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Le maire de Béziers Robert Ménard était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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00:00Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Robert Ménard. Bonjour à vous.
00:04Bonjour.
00:04Maire de Béziers, le sans-plomb est aujourd'hui à plus de 2,10 euros le litre. Robert Ménard, plus
00:09de 2,29 euros pour le gasoil.
00:11L'essence est devenue un produit de luxe. Pourtant, le gouvernement refuse pour l'instant de mettre en place des
00:16mesures plus larges pour les automobilistes.
00:19Est-ce qu'il faut plafonner les prix et est-ce qu'il faut sauver le pouvoir d'achat des
00:23Français ?
00:23Il ne faut pas traiter tout le monde de la même façon, surtout. Et pas les lieux.
00:28Attendez, vous êtes à Paris. Vous habitez à Paris. Moi, j'habitais à Paris.
00:31Tu as des alternatives à la voiture. Chez moi, il n'y a aucune alternative, madame.
00:36Quand tu habites à Vimbornes-de-Béziers, tu y vas comment ? Tu y vas avec ta voiture.
00:42Et aujourd'hui, les gens, vous savez, ils ne me parlent pas des présidentielles comme ça. C'est un peu
00:47loin.
00:47De la primaire, de la droite et du centre.
00:48Ils s'en battent l'œil de la primaire, de la droite. Honnêtement, on va se calmer là-dessus.
00:53Ils me parlent de quoi ?
00:55L'essence.
00:55De l'essence. Ils me parlent. Il fait chaud. Chez moi, ils continuent à faire chaud.
00:59Et quand tu n'as pas trop d'argent, d'abord, tu n'as pas forcément la clim.
01:03Et quand tu as la clim, tu sais qu'à la fin, tu vas payer.
01:05C'est de ça dont il faut parler aux gens. Il faut être attentif aux gens.
01:09Je pense qu'on a un discours qui est des soucis qui ne sont pas ceux.
01:15Je ne suis pas mieux que les autres. Ce n'est pas du tout ça que je veux dire.
01:19Simplement, quand tu es maire, tu es confronté à ça toute la journée.
01:22Je descends en bas de chez moi. Je fais la queue pour acheter le pain juste en bas de la
01:27maison.
01:27D'après vous, de quoi ils me parlent, les gens ?
01:29Vous croyez qu'ils me parlent de savoir si celui-là est celui-là ?
01:32D'abord, c'est un peu loin. Ils ne connaissent pas tout le monde.
01:35Vous croyez qu'ils me parlent du débat au MEDEF ?
01:37Moi, j'aimerais savoir combien il y a de gens qui ont compris le débat du MEDEF
01:40qui me disent « Attendez, M. le maire ou Robert, tu as vu comment c'est ? »
01:44Tout augmente.
01:45Tout augmente.
01:45J'arrive pas à finir mes fans noirs.
01:46J'ai vu le cagnard qui fait.
01:48Moi, je n'ai pas la clim à la maison.
01:49En plus, dans les vieilles villes comme nous, tu ne peux même plus mettre de climatiseurs
01:53parce que c'est interdit de les mettre à l'extérieur.
01:55Les gens, ils sont dépassés sa progrès.
01:57Et la rentrée des classes.
01:59Tout ça, c'est ce qui fait le quotidien.
02:01Et tu as l'impression qu'on ne sait...
02:03Moi, je me surprends, je me dis « Est-ce qu'on sait encore parler aux gens ?
02:07Est-ce qu'on sait leur parler ? »
02:08De leurs problèmes.
02:09De leurs problèmes, de ce qui fait leur quotidien.
02:11Moi, le quotidien...
02:12Évidemment, nous deux, on n'a pas ces problèmes-là.
02:14Ni vous, ni moi.
02:15On se demande comment on va finir la fin du mois.
02:17Il faut juste dire ça.
02:18Et pour tout un tas de gens, c'est vrai.
02:20Moi, je le répète chaque fois.
02:21Il y a la poste à côté de chez moi.
02:22En bas de chez moi, il y a la poste.
02:24Entre la nuit du 4 et du 5, vous savez, c'est à ce moment-là
02:27qu'arrive l'argent sur les comptes.
02:30Le RSA et tout ça.
02:30Vous sortez, vous descendez en bas de chez moi.
02:33Madame, je vous venais...
02:34Laurence, vous venez en bas de chez moi.
02:36Et vous verrez les queues devant les distributeurs et tout.
02:39Alors, attendez, il y a plein de gens.
02:40Il y a des gens, tu peux t'énerver en disant
02:42qu'il faudrait qu'ils se remuent, qu'ils bossent et tout.
02:44Mais il y a des gens qui ne s'en sortent pas.
02:46Juste qu'ils ne s'en sortent pas.
02:47Ça veut dire, Robert Ménard, que le choix, finalement, en 2027,
02:49ce sera pour celui qui propose la baguette magique
02:52sur le pouvoir d'achat ?
02:52Non.
02:53Celui qui aura la mesure la plus populiste ?
02:54Non, non.
02:55La plus démago ?
02:56Non.
02:57Parce qu'il ne faut pas mentir aux gens.
02:59Vous n'allez pas...
03:00Enfin, attendez.
03:01Sur l'école, vous savez que le classement PISA,
03:04première mesure, je ne sais plus qui...
03:06Ah, mais c'est Édouard Philippe.
03:08Plus 20%, vous savez, pour les instituts.
03:10Mais moi, bien sûr, moi, je suis même pour plus 50%.
03:14Pour les salaires des instituts.
03:16Tu les payes comment, des enseignants ?
03:18Puisque ce n'était pas que les instituts.
03:19Tu les payes comment ?
03:20Enfin, tu ne peux pas dire ça.
03:21Et en plus, ce qui a changé, vous savez ce qui a changé ?
03:24C'est que les gens, ils en ont marre que tu les prennes pour des abrutis ou des cons.
03:28Ils savent très bien que tu ne le feras pas.
03:30Ils savent très bien que tu ne le feras pas.
03:33Et c'est ça qui nous discrédite.
03:35Il faut à la fois prendre la mesure du malheur des gens
03:38et de la difficulté des gens, au moins,
03:42et puis leur dire, je ne vais pas vous raconter des cracks.
03:46Je ne vais pas vous raconter que tout arrive.
03:48D'accord.
03:49Mais en même temps, je vous donne un peu d'espoir.
03:51Or, aujourd'hui, moi, je trouve que c'est sinistre, la campagne.
03:54Robert Bénard, ça veut dire qu'au fond, les Français sont en colère.
03:56Ils se sentent méprisés, pas entendu.
03:58On passe à côté de leurs problèmes.
03:59Donc, ils vont se dire, quoi ?
04:00On vote pour ceux qu'on n'a pas encore essayé ?
04:02C'est ça ?
04:03C'est-à-dire, ou RN ou LFI ?
04:04On se dirige vers ça tout droit ?
04:06Mais bien sûr.
04:07Mais bien sûr.
04:08Bien sûr que c'est ça.
04:09Le fond de commerce du RN, c'est de ne pas avoir été aux affaires.
04:14Ce qui n'est plus tout à fait vrai, parce qu'il y a les communes,
04:17mais enfin, les gens, une mairie, l'État, pour les gens, évidemment,
04:20ce n'est pas la même chose.
04:22Bien sûr qu'il y a une prime à ceux qui n'ont pas exercé le pouvoir.
04:26Et la France insoumise, en fait, tu peux toujours dire
04:29que Mélenchon a été ministre, enfin, ou secrétaire d'Etat,
04:31je ne me rappelle plus trop bien.
04:32Mais enfin, il y a une éternité.
04:33Il n'était pas là, sénateur, oui, mais enfin, il y a des sénateurs du RN aussi.
04:39Tu ne peux pas leur répondre ça.
04:41Donc, ils ont un double avantage.
04:43Un, ils ne sont pas aux manettes.
04:45Donc, ils peuvent dire, nous, on n'est pas content du bilan.
04:46Et deux, ils ne reculent devant aucune promesse intenable.
04:51Ils ont un putain d'estomac.
04:53Mais moi, je me dis, mais comment tu peux raconter ça ?
04:56Comment tu peux dire, toute l'Europe va travailler plus, sauf nous ?
05:02Mais comment tu peux dire ?
05:03Voilà, la retraite.
05:04Mais où on va arrêter de rembourser l'argent qu'on doit ?
05:08Parce que vous, ce matin, vous vous êtes réveillé, vous vous dites,
05:11tiens, je vais appeler ma banque.
05:13C'est terminé, là.
05:15Le prélèvement chaque mois, ils peuvent se le garder.
05:17Non, ça n'existe pas, ça.
05:19Ça n'existe pas.
05:21Comment tu oses dire des choses comme ça ?
05:24C'est du mépris par rapport à vous.
05:26Ça veut dire que tous les débats qu'on a en ce moment avec les candidats,
05:29ils sont à côté de la plaque quand on parle de l'immigration.
05:32Par exemple, Bruno Retailleau a été notre invité mardi soir.
05:34Il propose l'abrogation du droit du sol.
05:36Ça percute, ça, pour les Français ou pas, selon vous, Robert Ménard ?
05:39Oui, bien sûr.
05:40Moi, je suis favorable à cette mesure.
05:43Le problème, enfin, le problème, c'est que ça nécessite tellement de choses,
05:48c'est tellement compliqué.
05:50Organiser des référendums, ni vous, ni moi, on sait vraiment,
05:53si on peut seulement faire un référendum, c'est question...
05:56Non, mais si on nous demandait notre avis, on serait d'accord pour voter.
05:57Oui, d'accord, mais attendez, mais peut-être qu'il y a des choses à faire tout de suite.
06:01Sans référendum.
06:02Attendez, pardon, regardez, moi, peut-être un peu primate, mais c'est comme ça.
06:07Primaire, à tout le temps.
06:07Voilà, voilà.
06:08Que primate.
06:09Vous êtes gentil avec moi.
06:12On a beaucoup de mal à faire partir des gens qui sont en situation illégale.
06:16Au QTF.
06:17Vous avez de quoi vous parlez.
06:18Moi, ça, je sais de quoi je parle.
06:19Mais généralement, les gens...
06:20Mais peut-être qu'on pourrait en accueillir moins.
06:24Pour commencer, moi, je ne sais pas, dans la vie, je me dis,
06:26si je recueille moins de gens, j'en ai moins à faire partir.
06:30Mais ça, tu n'as pas besoin de changer la Constitution.
06:32Il n'y a pas besoin de référendum.
06:33Voilà.
06:34Tu n'as besoin ni de référendum, ni de Constitution.
06:36Je veux dire, on parle de l'école en ce moment.
06:39Se dire que c'est mentir sciemment à nos enfants, à nos enfants, de leur faire croire à 90%
06:46qu'ils vont avoir le bac.
06:47J'ai regardé un chiffre, vous savez, c'est...
06:49Ah non, ils l'auront, le 90%.
06:52Mais qu'est-ce qu'il y aura après, c'est ça ?
06:53Attendez, vous savez, j'ai lu un chiffre qui m'a assommé.
06:57Au cours de ces 25 dernières années, vous savez combien les mentions très bien ?
07:01Vous doutez ?
07:02Je crois que c'est la moitié.
07:03Attendez, vous savez combien ?
07:061157% de plus en 25 ans.
07:09Tu peux...
07:09Attendez, ou...
07:10Alors peut-être qu'on est tous devenus nos génies.
07:12Nos enfants, puisqu'on est un peu grands, ils sont tous...
07:14Mais enfin, ce n'est pas vrai.
07:16Comment on ment aux gens ?
07:17On leur ment à nos gosses quand on leur dit tu peux rentrer en sixième alors que tu ne sais
07:21pas lire et récompter.
07:22Il y a 40% de nos gosses qui ne savent pas lire en haut de voix un texte et
07:26qui rentrent en sixième.
07:27Bien sûr que tu vas te planter.
07:28On ment aux gens et on leur fait croire des choses qui ne sont pas vraies.
07:32Alors par exemple, sur le port du voile, vous dites qu'on ment aux gens en leur disant qu'on
07:35peut interdire le port du voile dans l'espace public.
07:37Robert Ménard, c'est une proposition du RN.
07:40Attendez, tu vas l'enlever comment ?
07:42Comment tu l'enlever ?
07:43Écoutez, moi il m'est arrivé quelques fois des jeunes femmes, en l'occurrence c'était des jeunes femmes entièrement
07:49voilées.
07:50Vous n'avez pas le voile, vous savez, entièrement voilées et tout.
07:53Et aller leur dire, madame ou mademoiselle, c'est interdit.
07:57Donc je vous demande de l'enlever.
08:00Vous savez ce que c'est pendant 20 minutes de discuter avec quelqu'un ?
08:05Vous allez dans ma ville ou dans des quartiers, il y a 70% des femmes voilées.
08:10Vous allez le leur dire.
08:11Et en plus, je pense qu'on fait le jeu des islamistes.
08:14Mais vous n'imaginez pas.
08:16C'est du pain béni.
08:17On laisse tomber ce combat-là, Robert Ménard ?
08:19Mais non, attendez, non, on est réaliste.
08:21On se soumette ?
08:22Non, peut-être qu'on dit, on va l'interdire à la fac.
08:26Là, c'est un lieu déterminé où tu peux le faire.
08:30Tu peux peut-être dire, écoutez, vous avez des enfants, vous avez des enfants, vous savez.
08:34Moi, quand je vois une gamine de 8 ans voilée, c'est impossible.
08:38Je me dis, peut-être qu'on pourrait dire, en dessous de 13 ans.
08:42Pourquoi je choisis 13 ans ?
08:43D'autres choisissent 15, d'autres 10.
08:44Non, mais 13 ans, c'est...
08:45Avant 13 ans, tu ne vas pas en prison, puisque tu n'es pas capable, par exemple, d'avoir ton
08:49propre jugement.
08:50On dit, on va commencer par ça.
08:53Pourquoi on fait croire des choses qu'on ne fera pas ?
08:57Qu'on ne fera pas ?
08:58Parce que personne ne le fera.
08:59Je vous le dis, personne ne le fera.
09:01C'est un mensonge éhonté.
09:03Alors, on n'essaye pas de dire, je recule, dire, on va faire des choses qu'on est capable de
09:07faire.
09:08Et on arrête de prendre, une fois de plus, les jambes pour des pingouins.
09:11Alors, la réponse à cette mesure d'interaction du voile dans l'espace public du RN,
09:15c'est LFI qui l'a dit, et qui dit, on va rétablir le port de la Baïa à l
09:19'école.
09:19Donc, c'est-à-dire que ça se répond, en fait.
09:22Mais tu te demandes même...
09:24C'est un ping-pong.
09:25Oui, et chacun y trouve son intérêt.
09:27Quand tu fais, quand tu dis, on va interdire le voile partout,
09:32alors que je vous rappelle qu'à un moment donné, y compris Marine Le Pen,
09:35elle disait, le voile, tout le monde ne le porte pas pour les mêmes raisons et tout,
09:38elle était un peu plus mesurée et tout.
09:39Tu fais le jeu de qui, d'une certaine façon, de la France insoumise,
09:44tu fais ça, ils répondent pareil sur ça.
09:47Et réciproquement, c'est-à-dire, tu installes, tu installes pour les présidentielles un débat à ça.
09:53Moi, je souhaite qu'il y ait un débat, pas que de slogans,
09:56des débats, qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
09:58Et si j'ai appris un truc comme R, comment vous dire ?
10:02Les choses sont souvent plus compliquées.
10:03Mais moi, je me fais attention à cette phrase.
10:05Parce que quand tu dis, vous savez, en général, tu commences à dire c'est plus compliqué,
10:08ça veut dire que tu ne vas rien faire.
10:10Comment on peut à la fois dire c'est plus compliqué, encore une fois,
10:14parce que c'est plus compliqué, mais pas renoncer ?
10:17Alors c'est quoi la solution, Robert Ménard ?
10:19Vous êtes tous les jours sur le terrain, vous êtes maire.
10:21Proposer des choses réalistes, réalistes.
10:24Sur le voile, vous posez quoi ?
10:25Moi, ce que je vous disais, je l'interdirai à la fac, évidemment, dans toutes les facs,
10:29et je commencerai par l'interdire pour les petites filles,
10:32parce que je pense que là, on peut s'expliquer, on peut le faire comprendre,
10:36et on peut y arriver.
10:38Le reste, ce n'est pas vrai.
10:40Alors les gens, ils vont dire, regardez, ils reculent ça.
10:42Mais Coco, tu n'as qu'à venir le faire, tu n'as qu'à t'y mettre.
10:45Moi, je propose à tous les gens qui disent ça,
10:47tu viens, moi, j'ai des quartiers, tu vas expliquer aux gens,
10:50qu'est-ce que vous allez dire, vous ?
10:52Vous allez voir une dame, et vous lui dire, enlevez-le.
10:54Enfin.
10:55Puis tout le monde n'est pas motivé par la même chose.
10:57Moi, je suis toujours sidéré.
10:58Pardon, je vous dis une bêtise, mais je suis sidéré.
11:01Je vois, je suis maire.
11:02Vous voyez trois gamines habillées, une en voile,
11:05elles sont ensemble, l'autre habillée très, très court,
11:08et la troisième différemment.
11:10Et elles discutaient tout, ensemble et tout.
11:12Ça veut dire qu'il ne faut pas le prendre comme ça.
11:15Et il ne faut pas faire le jeu des islamistes en disant,
11:17l'islam, ce n'est pas mes ennemis.
11:20C'est l'islamisme, mon problème.
11:22Ce n'est pas tout à fait la même chose.
11:23Un mot de votre procès.
11:24Vous êtes dans l'attente de votre procès
11:26concernant l'homme que vous avez refusé de marier
11:28et qui était au QTF.
11:30Vous risquez d'être inéligible, Robert Ménard.
11:34Est-ce que ça conditionne, évidemment,
11:36la suite de votre carrière
11:37et même l'éventualité de vous voir un jour
11:39vous porter candidat à la présidentielle ?
11:41Il y a deux questions.
11:43Une qui cache l'autre.
11:45Sur la première, d'abord, attendez,
11:47vous imaginez, je viens d'être élu
11:49parce que je fais un truc qui est le bon sens même.
11:52Le bon sens même.
11:54Attendez, marier, c'est quoi ?
11:56C'est être tous les deux face à face.
11:58Moi, j'ai un couple en face
11:59et je le marie.
12:00Il est en face de moi.
12:01Et je vais marier quelqu'un dont...
12:05Pas moi !
12:06La justice, l'État, la police, le préfet, le maire,
12:11le président de la République me disent
12:12« Ah, mais il ne devrait pas être en face de vous
12:14parce qu'il devrait être expulsé. »
12:17Et moi, je dis « Il doit être expulsé. »
12:18Donc, je ne vais pas le marier.
12:20En plus, une fois que je le marie, pour l'expulser,
12:21tu peux t'accrocher.
12:23Voilà, ça.
12:24Donc, je trouve ça invraisemblable.
12:27Invraisemblable comme situation.
12:28Deuxième question.
12:30Ça, c'est comme maire.
12:31Enfin, je viens d'être élu avec plus de 65% des voix.
12:33C'est que les gens, ils doivent m'aimer au moins.
12:34Pas partout, mais au moins chez moi.
12:37Et la deuxième.
12:38Vous savez.
12:40Bien sûr que je me dis « C'est pas possible. »
12:43Je vous dis un certain nombre de choses.
12:44La logique, c'est de dire « Mais t'as qu'à le faire. »
12:46Voilà.
12:46Allez-y.
12:47Mais d'abord, aujourd'hui, c'est un ridicule absolu.
12:50Vous avez un candidat tous les deux jours.
12:52Vous êtes bien placé pour le savoir.
12:54On sera très occupé cette année.
12:55Et ensuite, pour être candidat, il faut avoir…
12:59Moi, je ne suis pas dans un parti.
13:01Moi, vous m'invitez là, mais je n'ai pas 200 militants derrière moi.
13:04Enfin, oui, à Béziers, mais pas dans France et tout ça.
13:06Est-ce que ça a du sens ?
13:08Deuxième question.
13:09Troisième question.
13:11Il faut…
13:11Moi, je rencontre beaucoup des candidats.
13:13Vous les avez beaucoup vus.
13:14Vous avez des avis de Lysna.
13:15Oui.
13:16Bruno Retailleau.
13:17Je discute avec les…
13:19Gabriel Attal.
13:19Je discute avec tous les gens et tout ça.
13:23Mais ils ont une…
13:25Certitude d'eux-mêmes.
13:27Si vous posez la question de demain, vous êtes à l'Elysée, vous vous paniqueriez et tout.
13:32Mais ils paniquent pas.
13:33Oui, ils pensent qu'ils sont élus.
13:34Voilà.
13:34Non, et puis ils pensent qu'ils ont tous la stature de ça.
13:37Et s'ils travaillaient ensemble ?
13:38C'est la une du JD News.
13:40Voilà.
13:40Marine Le Pen, Eric Ciotti, Eric Zemmour, Bruno Retailleau, David Hissnard.
13:45Est-ce qu'ils travaillent ensemble ?
13:46Vous y croyez ?
13:47Vous y croyez, vous ?
13:48Mais bien sûr que non.
13:49On pose la question.
13:50Mais attendez, bien sûr que non.
13:51Je ne dis rien du JD News parce que vous y êtes pour beaucoup.
13:55Voilà.
13:56Mais bien sûr que ça n'a aucun sens.
13:57Jamais.
13:58Ils se détestent.
14:01Ils se détestent.
14:01Moi, ce qui me tue, c'est quand je discute avec eux.
14:04Ils ont tous à la bouche.
14:06Vous savez, vous les interviewez, vous les voyez plus que moi.
14:10Ah non, mais quand même, c'est pour la France, la France, la France.
14:13Mais si la France, la France, la France, elle est tellement importante, peut-être que tu peux te dire,
14:17tiens, lui, il est mieux placé, il a plus de capacité, il est mieux armé que moi.
14:24Et donc, je vais m'oublier 5 minutes.
14:26Vous en avez vu un qui s'oublie 5 minutes.
14:28Alors, c'est un peu tôt, là.
14:29On est encore à 7-8 mois de la présidentielle.
14:30Peut-être qu'en janvier, cette conclusion arrivera.
14:34On se donne rendez-vous en janvier.
14:36On va voir si ça se fait.
14:37Vous ne croyez pas à cette union.
14:38Il propose des primaires.
14:40Edouard Philippe propose une primaire.
14:41Enfin, pas une primaire, une espèce de réunion à la Toussaint.
14:44Tout le monde dit non.
14:45Au revoir.
14:45Oui, en même temps, quand les autres lui proposent une primaire devant tout le monde et tout,
14:50il dit non.
14:51Mais chacun, chacun se défile par rapport à ça.
14:54Moi, alors, voilà, moi, qu'est-ce que tu peux faire par rapport à ça ?
14:57Faire ce que je dis, là.
14:58Dire peut-être qu'au lieu de vous intéresser à vos histoires d'état-major et de partis politiques,
15:03peut-être que vous pourriez tendre l'oreille mieux aux gens.
15:07Et surtout, savoir leur parler.
15:10Vous ne...
15:11Je ne sais pas comment vous dire, Laurence Ferrari.
15:13À quel point, les gens, ils ont besoin qu'on prenne soin d'eux.
15:19Pas de façon...
15:20Qu'on prenne soin d'eux.
15:21Qu'on les caline, qu'on soit là.
15:24Ils ont besoin de nounous, les Français ?
15:25Mais ils ont besoin de l'espoir.
15:27Ils ont besoin de l'espoir.
15:28Vous ne pouvez pas dire...
15:28De travail.
15:29Ah oui.
15:30Et d'une vision pour l'État et la France.
15:32Et puis, du souffle.
15:33Du souffle.
15:34Du souffle.
15:35On a besoin...
15:36Donc, personne n'a de souffle aujourd'hui pour vous ?
15:37Qui voulait qu'on les prenne les uns ou les autres ?
15:39Ils sont tous dans des logiques partisanes.
15:43Ils sont tous avec des appareils politiques.
15:45Moi, il y en a que j'aime bien et tout ça.
15:47Mais il faut qu'ils rendent compte...
15:48Donc, ça veut dire que vous faites quoi, vous, alors, à la présidentielle ?
15:50Vous votez qui ?
15:51Je ne sais pas.
15:52Aujourd'hui, j'ai des copains.
15:54Je ne m'en cache pas.
15:54Bruno Rotaillot, Lysdard, c'est des gens avec qui j'ai plutôt de la sympathie.
15:59Oui, mais il faut autre chose.
16:01Il faut embarquer les gens.
16:04Les embarqués qui se disent, tiens, celui-là, ça va être compliqué.
16:08Ça va être compliqué.
16:09Et si c'est RN et les filles de second tour, vous n'avez pas de doute là-dessus ?
16:13Ah, mais je voterai RN.
16:14Bien sûr, mais moi, je préfère Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon.
16:18Enfin, je ne suis quand même pas complètement cinglé, quand même, tu vois.
16:22Et les procès qui sont faits à Marine Le Pen, là, avec ce qui se passe, par exemple, à Carcassonne.
16:27Carcassonne, je vais vous en parler.
16:28Un policier municipal qui a tenu des propos racistes, sexistes, homophobes, enregistré par une caméra piéton.
16:34Ça date de 2025.
16:35Ça sort aujourd'hui.
16:36Il est exclu du RN.
16:38Et Gabriel Attal dit, voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN, la haine désinhibée et encouragée.
16:43Attendez.
16:44Ce type est un salaud.
16:46Ah bon ?
16:47Non, non, attendez pas.
16:48Ah oui, pas de Gabriel Attal.
16:50Le policier.
16:51Parce que vous êtes bien poli, vous n'allez pas lire ce qu'il dit.
16:54Non.
16:55Vous avez entendu.
16:56C'est insupportable.
16:57C'est insupportable.
16:57C'est insupportable.
16:58Ça vous donne envie de gerber tout de suite et tout ça.
17:01Donc, comment, première question, comment ce type, puisque ça remonte à un moment, même la justice, l'administration, il y
17:07avait une enquête.
17:07Comment se fait-il que le précédent maire et le maire actuel ne l'aient pas viré tout de suite
17:12?
17:12Il n'était pas un maire RN.
17:13Non, non, bien sûr qu'il était un maire de droite.
17:16Comment ils ne l'ont pas viré tout de suite ?
17:18Comment il a fallu attendre l'enquête, en l'occurrence de Demidi, puisque c'est le quotidien de chemin, pour
17:22le faire ?
17:23C'est une chose.
17:26Monsieur Attal, il est gentil.
17:28Mais enfin, d'abord, dans son parti, il n'y a aucun raciste, aucun antisémite, rien.
17:34Si j'étais lui, je ferais attention, mais pas son parti plus que les autres.
17:37Parce qu'il y en a toujours des salopards partout.
17:42Ça renvoie à l'idée que Marine Le Pen serait ça.
17:45Mais enfin, quand même.
17:47Vous savez que je peux la critiquer, Marine Le Pen, sur tout un tas de terrain, elle dit des énormités
17:50et des bêtises.
17:51Mais enfin, vous croyez qu'elle est raciste, antisémiste, homophobe ?
17:56Parce que c'est tout ça qu'on entendait.
17:58Je ne sais pas, sexiste ?
17:59Enfin, bien sûr que non.
18:00Je veux dire, alors, peut-être qu'on pourrait être digne dans le débat.
18:03On peut à la fois dire, oui, le RN, il y a chez eux des gens insupportables.
18:08Comment ce type s'occupait encore alors qu'il avait été...
18:13Il y a eu une enquête, il était encore assuré les services d'ordre de façon bénévole.
18:19Mais le service d'ordre du RN, tu peux poser ces questions-là.
18:22Mais tu ne renvoies pas globalement parce que ce n'est pas bien.
18:26Parce que faire de la politique comme ça, ce n'est pas bien.
18:28Moi, je vais dire quoi ? Je ne dirais pas ça.
18:31Chez vous, ça pourrait arriver dans la police de Béziers ?
18:34Oui, bien sûr.
18:35Aujourd'hui, un maire qui vous dit que ça ne peut pas arriver chez lui, c'est un menteur.
18:41Le travail que tu fais, c'est quand tu embauches quelqu'un, tu fais attention à ça.
18:45Mais bien sûr que tu mens.
18:46Vous savez, tous vos collègues ici sont parfaits.
18:49Ils n'ont jamais eu une fois un mot raciste là.
18:52Le problème, c'est que quand...
18:53Je l'espère.
18:53Oui, vous l'espérez, mais vous n'en savez rien, pas plus que moi.
18:56La seule chose, c'est que tu ne laisses rien passer.
18:59Tu ne dis pas, ça n'arrivera pas.
19:01Le premier jour où tu le sais ou tu l'entends, tu sanctionnes et tu fous dehors.
19:05C'est ça.
19:06Ce qui a été fait.
19:06Ce qui a été fait, mais maintenant.
19:08Donc, pas d'instrumentalisation de ce cas particulier.
19:11Vous vous posez la question, pas d'instrumentalisation avec un gros danger, pardon.
19:16Ça renvoie sur les polices municipales une sale image.
19:20Or, la police municipale, ce n'est pas ça.
19:22Chez moi, la police municipale, la moitié, c'est d'ailleurs des polices nationaux qui viennent à la police municipale,
19:26des gendarmes, des gens qui sont de vrais types biens,
19:31qui consacrent leur vie, ou de dames qui consacrent leur vie à assurer votre sécurité.
19:35Je ne voudrais pas que ça les salisse.
19:37Il ne faut rien laisser passer.
19:38Mais arrêtons avec les procès d'intention à la con.
19:41C'est insupportable.
19:41Robert Ménard était notre invité.
19:43Merci beaucoup d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1.
19:45Bonne journée à vous.
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