:38de l'opération Lynx
42:39avec les autres forces de l'OTAN
42:40qui se préparent
42:41à une agression
42:42de type hybride
42:43qui viendra
42:44dans les mois
42:44et les années à venir
42:45tout le monde le sait
42:46les russes vont venir
42:47tester la solidarité
42:48de l'OTAN
42:49la solidarité
42:50de l'Union Européenne
42:50et vous
42:51vous avez
42:51une figure
42:53et une candidate
42:54à l'élection présidentielle
42:55qui est prête à dire
42:55à cette menace russe
42:57et à Vladimir Poutine
42:57vous savez nous
42:58on ne va pas être solidaires
42:59de ceux qui sont menacés
43:01c'est exactement ce que vous faites
43:02et ça
43:03c'est une trahison
43:04à l'identité
43:05et au message
43:06que la France doit poser
43:06sur la scène internationale
43:07je vous laisse répondre évidemment
43:08non mais je n'ai rien à répondre
43:10à quelqu'un
43:10qui ne veut pas voir la vérité
43:11à quelqu'un qui ne m'écoute pas
43:14et surtout
43:14qui est enfermé
43:16dans une mauvaise foi
43:19absolument inouïe
43:19qui me prétend un lapsus
43:21écoutez peut-être
43:21que la langue peut fourger
43:22je n'en sais rien
43:23mais ça ne vous est jamais arrivé
43:24vous peut-être
43:24non mais ça dit des choses
43:25je l'ai raté aussi
43:26je ne l'ai pas entendu non plus
43:28ce qui ne veut pas dire
43:29qu'il n'a pas existé
43:29bon enfin en tout cas
43:31je l'ai rappelé
43:32notre position
43:32elle est très claire
43:33elle est constante
43:34elle est cohérente
43:35et ceci depuis le début
43:37et c'est certainement pour ça
43:38que nous sommes en intention de vote
43:39de l'élection présidentielle
43:41ce qui n'est pas du tout votre cas
43:42merci beaucoup
43:43merci à vous
43:44monsieur Gage
43:44merci Bruno Jeudy
43:45merci Hugo
43:46et merci à vous
43:47madame Diaz
43:48merci à vous
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