00:00On était resté un peu au milieu du guet, vous nous avez donné des grandes théories sur...
00:03Pas des grandes théories, pas des grandes théories, une vision, une vision.
00:08Une vision républicaine, réaliste, etc. On a besoin de noms, de partis et de familles politiques.
00:15Et moi j'ai besoin d'expliquer parce que la technique qui devient courante c'est de couper court aux
00:24explications
00:25de manière que les auditeurs n'arrivent pas à suivre le raisonnement.
00:29On est là pour aiguiller.
00:29Alors je vais essayer moi de faire en sorte.
00:34On disait avant votre coupure que le premier tour, on n'a plus droit au premier tour.
00:41Parce que si tout le monde y va dans le désordre, on est fichu.
00:45Il faut qu'il faut une primaire vous avez dit.
00:46Et donc il faut organiser une compétition loyale entre tous ceux qui partagent l'impératif d'écarter les extrêmes.
00:55Mais ils ne veulent pas, c'est ça le problème ?
00:57Parce qu'ils ne veulent pas pour l'instant.
00:59On est là pour les convaincre.
01:02Puisque nous, nous sommes les électeurs.
01:03– Les voix qu'on en parle, que ce soit Édouard Philippe ou Bruno Retailleau, ils n'en veulent pas.
01:07– Non, nous, nous sommes les citoyens.
01:09Et les citoyens qui vont devoir se battre pour que ces candidats soient portés au deuxième tour.
01:17Et donc, je dis que la moindre des choses est d'accepter une confrontation loyale dans laquelle chacun défendra sa
01:31thèse, sa personnalité, ses idées.
01:33Et dans laquelle les électeurs qui se retrouvent dans cette volonté d'éviter le pire, ces électeurs pourront participer.
01:44– Mais comment s'on perd le principe discriminant ? Vous dites, on fait la primaire, parfait.
01:47Qui a le droit d'y participer ?
01:49– Qui a le droit d'y participer ?
01:50– Ça ne va pas la tête du participant.
01:51– Qui a le droit d'y participer comme candidat ?
01:53Tous ceux qui accepteront une charte, qui écartent les deux extrêmes et qui retiennent un certain nombre de principes qui
02:02sont extrêmement simples.
02:05– Comme ?
02:06– Comme nous appartenons, nous sommes une économie de liberté, à vocation sociale, comme nous sommes pour une démocratie pluraliste.
02:18– Mais je crois que tout le monde pour l'instant peut signer ça, bien au-delà du bloc central.
02:21– Non, parce que tous ceux qui refusent les extrêmes, ça fait quand même des frontières.
02:30– Mais ça veut dire qu'il y a des socialistes aussi, il y a des sociodémocrates dans votre choix
02:33?
02:34– Je pense que Bernard Cazeneuve, par exemple, qui s'est exprimé de manière très claire sur ce sujet,
02:40a tout à fait sa place dans une confrontation loyale de cette loi.
02:44– Il ne fera pas partie des combinards qui donnent les clés à LFI à la fin ?
02:47– Sûrement pas.
02:48– Je reprends les mots de Jean-Luc Mélenchon qui parlait de combinards qui ne seraient pas chers à racheter,
02:53c'était juste avant les élections municipales, vous avez vu ce qui s'est passé après.
02:56– François Bayrou, est-ce que vous ne participez pas aussi vous-même à cette forme de confusion
03:01dans ce qu'on appelle le bloc central ?
03:03Parce que quand on vous demande quel est le bon candidat pour incarner ce camp,
03:09vous répondez ni Édouard Philippe, ni Bruno Rotaillot, ni Gabriel Attal, vous dites que non, ça n'a pas l
03:15'air d'aller.
03:15– Excusez-moi, vous faites semblant, vous êtes là pour provoquer et pour faire semblant.
03:20Et moi je n'aime pas les gens qui font semblant.
03:23– Non, vous avez dit, dans une interview, vous avez dit qu'il faudrait que Thierry Breton soit candidat.
03:27– Ne vous défendez pas.
03:28– Non mais non, répondez-moi.
03:30– Il y a beaucoup de personnalités qui ont la capacité, l'envie et l'expérience de participer.
03:38Alors j'ai cité Thierry Breton, il y a Jean-Louis Borloo, il y a Bruno Le Maire par exemple.
03:44– Donc les trois autres ne vont pas.
03:45– Il y a Elisabeth Borne, je parle de candidats qui tous, dans une discussion privée,
03:53n'écarte pas cette idée, au contraire.
03:56Et après je regarde les expériences, et donc tout ça peut faire une sélection intéressante.
04:03– Vous avez dit…
04:03– Plutôt que d'avoir, plutôt que d'avoir.
04:05– Donc les trois déclarés, ça ne vous va pas, il en faudrait d'autres.
04:08C'est pour comprendre.
04:09– Non mais ça n'est pas pour comprendre, c'est pour disqualifier le raisonnement.
04:17– Non, non, pas du tout, non, c'est pour comprendre.
04:18– Eh bien moi je vous invite à ne pas le disqualifier.
04:20– Donc ça fait beaucoup de monde là.
04:21– C'est le choix, c'est le choix.
04:22– Si vous ne disqualifiez pas les trois, c'est-à-dire Retailleau, Attal et Édouard Philippe,
04:26vous en rajoutez cinq là, Cazeneuve, Borne, Thierry Breton, et vous en avez cité deux autres.
04:32– J'en fais quand même beaucoup de monde.
04:34– Non, ça ne fait pas beaucoup de monde.
04:36Ça fait des personnalités qui acceptent de se soumettre à une confrontation loyale,
04:43à un débat de deux mois, et au terme de ces deux mois,
04:48de confrontation, on vote.
04:50– C'est-à-dire que vous, à ce stade, vous ne savez pas encore
04:54parce que vous n'avez pas eu la confrontation et le débat entre ces huit personnes, c'est ça ?
04:58– En tout cas j'ai des préférences.
05:00– Qui ?
05:00– Par exemple, je considère que le centre n'est pas représenté comme il faut dans cette élection.
05:06– Bon.
05:06– Pourquoi ? Parce qu'on dit la droite et le centre.
05:09Et quand on dit la droite et le centre, ça veut dire que le centre c'est la droite.
05:14Or il se trouve que tout l'engagement de ma vie,
05:18c'est que cette famille politique du centre, démocrate,
05:24certains disent démocrate chrétien pour les uns, démocrate humaniste pour les autres.
05:30– Ça a une histoire, vous savez ce que disait François Mitterrand,
05:33que le centre n'était ni de gauche ni de gauche.
Commentaires