- il y a 1 semaine
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 06 septembre 2026.
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00:09Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
00:13Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury, nous sommes en direct sur RTL, nous sommes en direct sur Public
00:20Sénat.
00:20Bonjour Maud Bréjon.
00:22Bonjour à tous.
00:22Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre en charge de l'énergie.
00:27Le chômage augmente, la France sur-endettée emprunte de l'argent de plus en plus cher, l'agriculture a été
00:34frappée par la sécheresse et les canicules.
00:37C'est dans cette situation qu'il faut trouver un budget pour l'année 2027.
00:41C'est aussi dans cette situation que la campagne présidentielle démarre sur les chapeaux de roue, l'ERN revient à
00:48ses fondamentaux et cafouille.
00:50Le bloc central a deux candidats au moins et ses charpes.
00:53Bienvenue dans ce Grand Jury, Maud Bréjon.
00:57À mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Stéphane Vernet de Ouest France et Steve Jourdain de Public Sénat.
01:04Dans ce Grand Jury, Maud Bréjon, nous parlerons aussi avec vous, ministre de l'énergie, donc, du boom des ventes
01:10de voitures électriques.
01:11Ce sera dans toutes les politiques et puis vous répondrez aussi à nos questions express.
01:16Le Grand Jury sur le terrain.
01:19Voilà, le Grand Jury sur le terrain, c'est d'abord du concret avec les incendies qui ne sont pas
01:24tous éteints.
01:24Ça brûle encore dans le Gard, l'Aude, les Hauts-de-Pyrénées, la Creuse, la Côte d'Or.
01:30Six départements sont toujours en vigilance.
01:32Orange canicule ce dimanche.
01:34Les syndicats de sapeurs-pompiers, dans ce contexte, lancent un mouvement de grève nationale à partir de ce mardi et
01:39jusqu'au 20 octobre.
01:42Maud Bréjon, quelle sera la réponse du gouvernement ?
01:44On sort d'un été traumatisant.
01:47Traumatisant pour les sapeurs-pompiers.
01:48Ils sont plus de 200 000 sapeurs-pompiers, notamment volontaires en France.
01:52Traumatisant pour les Français qui ont vécu ces incendies.
01:54Je pense bien sûr à ceux qui peut-être nous écoutent ce midi, vivent en Gironde, vivent dans les Landes,
01:59vivent dans le Var.
02:00Et ça appelle des réponses extraordinaires.
02:03On comprend leur désarroi, on comprend leur angoisse, leur angoisse au regard de ce qu'on a vécu, leur angoisse
02:08aussi au regard de ce qu'on va vivre les années à venir.
02:11Parce que malheureusement, ce qui a été un été, ce qu'on qualifiait d'été exceptionnel, est en train de
02:16devenir l'ordinaire.
02:18Les moyens de la sécurité civile ont été augmentés, ont été augmentés, ont presque doublés depuis l'arrivée du Président
02:28de la République.
02:28De nouveaux moyens aériens, contrairement à ce qu'on a pu entendre ici ou là, ont été commandés, ont été
02:33livrés dès 2017.
02:35Je rappelle que Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, paix à son âme, a commandé de nouveaux moyens aériens,
02:41en l'occurrence 6 dash, dès qu'il est arrivé Place Beauvau.
02:44Donc, on a avancé et on a pris conscience de cette situation.
02:48Vous dites aujourd'hui, ça suffit ?
02:49Est-ce qu'il faudra aller plus loin ? La réponse est oui.
02:52Et la réponse est oui, pour l'ensemble de l'adaptation au changement climatique, c'est le cas des moyens
02:58de la sécurité civile, c'est le cas de l'adaptation de nos infrastructures, c'est le cas de l
03:02'adaptation de nos services publics,
03:05probablement aussi de l'adaptation de la réglementation et des normes dans les territoires les plus concernés.
03:10Et on démarre, on démarrera d'ici quelques jours, d'ici quelques semaines, une période budgétaire extrêmement importante.
03:17Le gouvernement propose de sanctuariser les budgets, notamment de la sécurité civile, des sapeurs-pompiers, du ministère de l'Intérieur,
03:27des ministères régaliens.
03:28Parce que précisément, on est face à ce défi qui est un défi absolument colossal.
03:33Et moi, je compte sur les parlementaires qui ont parfois beaucoup critiqué l'action du gouvernement pour être à nos
03:39côtés et assurer, là encore, une augmentation des moyens, notamment des sapeurs-pompiers.
03:43Les sapeurs-pompiers ne demandent pas que des moyens pour les incendies. Les incendies ne représentent que 6% de
03:48leurs interventions.
03:48En fait, ils se plaignent aussi beaucoup du fait qu'ils sont sursaturés, sursollicités, notamment pour des secours à la
03:54personne.
03:54En fait, ils font le boulot de l'hôpital, de la médecine de ville.
03:58Qu'est-ce que vous leur proposez par rapport à ça ? Comment est-ce qu'on peut alléger ou
04:01améliorer leur situation en la matière ?
04:03Il y a un travail qui est en cours entre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui les a
04:07déjà reçus, et ce, à plusieurs reprises, qui continuera à travailler avec eux pour une meilleure organisation.
04:12Il y a de toute évidence une question de priorisation, et ça, on l'entend bien.
04:17Il y a aussi une question de ressources, vous avez raison de le dire, de ressources humaines.
04:21On parle beaucoup des moyens aériens, mais enfin, la grande partie des moyens des sapeurs-pompiers, ce sont des moyens
04:26terrestres et ce sont des moyens humains.
04:28Donc, peut-être faut-il former davantage, peut-être faut-il recruter davantage.
04:33Nous, on a vraiment, d'abord, beaucoup de considérations et beaucoup d'empathie au regard de ce qu'ils vivent
04:39et de leurs difficultés,
04:40et cette volonté de travailler avec eux pour trouver les meilleures solutions.
04:44On a travaillé avec les SDIS depuis de nombreuses années.
04:47Maintenant, il y a des contrats entre l'État et les SDIS qui ont été passés et qui ne sont
04:51pas uniquement financiers,
04:52et donc on va bien sûr continuer dans cette voie-là.
04:55Moi, je crois qu'il faut être vraiment très compréhensif, encore une fois, et dans la compassion vis-à-vis
05:00de ce qu'ils ont vécu.
05:01Stéphane Verneux.
05:01Quand vous citez la problématique du recrutement, vous parliez tout à l'heure des sapeurs-pompiers volontaires.
05:05C'est de plus en plus difficile de recruter des sapeurs-pompiers volontaires, notamment en milieu rural.
05:10Vous avez Jean-Luc Mélenchon qui, dans le cadre de la campagne, propose de créer une garde régionale de la
05:14sécurité civile
05:15par le biais d'une conscription écologique.
05:17Est-ce que ça, c'est une solution, une bonne idée, ou c'est une promesse farfelue ?
05:20Je crois que ça ne résout pas le problème de fond.
05:23Le problème de fond, c'est comment est-ce qu'on incite à l'engagement.
05:26Et on voit qu'en 2026, que ce soit...
05:29Là, en l'occurrence, il s'agirait de contraindre tous les moins de 25 ans à faire un service chez
05:35les pompiers, etc.
05:36Donc, ça répondrait aussi en partie à la priorité de l'engagement.
05:38Moi, je crois que ça ne répond pas à la question de fond, qui est comment est-ce qu'on
05:42incite à l'engagement citoyen et à l'engagement volontaire.
05:44La question, elle se pose pour les sapeurs-pompiers, mais elle se pose de manière plus globale pour le monde
05:51associatif, par exemple.
05:52Vous savez qu'il y a, en ce moment, dans une grande partie des communes de France,
05:56les salons des associations, ce week-end, gérés dans ma circonscription à Anthony en sortant de cette émission,
06:01beaucoup d'acteurs associatifs, dans la protection civile,
06:06mais également dans les associations qui font vivre notre tissu local,
06:09nous disent qu'ils ont de plus en plus de mal à trouver ces engagements, ces engagés volontaires.
06:14Et donc, on peut contraindre les gens à se dire que du jour au lendemain,
06:19on va forcer les jeunes de moins de 25 ans.
06:21Pourquoi moins de 25 ans ?
06:22Pourquoi pour les sapeurs-pompiers, d'ailleurs, et pas pour d'autres secteurs d'activité, à s'engager ?
06:28Moi, je crois que ce n'est pas par cette démarche-là qu'on y arrive,
06:32et c'est profondément méconnaître l'état d'esprit des sapeurs-pompiers et des sapeurs-pompiers volontaires aujourd'hui.
06:39Les sapeurs-pompiers volontaires ne s'engagent pas par obligation,
06:43ils s'engagent par sens du devoir, ils s'engagent par intérêt national,
06:46ils s'engagent par envie d'aider leurs voisins, leurs commerçants, les gens qui vivent autour d'eux,
06:51pour les protéger.
06:53Et donc, être dans une logique d'obligation et de bras de fer sera, à mon avis, complètement contre-productif.
06:59Puisque vous parlez d'engagement, Maud Bréjean, alors que des départements sont de nouveau ce week-end en alerte canicule,
07:04nous avons, après cette semaine, par le site Politico, que les services du Premier ministre ont décidé de geler 40
07:09millions d'euros,
07:10initialement destinés à l'adaptation des écoles au réchauffement climatique.
07:14Le budget a été divisé concrètement par 5.
07:17Passé l'été, la chaleur dans les classes n'est plus une priorité ?
07:21Non, c'est faux.
07:22Et je vais vous dire, j'ai lu, dans la presse et sans faire offense à vos confrères et à
07:27vos consoeurs,
07:28beaucoup de contre-vérités et beaucoup de fausses informations.
07:31Alors, pour l'occurrence, le gouvernement n'a pas répondu à nos confrères sur ce sujet.
07:33Pardonnez-moi, sur la baisse des budgets pour rénover les écoles, j'ai entendu qu'on allait supprimer les APL,
07:40j'ai entendu qu'on allait rétablir une journée de solidarité.
07:43Là aussi, c'est faux.
07:44Le gouvernement, je vais vous répondre...
07:46Non, mais là, vous évoquez le prochain budget.
07:48On parle du budget de cette année.
07:49Non, non, non, non, on parle du budget de cette année.
07:51Là, c'est les 40 millions sont gelés, sont d'ores et déjà gelés.
07:54Vous parlez de l'exécution budgétaire.
07:55Ce que je veux dire, c'est qu'il y a beaucoup d'informations, de fausses informations qui circulent aujourd
07:59'hui.
08:00Cette information-là n'a pas été confirmée, au sens où cette information n'est pas une information validée,
08:06il n'y a pas de décision prise en ce sens.
08:09Vous dites que c'est envisagé aujourd'hui ?
08:11Bien sûr que l'adaptation, pardonnez-moi, des écoles est une priorité absolue.
08:16Le fonds vert a été mis en place par le Président de la République.
08:20Le Premier ministre s'est engagé à porter ce fonds vert à 1 milliard d'euros l'année prochaine.
08:26Et donc, ça restera évidemment une priorité.
08:28Et sur l'adaptation des écoles, vous dites que c'est une option qui est aujourd'hui envisagée ?
08:31Non, je ne dis pas que c'est une option qui est aujourd'hui envisagée.
08:34Donc il y aura bien ce 30 millions d'euros consacrés à l'adaptation des écoles aux canicules.
08:39Je dis que ça a été relayé, encore une fois, par des médias tout à fait respectables.
08:45Moi, je ne sais pas d'où sort cette information.
08:47Et donc, aujourd'hui, je ne la confirme absolument pas.
08:50Vous dites même que c'est faux.
08:52Je dis qu'il y aura des efforts faits dans bon nombre de ministères,
08:55mais que l'écologie fera partie des ministères préservés.
09:00C'est le cas cette année, c'est le cas l'année prochaine.
09:03Le budget de l'écologie augmentera l'année prochaine.
09:05Là où vous le savez, on sera amené à demander un certain nombre d'efforts
09:10aux différents services de l'État.
09:11Mais précisément, précisément parce que c'est une...
09:14Excusez-moi, mais il n'avait pas augmenté le budget de l'écologie cette année.
09:16Le budget de l'écologie augmentera l'année prochaine.
09:19Oui, mais il n'avait pas augmenté cette année.
09:20Sur le projet de loi de finances de 2017, il a augmenté en tendanciel.
09:24Le fonds vert avait été quand même largement amputé.
09:28Une partie du budget de l'écologie.
09:30Alors, bon, on peut discuter fond par fond
09:32de comment est-ce que ça a été chiffré et utilisé.
09:35Moi, ce que je vous dis, c'est que c'est une priorité absolue.
09:39Que 40%, 40% des projets...
09:42Voilà, il y a des projets dans 40% d'écoles
09:44qui sont en voie de développement.
09:466 000 ont déjà été finalisées.
09:48Et donc, on avance.
09:49Ça prend du temps, mais on avance.
09:50Il y a des urgences qui s'ajoutent aux urgences avec l'agriculture.
09:53Oui, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard,
09:55a annoncé plus d'un milliard d'euros d'aides pour les agriculteurs,
09:58touchés par les sécheresses, je vais y arriver, et les canicules.
10:02Avant de revenir sur l'effort que ça représente pour les finances publiques,
10:05c'est une annonce qui a été très mal accueillie par le monde agricole.
10:08La FNSE a dit clairement pas à la hauteur de l'ambition.
10:13Scandaleux, honteux pour la coordination rurale.
10:15Est-ce que vous comprenez ces réactions ?
10:17D'abord, les agriculteurs sortent d'un été épuisant.
10:21Certains ont vu le fruit du travail d'une année entière,
10:25compromis en l'espace de quelques jours.
10:27Ça vient après des années qui ont été extrêmement difficiles.
10:30Et donc, on a une situation de grande inquiétude,
10:33d'angoisse de la part des agriculteurs
10:35qui se tournent légitimement, et je le dis, légitimement vers l'État.
10:39Nous, notre objectif, il est double.
10:41Il est double et il est simple.
10:43Le premier, c'est de permettre de conserver le tissu productif agricole.
10:47Dit autrement, éviter des fermetures de fermes.
10:50Dans les jours ou les semaines, mois à venir.
10:54Le deuxième objectif, c'est d'assurer la prochaine campagne agricole.
10:59Et donc, permettre aux agriculteurs de s'approvisionner en semences,
11:03en fourrage, en plants.
11:04Là encore, dans les semaines à venir,
11:06pour que cette campagne agricole puisse débuter.
11:08Il y a un effort qui est mis sur la table d'1,3 milliard d'euros.
11:15Et ils disent que ce n'est pas suffisant, les agriculteurs.
11:17C'est un effort, pardonnez-moi, qui est très important.
11:19J'ose le mettre.
11:20Le mot qui est colossal au regard du contexte budgétaire dans lequel on est...
11:25On aimerait faire plus, mais on ne peut pas à cause des contraintes budgétaires.
11:28C'est un, pardonnez-moi, un effort 1,3 milliard d'euros
11:32qui est extrêmement important, notamment dans le contexte dans lequel on est.
11:37Ils se cindent, je dirais, en trois grandes parties.
11:40Des indemnités de solidarité qui permettront d'indemniser les assurés
11:44et plus globalement les agriculteurs.
11:47Compléter l'indemnité donnée par les assurances
11:49lorsque les agriculteurs y ont droit.
11:51Des exonérations partielles ou totales sur la taxe foncière,
11:56sur la taxe sur le foncier non bâti.
11:58Ça, ce sera à la main des préfets,
12:00qui pourra, en fonction de la situation d'un territoire à un autre,
12:04d'un agriculteur à un autre,
12:06décider de cette exonération partielle ou totale.
12:09Et ensuite, ce fonds d'urgence qui doit permettre de replanter,
12:13d'approvisionner en semences,
12:15de permettre à cette nouvelle saison de démarrer.
12:18Et puis, on parlera peut-être tout à l'heure des aides plus sectorielles,
12:21mais je pense notamment au GNR.
12:22Vous savez que le carburant est aujourd'hui...
12:24Le prix du carburant est très élevé.
12:26C'est le cas pour les Français qui nous écoutent.
12:28C'est le cas pour les agriculteurs qui utilisent du gasoil non-rentier, du GNR.
12:32Et là encore, on a décidé de reconduire l'aide de 15 centimes par litre,
12:36qui a été annoncée il y a plusieurs mois déjà.
12:38C'est un effort important.
12:40C'est environ 100 millions d'euros pour deux mois,
12:43qui viennent s'ajouter à l'effort annoncé par Annie Gennevard.
12:46Donc, nous répondons présents, nous comprenons leur détresse,
12:49nous comprenons leur inquiétude,
12:51mais l'État est au rendez-vous.
12:52Et si on prend un peu de recul,
12:54depuis le début de l'année 2027,
12:57je dirais même depuis 12 mois maintenant,
12:59les agriculteurs ont traversé des crises.
13:01On se rappelle de la dermatose nodulaire contagieuse.
13:04On se rappelle là encore de crises météorologiques
13:07qui ont considérablement impacté les récoltes.
13:10Le Premier ministre a toujours répondu présent
13:12parce que l'agriculture, en ce début d'année,
13:15comme depuis le début, est une priorité.
13:17Pour financer ces 1 milliard d'euros,
13:19est-ce que le budget d'autres ministères va être amputé ?
13:22Oui.
13:23Lesquels ?
13:23Oui, parce qu'il va falloir faire des choix.
13:25Et le Premier ministre, là encore une fois,
13:27l'a annoncé dans une logique de lucidité
13:30et de responsabilité budgétaire.
13:34Certains ministères,
13:35et là encore, ce sera au ministre de l'Action
13:37et des Comptes Publics de préciser ces choix
13:39qui ne sont pas complètement terminés à l'heure où on se parle,
13:42mais vont devoir faire des efforts.
13:44Dit autrement, c'est bien de l'argent frais
13:46et certains secteurs vont devoir faire des efforts
13:49et feront des efforts.
13:51Certains ministres porteront ces efforts
13:53pour qu'on puisse aider les agriculteurs.
13:55Je vais vous dire quelque chose.
13:56Moi, je suis ministre de l'Énergie aujourd'hui.
13:58Il est possible que demain,
14:00on demande un effort supplémentaire
14:02à mon ministère qui en fait déjà beaucoup
14:04pour qu'on puisse venir en aide
14:07à ces agriculteurs
14:08qui ont passé un été difficile.
14:11Qu'est-ce que ça viendrait ?
14:13Ce que je vous dis,
14:14c'est que moi,
14:15je serais prête,
14:16sur le principe en tout cas,
14:18et bien sûr,
14:18ça se discute ministère par ministère,
14:20à porter cet effort-là
14:21parce que je considère que
14:22l'enjeu de souveraineté agricole,
14:25l'enjeu de souveraineté alimentaire,
14:26il est aussi important
14:28que l'enjeu de souveraineté énergique.
14:29Donc, tout le monde doit contribuer.
14:31Pardonnez-moi,
14:32mais quel budget portez-vous
14:33et quel budget pourriez-vous réduire
14:35en ce qui concerne l'énergie ?
14:37Moi, je le porte.
14:38Le budget spontané auquel on pense,
14:40c'est les aides au carburant.
14:41Le budget du ministère de l'énergie,
14:43il va à des aides pour le carburant
14:44qui, comme vous le savez,
14:45ont été reconduites
14:47à tout ce qu'on met en place
14:48pour le développement,
14:49par exemple,
14:50de l'électrification,
14:52des énergies renouvelables.
14:53Donc, c'est extrêmement vaste.
14:56Ce que je veux vous dire,
14:57c'est qu'il est normal
14:58et il est entendu,
15:00il est compris au sein du gouvernement
15:02que face à la difficulté
15:05qui traverse aujourd'hui
15:06le monde agricole,
15:07chacun fasse un effort.
15:09C'est une logique de responsabilité.
15:10Si j'arrivais devant vous
15:11en vous disant
15:12on va mettre 1,3 milliard sur la table,
15:13on ne sait pas comment on les finance
15:15si ce n'est par du déficit
15:16et plus d'impôts,
15:17vous me diriez
15:17mais Mme Bréjean,
15:18c'est complètement irresponsable.
15:19Donc, il est normal
15:20comme le budget de chaque ménage,
15:22au fond,
15:22qu'on fasse des choix.
15:23On comprend que les arbitrages
15:27ne sont pas arrêtés,
15:27on comprend bien le principe
15:28mais quand même,
15:29vous pourriez nous dire
15:29quels sont les ministères
15:30qui,
15:32l'expression est mauvaise
15:33mais qui ont du gras
15:34ou qui pourraient donner
15:36un peu de leur budget
15:38pour financer ce milliard.
15:39Mais là encore,
15:40il faudrait être
15:40un tout petit peu patient.
15:40Vous parlez du vôtre
15:41mais quels sont les autres ministères
15:43qui pourraient participer ?
15:44Je parle du mien.
15:45Ou inversement,
15:46quels sont les ministères
15:46qui ne participeront pas du tout
15:49parce qu'en fait
15:49ils sont stratégiques
15:51et qu'on ne peut plus
15:52réduire leur budget ?
15:52Vous savez qu'il y a des ministères
15:53qui sont particulièrement préservés,
15:56particulièrement sanctuarisés.
15:57Je pense notamment
15:58au ministère des Armées.
16:00Du reste,
16:01je ne vais pas me lancer
16:02dans des pronostics
16:03qui n'auraient pas
16:03beaucoup de valeur ce matin.
16:05Un petit peu de patience,
16:06ça sera précisé là encore
16:07par David Amiel
16:08d'ici quelques jours.
16:10J'insiste sur une chose,
16:12c'est une question
16:12de responsabilité budgétaire
16:13et je conclue par une autre.
16:16L'État a un rôle à jouer majeur
16:18et l'État est dans son rôle
16:19mais l'État n'est pas le seul
16:21à avoir un rôle à jouer.
16:23Les assureurs,
16:24les collectivités territoriales,
16:25la grande distribution
16:27qui a fait des annonces
16:28qui là encore vont dans le bon sens.
16:30Le consommateur,
16:31il faut aussi en parler,
16:32tout le monde n'a pas nécessairement
16:33les moyens
16:33mais lorsqu'on achète français,
16:35lorsqu'on achète des fruits et légumes,
16:37de la viande
16:38produits en France
16:39par des agriculteurs français,
16:40on contribue aussi
16:41à soutenir
16:42et à aider ce monde agricole
16:43qui est en difficulté
16:44et qui est en souffrance
16:45après un été difficile.
16:46Donc,
16:47il y a une responsabilité collective.
16:51Le grand jury,
16:52la bataille des idées.
16:54Alors,
16:55nous allons plonger
16:56dans l'élection présidentielle
16:57avec l'heure des grands choix
16:59et notamment aussi
16:59l'heure de choix stratégique.
17:01Cette semaine,
17:02le vice-président
17:02du Rassemblement National,
17:04Louis Aliot,
17:04a estimé qu'il fallait
17:06couper le robinet
17:07des aides à l'Ukraine.
17:08Il faut savoir aussi
17:10arrêter une guerre,
17:11a-t-il dit sur BFM.
17:12Est-ce que vous redoutez
17:13ce débat
17:15sur l'aide apportée à l'Ukraine ?
17:17Vous savez,
17:17en une semaine,
17:18le Rassemblement National
17:20nous a joué
17:21le retour
17:21de l'interdiction
17:22du voile
17:23dans l'espace public.
17:25Cette idée
17:26de soumission
17:27qui va dans le sens
17:29de couper,
17:29effectivement,
17:30le robinet,
17:30comme dit Louis Aliot,
17:31à l'Ukraine.
17:32Et quelques jours après,
17:34Jordan Bardella,
17:36en Angleterre,
17:37aux côtés
17:37de M. Farage,
17:39le grand artisan du Brexit.
17:40Quand on regarde
17:41cette séquence
17:42avec ces trois faits politiques,
17:44on se dit
17:45qu'il y a encore
17:46un peu de boulot
17:47pour la normalisation
17:48du Rassemblement National
17:49et que,
17:50contrairement à ce qu'ils essaient
17:51de faire croire aux Français,
17:53le Rassemblement National,
17:54ce n'est pas un parti
17:55comme les autres.
17:57C'est un parti
17:58qui,
17:58sur le plan des valeurs,
18:00sur le plan du projet,
18:02sur le plan de la soumission
18:03à d'autres grandes puissances,
18:04je pense notamment
18:05à la Russie,
18:06dans son rapport
18:07à l'Union Européenne,
18:09est un parti
18:11qui porte
18:12des idées
18:14extrêmement radicales
18:15d'extrême droite.
18:16La question
18:17de la contribution
18:18de la France
18:18à l'effort de guerre
18:20n'est pas légitime.
18:21Et c'est venu
18:22cette semaine
18:23s'afficher au grand jour.
18:25La question
18:25de la contribution
18:26de la France,
18:27c'est-à-dire
18:27des contribuables français
18:28à l'effort de guerre
18:30ukrainien
18:31n'est pas légitime ?
18:32L'intérêt de la France,
18:34l'intérêt de la France,
18:35c'est de soutenir l'Ukraine.
18:36Ce n'est pas uniquement
18:37l'intérêt des Ukrainiens.
18:38C'est l'intérêt
18:39des Ukrainiens,
18:41chacun le comprend bien,
18:42et notamment
18:43pour des raisons
18:44de protection,
18:45des raisons de valeur,
18:46des raisons
18:46d'intégrité territoriale.
18:47Mais l'intérêt
18:48de la France,
18:49l'intérêt de l'Union Européenne,
18:50c'est de protéger l'Ukraine,
18:52c'est d'aider l'Ukraine
18:53à se défendre.
18:54Et donc,
18:55derrière,
18:55c'est l'intérêt
18:56des Français.
18:57Quand
18:58Louis Alliot dit
18:59nous au pouvoir,
19:01on coupera
19:01les aides à l'Ukraine,
19:03qu'est-ce que ça veut dire ?
19:05C'est la reprise
19:06des arguments,
19:07de l'argumentaire,
19:08de la propagande
19:09de M. Poutine
19:11et du régime russe,
19:12aujourd'hui,
19:13ni plus ni moins.
19:14Quand
19:14un parti
19:16qui prétend
19:17arriver au pouvoir
19:19emploie ces mots-là
19:20et utilise
19:22ce discours-là,
19:24c'est un parti
19:25qui prend clairement
19:26le pas,
19:27encore une fois,
19:29de la Russie.
19:29C'est assumé
19:30de leur part.
19:30Vous iriez jusqu'à dire
19:31que le Rassemblement
19:33National
19:33veut livrer
19:34l'Ukraine
19:35à la Russie ?
19:36S'ils arrivaient au pouvoir,
19:36le fait de lâcher
19:38financièrement l'Ukraine,
19:39ce serait comme
19:39de donner
19:40l'Ukraine à la Russie ?
19:43Dire que du jour
19:44au lendemain,
19:44on va couper
19:45les robinets
19:46d'aides à l'Ukraine
19:47si on arrive au pouvoir,
19:49ça revient
19:49à livrer
19:50l'Ukraine à la Russie,
19:51factuellement.
19:52Et combien
19:53la France,
19:53aujourd'hui,
19:54apporte en aide
19:56à l'Ukraine
19:57chaque année ?
19:58Vous savez que ça se négocie
19:59dans le cadre de l'Union Européenne ?
20:01Alors,
20:01il y a 90 milliards
20:02de prêts,
20:02effectivement,
20:04à l'Ukraine.
20:04Et après,
20:05il y a aussi
20:05de l'aide directe ?
20:07Encore une fois,
20:07je n'ai pas les chiffres précis.
20:09Il y a ce qui se fait
20:09à l'échelle de l'Union Européenne.
20:11Il y a l'effort
20:11de défense français,
20:13qui est aussi extrêmement important,
20:15qui n'est pas une aide directe,
20:16mais qui,
20:17là encore,
20:17va dans le sens
20:18de donner davantage de poids
20:20à la France
20:21sur la scène internationale.
20:22Il faut bien,
20:23encore une fois,
20:24je le redis derrière,
20:25que nos compatriotes
20:27et les Français
20:28qui nous écoutent ce matin
20:29comprennent
20:30à quel point
20:31la question ukrainienne
20:32est aussi
20:33une question française.
20:34De sécurité,
20:35de sécurité européenne,
20:38de sécurité française,
20:40d'affirmation,
20:41encore une fois,
20:42d'affirmation
20:42de nos valeurs.
20:44Et donc,
20:45on est dans un moment
20:45qui est absolument décisif.
20:47Mais justement,
20:48si la Russie
20:49attaque un pays
20:51de l'Union Européenne,
20:52puisqu'on parle de défense,
20:53nous avons vu
20:54la tentative d'attentat
20:55en Allemagne
20:56à l'aéroport de Leipzig
20:57cette semaine,
20:58quelle est la réponse,
20:59quelle doit être
21:00la réponse de la France ?
21:01Pardon.
21:02En fait,
21:02tout ce que nous faisons
21:03aujourd'hui
21:05est précisément
21:05mis en place
21:06pour que je n'ai pas
21:07à répondre
21:08à cette question.
21:09Et ce n'est pas
21:10mon rôle de le faire,
21:11c'est le rôle
21:12du président de la République,
21:14c'est le rôle
21:14du président de la République,
21:16du ministre des Affaires étrangères
21:17et du ministre des Armées
21:18éventuellement.
21:18Donc,
21:19je ne me hasarderai pas
21:20ce matin
21:20à parler
21:21à la place
21:21d'Emmanuel Macron.
21:22Ce que je vous dis,
21:24moi,
21:24c'est que pour que ça
21:25n'arrive pas,
21:26il faut que l'Europe
21:27soit forte,
21:28puissante,
21:28entendue
21:29et pour ça,
21:30pour ça,
21:30elle doit être
21:32absolument déterminée
21:32dans son soutien à l'Ukraine.
21:33Sans parler
21:34à la place
21:34du président de la République,
21:35est-ce qu'avec cette tentative
21:36d'attentat
21:37sur le sol allemand,
21:39on a passé
21:40un stade
21:40dans ce que la Russie
21:42pouvait représenter
21:42comme menace ?
21:43Je crois qu'on sait
21:44depuis un certain temps
21:46maintenant
21:46que la Russie
21:47représente une menace,
21:48on ne l'a pas découvert
21:49la semaine dernière
21:50et tout notre engagement
21:51en Ukraine,
21:52tout l'engagement
21:52du président de la République
21:55pour bâtir
21:55ou rebâtir
21:56une Europe
21:57qui soit aussi
21:57une Europe de la défense.
21:59Ça va dans ce sens-là.
22:00On sait qu'on a
22:01changé de monde
22:02depuis quelques années
22:03et quand le président
22:05appelait
22:06les pays
22:06de l'Union Européenne
22:07à ne pas être
22:09des herbivores
22:09face aux carnivores,
22:10je crois que c'était
22:11peu ou prou
22:12son expression,
22:13ça voulait aussi dire cela.
22:15On est face
22:15à des grandes puissances
22:17qui aujourd'hui
22:18font fi
22:19des règles internationales
22:21qui étaient
22:22celles communément
22:23admises hier.
22:24La Russie
22:24en fait partie
22:25et donc face à ça,
22:27la seule réponse,
22:28la seule réponse
22:29viable,
22:30durable,
22:30efficace,
22:31c'est la réponse
22:32qu'on peut porter
22:33à l'échelle
22:33de l'Union Européenne
22:34et moi,
22:34quand je vois
22:35un parti crédité
22:36à 30 ou 35%
22:38des sondages
22:38en premier tour
22:39de l'élection présidentielle
22:40avec Mme Le Pen,
22:41en l'occurrence
22:42le Rassemblement National,
22:43tenir un discours
22:45de soumission
22:46vis-à-vis de la Russie
22:47et un discours
22:48qui plus est
22:49profondément
22:49anti-européen,
22:51je me dis que d'une part
22:52ça va à l'encontre
22:53des valeurs
22:54qui fondent
22:55notre République
22:55mais plus au-delà encore
22:57c'est un discours
22:58qui met en danger
22:59la nation française
23:00et encore une fois
23:01l'intérêt
23:02de nos compatriotes
23:02donc c'est extrêmement grave.
23:04Il faut bien comprendre
23:04que ce qu'on a vécu
23:05cette semaine
23:06entre M. Bardella
23:07avec M. Farage
23:09et la sortie
23:10de Louis Alliot
23:11sur l'Ukraine
23:12ce sont des discours
23:13qui mettent en danger
23:14l'intérêt
23:15du peuple français.
23:16Justement parce que
23:16vous l'avez évoqué
23:17d'un mot,
23:17Jordan Bardella
23:18en Grande-Bretagne
23:19à la fin de la semaine
23:20pour soutenir
23:21Nigel Farage
23:22l'artisan du Brexit
23:24est-ce que c'est
23:25une faute politique ?
23:26C'est très révélateur
23:27là encore
23:29il ne m'appartient pas
23:30de dire ce qui est
23:30ou pas une faute politique
23:31dans une période
23:32de campagne
23:33c'est une affirmation
23:34c'est l'affirmation
23:36d'une ligne directrice
23:37d'une ligne politique
23:38qui au fond
23:39la ligne politique
23:40historique
23:40du Rassemblement National
23:43est un parti
23:45profondément
23:45anti-européen
23:46qui a longtemps
23:48porté
23:50cette volonté
23:51d'en sortir
23:52aujourd'hui
23:52ils ne le disent plus
23:53avec ses mots
23:54quand je vous demandais
23:55si c'était une faute politique
23:56c'est parce que
23:57Jordan Bardella
23:58a quelque part
23:58engagé la France
23:59s'il accédait au pouvoir
24:00à un accord
24:01avec la Grande-Bretagne
24:02pour récupérer
24:03des immigrés
24:04clandestins
24:05est-ce qu'il a le droit
24:07finalement
24:08de
24:09est-ce que c'est
24:10une forme d'ingérence
24:11ou en tout cas
24:11est-ce qu'il a le droit
24:12de commencer à discuter
24:13avec des pays étrangers
24:15et d'engager la France
24:17avant une élection
24:18c'est de la mise en scène
24:20qui dit
24:21pour moi
24:21surtout
24:22quelque chose
24:23de ce que ferait
24:24le Rassemblement National
24:26au pouvoir demain
24:27et au fond
24:28ça a le mérite
24:29de la clarté
24:31sous-traiter
24:31les problématiques
24:32migratoires
24:33de l'Angleterre
24:34en France
24:35c'est ce que propose
24:36Jordan Bardella
24:37je ne suis pas certaine
24:38que ce soit l'avis
24:39y compris de ses électeurs
24:40et être aux côtés
24:42de celui
24:43qui a été
24:44et qui est encore
24:45le visage
24:46du Brexit
24:46là encore
24:47ça dit quelque chose
24:48de ce que serait
24:49demain
24:50l'attitude
24:51de la France
24:52sur le plan problématique
24:53et la position de la France
24:54au sein de l'Union Européenne
24:56vous dites hors de question
24:57vous dites hors de question
24:58que la France reprenne
24:59les migrants
25:00qui sont arrivés
25:01clandestinement au Royaume-Uni
25:02la France ne doit pas faire ça
25:04ne peut pas faire ça
25:04c'est absolument pas
25:05la position française
25:06il y a bien sûr
25:08des échanges
25:09et bien sûr
25:09un travail
25:10avec nos amis anglais
25:12mais ce que signe
25:13Jordan Bardella
25:15il y a quelques jours
25:16et là encore
25:17une forme de
25:18de courbette
25:19adressée
25:20à cette
25:21à ce
25:22voilà
25:23à ce visage
25:24du Brexit
25:25et ça dit
25:26beaucoup de choses
25:27au fond
25:27ça dit beaucoup de choses
25:28sur cette aventure
25:32catastrophique
25:32et dramatique
25:33pour le pays
25:34que serait l'arrivée
25:34du Rassemblement National
25:35au pouvoir
25:42Quelques questions express
25:43avant la pause
25:43avec toujours le même principe
25:44oui ou non
25:45pour ou contre
25:46est-ce qu'il faut
25:47interdire le mensonge
25:48politique ?
25:49C'est une idée de
25:50Marine Tandelier
25:51l'écologiste
25:52Je crois que ça ne veut pas
25:54dire grand chose
25:56Rachida Dati
25:56réintègre à sa demande
25:57la magistrature
25:58son corps d'origine
25:59à quelques semaines
26:00de l'ouverture de son procès
26:01pour corruption passive
26:03et trafic d'affluence
26:04passif
26:05choquant ou pas choquant ?
26:06Pas choquant
26:07elle est dans son droit
26:09Si elle est condamnée
26:10Rachida Dati
26:11doit-elle continuer
26:12à toucher son salaire
26:13de magistrate ?
26:14Je ne me projette pas
26:15dans des décisions de justice
26:16qui n'ont pas eu lieu
26:16Stéphane Vernet
26:17En 2022
26:18le gouvernement
26:18parlait de sobriété énergétique
26:20d'éco-geste
26:21de baisse de la consommation
26:22ces mots ont disparu
26:23de votre discours
26:23on parle aujourd'hui
26:24d'électrification
26:25de plus de production
26:26vous avez enterré
26:27la sobriété ?
26:28Non
26:28et le gouvernement
26:30ne l'a pas enterré
26:31et plus important encore
26:32les français
26:33l'appliquent au quotidien
26:34moi j'ai toujours été
26:35de ceux qui
26:36pensent que
26:37beaucoup de familles
26:38font déjà des efforts
26:40au quotidien
26:40n'ont pas attendu
26:41que le gouvernement
26:42les appelle
26:43à être dans une démarche
26:44de sobriété
26:44pour faire attention
26:46éteindre la lumière
26:46lorsqu'ils sortent
26:48d'une pièce
26:48rouler parfois
26:49un peu moins vite
26:50parce que ça consomme
26:51moins de carburant
26:51donc c'est des discours
26:53qui apparaissent
26:54selon moi
26:55parfois un peu moralisateurs
26:56beaucoup de français
26:57font en réalité
26:58déjà beaucoup d'efforts
26:59donc pas besoin de faire plus
27:00sur la question
27:00beaucoup de français
27:01font déjà
27:02pardonnez-moi
27:03beaucoup d'efforts
27:03la consommation de carburant
27:05depuis la fermeture
27:06du détroit d'Hormuz
27:07c'est environ
27:08moins 8
27:09moins 10%
27:10c'est ce qu'on mesure
27:12voilà
27:12grosse maille
27:13ça dit tout
27:14de l'effort
27:15que les français font déjà
27:16dernière question
27:16express
27:17Maud Bréjean
27:17est-ce que vous avez
27:19prévu ou demandé
27:20d'assister à la messe
27:23du pape
27:23à la fin du mois
27:24je ne l'ai pas demandé
27:26en tout cas
27:26et prévu
27:27non ?
27:28vous avez envie ?
27:29je pourrais
27:29oui
27:30il faut qu'il y ait
27:31des membres du gouvernement
27:32à cette messe
27:34oui
27:35la venue du pape
27:36c'est un moment
27:37extrêmement important
27:38pour tous les catholiques
27:40de France
27:40mais je crois
27:41bien au-delà
27:42parce qu'en plus
27:43d'être le chef
27:44de l'église
27:44c'est aussi
27:45une voix
27:46qui porte
27:47une voix diplomatique
27:48qui porte
27:49des messages
27:50sur le plan international
27:51et donc
27:52c'est un événement religieux
27:54mais c'est aussi
27:55je crois là encore
27:56un événement diplomatique
27:58et national
27:59extrêmement important
28:00Maud Bréjean
28:01porte-parole
28:02du gouvernement
28:02et ministre
28:03délégué à l'énergie
28:05est notre invité
28:06on a beaucoup parlé
28:07du rassemblement national
28:07on va parler
28:08après la pause
28:09du bloc central
28:10qui ne manque pas
28:11de candidats
28:11à tout de suite
28:22Suite du Grand Jury
28:24présenté par Olivier Bost
28:26Maud Bréjean
28:28porte-parole
28:29du gouvernement
28:29et ministre délégué
28:30à l'énergie
28:31et notre invité
28:32Steve Jourdain
28:33pour Public Sénat
28:35et Stéphane Vernet
28:37pour West France
28:38sont à mes côtés
28:39pour vous interroger
28:41Le Grand Jury
28:42quel président
28:43à l'Elysée
28:44Alors une première question
28:46avant de répondre
28:47à celle qui est posée
28:49le Premier ministre
28:50Sébastien Lecornu
28:51a exigé d'avoir
28:51des ministres
28:52qui s'occupent
28:53de la France
28:54et pas des élections
28:55l'ancienne ministre
28:56et députée Renaissance
28:57de Paris
28:58Olivia Grégoire
28:59vous a reproché
28:59cette semaine
29:00de parler matin
29:01midi et soir
29:02de politique
29:03vous lui répondez quoi ?
29:04D'abord que
29:05comme tous mes collègues
29:06je porte l'action
29:08du gouvernement
29:08doublement
29:09comme porte-parole
29:10du gouvernement
29:11et sur les sujets
29:12aussi essentiels
29:13que sont ceux
29:13de l'énergie
29:14vous savez qu'on a travaillé
29:15par exemple
29:16à la reconduction
29:17des aides
29:17pour les entreprises
29:18les plus en difficulté
29:19ou pour les français
29:20les plus précaires
29:21qui roulent beaucoup
29:22une fois qu'on s'est dit ça
29:24l'avenir de la France
29:25ce qui se passera
29:26l'année prochaine
29:26c'est pas uniquement
29:27un enjeu électoral
29:29au sens où
29:30c'est pas uniquement
29:30un enjeu de parti politique
29:32c'est un enjeu
29:33qui est plus grand que nous
29:34qui nous dépasse
29:35qui est absolument majeur
29:36et tous les français
29:37que moi je rencontre
29:39dans ma circonscription
29:40et au-delà
29:41me le disent
29:42ils savent qu'on est
29:42à un moment crucial
29:44à une forme de
29:45croisée des chemins
29:46donc vous n'estimez pas
29:47prendre une liberté
29:48par rapport à ce qu'a dit
29:49le premier ministre
29:50ce qui va se passer
29:50pardonnez-moi
29:51en 2027
29:53notamment si on laisse
29:54le choix d'un second tour
29:55entre la France insoumise
29:56et le Rassemblement national
29:58aux français
29:59doit
29:59toutes et tous
30:01toutes et tous
30:01nous concerner
30:02et ce que fait
30:03le gouvernement
30:04aujourd'hui
30:04ce que nous faisons
30:05avec le premier ministre
30:06répondre aux urgences
30:08des français
30:08sur l'écologie
30:09sur l'agriculture
30:10sur l'énergie
30:11ce qui se passe
30:12bien sûr
30:12à l'international
30:13ce n'est pas
30:15décorrélé
30:16ce n'est pas décorrélé
30:17de ce qui se passe
30:18sur le plan national
30:19et de ce qui se passera
30:20l'année prochaine
30:21le problème
30:21c'est qu'il y a
30:22trois candidats
30:23en concurrence
30:23entre Gabriel Attal
30:24Edouard Philippe
30:25et Bruno Retailleau
30:26ça ne vous a pas échappé
30:26vous faites partie
30:28des ministres
30:28avec
30:28Benjamin Haddad
30:30Mathieu Lefebvre
30:30ou Gérald Darmanin
30:31qui se sont prononcés
30:32publiquement
30:33très clairement
30:33en disant
30:34nous notre candidat
30:35ce sera Edouard Philippe
30:36on soutient Edouard Philippe
30:37est-ce que
30:38si les uns et les autres
30:38se mettent
30:39parmi les ministres
30:40les membres du gouvernement
30:41à soutenir
30:41tel ou tel candidat
30:42à la présidentielle
30:43est-ce qu'il n'y a pas
30:43un risque de diviser
30:44le gouvernement
30:45et de perturber son action
30:46d'ici la présidentielle
30:48dans les derniers mois
30:48qui restent
30:49le vrai risque
30:50c'est la division
30:51de nos électeurs
30:53donc ce n'est pas un problème
30:53d'avoir des voix différentes
30:56des soutiens différents
30:57au sein du même gouvernement
30:58il y a deux choses
30:58d'abord
30:59ce gouvernement
30:59est un gouvernement
31:00qui allie
31:01un certain nombre
31:02de partis politiques
31:03un certain nombre
31:04de responsables politiques
31:05qui ne viennent pas
31:06nécessairement du même bord
31:07qui n'ont pas nécessairement
31:08la même histoire
31:09et qui donc de facto
31:10ne sont pas des clones
31:12je vous ne l'apprends pas
31:13ça fait suite
31:14à la dissolution
31:16de 2024
31:17et donc à cette nécessité
31:19qu'il y a eu
31:20de faire une alliance
31:21large
31:22de la droite
31:23et du centre
31:24pour gouverner le pays
31:25et éviter de donner
31:26les clés du camion
31:27à la France Insoumise
31:28ou au Rassemblement National
31:30ce qui aurait été
31:30absolument délétère
31:31pour nos compatriotes
31:32et notamment pour ceux
31:33qui nous écoutent
31:34en ce moment
31:35une fois qu'on s'est dit ça
31:37le vrai risque
31:38ne vient pas du gouvernement
31:40le vrai risque
31:41il vient de la division
31:42je le redis
31:43au sein de nos électeurs
31:45au sein
31:45de nos partis politiques
31:47au sein des responsables
31:48qui composent
31:49nos familles politiques
31:50respectives
31:51la politique
31:52ce n'est pas que
31:52des mathématiques
31:53mais les mathématiques
31:55disent parfois quelque chose
31:56si nous avons
31:57deux ou trois candidats
31:58au premier tour
31:59de l'élection présidentielle
32:01nous serons éliminés
32:03de l'élection présidentielle
32:04et nous laisserons
32:05aux français
32:06et à nos électeurs
32:08qui le redoutent
32:09je crois beaucoup
32:10le choix
32:11d'un second tour
32:12entre monsieur Mélenchon
32:13et madame Le Pen
32:14et moi je me bats contre ça
32:15je me bats contre ça
32:16parce que je considère
32:17que c'est un enjeu
32:18là encore une fois
32:19qui est plus grand que nous
32:20qui nous dépasse
32:21et face auquel
32:22personne
32:23ne peut regarder
32:24Maud Bréchant
32:24vous échangez régulièrement
32:25avec le premier ministre
32:26Sébastien Lecornu
32:27êtes-vous certaine
32:28qu'il ne sera pas candidat
32:29l'année prochaine ?
32:30je suis certaine
32:31que le premier ministre
32:32est pleinement concentré
32:35sur la mission
32:36qu'est la sienne
32:37j'espère
32:38mais est-ce qu'il ne sera
32:38pas quand même candidat
32:39encore une fois
32:39sur les urgences
32:42auxquelles le pays
32:43est confronté
32:43sur le budget
32:44qui arrive dans quelques semaines
32:45ou dans quelques mois
32:46je crois qu'il a répondu
32:48à vos confrères du Parisien
32:49il y a une semaine
32:51de cela
32:51disant qu'il n'était pas
32:52candidat
32:52à l'élection présidentielle
32:54je peux donc le paraphraser
32:55devant vous
32:55il me semble
32:57qu'il a été
32:59encore une fois
32:59extrêmement clair
33:01vous parlez
33:02des clés du camion
33:03il y a beaucoup de gens
33:03qui veulent récupérer
33:05ces clés
33:05est-ce que le rythme
33:06de cette campagne
33:07très soutenue
33:09en cette rentrée
33:10vous étonne
33:11vous inquiète
33:12est-ce que c'est
33:14trop tôt pour tout le monde
33:15de se passer dans cette bataille
33:16ça ne m'étonne pas
33:17ça ne m'inquiète pas
33:18ça correspond exactement
33:19à ce que
33:19encore une fois
33:21j'entends autour de moi
33:22des français
33:23qui ont conscience
33:24que cette élection
33:25s'approche
33:26que c'est un moment
33:27absolument décisif
33:28de notre histoire
33:29que le choix
33:30que l'on va faire
33:31l'année prochaine
33:32engagera le pays
33:34dans des dynamiques
33:36fondamentalement différentes
33:37en fonction du choix
33:38qui sera fait
33:39si Marendam Le Pen
33:40arrive au pouvoir
33:41on verra se mettre en place
33:43ce qu'on a entreaperçu
33:44cette semaine
33:45vis-à-vis de la Russie
33:46vis-à-vis de l'Ukraine
33:47vis-à-vis de l'Union Européenne
33:48ou vis-à-vis
33:50pour ne prendre que cet exemple
33:51de la laïcité
33:52et du voile
33:52dans l'espace public
33:53donc des positions
33:54qui seront profondément clivantes
33:56et profondément dangereuses
33:57pour le pays
33:57M. Mélenchon
33:58avec sa nouvelle France
33:59qui est en fait
34:00une forme de négation
34:01de ce qu'est à mon avis
34:02profondément la France
34:04ferait prendre là aussi
34:05une direction
34:06à mon sens
34:08mortifère
34:08pour le pays
34:10avec une crise
34:11notamment économique
34:12et les français
34:13le ressentent
34:14on est à une croisée
34:15des chemins
34:16on est un peu
34:17profondément politique
34:19et donc
34:21naturellement
34:21les français s'y intéressent
34:22et naturellement
34:23les candidats font campagne
34:24et au fond
34:25dans une démocratie
34:25c'est une bonne chose
34:26dans cette croisée des chemins
34:28et surtout dans les sondages
34:29de cette semaine
34:29Edouard Philippe
34:30est toujours très loin
34:31derrière Marine Le Pen
34:33en revanche
34:33il y a une avance
34:35de plus en plus marquée
34:36sur Gabriel Attal
34:37est-ce que le candidat
34:38de Renaissance
34:38doit abandonner ?
34:40je crois que la responsabilité
34:42de tous les responsables politiques
34:44et j'insiste
34:45pas uniquement
34:46de Gabriel Attal
34:47de tous les responsables politiques
34:49là il y a une question spécifique
34:50de la droite
34:51et du centre
34:52j'inclus
34:53Bruno Rotaillot
34:54j'inclus
34:55des minants
34:56responsables politiques
34:57comme Gérard Larcher
34:58le président du Sénat
34:59comme Yael Brun Pivet
35:00la présidente de l'Assemblée Nationale
35:01qui sont des voix importantes
35:02comme les présidents de groupe
35:04doivent travailler
35:06à un rassemblement
35:07et à un rassemblement rapide
35:09dès le premier tour
35:10de l'élection présidentielle
35:12aujourd'hui
35:14le mieux placé
35:16et sans conteste
35:17Edouard Philippe
35:18c'est le mieux placé
35:18pour se qualifier
35:20au second tour
35:20c'est le mieux placé
35:21pour remporter
35:22cette élection présidentielle
35:24et donc
35:24si nous voulons
35:25éviter
35:26de laisser aux Français
35:27ce choix
35:28encore une fois
35:29dramatique
35:29du second tour
35:30entre la France insoumise
35:31et le Rassemblement National
35:32il faudra
35:33certains diront
35:35le moment venu
35:36moi je vais dire
35:36le plus tôt possible
35:37que les uns
35:38le plus tôt possible
35:39que les uns et les autres
35:41s'entendent
35:42et aujourd'hui
35:43Edouard Philippe
35:43est le plus à même
35:44de construire ce rassemblement
35:45d'ailleurs
35:46je constate que
35:47vous l'avez dit
35:48un certain nombre
35:49de responsables politiques
35:51commencent déjà
35:51à le rejoindre
35:52ça a été mon cas
35:53c'est le cas
35:53de Gérald Darmanin
35:54c'est le cas
35:54d'un certain nombre
35:55d'élus
35:55qui viennent de la droite
35:57je crois aussi
35:58de beaucoup de Français
35:58qui viennent du centre
36:00de la droite
36:01parfois de nulle part
36:02qui doutent
36:02qui sont inquiets
36:03et qui lui font confiance
36:05pour incarner ce rassemblement
36:06en temps de janvier
36:06au février
36:07ça c'est le scénario
36:08prôné par Gabriel Attal
36:11qui évoque même
36:12la possibilité
36:12de faire une primaire
36:13entre la droite
36:14et le centre
36:14à ce moment là
36:15pour vous
36:15c'est beaucoup trop tard
36:16je crois que
36:17c'est excessivement tard
36:20excessivement tard
36:20ça veut dire
36:21il faut arrêter
36:21les compteurs tout de suite
36:22il faut trancher
36:24dès maintenant
36:24l'enjeu
36:26de cette élection
36:27présidentielle
36:28est tel
36:29le danger
36:31que court le pays
36:32aujourd'hui
36:33encore une fois
36:33avec ce choix
36:35qui se profile
36:35entre deux populismes
36:37d'extrême gauche
36:38et d'extrême droite
36:39aurait des conséquences
36:42tellement dévastatrices
36:43que selon moi
36:45on ne peut pas se permettre
36:46d'attendre trop longtemps
36:47moi de Bréjon
36:48pourquoi pensez-vous
36:48qu'Edouard Philippe
36:49est le seul
36:50qui peut avoir
36:51une majorité parlementaire
36:52à l'Assemblée
36:53s'il gagne l'Elysée
36:55d'abord
36:56c'est un sujet
36:57extrêmement important
36:58qui n'est pas encore
36:59au coeur des débats
37:00mais que je vous remercie
37:02de mettre sur la table
37:02ce matin
37:03parce que
37:03l'élection présidentielle
37:04c'est évidemment
37:05l'élection reine
37:06est une élection
37:07très importante
37:07mais derrière
37:08il y a l'élection législative
37:09et on sait ce que c'est
37:10aujourd'hui
37:10que ne pas avoir
37:11de majorité
37:12avec toutes les difficultés
37:14que ça pose
37:14pour prendre des décisions
37:16et faire avancer le pays
37:17dans un moment
37:17où le pays
37:18a terriblement besoin
37:19d'avancer
37:20Edouard Philippe
37:21propose une méthode
37:22une méthode
37:23ça ne garantit pas tout
37:25mais ça donne un cadre
37:27et ça donne un cap
37:28et la seule méthode
37:29en clair c'est de refaire
37:29l'UMP
37:31écoutez l'UMP
37:31moi je n'ai jamais été
37:32à l'UMP
37:33c'est la droite
37:33le centre
37:34rassemblés
37:34dans un seul et même parti
37:35qui ne me parle qu'à moitié
37:37et ce que je peux vous dire
37:38aujourd'hui
37:39c'est que pour avoir
37:40une majorité
37:40il va falloir
37:42rassembler largement
37:43les électeurs
37:44de la droite
37:45et du centre
37:45et donc aussi
37:46les parlementaires
37:47et les groupes parlementaires
37:48de la droite
37:49et du centre
37:50ça se fait bien au Sénat
37:52alors certes
37:53ce n'est pas le même mode électoral
37:54c'est un fonctionnement
37:55un peu différent
37:56mais au Sénat
37:58pourquoi Edouard Philippe
37:59est-il le seul
38:00qui peut
38:01prétendre
38:01à avoir une majorité
38:03et compose une majorité
38:04avec M. Larcher
38:05avec Hervé Marseille
38:06pour l'UDI
38:06je pense qu'il faut
38:07qu'on arrive
38:08à être dans cette
38:08même dynamique
38:09pour les élections
38:11législatives
38:11sans quoi
38:12encore une fois
38:13la division
38:15ne mènera
38:15qu'à la défense
38:16Est-ce que ça veut dire
38:16que les parlementaires
38:18sortant aujourd'hui
38:19ceux qui voudraient être
38:20candidats aux législatives
38:21doivent d'ores et déjà
38:22se positionner
38:23et d'ores et déjà
38:24rejoindre Edouard Philippe
38:25est-ce que c'est ça
38:26la démarche ?
38:27Là encore
38:27moi je ne suis pas là
38:29pour tordre le bras
38:30des uns ou des autres
38:31ce que je dis
38:32c'est qu'il va falloir
38:33l'entente
38:34et l'alliance
38:35la plus large possible
38:37Vous dites qu'il va falloir
38:38il y a un travail
38:39etc. de rassemblement
38:40mais concrètement
38:40ça veut dire quoi ?
38:41Et il y a déjà
38:42des discussions
38:43vont-elles assez vite ?
38:45Selon moi
38:45non
38:46j'aimerais que les choses
38:48se décantent
38:49de manière plus rapide
38:51j'aimerais que très rapidement
38:52on ait là encore
38:53un candidat unique
38:54parce que
38:54l'union fait la force
38:56et que la force
38:57fait la dynamique
38:58et qu'on aura besoin
38:59de cette dynamique
39:00dans les semaines
39:01et dans les mois à venir
39:02quoi qu'il en soit
39:03le plus tôt sera le mieux
39:04et ça doit évidemment
39:06aussi concerner
39:07les élections législatives
39:08le président de la république
39:09peut jouer
39:10ou doit jouer un rôle
39:11dans la désignation
39:12du favori
39:13de ce candidat unique
39:15est-ce qu'il vaut mieux
39:16qu'il se taise
39:17ou est-ce que
39:18c'est important
39:19qu'il apporte son soutien
39:20publiquement
39:20à l'un ou l'autre
39:21des candidats relisants ?
39:22le rôle précis
39:23qu'il sera amené
39:25à jouer
39:25c'est évidemment
39:26à lui de le dire
39:27et pas à moi
39:28ma conviction
39:29c'est que le président
39:30de la république
39:31s'est toujours engagé
39:33et de manière très claire
39:35contre les extrêmes
39:36d'où qu'ils viennent
39:38contre l'extrême gauche
39:39et contre l'extrême droite
39:40et donc
39:41il restera évidemment
39:42et je n'ai aucun doute
39:43là-dessus
39:44dans ce cap-là
39:45et dans cette dynamique-là
39:46ensuite
39:46quelle forme
39:48ça pourrait prendre
39:48ou pas
39:49ce n'est pas à moi
39:50de le dire
39:51et il est peut-être
39:52trop tôt pour le dire
39:53d'ailleurs
39:53prenons juste le temps
39:54de reparler
39:54d'une des idées
39:56qui anime déjà
39:56cette campagne présidentielle
39:58la question des retraites
40:00Edouard Philippe dit
40:01nous allons tous
40:01devoir travailler
40:03un peu plus longtemps
40:04c'est sa formule
40:05il ne parle plus
40:06donc de travailler
40:06jusqu'à 67 ans
40:07qu'est-ce qu'il faut comprendre
40:09ça veut dire quoi
40:09travailler un peu plus ?
40:11on est face à un mur
40:13démographique
40:15et face à ce mur
40:16démographique
40:17je crois qu'il nous faut
40:18être extrêmement lucide
40:19le système
40:20tel qu'il fonctionne
40:21aujourd'hui
40:22et tel qu'il est bâti
40:24ne tiendra pas
40:25dans la durée
40:26si on ne travaille pas
40:27effectivement tous
40:28un peu plus longtemps
40:29je serais même
40:30un peu plus précise
40:31si on n'est pas tous
40:32plus nombreux
40:33à travailler
40:34c'est extrêmement important
40:35donc un taux de chômage
40:37qui doit baisser
40:38et si on ne travaille pas
40:39tous
40:39ou presque tous
40:41bien sûr
40:41fonction du métier
40:42que l'on exerce
40:43un peu plus longtemps
40:44c'est ce qu'on a porté
40:45c'est ce qu'on a porté
40:47avec le président
40:47de la république
40:48depuis plusieurs années
40:49est-ce qu'Edouard Philippe
40:50peut faire toute une campagne
40:51sans être précis
40:52sur le sujet
40:52et dire
40:53ça sera un petit peu
40:54je n'ai aucun doute
40:56sur le fait
40:56qu'il sera précis
40:58et amené
40:58à détailler
40:59évidemment
40:59les propositions
41:00qui sont les siennes
41:01dans les semaines à venir
41:02donc il y aura
41:03un âge de départ
41:04repoussé
41:05à un moment
41:05ou à un autre
41:06vous savez
41:06c'est un discours
41:07que nous portons
41:08depuis plusieurs années
41:09maintenant
41:09avec le président
41:10de la république
41:11notamment
41:12la réforme des retraites
41:14qui a été portée
41:15les réformes
41:16de l'assurance chômage
41:18la réforme du RSA
41:20c'était des mesures
41:21qui n'étaient pas
41:21nécessairement populaires
41:23mais qui étaient
41:24nécessaires
41:25nécessaires
41:25si on veut pouvoir
41:26continuer
41:27à avoir un système social
41:28qui soit soutenable
41:29on ne peut pas avoir
41:31de moins en moins d'actifs
41:32et de plus en plus
41:33de retraités
41:34sans se dire
41:35que le déséquilibre
41:36du système
41:37amènera
41:37à un moment
41:38ou à un autre
41:39tout ce système
41:40à s'effondrer
41:40je vais vous le dire
41:41je vais le dire autrement
41:43si on ne travaille pas
41:44un peu plus longtemps
41:45si on ne continue pas
41:47à réformer
41:48le système
41:49des retraites
41:50alors c'est
41:51les pensions de retraite
41:52elles-mêmes
41:53qui seront amenées
41:54à diminuer
41:55c'est le système social
41:58tel qu'il l'est
41:58aujourd'hui
41:59je pense notamment
42:00aux questions essentielles
42:01que sont celles
42:02de la santé
42:02qui sera amené
42:03à être dégradé
42:04et de manière
42:05beaucoup plus brutale
42:06que si on prend le temps
42:07de prendre ces décisions
42:09de manière proactive
42:10moi je ne veux pas
42:12je ne veux pas
42:12que l'absence de décision
42:14nous amène
42:15dans une situation
42:16où d'autres
42:16les prennent à leur place
42:18et les exigent
42:18de la France
42:19parce que c'est ce qui
42:20pourrait se passer
42:21vous parlez du FMI
42:22je parle en tout cas
42:23d'instance
42:25supranationale
42:26qui dans le cas
42:27d'une crise financière
42:29ou de difficultés
42:30qui viendraient encore
42:31à s'aggraver
42:32et on voit l'évolution
42:33des taux directeurs
42:34notamment depuis
42:34quelques semaines
42:35vous redoutez aujourd'hui
42:36une crise financière
42:37au gouvernement
42:38je pense
42:39pardon je termine
42:40ma phrase d'abord
42:40impose à la France
42:41des décisions
42:42qu'on n'aurait pas prises
42:44de manière plus intelligente
42:45nous-mêmes
42:46est-ce que je redoute
42:46une crise financière
42:48je pense que
42:49en l'absence
42:51de décision
42:52si on continue
42:53encore une fois
42:55dans les mois à venir
42:56au Parlement
42:57à refuser
42:59des mesures
42:59nécessaires
43:00notamment dans le cadre
43:01de ce que proposera
43:02le gouvernement
43:02sur le budget
43:03si les parlementaires
43:05venaient à bloquer
43:06l'adoption
43:07d'un projet
43:07de loi de finances
43:08pour 2027
43:09la France court
43:10un réel risque
43:12la semaine prochaine
43:13il y a un petit anniversaire
43:14c'est les un an
43:15de Sébastien Lecornu
43:17à Matignon
43:18est-ce que vous pouvez
43:19nous décrire
43:20avec un ou deux mots
43:22le style
43:23Lecornu
43:23sa façon de travailler
43:24qui résume
43:25c'est un an
43:27je dirais
43:29la sobriété
43:31médiatique
43:32ça c'est sûr
43:32oui sobriété
43:35médiatique
43:35mais pas uniquement
43:37je dirais
43:38la sobriété
43:39et le pragmatisme
43:39je crois
43:43que c'est quelqu'un
43:43qui n'est pas assis
43:44sur des certitudes
43:45et c'est d'ailleurs
43:46ce qui lui a permis
43:47de discuter
43:47avec les uns
43:48et les autres
43:48et ensuite
43:49qui effectivement
43:50dans un monde
43:51fait de punchlines
43:53de sorties médiatiques
43:55taux ditruantes
43:56a toujours conservé
43:58cette forme
43:59de sobriété
44:00dans la manière
44:01dans la manière
44:02dont il s'exprime
44:03moins par stratégie
44:04mais parce que
44:05c'est profondément lui
44:06je crois
44:06pour le connaître un peu
44:07et donc ça dénote
44:09un peu
44:09dans un univers politique
44:11qui en 2026
44:12est parfois très
44:14très
44:16bavard
44:16pardon
44:17bavard
44:18on peut utiliser ce mot
44:19c'est un animateur
44:20ou un chef d'équipe
44:20Sébastien Lecornu
44:22c'est un chef d'équipe
44:24ce qui ne l'empêche pas
44:25d'animer l'équipe
44:26qu'il dirige
44:27mais c'est un chef d'équipe
44:33Le Grand Jury
44:34ça se passe au Parlement
44:35alors on va plutôt
44:36passer à tout
44:37et politique
44:38avec des sujets
44:40comme celui
44:41de la voiture électrique
44:43avec un boom
44:44des ventes
44:45des voitures électriques
44:46presque 4 voitures
44:47sur 10
44:47vendues au mois d'août
44:49est-ce que
44:50Maude Bréjean
44:50vous êtes je le rappelle
44:51ministre déléguée
44:52à l'énergie
44:53est-ce que les infrastructures
44:55vont suivre
44:55est-ce qu'il y aura
44:56une résistance
44:57est-ce que le réseau électrique
44:59va résister
44:59est-ce qu'il y aura
45:00suffisamment de bornes
45:01Oui
45:01et oui
45:02aux trois questions
45:03d'abord en quelques phrases
45:05dire qu'il y a un combat culturel
45:07qui a été gagné
45:08c'est celui de l'électrification
45:09ça a pris des années
45:11et c'est une victoire
45:12majeure
45:13pour la souveraineté du pays
45:15pour la souveraineté énergétique
45:17face aux grandes puissances
45:18qui nous vendent
45:19le gaz
45:20et le pétrole
45:21à des prix
45:22qu'ils fixent eux-mêmes
45:23et ça les français
45:24ils l'ont bien compris
45:2538% vous le dites
45:26des voitures neuves
45:29vendues en août
45:29sont des voitures électriques
45:31c'était 19%
45:32l'année d'avant
45:33c'est dire à quel point
45:34cette révolution
45:35s'est faite rapidement
45:37au regard de la crise
45:38qu'on est en train de traverser
45:39des différentes crises
45:40d'ailleurs
45:40qu'on a traversées
45:41depuis ces dernières années
45:42Avec un carburant
45:43qui ne passe pas
45:43en dessous des 2 euros
45:45aujourd'hui
45:45que ce soit du super
45:46ou que ce soit le diesel
45:48est-ce que vous dites déjà
45:49que ces prix
45:49ne baisseront plus jamais
45:50est-ce que vous dites
45:51il faut vraiment passer
45:52à l'électrique
45:52que c'est le seul choix
45:54à faire aujourd'hui ?
45:55Alors
45:55je ne suis pas en capacité
45:57de projeter les prix
45:58à dans 6, 12 ou 18 mois
46:00ce que je peux dire
46:02en revanche
46:03c'est que
46:04si on veut sortir
46:05de cette dépendance
46:06à des prix
46:07fixés par les autres
46:08si on veut sortir
46:09de notre dépendance
46:10à d'autres grandes puissances
46:13il y a une réponse
46:14c'est l'électrification
46:16et donc ça passe
46:17par la transition énergétique
46:18effectivement
46:20pour les véhicules
46:21mais aussi pour les modes
46:22de chauffage
46:22vous me demandiez
46:23si les infrastructures
46:24allaient suivre tout à l'heure
46:25la réponse
46:26c'est oui
46:26on a déjà plus de
46:27200 000 bornes
46:29publiques
46:30200 000 points de recharge
46:31en libre-service
46:32en France
46:33Je voudrais quand même
46:33vous entendre
46:34sur une situation
46:34cocasse qu'on a découvert
46:36cette semaine
46:37vous êtes donc
46:38ministre délégué
46:39à l'énergie
46:40et vous ne pouvez pas
46:41parler à propos
46:42d'électrification
46:42à la patronne
46:43de RTE
46:44c'est le réseau électrique
46:46c'est une filiale
46:46à 100% d'EDF
46:48parce qu'elle avait
46:48occupé précédemment
46:49le poste de secrétaire général
46:51adjoint de l'Elysée
46:52c'est une situation
46:54que vous qualifiez
46:55comment ?
46:55c'est cocasse ?
46:56Alors
46:56ça peut sembler
46:58extrêmement cocasse
46:59dans la manière
47:00dont ça a été lu
47:01et expliqué publiquement
47:02c'est en réalité
47:03un petit peu plus compliqué
47:04que ça
47:04le gouvernement
47:06a évidemment
47:07évidemment
47:09le droit
47:10et la légitimité
47:11d'échanger
47:11avec le réseau
47:12de transport
47:12d'électricité
47:13mais pas avec sa patronne
47:15mais la patronne
47:16ne peut pas
47:17d'elle-même
47:18d'elle-même
47:18je le précise
47:20rentrer en contact
47:21directement
47:22avec la ministre
47:23de l'énergie
47:24ce qui ne signifie pas
47:25que de mon plein gré
47:27je ne peux pas
47:28convoquer par exemple
47:29la direction de RTE
47:30donc
47:30là encore
47:31je comprends
47:33que dans la manière
47:33dont ça a été expliqué
47:34ça puisse poser des questions
47:36les choses sont en réalité
47:38plus complexes que ça
47:39on peut trouver
47:40ça cocasse
47:41on peut trouver
47:42aussi normal
47:43qu'au sein du système français
47:45il y ait des formes
47:45de garde-fous
47:46pour éviter
47:47tout conflit d'intérêts
47:48est-ce que parfois
47:49ça va un peu loin
47:50la réponse est oui
47:51c'est aussi le pendant
47:52d'une transparence
47:54et des garde-fous
47:55qui ont été longtemps
47:55demandés par les français
47:57mais bon
47:59en tout cas
47:59ça n'altère pas
48:00notre capacité
48:01à travailler au quotidien
48:02pour revenir au concret
48:04vous avez annoncé
48:05le prolongement
48:05des aides gros rouleurs
48:08jusqu'à la fin du mois
48:09comment vous expliquez
48:11que moins d'un français
48:12sur deux
48:12qui a le droit
48:13à ces aides
48:14n'y a pas recouru
48:16peut-être parce qu'il n'y a pas eu
48:17suffisamment de temps
48:18et c'est pour ça
48:18qu'on prolonge
48:19ces aides
48:20nous on dit une chose simple
48:22il y a un contexte budgétaire
48:23qui est difficile
48:25et il y a des français
48:26et des entreprises
48:26qui galèrent
48:27et qu'on ne laissera pas tomber
48:29on a fait un choix
48:30qui est un choix
48:31budgétaire important
48:32de reconduire
48:33de nouveau ces aides
48:35de reconduire
48:35d'abord les aides sectorielles
48:37donc pour les entreprises
48:38qui sont le plus dépendants
48:39du carburant
48:40les agriculteurs
48:42on en parlait
48:43les pêcheurs
48:44le BTP
48:45c'est 70 millions d'euros
48:46par mois
48:47donc c'est un effort
48:48qui est important
48:48et en parallèle
48:49il y a ce chèque gros rouleur
48:51qui était à destination
48:52d'environ 3 millions
48:53de français
48:54un peu moins
48:55de la moitié
48:56en ont déjà fait
48:57la demande
48:58et l'ont déjà touché
48:59ou vont le toucher
49:00dans les jours à venir
49:00pour les demandes
49:01les plus récentes
49:02il reste effectivement
49:03environ 1,5 million
49:04de français
49:05qui y ont droit
49:06et qui n'ont pas fait
49:07la demande
49:07et bien moi je leur dis
49:08de nouveau
49:08comme à chacune
49:11de mes interventions
49:12médias
49:12faites cette demande
49:14nous avons mis en place
49:15je le dis
49:16le portail
49:17et l'organisation
49:18la plus simple possible
49:20simple possible
49:21de telle façon
49:22que cette demande
49:23puisse être formulée
49:24rapidement
49:25de manière efficace
49:26sans que ce soit compliqué
49:27on sait que c'est parfois
49:28reproché à l'administration française
49:30là c'est simple
49:31celles et ceux
49:31qui y ont droit
49:32encore une fois
49:33connectez-vous
49:34sur le site dédié
49:35et faites la demande
49:36Maude Bréjon
49:37porte-parole du gouvernement
49:39et ministre délégué
49:40à l'énergie
49:41était l'invité
49:41de ce grand jury
49:42bon dimanche à tous
49:43on se retrouve
49:44la semaine prochaine
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