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  • il y a 7 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud s'intéresse aux prestations sociales accordées aux étrangers.

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Transcription
00:00L'ennui un peu, c'est que les seuls postes de finances qu'on ne remet pas en cause,
00:04ce sont les prestations sociales données aux étrangers.
00:06Donc je m'interroge, pardonnez-moi, moi, charité bien ordonnée commence par soi-même.
00:11Donc effectivement, je pense au français avant de penser à l'étudiant étranger.
00:15Donc je vous propose de voir le sujet d'Anaïs Baucher,
00:18vous me dites ce que vous en pensez sur ces prestations qui sont données,
00:21l'argent qui est donné aux étrangers.
00:24En France, de nombreuses personnes étrangères bénéficient de prestations sociales
00:28qui se divisent en plusieurs branches avec des coûts variés.
00:32En 2024, l'aide médicale d'État destinée aux étrangers en situation irrégulière
00:36représentait environ 1,3 milliard d'euros,
00:39soit une hausse de 15,5% par rapport à 2023 et plus 67,6% en 10 ans.
00:46Concernant la caisse d'allocations familiales, fin 2022,
00:4911% des foyers allocataires étaient de nationalité étrangère sur 13,5 millions de foyers.
00:55Un coût estimé à environ 9 milliards d'euros,
00:57soit environ 13% du montant total des prestations versées.
01:01Pour l'allocation versée aux demandeurs d'asile,
01:04le gouvernement comptait fin 2022 près de 115 000 foyers bénéficiaires.
01:08Un montant forfaitaire journalier de 6,80 euros par personne,
01:11soit 204 euros par mois.
01:13L'année dernière, l'État avait prévu 247 millions d'euros.
01:17Cette année, à dépenses comparables,
01:19ce budget a baissé de 12%.
01:20Face à ces dépenses qui pèsent dans le budget de l'État,
01:23certaines sont supprimées.
01:25C'est le cas des aides pour le logement
01:26pour les étudiants non-européens et non-boursiers
01:28qui ne peuvent plus en bénéficier depuis le 1er juillet,
01:31soit une économie de 200 millions d'euros.
01:34Vous parliez de vision tout à l'heure.
01:35Alors là, pour le coup, c'est une vision.
01:37Moi, je dis, les Français d'abord et les étrangers,
01:41hélas, on n'a plus d'argent.
01:42Est-ce que vous entendez ça ?
01:44Est-ce que vous comprenez ça ?
01:45Est-ce qu'il y a des économies surtout importantes à faire
01:48de ce point de vue-là ?
01:49J'entends ça, je ne partage pas ce point de vue,
01:52ce qui ne vous surprendra pas,
01:54mais je vais m'en expliquer.
01:56La question, elle n'est pas de distinguer
01:58entre les Français et les étrangers,
01:59qui d'ailleurs n'ont pas les mêmes droits,
02:01mais quand ces étrangers sont en situation régulière,
02:05et je parlerai des autres ensuite,
02:08ces étrangers, ils cotisent, ils travaillent,
02:11ils payent des impôts.
02:13Mais pas les étudiants.
02:13Je regarderai ces situations après.
02:16Et donc, dès lors qu'ils sont dans notre état de droit
02:21et qu'ils contribuent, comme les Français,
02:24au fonctionnement du pays,
02:25c'est tout à fait logique,
02:26et c'est notre République qu'ils aient les mêmes droits.
02:29Ensuite, vous avez parlé d'un certain nombre de catégories,
02:31effectivement, qui ne cotisent pas.
02:33Alors, prenons-les.
02:34L'aide médicale d'État,
02:35qui a fait l'objet de débats dans le budget
02:38sur lequel je suis intervenu considérable,
02:41c'est quelque chose sur lequel, d'abord,
02:44il y a eu un accord transpartisan,
02:45il y a eu un travail fait par Stéphanie Nye et Évin
02:48qui a conclu que c'était indispensable.
02:51C'est une question de santé publique.
02:53C'est-à-dire que...
02:54Alors, d'abord, c'est une question d'humanité,
02:56parce que quand quelqu'un sur notre territoire
02:57a une situation grave,
02:58de toute façon, les médecins le soignent,
03:00ils en ont fait l'engagement.
03:01Mais par ailleurs,
03:02si ces personnes ne sont pas soignées,
03:05et sont...
03:06C'est l'arrivement qui est donné,
03:07il y a des abus considérables.
03:09Dès que tu parles avec un médecin,
03:10ils te le disent.
03:11C'est ça qui est impossible dans ces discussions,
03:13parce que ce que vous dites en théorie
03:15n'est pas vérifié sur le terrain.
03:18Je suis désolé de vous le dire.
03:20Et ça n'existe pas.
03:21Et en plus, c'est une pompe aspirante.
03:23Donc, on n'en sortira jamais.
03:24En Europe, quelqu'un qui arrive à l'hôpital
03:26et qui est malade.
03:26C'est un appel au panier d'urgence.
03:28Ça existe également.
03:28On parle d'un milliard trois.
03:30La dépense sociale, c'est 800 milliards par an.
03:32Oui, mais en fait...
03:33Et encore une fois,
03:35il y a consensus.
03:36Il y a nécessité.
03:37Si on touche aux retraites,
03:38à la non-indexation des retraites,
03:41au-dessus sans doute des pensions
03:43de 2 500 ou 3 000 euros,
03:44parce que j'imagine que, bon,
03:45c'est peanuts ce qu'on va récupérer.
03:48C'est rien du tout.
03:49C'est quelques milliards.
03:50Quelques milliards ?
03:51Si on désindexe, de mémoire,
03:52c'est 6 ou 7 milliards
03:53si on désindexe tout.
03:55Après, ça dépendra des curseurs.
03:56Et ça, c'est le gouvernement qui le disait.
03:57Et ça, c'est le gouvernement qui le disait.

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