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  • il y a 4 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Alors, puisqu'on parle d'Emmanuel Macron, donc, et de ses intentions hier soir sur TF1 et France 2,
00:05il n'excluait pas de baisser les taxes sur les carburants si l'envolée des tarifs se poursuivait,
00:09tout en affirmant qu'il serait préférable de faire baisser les prix en utilisant des moyens diplomatiques, on l'écoute.
00:15Si on taxait, on n'aurait pas des prix plus bas à la pompe.
00:17Là, par le plafond mis en place, on a des prix plus bas.
00:20Et donc le gouvernement est à la manœuvre, et en fonction de l'évolution, il prendra toutes les dispositions.
00:26– Jusque-y, y compris baisser les taxes, chose que vous n'avez pas faite jusqu'à présent ?
00:30– Je pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure.
00:33Je ne vais pas vous dire ce soir, on ne le fera jamais.
00:35Ce que je vous dis, c'est que ce n'est pas la décision la plus vertueuse,
00:37et on ne l'avait d'ailleurs pas fait entre 2022 et 2024,
00:40parce que cette décision, au-delà d'être très coûteuse, elle n'est pas ciblée.
00:44C'est-à-dire que quand vous baissez les taxes, vous aidez tout le monde,
00:47y compris les gros rouleurs qui auraient les moyens de se payer le plein.
00:51Et donc, c'est plus intelligent d'aider les gens qui en ont le plus besoin.
00:53Bon, maintenant, rien n'est fermé, le gouvernement fera tout ce qu'il faut
00:58et accompagnera, et donc on sera pragmatique.
01:01– Sauf sur une dissolution d'ailleurs, il a laissé la porte ouverte
01:04sur de nombreux autres sujets, et il n'a rien exclu.
01:07Est-ce que vous avez été convaincu par son intervention hier, Raphaël Steinville ?
01:11– Malheureusement, à force de parler sans que se dessine
01:17la moindre solution pour les Français,
01:18moi j'ai l'impression que je ne suis pas seulement partagé, je suis déçu en fait.
01:23Encore une fois, une parole pour rien, une parole qui s'écoute parler,
01:27mais qui ne dessine pas un chemin pour sortir de la crise.
01:31Il repousse à plus tard d'éventuelles annonces
01:35qui pourraient être conséquentes pour les Français.
01:38Lui considère que le chemin le plus vertueux aujourd'hui
01:41est de maintenir les taxes et s'appuyant sur le bon vouloir de Total,
01:45de bloquer les fruits, mais quand on voit que la consommation
01:49notamment des hydrocarbures a baissé de 30% ces dernières semaines,
01:55ça a aussi un impact sur les finances publiques.
01:57Ce sont autant de recettes qui ne rentreront pas
01:59et autant d'activités finalement qu'un certain nombre d'entreprises
02:03renoncent à faire, et de Français qui renoncent également
02:06à prendre leur voiture pour aller au travail, faire leur métier.
02:10C'est ça que le chef de l'État ne semble pas comprendre.
02:13– Jean-Michel Salvatore ?
02:14– Moi je pense qu'il ne faut pas surinterpréter quand même
02:16ce qu'il a dit sur la baisse des taxes.
02:18Parce qu'en fait, totalement acculé, le dos au mur,
02:21il a dit, bah oui, si la situation devient incontrôlable,
02:23oui, ça peut être une solution.
02:25Mais en fait, il l'a dit contraint et forcé,
02:27mais ça ne correspondait pas du tout à ce qu'il voulait dire.
02:30Donc c'est la première chose.
02:31La deuxième chose, moi, qui m'a frappé,
02:33c'est ce qu'il a dit sur la Russie.
02:34Ça fait deux ans qu'il n'a pas parlé aux Français directement.
02:37Deux ans.
02:38Et là, il vient à la télévision hier soir pour dire aux gens,
02:41la guerre est aux portes,
02:42les Russes sont en train de mobiliser 300 000 personnes,
02:45donc la guerre est proche.
02:47Moi je trouve ça absolument incroyable.
02:49Soit c'est vrai, et il fallait le dire avant,
02:51et plus souvent pour préparer l'opinion publique,
02:53soit c'est faux,
02:54et c'est une instrumentalisation du risque géopolitique
02:57à des fins partisanes,
02:59et c'est extrêmement choquant.
03:00Mais on a quand même vu de nombreux,
03:04alors que ce soit Sébastien Lecornu
03:06ou le général en chef des armées,
03:08qui a préparé les esprits,
03:10qui a évoqué cette menace,
03:11les budgets de la défense ont été augmentés.
03:13Un président, il est élu au suffrage universel,
03:16il se doit de s'adresser régulièrement à la population,
03:21surtout quand il y a des sujets aussi graves.
03:23Donc moi je trouve que,
03:24il y a plein de Français qui ont regardé la télé hier,
03:26et qui ont appris qu'on se préparait quasiment
03:29à la guerre contre les Russes.
03:31Excusez-moi, mais je trouve que ça ne va pas.
03:34Merci beaucoup à tous les deux,
03:35Raphaël Steinville et Jean-Michel Salvatore,
03:38d'avoir participé à ce débat d'Europe 1.
03:40D'ailleurs j'en profite pour remercier
03:41toutes les équipes qui m'aident et travaillent
03:43sur cette émission,
03:44tout particulièrement Julien Brigaud,
03:46Rémi Dupras, Jérémy Hébert,
03:47Adrien Baget, Christopher Filoc,
03:49Mathieu Prior, Philippe Battistelli,
03:51Duarte Mesquita d'Acuna,
03:52et vous Géraldine Hamon.
03:54Merci à vous.
03:54Très bon week-end à tous sur Europe 1.
03:56Et j'en profite Clélie aussi,
03:58on vous retrouve dans un hors-série
03:59au cœur de l'histoire consacré
04:01au Pape Léon XIV qui est sorti aujourd'hui.
04:03Vous êtes avec l'historien du Vatican,
04:05Christophe Dickès.
04:07C'est à écouter dès maintenant
04:08sur Europe 1.fr.
04:09Ne le manquez pas, c'est passionnant
04:10et surtout on apprend plein de choses.
04:12A tout de suite sur Europe 1.

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