00:00Vous dites qu'il faut que la gauche soit au second tour, ça inclut Jean-Luc Mélenchon ?
00:04Alors, vous savez, Jean-Luc Mélenchon, je le connais bien.
00:08J'étais membre du gouvernement d'Udél Jospin, il en était aussi.
00:12Ce n'est pas tout à fait ma tasse de thé, on ne peut pas dire que nous ayons exactement
00:15la même sensibilité.
00:16Et je n'oublie pas que j'ai été le premier contre qui il a tenu des propos de nature
00:21antisémite
00:22quand il l'avait dit, alors que j'étais commissaire européen, que je ne parlais plus français,
00:25mais que je parlais le langage de la finance internationale.
00:27C'était très connoté.
00:29Il n'est pas de raison d'être en sympathie avec lui, je ne suis pas d'accord avec ce
00:32qu'il propose.
00:33Ce n'est pas la gauche de mon cœur, et je ne crois pas non plus que ce soit la
00:36gauche de la raison d'ailleurs.
00:38Mais il reste la meilleure chance de la gauche aujourd'hui.
00:39Non, ce que je pense, c'est autre chose.
00:40Ce que je pense, c'est qu'il y a un bloc de gauche, il y a des citoyens, des
00:44citoyennes de gauche,
00:44il y a des électeurs qui, alors que les leaders se chamaillent, se disputent, voire s'invectivent,
00:50eux pensent la même chose, attendent la même chose.
00:52De l'égalité, de la justice sociale, une société ouverte,
00:56un monde qui soit un monde plus juste, un avenir pour les enfants, une action écologique.
01:02Et donc, c'est là toute la complexité.
01:04Au sommet, les réconciliations sont difficiles.
01:07À la base, il y a une volonté unitaire.
01:09C'est avec ça qu'il faut faire.
01:10D'accord.
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