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  • il y a 1 semaine
Une heure d’entretien incontournable en partenariat avec CNEWS et Les Echos. Une personnalité politique, un dirigeant économique ou un intellectuel revient sur les grands thèmes de l'actualité et répond aux questions sans détour de Pierre de Vilno pour apporter des réponses concrètes aux Français.

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Transcription
00:00On était resté un peu au milieu du guet, vous nous avez donné des grandes théories sur...
00:03Pas des grandes théories, pas des grandes théories, une vision, une vision.
00:08Une vision républicaine, réaliste, etc. On a besoin de noms, de partis et de familles politiques.
00:15Et moi j'ai besoin d'expliquer parce que la technique qui devient courante c'est de couper court aux
00:24explications
00:25de manière que les auditeurs n'arrivent pas à suivre le raisonnement.
00:29On est là pour aiguiller.
00:29Alors je vais essayer moi de faire en sorte.
00:34On disait avant votre coupure que le premier tour, on n'a plus droit au premier tour.
00:41Parce que si tout le monde y va dans le désordre, on est fichu.
00:45Il faut qu'il faut une primaire vous avez dit.
00:46Et donc il faut organiser une compétition loyale entre tous ceux qui partagent l'impératif d'écarter les extrêmes.
00:55Mais ils ne veulent pas, c'est ça le problème ?
00:57Parce qu'ils ne veulent pas pour l'instant.
00:59On est là pour les convaincre.
01:02Puisque nous, nous sommes les électeurs.
01:03– Les voix qu'on en parle, que ce soit Édouard Philippe ou Bruno Retailleau, ils n'en veulent pas.
01:07– Non, nous, nous sommes les citoyens.
01:09Et les citoyens qui vont devoir se battre pour que ces candidats soient portés au deuxième tour.
01:17Et donc, je dis que la moindre des choses est d'accepter une confrontation loyale dans laquelle chacun défendra sa
01:31thèse, sa personnalité, ses idées.
01:33Et dans laquelle les électeurs qui se retrouvent dans cette volonté d'éviter le pire, ces électeurs pourront participer.
01:44– Mais comment s'on perd le principe discriminant ? Vous dites, on fait la primaire, parfait.
01:47Qui a le droit d'y participer ?
01:49– Qui a le droit d'y participer ?
01:50– Ça ne va pas la tête du participant.
01:51– Qui a le droit d'y participer comme candidat ?
01:53Tous ceux qui accepteront une charte, qui écartent les deux extrêmes et qui retiennent un certain nombre de principes qui
02:02sont extrêmement simples.
02:05– Comme ?
02:06– Comme nous appartenons, nous sommes une économie de liberté, à vocation sociale, comme nous sommes pour une démocratie pluraliste.
02:18– Mais je crois que tout le monde pour l'instant peut signer ça, bien au-delà du bloc central.
02:21– Non, parce que tous ceux qui refusent les extrêmes, ça fait quand même des frontières.
02:30– Mais ça veut dire qu'il y a des socialistes aussi, il y a des sociodémocrates dans votre choix
02:33?
02:34– Je pense que Bernard Cazeneuve, par exemple, qui s'est exprimé de manière très claire sur ce sujet,
02:40a tout à fait sa place dans une confrontation loyale de cette loi.
02:44– Il ne fera pas partie des combinards qui donnent les clés à LFI à la fin ?
02:47– Sûrement pas.
02:48– Je reprends les mots de Jean-Luc Mélenchon qui parlait de combinards qui ne seraient pas chers à racheter,
02:53c'était juste avant les élections municipales, vous avez vu ce qui s'est passé après.
02:56– François Bayrou, est-ce que vous ne participez pas aussi vous-même à cette forme de confusion
03:01dans ce qu'on appelle le bloc central ?
03:03Parce que quand on vous demande quel est le bon candidat pour incarner ce camp,
03:09vous répondez ni Édouard Philippe, ni Bruno Rotaillot, ni Gabriel Attal, vous dites que non, ça n'a pas l
03:15'air d'aller.
03:15– Excusez-moi, vous faites semblant, vous êtes là pour provoquer et pour faire semblant.
03:20Et moi je n'aime pas les gens qui font semblant.
03:23– Non, vous avez dit, dans une interview, vous avez dit qu'il faudrait que Thierry Breton soit candidat.
03:27– Ne vous défendez pas.
03:28– Non mais non, répondez-moi.
03:30– Il y a beaucoup de personnalités qui ont la capacité, l'envie et l'expérience de participer.
03:38Alors j'ai cité Thierry Breton, il y a Jean-Louis Borloo, il y a Bruno Le Maire par exemple.
03:44– Donc les trois autres ne vont pas.
03:45– Il y a Elisabeth Borne, je parle de candidats qui tous, dans une discussion privée,
03:53n'écarte pas cette idée, au contraire.
03:56Et après je regarde les expériences, et donc tout ça peut faire une sélection intéressante.
04:03– Vous avez dit…
04:03– Plutôt que d'avoir, plutôt que d'avoir.
04:05– Donc les trois déclarés, ça ne vous va pas, il en faudrait d'autres.
04:08C'est pour comprendre.
04:09– Non mais ça n'est pas pour comprendre, c'est pour disqualifier le raisonnement.
04:17– Non, non, pas du tout, non, c'est pour comprendre.
04:18– Eh bien moi je vous invite à ne pas le disqualifier.
04:20– Donc ça fait beaucoup de monde là.
04:21– C'est le choix, c'est le choix.
04:22– Si vous ne disqualifiez pas les trois, c'est-à-dire Retailleau, Attal et Édouard Philippe,
04:26vous en rajoutez cinq là, Cazeneuve, Borne, Thierry Breton, et vous en avez cité deux autres.
04:32– J'en fais quand même beaucoup de monde.
04:34– Non, ça ne fait pas beaucoup de monde.
04:36Ça fait des personnalités qui acceptent de se soumettre à une confrontation loyale,
04:43à un débat de deux mois, et au terme de ces deux mois,
04:48de confrontation, on vote.
04:50– C'est-à-dire que vous, à ce stade, vous ne savez pas encore
04:54parce que vous n'avez pas eu la confrontation et le débat entre ces huit personnes, c'est ça ?
04:58– En tout cas j'ai des préférences.
05:00– Qui ?
05:00– Par exemple, je considère que le centre n'est pas représenté comme il faut dans cette élection.
05:06– Bon.
05:06– Pourquoi ? Parce qu'on dit la droite et le centre.
05:09Et quand on dit la droite et le centre, ça veut dire que le centre c'est la droite.
05:14Or il se trouve que tout l'engagement de ma vie,
05:18c'est que cette famille politique du centre, démocrate,
05:24certains disent démocrate chrétien pour les uns, démocrate humaniste pour les autres.
05:30– Ça a une histoire, vous savez ce que disait François Mitterrand,
05:33que le centre n'était ni de gauche ni de gauche.
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