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  • il y a 6 semaines
Depuis le 1er septembre, les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Une réforme majeure qui accélère la transformation numérique des entreprises et bouleverse aussi le marché des plateformes de dématérialisation. Déjà présent sur ce marché avant la réforme, Quadient doit désormais accompagner cette montée en puissance. Comment cette nouvelle réglementation transforme-t-elle son activité et quelles opportunités ouvre-t-elle ? Stéphanie Auchabie, directrice générale de Quadient France, répond à Sibylle Aoudjhane dans SMART ÉCO.

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Transcription
00:04Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être en mesure de recevoir les factures
00:11électroniques.
00:12Les grandes entreprises et ETI, elles doivent également commencer à les émettre électroniquement et à transmettre les données attendues par
00:20l'administration.
00:21Une réforme donc majeure qui concerne plusieurs millions d'entreprises et qui bouleverse le marché de la facturation pour comprendre
00:28cette réforme.
00:29Et aussi du côté des plateformes, je suis ravie d'échanger en visio avec Stéphanie Oshaby qui est directrice générale
00:35de Quaiant France.
00:36Merci beaucoup d'être avec nous.
00:39Merci, merci de m'accueillir.
00:41Alors Quaiant accompagne déjà les entreprises, ce n'est pas nouveau pour vous de créer des facturations électroniques.
00:47Mais qu'est-ce que cette obligation change concrètement dans votre activité ?
00:53Alors effectivement, ce n'est pas nouveau pour nous puisque nous avions déjà des solutions qui permettaient aux entreprises de
01:03recevoir et d'émettre leurs factures de manière électronique ou de manière papier.
01:10On est multicanal, on est sur multicanal.
01:13Ce qui là en fait fait la différence, c'est donc la structuration et donc le passage de la facture
01:23qui est donc un document qui devient en fait des données que l'on va passer dans des systèmes qui
01:29vont pouvoir être analysées de manière beaucoup plus détaillée.
01:33Donc ça change énormément en termes de technologie puisqu'on parle d'une technologie où on émet un document à
01:40une technologie où on envoie et on reçoit des données.
01:44Est-ce que vous avez réussi à absorber cette montée en puissance ? Comment ça s'est passé pour vous
01:49ce 1er septembre ? Est-ce que c'était un flux difficile à gérer ?
01:57Non, alors ça s'est bien passé. Je vous avouerais qu'on a eu un petit peu, voilà, la veille
02:03était assez dynamique, un petit peu l'angoisse de l'an 2000, pour les plus âgés qui s'en souviennent.
02:13Donc non, voilà, on croisait les doigts. Et puis non, le 1er septembre s'est très bien passé. Nous avons
02:21déjà un certain nombre de milliers de factures qui passent dans nos systèmes sans problème.
02:27Voilà, donc très, très positif en tout cas ce départ. Alors bien sûr, il y a encore beaucoup de choses
02:33à faire. La réforme a été une réforme qui est très complexe à mettre en musique.
02:41On a eu de la DGFIP, donc des instructions assez tardives pour certaines des fonctionnalités, par exemple, fonctionnalités qu'on
02:53appelle B2C, donc des factures, le traitement des factures aux clients finaux.
02:59Ça s'appelle le e-reporting. Donc ça, ce sont des choses qui se mettent en place un petit peu
03:05tardivement, du fait qu'on a reçu des instructions tardives.
03:08Mais, et puis beaucoup de cas d'usage à mettre en place. Donc voilà, ça va encore nous prendre, occuper
03:13nos équipes de développement encore pour des semaines, voire des mois.
03:19Mais en tout cas, voilà, là on traite, je dirais, la grosse majorité des flux et les choses se passent
03:24bien.
03:25Et vous avez, vous êtes rendu compte, en tout cas, est-ce que la masse de vos clients a augmenté
03:32d'un coup, d'un seul ? Parce que c'est vrai qu'il y en a pas mal qui
03:35n'étaient pas encore tout à fait préparés.
03:37Est-ce que tout d'un coup, vous avez eu un nombre de clients nouveaux en une semaine ?
03:44Alors, en une semaine, non. Donc nous, ça fait des mois que l'on prépare, voilà, c'est des mois
03:49et des mois que l'on prépare, en fait, donc la facturation électronique, que ce soit encore une fois pour
03:55l'entrant ou le sortant.
03:56Donc, la priorité, ça a été de mettre en conformité nos clients existants et donc aussi de signer des nouveaux
04:06clients.
04:07Donc oui, on a eu un gros afflux de nouveaux clients. Pour vous donner une idée, on a eu une
04:17grosse augmentation de nos commandes, plus de 11 fois ce que l'on faisait, par exemple, l'année dernière à
04:26la même époque.
04:28Voilà. Mais ça peut être aussi des clients existants qui ont pris une solution de facturation électronique qui avait déjà
04:34peut-être une autre solution de Quadiant.
04:36Il y a à peu près 150 plateformes agréées par l'État. Vous, pour vous mettre en conformité, qu'est
04:43-ce qu'il a fallu faire ? Est-ce que ça représentait un investissement important de votre part ?
04:49Alors, ça représente un gros investissement. Je ne peux pas vous dévoiler le chiffre, mais oui, ça représente un investissement
04:56important en R&D, en développement.
05:00Voilà. Même pour des sociétés qui avaient déjà des solutions, je dirais, qui traitaient en fait la facture comme une
05:08donnée.
05:09Donc, par exemple, des sociétés qui ont des technologies type EDI. Donc, même pour ces sociétés, oui, la facturation électronique
05:18a demandé du développement supplémentaire.
05:20Et donc, un investissement important. Voilà.
05:27Pour se mettre en conformité, voilà, ça passait par quoi pour être agréé ?
05:33Alors, pour être agréé, donc, alors, outre le fait qu'il faille, justement, pouvoir émettre et recevoir des factures des
05:42autres plateformes,
05:44l'interopérabilité est très importante. Donc, répondre à tout le carrier des charges de la DGFIP.
05:51Être aussi capable, donc, d'avoir un niveau de sécurité important. Donc, là aussi, il y a toute une demande
06:00de la DGFIP sur toute la partie sécurité
06:03pour être sûr, eh bien, que, voilà, les plateformes ne soient pas victimes, donc, de piratage informatique.
06:11Toutes les plateformes doivent être sur, donc, des serveurs ou sur une technologie qui s'appelle Secnum Cloud,
06:17qui est donc une technologie, alors, franco-française, avec des serveurs franco-français, donc, qui ont un niveau de sécurité
06:26très, très important.
06:28Et puis, donc, passer les différents audits, donc, de la DGFIP.
06:34Oui, justement, vous avez prononcé le terme sécurité. C'est vrai que c'est ce qu'on entend, en tout
06:37cas, dire des entreprises quand elles parlent de leurs craintes.
06:40Vous, comment est-ce que vous vous assurez que tout ça n'est pas poreux et est en vase clos
06:48?
06:50Alors, on a, en fait, tout un dispositif d'infosécurité qui est mis en place.
06:57On est ISO 27001. C'est aussi, d'ailleurs, un des prérequis pour être plateforme agréée.
07:04C'est l'être ISO 27001. Ça suppose, donc, voilà, un niveau de process, donc, très, très important.
07:14Voilà, on est sur des plateformes hyper sécurisées.
07:18On a mis en place toute une structure, en fait, autour des données,
07:27qui fait que, normalement, nous sommes, voilà, tout à fait, enfin, nous ne sommes pas poreux et potentiellement victimes de
07:37piratage.
07:38Quand on voit qu'il y a à peu près 150 plateformes agréées, vous, comment est-ce que vous avez
07:43fait pour vous différencier ?
07:45Et aussi, est-ce que c'était une opportunité, cette réforme, pour vous faire connaître, proposer d'autres services ?
07:55Tout à fait. Alors, nous, en fait, encore une fois, on proposait déjà des solutions que l'on appelle des
08:00solutions de pré-comptabilité
08:04qui permettent d'automatiser, en fait, donc, la gestion des flux entrant ou sortant,
08:11d'automatiser, donc, ces flux-là et de les digitaliser pour pouvoir rentrer des données directement dans les ERP.
08:19Donc, c'est vraiment des services, en fait, qui sont offerts aux entreprises, enfin, vendus aux entreprises,
08:25afin de digitaliser, en fait, tout leur processus financier, de pouvoir aussi offrir, donc, à la fonction finance,
08:33eh bien, l'opportunité d'avoir, donc, des outils adaptés à la gestion opérationnelle,
08:42voilà, des flux financiers permettent aussi de faire le lien avec les opérationnels de leurs entreprises.
08:49Donc, ça, c'était des solutions que l'on vendait précédemment,
08:53et c'est vrai que la facturation électronique nous a permis d'accélérer la vente de ces solutions.
09:00On se rappelle qu'encore l'année dernière, seulement 25% des entreprises en France étaient équipées,
09:05donc, on avait un gros déficit d'équipements, de solutions digitales en France,
09:10et la facturation électronique a permis, donc, d'accélérer cet équipement, donc, de solutions digitales,
09:17et donc, effectivement, des sociétés comme Coalient d'en bénéficier.
09:21Comment vous les sentez, les entreprises, sur cette digitalisation,
09:26et puis ce changement interne de culture d'entreprise ?
09:31Est-ce qu'elles ont pris le pas ?
09:33Alors, je dirais qu'il y a un petit peu deux écoles.
09:38Donc, certaines ont embrassé, en fait, ce changement,
09:41et l'ont vu comme une opportunité, justement, d'aller beaucoup plus loin,
09:45de réfléchir à l'ensemble de leurs process,
09:47à réfléchir à comment la finance pouvait être, justement,
09:50beaucoup plus intégrée dans le quotidien opérationnel de l'entreprise.
09:55Donc là, voilà, il y a eu une vraie réflexion autour de la digitalisation des process,
10:00ce qui, pour moi, était vraiment l'opportunité de cette réforme.
10:05Et puis, certaines ont vu plutôt ça comme une contrainte,
10:08et ont juste cherché à se mettre en conformité,
10:12sans pour autant changer la manière dont ils travaillaient.
10:17Voilà.
10:17Je pense que dans les prochains mois, dans les prochaines années,
10:21ceux-là verront ou seront obligés, de toute façon,
10:26d'avoir une réflexion sur la digitalisation des process financiers beaucoup plus poussés.
10:31Est-ce qu'on a des données, des chiffres, pour comprendre un peu comment la digitalisation,
10:37et surtout la facture électronique, peut améliorer la rapidité, le business, en fait, tout simplement ?
10:44Est-ce qu'on a des cas concrets d'application de cette efficacité digitale
10:49qui peut apporter un meilleur business, tout simplement ?
10:54Oui, tout à fait.
10:55Alors, par exemple, pour citer quelque chose d'un petit peu...
11:01Par exemple, je pense à la finance embarquée.
11:05Donc, la finance embarquée, on voit qu'il y a...
11:07Enfin, le marché de la finance embarquée, c'est un très, très gros marché.
11:10La finance embarquée, pour ceux qui ne savent pas, c'est l'accès, en fait, aux services financiers
11:17qui sont donnés aux entreprises par des outils qui ne sont pas forcément des outils bancaires.
11:22Par exemple, l'accès à des sociétés de factoring, du financement,
11:27qui peuvent venir par des outils qui ne sont pas votre banque, par exemple,
11:32qui ne sont pas des canaux traditionnels.
11:35Et en fait, on voit que la facturation électronique, par la transparence qu'elle permet d'avoir autour des données
11:44et surtout l'immédiateté de la donnée et du reporting, en fait.
11:52Vous pouvez maintenant, vous n'êtes plus dépendant d'avoir votre comptable qui saisit, peut-être en fin de mois,
11:59etc.
12:00Donc, vous avez toujours un décalage, vous avez toujours un décalage avec, par exemple, votre niveau de trésorerie.
12:06Eh bien, quand est-ce que vos clients vont pouvoir vous payer, etc.
12:09La facturation électronique au cœur, justement, d'un dispositif qui permet de digitaliser les factures entrantes,
12:18mais aussi d'avoir une meilleure compréhension de comment payent vos clients,
12:23d'avoir une meilleure compréhension, une vision de vos DSO, vous rajoutez ça, un petit peu d'intelligence artificielle,
12:31eh bien, vous avez plus de prédictibilité.
12:33Ça, par exemple, ça peut vous donner aussi une meilleure et une confiance dans, par exemple,
12:38la trésorerie dont vous avez besoin dans six mois, comment vous serez capable de rembourser,
12:42et puis, donc, d'avoir accès à des outils qui vous permettent, justement, d'accéder, par exemple, à du factoring
12:50de manière extrêmement simple.
12:52Merci beaucoup, Stéphanie Oshaby.
12:54Je vous rappelle que vous êtes directrice générale de Coyante France.
12:58Et merci à vous toutes et tous de nous avoir suivis.
13:00C'était Smartéco.
13:00Sous-titrage Société Radio-Canada
13:06Sous-titrage Société Radio-Canada

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