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  • il y a 2 jours
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:02La suite c'est avec vous, Kelly Mathias Ivo, chroniqueur Michel Fayat, Sébastien Ligny et Hélène Roué.
00:07Et on parle bien sûr de la contestation lycéenne.
00:10Et on aurait presque oublié que nous étions dans une campagne présidentielle.
00:14Écoutez Frédéric Dhabi, le directeur de l'IFOP, sur cette période inédite.
00:17Il était au Figaro TV hier.
00:19Traditionnellement, 7 mois avant une campagne présidentielle, avant un vote, la France se calme.
00:246 mois avant 2022, on était focalisés sur la primaire LR.
00:296 mois avant 2017, et on en parlait, il y avait également cette primaire LR.
00:336 mois avant 2012, il y avait un moment de tension, mais plutôt à l'Assemblée,
00:37parce qu'il y avait le budget Fillon qui était extrêmement sévère.
00:41Là, on est à un moment où, au lieu de le pays s'apaise,
00:44qu'on regarde les candidats proposer leur offre,
00:46l'offre électorale est encore très peu cristallisée.
00:50Et là, on a ce pays qui s'embrase.
00:53C'est vrai que le pays s'embrase et pas du tout apaisé, pas du tout calme,
00:57et que les propositions des candidats...
00:59Enfin, il y a 7 jours, Édouard Philippe présentait son programme pour la retraite,
01:02ou là encore ce matin, Marine Le Pen présentait son contre-budget, comme elle dit.
01:06Ça va intéresser qui, là, aujourd'hui ?
01:08Ah oui, non, mais absolument personne.
01:10C'est vrai qu'entre le pape et les blocus,
01:11ça fait quelques jours quand même qu'on ne parle absolument plus de présidentielle.
01:15Maintenant, voilà, c'est aux candidats de s'adapter aussi.
01:17La France est dans une situation qui est extrêmement grave,
01:19donc maintenant qu'ils fassent leurs propositions, etc.
01:21J'ai écouté Sébastien Chenu ce matin sur ces news européens,
01:24et effectivement, il disait la manière dont le Rassemblement national,
01:27s'il était au pouvoir, gérerait ces manifestations.
01:30Donc ça, à la rigueur, pourquoi pas ?
01:31Et moi, en revanche, il y a quelque chose que je trouve assez dommage,
01:34c'est, rappelez-vous quand même tous les appels sur les réseaux sociaux,
01:37en vue du 17 octobre.
01:38C'est dans pas très longtemps.
01:40Et en fait, j'ai peur qu'il va se passer exactement la même chose
01:43qui s'est passée avec les Gilets jaunes,
01:44à savoir que ce sont des mouvements qui sont à la base pacifiques,
01:47qui veulent à la base parler au gouvernement.
01:49Et en fait, pour la deuxième fois, ça va être de nouveau volé.
01:52C'est-à-dire que les Black Blocs ont volé les Gilets jaunes.
01:54Je pense que là, l'extrême gauche va à nouveau voler le 17 octobre
01:58à des professionnels, à des agriculteurs, à des pêcheurs, à des pompiers,
02:01à des personnes qui voulaient manifester pour dire au gouvernement, ça suffit.
02:06Sébastien Ligné.
02:07Moi, je trouve que ce climat est finalement assez représentatif
02:11de l'État de la France et des enjeux de cette élection présidentielle.
02:14C'est qu'on n'aborde pas cette élection présidentielle
02:16en se disant qui va relever le pays, qui va le guider pour les dix prochaines années.
02:21L'enjeu de cette élection présidentielle, c'est de savoir qui va empêcher la France de couler.
02:25C'est ça, quand même, l'enjeu fondamental.
02:26Ce n'est pas du tout la même logique que les élections d'il y a dix ou quinze ans.
02:30La crise est beaucoup plus profonde.
02:32Et donc, de fait, on est dans une compétition électorale
02:34pour savoir qui sera le meilleur gestionnaire des crises qui vont à venir.
02:38Donc, ce n'est pas si mal, finalement, qu'il y ait des crises pendant la campagne électorale,
02:41parce que ça va révéler les caractères de chacun.
02:43Mais là où je ne suis pas forcément d'accord avec l'analyse précédente,
02:46c'est qu'en fait, au fond, ça fait quand même trois scrutins consécutifs
02:49qu'on est dans des gestions de crise.
02:51Parce qu'on parlait de 2022.
02:53En effet, en septembre-octobre, c'était une campagne normale.
02:56Mais dès que la guerre en Ukraine éclate,
02:58la campagne présidentielle ne ressemble plus du tout à une campagne normale.
03:01Les européennes, ça a été une campagne de gestion de crise permanente
03:04sur la colère agricole, sur la colère du pouvoir d'achat.
03:07Et puis, les élections législatives post-distolution, ça a été une gestion de crise pendant un mois
03:13où il n'y avait aucune proposition, aucune vision.
03:15C'était simplement un bordel permanent qui ressemblait à ce qu'on voyait à l'Assemblée nationale.
03:19Donc, au fond, il faut peut-être s'habituer au fait que les campagnes électorales françaises modernes
03:24ne sont que des compétitions de gestion de crise.
03:28Michel Vaillade.
03:29Et puis du choix de profil, peut-être.
03:31C'est-à-dire que les gens, ils votent non plus sur le programme,
03:33mais simplement, je préfère Marine Le Pen parce que c'est Marine Le Pen
03:36ou je préfère Edouard Philippe parce que c'est Edouard Philippe, etc.
03:39Et donc, c'est catastrophique.
03:41Mais il faut peut-être essayer de réfléchir justement sur certains propos
03:47qui viennent là ces dernières heures et tout,
03:49notamment celui de Marine Le Pen qui a fait, dans sa conférence,
03:52elle a dit que la France était au bord du défaut de paiement au niveau de sa dette.
03:58Et donc, ça met peut-être, en tout cas sur la table,
04:01la possibilité que la France passe sous la tutelle peut-être du FMI
04:06ou de la Banque Centrale Européenne.
04:07Et là, c'est un vrai sujet.
04:09Parce que tous les programmes économiques et financiers des candidats,
04:13eh bien, ils seraient inapplicables si jamais le FMI venait.
04:17Et encore plus, si c'est Jean-Luc Mélenchon.
04:19Et aujourd'hui, malheureusement, on s'y approche rapidement.
04:22Et ce n'est pas avec les propositions du gouvernement
04:23de faire un budget qui crée encore 17 milliards de nouveaux impôts,
04:28qui va nous sortir de l'impasse.
04:30Jamais dans toute l'histoire, c'est ce que Charles Gave expliquait
04:33là, ce week-end, dans son podcast,
04:35que jamais dans toute l'histoire,
04:37eh bien, il y a eu une hausse d'impôts
04:39qui a rééquilibré le budget et arrangé la dette.
04:42Alors, vous, Michel Fayette, vous allez dans la campagne présidentielle
04:45pour commenter, effectivement, le programme-là de Marine Le Pen.
04:49Non, mais parce que le budget, c'est une question centrale pour tout le monde.
04:52Mais si j'en reviens à ma question initiale, qui était, voilà,
04:54comment les candidats peuvent-ils se faire entendre dans cette période
04:57où il y a des émeutes dans le péri, des manifestations ?
05:00C'est la compétition à celui qui va soit faire les propos les plus outranciers
05:04contre la police, soit ceux qui vont tenter la réponse la plus autoritaire.
05:08Mais là, il y a quand même une déconomie très classique gauche-droite.
05:11L'exemple avec Ségolène Royal, l'extrait que nous avons passé,
05:13quand on entend Ségolène Royal dire les inepties,
05:15les mêmes inepties que Jean-Luc Mélenchon,
05:17alors que quand même, toute blague à part,
05:19Ségolène Royal, a priori, ça n'est pas Jean-Luc Mélenchon,
05:21ils n'ont quand même pas la même idéologie.
05:23Donc bien sûr, en fait, il faut parler un petit peu plus fort que les autres.
05:26Donc soit vous dites une outrance, soit vous dites une ânerie,
05:29soit, voilà, c'est la seule manière de se faire entendre dans le climat.
05:32Ça règle la foi à plus de 200 000 ventes.
05:35Soit vous écrivez.
05:35Et vous vous radicalisez.
05:37On voit bien que sur cette question de la colère des lycéens,
05:39les positions se radicalisent.
05:41Vous avez en effet la gauche, et pas que la gauche,
05:43en effet Mélenchoniste qui est en train de se radicaliser
05:45dans un camp anti-flic complètement ridicule.
05:48Et de l'autre, je pense que plus on va avancer,
05:51si cette colère dure, plus les propositions de la droite
05:53vont être de plus en plus radicales en termes de maintien de l'ordre,
05:56en termes d'autorité, etc.
05:58C'est aussi à l'image de la France.
06:00Vous avez deux Frances aujourd'hui.
06:01Moi, je connais des gens qui sont très, très, très favorables
06:04à un maintien de l'ordre extrêmement strict
06:06et à un renversement de la table en termes d'autorité
06:09et des consignes qu'on envoie aux policiers.
06:10Vous en avez d'autres qui considèrent que les lycéens
06:12doivent être libres de faire absolument ce qu'ils veulent.
06:14Sébastien Liné, Hélène Rouet et Michel Fayad.
06:17On va évidemment, on continuera, j'imagine,
06:19de reparler de cette contestation lycéenne.
06:21Mais j'aimerais aussi reparler avec vous
06:22de ce qui s'est passé hier,
06:25à l'avant-veille des commémorations du 7 octobre,
06:27au Parlement européen,
06:28puisque Riman Hassan est accusé d'avoir renversé,
06:31puis piétidé des drapeaux israéliens
06:32et des drapeaux européens.
06:34Tout de suite sur Europe 1.
06:3513h-14h, c'est Europe 1 Info.
06:37C'est avec Lili Mathias.
06:38Sous-titrage Société Radio-Canada
06:40Sous-titrage Société Radio-Canada

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