- il y a 7 semaines
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00Bonsoir, bienvenue dans 100% Politique Week-end.
00:03On va évidemment parler de Jordan Bardella, de Jean-Luc Mélenchon, de Gabriel Atta,
00:09qui seront tous là tout à l'heure, mais quand même je voulais vous montrer une image et une photo.
00:14Exactement, regardez le prix de l'essence, c'est dans Paris.
00:18Regardez bien en bas, en bas, l'avant-dernière, 2,62 euros le litre de gasoil,
00:24et c'est un peu plus de 2,50 pour le super 98.
00:30Quand vous devez aujourd'hui vous déplacer, même aller au cinéma, même faire des courses,
00:36vous pensez que vous devez prendre votre voiture, que vous allez consommer de l'essence,
00:40et que ça va vous coûter très cher.
00:42Il y a des tas de gens qui n'arrivent plus à faire le plein, qui ne font pas le
00:45plein,
00:45et qui ne font surtout pas les déplacements, et donc les loisirs, tout ça, ça passera après.
00:50C'est absolument fou les prix, évidemment c'est lié à ce qui se passe à la crise de Dormuz,
00:55on va en reparler dans un instant, dans cette émission, mais pour l'heure, il est 22h,
00:59je salue Isabelle Piboulot.
01:03Bonsoir Olivier, bonsoir à tous, à la une, Vladimir Poutine a rencontré à Moscou
01:08les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.
01:12Leur venue avait été confirmée la veille par Donald Trump.
01:15Les responsables américains et le président russe ont échangé sur une proposition de Washington
01:20pour mettre fin à la guerre en Ukraine qui dure depuis plus de 4 ans.
01:24Steve Witkoff et Jared Kushner sont attendus demain à Kiev.
01:27Jean-Luc Mélenchon en campagne dans le nord à la braderie de Lille,
01:32quatrième tentative du leader de la France insoumise pour atteindre l'Elysée.
01:3512 000 personnes ont assisté à son discours de rentrée.
01:38Selon les organisateurs, drapeau tricolore en fond, le candidat insoumis a affiché son ambition
01:44de renforcer le pouvoir d'achat des Français.
01:47Hausse du SMIC, blocage des prix, cantine gratuite, les détails à suivre dans cette émission.
01:52Jordan Bardella se dit toujours lié à Marine Le Pen.
01:56Le président du RN a réaffirmé chez nos confrères de BFMTV son affinité politique et personnelle indéfectible
02:03envers la candidate de son parti à la présidentielle.
02:06Malgré certaines divergences entre les deux leaders du RN,
02:09Jordan Bardella veut faire fi de toute tension en cette rentrée politique
02:13et s'engage à faire son travail, dit-il.
02:16Après les menaces de l'armée iranienne, les gardiens de la révolution disent avoir attaqué des pétroliers liés aux Etats
02:23-Unis.
02:23Une réponse aux frappes de Washington contre trois pétroliers iraniens dans la région du Golfe.
02:29Plus tôt, une attaque de Téhéran avait touché deux navires américains.
02:34Et puis ce crash aérien en Grèce, un avion de combat F4 Phantom s'est écrasé cet après-midi sur
02:40une base près d'Athènes.
02:41L'appareil effectuait une démonstration aérienne à l'occasion d'un événement annuel devant des milliers de spectateurs.
02:48Les deux pilotes n'ont pas pu s'éjecter et sont décédés.
02:51Les circonstances du drame restent à éclaircir.
02:55Terribles ces images, merci Isabelle.
02:57Je salue François Coq, analyste politique, et je salue Raphaël Steinville.
03:02Ça va être le face-à-face du vélo contre la voiture ce soir.
03:08Enfin, je ne veux pas trahir votre intimité à l'un et à l'autre.
03:12Mais c'est vrai que le premier sujet, moi, ça m'a vraiment interpellé.
03:15Je passe tout à l'heure du côté du Troyes Cadéro.
03:19Je vois cette station essence de la marque Esso,
03:25qui est réputation d'être l'une des plus chères de Paris, peut-être de France.
03:30Et vous avez vu les prix, peut-être qu'on va les revoir.
03:32Mais quand vous avez un gasoil qui dépasse les 2,62 euros,
03:37quand vous avez un super qui dépasse les 2,50 euros,
03:41que vous avez Michel Leclerc qui dit il y a quelques jours,
03:43attendez-vous à ce que ce soit 2,40 euros le litre, il faut se mettre ça dans la tête.
03:48Vous êtes en train de changer de configuration et d'utilisation de la voiture, pour être très clair.
03:53Bien évidemment.
03:54On n'est plus dans la même utilisation.
03:57Je l'ai dit tout à l'heure, vous n'avez plus au cinéma.
04:00Vous comptez quand vous devez vous déplacer pour les loisirs,
04:03vous comptez pour faire les courses, etc.
04:05C'est un vrai changement.
04:06C'était combien lors des Gilets jaunes ?
04:08Ça tangentait avec les 1,50, mais je crois que c'était en deçà des 1,50 le litre.
04:14Donc, on est dans un changement.
04:17Alors, évidemment, c'est lié à la guerre, mais...
04:20Mais pas que.
04:21Oui, pas que.
04:22C'est-à-dire que, vous avez raison, on est dans un changement.
04:24Moi, j'ai ce souvenir d'il y a quelques jours où je fais le retour sur le chemin des
04:28vacances
04:28et où je prends 35 litres parce qu'on ne fait plus le plein quand même les uns et les
04:31autres.
04:31Les gens savent de quoi je parle.
04:32On remplit.
04:34Et pour 35 litres, j'en avais pour 75 euros.
04:36Voilà.
04:36Et j'ai eu la chance parce que j'ai pu retourner dans mon sud-ouest, pas loin de l
04:40'Espagne,
04:41de franchir la frontière et de m'apercevoir que le litre de gazole est 60 centimes.
04:45Vous entendez ?
04:4660 centimes moins cher en Espagne qu'en France.
04:50Donc, repliquez ça sur un plein et voyez la différence que ça fait.
04:54À chaque fois, vous avez 30-35 euros de différentiel.
04:57Et à l'heure où on a une vraie crise de pouvoir d'achat dans notre pays,
05:01ça fait des écarts que les gens ne peuvent plus tenir et forcément, la colère gronde.
05:05Alors, tout à l'heure, sur l'antenne de CNUS, il y avait un professionnel du secteur
05:09qui dit que c'est un cri d'alarme.
05:11Il est représentant des indépendances.
05:13Ce n'est pas Total, ce n'est pas ESO.
05:14Il est dans un petit réseau.
05:16Il dit qu'on va à la catastrophe.
05:18On va à la catastrophe.
05:18D'abord, ça coûte très cher, l'essence.
05:22Mais eux, ils n'en vivent pas forcément parce qu'ils récupèrent quelques centimes en réalité.
05:27Et on n'a pas trouvé les moyens d'arrêter la hausse des prix en réalité.
05:32On va l'écouter.
05:34Moi, personnellement, aujourd'hui, je suis à 2,29 euros le litre pour le gasoil en gagnant 5 centimes.
05:39Et je suis à 2,23 euros le 100,95 euros en gagnant toujours 5 centimes.
05:45Mes clients, nous, en Aveyron, on est obligés de rouler.
05:50On n'a pas de métro.
05:52On subit une situation.
05:54Et comme nous sommes des petits faiseurs, on n'a pas de poids sur nos fournisseurs.
06:01Le problème, c'est encore une fois, c'est les gens qui travaillent qui sont pénalisés.
06:06C'est la personne qui va à son travail qui est pénalisée.
06:09C'est la personne qui amène ses enfants à l'école qui est pénalisée.
06:12En fait, en France, ce sont toujours les mêmes.
06:15J'ai l'impression que le pronostic vital de la France est engagé.
06:18Ce coup-ci, on y est.
06:19On ne va pas pouvoir faire une marche arrière.
06:22Il va y avoir de la casse.
06:23Il va y avoir de la casse.
06:24Le pronostic vital de la France est engagé en raison de ces hausses de carburant.
06:30Vous êtes d'accord avec ça ?
06:31Non seulement, je suis d'accord, mais en fait, on ne peut pas mettre, ce que disait François,
06:36on ne peut pas tout mettre sur le dos de la guerre.
06:37C'est-à-dire qu'il y a aussi le coût de l'inaction du gouvernement qui se contente de
06:41petites aides,
06:42alors qu'il pourrait faire bien davantage.
06:44Et ce coût, il est énorme.
06:48Parce que quand vous voyez les chiffres du chômage, quand vous voyez la baisse de la consommation,
06:52en fait, tout ce que l'État pense faire comme économie en renonçant à supprimer un certain nombre de surtaxes,
07:01en réalité, ça a des conséquences ailleurs.
07:04Et donc, on voit que l'inaction conduit finalement à une sorte de confinement énergétique.
07:10Quand vous voyez des personnes qui renoncent à rouler, qui renoncent à un certain nombre d'activités,
07:16c'est précisément ce qu'on peut appeler un confinement énergétique.
07:18Et bien, tout à l'heure, effectivement, François disait, on ne fait pas un plein complet.
07:23Ce n'est pas possible.
07:24Et on renonce à un certain nombre de loisirs.
07:25Et encore, probablement, François est un privilégié par rapport à bien d'autres.
07:28Et bien sûr, c'est un privilégié.
07:29Donc, non, mais il faut être sérieux.
07:32Je pense qu'il y a des Français qui sont bien davantage que nous.
07:34François, il ne vit pas dans Paris.
07:36Il utilise sa voiture.
07:37Il utilise sa voiture tous les jours, en fait.
07:38Oui, parce que les choses sont ainsi faites.
07:41Je suis banlieusard parisien.
07:42Et pour aller de banlieue à banlieue, pour me rendre au travail,
07:44je suis obligé de prendre ma voiture.
07:47C'est vous le privilégié.
07:48Vous avez la possibilité d'utiliser un vélo.
07:50Il faut y penser.
07:51C'est vrai.
07:52Aujourd'hui, c'est peut-être ça, le privilège.
07:54On est avec Pierre Chasserey.
07:55Bonsoir, Pierre.
07:56Merci d'être en direct avec le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes.
08:01Bon, le prix, vraiment.
08:02Alors, ce n'est pas la moyenne en France.
08:04C'est un peu plus de 2,09 euros, je crois, en moyenne.
08:07Mais encore une fois, 2,62 dans une station service à Paris.
08:12Moi, à la fois, j'hallucine.
08:14Et je me dis, mais comment on va faire ?
08:16Comment les automobilistes vont faire ?
08:20Eh bien, ils ne font pas, Olivier.
08:21Aujourd'hui, pour l'instant, ils sont en train de souffrir.
08:23Ils sont asphyxiés par les prix à la pompe.
08:25J'entendais les propos de Jacques Veils,
08:27le président de la filière des petites stations de service françaises,
08:31lorsqu'il dit que le pronostic vital de la France est engagé.
08:34Quelle phrase !
08:35Incroyable !
08:36Il a parfaitement raison.
08:37La France entre en récession à force de ne pas baisser les taxes, Olivier.
08:42La France est en train de renier sur son PIB.
08:45Pourquoi ?
08:46Eh bien, parce qu'en renonçant à des sorties,
08:49en renonçant à des sorties, qu'est-ce qu'il se passe ?
08:52Eh bien, l'argent ne passe plus de main en main,
08:55ce qui est la base de la société.
08:56Il y a moins de consommation et dont il y a une baisse des recettes de PIB.
09:01Et donc, derrière, un impact sur l'économie certain,
09:04c'est-à-dire, c'est ce qu'on vit actuellement,
09:05une récession quasiment.
09:07Nous sommes à zéro point de croissance,
09:09ce qui marque un effet dramatique par rapport à nos concurrents européens.
09:13La France est en train de sombrer dans son économie.
09:17Et oui, Jacques Vesse, le président des petites stations de service françaises,
09:21a tout à fait raison.
09:22Vous savez, les petites stations de service
09:23qui gagnent 5 centimes par litre de carburant.
09:26Elles ne gagnent rien.
09:28Eh bien, ces stations sont en train de crever,
09:30au même titre que les Français sont en train d'être asphyxiées,
09:33de crever, d'un point de vue de leur portefeuille, chaque mois.
09:36Raphaël, cela vous le disait à un instant,
09:38il y a quand même une responsabilité,
09:40en raison de l'inaction politique.
09:42Qu'est-ce qui aurait dû être fait ?
09:43Qu'est-ce qui devrait être fait d'urgence, en réalité ?
09:47Baisser les taxes.
09:49Il faut, à tout prix, à tout prix,
09:51on n'a plus les moyens de ne pas baisser les taxes, Olivier.
09:54L'État bloque sur le fait de baisser les taxes.
09:58On nous explique que la France n'a pas les moyens.
10:00C'est une bêtise en termes d'économie.
10:02Il faut évidemment baisser la fiscalité
10:04pour relancer la croissance et l'économie.
10:07La base de l'économie,
10:08c'est que l'argent circule de main en main.
10:10Si demain, l'argent ne circule plus,
10:12c'est la fin de l'emploi,
10:14la fin du commerce,
10:15la fin de l'économie.
10:16L'État, en ponctionnant directement sur le plein de carburant,
10:20est en train de tuer l'économie française.
10:22En fait, qu'est-ce qui se passe ?
10:23Sébastien Lecornu, il fait quoi ?
10:25Il fait un budget à la petite semaine.
10:29Il fait un budget pour terminer l'année.
10:31La réalité, c'est qu'il n'a pas de vision sur la France
10:33à 5 ans ou 10 ans.
10:35Aujourd'hui, on tue l'économie de demain.
10:38Il faut libérer la croissance,
10:40libérer l'emploi, libérer la consommation.
10:42Et donc, l'État n'a pas les moyens de baisser les taxes.
10:47Il faut baisser la fiscalité sur les carburants au plus vite.
10:50Merci, Pierre.
10:51Moi, j'entends votre cri.
10:53Parce que là, c'est un cri d'alarme.
10:56Mais de la même manière que Pierre Vels le disait,
10:59qui vit dans l'Aveyron, je le précise,
11:01qui utilise sa voiture tous les jours.
11:02Vous êtes d'accord ?
11:04On paie aujourd'hui le prix de l'inaction.
11:06Des solutions, il y en a.
11:07Certains pays en ont adopté certaines.
11:09D'autres ont fait différemment.
11:11Il y a, par exemple, le blocage des prix
11:13qui a été mis en place par des pays aussi différents
11:15que le Japon, le Mexique, la Corée du Sud
11:18ou, en Europe, la Pologne ou la Hongrie.
11:20Il y a des pays comme l'Italie ou l'Espagne
11:23qui baissent les taxes,
11:24mais qui disent et qui imposent aussi des tarifs
11:27aux grands pétroliers.
11:29Et nous, en France, on ne fait rien.
11:30Et donc, quand dans le détroit d'Ormouz,
11:32ça flambe à nouveau,
11:34non seulement les prix n'ont pas commencé à baisser,
11:37mais ils poursuivent encore leur hausse.
11:38Et les grands pétroliers viennent faire de la leçon
11:41et du chantage face à l'État.
11:43Je pense à M. Pouyanné, devant le MEDEF,
11:45il y a tout juste une semaine,
11:46qui disait que si la taxe sur les super profits
11:48était mise en place,
11:50il cesserait le blocage des prix
11:52qu'il pratique dans ces stations.
11:53Chantage.
11:53Donc, chantage de la part de M. Pouyanné.
11:55Et on sait que dans ces stations,
11:56ces deux euros, ça ne dépasse pas les deux euros,
11:58pour conclure.
11:59Non, mais je pense qu'il y a une autre donnée
12:01qu'il faudrait ajouter.
12:01C'est que je pense que l'obsession
12:03de Sébastien Lecornu et de son gouvernement
12:05à ne pas baisser les taxes,
12:07elle tient aussi à ce qui relève de l'idéologie.
12:11C'est-à-dire qu'ils veulent pouvoir financer
12:12à marche forcée la transition écologique.
12:15Et donc, l'argent et les taxes
12:17qu'ils récupèrent sur les hydrocarbures
12:21servent à financer cette transition écologique.
12:23Je pense qu'il faudrait peut-être songer
12:25à différer ces politiques,
12:27parce que ça ruine et ça tue les Français.
12:31Et les Français, ils font quoi ?
12:32C'est la grande débrouille, en réalité.
12:36On a peur avant de mettre l'essence du montant.
12:39Voilà, presque 100 euros.
12:42Alors que d'habitude, je suis autour de 80.
12:45Donc, on réfléchit deux fois
12:47avant de prendre son véhicule.
12:49En fait, ça a vraiment augmenté, là.
12:52C'est une catastrophe.
12:53On met par 20 euros, ça descend en deux minutes.
12:56Il faut en remettre.
12:57Et c'est vraiment incroyable.
12:59En fait, j'ai l'impression
13:00qu'on nous prend pour des poires.
13:03Oui, carrément.
13:04Là, je suis dégoûté.
13:05Là, je suis vraiment dégoûté.
13:08Là, c'est vraiment...
13:09C'est exagéré, en fait.
13:10C'est abusé, en fait.
13:11Mais on n'a pas le choix.
13:12Et le gouvernement, en fait, il ne fait rien.
13:15Arrêtez la voiture et prenez le deux roues.
13:19Ça consomme beaucoup moins.
13:20Beaucoup moins, beaucoup moins.
13:22Oui, tout le monde ne peut pas, évidemment,
13:24prendre le deux roues.
13:25Mais le gouvernement ne fait rien.
13:26Vous avez entendu ce français.
13:29Et puis, il y a des gens qui, en fait,
13:30en réalité, sont sidérés à chaque fois
13:31qu'ils vont à la ponte.
13:32La réponse de Jean-Luc Mélenchon,
13:33qui était en meeting à la braderie de Lille.
13:35Aujourd'hui, vous avez peut-être suivi
13:36son discours sur CNews.
13:39Bloquer les prix, c'est la solution.
13:41Jean-Luc Mélenchon, écoutez.
13:43Voici ce qu'il faut faire d'urgence.
13:46Bloquer les prix, bloquer les marges de profit
13:54qui ne peuvent continuer telles qu'elles sont.
14:00Bloquer les loyers pour ne pas être expulsés avant l'hiver.
14:08Augmenter les salaires et d'abord le slip.
14:15Donc, bloquer les prix, bloquer les loyers,
14:19augmenter les salaires, personne ne va dire non.
14:21À ce programme, il est impeccable.
14:24Qui dirait non ?
14:26Le problème, que les électeurs puissent s'enthousiasmer
14:30pour ce genre de mesures, je l'entends absolument.
14:34Mais le blocage des prix,
14:36autant des grands groupes comme Total
14:39peuvent supporter ce blocage des prix.
14:41Et encore, avec du champagne.
14:43Pensez à toutes ces petites stations.
14:47C'est impossible.
14:48Parce qu'ils n'ont pas toute la chaîne, justement,
14:50du raffinage, de la distribution.
14:52Donc, encore une fois, je pense que ce n'est pas la solution.
14:55En revanche, si on en revenait au propos de Pierre Chasserey
14:58qui nous expliquait qu'effectivement,
15:00la baisse des taxes aurait un impact immédiat,
15:03notamment pour les consommateurs.
15:05Oui, ça, je pense que le gouvernement pourrait souscrire
15:08en arrêtant de nous faire croire
15:10qu'il n'a plus d'argent pour pouvoir financer ce genre de mesures.
15:16François Coq, simplement, je voudrais qu'on parle quand même
15:19de ce meeting à la braderie de Lille.
15:23Il y a quelque chose qui vous a marqué ?
15:25D'abord dans les images, dans la forme.
15:28Parce que moi, ce que j'ai vu, on l'a tous vu.
15:29On était étonné.
15:31C'est le nombre de drapeaux français qui étaient là.
15:33Et puis, le fond bleu-blanc-rouge, etc.
15:36Est-ce que ce n'est pas en train de placer Jean-Luc Mélenchon
15:39dans une autre position que celle qu'il avait,
15:40par exemple, ne serait-ce que le week-end dernier ?
15:43Déjà, c'est le troisième meeting de masse
15:45de la France insoumise depuis le début de cette campagne,
15:47après le très gros meeting de Saint-Denis,
15:49après le rassemblement lors des amphis d'été,
15:52des universités d'été de la France insoumise dans la Drôme.
15:55Troisième très gros meeting de masse,
15:57chose que personne n'est capable de faire aujourd'hui
16:00à ce stade de la campagne,
16:01de mobiliser une dynamique populaire qui existe
16:03et que personne ne peut nier.
16:05Ça, c'est le premier point.
16:07Deuxième point, vous le dites.
16:08Sur le fond, il y a peut-être une forme de piège
16:12qui a été tendue à Jean-Luc Mélenchon,
16:13c'est de le placer très haut, très tôt.
16:15Et ce n'est pas l'habitude de la maison.
16:18Jusqu'à présent, Jean-Luc Mélenchon faisait des campagnes d'outsider.
16:21C'était le cas en 2012, c'était le cas en 2017,
16:23c'était le cas en 2022.
16:24Et on connaît sa capacité à se mettre en mouvement dans une campagne
16:28et à aller chercher les candidats qui sont devant lui au fur et à mesure.
16:32Alors, à échouer jusqu'à maintenant aux portes du deuxième tour.
16:34Mais il est quand même assez habile dans cet exercice.
16:37Et là, c'est différent.
16:38Quand vous vous trouvez à la tête de votre camp très tôt dans la campagne,
16:43vous avez un devoir d'une certaine manière de rassemblement.
16:46Mais le rassemblement, ça veut dire que sur vos propositions,
16:49sur le reste, vous êtes obligés de tendre la main,
16:52de parfois être à la limite de ce que certains de vos électeurs
16:55jugeront comme des compromissions.
16:57Mais pourquoi tendre la main ?
16:58Peut-être pour élargir, pour dire je suis aujourd'hui le candidat de la gauche.
17:02En réalité, je vais...
17:03Parce que je pense qu'il ne croit pas une seconde à l'hypothèse Glucksmann,
17:08peut-être à l'hypothèse Hollande et encore.
17:10Il en rêve peut-être de l'hypothèse Hollande
17:13pour pouvoir rejouer le match une nouvelle fois.
17:14En tout cas, aujourd'hui, il y a qui d'autre à gauche ?
17:17Marine Tondelier ?
17:19Non mais Jean-Luc Mélenchon a parfaitement compris
17:21qu'aujourd'hui, il était dans une position dominante
17:24sur quasiment l'ensemble de la gauche
17:26et que pour ceux qui ne sont pas encore rangés derrière lui,
17:30ils sont déjà très largement mélenchonisés
17:32dans leurs discours et dans leurs esprits.
17:36Si on peut constater un changement dans la stratégie de Jean-Luc Mélenchon,
17:41c'est précisément parce qu'il est quasiment persuadé
17:44à ce stade des élections
17:46qu'il est en capacité de se qualifier pour le second tour.
17:50Et donc, si cet objectif est palpable pour lui,
17:55il doit quasiment déjà anticiper ce rassemblement,
18:00pas seulement de la gauche,
18:01mais en tout cas éteindre un certain nombre de peurs
18:04qu'il suscite chez nombre de Français.
18:05Il doit être moins radical, c'est ça ?
18:07Non, ce n'est pas ça qu'il fait.
18:09Il essaie de faire deux choses à la fois et il sait qu'il faut
18:11qu'il tienne justement les deux bouts en même temps.
18:13Il doit en même temps, d'abord, parler à son socle.
18:15Il doit maintenir son socle, c'est son atout le plus précieux,
18:19son socle qui est non seulement de plus en plus large,
18:21mais qui est surtout extrêmement solide.
18:23Voilà, moi je défie qui que ce soit au sein de la gauche
18:25de venir arracher des électeurs du socle de Jean-Luc Mélenchon.
18:29Et ce socle lui garantit l'effet de vote utile
18:32qui interviendra dans la dernière partie de la campagne.
18:36Donc il doit continuer à parler à ce socle et il continue à le faire.
18:38Et il continue à le faire encore ces jours-ci.
18:41On aura peut-être l'occasion d'en parler sur la séquence
18:44qu'il y a eu sur le voile notamment.
18:47Mais en même temps, désolé d'employer cette expression macroniste,
18:51mais en même temps, il a déjà anticipé,
18:53et en ça je vous rejoins, sur cette capacité de rassemblement,
18:56ce que j'évoquais tout à l'heure,
18:57le fait qu'il est très tôt sur le devant de la scène au sein de la gauche
19:01et la présence des drapeaux français aussitôt dans la campagne participe de cela.
19:06Et le font.
19:06Alors l'autre angle d'acte, ça a été aujourd'hui contre Jordan Bardella,
19:09qui était, je le rappelle hier, avec Nagel Farage,
19:13le leader britannique de droit qui est pro-Brexit.
19:17Peut-être futur Premier ministre, dit Jordan Bardella.
19:22Alors ils ne sont pas tout à fait sur la même ligne.
19:24Je veux dire, Jordan Bardella...
19:26Pas sur la ligne économique.
19:26Même sur l'Europe, Jordan Bardella n'est pas un partisan du Frexit.
19:31Mais en tout cas, ils ont signé une sorte de protocole qui fait débat.
19:35Vous pouvez peut-être rappeler ce qu'est ce protocole,
19:38ce papier qu'on a derrière nous,
19:41l'espèce de document géant qui a été brandi,
19:44qui concerne la manière dont la France pourrait récupérer les migrants,
19:50s'engagerait à récupérer les migrants,
19:53et les expulser la Manche depuis la France
19:56pour les expulser une fois les avoir récupérés.
19:59Alors ça, ça a été une attaque, évidemment.
20:01C'était l'angle d'attaque de Jean-Luc Bélenchon.
20:02Oui, mais pour autant, ce n'est pas tellement une nouveauté.
20:03C'est déjà ce que fait la France aujourd'hui.
20:04Alors, on va en parler.
20:05Mais on écoute Jean-Luc Bélenchon.
20:08Non, ce n'est pas la France qui parlait.
20:11C'est seulement un fasciste,
20:13sans réputation et sans portée.
20:19Et je lui dis, jeune homme,
20:22quand on est à l'étranger,
20:24on ne dit pas du mal de sa patrie
20:26et on n'affirme pas qu'elle est ruinée.
20:29Parce que quand on dit que le pays est ruiné,
20:32on attire les vautours du capitalisme
20:34qui augmente les taux d'intérêt
20:36et se jette sur notre pays.
20:38Voilà ce qu'il lui reste à apprendre
20:40pour être digne s'il y parvient un seul jour
20:43de représenter la France.
20:46Raphaël, avant de parler du fond,
20:49des propositions, de ce qu'on fait,
20:50de ce qu'on ne fait pas, etc.,
20:51il y a la façon de le dire,
20:54de parler d'un fasciste
20:56et quand ce n'est pas un fasciste,
20:57c'est un néo-nazi, etc.
21:00Les mots qui sont employés sont importants.
21:02Vous êtes en train de dire il y a un instant
21:04qu'il doit rassembler un peu plus
21:05qu'il ne rassemble.
21:06Mais précisément, c'est parce qu'il est déjà
21:08dans l'ultime affrontement
21:11qui sera celui probablement avec Marine Le Pen
21:14qu'il est dans l'obligation
21:16de nazifier son adversaire.
21:18C'est le seul moyen
21:21dont il dispose aujourd'hui
21:23pour parvenir à un rassemblement
21:25qui dépasse celui de la gauche.
21:27C'est de réactiver ce front républicain.
21:30Je ne suis pas sûr que ce soit efficace
21:32dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon.
21:34En tout cas, c'est la vieille ficelle
21:37qui l'utilise aujourd'hui.
21:38Moi, je vous propose une autre approche.
21:39Je crois que Jean-Luc Mélenchon,
21:41dans la position qui est la sienne,
21:43devrait s'en prendre directement
21:44à Mme Le Pen.
21:45Or, il ne le fait pas.
21:46Il attaque Jordan Bardella.
21:47Tout le monde l'a remarqué.
21:48Ce n'est pas anodin.
21:49Si Jean-Luc Mélenchon fait ça,
21:51c'est qu'il a bien compris
21:52que la situation n'est pas si simple actuellement
21:54au Rassemblement National,
21:56qui a eu un conflit de lignes,
21:57qui est sans doute encore un petit peu latent,
21:59qui a un certain nombre de tensions
22:00qui existent entre Mme Le Pen
22:02et M. Bardella.
22:03Et en s'en prenant, lui,
22:04Jean-Luc Mélenchon,
22:05à Jordan Bardella,
22:07il lui redonne de l'importance.
22:09Il redort son blason
22:10comme, finalement,
22:11celui qui se mettrait en face
22:12de Jean-Luc Mélenchon.
22:14Et ce faisant,
22:14il attise encore un peu plus
22:16les braises du duel
22:17qui existe encore au sein du Rassemblement.
22:18Ce qui est intéressant, quand même,
22:19c'est que Jordan Bardella
22:20a donné le tempo
22:21tout le week-end
22:23et même toute la semaine,
22:24en réalité,
22:26de la vie politique.
22:28Les gens ont réagi
22:29à ce qu'a proposé Jordan Bardella,
22:31sa manière de faire,
22:33de se comporter.
22:34Parfois, on va y revenir dans un instant.
22:35Vous restez bien avec nous.
22:36Ça sera la suite
22:37de 100% politique week-end.
22:45Bon, je le disais tout à l'heure,
22:47François Coq,
22:47Raphaël Stainville,
22:48je disais,
22:48ce que je remarque,
22:50il me semble que
22:50cette semaine
22:51a été marquée
22:53par Jordan Bardella,
22:55par aussi
22:56le RN,
22:57les propositions du RN.
22:58Quoique,
22:59l'histoire du voile,
23:00je ne sais pas si c'est tout le RN
23:01qui est d'accord
23:03avec ça.
23:05Je ne sais pas
23:06si Marine Le Pen
23:06est sur la même ligne
23:07que Jordan Bardella.
23:08En tout cas,
23:09il m'a semblé
23:09que c'était lui
23:10qui avait donné le tempo.
23:11Il était encore hier
23:12en Grande-Bretagne,
23:13à Birmingham,
23:14aujourd'hui en Italie,
23:16et participait
23:16à des conférences.
23:18Alors,
23:19il a été interrogé,
23:20Jordan Bardella,
23:22uniquement sur
23:23les soi-disant tensions
23:24qui existent
23:25entre lui et Marine Le Pen.
23:26qu'est-ce qu'on sait
23:27de ces tensions ?
23:27Ça fait suite,
23:28tout ça,
23:28à un papier
23:29dans Libération,
23:30d'abord,
23:31on le présence
23:31comme un jet-setter,
23:33mais surtout,
23:34on appuie sur les tensions
23:35notamment à propos
23:36d'un retour en grâce
23:36de Marion Maréchal
23:38au RN
23:39et que,
23:41dans le papier,
23:41on nous raconte
23:42qu'il est quasiment prêt
23:43à quitter le parti.
23:45Qu'est-ce qui est vrai ?
23:46Qu'est-ce qui est faux ?
23:46Et surtout,
23:47qui est derrière
23:48ces fuites
23:49qui ont été démenties,
23:50évidemment ?
23:50Je pense que
23:51tous les adversaires
23:52du Rassemblement National,
23:53aujourd'hui,
23:54ont intérêt
23:54à mettre des coins
23:56dès lors
23:57qu'une dissension
23:59peut apparaître
24:00entre Marine Le Pen
24:02et Jordan Bardella.
24:03Il peut y avoir
24:04des voix en interne,
24:06également.
24:07Il ne faut pas l'exclure.
24:08Ça ne veut pas dire
24:09qu'il n'existe pas
24:09des nuances,
24:11des lignes
24:12parfois différentes
24:12et on l'a vu
24:13en matière économique
24:16avec un Jordan Bardella
24:18qui était,
24:18il le disait lui-même,
24:20qui avait une ligne
24:20pro-business,
24:21davantage pro-business
24:22et peut-être,
24:23il fallait-il entendre
24:24derrière tout ça
24:25une ligne peut-être
24:26plus libérale
24:26que Marine Le Pen.
24:28Mais en vérité,
24:30je pense que,
24:31et Jordan Bardella
24:32l'a redit
24:33ce soir
24:34depuis l'Italie,
24:36il sera jusqu'au bout
24:37auprès de Marine Le Pen.
24:39On va l'écouter alors.
24:40Je vous en prie.
24:41C'était sur BFM.
24:43Tout ce qui peut être dit
24:44ou écrit par le journal
24:45Libération
24:47qui mentionne d'abord
24:48des propos
24:48que je n'ai pas tenus.
24:51Vous auriez dit
24:51c'est elle ou moi ?
24:52Je n'ai jamais dit cela
24:54mais si vous voulez,
24:56quand on a des désaccords,
24:58on a pour habitude
24:59d'en discuter entre nous.
25:00Donc,
25:01je ne commenterai pas
25:03ces bruits de couloir
25:05et ce que je peux vous dire
25:06c'est qu'il y a
25:08avec Marine Le Pen
25:09une affinité politique
25:10et personnelle
25:11indéfectible.
25:12Ce qui est sûr,
25:13François Koch,
25:14ce qu'on peut penser
25:14en tout cas,
25:15c'est qu'il avait imaginé
25:16une campagne,
25:17il avait imaginé
25:17un slogan,
25:18il avait imaginé
25:19sans doute un programme
25:20qu'il a dû renoncer
25:21à tout ça
25:22qui doit rester quand même
25:23des envies d'avancer
25:24sur certaines idées.
25:27On ne le voit pas
25:27évidemment claquer la porte
25:29mais le récit existe
25:30et le récit en politique
25:31c'est important.
25:32Il y a tout ce récit
25:33qui se fait autour
25:33et appuyer sur
25:34ce petit bouton
25:35en disant
25:35tiens,
25:36il y a des dissensions
25:36comme le disait Raphaël,
25:37tiens,
25:38il y a des dissensions
25:38entre eux,
25:39tiens,
25:39on va amplifier ça.
25:41Un papier dans l'Ibée
25:42même si personne n'est l'Ibée,
25:43ça a de la valeur
25:45parce que tout le monde
25:46a repris ce papier,
25:47etc.
25:48Donc,
25:49c'est pas tout à fait
25:50de la communication
25:51en réalité
25:52mais c'est une petite musique,
25:53un récit.
25:54Au-delà du papier de l'Ibée,
25:57quand on est obligé
25:58comme vient de le faire
25:58M. Bardella
25:59de venir devant la presse
26:01et de se justifier
26:02et d'apporter un démenti,
26:03c'est qu'il y a quand même
26:04le feu au lac.
26:05Ça,
26:05c'est le premier point.
26:06Le deuxième point,
26:07c'est qu'il y a des éléments
26:08objectifs,
26:09je ne sais pas si ce sont
26:10des tensions,
26:11mais de discussions
26:11au sein du Rassemblement
26:12national.
26:13On l'a vu avant même
26:14le rendu du procès
26:15en appel de Mme Le Pen,
26:16il y avait quand même
26:17deux lignes qui se faisaient face,
26:18l'union des droits
26:19telle qu'elle était portée
26:19par M. Bardella
26:21et une ligne de Rassemblement
26:23national populaire
26:24portée par Mme Le Pen.
26:27Et Mme Le Pen
26:28et M. Bardella
26:29se sont fait face
26:30pendant plusieurs semaines
26:31se répondant
26:32dans la presse
26:34sur ce thème.
26:36Depuis,
26:36il y a eu d'autres épisodes,
26:37je pense à François Durvy
26:38qui était le conseiller spécial
26:39économique
26:40de Jordan Bardella
26:42et de Marine Le Pen.
26:44mais il est devenu
26:45conseiller spécial
26:46de M. Bardella
26:46le 1er avril dernier
26:48et Mme Le Pen
26:49s'en est séparée
26:50en assumant
26:51très tranquillement
26:51qu'elle s'en séparait
26:52et que c'était elle
26:53qui avait souhaité son départ.
26:54Donc il y a des éléments
26:54objets.
26:55Et Jordan Bardella
26:57lui essaie de
26:58n'en démord pas
26:59malgré tout.
26:59Il essaie de s'accrocher
27:00à la ligne
27:01qui est la sienne.
27:02J'en veux pour preuve
27:03que dans une récente interview
27:04il disait
27:04oui mais je suis en train
27:05de travailler
27:05à la préparation
27:06de mon gouvernement
27:07et les termes
27:08qu'il employait
27:09donner à voir
27:09que finalement
27:10ce serait un petit peu
27:11chacun chez soi
27:12si Mme Le Pen
27:13atteignait l'Elysée
27:14lui serait à Matignon
27:15et gérerait bien
27:16comme il l'entendait
27:17la ligne politique
27:18qui serait celle
27:19de son gouvernement.
27:20C'est ainsi
27:20qu'il le présentait
27:21et je pense que Mme Le Pen
27:23là-dessus
27:24souhaite garder
27:25un droit de regard
27:26pour le moins.
27:27Jordan Bardella
27:28qui a également
27:29donné le tempo
27:30sur la question
27:30de l'autorisation
27:31du port du voile
27:32avec cette proposition
27:33d'interdire
27:33le port du voile
27:34en public.
27:37Je ne suis pas sûr
27:37encore une fois
27:38que Marine Le Pen
27:38soit totalement alignée
27:39sur cette proposition.
27:40Marine Le Pen
27:40c'est dans son programme
27:42depuis 2012
27:42donc elle ne peut pas
27:44être plus alignée
27:44avec cette proposition
27:45sauf que dans la manière
27:47de le faire
27:48et de l'exécuter
27:48elle propose
27:49un référendum
27:50sur des questions
27:51plus larges
27:52où serait également
27:53abordée
27:53cette question du voile
27:54mais non
27:55elle est absolument
27:56sur cette ligne-là.
27:57Jean-Luc Mélenchon
27:57là-dessus.
27:59Je voudrais dire
28:02combien je forme
28:03le souhait
28:04que nous autres
28:05les Français
28:06nous donnions
28:07avoir au monde
28:08à cet instant
28:09autre chose
28:10qu'une inepte discussion
28:12nous Français
28:13sur le voile
28:15que l'on aurait
28:15ou non le droit
28:16de porter
28:20nous les Français
28:21qui avons payé
28:24par deux siècles
28:26et demi
28:26de guerre
28:27de religion
28:27entre catholiques
28:29et protestants
28:30nous devons
28:31affirmer
28:32que plus jamais
28:33sur le sol
28:33de notre patrie
28:35il n'y aura
28:35de guerre
28:36de religion
28:37Ce qui nous est
28:38brandi
28:39comme menace
28:39c'est le retour
28:41des guerres
28:42de religion
28:42en France
28:43donc il sait
28:44qu'il continue
28:45à manier
28:47la rhétorique
28:48de la violence
28:49évidemment
28:49et du chaos
28:50de la violence
28:51alors d'abord
28:51dans un premier temps
28:52il faut se souvenir
28:53que suite
28:54à la proposition
28:55qui a été faite
28:55par Madame Le Pen
28:56d'interdire le voile
28:57dans la rue
28:59Monsieur Mélenchon
29:00s'est empressé
29:00de dire
29:01que lui
29:01il avait changé
29:01de position
29:02sur le voile
29:02il a parlé
29:03d'une erreur
29:03terrible
29:04et s'il a fait ça
29:05il a fait ça
29:05à dessein
29:06parce qu'entre
29:06la proposition
29:07de Madame Le Pen
29:08d'un côté
29:09et les propos
29:10qui étaient ceux
29:11de Monsieur Mélenchon
29:12qui a fait en sorte
29:13que tout le monde
29:14se précipite
29:15sur le contre-récit
29:17qu'il était en train
29:18d'écrire
29:18et d'expliquer
29:19sa volte-face
29:20sans détailler
29:21d'ailleurs
29:21en disant
29:21qu'il avait rencontré
29:223-4 femmes
29:23et que ça l'avait fait
29:24changer d'avis
29:24et bien
29:25tout ça
29:26a fait en sorte
29:27que l'oxygène
29:28entre les deux
29:29partout dans l'espace
29:30entre Madame Le Pen
29:31d'un côté
29:31et Monsieur Mélenchon
29:32de l'autre
29:32a été aspiré
29:33il n'y a plus eu la place
29:34pour un débat raisonnable
29:35sur cette question
29:37et finalement
29:37ce qu'a fait
29:38Monsieur Mélenchon
29:38en faisant ça
29:39il a installé
29:40encore un petit peu plus
29:41le duel avec Madame Le Pen
29:42faire tomber la tripartition
29:43pour passer à l'épisode duel
29:44je rappelle juste
29:46avant de donner la parole
29:46à Raphaël
29:47que la majorité des français
29:49serait pour
29:50en réalité
29:51selon un récent sondage
29:52pour ces news européens
29:54le JDD
29:54on a 6 français sur 10
29:55qui sont contre
29:56le port du voile
29:57dans l'espace
29:58dans l'espace public
29:58non mais en fait
29:59c'est très intéressant
30:00cette question du voile
30:02et c'est très intéressant
30:03de voir la manière
30:05dont Jean-Luc Mélenchon
30:06s'en empare
30:06il fait mine
30:07de penser
30:09que le voile
30:09ne serait qu'un attribut religieux
30:11et que par ce fait
30:13Jordan Bardella
30:14et Marine Le Pen
30:15en réalité
30:16s'en prendraient
30:17aux français
30:18de confession musulmane
30:19en voulant l'interdire
30:20il oublie
30:21qu'aujourd'hui
30:21le voile
30:22ce n'est pas
30:23quelque chose
30:24de religieux
30:25ce n'est pas
30:25un attribut religieux
30:26c'est un étendard
30:28de l'offensive culturelle
30:31d'un certain nombre
30:31d'associations
30:33fréristes
30:34qui poussent
30:36leur avantage
30:37notamment
30:37avec la complicité
30:38d'un Jean-Luc Mélenchon
30:40mais là où ça devient intéressant
30:41c'est que
30:41peut-être contrairement
30:43à François
30:43moi je suis persuadé
30:45que ces polémiques
30:46et le sondage
30:47que vous venez d'évoquer
30:48va dans ce sens
30:50ces polémiques
30:52en réalité
30:52loin de servir
30:53Jean-Luc Mélenchon
30:54elles servent
30:55principalement
30:55Marine Le Pen
30:56parce que
30:57lorsque vous avez
30:58l'ensemble
30:58de la classe politique
30:59qui d'un côté
31:02comme Jean-Luc Mélenchon
31:03dénonce
31:04finalement
31:04l'islamophobie
31:05dont feraient preuve
31:07Marine Le Pen
31:08et Jordan Bardella
31:09et l'autre partie
31:10de la classe politique
31:11qui explique
31:12que de toute façon
31:13cette solution
31:14préconisée par Marine Le Pen
31:15d'interdire le voile
31:16dans l'espace public
31:16est inapplicable
31:18et réaliste
31:18et donc
31:19préfère abandonner
31:21d'une certaine manière
31:22c'est Marine Le Pen
31:23qui par son énergie
31:25sa volonté
31:26marque des points
31:27face à ce qu'elle appelle
31:28elle-même
31:28la maladie
31:31de l'impossibilisme
31:32qui gagne tout le monde
31:33elle fait la démonstration
31:35en tout cas
31:36qu'elle veut pouvoir agir
31:37quand bien même
31:38ça sera difficile
31:38en tout cas je vois que
31:39là en ce moment
31:40ces derniers jours
31:41c'est quand même
31:42encore une fois
31:43les thèmes
31:43qui ont été amenés
31:44dans les journaux
31:47dans l'espace médiatique
31:48dans la société
31:49ont été amenés
31:50par le rassemblement
31:53national
31:53et ont obligé
31:54lors de la précédente campagne
31:56c'était Éric Zemmour
31:57qui faisait ça
31:58qui à chaque fois
31:58amenait les thèmes de campagne
32:00pour le moment
32:01il n'est pas encore
32:02vous aurez noté d'ailleurs
32:03que Marine Le Pen
32:04et Jordan Bardella
32:05et principalement
32:06d'ailleurs ces derniers jours
32:07Jordan Bardella
32:09reviennent finalement
32:09aux fondamentaux
32:10de ce qu'a toujours été
32:12le RN
32:12on les a entendus
32:14pendant des années
32:15principalement
32:15sur le pouvoir d'achat
32:16ils continuent à le faire
32:17ils continuent à considérer
32:18que c'est une question
32:19prioritaire pour les français
32:20mais comme s'il fallait
32:22il était urgent pour eux
32:24de réinstaller l'idée
32:25qu'il n'avait pas
32:25renoncé
32:26à ces combats
32:27très anciens
32:28alors justement
32:28je vous donne la parole
32:29tout de suite
32:30je vais quand même
32:30vous montrer une image
32:31qui vient de Grande-Bretagne
32:32qui a été tournée ce matin
32:34à Douvres
32:36c'est assez étonnant
32:37ces images
32:38c'est en face de Calais
32:41c'est un grand port
32:41où il y a des centaines
32:42de manifestants
32:43anti-migrants
32:44masqués
32:44vêtus noirs
32:45qui ont bloqué
32:46l'accès au port
32:47qui ont interrompu
32:48brièvement le trafic maritime
32:49entre la France
32:50et le Royaume-Uni
32:51les gouvernements
32:52britanniques successifs
32:53ont tous promis
32:54de juguler
32:54les traversées clandestines
32:55de la Manche
32:56leur impuissance
32:57a fait monter
32:58ces dernières années
32:59le parti anti-immigration
33:00réforme UK
33:01qui a des relais
33:03peut-être chez les deux cœurs
33:04mais je ne suis pas persuadé
33:05que ce soit les deux cœurs
33:06qui soient ici
33:07en tout cas je ne sais pas
33:07pourquoi
33:08ils étaient tous masqués
33:10ils ressemblent tous
33:11à des black blocs
33:12mais néanmoins
33:14voilà
33:15ces images
33:16donc
33:17encore une fois
33:18je voulais rappeler
33:19également ce chiffre
33:21les demandes d'asile
33:22ont reculé
33:23de 21%
33:23au Royaume-Uni
33:24fin juin 2025
33:25et fin juin 2026
33:28entre juin 2025
33:29et 2026
33:30c'est leur plus bas niveau
33:32depuis 2022
33:33tandis que les arrivées
33:33de migrants
33:34sur des petits bateaux
33:35ont reculé
33:35de 23%
33:37nous dit
33:37l'agence France Presse
33:39mais j'ai l'impression
33:40quand même
33:40que c'est un gros problème
33:41il y a de très nombreux migrants
33:43qui passent par la Manche
33:44oui et puis tout ça
33:45n'est pas rassurant
33:45moi je ne me satisfais
33:46absolument pas
33:47de voir des hordes
33:48comme ça
33:49qui prétendent
33:50venir faire la loi
33:51et tout ça
33:52est le fruit
33:53de l'incapacité
33:54de reprendre en main
33:56collectivement
33:57une politique
33:58de décision
33:59sur l'immigration
34:01sur le contrôle
34:02des frontières
34:03après
34:04tant qu'on subira
34:06les choses
34:06et qu'on ne décidera pas
34:07collectivement
34:08de ce qu'il convient
34:09de faire
34:09tant que les citoyens
34:10seront victimes de ça
34:11et bien ça nourrit
34:12le terreau
34:13d'initiatives
34:13comme celle-ci
34:14qu'on ne peut pas
34:15cautionner
34:15mais c'est des débats
34:17que vous ne pouvez pas
34:17avoir en France
34:18si vous ne changez pas
34:18la constitution
34:19on le sait tous
34:20même au Parlement
34:20on ne pouvait pas
34:21les avoir
34:21ces débats
34:22sur le choix
34:23l'immigration choisie
34:24l'immigration subie
34:25etc
34:25et même
34:26qu'est-ce qu'on fait
34:27aujourd'hui
34:27qu'est-ce qu'il a amené
34:28Jordan Bardella
34:28aujourd'hui
34:29qu'est-ce qu'il a proposé
34:31on récupère les migrants
34:32parce qu'on est responsable
34:33même depuis les accords
34:35on est responsable
34:36mais on les prend
34:37et on les expulse
34:39en réalité
34:40c'est souvent
34:40la deuxième partie
34:41qui est oubliée
34:42par tous les commentateurs
34:43politiques
34:43et tous ceux
34:44qui ont fait
34:44des commentaires
34:46ces dernières heures
34:47ces images
34:48que l'on voit
34:49à l'écran
34:50dans un pays
34:51comme l'Angleterre
34:52où les questions
34:55migratoires
34:55occupent le devant
34:56de la scène
34:57depuis des années
34:57il faut bien comprendre
34:58que le Brexit
34:59s'est fait principalement
35:01sur la question
35:01de la volonté
35:04des Anglais
35:05de pouvoir reprendre
35:06en main
35:06leur politique migratoire
35:08et l'échec
35:11des politiques
35:11ou le refus
35:13des politiques
35:13de prendre sérieusement
35:16en charge
35:17de cette question-là
35:17aboutit
35:18à ce genre d'image
35:19et c'est pour ça
35:20que les propos
35:20de Jean-Luc Mélenchon
35:21qui nous expliquent
35:22qu'il faudrait
35:23surtout ne pas agir
35:25notamment sur le voile
35:26parce que sinon
35:27on aboutira
35:27à des guerres de religion
35:30comme il y a 200 ans
35:31je pense que c'est
35:32précisément le contraire
35:33si rien n'est fait
35:34qui aboutira
35:34à ce genre
35:35de crispations identitaires
35:36et peut-être même
35:36des affrontements
35:37la suite la semaine prochaine
35:38j'espère
35:39demain dans le JDD
35:40la une
35:40c'est sur Marine Le Pen
35:41un sondage
35:42un sondage
35:43sur Marine Le Pen
35:44et l'ultra-favorite
35:46qui en est contrainte
35:48de changer sa stratégie
35:50parce que jusqu'à présent
35:50elle n'avait jamais été
35:51dans ses habits neufs
35:53de favorites
35:54bon on termine
35:55quand même
35:55par une séquence
35:55absolument historique
35:57ça n'a rien à voir
35:58avec de la politique
35:58c'est la formule
35:59Pierre Gasly
36:00Pierre Gasly
36:01exactement
36:01Pierre Gasly
36:02formidable
36:02qui a arraché
36:04la première pole position
36:05de sa carrière
36:06c'était à Monza
36:07il y a quelques heures
36:08c'est une première
36:09depuis 30 ans
36:11depuis Jean Alési
36:11donc c'est historique
36:13et en plus
36:13c'était commenté
36:14par l'excellent
36:15Julien Fébro
36:16c'était sur Canal
36:17tout à l'heure
36:17regardez
36:17oui c'est fait
36:20Gasly en pole
36:21c'est pas possible
36:22la pole position
36:24Pierre Gasly
36:25c'est pas possible
36:26c'est pas possible
36:28il est en pole
36:29Pierre Gasly
36:29oui il l'a fait
36:31on l'a vu améliorer
36:32dans le premier secteur
36:33il a encore amélioré
36:34dans le deuxième
36:35puis dans le troisième
36:36parfait positionnement
36:38du français
36:39la pole d'un français
36:41après Jean Alési
36:43en 1997
36:45en 2026
36:46c'est Pierre Gasly
36:47c'est exactement
36:55ce que me disait
36:56tout à l'heure
36:56Raphaël
36:57en rentrant en plateau
36:57et sur une poitrine française
36:58comme quoi
36:59il reste encore
36:59un petit peu de talent
37:00et de savoir-faire
37:01dans ce pays
37:01quand on veut bien
37:02le mettre en oeuvre
37:02mais formidable
37:04pas mieux
37:04bah pas mieux
37:05merci beaucoup
37:06d'avoir été
37:06tous les deux
37:07avec moi
37:08dans un instant
37:08vous avez rendez-vous
37:09avec notre champion
37:11des pole position
37:12Thierry Cabane
37:14qui vous accompagne
37:15pour le reste de la soirée
37:16bye bye