00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde. On commence ce matin avec M. Triste.
00:04Oui, parce qu'il rappelle ses personnages, vous savez, de cette collection de livres pour enfants,
00:08M. et Mme, qui portent sur leur visage un sentiment, une émotion, un petit travers.
00:12Mme Courage, M. Non, Mme Bavarde, M. Glouton.
00:15Et voilà donc, M. Triste, il fait la une de la croix, du Figaro, des échos, avec sa tête de
00:20droupie neurastanique.
00:22Il faut dire qu'après la roust électorale qu'il vient de prendre, il risque fort de perdre son boulot
00:27de chancelier, M. Triste.
00:29C'est effectivement Frédéric Mers, désemparé après le séisme électoral, titre le Figaro.
00:35Dans son éditorial, Patrick Saint-Paul rappelle qu'il avait effectivement promis, en arrivant, de diviser par deux le score
00:42de l'AFD.
00:43Résultat, il l'a multiplié par deux.
00:46En ex-RDA, le vert est dans le fruit pour la CDU depuis le Verschaffendas d'Angela Merkel en 2015,
00:53écrit-il, lorsqu'elle promettait de parvenir à intégrer la vague de réfugiés en provenance de Syrie.
00:59Comme ailleurs en Europe, le national-populisme fait désormais figure d'alternative aux partis traditionnels et à leurs échecs.
01:06Immigration, déclassement, crise économique.
01:09Et à la une de l'opinion, le dessin de CAC claque de la même façon.
01:13On y voit notre Emmanuel Macron s'inquiétant.
01:15Pour merde, c'est sans doute un peu pour lui.
01:18Mais comment en êtes-vous arrivé là ? Demande notre monsieur, content de lui.
01:22Alors, monsieur Triste lui répond, laconique, social-démocratie, mollessonne.
01:27Qui nous amène à parler de la politique française.
01:30Avec monsieur et madame J. Croix.
01:32Monsieur J. Croix a été président.
01:34Madame, elle, y a cru très longtemps.
01:36Vous aurez reconnu François Hollande et Ségolène Royal.
01:39Alors, commençons par madame, c'est dans le Parisien Aujourd'hui en France qu'on retrouve ses aventures.
01:44Ségolène Royal, déterminée à chambouler la primaire socialiste, nous annonce Julien Dufay et Pierre Maurer.
01:51Au départ, son arrivée surprise a été accueillie avec des sourires en coin au PS, raconte-t-il.
01:57Anecdotique, balayait un cadre du parti.
01:59Il nous faut bien une femme candidate, osait un autre.
02:02Sauf que depuis quelques jours, elle commence à inquiéter.
02:05Royal, c'est le facteur X de cette primaire.
02:07Elle fiche le bordel là-dedans.
02:09Souris Jean-Christophe Combadlis.
02:11Tout est malin dans ce qu'elle dit, ajoute un vieux routier du PS.
02:14J'ai dit au gars, attention, il peut se passer un truc.
02:17Elle peut plumer tout le monde.
02:19Monsieur J. Croix, maintenant, c'est son ancien compagnon François Hollande.
02:23Et c'est dans l'opinion que vous lirez la suite de ses pérégrinations.
02:27Corinne Laïc et Antoine Oberdorff le décrivent comme le nouveau Macron.
02:31Je ne sais pas si ça va lui faire plaisir.
02:32Le en même temps, désormais, c'est lui.
02:34En tout cas, il veut redevenir président.
02:38Son raisonnement, un proche l'expose.
02:40A la fin, rien ne pourra se faire sans lui.
02:42Dans l'entre-deux-tours, après le second, ensuite, il faudra une coalition.
02:46Soit pour gouverner, soit pour s'opposer à Marine Le Pen.
02:49Et il en sera.
02:50Voilà pour monsieur et madame.
02:52J'y crois.
02:53En attendant, les parlementaires, eux, sont plus prudents.
02:56Eux, ils croient beaucoup moins.
02:57Eux, ce sont même messieurs et mesdames trouillards, à en croire le Parisien.
03:01Dès qu'il s'agit de supporter un candidat, explique Victor Delerre, c'est courage fuyant.
03:05En fait, les députés ont la pétoche de se tromper de vainqueur et de risquer ensuite de perdre leur précieux
03:11fauteuil de députés.
03:13Députés.
03:14Et toi, tu choisis qui ?
03:16Ton delier ou Mélenchon ?
03:17Et toi, Attal ou Philippe ?
03:18Du coup, c'est un peu un concours de lâcheté, reconnaît l'un de ses attentistes.
03:22Une course de lenteur en attendant de pouvoir voler de manière certaine au secours de la victoire.
03:28Mais un coup de théâtre pourrait intervenir.
03:30Le retour de M. Chamboultou.
03:33C'est Jean-Marc Vittori qui émet cette hypothèse un peu dingue.
03:37Et si Emmanuel Macron procédait à une nouvelle dissolution ?
03:42Hein, quoi ?
03:42Mais le pire, c'est que son raisonnement se tient.
03:45D'abord, légalement, c'est possible.
03:46Ensuite, la nouvelle assemblée pourrait plus facilement voter un budget dont la France a besoin.
03:51Troisièmement, cela permettrait de clarifier la situation et les partis devraient sortir plutôt de l'ambiguïté.
03:55On verrait par exemple, écrit-il, si le patron du PS, Olivier Faure, irait à nouveau se réfugier sous les
04:01jupes de Mélenchon pour sauver quelques sièges.
04:03Dernier argument, et non des moindres.
04:05Cela pourrait être une façon pour M. Chamboultou de redonner l'ascendant à l'Assemblée sur l'Elysée,
04:11et donc de rogner les ailes avant même son élection à Madame Favorite.
04:15Mais rassurez-nous, ça n'est pas sérieux.
04:17Ce serait pure folie.
04:18Reconnaît lui-même Vittori, même si l'idée a circulé à l'Elysée à la fin du printemps dernier, affirme
04:24-t-il.
04:25Mais question, est-ce que la pure folie est un argument de nature à arrêter M. Chamboultou ?
04:31Eh bien, laissons la réponse à M. Intelligent, Albert Einstein, qui disait que
04:35la vraie folie, c'est de se comporter toujours de la même façon, en espérant arriver à un résultat différent.
04:47La revue de fesses d'Olivier Delagarde, merci beaucoup.
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