00:00Gilles Platret, maire d'hiver droite de Chalon-sur-Saône, est en direct avec nous sur Europe 1.
00:04Et si vous souhaitez poser une question à M. le maire, n'hésitez pas.
00:0701 80 20 39 21. Arthur de Vatrigan.
00:11J'ai une question à vous poser, une remarque en même temps.
00:14Ça me vient d'arriver dans mon petit sarou, ça met un peu de temps parfois.
00:17Et pourtant vous êtes un grand homme.
00:19La multiplication de ces candidats, ça prouve une chose, c'est que la présidentielle n'intimide plus personne.
00:26Et c'est assez effrayant en fait.
00:27Ça signifie que tout le monde se dit, je peux être président.
00:30Ça veut dire que la fonction s'est abaissée, et plus vous êtes candidat, plus le niveau s'abaisse mécaniquement,
00:37et moins de candidats d'actual se dégagent.
00:39Mais ça veut dire qu'être président, c'est plus intimidant, c'est plus une fonction suprême, c'est plus
00:44un sacerdoce.
00:45Ça devient en fait l'aboutissement d'une carrière.
00:48Et en fait c'est ça le plus effrayant finalement, c'est 27 candidatures.
00:51Plus qu'une question, c'était une analyse qui est d'ailleurs une analyse très intéressante.
00:55De voir que sur la ligne de départ, tout le monde s'imagine en se rasant, ou en se coiffant,
01:02en se préparant,
01:03peut-être être candidat à la présidentielle.
01:05Alors la vraie, enfin je réagis parce que c'est très motivant.
01:08La vraie question c'est, est-ce que c'est la fonction présidentielle qui sert à baisser,
01:14ou est-ce que c'est tout simplement le niveau de notre classe politique,
01:17qui n'est pour le coup plus impressionné par la plus haute fonction,
01:21une des plus importantes fonctions dans le monde occidental ?
01:24Celle donnée par l'élection sous la Vème République,
01:27est une fonction dont le pouvoir compte parmi les pouvoirs les plus importants dans les démocraties occidentales.
01:35Donc je crois très sincèrement, quand vous voyez,
01:37alors on pourrait aussi citer des candidatures un peu fantasques,
01:41y compris sous De Gaulle, M. Barbu par exemple, vous rappelez ça ?
01:44Bon alors évidemment c'était un épiphénomène, il était tout seul.
01:46Aujourd'hui on a plein de M. Barbu, voire même des Mme Barbu d'ailleurs dans le jeu.
01:51Donc je pense qu'en fait, la classe politique n'a sans doute plus la notion qui est essentiellement gaullienne,
01:58je crois, en tout cas dans l'essence de la gravité de la situation,
02:01et se dit, bah ma foi, pourquoi pas moi ?
02:03Je ne suis pas certain que ce soit un abaissement de la fonction présidentielle,
02:07c'est à coup sûr un abaissement de la classe politique.
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