00:00Dimitri Cazali, qui êtes-vous ?
00:02Pardon ?
00:03Qui êtes-vous ?
00:05Je suis un historien, professeur d'histoire qui défend justement la transmission de notre histoire depuis plus de 25 ans.
00:13J'ai écrit 40 ouvrages, dont 6 manuels scolaires, qui ont été des succès.
00:16Et maintenant je fais des spectacles musicaux pour transmettre cette histoire à nos enfants,
00:20dont notamment l'histoire de France, où je parle énormément des racines chrétiennes de la France,
00:26parce que bien sûr que c'est une nécessité d'inscrire cette idée dans la Constitution.
00:31Comment ça, bien sûr ?
00:32Mais c'est une évidence.
00:34Là, aujourd'hui, c'est devenu une évidence plus que jamais,
00:37parce qu'on a une crise de la transmission qui est incroyable.
00:39C'est avant tout la faute à la montée de l'ignorance.
00:43Les Français sont incapables de déchiffrer à la fois les racines chrétiennes,
00:47mais tout notre héritage artistique, les cathédrales, les portails des cathédrales,
00:52les tableaux de Léonard de Vinci, tout ce qui fait la quintessence de la culture européenne et française notamment.
01:00On peut prendre les exemples de peintres Nicolas Poussin, etc.
01:03sont incapables de déchiffrer tout cet héritage qui fait notre richesse dans le monde entier.
01:07La France n'est pas le pays des droits de l'homme,
01:09elle est d'abord le pays des arts et des lettres, depuis la Renaissance.
01:13Et c'est ça qu'il faut rappeler, c'est ça qui a donné naissance après au deuxième héritage,
01:17républicain et laïque, et ce qui fait notre force.
01:20En fait, cet héritage judéo-chrétien fait notre force.
01:24Et là, aujourd'hui, comme on l'a totalement oublié, galvaudé, sacrifié, mais détruit,
01:30il faut voir ce qui se passe dans les églises qui sont complètement laissées à l'abandon.
01:35Les statues, j'ai écrit un livre là-dessus, nos statues que l'on abat,
01:38c'est ça qu'il faut mettre le paquet là-dessus.
01:41Et effectivement, depuis 2004, les nations européennes l'avaient proposé.
01:44Il faut dire que l'Allemagne, la Pologne, tous les États chrétiens voulaient le faire.
01:48Et c'est Jacques Chirac, ce ratsoc, ce radical socialiste, qui a empêché cela.
01:54Eh bien, on n'en serait pas là sans Jacques Chirac.
01:57Dimitri Casali, historien en direct sur Europe 1.
02:01Cet héritage judéo-chrétien fait notre force.
02:03Son livre, nos statues que l'on abat, Bruno, non pas Bruno, Patrice, vous nous appelez de Bretagne.
02:11Vous réagir à Bruno Retailleau, qui veut inscrire nos valeurs judéo-chrétiennes dans la Constitution.
02:18Vous pensez, vous aussi, que c'est une bonne chose, parce que l'on abat nos statues,
02:23parce que, justement, cet héritage qui fait notre force est aujourd'hui vilipendée.
02:27Comment réagissez-vous, Patrice ?
02:29Bonjour, Christine.
02:30Bonjour.
02:31Oui, bien sûr, il faut inscrire nos valeurs judéo-chrétiennes dans la Constitution,
02:35en le faisant par le référendum, de façon à ce que le peuple puisse montrer qu'il y est favorable.
02:41Nous avons le devoir de porter nos valeurs, de porter ce que nous sommes réellement.
02:47Si je prends le cas de la Bretagne, nous avons des calvaires à tous les coins de rue.
02:51– Pas que la Bretagne, je vais vous dire, à Pichon, au Lamentin, à Boisbert, au Lamentin, au Guadeloupe,
02:59dans des petits bleds pourris qui n'intéressent personne, sauf entre deux présidentielles,
03:04il y a des calvaires partout, il y a des chapelles partout, dans l'outre-mer partout, il y a
03:09des calvaires.
03:10Donc c'est vrai que c'est intéressant ce paradoxe entre cette multiplicité,
03:15mon cher Patrice, qui nous a appelé de Bretagne, de calvaires, de croix, de tout ce qu'on voit,
03:19et ce paradoxe avec le fait qu'on se dise, vous parlez de peuple, vous parlez de constitution,
03:24et vous dites qu'on va aller d'un référendum, il y a un fossé quand même entre ce que
03:28l'on voit
03:28et ce auquel on est rendu, on se dit qu'on doit faire, c'est-à-dire l'inscrire dans
03:33la constitution.
03:34Pourquoi selon vous ?
03:36– Oui, et votre invité l'a dit lui-même, Jacques Chirac nous en a prisé,
03:41il n'a pas voulu prendre ses responsabilités à l'époque,
03:44et bien sûr qu'il faut le faire aujourd'hui, de façon à ce que nous nous montrons tel que
03:51nous sommes,
03:51il faut qu'on arrête d'être timide comme nous le sommes, de nous cacher,
03:57et puis il faut aussi que nous faisions cette transmission qui s'est arrêtée à un moment,
04:06et c'est par ignorance aujourd'hui que certains sont devenus des idéologues,
04:10et des idéologues qui font qu'on a perdu le chemin.
04:15– Ignorance, prenez le mot de Dimitri Casali,
04:18transmission, c'est un mot que vous n'avez pas souligné à Dimitri Casali,
04:23Patrice, restez en ligne avec nous, transmission.
04:25– Ben oui, c'est l'essentiel, en fait, cet héritage fait notre force, comme je l'ai dit,
04:30et si on veut marcher vers l'avenir, vers le futur,
04:33il faut que les Français aient de nouveau confiance en eux,
04:35et aujourd'hui, comme le dit très bien Bruno Rotaillot,
04:38on est en pleine culpabilité.
04:40Alors, c'est marrant parce que cette culpabilité,
04:42c'est aussi le fond chrétien.
04:45– C'est un héritage.
04:46– Eh oui, pourquoi vous dites ça, Gabriel?
04:48– Par rapport aux autres peuples,
04:49parce que le christianisme est basé sur le pardon,
04:52sur la charité, sur toutes ces belles valeurs.
04:55– Le pardon et culpabilité, ce n'est pas pareil.
04:56– Non, mais sur le…
04:58– Mais j'entends bien ce que vous dites, Dimitri.
05:00– Sur le méa culpa, c'est ma faute, c'est ma grande faute.
05:03– Vous savez, le Christ est mort parce que nous avons péché,
05:07donc par essence, la religion chrétienne…
05:10– Mais sa résurrection nous a libéré.
05:12– Exactement, mais pose le postulat que nous sommes tous pécheurs.
05:15Donc, je pense, dans la religion catholique,
05:17le sacrement de pénitence, c'est-à-dire aller chercher tous ses péchés
05:22et en demander pardon, je crois qu'il n'y a pas d'équivalent ailleurs.
05:25Et ça a modelé, évidemment, modelé toute une civilisation,
05:31toutes des populations.
05:32Et c'est pour ça, aujourd'hui, qu'on peut les culpabiliser,
05:34parce que pour être culpabilisé, il faut être culpabilisable, voyez ?