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- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Il est 19h sur CNews et nous avons le sourire ce dimanche soir car ils sont de retour.
00:06Le chevalier blanc est enfin rentré de terre sainte.
00:10Le corps sec est taillé à la serpe, son esprit affûté empli de modestie.
00:15Il sait bien que le baron noir et son éminence grise Duval ont affûté leur dague et placé leur chaustrape.
00:23Qu'importe, la bravoure le porte.
00:25Bonjour le chevalier blanc.
00:27Bonjour Monsieur Duval.
00:27Le baron noir a répondu sur les réseaux sociaux.
00:31Vous n'êtes plus le seul à annoncer.
00:33Il ne nous plaît guère.
00:33Regardez, c'est la rentrée ce soir à 19h.
00:36Celui qui toute l'année dernière a cherché par tous les moyens à se faire passer pour un chevalier blanc
00:41tremble déjà.
00:42Il a cherché à corrompre les rédacteurs car il sait l'heure difficile qu'il va être obligé de concéder
00:48The Fight Is Now.
00:50En anglais le baron noir.
00:52Je reconnais là les vieilles méthodes du trotskisme.
00:55On va en parler du trotskisme dans cette émission.
00:58Vous allez bien le baron noir ?
00:59Bonsoir Eliott et bonsoir à nos téléspectateurs et bonsoir à Julien.
01:02Pariment.
01:03Excusez-moi à tous les deux, ça ne vous dérange pas ?
01:05Pardon quoi ?
01:06Mais d'avoir une semaine de retard.
01:07La rentrée c'était la semaine dernière.
01:09Je ne sais pas de quoi vous parlez.
01:10Oui, d'accord.
01:11Je vais me permettre de vous rappeler que j'étais avec un certain Duval tout le mois de juillet.
01:15Oui, ça c'est vrai.
01:16Mais en revanche, il y en a un qui respecte finalement la doctrine trotskiste.
01:22En juillet on n'était plus trop tranquille.
01:24Ah oui, ça c'est autre chose.
01:24Vous avez voté ça en août ?
01:26J'étais là en juillet, j'ai travaillé en août aussi moi.
01:28Au 15 août moi.
01:29Ah, vous m'avez boycotté alors ?
01:31Ah, je ne vais peut-être pas vous soutenir ce soir.
01:34De toute façon, je sais que vous n'avez pas besoin de soutien parce que vous êtes meilleur que William
01:37Goldnadel.
01:38Ça commence.
01:39La campagne présidentielle, messieurs, qui s'annonce, elle s'annonce violente, elle s'annonce rude, elle s'annonce historique.
01:46224 jours et alors il y a une petite musique.
01:49Peur sur la France, peur sur la France.
01:52Il faut faire peur aux Français.
01:53C'est nous ou le chaos.
01:56Et c'est distillé par ceux qui ont été au cœur des responsabilités, j'en veux pour preuve, la déclaration
02:03de François Bayrou ce matin.
02:05Si RN, LFI au second tour, ce serait mortel, létal pour le pays.
02:12Lorsque vous êtes un citoyen, un responsable politique, que vous voyez les risques, vous ne pouvez pas ne pas nommer
02:20les risques.
02:21Les choix des deux extrêmes, c'est pour ça que je dis la tenaille du pire, c'est une tenaille
02:26entre pire et pire.
02:28Les deux plongeraient la France dans une situation dont elle ne sortirait pas.
02:37Je dis que le danger est un danger, comme on dit en médecine, létal, c'est-à-dire question de
02:44vie ou de mort.
02:45Une question de vie ou de mort.
02:47Julien Drey, je me tourne vers vous.
02:48Qu'est-ce qu'il y a de pire ?
02:50Ceux qui pourraient être au second tour sans avoir jamais gouverné ce pays ou ceux qui ont gouverné pendant des
02:56années et ont plongé le pays dans l'abîme ?
02:58Non, la question, si vous me permettez, ne se pose pas exactement dans ces termes-là.
03:02La démocratie, c'est les électrices et les électeurs qui vont choisir et qui vont, on verra, les choix qu
03:07'ils vont faire.
03:08Maintenant, la campagne électorale, elle sert aussi à clarifier les positions des uns et des autres et comment ils voient
03:15les choses.
03:15Donc, moi, je suis contre les coalitions de la peur.
03:18Je suis contre donner le sentiment que le seul argument, c'est effectivement de faire peur aux gens en pensant
03:26qu'eux.
03:27Par contre, je pense effectivement que le débat politique doit permettre de comprendre quels sont les projets du Rassemblement national
03:33et quels sont les projets de la France insoumise.
03:37Et effectivement, une confrontation qui déboucherait au deuxième tour entre ces deux pôles, d'après moi, mettrait la France dans
03:43une situation très compliquée,
03:45sur le plan économique d'abord et sur le plan sociétal.
03:48Avant de donner la parole à Gilles-William Goldnadel, j'ai juste une question.
03:52Comment vous expliquez qu'aujourd'hui, les Français se tournent en majorité vers le Rassemblement national
03:57et qu'il y ait une grande dynamique également pour Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise ?
04:01Je pense que, d'abord, on est encore...
04:03Monsieur Bayrou et toute cette, j'allais dire, caste politique qui, pendant des années, a gouverné, n'a aucune responsabilité
04:09là-dedans ?
04:10Évidemment, mais la question n'est pas de savoir si on peut faire le débat sur qui est responsable et
04:15pourquoi.
04:16Mais la question qui est posée, c'est, est-ce que l'issue, c'est de renverser la table,
04:21en pensant qu'en renversant la table, on va pouvoir s'en sortir ?
04:24Et renverser la table dans certaines conditions, en sortant de l'Europe par exemple,
04:27ou en croyant qu'il suffit simplement de dire qu'on va brûler la dette et que les choses vont
04:31aller mieux,
04:32c'est pas renverser la table.
04:33Est-ce que vous aussi, William Golnadel, vous imaginez cette tenaille du pire ?
04:38Ce serait un drame, le chaos, de voir la France insoumise et le Rassemblement national
04:42aux portes de l'Elysée au second tour de la présidentielle ?
04:45Pardon, mais je refuse d'abord ce renvoi dos à dos.
04:50Je refuse.
04:51Entre un parti antisémite et un parti qui ne l'est plus, je refuse.
04:56Premièrement.
04:57Deuxièmement, le mot peur est bien adapté.
05:00C'est bien parce que les Français ont peur qu'ils sont peut-être majoritaires à vouloir changer les choses.
05:13La peur existentielle que la France soit perdue, corps et bien, elle est justifiée.
05:21Mais je crois que c'est la dernière élection avant la fin des choses.
05:27Et je pense, je le dis malheureusement depuis trop longtemps, le danger existentiel, c'est le danger migratoire.
05:34Et nous parlons de la question migratoire dans quelques instants.
05:37Mais pas le danger existentiel et migratoire.
05:39Mais excusez-moi, si la France est en faillite en moins de trois semaines, c'est pas n'importe quel
05:45danger.
05:46C'est-à-dire, si la signature de la France ne vaut plus rien et qu'elle est incapable d
05:50'emprunter quoi que ce soit à moins de 10 ou 15 %,
05:53ce n'est pas rien comme disparition de l'autorité de la France à l'échelle de l'Europe, à
05:59l'échelle de la planète.
06:00Donc, tout réduire au phénomène migratoire, ne pas voir que certains remèdes par rapport à ce que vous évoquez,
06:07vous évoquez, c'est-à-dire les phénomènes migratoires, peuvent être pires que le mal pour l'avenir de la
06:11France, c'est passer à côté.
06:13Pour vous dire très franchement les choses...
06:15Oui, question économique ne vous intéresse pas.
06:16Non, mais je préférerais perdre le peu que je possède et de conserver la France.
06:20Moi, je pense que vous allez perdre l'un et l'autre.
06:23Deuxièmement...
06:24Dans la situation dans laquelle on est, ce n'est pas fromage ou dessert.
06:27Deuxièmement, j'ai du mal à considérer comme expert pour remonter la France,
06:34soit le camp socialiste, soit ceux qui l'ont ruiné sans que le Rassemblement national,
06:41pour parler de lui, y soit pour quoi que ce soit.
06:46Alors, je ne prétends pas qu'il soit expert en cas économiques.
06:51Je ne suis pas... Je suis personnellement libéral.
06:54Mais malgré tout, le premier danger que je vois, il est existentiel et il est migratoire.
06:58Mais le côté existentiel est lié au fait que vous pouvez,
07:03par la peur que vous évoquez, etc., être pire comme situation.
07:08Parce qu'une situation dont la France se retrouverait, en quelques semaines d'ailleurs,
07:13parce que ça ne durera pas, à l'inverse de ce qui s'est passé avec la Grèce,
07:15ou même de ce qui s'est passé peut-être avec la gauche en 1981,
07:18ça ne durera pas des mois et des mois, cette histoire-là.
07:20C'est-à-dire que quand vous serez sous la tutelle des marchés financiers
07:24et des banques centrales, qui diront, c'est tant,
07:27et on veut tant de coupures, tant de réformes,
07:30et ces réformes doivent être faites de cette manière-là,
07:32d'après moi, l'avenir de la France...
07:34Monsieur Drey, au risque de me répéter...
07:36Vous avez le droit de me répéter.
07:37Je ne considère...
07:38Mais la répétition ne fait pas vérité.
07:39Je ne considère ni la gauche, ni les macronistes,
07:42de nature à pouvoir, de ce point de vue-là,
07:45sauver la France sur le plan économique.
07:46Ce sont eux qui l'ont enfoncé là où on est.
07:50Je ne comprends pas le lien que vous faites
07:53entre l'éventualité du RN et la faillite.
07:57J'ai du mal à comprendre.
07:57Je vais vous expliquer très simplement.
07:59Vous avez un pays qui est, aujourd'hui,
08:02du point de vue sur les marchés financiers,
08:05et le pays en Europe qui emprunte,
08:07parce qu'il est obligé d'emprunter...
08:08Ce n'est pas la faute du RN, ça.
08:09Non, mais le problème, ce n'est pas la faute des uns ou des autres.
08:12C'est la situation dans laquelle on est.
08:14Vous pouvez effectivement regarder en arrière
08:15et vous marcher en avant vers le précipice.
08:19En général, on essaie de regarder devant
08:21et d'éviter le précipice.
08:22C'est une technique.
08:24Donc, vous avez un pays qui a une dette
08:27qui est exponentielle.
08:28Vous avez un pays qui étouffe sur le plan fiscal.
08:30Vous avez un pays qui a une puissance publique
08:33qui est paralysée.
08:34Quel rapport avec ce que nous disons ?
08:35C'est M. Hollande qui va nous sauver ?
08:37Je voudrais savoir qui est le sauveur
08:39d'une situation économique.
08:41Qui vous préconisez pour ce qu'on sort de l'art ?
08:43Alors, vous voyez, je crois, moi, à la vertu du débat politique.
08:47Mais je ne doute pas que dans les semaines à venir,
08:49nous allons avoir des débats très intéressants,
08:50vous et moi, sur les questions économiques,
08:52sur les programmes.
08:53Parce que cette question-là,
08:54elle ne peut pas être balayée d'un revers de main,
08:55M. Hollande.
08:56Elle ne peut pas être balayée en disant
08:57« Mais tout ça n'a pas d'importance.
08:58Tout ça n'a pas de conséquences. »
09:00Pardon, pardon, excusez-moi.
09:01J'ai coutume de dire
09:02« La gauche aime tellement les pauvres
09:04qu'elle les multiplie. »
09:04D'accord, ok.
09:05Non, mais la droite aime tellement les pauvres
09:07qu'elle n'est pas capable de les enrichir.
09:08Vous voyez, je ne considère pas la gauche
09:11comme experte pour nous sortir de là.
09:13C'est la mentalité.
09:14Non, non, non.
09:14En vérité...
09:16Non, non, là, vous faites de la...
09:17Non, non, non, non, non.
09:18Excusez-moi.
09:18Là, vous faites de la phrase zéologique simple,
09:21mais vous ne répondez pas aux questions qui sont posées.
09:23En vérité, en vérité...
09:24Les questions qui sont posées, M. Hollande,
09:26la question est posée.
09:26L'idéologie socialiste...
09:27Prends une seconde.
09:28Mais non, mais non, on m'a arrêté avec ça.
09:29C'est celle-là qui a décérébré.
09:31C'est celle-là.
09:32Le syndicalisme à la française.
09:34Oui, d'accord, d'accord.
09:37Allez-y, allez-y, allez-y.
09:38Vous avez...
09:39Faites un meeting.
09:39Le problème, c'est que vous avez...
09:41Vous avez...
09:42Vous êtes face à ces marchés-là.
09:43Vous avez décérébré...
09:44Vous avez décérébré les esprits.
09:47Non, non, non, non.
09:47Vous avez convaincu...
09:49Vous avez convaincu les Français...
09:50Allez-y, allez-y.
09:51Quoi qu'il en coûte, quoi qu'il en coûte,
09:53c'est pas grave.
09:54C'est pas grave.
09:55Donc, c'est maintenant que vous m'expliquez à moi
09:57qu'il faut qu'il...
09:58Vous en supplie.
10:01Vous en supplie.
10:02Mais non, mais vous n'avez pas à me supplier
10:04et je n'ai pas à obéir à vos supplications.
10:06Oui, d'accord.
10:07Mais non, mais vous me donnez des leçons.
10:08Vous me donnez des leçons.
10:09Non, je ne vous donne pas des leçons.
10:10Vous me donnez des leçons d'économie.
10:11Je n'ai pas à en recevoir de vous.
10:13D'accord ?
10:13Moi, je pense.
10:14Oui, d'accord.
10:14Mais en droit, je vais vous dire une chose.
10:16Je pense qu'en droit,
10:17vous avez une compétence réelle
10:18que je ne conteste pas.
10:19D'ailleurs, souvent, je vous écoute
10:21parce que ça m'intéresse.
10:23Je pense qu'en économie,
10:24je n'ai pas la prétention d'être votre professeur.
10:26Mais je pense qu'en économie,
10:27il y a quand même des réalités
10:28et qu'on ne peut pas les contourner.
10:31L'idéologie que vous représentez,
10:33l'idéologie que vous représentez,
10:36très sincèrement,
10:38ne mince.
10:38Les mots, c'est simple.
10:39Quand vous avez un déficit budgétaire
10:41qui a atteint ce qu'il est,
10:42quand vous n'êtes plus capables d'emprunté
10:44sur les marchés financiers,
10:45mais ce n'est pas le problème.
10:47Le problème, c'est comment on sort de ça.
10:49Mais sinon, on continue.
10:51Donc, ça n'existe pas, tout ça.
10:53Tout ça n'existe pas.
10:54Cette réalité économique n'existe pas.
10:57Je suis en train de vous dire
11:02que je ne vois pas...
11:03Par ailleurs, vous avez été en permanence
11:04en train de soutenir la droite en général
11:07et les gouvernements de droite.
11:08Je vous ai vu ici défendre
11:09toute une série de ministres de droite
11:10en me disant qu'il était formidable.
11:12Alors ne me dites pas,
11:13c'est que la gauche...
11:14Non, non, non.
11:15Je le reprochais à tous
11:20d'être contaminés par l'idéologie gauchisante.
11:22Oui, oui, d'accord.
11:23Sur le plan économique...
11:24L'idéologie gauchisante,
11:25elle fait l'idéologie gauchisante.
11:26On en a crevé.
11:28Elle fait que M. Golnadel,
11:29l'idéologie gauchisante,
11:30elle fait qu'au Danemark,
11:31en Suède,
11:32aujourd'hui,
11:32c'est la gauche sociale-démocrate
11:34qui a permis de remettre de l'or
11:35dans les groupes publics.
11:36Mais c'est la même gauche sociale-démocrate
11:39qui lutte contre l'immigration
11:40que contre l'immigration.
11:41C'est un peu excessif.
11:42Mais moi, au Danemark,
11:44je voterai pour la gauche.
11:45Eh bien, vous allez être amenés.
11:47Mais personne n'incarne ça.
11:49Personne n'incarne ça en France.
11:51Mais attendez,
11:51le débat n'a pas commencé encore.
11:53Il commence.
11:54Les termes du débat vont être posés.
11:56Et on va écouter ce que certains candidats
11:58ont dit.
11:58J'en vois pas venir.
11:59Et donc, vous avez du temps.
12:01J'en vois pas venir.
12:01Eh bien, moi, j'en vois.
12:02Et je vois même des débats
12:03qui commencent à être intéressants.
12:05Parce que c'est la première fois
12:05qu'on a un débat, par exemple,
12:06sur la question de la réforme de l'État,
12:08de l'efficacité de la dépense publique,
12:10qu'on a un débat
12:10qui va être au cœur de la chose.
12:12Parce que c'est un des éléments
12:14du redressement de la France.
12:15C'est la première fois
12:15qu'on va avoir un débat sérieux
12:16sur la question de la dette.
12:18Voilà.
12:18Parce que c'est pas une petite affaire,
12:19cette histoire de la dette.
12:20Vous avez entièrement raison.
12:21Ce qui est intéressant,
12:23c'est de voir qu'il y aura peut-être
12:24même des candidats
12:25qui ne sont pas encore déclarés
12:26et qui se déclareront un peu plus tard
12:28et qui présenteront leur programme.
12:30Et bien évidemment,
12:31que nous parlons de questions économiques.
12:33Ce qui est important.
12:34Je constate simplement
12:34que les partis traditionnels,
12:36les partis dits de gouvernement,
12:38ont une responsabilité majeure
12:40dans la dette dont vous parlez.
12:42Prenons un exemple
12:43de 2012 à 2017.
12:45Si mes souvenirs sont bons,
12:47la dette a été creusée
12:49sur ces cinq années
12:51de 90% du PIB à 98%.
12:53Alors qu'à l'inverse,
12:55avant 2012,
12:56le premier gouvernement
12:57qui est revenu
12:58dans la barre des 30%,
13:00c'est le gouvernement de François Hollande.
13:01Je sais que ça vous ennuie,
13:02mais c'est une réalité.
13:04Donc c'est pas François Hollande
13:05et c'est pas la gauche
13:05qui est au pouvoir,
13:06c'est les macronistes.
13:07C'est pas exactement la même chose.
13:08Vous avez remarqué
13:08que je n'ai pas fait campagne
13:09pour M. Macron
13:10ni la première fois
13:11ni la deuxième fois.
13:12Je sais.
13:13Je constate aujourd'hui
13:14que les Français
13:14ne veulent plus aller verser
13:16aujourd'hui.
13:16Vous constatez simplement,
13:17vous avez des photographies
13:18aujourd'hui,
13:19de sondages,
13:20de l'instant,
13:21dont vous avez simplement
13:22un débat politique
13:23qui interpelle
13:24l'ensemble des forces politiques
13:26et les Françaises
13:26et les Français,
13:27ils ont plus de raisons
13:28que vous le croyez.
13:29Donc ils ne vont pas
13:30se laisser simplement
13:30rouler comme des gogos
13:31par ceux qui leur disent
13:32on va raser gratis demain.
13:34Alors là,
13:35pour le coup,
13:35c'est mal me connaître
13:36que de prendre les Français
13:37pour des imbéciles.
13:37Non, je n'ai pas dit des imbéciles.
13:39Mais vous pensez que
13:39en l'état actuel,
13:40oui,
13:41parce que vous pensez
13:41que tout est fait,
13:42que les jeux sont joués,
13:43que ça y est,
13:44les sondages ont déjà fait
13:45l'élection.
13:45Est-ce que je vous ai dit ça ?
13:46Non, presque.
13:47J'avais de l'avis,
13:47je vous permettrais de dire ça.
13:48Presque.
13:49Eh bien, ça veut dire que,
13:50par exemple,
13:51ces derniers jours,
13:51vous n'avez pas eu le temps
13:52de nous écouter
13:52puisqu'à chaque fois
13:53j'utilise la formule
13:54que vous venez d'employer,
13:56les sondages qui sont présentés
13:57aujourd'hui
13:57ne sont qu'une photographie
13:58de l'instant.
14:08Mais on voit à quel point
14:09cette campagne présidentielle
14:11est un moment de bascule.
14:13Non, ce n'est pas un moment...
14:13Après tant d'années
14:15où finalement
14:16les choses n'ont pas pu avancer
14:17en bien,
14:18ça peut être un moment de bascule.
14:19Est-ce qu'on peut avancer
14:20parce qu'il ne nous reste
14:21que neuf minutes avant une conférence ?
14:22Oui, mais je pense
14:23que cette campagne présidentielle,
14:26heureusement d'ailleurs
14:27pour la France,
14:28va être d'une extrême importance.
14:29C'est certainement
14:29sur ces 20 dernières années
14:31la campagne la plus importante.
14:32Certains même disent
14:33que depuis 1958,
14:34on n'en avait pas eu
14:35une aussi importante.
14:35Pierre Moscovici.
14:36On va parler de Pierre Moscovici.
14:37Moscovici, c'est très intéressant.
14:39Vous avez parlé des comptes.
14:40On a parlé de l'ancien président
14:41de la Cour des comptes
14:42qui n'est pas à la retraite.
14:44Il est aujourd'hui
14:45à la Cour des comptes européenne.
14:47Il a normalement
14:48un droit de réserve.
14:49Il est complètement sorti
14:50de son droit de réserve hier soir.
14:52Il était invité de BFM.
14:54Et on lui dit
14:54en cas de second tour,
14:55Jean-Luc Mélenchon,
14:56Marine Le Pen,
14:57qu'est-ce que vous faites ?
14:58Écoutez sa réponse.
14:59Vous, Marine Le Pen,
15:00Jean-Luc Mélenchon,
15:01vous voterez malgré tout
15:02Jean-Luc Mélenchon.
15:03Écoutez, vraiment,
15:05je n'en suis pas là.
15:06Vraiment, je ne souhaite pas
15:07que ce soit ce deuxième tour-là.
15:08Vraiment, je ne crois pas
15:09que ce sera ce deuxième tour-là.
15:11Mais, bon,
15:12on verra le sort du premier tour.
15:14J'ai toujours voté de la même façon.
15:15Je n'ai jamais pensé
15:17qu'il fallait donner
15:17une voix à l'extrême droite.
15:20Alors, c'est dommage
15:21parce qu'il aurait fallu
15:22aller un tout petit peu plus loin.
15:23Il revient,
15:24et c'est tellement dommage,
15:26sur ses liens
15:29avec Jean-Luc Mélenchon.
15:31Il explique qu'il était ministre
15:33sous Lionel Jospin,
15:34avec un certain Jean-Luc Mélenchon.
15:36Il explique qu'il a été
15:37l'un des premiers
15:38à avoir été visé
15:39par des attaques antisémites
15:41par Jean-Luc Mélenchon.
15:42Mais quand bien même,
15:43il n'y aura pas une voix
15:45pour le Rassemblement National
15:46ou l'extrême droite,
15:47dit-il.
15:48Vous savez, j'ai un principe.
15:49Alors, si vous me permettez,
15:51il ne dit pas
15:51qu'il va voter pour Jean-Luc Mélenchon.
15:54Il ne dit pas ça.
15:55Il dit...
15:56Il n'a pas une voix
15:57pour l'extrême droite.
15:57Il dit exactement
15:58ce que moi j'ai dit ici
15:59avant les vacances.
16:01Mais je n'étais pas le seul.
16:02Puisque M. Darmanin,
16:03que vous aimez bien,
16:04je pense,
16:05vous aimez bien M. Darmanin,
16:06M. Golnadel,
16:07je vous ai entendu dire
16:08du bien de lui,
16:09a dit ici,
16:11à centantaine,
16:11que si on était confronté
16:12à cette situation-là,
16:14il s'abstiendrait.
16:16D'accord.
16:17D'accord, c'est une vérité.
16:18Non, mais il explique
16:19qu'il a,
16:20dans le cadre de ses réponses,
16:23qu'il a toujours voté à gauche.
16:24Donc, il ne faut pas être très grand clair.
16:25Il a voté à gauche, c'est normal.
16:26Oui, il ne faut pas,
16:27oui, mais lorsqu'on lui demande
16:29si je pouvais parler un petit peu.
16:30Oui, vous avez le droit.
16:31Donc, si...
16:32Au contraire,
16:32il a votre devoir de le parler.
16:33Quand on lui pose la question
16:34entre Mme Le Pen et Mélenchon,
16:38il finit par dire
16:38j'ai toujours voté à gauche.
16:40Vous savez, j'ai un principe, moi.
16:41J'ai vraiment un principe.
16:43Jamais je ne reproche
16:46à un juif
16:47de voter pour qui veut.
16:49Dès l'instant
16:50où il ne rappelle pas ses origines.
16:53Dans cette interview-là,
16:54dans cette interview-là,
16:57M. Moscovici
16:58commence par expliquer
17:00que M. Mélenchon,
17:01mais pas le Mélenchon de maintenant,
17:03le Mélenchon d'il y a des années,
17:05lui avait expliqué à lui,
17:06Moscovici,
17:07qu'il ne parlait plus le français,
17:10il parlait de la politique de la finance.
17:12Et de Moscovici,
17:14d'ajouter qu'il sentait bien
17:16l'antisémitisme poindre.
17:18Il s'est passé des années.
17:20Depuis, M. Mélenchon
17:22est devenu mille fois plus antisémite
17:24qu'il n'était à l'époque.
17:25Il incarne un parti antisémite.
17:28Et malgré tout,
17:29malgré tout cela,
17:31M. Moscovici,
17:32après avoir rappelé ça,
17:33nous explique que,
17:34de toute manière,
17:35il a toujours voté à gauche.
17:36Donc, pardon de vous le dire,
17:38j'ai du mal avec ça.
17:39Par prudence,
17:40j'ai quand même mis un point d'interrogation.
17:41J'ai beaucoup de mal avec ça.
17:42Vous avez le droit d'avoir des...
17:44Moi, je n'essentialise pas les gens.
17:46Non, mais je le fais
17:47parce qu'il s'est essentialisé.
17:49D'accord, mais j'essaye
17:49de ne pas les essentialiser.
17:50Oui, oui, oui.
17:51M. Voskiski,
17:52ce qu'il est,
17:53ses positions,
17:54moi, je suis en désaccord
17:55avec la conclusion qu'il tire.
17:57Je l'ai déjà dit ici.
17:58Mais je remarque, par exemple,
18:00puisque vous me parlez de M. Moscovici,
18:01j'aurais aimé que vous me parliez aussi
18:02de Karim Boimbram,
18:04qui a été d'une clarté absolue.
18:06Et qui a été d'une clarté absolue
18:08en disant, moi, dans ces cas-là,
18:09non, il n'y aura jamais une voix
18:11pour Mélenchon de ma part.
18:12Comme l'a fait Jérôme Gage
18:14sur d'autres plateaux.
18:15Et comme vont le faire,
18:16y compris d'autres personnes
18:18qui se préparent.
18:19J'en veux tout autant d'ailleurs
18:21à M. Glucksmann,
18:23qui s'est essentialisé lui-même
18:25sur France Inter.
18:26On lui pose la question
18:27il y a quelques mois.
18:29Et c'est un juif
18:31qui lui pose la question
18:32sur France Inter,
18:34comme quoi il est un peu inquiet,
18:37de son mariage
18:38avec Mélenchon de l'époque.
18:40Il répond en tant que juif,
18:42je vous garantis justement
18:44en tant que juif,
18:45je résume ses propos,
18:47qu'il n'y aura aucun problème.
18:49Et il signe sur le même parchemin
18:52l'accord de son parti
18:54avec le parti antisémite.
18:56Pour moi, ça, c'est impardonnable.
18:58Bon, écoutez,
18:59on verra
18:59qu'est-ce que va donner
19:00la campagne électorale.
19:01Parce que j'ai bien compris
19:03qu'il va y avoir
19:03un petit feuilleton régulier
19:05et peut-être même hebdomadaire.
19:06Et moi, je vais faire aussi
19:07un feuilleton hebdomadaire
19:08sur d'autres prises d'opposition
19:09des uns et des autres.
19:10Notamment,
19:11puisqu'on ne veut pas discuter
19:12des questions économiques sérieusement,
19:14je reviendrai en permanence.
19:15Parce que la faillite de mon pays,
19:16ça me compte.
19:18Je ne vois pas vraiment
19:19le rapport avec ça.
19:20Mais libre à vous de parler
19:20de la faillite.
19:21Non, mais je ne vois pas
19:21le rapport avec ça.
19:22Mais il va y avoir des faillites économiques
19:23et des faillites idéologiques aussi.
19:25Si le suspense,
19:26c'est chaque semaine
19:27de me dire,
19:28machin, il a dit
19:29que s'il y a Mélenchon,
19:30Le Pen,
19:30il ne va pas voter,
19:32etc.
19:32et tout.
19:32Moi, je vais vous dire,
19:33ce feuilleton-là,
19:35je connais la réponse.
19:36Moi, je ferai tout.
19:37Mais je prends un pari avec vous.
19:38Vous voyez,
19:39on va prendre un pari ce soir.
19:40Je pense qu'il n'y aura pas
19:41ce deuxième tour-là.
19:42Parce que je pense
19:43que nos concitoyens
19:44vont, au travers
19:45de la campagne électorale,
19:46chercher à construire
19:47une issue positive.
19:48Vous voyez,
19:48je prends le pari avec vous.
19:49Mais vous avez vu
19:50l'expérience que vous avez
19:52Non, je n'ai pas l'expérience.
19:53Là, c'est pas l'expérience.
19:55Je vous fais confiance.
19:55Non, je n'ai pas l'expérience.
19:56C'est parce que je crois
19:57à la force de mon pays.
19:58Et je pourrais parier avec vous.
19:59Mais vous parlez
20:00de faillite économique,
20:01on peut aussi parler
20:01de faillite idéologique.
20:03Oui, mais justement.
20:03Dans cette séquence
20:04qui malheureusement
20:05a été mal montée,
20:06vous avez une partie
20:07qui est essentielle.
20:08C'est que Pierre Moscovici
20:10revient sur son histoire
20:11et sur sa judéité
20:13en disant
20:13j'ai été l'un des premiers
20:14à être visé
20:15par l'antisémitisme
20:16de Jean-Luc Mélenchon.
20:17Je crois qu'il dit
20:17ici de 2013 ou 2015.
20:20Et ensuite,
20:21il va jusqu'au bout
20:22en disant
20:23mais je ne donnerai pas
20:24une seule voix
20:25pour l'extrême droite.
20:26C'est-à-dire qu'il peut
20:27avaler toutes les couleuvres
20:29jusqu'à l'attaque antisémite.
20:32Ça n'enlève en rien
20:33sa volonté
20:34de ne pas faire
20:34une voix à Marie-Jopère.
20:36Excusez-moi,
20:36il dit
20:37face à l'antisémitisme
20:39de Jean-Luc Mélenchon.
20:41Je refuse
20:41de lui donner ma voix
20:42mais je ne considère pas
20:44que voter pour l'extrême droite
20:45c'est une manière
20:45de lutter
20:46contre l'antisémitisme.
20:47Et à la fin,
20:48et à la fin,
20:49il lui dit
20:49mais de toute manière
20:50vous savez bien
20:50que j'ai toujours voté à gauche.
20:53mais ce n'était pas
20:54très compliqué à comprendre.
20:56Mais il fait
20:56ce que je vous ai dit.
20:57Moi aussi,
20:58j'ai toujours voté à gauche
20:59mais je considérerais
21:00que si on est dans un face-à-face
21:01que vous évoquez
21:02mais qui n'aura pas lieu
21:03parce qu'on va travailler
21:04politiquement à ce qui n'est pas lieu
21:05et comme ça M. Golnadel
21:07sera orphelin
21:08de cela
21:08et bien je pense effectivement
21:10qu'on ne peut pas voter
21:11pour M. Mélenchon
21:12en disant
21:12il faut faire barrage
21:13à Mme Le Pen
21:14et on va voter à gauche
21:14parce que ce n'est pas la gauche.
21:16Voilà.
21:16Non mais si vous avez trouvé
21:17quelqu'un à gauche
21:19qui remplace M. Mélenchon
21:20je ne vous ferai pas un procès
21:21M. Dreyra.
21:22Ah merci.
21:22Juste une question
21:23et ça n'a rien à voir
21:24avec la couleur politique
21:27ou non
21:28et là c'est l'analyse politique
21:29et même sociétale
21:30que je demande.
21:31Selon vous
21:32dans la lutte
21:33contre l'antisémitisme
21:34aujourd'hui
21:35qui
21:35entre le Rassemblement National
21:37et la France Insoumise
21:39défend
21:40le plus
21:41le mieux
21:41les Français
21:42de confession juive ?
21:43Je vais vous répondre.
21:44Les Français
21:44de confession juive
21:45aujourd'hui
21:46ils sont évidemment
21:48extrêmement angoissés
21:49parce qu'ils voient
21:50ce qui s'est passé
21:51c'est-à-dire qu'il y a une partie de la gauche
21:52qui ne les défend plus
21:53comme elle les a défendues auparavant
21:54et qu'ils ont vu effectivement
21:55un retournement spectaculaire
21:57d'un mouvement
21:58qui pendant tout un temps
21:59était marqué
22:00du saut de l'antisémitisme
22:01mais pour autant
22:02ça ne résout pas
22:02toutes les questions.
22:03Mais je n'ai pas demandé ça
22:05Julien
22:05et je sais que vous êtes
22:06très excellent analyse.
22:08La question c'est que
22:08je ne mettrai pas
22:12dans la lutte
22:12contre l'antisémitisme
22:14à l'inverse
22:14c'est le retour
22:15avec les élections
22:18c'est le retour
22:19du baron
22:20c'est-à-dire que
22:21pendant toute la période
22:22écoutez-moi
22:23pendant toute la période
22:25tragique
22:25que nous avons
22:27traversée
22:29depuis le 7 octobre
22:31M. Drey a bien vu
22:33ça c'est pas bien
22:34ce que vous êtes en train
22:34de faire
22:35c'est-à-dire que vous êtes
22:35en train de dire
22:36que c'était opportuniste
22:37que je disais
22:37sur le 7 octobre
22:38pas du tout
22:38moi je ne crois pas
22:39que c'était opportuniste
22:39vous ne mettez pas en cause
22:41ne faites pas
22:42attention
22:42attention
22:43je fais très attention
22:44ne faites pas
22:45semblant
22:46je sais très bien
22:47ce que vous êtes en train
22:48de dire
22:48c'est avant
22:49les élections
22:50ils faisaient
22:51de l'émotion
22:52vous étiez très sincère
22:53mais maintenant
22:54les élections reviennent
22:55il n'est plus ça
22:56ça veut dire que
22:56j'ai trahi mon mandat
22:57j'ai trahi ma parole
22:58mes engagements
22:58écoutez-moi
22:59non non
23:00c'est pas la rigolade
23:01vos fins de colère
23:02non non
23:02c'est pas une fin de colère
23:03allez voir
23:04Ségolène Royal
23:04pour les colères femmes
23:05pas moi
23:05allez voir
23:07Madame Ségolène Royal
23:08pour les colères femmes
23:08je dis simplement
23:09que vous avez un peu oublié
23:11et j'étais ici
23:12sur ce plateau
23:13avant que les élections
23:14commencent
23:14j'ai fait un livre
23:15j'ai fait un livre
23:16en disant
23:16qui est M. Mélenchon
23:17c'était plus efficace
23:18que notre livre
23:19la période électorale
23:19la période électorale
23:22vous fait malheureusement
23:23vous fait malheureusement
23:24oublier
23:25et la manière
23:26dont le RN
23:27s'est conduit
23:28avec Israël
23:29et la manière
23:30dont le parti antisémite
23:31s'est conduit
23:31avec Israël
23:32je vous permets
23:33de vous rappeler
23:34à ces souvenirs-là
23:35mais moi je ne le ramène pas
23:36voilà
23:37non non mais je pense
23:38que vous êtes frappé
23:39d'une manière
23:39d'amnésie
23:40en période électorale
23:41mais non mais voilà
23:41c'est comme ça
23:42que ça commence
23:42les suppositions
23:44vous êtes frappé
23:45moi je ne suis pas fonctionné
23:46je ne mets pas mon avenir
23:47dans la lutte
23:48contre l'antisémitisme
23:49dans les mains
23:50du rassemblement national
23:51mais vous avez
23:52totalement le droit
23:53Julien
23:53simplement
23:54pardonnez-moi
23:55je vous ai posé
23:56une seule question
23:57et vous posez la même question
23:58c'est en gros
23:59s'il y a le Front National
24:00face à Mélenchon
24:01qui c'est que vous choisissez
24:01d'une manière ou d'une autre
24:02c'est toujours la même question
24:03que vous posez
24:04donc à la fin
24:04ça devient lassant
24:05je n'ai pas posé cette question
24:06ça vous gêne
24:06non pas du tout
24:07c'est pas que ça me gêne
24:12c'est que c'est en train
24:13de devenir
24:13vous êtes en train d'essayer
24:14de tuer le débat politique
24:17justement
24:17parce que vous avez commencé
24:18en disant
24:18il ne faut pas évoquer la peur
24:19il ne faut pas évoquer la peur
24:20mais il n'y a que ça
24:21qui vous obsède
24:21Le Pen-Mélenchon
24:23depuis le début
24:24du débat
24:25c'est le scénario principal
24:28on ne dit plus rien
24:28je ne suis pas le scénario principal
24:30comment vous savez
24:30qu'il y a Edouard Philippe
24:31qui est au premier tour
24:32qui aussi est potentiellement
24:34le deuxième
24:34j'ai posé la question
24:36à Julien Bray
24:36permettez-moi de vous poser
24:37la question
24:38parce que je ne veux pas
24:39je ne veux pas
24:40que vous soyez jaloux
24:41dans la lutte
24:42contre l'antisémitisme
24:43Gilles William Bernadette
24:44il a déjà réconnu ça
24:45entre la France
24:46et le Rassemblement National
24:49vous parlez au type
24:51qui depuis 30 ans
24:53explique notamment
24:54à la communauté juive organisée
24:56que le danger
24:57aujourd'hui
24:58ça n'est plus
24:59l'extrême droite
25:00c'est l'extrême gauche
25:01donc comment voulez-vous
25:03je vous en supplie
25:04ce n'est pas un grand suspense
25:05pour vous
25:06de connaître ma réponse
25:07mais je posais la même question
25:08c'est tout
25:1019h24
25:10on peut lui concéder
25:12vous voyez moi je suis honnête
25:13on peut lui concéder
25:13que c'est vrai
25:14qu'il a toujours été
25:15d'une clarté absolue
25:15sur cette question là
25:16voilà
25:16mais pour autant
25:17il y a un désaccord entre nous
25:18c'est que je ne considère pas moi
25:19que l'avenir de la lutte
25:21contre l'antisémitisme
25:22se mette dans les mains
25:23du Rassemblement National
25:2519h24
25:25pardonnez-moi
25:26ce n'était pas la question
25:27que je vous avais posée
25:27et j'ai le droit
25:28de formuler aussi les choses
25:29évidemment
25:31il ne manquerait plus que ça
25:3419h24
25:34donc
25:35courte pause
25:36je vois que vous êtes
25:36en pleine forme
25:37et je suis ravi
25:38sec et affûté
25:40sec et affûté
25:42motivé
25:43sec
25:43pas trop
25:48le baron noir
25:49et le chevalier blanc
25:51sont de retour
25:52sur ces news
25:52dans un mauvais climat
25:53c'est un climat
25:54au contraire
25:55motivé
25:57électrique
25:58dynamique
25:59je vous ai quitté
26:00l'été dernier
26:01un peu fatigué
26:02de votre côté
26:03William Golnadel
26:03Julien Dray a toujours été
26:05en pleine forme
26:06et d'ailleurs
26:07je constate
26:08cette rentrée
26:11je ne sais pas
26:12il doit se passer
26:13quelque chose
26:14dans la vie politique
26:14qui fait que
26:15Julien
26:15sorte de phénix
26:17qui renaît
26:17l'éminence grise
26:18du baron noir
26:19je crois
26:20voilà ce que vous êtes
26:21en revanche
26:22c'est un sujet
26:22sur lequel
26:23c'est vrai que
26:24depuis le 7 octobre
26:262023
26:29vous êtes souvent
26:30accordé
26:30puisqu'on va parler
26:31du pogrom
26:32du 7 octobre
26:33et de la guerre
26:34contre les terroristes
26:35islamistes du Hamas
26:36près de 3 ans
26:37après le début
26:38de la guerre
26:39entre Israël
26:40et le Hamas
26:41à Gaza
26:41de nombreux civils
26:42tués par Israël
26:43se sont avérés
26:43être des soldats
26:44cachés du Hamas
26:45à commencer
26:46par le milieu
26:47médiatique
26:48véritable fer
26:48de lance
26:49de l'organisation
26:49terroriste
26:50c'est un récit
26:51de Pierre Crépy
26:52c'est un sujet
26:53qu'on a proposé
26:54cette semaine
26:55et parce que
26:56il y a
26:57un silence médiatique
26:58quasi absolu
26:59je salue
27:00nos confrères
27:00d'LCI
27:01qui ont le courage
27:01de traiter ce sujet
27:02sur le Hamas
27:04a-t-il truqué
27:04ses morts
27:05mais sinon
27:06je ne l'ai pas
27:07vraiment entendu
27:08sur les autres
27:09grands médias
27:09donc je vous propose
27:10qu'on le voit ensemble
27:11Pierre Crépy
27:13ils étaient déclarés
27:14innocents
27:15tués injustement
27:17par Israël
27:17puis se sont révélés
27:19être des soldats
27:19cachés du Hamas
27:20Mohamed Nasser
27:22Abou Haïdi
27:23était journaliste
27:24l'UNESCO
27:25condamnait sa mort
27:25dans une frappe israélienne
27:27quelques semaines plus tard
27:28le djihad islamique
27:30rendait hommage
27:30à son martyr
27:31commandant de son unité centrale
27:33des médias militaires
27:34deux autres journalistes
27:36Ahmed Abou Haïcha
27:37et Mohamed
27:38Samijangour
27:39honteux aussi
27:40étaient revendiqués
27:41comme membres
27:41d'organisations armées
27:42mais l'infiltration
27:44dépasse les médias
27:45Fateh Al-Sharif
27:47était enseignant
27:47et employé
27:48de l'UNROI
27:49auprès des Nations Unies
27:50le Hamas
27:51le pleurait pourtant
27:52par la suite
27:53comme notre dirigeant
27:55Ahmed Abou Al-Atta
27:56était footballeur
27:58là encore
27:59le djihad islamique
28:00l'a ensuite identifié
28:01comme commandant
28:02d'une unité de roquettes
28:03selon des données israéliennes
28:05et des enquêtes de presse
28:06196 personnels
28:08de l'UNROI
28:09plus de 23 personnels
28:10de santé
28:1120 journalistes
28:12et 12 footballeurs
28:13ont été identifiés
28:14comme affiliés au Hamas
28:15des chiffres contestés
28:17dans leur ampleur
28:18reste à déterminer
28:20combien de civils
28:20tués par Israël
28:21ont secrètement collaboré
28:23avec l'organisation terroriste
28:27et il y a un silence médiatique
28:29assourdissant en France
28:30sur ce sujet
28:31William
28:31je dirais quelque chose
28:35pendant le mois d'août
28:36j'ai passé une bonne partie
28:37de mon temps
28:39à écrire mon prochain livre
28:41sur le mensonge
28:42en général
28:42et sur le mensonge
28:44sur Gaza
28:45sur le génocide imaginaire
28:46en particulier
28:51le mois d'août
28:52ce mois d'août là
28:53aurait dû
28:54dans un monde normal
28:56ouvrir les yeux
28:59dans les derniers jours
29:01vous avez eu l'UNICEF
29:03filiale de l'ONU
29:04qui a déposé un rapport
29:06sur la famine
29:07et qui montre
29:09dans ses conclusions
29:09et qui montre
29:11que la famine organisée
29:13telle qu'elle a été reprochée
29:15à Israël
29:17c'est un fec total
29:20libération
29:21libération
29:22il y a quelques jours
29:24le service de détection
29:25des fecs
29:26a fini par reconnaître
29:29qu'un grand nombre
29:32de prétendus journalistes
29:35à Gaza
29:36étaient effectivement
29:37des membres du Hamas
29:39voilà
29:40monsieur Guterrièze
29:42en fin de mandat
29:44vient de déclarer
29:46que ces rapporteurs
29:48de l'ONU
29:48étaient je le cite
29:50hors de contrôle
29:51ce sont ces rapports
29:52de l'ONU
29:52qui ont notamment
29:54fabriqué le mensonge
29:56avec les ONG
29:57jamais
29:57depuis 50 ans
30:00on avait
30:01commis
30:02un tel
30:03mensonge
30:04sur
30:06une guerre
30:07jamais
30:07bien sûr
30:08qu'il n'y a rien
30:09de plus mortel
30:09que la guerre
30:10et celle-là
30:11elle a été mortelle
30:12évidemment
30:13après le 7 octobre
30:14mais
30:15ça a été le constructionement
30:16d'un mensonge
30:17vous avez dit que
30:18la presse n'en parle pas
30:19le mensonge
30:20il a gagné
30:21je fais ça
30:22si vous voulez
30:22pour l'honneur
30:23le mensonge
30:24il a gagné
30:24et d'ailleurs
30:25tout ce que je viens de dire
30:26l'UNICEF
30:27libération
30:28etc
30:28croyez
30:30Guterrièze
30:31tout ce qu'on dit
30:32maintenant sur
30:32madame Albanese
30:33croyez-vous par exemple
30:34que le journal
30:34Le Monde
30:35l'est repris
30:37pas du tout
30:37c'est la poursuite
30:39du mensonge
30:40qui a triomphé
30:42jusqu'au bout
30:44monsieur Drey
30:45et moi
30:46on est traités
30:47si vous allez regarder
30:48sur Twitter
30:49on est traités
30:50de génocidaires
30:51nous sommes devenus
30:53des génocidaires
30:54comme nous étions
30:54des déocides
30:55des déicides
30:56avant le congrès
30:57fatiguant d'eux
30:59le mensonge
31:00a triomphé
31:03Julien Drey
31:04alors
31:05tout ce qu'a dit
31:06Gilles-Louis Ham
31:07sur l'énumération
31:07des faits
31:08est vrai
31:08et il y en a d'autres
31:09je veux dire
31:09on a désormais
31:10des images
31:11du 7 octobre
31:13qui montrent
31:13que les prisonniers
31:16juifs
31:17étaient transportés
31:18à l'hôpital
31:19et que c'était là
31:20qu'ils ont été gardés
31:21on disait
31:21on décompte Israël
31:23voilà
31:23on a maintenant
31:24les images
31:24un journaliste américain
31:25qui a dit d'ailleurs
31:26que les grands journaux américains
31:27ont refusé de voir
31:28ces images-là
31:28alors qu'elles parlaient
31:29pour elles-mêmes
31:30on a l'UNRA
31:31on a le procureur Kahn
31:34qui lui-même
31:34a reconnu
31:35que les rapporteurs
31:37étaient excités
31:38sur cette question-là
31:39etc
31:39je crois qu'on peut
31:41faire le tableau
31:41et que c'est vrai
31:42si on arrivait
31:43à le faire ce tableau-là
31:44peut-être
31:45peut-être
31:45que certains
31:46seraient obligés
31:47quand même
31:47de reconnaître
31:48mais la réalité
31:51vous savez
31:52le mois qui vient
31:53de s'écouler
31:53j'ai assisté
31:54à un interview
31:55de quelqu'un
31:56que j'aime beaucoup
31:56qui s'appelle
31:56monsieur Ben Soussan
31:57Georges Ben Soussan
31:58et il a dit
31:59sur le 7 octobre
32:00il a mis des mots
32:01qui m'ont particulièrement
32:02touché
32:03parce que
32:03c'est d'ailleurs
32:03ce que je lui ai dit
32:04j'ai dit
32:04tu as dit des choses
32:05que j'avais du mal
32:07à l'exprimer moi-même
32:08il a dit
32:08le 7 octobre
32:09pour les juifs
32:10ça nous a désionisé
32:11et ça nous a
32:12re-sionisé
32:13désionisé
32:14c'est-à-dire
32:14qu'une forme
32:14d'attachement
32:15que les juifs
32:16avaient avec
32:16les gardes d'Israël
32:17mais qui était
32:19logique
32:19mais sans plus
32:21s'est évaporé
32:23face à une autre réalité
32:24c'est que la réalité
32:25du 7 octobre
32:26c'est que c'est plus
32:27un débat politique
32:27au Proche-Orient
32:29entre
32:31Israël
32:31et les Palestiniens
32:32c'est un débat
32:33existentiel
32:34et c'est ça
32:35qui change tout
32:36et dans ce débat
32:37existentiel
32:38oui
32:38certains nous disent
32:39mais qu'est-ce qui vous arrive
32:40mais ceux qui étaient
32:41par exemple comme moi
32:42pour la création
32:43de l'État palestinien
32:44ils ont vu que ceux
32:44avec qui on discutait
32:45ne voulaient pas
32:46d'État palestinien
32:47ils voulaient détruire
32:50Israël
32:50et c'est que ça
32:51et dans cette affaire-là
32:52Gilles William a raison
32:53de dire il y a un mensonge
32:54mais il y a une bataille
32:55qui est
32:56je ne sais pas si on l'a perdue
32:57d'ailleurs
32:58parce que je crois
32:58que tout ça n'avait pas disparu
33:00tout ça est remonté
33:02ce qui est remonté
33:03c'est un antisémitisme viscéral
33:05qui fait que même
33:06dans des pays
33:06où il n'y a pas de juifs
33:07ils sont responsables
33:08que le premier ministre espagnol
33:09allait expliquer
33:10que Saïta
33:11c'était la faute d'Israël
33:12allait le faire quand même
33:13on aurait pu parler de Ceuta
33:14mais malheureusement
33:15je crois que
33:16et je crains qu'on manque de temps
33:17en revanche
33:18vous avez dit quelque chose
33:19de très important
33:20vous avez dit
33:20le mensonge a gagné
33:22et cette semaine
33:24on a eu un symbole
33:26de ce mensonge
33:28puisque vous êtes insulté
33:29ou traité de génocidaire
33:31et ça arrive même
33:32à ceux
33:32qui n'ont eu de cesse
33:35que d'attaquer
33:35la politique menée
33:37par Israël
33:38pour lutter contre la masse
33:39je pense par exemple
33:40à Jean-Noël Barraud
33:41qui lui-même
33:42a été traité de génocidaire
33:44ça s'est passé
33:45dans une université
33:46une militante
33:48présentée dans les médias
33:49comme une étudiante
33:50mais qui est militante
33:51de révolution permanente
33:53s'est adressée à lui
33:55lors de la fabrique
33:56de la diplomatie
33:57c'est un événement
33:59à l'université Paris 8
34:00ça s'est passé vendredi
34:01et pour se défendre
34:03monsieur Barraud a dit
34:04vous ne trouverez pas
34:05un pays qui a autant fait
34:07pour la Palestine
34:07que la France
34:08depuis le 7 octobre
34:09je vous propose
34:10qu'on écoute
34:11Jean-Noël Barraud
34:12nous on est là
34:13aujourd'hui
34:14pour vous dire
34:14que vous n'êtes pas
34:15le bienvenu
34:16dans nos universités
34:16que notre gouvernement
34:18détruit
34:18en baissant les budgets
34:19et en faisant porter
34:20le chapeau
34:21aux étudiants étrangers
34:23vous n'êtes pas
34:23le bienvenu
34:24dans nos universités
34:25votre événement
34:25il s'appelle
34:26le ministre face à la jeunesse
34:28donc là voilà la jeunesse
34:29celle qui ne sera jamais
34:30dans vos ministres
34:31et dans vos ambassades
34:32à appliquer la politique
34:34de l'impérialisme français
34:35celle qui se bat
34:36contre la complicité
34:37de la France
34:37avec Israël
34:38et contre le génocide
34:39en Palestine
34:40alors la parole
34:41est absolument libre
34:42et j'entends
34:43et j'accueille
34:44tout ce que vous avez dit
34:44en revanche
34:45je veux d'abord
34:47exprimer
34:48quelques désaccords profonds
34:49tout le monde
34:50est toujours
34:51le bienvenu à l'université
34:53l'université
34:53est ouverte à tous
34:55et quand on dialogue
34:57et bien on écoute
34:58son interlocuteur
34:59même si on est radicalement
35:00en désaccord avec lui
35:02même si on est
35:03en désaccord avec lui
35:04vous affirmez
35:05que la France
35:06est complice d'Israël
35:09alors que
35:09de tous les pays du monde
35:11de tous les pays du monde
35:12je n'en connais pas d'autres
35:13on pourra en discuter
35:14qui est fait autant
35:15pour la cause palestinienne
35:17que la France
35:19depuis le 7 octobre
35:21et oui
35:21et je vous invite
35:22à citer un seul pays
35:24je vous invite
35:25à citer un seul pays
35:27du monde
35:27qui est fait autant
35:28c'est en France
35:29qu'a été accueillie
35:31la première conférence
35:33humanitaire
35:33pour Gaza
35:34c'est la France
35:35qui a été à l'origine
35:36des sanctions
35:37contre les colons
35:39c'est la France
35:40qui a
35:42rassemblé
35:43la communauté internationale
35:48Pierre Lelouch
35:49a dit hier
35:50parce que c'est un festival
35:51il y a Jean-Noël Barraud
35:51sur le 7 octobre
35:52Jean-Noël Barraud
35:53sur l'Union Européenne
35:54et ceux qui seraient
35:56des soutiens
35:56de Vladimir Poutine
35:58il a dit hier
35:59Jean-Noël Barraud
36:00est une catastrophe
36:01pour notre diplomatie
36:02oui je souscris
36:03je suis obligé
36:05de souscrire
36:06mais est-ce que
36:06vous vous rendez compte
36:07de cette formulation
36:07elle est terrible
36:08est-ce que vous vous rendez compte
36:09de cette formulation
36:10ça veut dire
36:11depuis
36:12le plus grand programme
36:15depuis
36:15la Shoah
36:17commis par
36:18des palestiniens
36:20la France
36:21a été le pays
36:22qui a le plus
36:23soutenu
36:24les palestiniens
36:26par quelqu'un
36:27par un ministre
36:28qui en même temps
36:29est le ministre
36:30d'un président
36:31qui avait promis
36:33de lutter
36:35contre le Hamas
36:36qui n'a évidemment
36:38rien fait
36:38et qui a refusé
36:40de marcher
36:42contre l'antisémitisme
36:43pour complaire
36:45aux banlieues françaises
36:46c'est difficile
36:47quand même
36:48si vous voulez
36:48d'accepter cela
36:50cette rudesse
36:52là
36:52avec ce pays là
36:53quand on sait
36:54en même temps
36:55avec quelle tendresse
36:56par exemple
36:58il agit
37:01avec un pays
37:02qui s'appelle
37:02l'Algérie
37:03et qui détient
37:04encore un otage
37:05difficile à accepter
37:06Clément Veillé-Réenal
37:08a tweeté
37:08Jean-Noël Barraud
37:09en mettant des guillemets
37:10c'est pas ce qu'il a dit
37:11mais c'est comme ça
37:12qu'il le présente
37:13depuis le plus grand
37:14massacre de juifs
37:15par le Hamas
37:16du 7 octobre
37:17la France est le pays
37:17qui en a fait le plus
37:18pour défendre
37:19l'image du Hamas
37:20voilà
37:21moi si vous me permettez
37:23sur la séquence
37:23ce qui est désespérant
37:24c'est qu'il croit
37:26qu'il va pouvoir
37:26avoir les faveurs
37:28des jeunes étudiantes
37:30militantes
37:30des jeunes militantes
37:31qui doivent être étudiantes
37:32aussi je suppose
37:33même si visiblement
37:34les professeurs
37:35n'ont pas fait fortement
37:36tout bien
37:37dans leur travail
37:37de formation
37:38allez savoir
37:39si ce n'est pas
37:39les professeurs
37:40qui s'y sont mis aussi
37:41quoi importe
37:42mais c'est pas comme ça
37:43le reproche
37:44que je vais lui faire
37:45c'est qu'il aurait dû
37:46faire l'inverse
37:48madame vous défendez qui
37:49nous on défend les palestiniens
37:51mais on ne défend pas
37:51le Hamas et le Hezbollah
37:53nous on est pour
37:53effectivement
37:54que les palestiniens
37:55ils aient des droits
37:55etc
37:56mais vous vous êtes en train
37:57de défendre qui ?
37:58le Hamas et le Hezbollah
37:59vous n'avez pas un mot
37:59sur ce qui s'est passé
38:00sur le 7 octobre
38:01alors il ne peut pas le dire
38:02parce qu'effectivement
38:03la France essaye de sauver
38:04la mise au Hezbollah
38:05au Liban
38:05que la France n'est pas
38:07en pointe dans la bataille
38:08pour le désarmement
38:09du Hamas en Cisjordanie
38:11et que la France
38:12elle est obsédée
38:12par ce qui se passe
38:13dans les colonies
38:14ce qu'on appelle les colonies
38:15et là elle a multiplié
38:16les communiqués
38:17mais elle n'a pas
38:17multiplié les communiqués
38:18quand il s'agissait
38:19de parler du Hamas
38:19et du Hezbollah
38:20autre sujet
38:21il ne nous reste déjà
38:22que 5 minutes
38:23c'est allé vite
38:24aujourd'hui
38:25monsieur le baron noir
38:26a monopolisé les propos
38:28je ne sais pas
38:29si c'est le baron noir
38:30ou si c'est le chevalier blanc
38:32cher William Golnadel
38:33puisqu'il nous reste 5 minutes
38:34et comment ne pas commencer
38:37cette saison
38:39j'aurais dû vous poser
38:40cette question
38:40vous avez dû vous sentir seul
38:42cet été
38:43ce mois d'août
38:44sans France Inter
38:45sans Radio France
38:46sans France Télévisions
38:48sans le service public
38:50là où j'étais
38:50on peut écouter
38:53France Inter
38:53et je n'ai pas manqué
38:54de le faire
38:55vous l'avez quand même fait
38:56mais même pendant les vacances
38:58même pendant les vacances
38:59le chevalier blanc
39:00n'a pas de vacances
39:01est-ce que vous savez
39:02quel est l'anniversaire
39:03aujourd'hui
39:04on commémore
39:04on célèbre
39:06on commémore
39:06quoi
39:06c'était il y a un an
39:08jour pour jour
39:09l'affaire Patrick Cohen
39:10Thomas Legrand
39:11révélée au grand jour
39:12cette affaire
39:13je vous rappelle
39:14Patrick Cohen
39:15Thomas Legrand
39:16qui ont été pris
39:17la main dans le pot
39:17confiture
39:19vidéo révélée
39:19par nos excellents
39:20confrères de l'incorrect
39:21qui ont été traînés
39:22dans la boue
39:23pendant un an
39:24jusque devant les tribunaux
39:26donc
39:27Thomas Legrand
39:28et Patrick Cohen
39:29avec cette formule
39:30de Thomas Legrand
39:31nous on fait ce qu'il faut
39:32pour Dati
39:33Patrick et moi
39:34et qui se gargarisaient
39:35de pouvoir faire
39:36la pluie et le botton
39:37selon lui
39:38pour les élections
39:39avant les élections municipales
39:40pour savoir
39:40qui l'invitaient
39:41l'année dernière
39:43à la même période
39:43France Télévisions
39:44et la direction
39:45ont hurlé
39:46à la manipulation
39:47à la fausse information
39:49à une vidéo
39:50tranquée
39:50il s'avère
39:51qu'un an plus tard
39:53madame Sibylle Veil
39:54a écarté
39:56monsieur Legrand
39:56pour les raisons
39:58que je viens de vous donner
39:59parce qu'elle considère
40:00que c'est pas normal
40:01d'avoir une personne
40:02qui devant des responsables politiques
40:04vous explique
40:04qui fait la pluie et le botton
40:05d'accord
40:06deuxième événement
40:08un an plus tard
40:08l'affaire Sapin
40:09c'est extraordinaire
40:10le Sapin Gate
40:11qui a une chronique
40:14de 2 minutes 35
40:15le matin
40:16le dimanche
40:17à 7h42
40:18numéro 2
40:19de Valeurs Actuelles
40:20qui a entraîné
40:21un préavis de grève
40:23voté à l'unanimité
40:24par la rédaction
40:25de France Inter
40:27les 13 et 14 septembre prochains
40:29la direction soutient
40:30pour l'instant
40:31Charles Sapin
40:32qui a eu le droit
40:33et allez
40:34ils sont courageux
40:35France Télévisions
40:35et France Inter
40:37il a eu le droit
40:38de faire sa chronique
40:38c'était sur
40:39Tchat GPT ce matin
40:40non mais ça montre
40:41bon ça montre
40:42ce que je dis
40:433 minutes
40:43ça montre ce que je dis
40:44depuis bien trop longtemps
40:47en vérité
40:48France Inter
40:49est la radio
40:49la plus privée de France
40:51elle a été privatisée
40:52par des collectivistes
40:54par des collectivistes
40:55d'extrême gauche
40:56voilà
40:57et ils ont
40:58c'est merveilleux
40:59leur formulation
41:00une ligne rouge
41:02a été franchie
41:03ben effectivement
41:04ils ont un bon sens
41:05de la couleur
41:05ces gens là
41:06ils ne se sont pas trompés
41:07bon mais il ne faudrait pas
41:09parce que
41:10les 2 minutes
41:11pour les 2 minutes
41:13de M. Sapin
41:14c'est pour eux
41:16des secondes
41:17des milliers de secondes
41:18de torture
41:19il faut
41:20il faut comprendre ça
41:21il ne le
41:22c'est insupportable
41:23mais il ne faudrait pas
41:23si j'ose dire
41:24que le Sapin
41:25cache la forêt
41:26de la désinformation
41:27parce que
41:28pardon de vous le dire
41:29ces gens là
41:30ces syndicats là
41:31ils sont très représentatifs
41:33de France Inter
41:34donc quand on leur confie
41:36une enquête
41:36une interview
41:38ou quoi que ce soit
41:39ce sont des
41:40ce sont des mauvais journalistes
41:42mais je peux vous dire
41:42que c'est des bons militants
41:44donc comment voulez-vous
41:46espérer
41:46qu'on ait
41:47avec ça
41:48alors
41:49nous on est une chaîne privée
41:51eux c'est une radio
41:52qu'on paye
41:52comment voulez-vous
41:53qu'on ait
41:53une information
41:57neutre
41:57et honnête
41:58c'est totalement impossible
41:59ce qui a été merveilleux aussi
42:00quand même
42:01vous ne l'avez pas dit
42:02ce sont les humoristes
42:04ce que j'appelle
42:04les humoristes
42:05à sens cynique
42:07ceux qui se permettent
42:09de
42:09de
42:10de traiter de rat
42:11un député
42:11de traiter de rat
42:14un député
42:15et d'ironiser
42:17et d'ironiser
42:18sur son
42:19sur son homosexualité
42:21imaginez un seul instant
42:22si on avait dit ça
42:23à propos d'un
42:25d'un député
42:27d'un député
42:28ou d'un autre
42:30qui que ce soit
42:31d'autre
42:31évidemment
42:32Julien Dray
42:33en une minute
42:33il nous reste une petite minute
42:35vous soutenez Charles Sapin
42:36il a le droit
42:36de faire sa chronique
42:37non c'est au contraire
42:38même je trouvais que
42:39la rédaction de France Inter
42:41avait entendu
42:42un certain nombre
42:42de critiques
42:43qui lui avaient été faites
42:43et elle était en train
42:44effectivement
42:45de montrer
42:46qu'elle était en train
42:46de rééquibler les choses
42:47à juste titre
42:48parce que France Inter
42:49aussi il y a la chronique
42:50moi tous les matins
42:51c'est mon moment de bonheur
42:52quand Sophia Aram
42:53prend la parole
42:54sur France Inter
42:54je le dis honnêtement
42:57vraiment
42:58c'est quelque chose
42:59d'important
43:00le problème
43:01si vous voulez
43:01dans cette affaire là
43:02c'est que
43:03Gaston Defer avait dit
43:04à un moment donné
43:04un jour
43:05il y a longtemps
43:05vieux Gaston Defer
43:06la France a la droite
43:07la plus bête du monde
43:09et en parlant de la droite
43:10et quand j'ai entendu
43:11ce qui se passait
43:12sur France Inter
43:13je me suis dit
43:13on pourrait dire
43:14qu'on a une partie
43:15de la gauche
43:16qui est la plus bête du monde
43:17parce qu'ils avaient
43:17l'occasion
43:18en or
43:19de pouvoir dire
43:20regardez
43:20on accueille
43:21vous nous faites
43:22des procès
43:22en sorcellerie
43:23on accueille
43:24M. Sapman
43:24on lui a donné
43:25tant de paroles
43:25vous voyez bien
43:26on l'entendrait
43:26l'équilibré
43:27ils ont fait l'inverse
43:28et alors
43:29c'est pas toute la rédaction
43:30parce que j'ai regardé
43:30l'image de l'Assemblée Générale
43:31qui a voté
43:33ils étaient peu nombreux
43:34vous voulez dire
43:34ils ont voté à l'unanimité
43:38c'est une énorme
43:39faute politique
43:40et qui donne le mot
43:40au moulin
43:41de ceux qui l'écrivent
43:42ils sont en campagne électorale
43:44ils favorisent
43:46de manière invraisemblable
43:48vous n'entendrez pas
43:49un mot
43:50contre la France Insoumise
43:51pas un mot
43:53merci à tous les deux
43:54pour cette rentrée
43:55on ne peut plus rien dire ici
43:56non
43:57vous êtes punis
43:58rendez-vous dans quelques instants
43:59parce que vous avez dit
44:00on a peut-être
44:01la gauche la plus bête du monde
44:03vous n'avez pas
44:03une partie de la gauche
44:04attendez
44:04ne faites pas dire
44:05au baron noir
44:06ce qu'il n'a pas dit
44:06s'il vous plaît
44:07regardez leur dépro
44:08parce que vous allez voir
44:09les quelques déclarations
44:10à droite
44:11et la phrase de Defer
44:13elle pourrait se poursuivre
44:14encore aujourd'hui
44:15sur la droite
44:16restez avec nous
44:17là on a quand même
44:17des spécimens
44:19vous verrez
44:20ça dans un instant
44:21dans l'heure des pros
44:21à tout de suite
44:22on parle de la gauche
44:23des spéciaux
44:23une partie
44:24et on