00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:03Et votre après-midi se poursuit sur Europe 1 avec Lélie Macias et ses 3 chroniqueurs,
00:06Michel Fayad, Sébastien Ligné et Hélène Roué.
00:09Alors on parlait de Pisa au début de ce débat et du niveau des élèves français,
00:12est-ce que vous avez vu l'interview de Marine Tondelier,
00:15qui, je le rappelle, dirige quand même les écolos et espère un jour présider la France ?
00:19C'était difficile de la louper.
00:20Oui, elle espère.
00:21C'était sur LCI, elle était sur LCI donc.
00:25On va écouter, elle devait dire ce qu'elle pensait de chaque président de la Vème République.
00:31Bah, de Gaulle, un infini respect.
00:33Moi, c'est une figure, ça fait quand même longtemps qu'on n'en a pas eu des comme lui.
00:35On pide où ?
00:36J'ai pas de souvenirs.
00:38Giscard ?
00:39Mais moi, Giscard, il me fait penser à Macron.
00:41Mitterrand ?
00:41Alors Mitterrand, moi, j'ai pas de souvenirs de Mitterrand au pouvoir.
00:45Et je pense que s'il devait retenir une chose de son mandat, c'est l'abolition de la peine
00:48de mort.
00:48Chirac ?
00:49Je me rappelle forcément de choses qui sont pas très politiques.
00:50Moi, ce qui m'a marquée, c'est manger des pommes, déjà, parce que j'ai dû coller toutes les
00:53affiches, vous avez...
00:54De votre grand-père ?
00:55Mais donc, on va dire manger des pommes sans pesticides.
00:58Sarkozy ?
00:59Oh, quelle angoisse, c'était long.
01:01François Hollande, je crois que vous l'avez suffisamment assassiné, pas besoin de dire autre chose.
01:04Et Emmanuel Macron ?
01:05Un président qui a été réélu et qui ne peut pas se représenter, ce qui n'est pas arrivé souvent,
01:09il aurait pu en faire quelque chose.
01:10Par exemple, il aurait pu dire, je vais prendre des mesures que personne qui veut se représenter aurait pu prendre.
01:15Par exemple, sur la démocratie, il aurait pu changer la constitution.
01:18Même ça, il n'a pas été capable.
01:19C'était Marine Tournelier sur LCI.
01:22Grand moment de solitude, en tout cas.
01:24Vous avez l'air sans voix, mais il va falloir donner de la voix.
01:27J'attends vos commentaires.
01:28Allez, Hélène Rouet.
01:29Très grande pensée pour commencer à Darius Rochebank, qui a su quand même rester de marbre lors de cette litanie
01:34hallucinante.
01:36Moi, je trouve ça assez fou.
01:37Déjà, Marine Tournelier, vous avez remarqué, il n'y a pas une réflexion qu'elle ne ramène pas à elle.
01:40Et vous savez, c'est vraiment...
01:41À chaque fois, elle commente les présidents selon son propre parcours, etc.
01:45En fait, ça dénote, évidemment, le manque de culture absolument effarant.
01:49Manifeste de Marine Tondelier.
01:50Sauf qu'en fait, c'est toujours pareil.
01:53Elle prétend à la fonction suprême.
01:55Et je veux dire, quand on regarde à quel point le niveau s'est absolument effondré de notre classe politique,
02:00aujourd'hui, il n'y a plus vraiment de prestige de notre classe politique.
02:02En réalité, les élites de notre pays vont maintenant dans le privé.
02:06Ils ne vont plus en politique.
02:07Et c'est sûr qu'avec des figures comme Marine Tondelier, ça ne donne pas envie de s'engager.
02:12Mais là, c'est hallucinant.
02:14C'est-à-dire qu'en fait, elle n'est même pas capable de citer, vous savez, les grandes réformes
02:17de gauche, par exemple, de François Mitterrand.
02:19Même pendant le mandat de Valérie Giscard d'Estaing, elle aurait pu citer aussi l'avortement avec Simone Veil, etc.
02:24Elle ne va même pas là-dedans, alors que c'est son tropisme.
02:27Et là, on est juste face à une litanie d'un niveau cataclysmique.
02:31Alors, elle cite l'abolition de la peine de mort pour l'État.
02:33Oui, voilà, elle est juste, vous avez raison.
02:36Michel Fayad.
02:36Oui, pourtant, elle a fait Science Poli.
02:38Et en Science Poli, il y a quand même des cours d'histoire.
02:41De science politique.
02:42Oui.
02:43D'histoire politique.
02:43Et on apprend notamment les présidents de la République française, ce qu'ils ont accompli, ce qu'ils ont réalisé.
02:49Je veux dire, je trouve que c'est assez hallucinant.
02:53Et puis même, étant donné qu'elle est la candidate écologiste, ce qui aurait peut-être été intéressant,
02:58c'est de dire, par exemple, ce que chaque président a fait en termes d'énergie.
03:01C'est l'écologie.
03:02C'est vrai.
03:02Le général de Gaulle, qu'elle a vanté, et que je vante aussi, mais qu'elle l'a quand même
03:07vanté,
03:08alors que lui, il a quand même misé sur les hydrocarbures, donc le pétrole, le gaz.
03:14Et il a fait aussi, bien sûr, la puissance nucléaire, justement, française.
03:18Donc, ensuite, elle aurait pu faire différentes choses.
03:21Jacques Chirac, il a relancé les essais.
03:23Elle aurait pu donner cet aspect des choses.
03:25C'est vrai.
03:26Il n'y a rien du tout.
03:27Ça montre aussi qu'elle n'a pas bossé.
03:28Il y a un moment donné, elle savait très bien, en plus, dans cette émission,
03:30Marine Le Pen y était déjà passée.
03:32Elle savait très bien que cet exercice allait être demandé.
03:34Donc, là, ça dénote aussi juste une impréparation.
03:37Elle n'a pas travaillé ce qu'elle allait dire.
03:39Sébastien Ligné, qui restait silencieux en entendant.
03:43On pourrait en rire, et on a envie d'en rire, en fait.
03:45Mais on pourrait simplement en rire si ce n'était pas absolument dramatique.
03:49En effet, à la fois sur le niveau général de la classe politique,
03:53pardon, ce n'est pas étonnant quand on entend ce petit extrait,
03:55de voir le score de Jean-Luc Mélenchon,
03:57et de voir à quel point Jean-Luc Mélenchon,
03:59qui est quand même, avec François Hollande, on va dire,
04:01un des deux seuls grands cadres cultivés,
04:03qui a encore une vraie culture politique.
04:05Et ce n'est pas étonnant que Jean-Luc Mélenchon carbure aussi aujourd'hui,
04:07parce qu'il a une stature politique qu'elle n'a clairement pas,
04:10Marine Tondoulier, ou même Olivier Faure, ou même Raphaël Glucksmann.
04:14Et ensuite, ça dit beaucoup de la vision de nos élites.
04:18C'est-à-dire qu'on parle beaucoup de l'absence de mémoire collective.
04:21Mais nos élites n'ont plus aucune notion de mémoire collective,
04:24d'idée d'appartenir à un grand ensemble.
04:27L'idée que quand vous êtes député,
04:29vous n'êtes pas simplement qu'un simple député individu,
04:32vous êtes aussi le député d'une circonscription
04:34qui a eu dans son passé des dizaines d'autres députés,
04:37qui a eu une histoire politique.
04:38Quand vous appartenez à un parti politique,
04:40vous appartenez pas simplement à un mouvement politique de 2026,
04:43mais un mouvement qui a parfois 50 ans,
04:45qui a connu des leaders,
04:46qui a parfois connu des présidents de la République,
04:48qui a parfois connu des courants, de l'idéologie.
04:50C'est ça aussi, faire de la politique,
04:52c'est s'inscrire dans un tout.
04:54Et là, je ne parle que de la Ve République.
04:56Mais vous avez aussi des grands hommes,
04:57des grands hommes politiques,
04:58qui se sont aussi parfois référés aux anciennes républiques,
05:02et parfois même à l'Empire napoléonien.
05:04Ça, c'est appartenir à un tout,
05:06et se dire qu'être un homme politique,
05:08c'est ajouter une petite pierre en plus à un édifice
05:10qui est construit depuis plusieurs centaines d'années.
05:13Mais même ça, cette vision de base de toute femme ou homme politique,
05:17elle ne l'a pas.
05:17Mais j'ai envie de vous dire,
05:18vous en avez beaucoup qui ne l'ont plus aujourd'hui.
05:19Et je pense qu'on demande à beaucoup de députés
05:23qui ont moins de 50 ans à l'Assemblée nationale aujourd'hui,
05:25tout bord politique,
05:26je pense que vous leur faites faire le même quiz.
05:28Vous avez beaucoup qui sont incapables de répondre.
05:30Ça, c'est sûr,
05:31mais c'est vrai qu'ils ne sont pas tous candidats à la fonction suprême.
05:33C'est aussi ça qui rend le cas de Marine Tondelier encore plus grave.
05:36C'est-à-dire qu'ils ne sont pas tous candidats à la fonction suprême.
05:36C'est-à-dire qu'ils ne sont pas tous candidats à la fonction suprême.
05:36C'est-à-dire qu'ils ne sont pas tous candidats à la fonction suprême.
05:36C'est-à-dire qu'ils ne sont pas tous candidats à la fonction suprême.
05:36C'est-à-dire qu'ils ne sont pas tous candidats à la fonction suprême.