Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi. Dans un instant, on revient sur
00:00:04l'étrange semaine du Rassemblement National.
00:00:07Entre cafouillage et polémique, vous entendrez Jordan Bardella hier soir sur notre antenne au sujet des migrants, de l'Ukraine,
00:00:13de Marine Le Pen aussi,
00:00:14qui d'ailleurs reste étrangement muette depuis l'épisode de Birmingham.
00:00:18L'ERN qui s'attire les foudres de la quasi-totalité des candidats à la présidentielle, sans pour autant dévisser
00:00:23dans les sondages.
00:00:24Au contraire, la ligne de départ du premier tour semble se stabiliser. Tandis qu'à gauche, le rapport de force
00:00:29reste inchangé.
00:00:31Jean-Luc Mélenchon plie le match face à ses concurrents dans les intentions de vote à un peu plus de
00:00:347 mois du scrutin.
00:00:36Analyse et réaction à suivre. Ce matin, nous sommes aussi en Allemagne, où se déroule un scrutin que toute l
00:00:41'Europe regarde.
00:00:42L'extrême droite pro-russe est en passe de conquérir sa première région depuis la fin du 3e Reich.
00:00:47Un triomphe électoral pourrait transformer le pays. On va vous expliquer cela.
00:00:51Notre équipe est aux côtés de celles et ceux qui souhaitent cette transformation, mais aussi des manifestants qui défilaient hier
00:00:56pour la démocratie.
00:00:58Et puis l'arrivée imminente des émissaires de Donald Trump à Kiev. Une première depuis le début de la guerre.
00:01:02On retrouvera nos envoyés spéciaux dans la capitale ukrainienne, alors que Poutine, lui, semble préparer son pays, la Russie, à
00:01:09une véritable escalade militaire.
00:01:11On va vous expliquer pourquoi. BFM Direct, saison 2, épisode 4. C'est parti.
00:01:29Que se passe-t-il au Rassemblement national ?
00:01:32Le parti vient de vivre une semaine pour le moins mouvementée, marquée par plusieurs polémiques et autres, quoique dernier en
00:01:38date les propos de Jordan Bardella,
00:01:39promettant qu'en cas de victoire du RN l'an prochain, les immigrés interceptés dans la Manche seront ramenés en
00:01:44France,
00:01:44pour à terme, sur le papier, être reconduits dans leur pays d'origine.
00:01:48Le patron du RN est parvenu à s'attirer les foudres d'à peu près tous les candidats à la
00:01:52présidentielle.
00:01:53Jordan Bardella, hier soir sur BFM TV, a tenté d'éteindre la controverse.
00:01:57On l'écoute précédée de la séquence mettant en scène son allié anti-européen avant-hier à Birmingham.
00:02:03Le Royaume-Uni interceptera les bateaux partis des côtes françaises et qui seront rentrés dans les eaux territoriales britanniques
00:02:14et ramènera les personnes présentes à bord en France.
00:02:18Le protocole ne prévoit pas que nous laissions traverser des migrants et que ces migrants soient déboutés ou repoussés sur
00:02:27les côtes françaises.
00:02:28– Bonjour Loïc Besson, journaliste politique BFM TV, à vos côtés Émilie Zapalski, bonjour et bienvenue.
00:02:34Communicante politique et fondatrice de La Chance, Émilie Conseil.
00:02:37Avec nous également Philippe Mourot-Chevrolet, bonjour et bienvenue.
00:02:39– Bonjour. – Apporteur de communication politique à Sciences Po et président de MCBG Conseil.
00:02:43Bruno Golnich, bonjour et bienvenue.
00:02:45Ancien eurodéputé, membre du Conseil national du Rassemblement national.
00:02:48Et Bernard Sananès, bonjour Bernard.
00:02:50– Bonjour. – Président de l'Institut de Sondage et Lab.
00:02:52– Bruno Golnich, vous avez compris, vous, ce qu'a signé vendredi à Birmingham Jordan Bardella, le patron de votre
00:02:59parti ?
00:03:00– Oui, j'ai compris parce que moi je l'ai lu.
00:03:03Contrairement à beaucoup de commentateurs, j'ai l'impression, je n'y vois ni quoique ni polémique.
00:03:07– À quoi s'engage le RN en 4 victoires en 2027 alors ?
00:03:10– C'est très clair, mais il faut réfléchir un petit peu, excusez-moi pour comprendre.
00:03:14– Éclairez-nous M. Golnich.
00:03:15– Je vais vous éclairer. Le fait que ceux qui clandestinement arrivent en France, puis clandestinement traversent au péril de
00:03:24leur vie,
00:03:25d'ailleurs c'est pourquoi il faut arrêter absolument ce business qui ne profite qu'à des passeurs,
00:03:31arrivent en Angleterre et ensuite en Angleterre excite de l'asile politique pour y rester.
00:03:37– Et à partir du moment où, selon l'accord qui a été convenu, qui n'est qu'un accord
00:03:42d'intention
00:03:43entre quelqu'un qui sera peut-être le futur Premier ministre de la France
00:03:46et quelqu'un qui sera peut-être le futur Premier ministre de la Grande-Bretagne,
00:03:50si l'on en croit les sondages, à partir du moment où ces personnes-là seront internées,
00:03:56c'est ça que prévoit l'accord, renvoyer certains en France,
00:03:58mais pour être réexpédiés dans leur pays d'origine.
00:04:01Il est évident que cela se saura dans le monde entier,
00:04:05que cela ne sert plus à rien de venir en France.
00:04:08– Mais on récupérera donc des dizaines de milliers de migrants
00:04:11dont l'Angleterre ne voudrait pas.
00:04:15C'est des dizaines de migrants en plus chaque année en France
00:04:20avant qu'ils ne soient renvoyés éventuellement dans leur pays d'origine.
00:04:23– Ce que je dis, ça se passera comme ça s'est passé pour l'Australie.
00:04:26À partir du moment où ça ne sert plus à rien d'essayer de traverser la manche au péril de
00:04:31sa vie,
00:04:31les gens ne viendront plus.
00:04:33– Ah oui, alors ça c'est ce que vous imaginez.
00:04:36– Oui, oui, bien sûr.
00:04:38Puisqu'ils sauront que cela ne sert à rien,
00:04:41serait-ce au péril de leur vie de traverser pour aller en Angleterre,
00:04:44qu'ils seront de toute façon refoulés,
00:04:46et qu'une fois en France, à frais partagés avec la Grande-Bretagne,
00:04:50ils seront réexpédiés dans leur pays d'origine.
00:04:52À partir de ce moment-là, les flots seront taris.
00:04:55C'est très exactement ce qui se passe en Australie.
00:04:57– C'est clair ou ce n'est pas clair Loïc ?
00:04:59– Ben non, dans ce cas-là, je comprends votre logique,
00:05:01mais pourquoi ne pas laisser les Britanniques se débrouiller
00:05:04pour renvoyer ces migrants dans leur pays ?
00:05:06– Mais parce qu'ils ne le font pas, précisément.
00:05:09Mais parce qu'ils ne le font pas.
00:05:10– Donc on le ferait à leur place.
00:05:11– Mais bien, voilà.
00:05:13– On sait la difficulté que c'est de renvoyer des migrants dans leur pays,
00:05:16parce qu'il y a des problèmes de visa, des pays d'origine qui ne les acceptent pas,
00:05:18on le sait.
00:05:19– Donc pourquoi prendre cette charge au profit seulement des migrants ?
00:05:22– Mais c'est une charge, monsieur, que nous avons de toute façon.
00:05:26Cela ne ferait pas un migrant de plus en France,
00:05:29puisqu'ils sont en France.
00:05:31– Ça revient à valider ce que dit l'extrême droite britannique,
00:05:34c'est-à-dire qu'au fond, si des immigrés viennent en Grande-Bretagne,
00:05:37c'est la responsabilité de la France.
00:05:38Vous validez le point de vue de nos adversaires ?
00:05:40– Non, pas du tout, pas du tout.
00:05:42– Non, non, on entame une vraie politique de coopération
00:05:46pour mettre fin à ce trafic.
00:05:48– La coopération, ce n'est pas endosser les problèmes des autres.
00:05:50La coopération, c'est les gérer ensemble.
00:05:52– Mais ce sont nos problèmes, monsieur,
00:05:53puisque les gens arrivent massivement de façon illégale
00:05:56et stagnent dans la situation actuelle
00:05:59pour une immense majorité devant nos côtes
00:06:03en essayant de franchir la manche.
00:06:07Ils sont là, de toute façon, ils sont là.
00:06:09Donc le problème, c'est qu'ils n'en arrivent plus, premièrement.
00:06:12Il faut tarir ces arrivées
00:06:14et il faut réexpédier tous ceux que l'on pourra réexpédier
00:06:17dans leur pays d'origine.
00:06:19– Jordan Bardella, qui est le président du parti
00:06:23mais qui n'est pas le candidat à la présidentielle
00:06:25pour le Rassemblement national,
00:06:27assure que cette déclaration d'intention n'engage que le RN.
00:06:32Comprenons que ce n'est donc pas une promesse de campagne
00:06:35de Marine Le Pen.
00:06:37Il est là aussi le hiatus ?
00:06:40– On a l'impression qu'il y a un petit jeu.
00:06:42Alors, on sent des dissensions.
00:06:44Moi, j'ai l'impression que c'est plutôt un jeu
00:06:45qui peut être très gagnant.
00:06:47Et d'ailleurs, les sondages montrent que pour l'instant,
00:06:48la progression, elle perdure pour le RN.
00:06:52Une espèce de duo qui paraît dissonant
00:06:54mais qui, à mon avis, est plutôt porteur.
00:06:57– Marine Le Pen n'a rien dit
00:06:59depuis l'épisode de Birmingham vendredi.
00:07:01– Elle va voir son discours le prochain week-end
00:07:03à Hélène Bonon dans son territoire.
00:07:04elle laisse ce futur Premier ministre s'exprimer.
00:07:08Je ne sais pas si vous voyez,
00:07:09mais on lui donne une espèce de posture,
00:07:11une espèce de stature quand même.
00:07:13Il va à l'étranger, il déclare.
00:07:15On prend au sérieux ses propos
00:07:17à tel point qu'on se dit
00:07:18« Ah, mais ce n'est pas les mêmes que Marine Le Pen ».
00:07:20Pour moi, c'est quelque chose
00:07:22qui peut être très porteur.
00:07:23Ce duo, il a été gagné en 2022.
00:07:26Pas jusqu'au bout, évidemment.
00:07:29Marine Le Pen, elle a un accent très pouvoir d'achat social.
00:07:34Bardella, beaucoup plus libéral,
00:07:35beaucoup plus immigration.
00:07:37Et regardez le résultat.
00:07:38On ne fait que parler d'immigration,
00:07:40de frontières, alors qu'on n'était pas sur ces sujets.
00:07:43– Mais est-ce que cette déclaration d'intention
00:07:45engage Marine Le Pen, Bruno Golnick,
00:07:47qui n'a rien dit ni écrit depuis vendredi,
00:07:49sur les migrants ?
00:07:50– Non, mais vous êtes dans votre rôle,
00:07:55comme un certain nombre de vos confrères,
00:07:56pour essayer d'agiter, de voir…
00:07:58– Non, mais pour vous, elle valide ?
00:07:59Pour vous, elle valide ce qu'a dit Jordan Bardella ?
00:08:01– Laissez-moi vous répondre.
00:08:03À quel moment il pourrait y avoir une fracture
00:08:04si on pouvait exciter l'un contre l'autre ?
00:08:09Jordan Bardella a très bien dit les choses hier.
00:08:12Il a dit « Si je ne dis rien,
00:08:14on prétendra que je suis en retrait ».
00:08:16C'est un peu ce que l'on dit de Marine Le Pen aujourd'hui.
00:08:18Si, au contraire, j'agis, si je me montre,
00:08:23on dira que je défie en quelque sorte l'autorité de Marine Le Pen.
00:08:26– Vous ne répondez pas à ma question.
00:08:28Est-ce que Marine Le Pen valide,
00:08:30approuve, dans le cadre de sa campagne,
00:08:32elle est la candidate, cet engagement ?
00:08:35Elle va prendre la parole prochainement, elle va vous le dire.
00:08:37– Est-ce que vous souhaitez qu'explicitement,
00:08:39elle dise « Oui, Jordan Bardella a raison,
00:08:41nous ferons cela si nous sommes au pouvoir ? »
00:08:43– Je le souhaite, oui.
00:08:44– Pour l'instant, elle ne l'a pas fait.
00:08:45– Regardez sur le voile, regardez sur les retraites,
00:08:48à quel point il parle avec deux voix.
00:08:50Donc, on a un RN avec deux voix,
00:08:51qui répond à des électorats différents.
00:08:54Franchement, c'est un jeu qui est plutôt bien rodé
00:08:56pour répondre à des jeunes,
00:08:58pour répondre à des gens qui sont plus libéraux,
00:09:00à des gens qui sont plus attachés aux fondamentaux du RN.
00:09:02– Pour revenir sur la réalité, Marine Le Pen vient de faire une purge
00:09:05à l'intérieur du RN pour virer tous ceux qui sont proches de Jordan Bardella.
00:09:09Jordan Bardella fait quelque chose qui, manifestement, n'était pas prévu.
00:09:12Tout le monde est tétanisé,
00:09:13ils sont attaqués par toute la classe politique.
00:09:15Le RN ne défend pas cette position de Jordan Bardella.
00:09:17Moi, mon analyse, c'est que Jordan Bardella,
00:09:19ce n'est pas l'Odyssée.
00:09:20Il y a 7 millions de gens qui ont regardé l'Odyssée cet été.
00:09:23Là, on est sur une autre mythologie, on est sur Ica.
00:09:25Il a que ceux qui pourraient, comme Philippot, comme Maigret,
00:09:28comme beaucoup de gens avant lui,
00:09:29prendre la boutique à la famille RN et à la famille Le Pen
00:09:32et la famille Le Pen dit non.
00:09:34Et d'ailleurs, ils font revenir marier en maréchal
00:09:35et d'après les informations de votre collègue…
00:09:38– Justement, on va entendre Jordan Bardella,
00:09:41je vous laisse réagir après.
00:09:42Vous répondrez après, Bruno Guelnich,
00:09:44parce qu'on va écouter Jordan Bardella.
00:09:45– Les questions nous disent, puisqu'il y a purge,
00:09:47vous allez pouvoir aligner au moins une quinzaine
00:09:49ou une vingtaine de noms.
00:09:50– Il y a au moins deux personnes qui ont été virées
00:09:52de la direction du RN et qui sont des proches de Jordan Bardella,
00:09:55dont l'un de ses plus proches conseillers,
00:09:56qui était le conseiller économique du RN.
00:09:58– Oui, alors ça ne fait pas une purge.
00:10:01Il y a une personne qui est partie…
00:10:04– S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
00:10:07Justement, sur les supposées dissonances
00:10:08entre les deux leaders de votre parti et Bruno Guelnich,
00:10:11c'est elle ou moi aurait lancé Jordan Bardella.
00:10:14On va l'écouter.
00:10:15À propos de Marion Maréchal,
00:10:16que Marine Le Pen aimerait mettre davantage en lumière au RN
00:10:18d'après le récit d'une réunion par nos confrères de Libération,
00:10:21écoutons Jordan Bardella là-dessus.
00:10:22– Quand on a des désaccords,
00:10:25on a pour habitude d'en discuter entre nous.
00:10:27Donc je ne commenterai pas ces bruits de couloirs.
00:10:32Et ce que je peux vous dire,
00:10:33c'est qu'il y a avec Marine Le Pen
00:10:35une affinité politique et personnelle indéfectible.
00:10:39Donc je vous le dis,
00:10:40et je continuerai de vous le dire tout au long de la campagne,
00:10:42si certains attendent de ma part
00:10:44que je sois déloyal à Marine Le Pen
00:10:46qui porte sur ses épaules
00:10:47les espoirs du peuple français
00:10:49et le destin de la France,
00:10:50alors c'est très mal me connaître
00:10:52et c'est très mal connaître le sentiment qui me domine,
00:10:54à savoir que la France est en danger
00:10:56et que nous avons une occasion inédite et historique de la sauver.
00:10:59Les Français dans cette campagne
00:11:01me trouveront du début de cette campagne
00:11:03jusqu'à la fin,
00:11:04aux côtés de Marine Le Pen
00:11:06et parce qu'elle a toujours été mon premier soutien,
00:11:09je serai toujours son premier soutien.
00:11:11– J'ai une question Bruno Connich,
00:11:12est-ce que vous souhaitez vous
00:11:14que davantage de place soit faite à Marion Maréchal
00:11:17dans le dispositif de campagne du Rassemblement National ?
00:11:19– Je souhaite, à titre personnel,
00:11:21alors ça c'est ma position personnelle,
00:11:22moi je souhaite l'union de tous les patriotes.
00:11:24– Donc oui.
00:11:24– Moi je rêve d'un cabinet ministériel
00:11:27dans lequel M. Philippe de Villiers
00:11:28serait ministre de la Culture,
00:11:30M. Dupont-Aignan ministre des Affaires européennes
00:11:32et bien sûr…
00:11:33– Et Marion Maréchal ministre de quoi alors ?
00:11:34– Et pourquoi pas bien sûr
00:11:37et je pense que nous avons,
00:11:39je sais que nous avons les capacités suffisantes
00:11:42pour occuper…
00:11:43– Mais Jordan Bardella ne le souhaite pas.
00:11:45– Les postes ministériels.
00:11:46– Ne semble pas le souhaiter.
00:11:47– Vous me demandez mon point de vue.
00:11:49– Oui mais justement,
00:11:50on parle de l'unité ou pas au sein de votre parti.
00:11:52– Je ne me suis pas entretenu avec lui
00:11:53sur le cas de Marion Maréchal.
00:11:55– Et s'il ne le souhaite pas, c'est une erreur.
00:11:57– Ce que je sais, c'est que les commentaires
00:11:59qui ont suivi, y compris sur votre antenne,
00:12:01sa déclaration, ont été quand même extraordinaires
00:12:05parce qu'il proteste de sa loyauté indéfectible
00:12:08envers Marine Le Pen.
00:12:09On ne peut pas être plus clair.
00:12:11Eh bien les commentaires sont…
00:12:13Eh bien s'il le dit, c'est qu'il y a un problème.
00:12:15– Vous n'êtes pas un père dros de l'année,
00:12:17si je puis me permettre, M. Golny,
00:12:18vous n'êtes pas un père dros de l'année.
00:12:20Vous savez que parfois derrière les déclarations politiques
00:12:23se cache une réalité un petit peu plus nuancée.
00:12:26– Alors qu'est-ce qu'il faut dire ?
00:12:27– Alors il faut se taire ?
00:12:28– Non, on pose des questions.
00:12:29– Et vous êtes là par exemple pour répondre ce matin.
00:12:31Mais intéressant quand même, Bernard,
00:12:33de noter que sondage après sondage,
00:12:36polémique après controverse,
00:12:38le Rassemblement National,
00:12:40en termes d'intention de vote,
00:12:41un petit peu plus de 7 mois du premier tour
00:12:42de la présidentielle conserve une avance considérable.
00:12:47Donc ça ne l'atteint pas d'une certaine manière.
00:12:49– Dans les enquêtes,
00:12:49y compris celles qui ont été publiées ce matin
00:12:51encore par nos confrères,
00:12:52on voit bien que la candidate du Rassemblement National
00:12:54totaliserait dans les intentions de vote
00:12:56deux fois plus de voix,
00:12:5734-35% contre 17 à Édouard Philippe.
00:13:01Donc c'est le premier point.
00:13:01Le RN fait la course en tête.
00:13:03Et rien n'a altéré ce phénomène.
00:13:06La condamnation de Marine Le Pen
00:13:08par la Cour d'appel le 7 juillet
00:13:10n'a eu aucun effet dans les enquêtes.
00:13:13Elle n'a pas baissé plus de 0,5 points.
00:13:16Premier point.
00:13:17Deuxième point,
00:13:19l'image de Bardella et de Le Pen
00:13:21sont quasiment identiques.
00:13:23Chez les Français,
00:13:23ce sont les deux personnalités préférées des Français.
00:13:25Et la troisième est Marion Maréchal-Le Pen.
00:13:28Et chez les électeurs du RN,
00:13:29ils sont là aussi tous les deux à une stricte égalité.
00:13:33Ce qui fait dire que même s'il y a des polémiques,
00:13:36même s'il y a ce sentiment peut-être d'impréparation
00:13:38qu'on n'avait pas eu souvent ces derniers temps entre les deux,
00:13:42en tout cas dans le bloc du premier tour
00:13:44des électeurs du RN,
00:13:46on puisse s'attendre à des effets.
00:13:48En revanche, la question qui peut se poser,
00:13:50c'est est-ce que ça peut déstabiliser
00:13:51des électeurs qui au second tour
00:13:53viendraient par exemple de la droite traditionnelle,
00:13:55qui auraient dit oui, je peux envisager de voter RN
00:13:57et qui là seraient surpris
00:13:59par ce qui se passe ?
00:14:00Une campagne présidentielle, Loïc,
00:14:01c'est une promesse de clarté quand même.
00:14:03Est-ce qu'il y a sur certains sujets,
00:14:05objectivement, plusieurs lignes aujourd'hui au RN ?
00:14:08Par exemple, sur l'Ukraine,
00:14:10sur l'aide de la France à l'Ukraine ?
00:14:12Sur l'Ukraine, en effet, depuis 2022 déjà,
00:14:15il y a toujours eu quelques divergences,
00:14:18ou en tout cas différences de nuances,
00:14:20entre Jordan Bardella qui est présent
00:14:22à Bruxelles, à Strasbourg,
00:14:24puisqu'il est député européen,
00:14:26et Marine Le Pen.
00:14:27Et clairement, oui, sur ce sujet,
00:14:29il y a eu des divergences.
00:14:30Il y a parfois même eu des rappels à l'ordre
00:14:32concernant des votes qui pouvaient être faits
00:14:34par les députés européens RN,
00:14:36sous la houlette de leur président de groupe,
00:14:38Jordan Bardella,
00:14:39et qui n'étaient pas alignés
00:14:40avec les positions de Marine Le Pen.
00:14:42D'ailleurs, Jordan Bardella l'assume,
00:14:43le dit lui-même,
00:14:44je vais continuer à porter cette voix.
00:14:47Et son entourage nous explique
00:14:48qu'il y a en quelque sorte deux candidats,
00:14:51et ça, c'est inédit quand même,
00:14:52dans une campagne présidentielle.
00:14:53Jeudi soir, ici même,
00:14:54Louis Alliot,
00:14:55jeudi soir, ici même,
00:14:56Louis Alliot,
00:14:56je peux vous dire notre position sur l'Ukraine.
00:14:57Bruno Golichet,
00:14:58est-ce que vous permettez juste
00:14:59de rappeler des déclarations,
00:14:59et après je vous laisse la parole,
00:15:01puisque vous êtes notre invité ce matin,
00:15:02je vous en remercie,
00:15:03mais Louis Alliot,
00:15:04jeudi soir, ici même,
00:15:05il faut couper le robinet à l'Ukraine.
00:15:06Laurent Jacobéli, député RN,
00:15:08hier, nous sommes aux côtés de l'Ukraine,
00:15:09mais pas au prix de la vie financière de la France.
00:15:12Jordan Bardella,
00:15:13sur cette question,
00:15:14pour, au micro de BFM TV hier.
00:15:16Pareil, pareil,
00:15:18exactement pareil.
00:15:19L'Ukraine est condamnée à l'invasion de ce pays
00:15:21par la Russie,
00:15:22et nous avons toujours indiqué
00:15:24qu'en cas de victoire,
00:15:24la France serait fidèle
00:15:26au soutien qu'elle porte à l'Ukraine,
00:15:29et à la nécessité urgente,
00:15:31non pas de continuer d'alimenter la guerre,
00:15:33et de financer un effort de guerre
00:15:34sans garantie ni sans fin,
00:15:36mais de mettre d'abord
00:15:38les nations occidentales autour de la table,
00:15:40pour porter une position commune
00:15:42devant le président Poutine,
00:15:44et surtout pour faire taire les armes.
00:15:46La priorité doit être le cessez-le-feu.
00:15:49Nous avons voté contre
00:15:50la dernière aide financière à l'Ukraine
00:15:53qui a été déboursée par l'Europe.
00:15:57Comment est-ce que dans la période de crise
00:15:59que nous connaissons,
00:16:00dans la période d'endettement majeur,
00:16:02on peut continuer
00:16:03d'accorder de l'argent
00:16:04sans aucune garantie
00:16:06que nous n'avons pas
00:16:07et qu'il n'y a plus
00:16:08dans les caisses des Français ?
00:16:09Il serait profondément irresponsable
00:16:11de continuer à octroyer de l'argent
00:16:14à des États étrangers
00:16:16sans aucune garantie.
00:16:18Faut-il couper le robinet à l'Ukraine ?
00:16:19C'est parfaitement clair.
00:16:21C'est parfaitement clair
00:16:22comme position,
00:16:23quoi qu'on en dise,
00:16:24et elles sont tout à fait cohérentes.
00:16:26Premièrement,
00:16:26il y a une condamnation
00:16:27sans équivoque
00:16:28du fait que,
00:16:30même si l'Ukraine
00:16:32avait maltraité
00:16:33sa population russophone
00:16:34du Donbass...
00:16:35Déjà, il y a un même si.
00:16:37Ce qui n'est pas le cas.
00:16:39Laissez-moi dire.
00:16:40Ce qui n'est pas le cas.
00:16:40Ben voyons.
00:16:41Vous avez quand même
00:16:42quantité de témoignages
00:16:43à tout sujet.
00:16:44Non, non, c'est faux.
00:16:44C'est de la désinformation.
00:16:45Ne m'interrompez pas, monsieur,
00:16:46je vous prie.
00:16:47Je sais que vous êtes...
00:16:49Non, mais je vous en prie.
00:16:51S'il vous plaît, s'il vous plaît.
00:16:52Je sais que vous êtes...
00:16:52Il nous reste une minute
00:16:53si on peut la terminer.
00:16:54C'est un institut
00:16:55dont j'ai été moi-même diplômé
00:16:56mais qui est devenu
00:16:57un cloac de justice.
00:16:57S'il vous plaît, monsieur Golnich.
00:17:00Donc, si...
00:17:01Sur l'Ukraine,
00:17:02on voit déjà
00:17:02dans votre réponse
00:17:03qu'il y a des nuances...
00:17:05Bon.
00:17:07Donc, je disais que
00:17:08même si l'Ukraine
00:17:10avait maltraité
00:17:11sa population russophone
00:17:13du Donbass,
00:17:14nous condamnons
00:17:15sans équivoque
00:17:16l'agression russe...
00:17:18Pas sans équivoque.
00:17:19Si, si, c'est sans équivoque.
00:17:21Vous commencez par un préalable
00:17:21qui est une équivoque.
00:17:46vous ferait passer
00:17:46comme co-belligérant.
00:17:48Il faut être réaliste
00:17:49malgré tout
00:17:50dans les relations internationales
00:17:51que j'ai enseignées
00:17:52bien avant vous.
00:17:53Bon.
00:17:54Il faut être réaliste.
00:17:55L'Ukraine...
00:17:56La Russie
00:17:56ne peut pas perdre cette guerre.
00:17:58On ne voit pas...
00:18:00On ne voit pas...
00:18:01On ne voit pas...
00:18:01On ne voit pas...
00:18:02Elle n'a plus les moyens
00:18:02de gagner cette guerre.
00:18:03On ne voit pas...
00:18:04Ça fait 4 ans
00:18:04et elle n'a pas progressé
00:18:05d'un kilomètre.
00:18:06Oui, mais...
00:18:07La réalité, c'est qu'elle
00:18:08va dans la terre.
00:18:09Ça ne veut pas dire...
00:18:10Vous êtes un parti pro-ruche.
00:18:11Mais non.
00:18:12Si, dites-le.
00:18:13Votez RNC, votez Poutine.
00:18:14Merci.
00:18:17Écoutez, vous invitez un communicant
00:18:19qui ne parle que par slogan.
00:18:20Merci.
00:18:21On invite des invités
00:18:21de communes différents.
00:18:22Je voudrais terminer quand même
00:18:24si vous le voulez bien.
00:18:24Et après, c'est la fin,
00:18:25M. Goldich.
00:18:25La Russie ne peut pas perdre
00:18:27cette guerre parce qu'on ne voit pas
00:18:28les armées ukrainiennes
00:18:30poursuivre les Russes
00:18:31jusqu'à Vladivostok.
00:18:32Merci.
00:18:32Compte tenu de cette...
00:18:33C'est attendu nous-mêmes,
00:18:34Français, nous avons payé
00:18:35pour le savoir.
00:18:36Napoléon a conquis Moscou.
00:18:38Non, merci.
00:18:39L'Ukraine n'a pas l'intention
00:18:40d'envoyer la Russie.
00:18:41C'est la différence avec la Russie.
00:18:43On s'arrête là.
00:18:43Donc, la Russie ne peut pas
00:18:45perdre cette guerre.
00:18:46Donc, il faut un cessez-le-feu
00:18:47pour arrêter ce massacre
00:18:50incroyable entre la jeunesse
00:18:51utile et la jeunesse russe.
00:18:52Il faut un cessez-le-feu.
00:18:54Les émissaires de Trump
00:18:55sont à Kiev aujourd'hui
00:18:57dans cette optique.
00:18:58Merci.
00:19:04On s'arrête là, M. Goldich.
00:19:05Merci.
00:19:06Oui, mais là, pour le coup,
00:19:08je me permets un peu
00:19:09d'autoritarisme
00:19:10et je vous coupe la parole.
00:19:11Merci à tous les cinq
00:19:12d'avoir été avec nous.
00:19:14On n'est pas en Corée du Nord,
00:19:14sur le plateau de BFM TV,
00:19:16mais on a des timings
00:19:17à respecter.
00:19:18Je vous annonce quand même
00:19:19quelques petits rendez-vous.
00:19:20BFM Paul, Bruno Retailleau,
00:19:22candidat LR à la présidentielle,
00:19:23invité à midi de Guillaume Daré.
00:19:24Le grand oral 2027,
00:19:25nouveau rendez-vous politique.
00:19:27Mathilde Panot,
00:19:28la chef de file des députés
00:19:30LFI et 100% Mabrouk.
00:19:31Gabriel Attal,
00:19:32autre candidat
00:19:32à l'élection présidentielle,
00:19:34invité de Sonia Mabrouk.
00:19:36À 19h tout à l'heure.
00:19:37À tout de suite.
00:19:40Soyez les bienvenus
00:19:40si vous nous rejoignez
00:19:41dans BFM direct
00:19:42à 10h30 au-delà des thèmes
00:19:43naturellement que nous développons
00:19:44dans l'émission ce matin.
00:19:45Les trois infos à retenir
00:19:47à 10h30.
00:19:48D'abord ce drame
00:19:48qui s'est produit hier soir
00:19:50à Aubervilliers,
00:19:51en Seine-Saint-Denis.
00:19:52Une maison a été littéralement soufflée.
00:19:54Vous voyez les images
00:19:56de ce drame.
00:19:57Soufflée par une explosion
00:19:59due à une fuite de gaz.
00:20:00En tout cas,
00:20:01c'est l'hypothèse privilégiée
00:20:02par les enquêteurs.
00:20:03Alors que selon nos informations,
00:20:05le logement n'était pas
00:20:06raccordé au gaz.
00:20:07Le bilan est très lourd.
00:20:08Un enfant est mort.
00:20:09Et sept autres personnes
00:20:11sont blessées,
00:20:11dont deux actuellement
00:20:12en urgence absolue.
00:20:15Six départements
00:20:16du sud-sud-est
00:20:17restent ce matin
00:20:18en alerte orange.
00:20:20Canicule,
00:20:2184 records mensuels
00:20:22de chaleur ont été battus hier,
00:20:24notamment à Perpignan,
00:20:26à Nîmes
00:20:26ou encore à Hier.
00:20:27Les températures très élevées
00:20:29vont se poursuivre aujourd'hui
00:20:31et devraient persister
00:20:32en début de semaine prochaine.
00:20:35Et puis les émissaires
00:20:36de Donald Trump
00:20:37qui sont attendus
00:20:37à Kiev
00:20:38dans les prochaines heures.
00:20:40Jérémy Paire,
00:20:40vous êtes l'envoyé spécial
00:20:41de BFM TV
00:20:41dans la capitale ukrainienne
00:20:42qui subit ces derniers mois
00:20:43les pires attaques russes
00:20:45depuis le début de cette guerre.
00:20:46Quel est l'objectif
00:20:47d'une telle visite, Jérémy ?
00:20:50C'est la première fois
00:20:52que messieurs
00:20:53Witkow et Kuchner
00:20:55se rendent
00:20:56sur le territoire ukrainien
00:20:58pour parler
00:20:58à Volodymyr Zelensky.
00:21:00Ce dimanche,
00:21:02ils vont parler
00:21:03de l'idée
00:21:03pour la paix
00:21:04qu'a Donald Trump
00:21:05pour résoudre
00:21:06ce conflit
00:21:07entre les Russes
00:21:07et les Ukrainiens.
00:21:09Ils ont rencontré
00:21:10Vladimir Poutine
00:21:11pendant près de trois heures
00:21:13ce samedi
00:21:13au Kremlin
00:21:14et ils vont donc discuter
00:21:16avec le président ukrainien
00:21:18toute la journée
00:21:19ici
00:21:19à Kiev.
00:21:21Les Ukrainiens
00:21:21qui sont relativement
00:21:23pessimistes
00:21:23de cette rencontre
00:21:25parce qu'il y a encore
00:21:26des points d'achoppement
00:21:27pour parler de paix
00:21:29et notamment
00:21:29peut-être l'un des plus
00:21:30importants,
00:21:31c'est l'avenir
00:21:32du Donbass
00:21:32qui est occupé
00:21:33en très grande partie
00:21:35par l'armée russe
00:21:36depuis maintenant
00:21:37près de quatre ans
00:21:38mais les Ukrainiens
00:21:38tiennent encore
00:21:39une portion
00:21:40de l'oblasque
00:21:41de Donetsk
00:21:42presque 20%
00:21:43du territoire
00:21:43et il est hors de question
00:21:45pour eux
00:21:45de le laisser
00:21:46aux Russes.
00:21:47Ils ont perdu
00:21:48trop d'hommes
00:21:49et c'est trop important
00:21:50pour la population
00:21:51ukrainienne.
00:21:52Le seul point positif
00:21:53de cette venue
00:21:55ici à Kiev
00:21:56de ces deux émissaires
00:21:57c'est que les habitants
00:21:58de la capitale ukrainienne
00:21:59ont pu avoir
00:22:00une nuit tranquille
00:22:01sans alerte
00:22:02sans missiles
00:22:02et sans frappe
00:22:03de drone
00:22:04alors que depuis
00:22:06des semaines
00:22:07ils étaient visés
00:22:08jour et nuit
00:22:08par ces missiles
00:22:10russes
00:22:10parce que
00:22:11Vladimir Poutine
00:22:12a estimé
00:22:12et a accordé
00:22:13une trêve de trois jours
00:22:15et pas un jour de plus
00:22:16pour permettre
00:22:17aux émissaires américains
00:22:18de discuter
00:22:19tranquillement
00:22:20avec Volodymyr
00:22:21et Zelensky
00:22:22la ville de Kiev
00:22:23et pour l'instant
00:22:24donc ne sera pas touchée
00:22:26par les missiles
00:22:27russes
00:22:27tandis que
00:22:28des alertes
00:22:29ont retenti
00:22:29et continuent
00:22:30de retentir
00:22:31dans d'autres régions
00:22:32de l'Ukraine
00:22:33un peu plus
00:22:33à l'est de la capitale
00:22:36on s'intéresse aussi
00:22:37dans BFM direct
00:22:38à cette élection
00:22:39qui fait trembler
00:22:40l'Allemagne
00:22:41qui fait trembler
00:22:41plus exactement
00:22:42tous ceux qui
00:22:43angoissent à l'idée
00:22:44d'une victoire
00:22:44de l'extrême droite
00:22:45pro russe
00:22:46dans une région
00:22:46où les élections
00:22:47ont lieu
00:22:48aujourd'hui
00:22:49d'ailleurs
00:22:49la tête de liste
00:22:50de l'AFD
00:22:50l'alternative
00:22:52pour l'Allemagne
00:22:52en français
00:22:53s'apprête
00:22:54à voter
00:22:55en Sachsen
00:22:56dans l'est du pays
00:22:57l'ex RDA
00:22:57où nous retrouverons
00:22:58dans quelques instants
00:22:59l'envoyé spécial de BFM TV
00:23:00Clémence Dibout
00:23:01d'abord un petit tour de plateau
00:23:02Loïc Besson
00:23:03vous êtes toujours avec nous
00:23:04journaliste politique BFM TV
00:23:05Jean Garrigue
00:23:06historien politique
00:23:08nous accompagne aussi
00:23:08bonjour Jean
00:23:09Patricia Lémonière
00:23:10bonjour grand reporter
00:23:11spécialiste des questions
00:23:12internationales
00:23:13et Bruno Jeudy
00:23:14bonjour Bruno
00:23:14éditorialiste politique BFM TV
00:23:16directeur délégué
00:23:17de la rédaction
00:23:18de la tribune dimanche
00:23:20qu'on comprenne bien l'enjeu
00:23:22d'abord à l'échelle nationale
00:23:23outre-Rhin
00:23:24Jean Garrigue
00:23:24ce serait
00:23:25le cas de victoire
00:23:26de l'extrême droite
00:23:26qui dans les intentions
00:23:27de voter très largement
00:23:29au-dessus du parti
00:23:30du chancelier
00:23:32des conservateurs
00:23:32ce serait une percée historique
00:23:33depuis 45
00:23:34depuis la fin du troisième Reich
00:23:35ça n'a jamais existé
00:23:36effectivement
00:23:37depuis en fait
00:23:371949
00:23:38parce que c'était
00:23:39là qu'il y a eu
00:23:40une vraie reconstruction
00:23:41des états allemands
00:23:43mais
00:23:44il faut quand même
00:23:45un tout petit peu nuancer
00:23:46alors c'est vrai que le score
00:23:47plus de 40%
00:23:49dans les prévisions de sondage
00:23:50deux fois plus
00:23:51que la CDU
00:23:52le parti de Frédéric Schmerz
00:23:54du chancelier
00:23:54c'est impressionnant
00:23:56il faut d'abord dire
00:23:57qu'il y a déjà eu
00:23:59un avertissement
00:23:59en Thuringe
00:24:00il y a en 2024
00:24:02déjà
00:24:03au moment des élections fédérales
00:24:05aussi
00:24:05des gros scores
00:24:06de l'AFD
00:24:07mais il faut rappeler
00:24:08aussi que
00:24:09même si
00:24:10le candidat
00:24:13Zygmunt
00:24:13c'est son nom de famille
00:24:15j'ai plus son prénom
00:24:16Ulrich
00:24:17Ulrich
00:24:19qui est en train de voter
00:24:20arrive autour des 40%
00:24:22il n'est pas du tout sûr
00:24:23qu'il soit capable
00:24:25de former
00:24:25d'être le ministre président
00:24:27de l'état
00:24:28ce qui est
00:24:29être ministre président
00:24:30d'Allemande
00:24:31c'est une tâche importante
00:24:32parce que
00:24:32les états
00:24:34ont des grands pouvoirs
00:24:35les lenders
00:24:35ont des grands pouvoirs
00:24:36mais il n'est pas du tout évident
00:24:37qu'il réussisse
00:24:38à devenir
00:24:39ministre président
00:24:41parce qu'il lui faudra
00:24:42aller jusqu'au 50%
00:24:44avoir une majorité
00:24:44absolue
00:24:45qui est encore à franchir
00:24:47si l'AFD
00:24:48remporte
00:24:49ses régionales
00:24:51voilà
00:24:51en Thuringe
00:24:52il y a deux ans
00:24:54l'AFD était en tête
00:24:55mais n'a pas pu
00:24:56constituer
00:24:57le gouvernement
00:24:58de Thuringe
00:24:58alors ça n'empêche pas
00:24:59que ça soit un choc
00:25:00que ça soit
00:25:01même si
00:25:02il faut rappeler aussi
00:25:03que le Sachsenhalt
00:25:05cet état
00:25:06de l'est de l'Allemagne
00:25:07et ça a son importance
00:25:08cet état
00:25:09est un petit état
00:25:10c'est à peu près
00:25:112 millions de personnes
00:25:13ça ne pèse pas
00:25:14énormément
00:25:14dans l'ensemble allemand
00:25:16mais là encore
00:25:17il ne faut pas
00:25:18sous-estimer
00:25:19le choc
00:25:20que ça peut représenter
00:25:21c'est ça parce que
00:25:22attention à ne pas déformer
00:25:23la réalité
00:25:23Patricia Alamonnière
00:25:25on est tenté de dire
00:25:26que l'Allemagne
00:25:27tremble
00:25:28une partie du pays
00:25:30vraisemblablement
00:25:31aspire
00:25:32à ce changement
00:25:33oui et il y a
00:25:35une autre élection
00:25:36que nous allons
00:25:36devoir suivre
00:25:37avec intérêt
00:25:38c'est celle
00:25:38qui suit toujours
00:25:39dans des Landes
00:25:40à l'Est
00:25:40qui est celui
00:25:41du Mecklenburg
00:25:41où déjà
00:25:42l'AFD
00:25:43avait déjà
00:25:44marqué des points
00:25:45lors des précédentes élections
00:25:47la progression
00:25:47est fulgurante
00:25:48de cette extrême droite
00:25:50pro-russe en Allemagne
00:25:51effectivement
00:25:51la progression
00:25:52dans cette partie
00:25:53de l'Allemagne
00:25:54de l'Est
00:25:54qui s'est
00:25:55alors il y a eu
00:25:56beaucoup d'analyses
00:25:57sur l'Allemagne
00:25:57de l'Est
00:25:58effectivement
00:25:58économique
00:25:59les gens se sont sentis
00:26:01comme des citoyens
00:26:02de seconde zone
00:26:03paradoxalement
00:26:03ils sont totalement pris
00:26:05dans cette mythologie
00:26:06enfin dans cette volonté
00:26:08de remigration
00:26:08d'expulser
00:26:10tous les migrants
00:26:11il y en a très peu
00:26:12par exemple
00:26:13dans les élections
00:26:14qui se passent là
00:26:15effectivement
00:26:16les élections
00:26:17sur 2 millions d'habitants
00:26:18je crois que c'est
00:26:18guerre plus
00:26:19je crois que les migrants
00:26:20enfin les étrangers
00:26:21j'ai envie de dire
00:26:22ne représentent que
00:26:2360 000 personnes
00:26:23c'est très résiduel
00:26:25néanmoins
00:26:26la peur est là
00:26:27et on pourrait dire
00:26:28que l'AFD
00:26:29c'est un mélange
00:26:30de pro-russes
00:26:32de trumpiens
00:26:33et de néo-nazis
00:26:35parce qu'il faut aussi
00:26:36prononcer les mots
00:26:38c'est pour ça
00:26:39que le choc en Allemagne
00:26:40est très fort
00:26:41et c'est pour ça
00:26:42que les résultats
00:26:43quoi qu'ils soient
00:26:44que ça soit 40 ou 50%
00:26:45vont fragiliser
00:26:46un peu plus
00:26:47le chancelier Merz
00:26:47pourquoi vous dites cela
00:26:48et faites le lien
00:26:50avec en partie
00:26:52du moins
00:26:52Patricia
00:26:53avec le nazisme
00:26:53je rappelle que
00:26:54la tête de liste régionale
00:26:55de l'AFD
00:26:56qui est en train
00:26:57de voter sur ces images
00:26:58en direct
00:26:58est un pilier
00:26:59de l'aile la plus radicale
00:27:01du parti
00:27:01il ne cache pas
00:27:02avoir assisté
00:27:03à la conférence
00:27:03de post-dam
00:27:04fin 2023
00:27:05lors de laquelle
00:27:05avait été évoqué
00:27:06un plan de déportation
00:27:07de millions de
00:27:08je cite
00:27:09citoyens allemands
00:27:10non assimilés
00:27:11on va reparler
00:27:12dans quelques instants
00:27:12du programme
00:27:13de l'AFD
00:27:14en particulier
00:27:14dans cette région allemande
00:27:16où se joue
00:27:18peut-être
00:27:19politiquement
00:27:20le futur proche
00:27:21de toute l'Allemagne
00:27:22je dis bien
00:27:23peut-être
00:27:23mais Bruno
00:27:24le pouvoir français
00:27:26voisin de l'Allemagne
00:27:27regarde-t-il
00:27:28avec attention
00:27:29voire appréhension
00:27:29ce qui se passe
00:27:30aujourd'hui
00:27:30en Sachsen-Halt
00:27:32de toute façon
00:27:33en fait
00:27:34la situation
00:27:35de l'Allemagne
00:27:36et de la France
00:27:37sont un peu
00:27:37très différentes
00:27:38actuellement
00:27:39on a un pouvoir
00:27:39un peu finissant
00:27:40en France
00:27:41avec un Emmanuel Macron
00:27:42qui a une difficulté
00:27:45à nouer une relation
00:27:46avec le chancelier Merce
00:27:48qui lui-même
00:27:49est déjà en difficulté
00:27:50politiquement
00:27:50il arrive au pouvoir
00:27:52il y a peu de temps
00:27:53il n'est pas au pouvoir
00:27:54depuis 9 ans
00:27:55comme Emmanuel Macron
00:27:55mais il a une grande
00:27:56difficulté actuellement
00:27:58à s'installer
00:27:58y compris dans son propre camp
00:28:01et c'est vrai que
00:28:02ces élections
00:28:04dans les Landes
00:28:05vont le fragiliser
00:28:06encore un peu plus
00:28:08et on voit apparaître
00:28:09en Allemagne
00:28:09ce qui est arrivé
00:28:11au Premier ministre
00:28:13britannique
00:28:13c'est-à-dire
00:28:13un leader allemand
00:28:15qui est affaibli
00:28:16dans son propre camp
00:28:17et il y aura sans doute
00:28:18des tentatives
00:28:19pour changer
00:28:20ce chancelier
00:28:22y compris
00:28:22au sein
00:28:23de la CDU
00:28:24L'extrême droite allemande
00:28:26au passage
00:28:27est-elle un allié
00:28:28du rassemblement national
00:28:29aujourd'hui Loïc ?
00:28:30L'AFD plus du tout
00:28:31en tout cas
00:28:32Marine Le Pen
00:28:32a voulu clairement
00:28:33couper le cordon
00:28:34en l'occurrence
00:28:34il y a deux ans maintenant
00:28:35en 2024
00:28:36pour deux raisons
00:28:37qui ont fait la une
00:28:38de l'actualité
00:28:39et qui n'étaient pas tenables
00:28:40pour le RN à assumer
00:28:42vous l'avez dit
00:28:43cette fameuse réunion
00:28:44à Potsdam
00:28:44on est fin 2023
00:28:45avec des responsables
00:28:46de l'AFD
00:28:47et des responsables aussi
00:28:48d'autres mouvances identitaires
00:28:49où il y a ce projet
00:28:50de remigration
00:28:51qui est mis sur la table
00:28:53déportation
00:28:54en anglais
00:28:54remigration donc
00:28:56assumée encore aujourd'hui
00:28:57par celui que l'on voit
00:28:57à l'image
00:28:58la tête de liste
00:28:58en Sachsen-Halt
00:28:59c'est-à-dire renvoi massif
00:29:00d'étrangers
00:29:01en dehors de l'Allemagne
00:29:02mais aussi d'allemands
00:29:04d'origine étrangère
00:29:06donc jusqu'à quel niveau
00:29:07ça pouvait aller
00:29:08ça pouvait aller
00:29:08très loin
00:29:09et puis surtout
00:29:10pendant la campagne
00:29:11des européennes
00:29:11la tête de liste
00:29:12de l'AFD
00:29:13avait quand même dit
00:29:14que ce n'était pas
00:29:15parce qu'on avait été SS
00:29:16qu'on était automatiquement
00:29:17un criminel
00:29:18c'était pas tenable
00:29:19pour le partenariat
00:29:19il y a quelque chose
00:29:20que l'on doit expliquer
00:29:22et qu'il faut comprendre
00:29:23Jean Garrigue
00:29:25j'ai lu la citation
00:29:26d'un politologue
00:29:27dans l'Express
00:29:27cette semaine
00:29:28qui dit
00:29:28c'est quasiment un parti
00:29:29populaire
00:29:29l'AFD aujourd'hui
00:29:30qui ratise du centre
00:29:31jusqu'à l'extrême droite
00:29:32c'est plus seulement
00:29:33un parti protestataire
00:29:34qui rassemble des Allemands
00:29:34en colère
00:29:35et on apprend
00:29:37parallèlement
00:29:37que s'il gagne
00:29:38dans cette région
00:29:40l'AFD
00:29:41compte durcir
00:29:43la politique migratoire
00:29:44ça on l'a compris
00:29:44mais aussi supprimer
00:29:45l'obligation scolaire
00:29:46modifier les programmes
00:29:47d'histoire dans les écoles
00:29:48trop centrés à leur goût
00:29:49sur la culpabilité
00:29:50de l'Allemagne
00:29:51du troisième Reich
00:29:52l'AFD est aujourd'hui
00:29:54un parti populaire
00:29:54néanmoins
00:29:55alors comment vous expliquez cela ?
00:29:58on revient
00:29:58à ce que tout ça
00:29:59Patrice a parlé
00:30:00il y a beaucoup
00:30:00d'explications
00:30:02le déclassement
00:30:03de toute cette
00:30:05Allemagne de l'Est
00:30:06le sentiment d'être
00:30:06oublié
00:30:07de la croissance
00:30:09le taux de chômage
00:30:09très très important
00:30:10ce qu'on appelle
00:30:11l'hostalgie
00:30:12c'est-à-dire
00:30:13cette nostalgie
00:30:14de ce qu'était
00:30:15l'ordre
00:30:15de la RDA
00:30:17de l'Est
00:30:18et d'une dénazification
00:30:21qui ne s'est pas faite
00:30:22dans l'Allemagne de l'Est
00:30:23en tout cas
00:30:23pas de la manière
00:30:24aussi radicale
00:30:26qu'on a pu la connaître
00:30:27en RFA
00:30:28sur l'éducation
00:30:28sur l'éducation
00:30:31la promesse
00:30:32peut-être
00:30:33quelque peu angoissante
00:30:34les nazis
00:30:35avaient eux-mêmes
00:30:35procédé à des changements
00:30:36dans les programmes scolaires
00:30:37il y a certainement
00:30:39des nuances
00:30:40néanmoins
00:30:40de la même manière
00:30:41d'ailleurs
00:30:41les communistes
00:30:42est-allemands
00:30:42aussi
00:30:43et Purell
00:30:44Emmanuel
00:30:44etc
00:30:44mais oui
00:30:45on a quelque chose là
00:30:46qui relève
00:30:47de régimes
00:30:49qui flirtent
00:30:50avec les origines
00:30:51totalitaires
00:30:53que ce soit
00:30:54le totalitarisme
00:30:55nazi
00:30:56le totalitarisme
00:30:57stalinien
00:30:57cette culture là
00:30:59elle est encore présente
00:31:00dans ces régions là
00:31:01et elle est
00:31:02comment dire
00:31:03elle est renforcée
00:31:04évidemment
00:31:04par cette crise
00:31:05sociale
00:31:07économique
00:31:07qui les frappe
00:31:08de plein fouet
00:31:09et par l'impression
00:31:10qu'ils sont négligés
00:31:11par le reste
00:31:12de l'Allemagne
00:31:13un peu
00:31:13comme ça
00:31:14des phénomènes
00:31:15que vous trouverez
00:31:16en Italie
00:31:16ou même en Espagne
00:31:17ou même en France
00:31:19évidemment
00:31:19des régions
00:31:20comme ça
00:31:20qui se sentent
00:31:21oubliées
00:31:21par le centre
00:31:23donc il y a
00:31:24quelque chose
00:31:25effectivement
00:31:25qui fait que
00:31:26il faudra en parler
00:31:28mais c'est
00:31:29pas simplement
00:31:29en Allemagne
00:31:30c'est un phénomène
00:31:31général en Europe
00:31:32c'est le reflet
00:31:32d'une dynamique
00:31:33mais bien sûr
00:31:34c'est une dynamique
00:31:35à l'échelle européenne
00:31:36même si on n'en est pas encore
00:31:37un chancelier allemand
00:31:39d'extrême droite
00:31:40ou issu de l'extrême droite
00:31:41ce qui est important
00:31:41je termine juste là-dessus
00:31:42ce qui est important là-bas
00:31:43c'est que
00:31:44ce tabou
00:31:45de l'héritage nazi
00:31:47qui était quand même
00:31:47quelque chose de fondamental
00:31:48dans la construction
00:31:51de l'Allemagne nouvelle
00:31:53à partir de 1949
00:31:54et surtout après
00:31:55la réunification
00:31:56ce tabou
00:31:57il est en train de tomber
00:31:58c'est-à-dire
00:31:58qu'on a des langages
00:32:01des idées
00:32:02totalement décomplexées
00:32:03par rapport
00:32:04à cette période-là
00:32:05et ça c'est quand même
00:32:06très inquiétant
00:32:07alors ce tabou
00:32:08effectivement
00:32:09je suis d'accord
00:32:09avec Jean Garry
00:32:10il tombe énormément
00:32:11dans cette partie
00:32:12de l'Allemagne
00:32:12j'ai envie de dire
00:32:13que dans cette partie
00:32:14de l'Allemagne
00:32:14c'est fini
00:32:15il n'y a plus de tabou
00:32:16et quand vous regardez
00:32:18le programme
00:32:19de ce parti
00:32:21de l'AFD
00:32:21qui était au départ
00:32:22il faut se rappeler
00:32:24ce que c'était
00:32:24c'était simplement
00:32:25un parti anti-UE
00:32:26et anti-euro
00:32:27et qui s'est fait grignoter
00:32:29progressivement
00:32:30de l'intérieur
00:32:30par des idéologues
00:32:32néo-nazis
00:32:33et des hooligans
00:32:34etc
00:32:34donc il y a eu
00:32:35un grignotage
00:32:36et un changement
00:32:37complètement
00:32:37de perspective
00:32:38de la direction
00:32:40il y a une partie
00:32:41du programme
00:32:42moi qui a des relents
00:32:43quand même
00:32:43qui sont très inquiétants
00:32:44qui est de sortir
00:32:45des écoles
00:32:46tous ceux
00:32:47qui sont handicapés
00:32:49qui ont des retards
00:32:50mentaux
00:32:50tous ceux
00:32:51qu'on accueille
00:32:51dans nos écoles
00:32:52qu'est-ce que ça vous rappelle
00:32:53ça ?
00:32:53ça vous rappelle
00:32:54le nazisme
00:32:55tout simplement
00:32:56et les expériences
00:32:56menées sur ces gosses-là
00:32:57etc
00:32:58donc il y a quand même
00:32:59des mesures
00:33:00qui sont assez affolantes
00:33:02et en même temps
00:33:03on a quelqu'un
00:33:04qui sait jouer
00:33:05des réseaux sociaux
00:33:05qui se promène
00:33:07avec son vieux scout
00:33:08j'ai envie de dire
00:33:09de l'Allemagne
00:33:11soviétique
00:33:12et donc
00:33:13si vous voulez
00:33:13qui parle aux gens
00:33:14qui fait des selfies
00:33:16qui est très populaire
00:33:17donc qui allie
00:33:18j'ai envie de dire
00:33:19le côté sombre
00:33:21et violent
00:33:21du nazisme
00:33:23il faut prononcer
00:33:24les mots
00:33:24et ce côté
00:33:26moderne
00:33:27trumpiste
00:33:27du contact
00:33:28avec la population
00:33:29sur la perméabilité
00:33:31Bruno
00:33:32à la Russie
00:33:33de Poutine
00:33:34de ce parti
00:33:35de l'extrême droite
00:33:36qui pourrait donc
00:33:36pour la première fois
00:33:37depuis le troisième Reich
00:33:38remporter une région
00:33:39en Allemagne
00:33:39aujourd'hui
00:33:40à l'issue de cette élection
00:33:41qui se joue
00:33:41en ce moment même
00:33:43on est quand même
00:33:43à l'issue d'une semaine
00:33:44qui est marquée par
00:33:45des faits et des révélations
00:33:46de l'immun
00:33:47déstabilisation
00:33:48vraisemblablement
00:33:49venues de Russie
00:33:50voire actes
00:33:51de terrorisme
00:33:52qui ont raté
00:33:53notamment
00:33:54à la Ypsig
00:33:55cet engin
00:33:56qui n'a pas
00:33:57Dieu merci
00:33:57explosé à proximité
00:33:58d'un avion
00:33:59ukrainien
00:34:00la France
00:34:01là encore
00:34:01regarde ça
00:34:02avec attention
00:34:03et se méfie
00:34:04aujourd'hui
00:34:04de ce qui peut se passer
00:34:06en Allemagne
00:34:07au regard justement
00:34:08de ces accusations
00:34:10d'ingérence
00:34:11russe
00:34:12mais dans la
00:34:13dans la guerre
00:34:14d'information
00:34:15et la guerre
00:34:16tout court
00:34:16via les drones
00:34:17via la cybercriminalité
00:34:18que mène la Russie
00:34:20sur les principaux états
00:34:22de l'Union Européenne
00:34:24l'Allemagne est au premier plan
00:34:25comme d'autres
00:34:26et j'allais dire
00:34:27les partis
00:34:28extrémistes
00:34:29et notamment ceux
00:34:30d'extrême droite
00:34:30sont des portes d'entrée
00:34:31pour Poutine
00:34:32sont des partis
00:34:33qui sont évidemment
00:34:34plus ou moins
00:34:35perméables
00:34:36aux idées
00:34:37du leader
00:34:39du leader russe
00:34:40et on voit bien
00:34:41que l'idée
00:34:43c'est de surfer
00:34:43aussi sur une opinion
00:34:46lassée
00:34:46d'une guerre
00:34:47qui dure depuis trop longtemps
00:34:48le côté ça coûte trop cher
00:34:50le côté ça sert plus à rien
00:34:51on revient à la question économique
00:34:52et petit à petit
00:34:53les opinions
00:34:54qui étaient
00:34:54pour la plupart
00:34:56dans la plupart des pays
00:34:57assez favorables
00:34:58au soutien à l'Ukraine
00:34:59sont quand même
00:35:00en train de diminuer
00:35:01s'affaiblir
00:35:02ce soutien baisse
00:35:03parce que la guerre
00:35:04dure depuis longtemps
00:35:05c'est le cas en France
00:35:06c'est le cas en Allemagne
00:35:08l'Allemagne
00:35:09les deux chanceliers successifs
00:35:10se sont beaucoup investis
00:35:12dans le soutien
00:35:12dans le soutien à l'Ukraine
00:35:14et forcément
00:35:16la durée de la guerre
00:35:17n'est pas favorable
00:35:18à ceux qui
00:35:18sont partisans
00:35:20d'un soutien
00:35:21à l'Ukraine
00:35:23plein et entier
00:35:24un petit mot
00:35:25Clémence Dibout
00:35:25vous êtes justement
00:35:26en Allemagne
00:35:27pour BFM TV
00:35:27le grand favori
00:35:29des sondages
00:35:30la tête de liste
00:35:32du parti d'extrême droite
00:35:33vient de voter
00:35:34le pays retient son souffle
00:35:38il est toujours là
00:35:39d'ailleurs
00:35:39il est au milieu
00:35:40de la meute
00:35:41de journalistes
00:35:41que vous avez là
00:35:42il faut dire
00:35:43qu'il s'est offert
00:35:43un vrai bain de foule
00:35:44ici dans son village
00:35:46d'origine
00:35:46quand il est arrivé
00:35:47il y avait pas mal
00:35:47de supporters
00:35:48il y avait son papa
00:35:48qui était là
00:35:49des fans de la première heure
00:35:50évidemment forcément
00:35:51quand on vient voter
00:35:52dans son village natal
00:35:53bien évidemment
00:35:54qu'il y a un comité d'accueil
00:35:56assez conséquent
00:35:56mais c'est vrai
00:35:57que depuis plusieurs jours
00:35:58qu'on est là
00:35:58avec Valentin Rive
00:35:59on sent ici
00:36:00en Saxe-Analt
00:36:01une émulation
00:36:01au niveau de l'AFD
00:36:02ce parti d'extrême droite
00:36:03c'est l'habitude en Allemagne
00:36:05quand vous tractez
00:36:06les derniers jours
00:36:07tous les partis
00:36:07sont plus ou moins
00:36:08côte à côte
00:36:08et clairement
00:36:09celui qui remportait
00:36:10le plus de gens
00:36:10qui venaient discuter
00:36:11avec les dirigeants
00:36:12c'était clairement l'AFD
00:36:14d'ailleurs pour vous dire
00:36:15tout à l'heure
00:36:15il a pris le temps
00:36:16de répondre aux journalistes
00:36:17étrangers
00:36:18notamment à BFM TV
00:36:20ce leader de l'AFD
00:36:21on lui a demandé
00:36:22s'il souhaitait aussi
00:36:23quelque chose
00:36:23pour la présidentielle
00:36:24l'année prochaine en France
00:36:25alors il a répondu
00:36:27en allemand
00:36:27il tenait à répondre
00:36:28en allemand
00:36:29mon allemand n'est pas
00:36:30complètement fluide
00:36:31mais il a dit
00:36:32il a expliqué
00:36:32qu'il aimerait
00:36:33que les politiques
00:36:34de migration
00:36:35changent l'année prochaine
00:36:36pour que la France
00:36:38et pour que l'Europe
00:36:38je cite ses propos
00:36:39puissent se rendre compte
00:36:41de la mesure
00:36:41c'est l'une des mesures
00:36:42phares de l'AFD
00:36:43la remigration
00:36:44et l'expulsion
00:36:44de toutes les personnes
00:36:45illégales
00:36:45sur le territoire allemand
00:36:47entre 41-43%
00:36:49des intentions de vote
00:36:50il faudrait encore
00:36:51pouvoir trouver
00:36:53d'autres partis
00:36:54pour gouverner ensemble
00:36:55s'ils n'avaient pas
00:36:55la majorité absolue
00:36:56ça n'est pas fait
00:36:57mais c'est déjà
00:36:57un séisme politique
00:36:58de savoir que 40%
00:37:00c'est deux fois plus
00:37:01que les intentions de vote
00:37:02pour le parti
00:37:02qui arrive ensuite
00:37:03le parti conservateur
00:37:04de chez des OU au pouvoir
00:37:06merci Clément Ziboy
00:37:07avec Valentine Rieb
00:37:08en Allemagne
00:37:09pour BFM TV
00:37:10merci à tous les quatre
00:37:11pour votre présence
00:37:12et votre analyse
00:37:13sur tout la chronique éco
00:37:14tout de suite
00:37:16votre rendez-vous
00:37:18avec la banque postale
00:37:19la banque pour avoir
00:37:20un temps d'avance
00:37:20sur la croissance
00:37:21de votre activité professionnelle
00:37:23la banque postale
00:37:24citoyenne
00:37:31de plus en plus
00:37:32de plus en plus
00:37:32de commerce indépendant
00:37:33s'en remettent
00:37:33directement à leurs clients
00:37:35pour tenter
00:37:35de s'en sortir
00:37:36par le biais
00:37:36de cagnottes participatives
00:37:38notamment
00:37:38reportage à Vincennes
00:37:39Alexis Avril
00:37:40Alexandre Messia
00:37:43après neuf ans
00:37:44d'activité
00:37:45et une trésorerie
00:37:46à zéro
00:37:47Lise Martineau
00:37:48envisage de fermer
00:37:49son commerce
00:37:50un crève-cœur
00:37:51pour ses clients
00:37:52ici ils ont l'impression
00:37:53d'aller chez leur grand-mère
00:37:54chez leur grande-tante
00:37:55je leur avais dit
00:37:56je vais peut-être
00:37:57prendre ma retraite
00:37:58et là ils pleuraient tous
00:37:59ils disent
00:37:59mais non mais nous
00:38:00on ne peut pas
00:38:01tu ne peux pas
00:38:03nous faire ça
00:38:04impossible de trouver
00:38:05un repreneur
00:38:06alors pour sauver
00:38:07ce tiers-lieu
00:38:08associatif et solidaire
00:38:09dernière solution
00:38:11lancer une cagnotte
00:38:12participative
00:38:13la mobilisation
00:38:14se met en place
00:38:16plus de 130 personnes
00:38:17contribuent
00:38:18on l'ouvre
00:38:19on s'était fixé
00:38:20un objectif
00:38:21de 10 000 euros
00:38:22on a atteint
00:38:23107%
00:38:24donc on est à
00:38:2410 719 euros
00:38:26exactement
00:38:26comme elle
00:38:27de plus en plus
00:38:28de commerçants
00:38:29se tournent vers
00:38:30leurs clients
00:38:30pour éviter la fermeture
00:38:32des indépendants
00:38:33fragilisés
00:38:34par un contexte
00:38:35économique difficile
00:38:36et l'évolution
00:38:37des modes de consommation
00:38:38depuis une dizaine d'années
00:38:40le taux de vacances
00:38:40dans les centres-villes
00:38:41a très significativement
00:38:42augmenté
00:38:43en particulier
00:38:43dans les villes moyennes
00:38:44il y a des villes
00:38:45qui se retrouvent
00:38:46avec un quart
00:38:47des commerces fermés
00:38:48le premier lieu de commerce
00:38:49en France
00:38:50c'est la périphérie
00:38:50c'est pas le centre-ville
00:38:52c'est plus le centre-ville
00:38:53en plus aujourd'hui
00:38:54il y a effectivement
00:38:55le développement du digital
00:38:56parmi les commerces
00:38:57les plus impactés
00:38:58les librairies
00:38:59en 2025
00:39:00il y a eu plus
00:39:01de fermeture
00:39:02que d'ouverture
00:39:03une première
00:39:04c'était votre rendez-vous
00:39:06avec la banque postale
00:39:07la banque pour avoir
00:39:08un temps d'avance
00:39:08sur la croissance
00:39:09de votre activité professionnelle
00:39:10la banque postale
00:39:11citoyenne
00:39:13dans quelques instants
00:39:14on va parler politique
00:39:15évidemment
00:39:15à l'issue d'une semaine
00:39:17marquée
00:39:17par quelqu'un
00:39:19de compréhension
00:39:20sur certains sujets
00:39:21du côté du rassemblement
00:39:23national
00:39:25controversé
00:39:25et autres
00:39:26couacs
00:39:27analyser
00:39:28réaction
00:39:28à suivre
00:39:29on va se pencher aussi
00:39:29sur ce tout nouveau sondage
00:39:31qui nous montre
00:39:31que l'ERN précisément
00:39:33ne subit pas
00:39:34du tout
00:39:35ce que d'aucuns
00:39:37lui reprochent
00:39:38à tout de suite
00:39:39il est 11h
00:39:40soyez bienvenus
00:39:41si vous nous rejoignez
00:39:41dans BFM direct
00:39:42dans un instant
00:39:42on revient sur
00:39:43l'étrange semaine
00:39:44du rassemblement national
00:39:45entre cafouillage et polémique
00:39:46vous entendrez
00:39:47Jordan Bardella
00:39:48hier soir
00:39:48sur notre antenne
00:39:49au sujet
00:39:50des migrants
00:39:51de l'Ukraine
00:39:51de Marine Le Pen
00:39:52aussi qui d'ailleurs
00:39:53restent étrangement muettes
00:39:54depuis ce que l'on appelle
00:39:55l'épisode de Birmingham
00:39:56l'ERN
00:39:57qui s'attire les foudres
00:39:58de la quasi-totalité
00:39:59des candidats
00:40:00à la présidentielle
00:40:01sans pour autant
00:40:02dévisser dans les sondages
00:40:03au contraire
00:40:04il survole
00:40:05toujours le premier tour
00:40:06dans les intentions de vote
00:40:07on va voir cela
00:40:08avec nos invités
00:40:09et puis
00:40:09l'arrivée imminente
00:40:11prévue dans quelques minutes
00:40:11en train
00:40:12des émissaires de Trump
00:40:13à Kiev
00:40:14une première
00:40:14depuis le début de la guerre
00:40:15on retrouvera
00:40:16nos envoyés spéciaux
00:40:17dans la capitale ukrainienne
00:40:19alors que Poutine
00:40:19lui semble préparer
00:40:21son pays
00:40:21la Russie
00:40:22à une véritable escalade militaire
00:40:37la semaine a été marquée
00:40:38politiquement
00:40:39je dirais même
00:40:39rythmée
00:40:40par diverses polémiques
00:40:42nées de déclarations
00:40:43de personnalités
00:40:43du rassemblement national
00:40:44dont le début de campagne
00:40:45semble quelque peu désordonné
00:40:47sur le voile
00:40:48sur l'Ukraine
00:40:49sur les migrants
00:40:50si on va y revenir
00:40:51dans un instant
00:40:52mais d'abord
00:40:53j'aimerais qu'on s'arrête
00:40:54sur ce nouveau sondage
00:40:55dont l'enseignement principal
00:40:56est finalement
00:40:57que ces polémiques
00:40:59n'affectent en rien
00:41:00apparemment
00:41:01l'avance considérable
00:41:03dont jouit Marine Le Pen
00:41:04dans les intentions
00:41:04de vote en vue
00:41:05du premier tour
00:41:06dans un peu plus
00:41:07de 7 mois
00:41:08dans ce sondage
00:41:09Ipsos BVA
00:41:10pour le Parisien
00:41:10la candidate
00:41:11du rassemblement national
00:41:12alors comme d'habitude
00:41:13plusieurs hypothèses
00:41:14sont testées naturellement
00:41:15la principale étant celle-là
00:41:16la candidate du RN
00:41:17est créditée de 34,5%
00:41:1815 points
00:41:20au-dessus
00:41:21d'Edouard Philippe
00:41:22dans l'hypothèse
00:41:23où l'ancien premier ministre
00:41:24serait l'unique candidat
00:41:25du bloc central
00:41:26ce qui n'est pas le cas
00:41:26pour l'instant
00:41:27Edouard Philippe
00:41:28qui se qualifie
00:41:28pour le duel final
00:41:29seulement si
00:41:31Gabriel Attal
00:41:32autre premier ministre
00:41:32ne se présente pas
00:41:34car s'il se présente
00:41:34alors Jean-Luc Mélenchon
00:41:35pourrait bien décrocher
00:41:36son ticket
00:41:37pour le second tour
00:41:38bonjour Laurent Saillet
00:41:39merci de vous avoir
00:41:40rejoint dans BFM Direct
00:41:42vous êtes ancienne
00:41:43eurodéputée
00:41:43Les Républicains
00:41:45bienvenue
00:41:46à vos côtés
00:41:46Bruno Jeudir
00:41:47bonjour Bruno
00:41:48Jean-Garri
00:41:49historien politique
00:41:49et Loïc Besson
00:41:50journaliste politique
00:41:51BFM TV
00:41:51bienvenue à tous les quatre
00:41:52d'abord
00:41:53Jean que retenez-vous
00:41:55vous
00:41:56de cette étude
00:41:57d'opinion
00:41:59nourrie
00:42:00trop fait
00:42:00d'informations
00:42:02tout de même
00:42:03je retiens que
00:42:04on a beaucoup dit
00:42:06que le Rassemblement National
00:42:07était devenu
00:42:08une force de proposition
00:42:08la nouveauté
00:42:10depuis quelques années
00:42:11c'était que
00:42:11les gens pouvaient se dire
00:42:12il y a une solution
00:42:14une alternative
00:42:15de gouvernement
00:42:16puisqu'on parle
00:42:17de l'alternative
00:42:18en Allemagne
00:42:19l'alternative
00:42:20en France
00:42:20n'empêche que
00:42:22le fonds de commerce
00:42:23c'est la colère
00:42:25c'est la désillusion
00:42:27c'est la déception
00:42:28engendrée
00:42:29par les autres partis
00:42:30et donc
00:42:32quoi qu'il arrive
00:42:33quoi que fasse
00:42:34c'est plus seulement
00:42:35le parti des français
00:42:36en colère
00:42:36le Rassemblement National
00:42:37aujourd'hui
00:42:38mais c'est
00:42:39d'abord
00:42:39ne l'oublions pas
00:42:40le parti des français
00:42:41en colère
00:42:42c'est la raison
00:42:42pour laquelle
00:42:43quelles que soient
00:42:44les erreurs
00:42:44le flou
00:42:47parfois même
00:42:48les grosses maladresses
00:42:49commises par
00:42:50Jordan Bardella
00:42:50ou Marine Le Pen
00:42:51vous avez ce fonds
00:42:53de commerce
00:42:54du Rassemblement National
00:42:55parce que les gens
00:42:56veulent essayer autre chose
00:42:58parce que les gens
00:42:59pensent que
00:43:00véritablement
00:43:01on est là
00:43:01avec le parti
00:43:02anti-système
00:43:03avec le parti
00:43:04qui va apporter
00:43:04d'autres solutions
00:43:06les solutions
00:43:07en général
00:43:08assez simplistes
00:43:09et je le répète
00:43:10pas toujours
00:43:10très très claires
00:43:11y compris dans l'esprit
00:43:13de ceux qui les formulent
00:43:14donc je pense que
00:43:15fondamentalement
00:43:16on est en présence
00:43:17de ce phénomène
00:43:18qu'on a connu
00:43:19dans d'autres périodes
00:43:20de l'histoire
00:43:21si vous êtes capable
00:43:23de cristalliser
00:43:24les colères
00:43:25la protestation
00:43:26la désillusion
00:43:27la déception
00:43:28vous vous assurez
00:43:29un matelas
00:43:31et ce matelas
00:43:31aujourd'hui
00:43:32dans la mesure
00:43:33où il est porté
00:43:34par une alternative
00:43:35qui apparaît crédible
00:43:36et bien
00:43:37il est à plus de 35%
00:43:39on se demande
00:43:39Laurence Saillet
00:43:40ce qu'il faudrait
00:43:40pour que la tendance
00:43:42qui est celle
00:43:44d'une avance considérable
00:43:45dans les intentions
00:43:45de vote
00:43:46naturellement
00:43:46restons prudents
00:43:48que cette tendance
00:43:49s'inverse
00:43:50celle d'une avance
00:43:51considérable
00:43:52du RN
00:43:52bien sûr
00:43:53bien sûr qu'il y a
00:43:53une envie
00:43:54de dégagisme
00:43:54dans le pays
00:43:55c'est à dire
00:43:56qu'on se dit
00:43:56Emmanuel Macron
00:43:57avait promis
00:43:58une embellie
00:44:00économique
00:44:00ça n'a pas eu lieu
00:44:01bien au contraire
00:44:02donc même des gens
00:44:03qui faisaient encore
00:44:04confiance
00:44:05si vous voulez
00:44:06à ce qu'on peut
00:44:09qualifier
00:44:09pardon
00:44:09d'un candidat
00:44:10plus modéré
00:44:11sont déçus
00:44:13néanmoins
00:44:14ce que je pense
00:44:14c'est que
00:44:15la campagne avançant
00:44:16les contradictions
00:44:17au sein du RN
00:44:18et surtout le manque
00:44:18de rigueur
00:44:20sur les questions
00:44:21économiques
00:44:21vont certainement
00:44:23quand même
00:44:23faire pencher
00:44:24la balance
00:44:24vous misez là-dessus
00:44:25néanmoins
00:44:25pour l'instant
00:44:27parce que pour l'instant
00:44:28déjà au niveau
00:44:29du bloc central
00:44:30et de la droite
00:44:30même s'il y a
00:44:32des projets
00:44:32quand même
00:44:33qui se ressemblent
00:44:34personne n'arrive
00:44:35à identifier
00:44:35vraiment le candidat
00:44:37qui va les représenter
00:44:38l'élection présidentielle
00:44:39c'est une élection
00:44:40où on a besoin
00:44:40de sentir
00:44:41un homme
00:44:42ou une femme
00:44:43et d'aller derrière
00:44:44aujourd'hui
00:44:45on ne comprend pas
00:44:46quelles sont les règles
00:44:47de départage
00:44:47qu'il va y avoir
00:44:48entre le candidat
00:44:49du bloc central
00:44:50et le candidat de LR
00:44:51parce que très certainement
00:44:52à un moment ou à un autre
00:44:53il va bien falloir
00:44:54que les gens se mettent
00:44:55d'accord
00:44:55mais c'est le flou
00:44:56absolu
00:44:57donc ça crée
00:44:58si vous voulez
00:44:59une forme de vide
00:45:00anxiogène
00:45:01pour les électeurs
00:45:02de droite
00:45:02qui se disent
00:45:02mais qui sera le candidat
00:45:04mais justement
00:45:04Bruno
00:45:05l'autre enseignement
00:45:06et sondage
00:45:07après sondage
00:45:08en réalité
00:45:08c'est l'urgence
00:45:10pour le bloc central
00:45:12d'un rassemblement
00:45:14mais alors
00:45:14vraiment
00:45:15là c'est une urgence
00:45:16quasi vitale
00:45:16pour
00:45:17électorale
00:45:18pour le bloc central
00:45:20quand on voit
00:45:20les différentes hypothèses
00:45:22testées
00:45:22là encore
00:45:23par Ipsos BVA
00:45:23pour le Parisien
00:45:24aujourd'hui
00:45:25je ne présenterai pas
00:45:26les choses comme ça
00:45:26parce que je pense
00:45:27que le bloc central
00:45:28et LR
00:45:29ont décidé
00:45:29de ne pas engager
00:45:30de primaire
00:45:32manifestement
00:45:33ils n'y arriveront pas
00:45:34contrairement
00:45:35à la gauche
00:45:36non-mélenchoniste
00:45:37qui va organiser
00:45:38sa primaire
00:45:39le mois prochain
00:45:40et donc
00:45:40ils ont décidé
00:45:41une sorte de départage
00:45:42par les sondages
00:45:43c'est une solution
00:45:45qui peut être dangereuse
00:45:46en tous les cas
00:45:46qui peut les amener
00:45:47à se décider
00:45:48qu'en janvier
00:45:48ou février
00:45:49et là le problème
00:45:50est qu'il va y avoir
00:45:51une lassitude des candidats
00:45:53et peut-être même
00:45:54une peur
00:45:55des français
00:45:56à voir
00:45:58enfin des français
00:45:58favorables
00:45:59au bug central
00:45:59à voir
00:46:00comme ça
00:46:02trois candidats
00:46:03peut-être plus
00:46:03se regarder
00:46:04en chaîne de faience
00:46:05pour l'instant
00:46:06ça reste à peu près
00:46:07civilisé
00:46:08mais on sent
00:46:08que
00:46:09chez Gabriel Atta
00:46:10il y a l'envie
00:46:11quand même
00:46:11d'aller mordre
00:46:12les mollets
00:46:12d'Edouard Philippe
00:46:14même si l'été
00:46:15à la sortie de l'été
00:46:16Edouard Philippe
00:46:17conserve quand même
00:46:17une avance
00:46:18assez nette
00:46:20mais ça peut se dégrader
00:46:21et quand ça se dégrade
00:46:22forcément
00:46:23c'est pas leur avantage
00:46:24donc il y a un vrai risque
00:46:27dans le bloc central
00:46:28et il y a aussi
00:46:29un vrai risque
00:46:29pour le candidat LR
00:46:31ben voilà
00:46:32donc lui
00:46:32il essaie de faire sa campagne
00:46:33moi je pense que tout ça
00:46:35ne va pas se décanter
00:46:36avant l'automne
00:46:37on va se retrouver
00:46:38comme ça
00:46:38dans ce marais
00:46:40compliqué
00:46:41face à
00:46:42face à deux candidats extrêmes
00:46:44l'une très forte
00:46:45Marine Le Pen
00:46:46l'autre en embuscade
00:46:47Jean-Luc Mélenchon
00:46:49et on voit bien
00:46:49le risque
00:46:50qui dans certaines hypothèses
00:46:50peut accéder au second point
00:46:51alors c'est des hypothèses
00:46:52on va dire
00:46:53bon parce qu'il y a
00:46:54plein de scénarios possibles
00:46:55évidemment
00:46:55mais c'est vrai
00:46:57mais c'est vrai
00:46:58que Jean-Luc Mélenchon
00:46:59à 15%
00:46:59en début de campagne
00:47:01c'est un Jean-Luc Mélenchon
00:47:02qui est forcément
00:47:03forcément en tous les cas
00:47:04si on regarde
00:47:04les deux élections précédentes
00:47:06au-delà de 20
00:47:07et là au-delà de 20
00:47:09ça devient beaucoup plus compliqué
00:47:11pour un candidat
00:47:12du bloc central
00:47:12sans l'apport
00:47:14des voix LR
00:47:16et en même temps
00:47:17Bruno Rotaillot
00:47:18qui fait un score
00:47:19assez modeste
00:47:20on peut se dire
00:47:20que ce score-là
00:47:21correspond aux LR
00:47:22qui ne veulent pas aller
00:47:23vers Marine Le Pen
00:47:24aujourd'hui
00:47:24donc vous voyez
00:47:25tout ça est un peu compliqué
00:47:26ça va se décanter
00:47:27ça va prendre du temps
00:47:28ça va mettre les nerfs
00:47:30des français favorables
00:47:31à ces candidatures
00:47:32à vif
00:47:33et des candidats eux-mêmes
00:47:34d'ailleurs
00:47:34à ce propos
00:47:35deux candidats invités
00:47:36de BFM TV aujourd'hui
00:47:37je le rappelle
00:47:37dans moins d'une heure
00:47:38Bruno Rotaillot
00:47:38justement le candidat LR
00:47:40à la présidentielle
00:47:41dans BFM Paul
00:47:41à partir de midi
00:47:42au micro de Guillaume Darais
00:47:43et dans 100% Mabrouk
00:47:44à 20h30 tout à l'heure
00:47:45invité de sonner Mabrouk
00:47:47Gabriel Attal
00:47:48en coulisses
00:47:49Loïc Besson
00:47:49du côté du Rassemblement National
00:47:51quel est l'état d'esprit
00:47:52aujourd'hui
00:47:53je dis aujourd'hui
00:47:53d'ailleurs
00:47:53au sens propre du terme
00:47:55dimanche
00:47:55à l'issue d'une semaine
00:47:56marquée par
00:47:58plusieurs controverses
00:47:59appelons cela
00:48:01comme ça
00:48:01et alors même
00:48:02que sondage après sondage
00:48:03le RN reste très en tête
00:48:05des intentions de vote
00:48:06on a conscience au RN
00:48:07que c'est pas forcément
00:48:08la meilleure position
00:48:09de commencer la campagne
00:48:11trop trop tôt
00:48:12surtout que Marine Le Pen
00:48:13en général a tendance
00:48:14à baisser
00:48:15puis on se rapproche
00:48:17du scrutin
00:48:17pour l'instant
00:48:18le RN se tient
00:48:19relativement en retrait
00:48:20ça c'est la stratégie
00:48:21de Marine Le Pen
00:48:22qui a pris l'habitude
00:48:22de faire sa rentrée
00:48:23toujours après les autres
00:48:24un peu pour laisser passer
00:48:25l'écume
00:48:25pour laisser passer
00:48:26les vagues
00:48:27il va y avoir une vraie épreuve
00:48:28quand même
00:48:28qui va peser dans cette campagne
00:48:30ça va être l'épreuve du budget
00:48:31alors ça se passera
00:48:31à l'Assemblée Nationale
00:48:32mais il n'y a pas moins
00:48:33d'aujourd'hui
00:48:349 candidats à la présidentielle
00:48:36qui sont également députés
00:48:37qui vont se retrouver
00:48:38dans l'hémicycle
00:48:39pour la joute
00:48:39on sait que c'est déjà
00:48:40tendu de manière générale
00:48:41ça sera inédit
00:48:42en pleine période présidentielle
00:48:44entre le gouvernement
00:48:45et les oppositions
00:48:46mais aussi
00:48:46entre les groupes
00:48:48des différents représentants
00:48:49on imagine mal
00:48:50par exemple
00:48:51dans le budget
00:48:52alors que c'est un peu
00:48:52la bande d'annonce
00:48:53du film
00:48:53qu'ils promettent aux Français
00:48:54quelques mois après
00:48:55le groupe d'Edouard Philippe
00:48:57faire des concessions
00:48:58à la gauche
00:48:59c'est-à-dire
00:48:59amoindrir son programme
00:49:00le rendre beaucoup plus tiède
00:49:02donc ça risque de coincer
00:49:03et ça sera une épreuve de vérité
00:49:04c'est pour ça aussi
00:49:05que tout le monde veut attendre
00:49:06le début de l'année prochaine
00:49:07ou en tout cas
00:49:08au moins le mois de décembre
00:49:09je pense à François Hollande
00:49:10je pense même donc
00:49:10à Gabriel Attal
00:49:11qui l'a dit
00:49:12le rassemblement se fera
00:49:13mais en début d'année 2027
00:49:15le rassemblement national
00:49:17pour le coup j'y reviens
00:49:18dont le patron
00:49:18est donc parvenu
00:49:19à s'attirer les foudres
00:49:20d'à peu près tous les candidats
00:49:21à la présidentielle
00:49:21en cette fin de semaine
00:49:23Jordan Bardella
00:49:23qui était hier soir
00:49:24sur BFM TV
00:49:25il a tenté d'éteindre
00:49:26la controverse
00:49:27au sujet des migrants
00:49:29on l'écoute précédé
00:49:29de la séquence fondatrice
00:49:31si je puis dire
00:49:32mettant en scène
00:49:32son allié anti-européen
00:49:33avant-hier à Birmingham
00:49:35le Royaume-Uni
00:49:37interceptera
00:49:38les bateaux partis
00:49:39des côtes françaises
00:49:40et qui seront rentrés
00:49:42dans les eaux
00:49:43territoriales britanniques
00:49:46et ramènera
00:49:47les personnes présentes
00:49:48à bord
00:49:48en France
00:49:50le protocole
00:49:51ne prévoit pas
00:49:52que nous laissions
00:49:54traverser des migrants
00:49:55et que ces migrants
00:49:56soient déboutés
00:49:58ou repoussés
00:49:59sur les côtes françaises
00:50:01qu'est-il allé faire
00:50:02un guerre de gamme
00:50:03il s'est fait rouler
00:50:04moi je pense
00:50:04il s'est fait rouler
00:50:06par Nagel Farage
00:50:06c'est possible
00:50:07en tous les cas
00:50:08forcément il y a eu
00:50:09des discussions avant
00:50:10mais sa tête
00:50:10quand il découvre
00:50:11et qu'il entend
00:50:12Nagel Farage
00:50:14je pense qu'il prend conscience
00:50:15que là il s'est mis
00:50:16dans une situation
00:50:17qui va être un peu complexe
00:50:18à expliquer
00:50:19pour un parti
00:50:19qui accepterait donc
00:50:20que la Grande-Bretagne
00:50:23renvoie chez elle
00:50:23les migrants
00:50:24dont elle ne veut pas
00:50:25ou qu'elle fasse le tri
00:50:26et lui dit
00:50:26ben ceux-là j'en veux pas
00:50:27donc il rentre en France
00:50:29imaginons que
00:50:31le président de la République
00:50:32ou le Premier ministre
00:50:33soit allé passer
00:50:34un accord comme ça
00:50:34et il reviendrait
00:50:35en expliquant ça
00:50:36je pense que les mêmes
00:50:37représentants du Rassemblement
00:50:38national hurleraient
00:50:39sur votre plateau
00:50:40pour expliquer
00:50:40mais qu'est-ce qu'ils ont
00:50:41été faire
00:50:42donc là c'est un peu
00:50:43surprenant
00:50:43je ne sais pas
00:50:44je ne connais pas
00:50:45les coulisses
00:50:46de ce déplacement
00:50:46est-ce que c'est un manque
00:50:47de préparation
00:50:49de Jordan Bardella
00:50:50est-ce qu'il s'est fait
00:50:50piéger par un homme
00:50:51par ailleurs
00:50:52qui est dans des mélasses
00:50:54et dans des controverses
00:50:55en Grande-Bretagne
00:50:56absolument inscrutable
00:50:57avec des histoires
00:50:58d'argent
00:50:59de parti
00:51:00je ne sais pas
00:51:01mais c'est quand même
00:51:02assez incroyable
00:51:02on ne l'avait pas vu venir
00:51:03celle-là
00:51:04à railler
00:51:04Edouard Philippe
00:51:06qui d'ailleurs
00:51:07on le note
00:51:07dans les réactions hier
00:51:08du Rassemblement national
00:51:09est la cible privilégiée
00:51:11du Rassemblement national
00:51:12vous non plus
00:51:13vous ne l'avez pas vu venir
00:51:14c'est très grave
00:51:16pour eux
00:51:16ce qui s'est passé là
00:51:17parce que je ne vois pas
00:51:17comment ils vont rattraper
00:51:18hier j'ai entendu
00:51:19est-ce que c'est si grave
00:51:20que ça
00:51:20c'est quand même
00:51:21la question
00:51:21ce dimanche
00:51:22qui se dit
00:51:23anti-immigration
00:51:25considère que c'est à la France
00:51:27de gérer en fait
00:51:28les problèmes
00:51:28du Royaume-Uni
00:51:29donc je pense que c'est grave
00:51:31on a entendu
00:51:32différentes personnes
00:51:33du RN
00:51:34essayer
00:51:35notamment
00:51:35monsieur Goldnich
00:51:36matin
00:51:36hier soir
00:51:37on avait le porte-parole
00:51:39mais en attendant
00:51:40ils remettent l'immigration
00:51:42au centre du débat
00:51:43alors peut-être
00:51:43à leur corps défendant
00:51:44non non
00:51:44c'est l'antithèse
00:51:45de ce qu'ils sont censés faire
00:51:48donc je ne vois pas
00:51:48comment Marine Le Pen
00:51:49si j'étais cynique
00:51:50je me dirais
00:51:51c'est la première réaction
00:51:52je me suis dit
00:51:52je me suis dit
00:51:53mais est-ce qu'il veut
00:51:53saccager la campagne
00:51:54de Marine Le Pen
00:51:55voyez parce que
00:51:56c'est tellement difficile
00:51:57à rétropédaler
00:51:58qu'il n'a pas réagi
00:51:59bien sûr
00:51:59c'est tellement difficile
00:52:00maintenant d'aller
00:52:01rétropédaler
00:52:02sur quelque chose
00:52:02d'aussi clair
00:52:03que ça va leur tenir
00:52:05à la cheville
00:52:05pendant un certain temps
00:52:06me semble-t-il
00:52:07il y a ce problème
00:52:08qui se cumule aux autres
00:52:10c'est-à-dire qu'on a vu
00:52:10la difficulté sur les retraites
00:52:12j'ai encore écouté
00:52:13Jordan Bardella
00:52:14chez vos confrères
00:52:16en plus de l'interview
00:52:16que vous avez fait
00:52:17chez vos confrères italiens
00:52:18qui sur la retraite
00:52:19une fois de plus
00:52:20expriment une position
00:52:21qui est divergente
00:52:22de Marine Le Pen
00:52:22et la vision
00:52:23de l'échiquier politique
00:52:24où Jordan Bardella dit
00:52:25il faut ouvrir à LR
00:52:26on a besoin des LR
00:52:27et Marine Le Pen
00:52:28qui dit
00:52:29je ne suis pas
00:52:29une candidate de droite
00:52:30c'est quand même pas
00:52:31des petits problèmes
00:52:32de positionnement
00:52:33qui vont être difficiles
00:52:34si vous voulez
00:52:35à récupérer derrière
00:52:36alors vous dites
00:52:37que ça n'agit pas
00:52:37sur les sondages
00:52:38c'est vrai
00:52:39pour l'instant
00:52:40c'est un fait
00:52:41ils ont un socle
00:52:42très solide
00:52:45très arrimé
00:52:46si vous voulez
00:52:46c'est Brice Tinturier
00:52:47qui explique
00:52:48dans les colonnes du Parisien
00:52:49Marine Le Pen
00:52:49elle fait le plein
00:52:50de son électorat
00:52:51elle ajoute 10%
00:52:51d'électeurs macrodistes
00:52:52de 2022
00:52:5327% de décret
00:52:5411% de Mélenchon
00:52:54elle domine
00:52:55et c'est un mouvement puissant
00:52:56les retraitées
00:52:56une catégorie
00:52:57qu'elle n'avait pas avant
00:52:58elle est pas mal positionnée
00:52:59chez les jeunes
00:52:59même si c'est Mélenchon
00:53:00qui est en tête
00:53:01et puis elle a surtout
00:53:02les classes populaires
00:53:03c'est-à-dire
00:53:04ce qu'a perdu la gauche
00:53:06c'est les ouvriers
00:53:07et les personnes
00:53:07aux revenus plus réduits
00:53:09Marine Le Pen
00:53:09qui reste
00:53:10pour moi
00:53:11c'est une information
00:53:12tout de même
00:53:12muette
00:53:13depuis ce qui s'est passé
00:53:14à Birmingham
00:53:15avant-hier
00:53:15elle a posté des messages
00:53:16sur les réseaux sociaux
00:53:17elle ne parle pas
00:53:18elle n'écrit pas
00:53:19depuis vendredi
00:53:20elle ne réagit pas
00:53:21à ce qui est bien
00:53:21une controverse
00:53:22de ce qui s'est passé
00:53:24entre Jordan Bardella
00:53:25et Nigel Farage
00:53:26à Birmingham
00:53:27la répartition des rôles
00:53:28le tandem
00:53:29Marine Le Pen
00:53:29Jordan Bardella
00:53:30ne pensez-vous pas
00:53:31qu'il y a quelque chose
00:53:32de moins improvisé
00:53:34qu'il n'y paraît
00:53:35dans tout ça
00:53:35Jean Garrigue
00:53:36moi c'est quand même
00:53:38un paradoxe
00:53:39que ce soit Jordan Bardella
00:53:40qui fasse la tournée
00:53:42des popotes
00:53:42à l'extérieur
00:53:44à Birmingham
00:53:44puis en Italie
00:53:46alors qu'il n'est candidat
00:53:48qu'à être Premier ministre
00:53:49c'est-à-dire
00:53:50et en vocation
00:53:51à s'occuper
00:53:51des affaires intérieures
00:53:52son jeu
00:53:54vous trouble
00:53:56les jeux
00:53:57à foison
00:53:57de Jordan Bardella
00:53:58pour vous
00:53:59c'est presque un jeu
00:54:01présidentiel
00:54:02présidentiable
00:54:02contrarié
00:54:04en tout cas
00:54:04c'est surprenant
00:54:06il est plutôt
00:54:06dans un rôle
00:54:07qui aurait dû être
00:54:08celui de Marine Le Pen
00:54:09alors que Marine Le Pen
00:54:10au même moment
00:54:11je crois recevait
00:54:11les élus
00:54:12du Rassemblement National
00:54:13ce qui aurait été
00:54:14plutôt le rôle
00:54:15de Jordan Bardella
00:54:16alors est-ce que
00:54:17c'est une distribution
00:54:19pensée
00:54:19partagée
00:54:20etc
00:54:20j'imagine quand même
00:54:22qu'ils ont quand même
00:54:23un petit peu
00:54:23il serait intéressant
00:54:24de voir si par exemple
00:54:24elle valide
00:54:25elle approuve
00:54:26ce qui a été fait
00:54:27et dit à Birmingham
00:54:27c'est sûr
00:54:28mais en tout cas
00:54:30alors peut-être
00:54:30que justement
00:54:31sachant le piège
00:54:32dans lequel il allait tomber
00:54:34elle l'a laissé y aller
00:54:35allègrement
00:54:36il valait mieux
00:54:36que ce soit lui
00:54:37qui tombe dans le piège
00:54:38aujourd'hui on doit
00:54:38interpréter son silence
00:54:39comme une façon
00:54:40de Jordan Bardella
00:54:41débrouille-toi
00:54:41je ne sais pas
00:54:42avec Marine Le Pen
00:54:43il faut être prudent
00:54:43parce que de toute façon
00:54:44elle est assez avare
00:54:45de ses prises de parole
00:54:47et elle a son agenda
00:54:48puisque le week-end prochain
00:54:49ça rentre le week-end prochain
00:54:51dans son fief
00:54:51des nains Beaumont
00:54:52elle laisse pour l'instant
00:54:54ses proches
00:54:56prendre la parole
00:54:57répondre
00:54:58essayer de calmer
00:54:59et apaiser
00:55:00les débuts
00:55:02je pense qu'on est
00:55:03dans un problème
00:55:03il faut qu'ils se repositionnent
00:55:05tous les deux
00:55:05puisqu'en fait
00:55:06il y a encore trois mois
00:55:07c'était le contraire
00:55:08donc forcément
00:55:09Jordan Bardella
00:55:10il est sur une rentrée politique
00:55:11très personnalisée
00:55:12alors qu'il devrait
00:55:13être totalement
00:55:15j'allais dire
00:55:17effacé derrière
00:55:17Marine Le Pen
00:55:18il n'est pas allé au MEDEF
00:55:19moi j'ai trouvé ça
00:55:20assez surprenant
00:55:21que pour cette rentrée
00:55:22qui était quand même
00:55:23un grand moment
00:55:24Jordan Bardella
00:55:25n'accompagne pas
00:55:27Marine Le Pen
00:55:28je crois qu'il y a
00:55:29un problème de réglage
00:55:31ça cafouille
00:55:32c'est incontestable
00:55:33maintenant dire
00:55:33que la campagne
00:55:34est en train de vriller
00:55:36je ne dirais pas ça
00:55:36non plus
00:55:37ce serait complètement
00:55:39excessif
00:55:39mais il y a des questions
00:55:41que pose Jean-François Copé
00:55:43notamment sur X
00:55:45hier soir
00:55:46regardons ensemble
00:55:47ce long message
00:55:47de Jean-François Copé
00:55:49voici un extrait
00:55:51de ce tweet
00:55:52Madame Marine Le Pen
00:55:53je vous pose une question simple
00:55:54quelle est votre ligne
00:55:55est-ce vous
00:55:56candidate à la présidentielle
00:55:57qu'il a fixé
00:55:58ou Jordan Bardella
00:55:58que vous présentez
00:55:59comme votre futur
00:56:00Premier ministre
00:56:00avec entre les lignes
00:56:03les questions
00:56:04de l'immigration
00:56:06de l'Ukraine
00:56:08entre autres
00:56:09des retraites
00:56:10ou encore du voile
00:56:12Laurence Saillet
00:56:13elle est la patronne
00:56:14il n'y a aucun doute
00:56:14là-dessus
00:56:15elle a repris en main
00:56:16très clairement
00:56:16une partie de l'organigramme
00:56:19ensuite c'est elle
00:56:20la candidate
00:56:20ça fait des années
00:56:21qu'elle se bat pour ça
00:56:22moi je n'ai jamais pensé
00:56:23qu'elle laisserait sa place
00:56:24à Jordan Bardella
00:56:25et j'irai même plus loin
00:56:26je pense que
00:56:27très certainement
00:56:28il ne sera même pas
00:56:29Premier ministre
00:56:29vous savez
00:56:30c'est une histoire de famille
00:56:31c'est une forme
00:56:32d'héritage familial
00:56:33Marine Le Pen
00:56:34depuis l'âge
00:56:35d'être à la maternelle
00:56:37elle à la fois subit
00:56:38la situation politique
00:56:40qui lui a été
00:56:40entre guillemets
00:56:41imposée par sa famille
00:56:42parce que quand on est enfant
00:56:43elle n'avait pas l'âge
00:56:44de faire des choix
00:56:44donc c'est un combat de vie
00:56:46et quand elle essaie
00:56:47de faire revenir un peu
00:56:48sa nièce
00:56:48ce n'est absolument pas
00:56:50Marion Maréchal
00:56:50Le Pen
00:56:51on verra si ça se confirme
00:56:52si ça se confirme
00:56:54mais ce n'est absolument
00:56:55pas surprenant
00:56:55mais aujourd'hui
00:56:56il y a un doute
00:56:56Loïc Besson
00:56:57sur la ligne
00:56:57au Rennes
00:56:58parce que c'est
00:56:59bon on est quand même
00:57:00en campagne électorale
00:57:01il y a une candidate
00:57:02il y a une patronne
00:57:03c'est vrai que l'entourage
00:57:04de Jordan Bardella
00:57:04pouvait avoir tendance
00:57:05à nous expliquer
00:57:06que c'était particulier
00:57:07mais qu'entre guillemets
00:57:08il y avait deux candidats
00:57:10dans cette campagne
00:57:10l'une pour l'Elysée
00:57:11et l'autre pour Matinon
00:57:12et que les deux
00:57:12entendaient bien
00:57:13faire entendre leur voix
00:57:14Jordan Bardella
00:57:15est quand même
00:57:15rentré dans le rang
00:57:16hier dans son interview
00:57:17sur BFM TV
00:57:18concernant le silence
00:57:20de Marine Le Pen
00:57:21pourquoi est-elle muette
00:57:22dans son entourage
00:57:24on nous explique
00:57:24qu'elle ne compte pas
00:57:26réagir à chaque polémique
00:57:27dans cette campagne
00:57:28qui débute
00:57:29des polémiques
00:57:29qu'elle juge artificielles
00:57:30alimentées par ses adversaires
00:57:34ce qu'on dit
00:57:34dans l'entourage
00:57:35de Marine Le Pen
00:57:36c'est qu'à la limite
00:57:36tout le monde parle d'eux
00:57:37que ça leur fait
00:57:38de la pub
00:57:39dont acte
00:57:39Merci à tous les quatre
00:57:40merci d'avoir accepté
00:57:41l'invitation de BFM Direct
00:57:43je rappelle
00:57:43la tribune dimanche
00:57:44dans tous les kiosques
00:57:46aujourd'hui
00:57:47de rien Bruno
00:57:48Avec l'intervue de Philippe Aguillon
00:57:50qui justement parle
00:57:51de Marine Le Pen
00:57:51et des grandes questions
00:57:53financières et de la dette
00:57:54Absolument
00:57:55merci d'avoir vendu
00:57:57votre titre
00:57:57Marine Le Pen
00:57:58qui fait semblant
00:57:59d'être raisonnable
00:57:59c'est la citation de une
00:58:01de Philippe Aguillon
00:58:03à la une de la tribune
00:58:04dimanche aujourd'hui
00:58:05dans quelques instants
00:58:05alors d'abord
00:58:06les rendez-vous politiques du jour
00:58:07parce qu'il y en a
00:58:07et pas des moindres
00:58:09sur BFM TV
00:58:10dans un peu plus
00:58:11d'une demi-heure maintenant
00:58:12le candidat
00:58:13LR à la présidentielle
00:58:14Bruno Retailleau
00:58:15invité de BFM politique
00:58:16donc à midi
00:58:17Mathilde Panot
00:58:18chef de file des députés
00:58:19LFI
00:58:19invité du Grand Oral
00:58:212027
00:58:22nouveau rendez-vous
00:58:22dominical sur BFM TV
00:58:24à 18h
00:58:25et à 20h30
00:58:26dans 100% Mabrouk
00:58:26Gabriel Attal
00:58:27autre candidat à la présidentielle
00:58:28candidat Renaissance
00:58:29invité de Sonia Mabrouk
00:58:31dans quelques instants
00:58:31nous prendrons la direction
00:58:32de l'Ukraine
00:58:33Kiev la capitale ukrainienne
00:58:34où s'apprête à arriver
00:58:35c'est imminent
00:58:35nous dit-on
00:58:36en train
00:58:36les émissaires américains
00:58:39les émissaires de Trump
00:58:40en vue d'un cessez-le-feu
00:58:44après des années de guerre
00:58:45on verra aussi
00:58:46que Poutine
00:58:46lui ne lâche rien
00:58:47bien au contraire
00:58:48on a des infos
00:58:48tout de suite
00:58:50avant de prendre
00:58:51la direction de l'Ukraine
00:58:52à 11h30
00:58:52où s'apprêtent à arriver
00:58:53les émissaires de Trump
00:58:54la première visite
00:58:56des émissaires de Trump
00:58:57depuis le début de la guerre
00:58:59en Ukraine
00:58:59le rappel quand même
00:59:00de ce qui se passe
00:59:01ce matin en France
00:59:02et notamment ce drame
00:59:02qui s'est produit
00:59:03à Aubervilliers
00:59:04en Seine-Saint-Denis
00:59:05une maison soufflée
00:59:06par une explosion
00:59:07due à une fuite de gaz
00:59:08en tout cas
00:59:08c'est l'hypothèse privilégiée
00:59:10alors même que
00:59:10d'après nos informations
00:59:11le logement n'était pas
00:59:12accordé au gaz
00:59:13le bilan est très lourd
00:59:14un enfant est mort
00:59:16sept autres personnes
00:59:17sont blessées
00:59:17dont deux en urgence absolue
00:59:19l'actualité ce matin
00:59:20c'est aussi la canicule
00:59:21six départements
00:59:22du sud-sud-est
00:59:23restent en alerte orange
00:59:2484 records mensuels
00:59:27de chaleur
00:59:27ont été battus
00:59:28hier
00:59:29notamment à Perpignan
00:59:30Nîmes
00:59:30ou encore hier
00:59:31les températures
00:59:32très élevées
00:59:32vont continuer aujourd'hui
00:59:33et persister
00:59:34même nous dit-on
00:59:35en début de semaine prochaine
00:59:38image de l'aéroport
00:59:39de Jakarta aussi
00:59:40ce matin
00:59:40paralysé
00:59:41les vols étant suspendus
00:59:44en raison de l'éruption
00:59:45d'un volcan
00:59:46situé à 150 km
00:59:47de la capitale indonésienne
00:59:4820 000 passagers
00:59:50tout de même
00:59:50au moins
00:59:51sont concernés
00:59:52par cette suspension
00:59:53des opérations
00:59:54et puis une image
00:59:55assez improbable
00:59:56image d'un homme
00:59:58scotché
00:59:59au sens propre du terme
01:00:00ça s'est passé
01:00:00lors d'un vol
01:00:01American Airlines
01:00:02aux Etats-Unis
01:00:03vous le voyez
01:00:04passager au comportement
01:00:05violent
01:00:05qui a dû être maîtrisé
01:00:07par des membres
01:00:07d'équipage
01:00:07et plusieurs voyageurs
01:00:08à l'aide de liens de serrage
01:00:09et de rubans adhésifs
01:00:10il en a fallu
01:00:11du ruban adhésif
01:00:12le vol a même été dérouté
01:00:16je vous le disais
01:00:17c'est imminent
01:00:18les émissaires
01:00:18de Donald Trump
01:00:19sont attendus
01:00:20d'un instant à l'autre
01:00:21à Kiev
01:00:21ils arrivent en train
01:00:23Jérémy Per
01:00:23vous êtes l'envoyé spécial
01:00:24de BFM TV
01:00:24dans la capitale ukrainienne
01:00:25qui a subi
01:00:26ces derniers mois
01:00:27les pires attaques russes
01:00:28depuis le début de la guerre
01:00:29quel est l'objectif
01:00:29d'une telle visite Jérémy
01:00:32c'est la première fois
01:00:33que messieurs
01:00:35Witkopf
01:00:36et Kuchner
01:00:37se rendent
01:00:38sur le territoire
01:00:39ukrainien
01:00:39pour parler
01:00:40à Volodymyr Zelensky
01:00:42ce dimanche
01:00:43ils vont parler
01:00:44de l'idée
01:00:45pour la paix
01:00:46qu'a Donald Trump
01:00:47pour résoudre
01:00:48ce conflit
01:00:48entre les russes
01:00:49et les ukrainiens
01:00:50ils ont rencontré
01:00:52Vladimir Poutine
01:00:53pendant près de
01:00:54trois heures
01:00:54ce samedi
01:00:55au Kremlin
01:00:56et ils vont donc
01:00:57discuter
01:00:57avec le président ukrainien
01:00:59toute la journée
01:01:00ici
01:01:01à Kiev
01:01:02les ukrainiens
01:01:03qui sont relativement
01:01:04pessimistes
01:01:05de cette rencontre
01:01:07parce qu'il y a encore
01:01:08des points d'achoppement
01:01:09pour parler de paix
01:01:10et notamment
01:01:11peut-être l'un des plus
01:01:12importants
01:01:13c'est l'avenir
01:01:13du Donbass
01:01:14qui est occupé
01:01:15en très grande partie
01:01:17par l'armée russe
01:01:18depuis maintenant
01:01:18près de quatre ans
01:01:19mais les ukrainiens
01:01:20tiennent encore
01:01:21une portion
01:01:22de l'oblasque
01:01:23de Donetsk
01:01:24presque 20%
01:01:24du territoire
01:01:25et il est hors de question
01:01:27pour eux
01:01:27de le laisser
01:01:28aux russes
01:01:29ils ont perdu
01:01:30trop d'hommes
01:01:30et c'est trop important
01:01:32pour la population
01:01:33ukrainienne
01:01:34le seul point positif
01:01:35de cette venue
01:01:37ici à Kiev
01:01:38de ces deux émissaires
01:01:39c'est que les habitants
01:01:40de la capitale ukrainienne
01:01:41ont pu avoir
01:01:42une nuit tranquille
01:01:43sans alerte
01:01:44sans missile
01:01:44et sans frappe
01:01:45de drone
01:01:46alors que depuis
01:01:47des semaines
01:01:48ils étaient visés
01:01:49jour et nuit
01:01:50par ces missiles russes
01:01:52parce que
01:01:52Vladimir Poutine
01:01:53a estimé
01:01:54et a accordé
01:01:55une trêve
01:01:56de trois jours
01:01:56et pas un jour
01:01:57de plus
01:01:57pour permettre
01:01:58aux émissaires américains
01:02:00de discuter
01:02:01tranquillement
01:02:01avec Volodymyr
01:02:02et Zelensky
01:02:03la ville de Kiev
01:02:04et pour l'instant
01:02:05donc ne sera pas
01:02:07touchée
01:02:07par les missiles
01:02:08russes
01:02:09tandis que
01:02:09des alertes
01:02:10ont retenti
01:02:11et continuent
01:02:12de retentir
01:02:13dans d'autres régions
01:02:14de l'Ukraine
01:02:14un peu plus
01:02:15à l'est
01:02:15de la capitale
01:02:17Merci Jérémie
01:02:18vous êtes avec
01:02:19Juan Palencia
01:02:19à Kiev
01:02:19on va vous retrouver
01:02:20dans quelques instants
01:02:21bonjour
01:02:22Marie-Alain Pérez-Beneziouk
01:02:23merci d'être avec nous
01:02:24ce matin
01:02:24vous êtes journaliste
01:02:25indépendante
01:02:26franco-ukrainienne
01:02:27soyez la bienvenue
01:02:28Cyril Amoursier
01:02:28est aussi avec nous
01:02:29bonjour Cyril
01:02:29reporter de guerre
01:02:30franco-russes
01:02:31auteur de
01:02:31Ukraini
01:02:32un peuple en guerre
01:02:33aux éditions du CERC
01:02:35à vos côtés
01:02:35Patricia Alemonière
01:02:36grand reporter
01:02:36spécialiste
01:02:37des questions
01:02:38internationales
01:02:38et à distance avec nous
01:02:39l'amiral Alain
01:02:40Coldefier
01:02:40bonjour
01:02:41et bienvenue
01:02:41ancienne inspecteur
01:02:42général des armées
01:02:44c'est donc une première
01:02:46cette visite
01:02:47qui va débuter
01:02:48là dans les prochaines minutes
01:02:49ou les prochaines heures
01:02:50des émissaires
01:02:51de Trump
01:02:52Kushner et
01:02:54Witkoff
01:02:54faut-il en attendre
01:02:57vraiment quelque chose
01:02:59Cyril
01:02:59ils arrivent
01:03:00avec quoi exactement
01:03:01dans leur bagage
01:03:03très franchement
01:03:03pour avoir discuté
01:03:04avec pas mal d'Ukrainien
01:03:05à ce sujet
01:03:06il n'y a pas beaucoup d'espoir
01:03:07c'est-à-dire que les Ukrainiens
01:03:08ne s'attendent pas
01:03:09vraiment à une solution
01:03:10de toute façon immédiate
01:03:11ça c'est très clair
01:03:11mais les Ukrainiens
01:03:12surtout ne s'attendent pas
01:03:13à ce que cette rencontre
01:03:15permette de débloquer
01:03:16quelque chose en particulier
01:03:17il y a un espoir
01:03:18auprès des Ukrainiens
01:03:19c'est que comme c'est
01:03:20la première visite
01:03:21effectivement
01:03:21et bien
01:03:22et de Steve Witkoff
01:03:23et de Jared Kushner
01:03:24en Ukraine
01:03:25que ça leur permette
01:03:26entre autres
01:03:26d'ouvrir les yeux
01:03:27c'est-à-dire qu'on a vu
01:03:28qu'il y avait certains dirigeants
01:03:29et d'ailleurs certains
01:03:29même influenceurs MAGA
01:03:31donc pro-Trump
01:03:32qui avait fait le déplacement
01:03:33en Ukraine
01:03:34qui auparavant
01:03:35a été farouchement pro-russe
01:03:36et depuis ce déplacement
01:03:37et bien ils ont ouvert les yeux
01:03:38ils ont regardé la situation
01:03:39différemment
01:03:40on peut penser au pasteur
01:03:41très proche de Donald Trump
01:03:43Burns
01:03:43si je ne me trompe pas
01:03:44on peut penser également
01:03:45évidemment à Laura Loomer
01:03:46qui est une personnalité
01:03:47d'extrême droite
01:03:48et qui est extrêmement Trumpiste
01:03:50et que Trump écoute
01:03:52lui-même
01:03:52à plusieurs reprises
01:03:53elle est venue en Ukraine
01:03:54récemment
01:03:55et elle a été
01:03:55et bien tout simplement
01:03:57convaincue
01:03:57et elle a dit que oui
01:03:58effectivement auparavant
01:03:59j'étais berné par la propagande russe
01:04:00et désormais j'ai ouvert les yeux
01:04:01ça c'est le seul espoir
01:04:02mais sinon
01:04:03les Ukrainiens
01:04:05considèrent plus ou moins
01:04:05que c'est un jeu électoral
01:04:07juste avant les élections
01:04:08de mi-mandat
01:04:08et qu'il ne faut pas s'attendre
01:04:09à bien une solution
01:04:11dans les prochains mois
01:04:12Vous êtes d'accord avec ça ?
01:04:13L'objectif principal
01:04:13étant une prise de conscience
01:04:14derrière une prise de conscience
01:04:15il peut y avoir
01:04:16l'étape d'après
01:04:17à savoir un virage
01:04:18en termes de politique
01:04:19de soutien pour l'interrogation
01:04:20évidemment
01:04:22un virage protecteur ou non
01:04:23enfin
01:04:23Alors en virage
01:04:25c'est allé trop vite
01:04:26en Bézogne
01:04:28mais c'est vrai que symboliquement
01:04:29cette première visite
01:04:31est importante
01:04:32donc ça sera surtout
01:04:34une opération séduction
01:04:36probablement
01:04:37parce qu'on sait
01:04:38que Steve Witkoff
01:04:39et Jared Kushner
01:04:40sont plus intéressés
01:04:42par des projets
01:04:43de développement
01:04:44et des projets
01:04:44de business
01:04:45et par ailleurs
01:04:46c'est un parti
01:04:47si on suit
01:04:48le communiqué
01:04:49des agences TASS
01:04:51c'est en partie
01:04:52ce qui a été discuté
01:04:53hier à Moscou
01:04:54les affaires
01:04:55entre les Etats-Unis
01:04:57et la Russie
01:04:58donc probablement
01:04:59on peut penser
01:05:01que le côté ukrainien
01:05:04essaiera d'engager
01:05:06Jared Kushner
01:05:07et Steve Witkoff
01:05:08sur ce sujet
01:05:09sans oublier
01:05:10les terres rares
01:05:11dont on a déjà
01:05:12un tout petit peu oublié
01:05:13mais il y a eu
01:05:14quand même
01:05:14des mémorandums
01:05:15des papiers
01:05:17qui ont été signés
01:05:18en tous les cas
01:05:19les intentions
01:05:20et tout sera mis
01:05:22donc sur la séduction
01:05:23sans que cela ait
01:05:26l'influence réelle
01:05:27sur la guerre
01:05:28pour une bonne
01:05:28et simple raison
01:05:29ce que les Etats-Unis
01:05:30n'ont pas de plan
01:05:31ce qui est présenté
01:05:33comme le plan de Trump
01:05:34c'est en réalité
01:05:35le plan russe
01:05:35mais il est irréalisable
01:05:38il est irréalisable
01:05:40dans la mesure
01:05:41où les Russes
01:05:42exigent
01:05:43à ce que l'Ukraine
01:05:44abandonne
01:05:45les parties libres
01:05:46de trois oblastes
01:05:47non seulement
01:05:48de l'oblast de Donetsk
01:05:49mais aussi de l'oblast
01:05:50des Zaporizhia
01:05:51et de l'oblast
01:05:51des Kherson
01:05:52parce que
01:05:54Poutine
01:05:55les a inclus
01:05:56dans la constitution russe
01:05:58et ça serait
01:05:59un constitutionnel
01:06:00justement
01:06:00qu'est-ce qu'il y a
01:06:01derrière l'expression
01:06:02plan substantiel
01:06:03dont
01:06:04d'après la Maison Blanche
01:06:05on discutait hier
01:06:06à Moscou
01:06:06les émissaires de Trump
01:06:08avec Vladimir Poutine
01:06:10Patricia Lémonière
01:06:11alors on est dans un jeu
01:06:12totalement de dupe
01:06:13Donald Trump
01:06:15a lancé
01:06:15cette nouvelle initiative
01:06:17parce qu'il doit faire
01:06:19de la diversion
01:06:20aussi par rapport à l'Iran
01:06:21il doit aussi montrer
01:06:22qu'il est un homme actif
01:06:23dans la résolution
01:06:25des conflits
01:06:25donc là
01:06:26il est dans sa logique
01:06:28interne
01:06:29en quelque sorte
01:06:29quant à Vladimir Poutine
01:06:31je suis entièrement d'accord
01:06:31souvenez-vous
01:06:32ce qu'il a dit
01:06:33il y a quelques jours
01:06:33à Vladimir
01:06:34à Vladimir Voskov
01:06:35parce qu'il fait
01:06:36il est en campagne
01:06:37donc il fait un peu le tour
01:06:38avec forte protection
01:06:40rassurez-vous
01:06:41du terrain
01:06:42il a dit à Vladimir Voskov
01:06:43oh là là
01:06:44mais moi effectivement
01:06:45je suis pour la paix
01:06:46tout à fait favorable
01:06:47à cette initiation
01:06:48trois points de suspension
01:06:50selon nos conditions
01:06:51selon les conditions
01:06:52c'est effectivement
01:06:53l'annexion
01:06:54donc on voit bien
01:06:55que les lignes
01:06:57par exemple
01:06:58les deux
01:06:58à la suite
01:06:59de cette réunion
01:07:00qui vient d'avoir lieu
01:07:00à Moscou
01:07:01il a été dit
01:07:02qu'effectivement
01:07:03des idées
01:07:04avaient été explorées
01:07:06pour un futur
01:07:07alors qu'est-ce que c'est
01:07:07que des idées
01:07:08explorées pour un futur
01:07:09et je vais doucher
01:07:10tout de suite
01:07:13le plateau
01:07:14en disant que
01:07:14Steve Voskov
01:07:15à la suite
01:07:16de cette réunion
01:07:17vient de publier
01:07:19un petit texto
01:07:20en disant tout simplement
01:07:22que ces rencontres
01:07:23avec Vladimir Poutine
01:07:24étaient formidables
01:07:26et lorsqu'ils prendront
01:07:27leur retraite
01:07:28ça restera très haut
01:07:29dans ses souvenirs
01:07:30et probablement
01:07:31ce sera les meilleurs souvenirs
01:07:32c'est dans cet état d'esprit
01:07:34que de ces rencontres
01:07:37exceptionnelles
01:07:37avec Vladimir Poutine
01:07:38qui vont rester jusqu'à sa retraite
01:07:41parmi ses plus merveilleux souvenirs
01:07:43qu'il arrive
01:07:43effectivement en Ukraine
01:07:45alors bonjour
01:07:46et bon courage
01:07:47surtout
01:07:48au président ukrainien
01:07:50s'il veut le convaincre
01:07:51de donner les fameux patriotes
01:07:53qu'il attend désespérément
01:07:55Zelensky
01:07:55qui attend donc
01:07:56les émissaires de Trump
01:07:58Kostner et Witkoff
01:08:00d'un instant à l'autre
01:08:00à Kiev
01:08:01où l'on vous retrouve
01:08:02Jérémy Paire
01:08:02rebonjour
01:08:03Kiev pilonné
01:08:04ces derniers mois
01:08:05comme jamais
01:08:05depuis le début de la guerre
01:08:06et encore en début de week-end
01:08:07n'est-ce pas ?
01:08:08Oui absolument
01:08:10Kiev
01:08:10qui a été particulièrement
01:08:11ciblé par
01:08:12les frappes russes
01:08:14que ce soit par des missiles
01:08:15et par des drones
01:08:17plusieurs fois par jour
01:08:18parce qu'il a un peu changé
01:08:19dernièrement
01:08:19c'est qu'il n'y avait pas
01:08:20que des alertes la nuit
01:08:21qu'il y avait des alertes
01:08:23tout au long de la journée
01:08:24pour un
01:08:25deux drones
01:08:26et surtout
01:08:26la frappe la plus spectaculaire
01:08:28a eu lieu
01:08:29il y a moins de 48 heures
01:08:29elle a touché
01:08:30le
01:08:32le centre du SBU
01:08:33des renseignements
01:08:36intérieurs ukrainiens
01:08:36qui est dans le centre
01:08:37de Kiev
01:08:38à côté des hôtels
01:08:40internationaux
01:08:40qui reçoivent notamment
01:08:41des diplomates
01:08:41pas loin des ambassades
01:08:42c'est la première fois
01:08:43depuis 2022
01:08:45qu'un bâtiment
01:08:46a été touché
01:08:47dans ce quartier
01:08:49historique de Kiev
01:08:49qui était pour l'instant
01:08:51préservé
01:08:51ce que je peux vous dire
01:08:52c'est que pour l'instant
01:08:52les deux émissaires américains
01:08:54ne sont pas arrivés
01:08:55qu'ils ont plus de deux heures
01:08:56de retard sur leur
01:08:57sur leur programme
01:08:58et qu'ensuite
01:08:59dès qu'ils vont arriver
01:09:00à la gare
01:09:01au palais présidentiel
01:09:03rencontrer
01:09:04Volodymyr Zelensky
01:09:05évidemment
01:09:05et que
01:09:05vraisemblablement
01:09:06à l'issue de cette rencontre
01:09:07il y aura une conférence
01:09:08de presse
01:09:09dans l'après-midi
01:09:10ici à Kiev
01:09:13Merci
01:09:14Merci Jérémy
01:09:15la liaison
01:09:17n'est pas facile
01:09:17la liaison est un petit peu altérée
01:09:19avec Kiev
01:09:20capitale ukrainienne
01:09:20où sont attendus
01:09:21les émissaires de Trump
01:09:22il y a ce qui se joue en Ukraine
01:09:23et ce qui se passe
01:09:24en Russie
01:09:25je voudrais qu'on y revienne
01:09:26parce que vous évoquiez
01:09:27d'ailleurs Patricia
01:09:28ce qu'a dit
01:09:29le président russe
01:09:32jeudi
01:09:32lors d'un forum économique
01:09:35à Vladivostok
01:09:36et il y a ce qu'il a dit
01:09:37ce que vous avez répété
01:09:37et puis il y a
01:09:38ce qu'il a dit
01:09:39
01:09:39ce qu'on écoute
01:09:40et les mots sont importants
01:09:44A l'heure actuelle
01:09:45aucun scénario
01:09:46ne justifie une mobilisation
01:09:48il s'agit d'une opération
01:09:49de désinformation
01:09:50menée par l'adversaire
01:09:51à l'approche des élections
01:09:52à la Douma d'Etat
01:09:53afin d'influencer
01:09:54leurs résultats
01:09:58A ce jour
01:09:59jusqu'à présent
01:10:00c'est pareil
01:10:00il n'existe aucun scénario
01:10:02qui nécessiterait
01:10:02une mobilisation
01:10:03pour le moment
01:10:04en d'autres termes
01:10:05Cyril Amoursky
01:10:06Vladimir Poutine
01:10:07prépartit la Russie
01:10:07à une escalade militaire
01:10:09Très clairement oui
01:10:11je pense qu'on peut le dire
01:10:12sans aucun problème
01:10:13on voit qu'il y a déjà
01:10:13une escalade en réalité
01:10:14avec ses frappes
01:10:15par des dizaines
01:10:16de missiles balistiques
01:10:17toutes les semaines
01:10:17contre l'Ukraine
01:10:18depuis le début
01:10:19de cet été
01:10:19Mais alimenté éventuellement
01:10:20par une mobilisation
01:10:21croissante
01:10:22Absolument
01:10:22donc c'est-à-dire
01:10:23qu'il y a la menace
01:10:23qu'on connaît déjà
01:10:24avec effectivement
01:10:25ces drones
01:10:25et ces missiles
01:10:26qui sont utilisés
01:10:27très régulièrement
01:10:27contre l'Ukraine
01:10:28et beaucoup plus
01:10:28qu'auparavant
01:10:29et désormais
01:10:30il y a ce sujet
01:10:31de la mobilisation
01:10:31alors il y a plusieurs points
01:10:32le premier point
01:10:33c'est que Poutine
01:10:34avait dit beaucoup de choses
01:10:35qui finalement se sont passées
01:10:36il avait dit
01:10:37qu'il n'envahirait pas l'Ukraine
01:10:38évidemment on sait
01:10:39ce qui s'est passé
01:10:40le 24 février 2022
01:10:41et en réalité
01:10:42bien avant en 2014
01:10:43et en plus de cela
01:10:44ce qu'il faut savoir
01:10:45c'est que la Russie
01:10:46n'a pas besoin aujourd'hui
01:10:47de publiquement
01:10:47déclarer une mobilisation
01:10:48parce qu'il y a déjà eu
01:10:49un ordre de mobilisation
01:10:50si je ne me trompe pas
01:10:51le 30 septembre 2022
01:10:52donc c'est-à-dire que
01:10:54la Russie va de toute façon
01:10:55mobiliser du monde
01:10:56elle le fait déjà
01:10:58de façon plus ou moins cachée
01:10:59on va dire
01:11:00par exemple
01:11:00vous avez raté
01:11:01vos examens à l'université
01:11:02et bien on vous encourage
01:11:04à signer un contrat
01:11:04ce n'est pas une mobilisation
01:11:06en soi
01:11:06mais c'est tout comme
01:11:07parce que de toute façon
01:11:08vous signez un contrat
01:11:09et vous vous retrouvez dans l'armée
01:11:10et surtout
01:11:11on sait grâce
01:11:13à des sources internes
01:11:14notamment
01:11:14chez les turbopatriotes
01:11:16que c'est quelque chose
01:11:17de tout à fait réel
01:11:17la Russie aujourd'hui
01:11:19n'a pas de résultats
01:11:19sur le terrain
01:11:20oui elle avance
01:11:21un tout petit peu
01:11:21dans quelques secteurs
01:11:22effectivement à l'est du pays
01:11:24notamment dans le Donbass
01:11:25mais globalement
01:11:26elle n'a toujours pas
01:11:26de vrais résultats militaires
01:11:28cette année a été
01:11:28particulièrement compliquée
01:11:29d'un point de vue russe
01:11:30pour avancer sur le terrain
01:11:32donc elle peut essayer
01:11:33de mobiliser
01:11:33des troupes
01:11:34soit pour tenter
01:11:35d'avancer un tout petit peu
01:11:36à l'est
01:11:36soit peut-être même
01:11:37pour lancer une offensive
01:11:38vers la région de Kiev
01:11:40et vers la capitale elle-même
01:11:41l'alerte a été donnée
01:11:42dès cet été
01:11:42par le président ukrainien
01:11:43qui le 24 juillet
01:11:45assurait avoir reçu
01:11:46des informations claires
01:11:48de ses services
01:11:48de renseignement
01:11:49sur la préparation
01:11:50à l'automne
01:11:51d'une nouvelle et importante
01:11:52vague de mobilisation russe
01:11:54alors ce qui est intéressant
01:11:55pour revenir
01:11:57au président Poutine
01:12:00dans ce cas là
01:12:01ce qu'il dit
01:12:02si on prend
01:12:03ce qu'il dit
01:12:04à la parole
01:12:05que ce n'est que
01:12:06une sorte d'opération
01:12:08psychologique
01:12:09des services ukrainiens
01:12:10et bien dans ces cas là
01:12:11c'est une opération
01:12:13extrêmement réussie
01:12:14parce qu'on sait que
01:12:15depuis
01:12:16tous les jours
01:12:17les files d'attente
01:12:19à la frontière russe
01:12:21avec les pays
01:12:22de l'Asie centrale
01:12:23ou les pays de Caucase
01:12:24n'est cesse
01:12:25qu'est d'augmenter
01:12:26avec des passages
01:12:27qui atteignent
01:12:27plusieurs dizaines
01:12:28de milliers par jour
01:12:29ce qui fait que
01:12:30la population russe
01:12:32dans son ensemble
01:12:34et dans sa majorité
01:12:35fait plus confiance
01:12:36au président ukrainien
01:12:37qu'au président russe
01:12:38ce qui est déjà
01:12:39une sorte de victoire
01:12:40en soi
01:12:41mais à cela
01:12:42il faut rajouter
01:12:43quand même
01:12:44d'autres
01:12:46d'autres aspects
01:12:47la situation
01:12:48en Russie
01:12:49et réellement
01:12:50elle s'aggrave
01:12:51pour la première fois
01:12:53dans quelques jours
01:12:54depuis le début de la guerre
01:12:55les russes élisent
01:12:57leurs députés
01:12:58si on peut appeler ça
01:12:59une élection
01:12:59absolument
01:13:00qui sont gagnés d'avance
01:13:02par Russie
01:13:02ni le parti du Kremlin
01:13:04néanmoins
01:13:05il y a un recul
01:13:06de popularité
01:13:07des autorités
01:13:08actuellement en Russie
01:13:09du fait notamment
01:13:10des frappes de drones
01:13:10ukrainiens
01:13:11contre des raffineries
01:13:12contre des sites
01:13:13de commerce en ligne
01:13:14qui ont brisé
01:13:14en quelque sorte
01:13:15l'illusion d'une vie normale
01:13:16pour les russes
01:13:17alors cela a brisé
01:13:18l'illusion de la vie normale
01:13:19et il y a la pénurie
01:13:21de carburant
01:13:23qui est réelle
01:13:24et il y a la situation
01:13:25financière
01:13:26qui était déjà
01:13:27compliquée
01:13:28et qui va se compliquer
01:13:29davantage
01:13:30avec les frappes portées
01:13:32notamment à Valberis
01:13:33parce que Valberis
01:13:35était une entreprise
01:13:37enfin
01:13:37elle existe toujours
01:13:38et c'est l'entreprise
01:13:39quand même affiliée
01:13:40au Kremlin
01:13:40et à l'administration
01:13:41présidentielle
01:13:42et qui de ce fait
01:13:44n'étant pas rentable
01:13:45avait pris
01:13:47énormément de crédits
01:13:48qui fragilisent
01:13:49les banques
01:13:50importantes russes
01:13:51et il y a des signaux
01:13:53que le gouvernement russe
01:13:55envoie à sa propre population
01:13:57qui sont extrêmement inquiétants
01:13:59pour ne donner qu'un exemple
01:14:01il y a deux semaines
01:14:03le gouvernement a autorisé
01:14:07voire conseillé
01:14:08d'armer les employés
01:14:10des agences bancaires
01:14:11vous imaginez bien
01:14:13à quoi peut penser la population
01:14:15quand elle lit un titre comme ça
01:14:16dans les informations
01:14:17à quoi se prépare-t-on
01:14:19après les élections ?
01:14:21La Russie
01:14:21en difficulté
01:14:23par certains aspects
01:14:24néanmoins
01:14:25est-ce qu'on a
01:14:25de toute façon
01:14:26pas en face de nous
01:14:27quoi qu'il en soit
01:14:29une guerre asymétrique
01:14:31Patricia Alémonière
01:14:32avant-hier
01:14:33ce drone russe
01:14:34qui frappe
01:14:34les services de sécurité
01:14:35son chef visé
01:14:37selon Kiev
01:14:39cette guerre
01:14:40ne se joue pas
01:14:42à égalité
01:14:43si je puis dire ?
01:14:43C'est-à-dire qu'elle ne se joue pas
01:14:45à égalité
01:14:46parce qu'au niveau
01:14:47des missiles
01:14:47et des intercepteurs
01:14:49effectivement
01:14:49les Russes
01:14:50sont beaucoup mieux équipés
01:14:52que les Ukrainiens
01:14:53mais la fenêtre de tir
01:14:55j'ai envie de dire
01:14:56russe
01:14:57se resserre
01:14:58parce que l'armée ukrainienne
01:14:59et les ingénieurs ukrainiens
01:15:01sont en train
01:15:02de mettre au point
01:15:02des intercepteurs
01:15:03et des missiles
01:15:04non seulement
01:15:05de croisière
01:15:06mais des missiles balistiques
01:15:07qui pourraient effectivement
01:15:09frapper beaucoup plus efficacement
01:15:11la Russie
01:15:11mais ça
01:15:12ce n'est pas avant
01:15:127-8 mois
01:15:13donc la fenêtre d'opportunité
01:15:15est très courte
01:15:16je ne suis pas ingénieur
01:15:19et vous n'êtes pas encore
01:15:20à mon avis
01:15:21non mais c'est l'échec
01:15:22qui vous interne
01:15:22c'est pas le gouvernement ukrainien
01:15:23pour le cause
01:15:23pour ça
01:15:24oui
01:15:24alors disons que
01:15:25la fenêtre d'opportunité
01:15:26est relativement courte
01:15:28mais elle existe
01:15:29et pendant ce temps-là
01:15:31on a deux armées
01:15:32deux armées
01:15:33aussi bien l'armée russe
01:15:34que l'armée ukrainienne
01:15:35qui sont en grande difficulté
01:15:37sur le plan humain
01:15:3830 000 hommes
01:15:39blessés
01:15:40ou tués
01:15:41par mois
01:15:42côté russe
01:15:43il faut bien les remplacer
01:15:44et actuellement
01:15:46le remplacement
01:15:47à hommes
01:15:49ne se fait pas
01:15:49côté russe
01:15:50donc vous parliez
01:15:51de la mobilisation
01:15:52effectivement
01:15:53la mobilisation
01:15:54en Russie
01:15:55peut se faire
01:15:57parce que la phrase
01:15:58prononcée par Vladimir Poutine
01:15:59à Vladivoskov
01:16:00il disait
01:16:01aujourd'hui
01:16:03on parle d'aujourd'hui
01:16:04on ne parlait pas
01:16:05de demain
01:16:06on ne parlait pas
01:16:07d'après
01:16:07au minimum
01:16:07un doute plane
01:16:08voilà
01:16:08au minimum
01:16:09un doute plane
01:16:09et il plane certainement
01:16:11et ce ne sera pas
01:16:12les nord-coréens
01:16:12qui sont attendus
01:16:13qui vont remplacer
01:16:14effectivement
01:16:15les soldats
01:16:16le mot de la fin
01:16:17il nous reste quelques secondes
01:16:18Cyril Amorski
01:16:18vous qui partez régulièrement
01:16:21couvrir cette guerre
01:16:22en Ukraine
01:16:24comment l'Ukraine peut gagner ?
01:16:26ça c'est une question
01:16:27à laquelle on ne peut pas répondre
01:16:28en 30 secondes
01:16:30la situation est très compliquée
01:16:33on ne va pas se mentir
01:16:34cet été
01:16:34elle a été particulièrement rude
01:16:36avec l'usage
01:16:36effectivement de missiles balistiques
01:16:37et comme vous l'avez dit
01:16:38avec le manque d'intercepteurs ukrainiens
01:16:40en plus de ça
01:16:41maintenant il y a les drones à réaction
01:16:42qui sont utilisés
01:16:42quasiment toutes les heures
01:16:43toutes les deux heures
01:16:44dans la capitale
01:16:44c'est très difficile
01:16:45pour autant les Ukrainiens
01:16:46savent qu'aujourd'hui
01:16:47ils n'ont pas le choix
01:16:47moi c'est comme ça
01:16:48que je répondrais
01:16:49ils ont le choix
01:16:50soit de capituler
01:16:51et d'abandonner les territoires
01:16:52et savoir en gros
01:16:53que des millions d'Ukrainiens
01:16:54ne seront plus Ukrainiens
01:16:55ils deviendront Russes
01:16:56et que de toute façon
01:16:56on va avoir une nouvelle attaque
01:16:57contre le pays
01:16:58dans les mois à venir
01:16:59soit ils ont le choix
01:17:00aujourd'hui de tenir
01:17:01de continuer à se défendre
01:17:03on ne sait pas
01:17:03quand ça va se terminer
01:17:04on ne sait pas
01:17:05combien de personnes vont mourir
01:17:06on ne sait pas
01:17:06combien de territoires seront perdus
01:17:07mais il y a ceci dit
01:17:08une chance que l'Ukraine
01:17:09puisse tenir
01:17:10et obtenir le soutien européen
01:17:11pour pouvoir remporter cette guerre
01:17:13Merci à tous les trois
01:17:13d'avoir accepté l'invitation
01:17:14de BFM direct
01:17:15visite des émissaires de Trump
01:17:16à suivre en direct
01:17:17dans la journée
01:17:18sur BFM TV
01:17:19bien entendu
01:17:20La chronique éco
01:17:23Votre rendez-vous
01:17:24avec la banque postale
01:17:25la banque pour avoir
01:17:26un temps d'avance
01:17:27sur la croissance
01:17:27de votre activité professionnelle
01:17:29la banque postale
01:17:30citoyenne
01:17:37De plus en plus
01:17:38de commerces indépendants
01:17:39s'en remettent directement
01:17:40à leurs clients
01:17:40pour s'en sortir
01:17:41par le biais de cagnottes
01:17:43participatives
01:17:43Reportage à Vincennes
01:17:44Alexia Avril
01:17:45Alexandre Messia
01:17:48Après neuf ans d'activité
01:17:50et une trésorerie à zéro
01:17:52Lise Martineau envisage
01:17:54de fermer son commerce
01:17:55un crève-cœur pour ses clients
01:17:57Ici ils ont l'impression
01:17:58d'aller chez leur grand-mère
01:17:59chez leur grande-tante
01:18:00Je leur avais dit
01:18:01je vais peut-être
01:18:02prendre ma retraite
01:18:02et là ils pleuraient tous
01:18:04ils disent
01:18:04mais non mais nous
01:18:05on ne peut pas
01:18:06tu ne peux pas nous faire ça
01:18:09Impossible de trouver
01:18:10un repreneur
01:18:11alors pour sauver
01:18:12ce tiers-lieu associatif
01:18:14et solidaire
01:18:14dernière solution
01:18:16lancer une cagnotte
01:18:18participative
01:18:18la mobilisation
01:18:19se met en place
01:18:21plus de 130 personnes
01:18:22contribuent
01:18:23On l'ouvre
01:18:24on s'était fixé
01:18:25un objectif
01:18:26de 10 000 euros
01:18:27on a atteint
01:18:28107%
01:18:29donc on est
01:18:29à 10 719 euros
01:18:31exactement
01:18:31Comme elle
01:18:32de plus en plus
01:18:33de commerçants
01:18:34se tournent vers
01:18:35leurs clients
01:18:35pour éviter la fermeture
01:18:37des indépendants
01:18:39fragilisés
01:18:39par un contexte
01:18:40économique difficile
01:18:41et l'évolution
01:18:42des modes de consommation
01:18:43Depuis une dizaine d'années
01:18:45le taux de vacances
01:18:45dans les centres-villes
01:18:46a très significativement
01:18:47augmenté
01:18:47en particulier
01:18:48dans les villes moyennes
01:18:49il y a des villes
01:18:50qui se retrouvent
01:18:51avec un quart
01:18:52des commerces fermés
01:18:53le premier lieu de commerce
01:18:54en France
01:18:55c'est la périphérie
01:18:55c'est pas le centre-ville
01:18:57c'est plus le centre-ville
01:18:58en plus aujourd'hui
01:18:59il y a effectivement
01:18:59le développement du digital
01:19:01Parmi les commerces
01:19:02les plus impactés
01:19:03les librairies
01:19:04en 2025
01:19:05il y a eu plus de fermeture
01:19:07que d'ouverture
01:19:08une première
01:19:09C'était votre rendez-vous
01:19:11avec la Banque Postale
01:19:12la banque pour avoir
01:19:13un temps d'avance
01:19:13sur la croissance
01:19:14de votre activité professionnelle
01:19:15la Banque Postale Citoyenne
01:19:18Et dans quelques instants
01:19:19vous avez rendez-vous
01:19:20avec Guillaume Daré
01:19:21présentateur de BFM Politique
01:19:22qui reçoit
01:19:23cette mi-journée
01:19:24le candidat LR
01:19:25à l'élection présidentielle
01:19:26Bruno Rotaillot
01:19:27Belle journée à tous
01:19:28sur BFM TV
01:19:29Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations