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  • il y a 1 semaine
François Bayrou, ancien Premier ministre et président du MoDem, était l’invité du Face-à-Face de ce jeudi 10 septembre sur BFMTV et RMC. Il a notamment été interrogé sur le plafonnement des prix du carburants et TotalEnergies

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Transcription
00:00– Mais vous avez vu qu'un certain nombre de compagnies pétrolières
00:05ont dit qu'ils allaient faire des efforts eux-mêmes
00:09pour limiter le prix à un niveau acceptable.
00:11– Total dit qu'ils vont continuer à plafonner.
00:14– À plafonner à 2 euros et ils ont raison de le faire.
00:18Il faut noter parce que c'est tout de même notable.
00:20– Mais il y a deux totales, pardon.
00:21Il y a le total distributeur qui dit qu'il va plafonner à 2 euros
00:24mais il y a aussi le total raffineur
00:26et c'est visiblement là que le bas blesse,
00:28c'est les raffineurs qui ont par spéculation
00:31augmenté aussi considérablement leur marge.
00:33– Moi il y a une chose que je ne ferai pas,
00:35c'est cibler une entreprise française
00:38au bénéfice de ses concurrents étrangers.
00:42– Si on demande des efforts à total…
00:44– C'est un sport national, il faudrait au contraire
00:47demander les mêmes efforts aux concurrents étrangers
00:49plutôt que de cibler la seule compagnie nationale
00:52qui nous permet d'intervenir dans ce sujet.
00:54– Et les FIDs ce sont des profiteurs de crise, profiteurs de guerre.
00:57– Oui, ce sont des mots que je ne veux pas utiliser,
01:02vous voyez bien, parce que c'est des mots qui conduisent
01:05autant que ce qu'ils veulent, c'est un affrontement généralisé.
01:10– Mais donc on dit quoi aux Français ?
01:10– Ils veulent un affrontement généralisé ?
01:12– On dit aux Français, un, il faut s'adresser
01:16à toutes les compagnies pétrolières,
01:17pas seulement françaises mais étrangères,
01:19pour leur dire qu'elles ont une responsabilité.
01:22– Mais l'Europe dit non, ce matin on l'a appris
01:25et c'est une information RMC, alors que le gouvernement avait demandé
01:29en grande pompe, avait dit, nous avons demandé à l'Union Européenne
01:32de faire une enquête sur les marges des raffineurs,
01:34la Commission Européenne a renoncé, a dit non,
01:38il n'y aura pas d'enquête sur les marges des raffineurs au niveau européen.
01:41– Eh bien, il ne faut pas accepter les décisions
01:43qui vont à l'encontre de la vie quotidienne des gens.
01:46– Mais comment on fait pour ne pas l'accepter, pardon ?
01:48Comment on fait ? On dit à l'Union Européenne, on le fait quand même ?
01:50– Il faut un pays présent à l'Union Européenne,
01:54capable d'influencer, de pousser aux décisions de l'Union Européenne.
02:01La seule chose qui soit interdite, c'est de baisser les bras.
02:05C'est de dire, ah non mais c'est de leur faute,
02:07nous on n'y est pour rien, on est responsable de la situation.
02:12On n'a pas toutes les cartes en main, on n'a pas tous les leviers en main,
02:15et c'est un mensonge de prétendre qu'on pourrait intervenir
02:18pour régler tout ça. Mais la vérité est que la France
02:23n'a pas aujourd'hui l'influence qu'elle devrait avoir
02:27parce qu'elle a des fragilités internes.
02:29– Sous-titrage Société Radio-Canada
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