00:00C'est ça qui est le procès qui est fait parfois, qui peut être dur,
00:04parce que ça englobe tous les journalistes et des fous journalistes
00:06qui ne sont absolument pas politisés à France Inter.
00:09Je les cherche encore.
00:10Mais plus sérieusement, soit ils lâchent, et donc on a l'impression que c'est l'anarchie,
00:16soit ils tiennent un peu, mais c'est Charles Sapin et l'arbre qui cachent la forêt rouge.
00:22Que Charles Sapin soit une anomalie dans le paysage de France Inter, évidemment,
00:27d'autant pour ceux qui connaissent Charles Sapin, qui connaissent son parcours,
00:30les livres qu'il a écrits, parce que lui il écrit des livres, ce qui est assez rare
00:33chez les journalistes autour du service public aujourd'hui,
00:35je serais bien qu'il les lise aussi, mais bon.
00:37C'est-à-dire que c'est un type qui est professionnel, qui est inattaquable,
00:42et qui n'est pas du tout extrémiste.
00:44Donc on voit que le problème, de toute façon, c'est ses valeurs actuelles.
00:46Mais vous avez eu...
00:47Il est plus macroniste que d'extrême droite.
00:49Non, il n'est pas macroniste non plus, mais regardez, dans la même semaine,
00:52vous avez eu Charles Sapin, on demande sa tête, et Thomas Le Grand,
00:55qui écrit une tribune pour expliquer que c'est vraiment affreux,
01:00il n'est pas reconduit, comme s'il avait un contrat à vie,
01:03et qu'il était normal que Thomas Le Grand soit à vie sur France Inter.
01:07Donc on voit la manière dont il se représente la chose,
01:11Thomas Le Grand et leurs amis, parce que ceux qui défendent Thomas Le Grand
01:13sont ceux qui attaquent Charles Sapin aujourd'hui.
01:15Alors on y vient sur le sujet qui est pour moi beaucoup plus important,
01:18c'est ce qui se passe concernant Thomas Le Grand et Patrick Cohen.
01:21L'année dernière, il y a un an, l'Incorrect, votre journal, votre magazine,
01:24publie cette vidéo où l'on voit les deux chevaliers blancs de la Maison Rouge
01:29parlementés dans un café avec des ténors du Parti Socialiste,
01:33et il y a cette phrase dans cette petite séquence vidéo
01:36qui a été relayée des millions de fois,
01:38« Patrick et moi, on fait ce qu'il faut pour Dati,
01:42à quelques mois des municipales. »
01:46Il explique qu'il se gargarise de pouvoir faire venir
01:51Raphaël Glucksmann et qu'on sort.
01:53À tel point que cette année, il est effectivement évincé
01:57que Sibylle Veil, la patronne de Radio France,
02:00dit « Si M. Le Grand a été évincé,
02:04c'est que dans cette séquence-là,
02:06on l'entend prétendre faire la pluie et le beau temps,
02:10en disant « on invite qui on veut ».
02:11Et ça, c'est pas normal.
02:13Donc c'est le signe que les révélations que vous avez faites l'année dernière
02:17étaient fondées, étaient importantes,
02:19étaient d'intérêt public.
02:21Donc toute l'année que vous venez de passer à Arthur de Vatrigan,
02:24à vous battre pour votre image,
02:28pour vos droits,
02:29à être attaqué par le service public,
02:31à être attaqué devant la justice,
02:34un an plus tard, ça veut dire que vous avez raison.
02:37Oui, ça c'est la bonne nouvelle,
02:38mais de toute façon, on le savait.
02:40Alors même si, j'ai relu encore une fois,
02:42pour bien vérifier la tribune de Thomas Le Grand,
02:44qui parle encore de montage, de falsification, de détournement.
02:47C'est-à-dire, ils sont quand même encore...
02:48Mais c'est Thomas Le Grand, pardonnez-moi de le dire de manière triviale,
02:50on s'en fout !
02:51Mais Thomas Le Grand, on s'en fout !
02:53Ce qui m'intéresse, c'est Sibyl Veil.
02:55C'est la direction de Radio France qui vous donne raison.
02:58Évidemment qu'elle me donne raison,
02:59mais de toute façon, le comité d'éthique,
03:01qui ne fait pas grand-chose,
03:03nous avait donné raison,
03:04parce qu'au bout de deux jours,
03:05ils avaient supprimé son émission en disant
03:06« cette phrase-là, c'est pas possible ».
03:08Ils nous avaient donné deux jours.
03:09Alors après, ils avaient surcommuniqué pour expliquer que non,
03:11mais peut-être qu'enfin, c'est pas ce qu'on avait compris,
03:13mais dans les faits, ils nous avaient donné raison.
03:15Donc ça, j'ai jamais eu de doute dessus.
03:16Là, ce qu'on voit, c'est en effet,
03:18dès qu'il y a un peu de pluralisme,
03:20un tout petit peu,
03:21c'est-à-dire Eugénie Bastier qui va sur France Télévisions,
03:23ou Charles Sapin qui va sur France Inter,
03:26là, une levée de bouclier n'est pas possible,
03:28mais je, même si vous allez dire que je suis naïf,
03:31je vois pour une fois,
03:32la direction résiste un peu.
03:34Voilà, elle résiste.
03:35Et c'est, alors c'est pas grand-chose,
03:38mais je vous promets que dans ce « boomer rouge »,
03:40c'est un grand changement.
03:42C'est un grand changement.
03:43Il y a deux chroniqueurs sur France Inter qui sont à droite,
03:45et vous dites qu'il y a de la résistance.
03:47Je vous assure, Eugénie,
03:48je pense que la commission d'enquête,
03:50l'a l'oncle, fait son œuvre.
03:52C'est pour les syndicats de Radio France,
03:55un poison lent pour eux, en réalité.
03:58Parce qu'il y aura un avant et un après cette commission,
04:00et je pense que les décisions que prennent,
04:03en tenant pour l'instant leur boue,
04:06si j'ose dire, la présidente de Radio France,
04:07ces décisions-là, elles ne sont pas énormes,
04:10je suis d'accord,
04:11mais elles sont nouvelles.
04:12Voilà.
04:13Je vous propose d'écouter Jean-Thomas Lecieur,
04:15qui était notre invité,
04:16c'est le directeur général de l'Institut Thomas More.
04:19L'Institut Thomas More avait proposé,
04:21l'année dernière, dans les colonnes du Figaro Magazine,
04:23un dossier passionnant
04:25sur le manque de pluralisme dans le service public.
04:28Et je lui ai posé la question ce matin,
04:31de quoi cette grève et cette polémique à France Inter est-elle le nom ?
04:34Elle est l'illustration de deux constats
04:37que nous avions faits dans notre dernier rapport
04:38sur l'audiovisuel public.
04:40Le premier constat chiffré, factuel,
04:43on avait montré que sur 2000 heures de chroniques,
04:4668% pouvaient être dites orientées à gauche,
04:4913% pouvaient être dites orientées à droite,
04:5119% neutres.
04:52Donc ce déséquilibre factuel du contenu des chroniques,
04:56on avait réussi à l'évaluer et à le chiffrer.
04:57Et puis, plus intéressant peut-être,
Commentaires