00:00Le recouvrement des quelques 1 700 milliards de francs CFA de débats et d'amendes prononcés par la Cour des
00:06comptes
00:06entre désormais dans une nouvelle phase.
00:08Selon RFI, ce dimanche 7 septembre 2026, le président de la République, Brice Clotaire Oligin-Gema,
00:16a accordé un délai d'un mois aux quelques 600 personnes physiques et morales concernées pour s'acquitter des sommes
00:22dues à l'État.
00:23À compter du 7 octobre, les dossiers non régularisés pourraient être transmis à la juridiction répressive compétente.
00:29Une séquence qui place désormais le recouvrement effectif et non plus seulement l'identification des créances au cœur du dispositif.
00:37Après le chiffre vertigineux place au recouvrement, révélé début septembre par le premier président de la Cour des comptes, Alex
00:44Oeuvre-Moutiangou,
00:45les quelques 1 700 milliards de francs CFA correspondant à un stock de débats et d'amendes accumulés sur une
00:51vingtaine d'années
00:52sont notamment concernés des comptables publics, des ordinateurs de crédit, dont des ministres,
00:57et des responsables de collectivités locales, mais également des entreprises privées ayant eu à gérer ou bénéficier de fonds publics.
01:05Selon plusieurs médias gabonais, environ 600 dossiers seraient concernés.
01:09D'après les informations rapportées ce 7 septembre, les personnes concernées disposent désormais jusqu'au 7 octobre pour régulariser leur
01:16situation.
01:17Passé ce délai, les dossiers pourraient basculer du terrain du contentieux financier vers celui de la justice répressive lorsque les
01:23conditions légales sont ruinies.
01:25Une perspective également évoquée publiquement par Alex Oeuvre-Moutiangou, qui a indiqué que les dossiers pourraient être transmis aux juges
01:32répressifs.
01:33Cette séquence appelle toutefois une distinction essentielle.
01:36Les 1 700 milliards de francs CFA annoncés ne constituent pas une somme déjà récupérée par le Trésor,
01:42encore moins des disponibilités immédiatement mobilisables par l'État.
01:46Il s'agit de montants à recouvrer résultant de décisions financières accumulées sur plusieurs années.
01:51La Cour des comptes a notamment contrôlé des secteurs sensibles comme la sécurité sociale,
01:56les évacuations sanitaires et les dispositifs destinés aux Gabonais économiquement faibles.
02:01L'ordre de grandeur donne néanmoins la mesure de l'enjeu.
02:04Rapporté aux 5 495,2 milliards de francs CFA du budget rectifié de l'État pour 2026,
02:11ces 1 700 milliards représenteraient environ 31%.
02:15Une comparaison qui permet de mesurer le poids théorique des créances concernées,
02:19sans pour autant signifier que l'intégralité de cette somme pourra être recouvrée à court terme.
02:25Derrière ces montants se pose surtout la question de l'efficacité des mécanismes de recouvrement,
02:29les décisions de mise en débat, non de portée financière pour l'État
02:32que lorsque les sommes correspondantes retournent effectivement dans les caisses publiques.
02:37C'est précisément cette faiblesse historique du recouvrement que la nouvelle séquence semble vouloir corriger.
02:42L'échéance du 7 octobre constituera donc un premier test.
02:45Combien de débiteurs auront régularisé leur situation ?
02:48Quel montant aura réellement été encaissé par le Trésor ?
02:51Combien de dossiers auront été transmis à la justice ?
02:54Et surtout, l'État communiquera-t-il régulièrement sur le taux de recouvrement
02:59afin de permettre aux citoyens d'en mesurer les résultats ?
03:02La Cour des comptes a elle-même affiché une volonté accrue de transparence.
03:06Son premier président estimant que le peuple gabonais doit pouvoir connaître les décisions rendues
03:11et les sommes réclamées.
03:13Après les contrôles, les débats et les injonctions,
03:15le véritable indicateur de réussite sera désormais beaucoup plus concret.
03:19Le nombre de milliards effectivement restitués à l'État gabonais.
03:23Le volant pour leiste de l'État殺é à l'État gabonais.
03:32Leλεux poké extras.