Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 semaines
Une délégation de Taiarapu-Ouest, commune située sur l’île de Tahiti, s’est rendue dans la baie de Saint-Paul pour découvrir les opérations de restauration écologique engagées contre l’érosion. Une visite destinée à nourrir la réflexion des élus polynésiens sur l’aménagement de leur territoire.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Là, nous sommes dans la baie de Saint-Paul, où on est en train de faire une reconstitution écologique des
00:05plages,
00:06parce que nous l'avons vu que de plus en plus, c'est les épinards, c'est les philaos,
00:10et avec l'érosion que la plage subit compte tenu de l'endiguement de la rivière des Galées,
00:15qui ne rengraisse plus ces plages-là.
00:18Donc, le fait de replanter, de reprofiler la dune, ça permet de reconstituer ces plages-là.
00:23Donc, depuis ici, dans la baie de Saint-Paul, mais aussi sous les philaos, à l'hermitage,
00:30on voit que le sable est retenu, qu'il y a une barrière de protection avec l'arrière-plage,
00:36et que depuis le temps qu'on a lancé ces opérations-là, ça fonctionne.
00:40Et aujourd'hui, on reçoit une délégation de Tahiti, qui est intéressée par le travail qui a été fait.
00:45On a reçu les Mauriciens, on a reçu aussi les Malgaches, puisque toutes les îles sont confrontées à l'érosion,
00:52et le travail que l'on a fait ici depuis des années commence à être intéressant.
00:56Il y a l'université qui nous suit, le BRGM, le conservatoire botanique, mais aussi Clélonia,
01:02parce qu'à terme, on souhaite que les tortues viennent repondre sur un habitat qui est reconstitué.
01:08Ici, sur la baie de Saint-Paul, c'est à peu près 500 000 euros qui ont été investis,
01:14et on voit déjà les résultats quelques années après.
01:17Sous les fils à eau, c'est à peu près 4 millions d'euros qui ont été investis, parce que
01:23c'est plus compliqué.
01:24Et chaque épisode de cyclone, on est obligé de récupérer le sable au brisant et de remettre sous les fils
01:31à eau,
01:31donc ça coûte.
01:32Et donc ici, c'est 500 000 euros, et on va continuer de pouvoir aller sur plus de linéaires,
01:39et on est en train de prévoir les financements pour cela.
01:42La réunion qu'on nous a proposée est de venir voir, parce qu'il y a plein de choses ici
01:46qu'on peut faire adapter sur notre territoire,
01:49que ce soit la voirie, que ce soit l'assainissement, que ce soit le tourisme, que ce soit l'agriculture.
01:56Voilà, donc on voit qu'ici, par rapport à chez nous, il y a plus de population en bas qu
02:02'en haut.
02:02En haut, c'est réservé, sur nos îles, en haut, c'est réservé aux gens les plus aisés, alors qu
02:09'ici, c'est pas tout à fait la même chose.
02:12Mais ce qui est bien ici, c'est que si on parle de tsunami, d'en haut, ils sont protégés,
02:18alors que chez nous, la plupart, ils sont en bas.
02:21Alors quand il y a un grand tsunami qui arrive, notre population va ramasser.
02:25Et donc, il y a cette vision pour comment pouvoir aider cette population à aller sur la montagne.
02:33Et c'est vrai que sur notre territoire, au niveau de nos montagnes, ce sont des montagnes vraiment à pique.
02:40Ici, chez vous, il y a une ponte légère et vous pouvez mettre chez nous, c'est compliqué.
02:45C'est compliqué de faire ça.
02:46Pour nous, là où on est, c'est encore un territoire vierge, si on peut dire.
02:52Oui, il y a de la population, mais il y a beaucoup de choses qu'on peut mettre en place.
02:55Et on voulait faire quelque chose qui ne ressemble pas à la capitale, changer un peu la façon de faire
03:03et pouvoir bien organiser le territoire.
03:06Et donc, d'où notre venue sur la Réunion, parce que la Sérément aussi nous avait proposé de venir ici
03:14voir qu'est-ce qu'on peut adapter ce qu'on a pu voir encore ici par rapport à Tahiti.
03:19On a appris beaucoup de choses et on a vu qu'on peut adapter beaucoup de choses ici, là-bas.
03:26Il y a un seul souci, c'est le financement.
03:28Le financement, vous ici, vous êtes aidé vraiment par l'Europe.
03:34Il y a un sacré budget qui est déversé ici, alors que contrairement à nous, il y a une différence,
03:39c'est 100 fois moins que ce qu'on reçoit au niveau de l'Europe.
03:44Est-ce que c'est par rapport à notre statut, le statut de nos pays, c'est par rapport, je
03:49ne sais pas, parce que peut-être on est très loin et l'Europe ne nous voit pas bien.
03:54Donc, aujourd'hui, c'est un peu la vision qu'on a, c'est de voir avec nos parlementaires, d
03:59'aller voir ce qui se passe là-bas et comment on peut aussi être aidé au niveau des subventions et
04:05financièrement par l'Europe.
04:09Merci.
04:10Merci.

Recommandations