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  • il y a 1 semaine
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, 11h-13h, Christine Kelly et vous.
00:04Pour l'instant, nous parlons des droits de succession.
00:08Faut-il les supprimer comme le propose Sarah Knafo pendant que vous appelez au standard Europe 1 ?
00:14On a des réactions sur le sujet précédent, elle va nous les donner.
00:18Géraldine Hamon, je vais quand même rappeler que sur le classement PISA,
00:21Joachim Lefloquimade, lui, il a dit que l'étude, selon les résultats de l'étude, son surprise,
00:27ils sont cataclysmiques avec cette chute de 16 points en mathématiques en 3 ans.
00:33Gabriel Attal, le classement PISA est sorti, ses résultats ne sont pas seulement mauvais,
00:38ils sont alarmants, il a été ministre, il a été premier ministre,
00:41il a été ministre de l'éducation nationale, je suis à me la parenthèse.
00:43Ah bah oui, il avait même dit que c'était la mère des batailles.
00:45Mais après il est parti.
00:46Voilà, le décrochage, exactement, le décrochage de nos élèves, c'est le décrochage de notre pays.
00:51Bruno Rotaillot, du classement, les résultats du classement PISA viennent de tomber en 10 ans.
00:56La France a perdu 44 points en lecture, 38 en mathématiques au classement PISA.
01:03Voilà, et puis quelques réactions sur WhatsApp.
01:06Je suis enseignante, on a de plus en plus d'élèves avec un niveau de plus en plus faible
01:09et des handicaps divers et variés.
01:11Il faut réorienter en filière professionnelle,
01:13plutôt responsabiliser les parents pour veiller à l'apprentissage des leçons
01:18et alléger les effectifs.
01:20Il y a un autre message aussi, même lorsqu'on est des parents qui suivent et surveillent la scolarité de
01:26nos enfants
01:26et qui se désespèrent au quotidien du niveau, le système est plus fort que nous.
01:31Il m'a été reproché par le principal du collège d'avoir souligné des fautes d'orthographe de la part
01:35d'un professeur.
01:36Incroyable ! Merci beaucoup pour vos réactions sur le WhatsApp d'Europe 1 0182 39 21.
01:44On reprend notre fil sur la suppression des droits de succession,
01:48comme le propose Sarah Knafou.
01:50L'héritage est-il un impôt injuste, un impôt nécessaire ?
01:53Sarah Knafou propose de supprimer purement et simplement ses droits de succession.
01:58Elle considère qu'il s'agit d'un impôt injuste,
02:00une forme de confiscation d'un patrimoine déjà taxé du vivant des parents.
02:05Gabriel Cluzel.
02:06Non mais l'impôt sur la succession, c'est plus qu'un impôt, c'est une philosophie.
02:11Parce que c'est un matraquage de la transmission.
02:16La transmission, c'est une valeur aujourd'hui qui est très décriée.
02:19Et tout le monde louche dessus.
02:21Vous savez, je me souviens d'il y a Elbron Puvé qui avait dit
02:23« Oui, c'est injuste, l'héritage, ils vous tombent comme ça du ciel. »
02:26Mais oui, bien sûr, ils tombent du ciel.
02:27C'est vrai, nos parents sont morts, nos grands-parents, ils ont sué sang et eau pour nous laisser ça.
02:31Et c'est ce qui les a tenus.
02:32Ça a été le moteur de leur vie, comme nous, c'est de donner une vie meilleure à nos enfants.
02:35Et on voudrait le supprimer.
02:36Mais c'est absolument scandaleux.
02:38Alors pourquoi tout le monde louche dessus ?
02:39Parce que monsieur doit savoir ça mieux que moi.
02:42François Pirard.
02:43Voilà, et François Pirard.
02:45Je crois que ça s'élève à combien ?
02:479 000 milliards le montant de...
02:52Le gâteau de la succession.
02:53Au total, les droits de la succession en France, selon le périmètre qu'on retient,
02:57c'est entre 15 et 20 milliards d'euros.
02:59Non, mais parce que dans les dix prochaines années, je vais retrouver le chiffre que j'avais noté,
03:05on prévoit un transfert entre eux, puisque c'est la génération des baby-boomers qui, hélas, va partir.
03:10Donc ça fait une foule de gens.
03:13On prévoit un transfert de fortune extrêmement important.
03:16Mais plutôt qu'il aille à leurs enfants, l'État veut le spolier et louche dessus.
03:20Et pourtant, il y a des pays européens qui fonctionnent très bien sans droits de succession.
03:24Alors, je crois qu'il y a l'Autriche qui a très peu de droits de succession, la Hongrie, l
03:28'Italie.
03:28Vous savez, nous, là où on commence à...
03:31Un enfant est exonéré jusqu'à 100 000 euros.
03:33L'Italie, c'est 1 million.
03:35Donc vous voyez, ça ne touche plus les classes moyennes.
03:38Donc, on pourrait faire la même chose en France.
03:40Et pourquoi, Sarah Knafo, mais pas que, dit que c'est un impôt injuste ?
03:43Parce qu'en plus, c'est un impôt qui a déjà été...
03:45C'est de l'argent qui a déjà été taxé.
03:47L'impôt sur le revenu, les droits de mutation avec l'immobilier, et plein d'autres encore.
03:52Donc c'est vrai que, oui, je suis d'accord.
03:54Je trouve que c'est un impôt profondément injuste.
03:57Gabriel Kuzat sur Europe 1, Karim Aloum.
03:59Je trouve que ce n'est pas le seul impôt qui est injuste.
04:01Il y en a tellement d'impôts qui sont injustes.
04:03Malheureusement, le système français,
04:05qui est basé sur la distribution,
04:09on peut dire un budget de 15 à 20 milliards.
04:13C'est très compliqué pour un chef de gouvernement de le faire.
04:16Rappelons que, sur les successions,
04:19un peu de vérité aussi,
04:22l'INC a informé que 85% des successions
04:25ne sont pas soumises à l'impôt.
04:27C'est ainsi qu'il le dit.
04:28Donc il y en a 14%, environ 15% qui sont soumises.
04:31Et souvent, il faut être honnête,
04:33ce n'est pas tout le monde qui est taxé.
04:35C'est une partie, mais cette partie qui est taxée
04:36fait partie, fait fonctionner l'économie.
04:40C'est très, très important.
04:42C'est le moteur de la France.
04:43Ce n'est pas parce qu'il n'y a que 15%,
04:44donc ce n'est pas grave.
04:46Non, fait partie de l'économie.
04:47Aujourd'hui, la puissance d'un pays,
04:49c'est son économie.
04:50Aujourd'hui, l'économie française,
04:52à cause des déficits,
04:54à cause des intérêts de la dette
04:55et à cause des dépenses,
04:56on n'arrive pas à la faire fonctionner.
04:58Et taxer les gens qui font fonctionner l'économie,
05:01effectivement, c'est un impôt injuste.
05:03Mais on attendre aussi.
05:04Nicolas Kippé, il en a marre.
05:05Il en a marre d'être taxé.
05:06Taxé, taxé, taxé.
05:07Je donne le mot de la main à François Pira.
05:09Non, je vais simplement dire, préciser,
05:10c'est bien le chiffre qui avait sorti
05:12la Fondation Jean Jaurès fin 2024.
05:149 000 milliards d'euros de patrimoine
05:16pour être transmis en France
05:17entre 2025 et 2040.
05:19On comprend que ça en fasse rêver beaucoup.
05:20Pardon.
05:20Jean-Marie Cluzel sur Europe 1.
05:23François Pierrarre, fondateur de l'Observatoire Hexagone sur Europe 1.
05:26Comment vous, qu'est-ce que vous répondez,
05:28vous, à Sarah Knafow,
05:29vous qui êtes dans les chiffres,
05:31vous qui êtes de l'Observatoire de l'Hexagone,
05:33l'Observatoire Hexagone, pardon,
05:35lorsque vous voyez justement ce sujet
05:39des droits de succession ?
05:41Alors je pense qu'il y a deux débats.
05:42Il y a un débat qui est économique
05:43et un débat qui est moral.
05:44Le débat moral dont on vient de parler,
05:46je pense que Gabriel et Karim ont fait le tour,
05:49mais il y a effectivement aussi un débat économique
05:52qui part d'un point de départ
05:53qui est, on a énormément de dépenses publiques.
05:55Il faut donc beaucoup de recettes publiques
05:57et la question c'est,
05:58où on va chercher ces recettes publiques ?
06:00Aujourd'hui, la France est le pays
06:01qui taxe le plus le travail dans l'OCDE
06:04et taxer l'activité,
06:05c'est évidemment toxique pour l'économie.
06:07Et donc, on est tenté de se dire,
06:08on va aller taxer quelque chose
06:10qui est relativement neutre sur l'économie,
06:12on va taxer les successions.
06:13Mais là, on soulève un enjeu moral
06:16dont on a parlé,
06:17mais quand même quand on regarde le constat,
06:19on reste aujourd'hui le pays
06:21qui taxe le plus les héritages
06:23dans l'Union Européenne,
06:24en tout cas quand on le rapporte au PIB.
06:28Qui taxe le plus au niveau de l'Union Européenne.
06:31Mais je ne sais pas,
06:32j'ai posé peut-être une question
06:34un peu surprenante,
06:35comment le contribuable français
06:38peut-il s'élever contre ça ?
06:41Comment peut-il se dire, moi,
06:43à part partir à l'étranger,
06:45à part effectivement trouver,
06:46je ne sais pas,
06:47des détournements,
06:49je ne sais pas lesquels,
06:49mais comment le français peut-il faire face
06:53à cette succession de taxes ?
06:55Il nous écoute,
06:56il en a marre,
06:57il est taxé tout le temps,
06:58tu achètes un truc,
06:59tu as la TVA,
07:00tu as l'impôt sur le revenu,
07:01tu as une entreprise,
07:02c'est 30% sur l'entreprise,
07:04etc.
07:05Tu te lèves le matin,
07:05tu es déjà taxé.
07:06Tu te lèves le matin,
07:07tu as dit bonjour,
07:08tes mots sont taxés.
07:10C'est incroyable.
07:12Et pour autant,
07:12pendant ce temps-là,
07:14les dépenses continuent.
07:16Pour un résultat ?
07:17Et pour un résultat,
07:18voilà.
07:18Tu vas aux urgences,
07:19c'est le contraire des urgences,
07:20tu attends 3 jours,
07:21tu mets tes enfants à l'école,
07:23c'est la cata,
07:25tu vas à l'hôpital,
07:26etc.
07:26Tu n'es pas soigné.
07:28Comment, moi,
07:28je suis un français,
07:29je suis Nicolas,
07:30je paie,
07:30comment peut-on...
07:32Ma question est un peu bizarre,
07:33surprenante,
07:34vous n'avez peut-être pas la réponse,
07:35mais que peuvent faire les français ?
07:36Il y a trois niveaux.
07:38Il y a un premier niveau
07:38où quand même,
07:39on sent de plus en plus
07:40chez certains français
07:41une certaine résignation
07:42de se dire que ça ne sert à rien
07:44de gagner plus
07:44parce que la tranche marginale
07:47d'imposition est trop élevée
07:49et à la fin,
07:49on se satisfait de peu,
07:51en quelque sorte.
07:52C'est quelque chose
07:52qui mine profondément
07:55l'énergie vitale du pays
07:56et notre dynamique.
07:58Deuxième chose,
07:59ça peut être de l'optimisation
08:00à plusieurs niveaux.
08:01Ça peut être simplement
08:01faire des donations anticipées,
08:03essayer de donner
08:05le plus possible
08:05à ses enfants
08:07en amont
08:07de la succession
08:08d'une manière ou d'une autre
08:09ou bien des optimisations
08:10plus sophistiquées
08:11concernant les hauts patrimoines
08:13mais qui sont très largement pratiquées
08:14ce qui fait que
08:15comme c'est un impôt
08:16qui est très contourné,
08:16peut-être aussi
08:17qu'il n'est pas non plus
08:19très pratique
08:20à mettre en œuvre
08:21et qu'il est cautionnable.
08:22Et puis,
08:22le troisième moyen,
08:24c'est tout simplement
08:24par le vote
08:25parce que c'est quand même
08:26un sujet profondément politique
08:28et moral
08:28et nous sommes en démocratie.
08:30C'est évidemment tranché
08:31lors des élections.
08:32Il y a plusieurs offres politiques
08:34qui justement
08:35se positionnent là-dessus
08:35sur une réduction
08:37ou une suppression
08:37des impôts de succession.
08:39On peut considérer
08:40qu'on peut réduire les impôts
08:41parce que ça bloque l'économie.
08:43Mais il faut être honnête aussi.
08:44Il faut dire aussi
08:44qu'on doit s'attaquer
08:46à l'État-providence,
08:47à sa haute dépense.
08:48Si on ne s'attaque pas
08:49aux dépenses,
08:49on ne peut pas s'attaquer
08:50aux impôts.
08:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
08:52les candidats à l'élection présidentielle,
08:53ils ont facteur à régler.
08:54Le premier,
08:56réduire les déficits.
08:57Reduire la dette,
08:58baisser les impôts
08:59et relancer l'économie.
09:01Il faut conjuguer tout ça.
09:02Il faut être courageux
09:03de dire
09:03que l'État-providence
09:04est un obstacle.
09:05Il faut s'attaquer.
09:06Les dépenses,
09:07on doit les diminuer.
09:08Si on ne diminue pas
09:09les dépenses,
09:10je suis désolé,
09:10c'est très compliqué
09:11de baisser les impôts.
09:12Même ce dernier impôt
09:14dans lequel on cite
09:15sur les successions,
09:15on ne pourra pas toucher.
09:16L'État-providence
09:17est un handicap.
09:18On reviendra évidemment
09:19sur ces sujets.
09:21Merci infiniment
09:21François Appirard,
09:22fondateur de l'Observatoire Hexagone,
09:25d'être venu nous parler
09:26de ce classement PISA,
09:28de ces droits de succession.
09:30On va marquer une pause
09:32et puis on parlera
09:33du lancement des voix juives.
09:35Je ne suis pas juive,
09:37mais je défends les juifs.
09:39Moi je suis juif.
09:40Je ne suis pas catholique,
09:41mais je défends les catholiques.
09:43Je ne suis pas je ne sais pas quoi,
09:45mais je défends je ne sais pas quoi.
09:47On marque une pause,
09:49on revient sur Europe 1.
09:50Il est important
09:51que la France reste
09:52le pays des libertés.
09:54Merci d'avoir choisi
09:55Europe 1.
09:5511h-13h,
09:56c'est Christine Kelly
09:57et vous au 0182-39-21.
10:01Le numéro du standard
10:02d'Europe 1 est non surtaxé.
10:03Vous pouvez aussi envoyer
10:04vos messages et réactions
10:05sur WhatsApp 0182-39-21.
10:08A tout de suite sur Europe 1.
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