00:00La suite du procès des assassins présumé de Federico Aramburu, l'ex-rugbyman tué par balle en plein Paris, c
00:06'était il y a 4 ans.
00:07Deux militants de l'ultra-droite sont sur le banc des accusés.
00:10Mélanie Bertrand, vous suivez ce procès pour nous.
00:12Et aujourd'hui, la mère de Federico Aramburu a témoigné, pleine d'émotion évidemment.
00:20Exactement, Marie-Cécilia Aramburu, c'est son nom.
00:23Une femme toute de noir vêtue, très élégante, qui s'avance à la barre dans la cour d'assises
00:27et qui est venue livrer devant la cour sa tristesse et sa colère.
00:31Fede, c'est le surnom qu'avait son fils Federico.
00:34Fede, dit-elle, il a été tué trois fois par la haine, par les armes à feu et par l
00:38'impunité.
00:39Parce que cette mère en est convaincue, les assassins de son fils n'auraient pas dû être en liberté ce
00:44petit matin du 19 mars 2022.
00:46Ils étaient mis en examen dans une affaire de violence précédente.
00:50Ils étaient sous contrôle judiciaire et donc pour elle, il n'aurait pas dû être dehors.
00:54Elle raconte ce qu'elle appelle sa double peine, la douleur indescriptible d'avoir perdu son fils.
00:59S'ajouter au fait de savoir que cela aurait pu être évité.
01:02Quand on lui demande ce qu'elle attend du procès, elle explique que pour elle, ce sont deux criminels
01:06qui n'ont pas une once d'humanité et qui doivent rester en prison tant qu'ils représentent une menace.
01:11Pendant toute son audition, les deux hommes ont gardé les yeux rivés vers le sol dans leur box.
01:15Un petit mot pour terminer du témoignage poignant qu'est venu livrer Thomas Lièvre-Mont à la barre.
01:20Le joueur de rugby, ami de 20 ans de Federico Arambourou, la voix brisée par l'émotion.
01:25Il est venu raconter que depuis la mort d'Arambourou, la vie n'est plus tout à fait la même,
01:30dit-il, refoulant des sanglots.
01:32Fede, c'était mon frère. Aujourd'hui, je vois grandir ces trois enfants à qui il manque un père
01:37et je n'ai toujours pas compris pourquoi il était mort.
01:40Un témoignage bouleversant qu'on a senti beaucoup, beaucoup d'émotion dans la salle d'assises.
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