- il y a 6 semaines
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00:15Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver sur Médien TV pour votre rendez-vous de
00:20l'information.
00:21Voici les titres de votre journal.
00:24Au Maroc, la campagne pour les élections législatives du 23 septembre s'ouvre ce jeudi.
00:30Un scrutin majeur et une campagne qui démarre sous le signe de règles strictes.
00:36Donald Trump prédit la fin de la guerre avec l'Iran.
00:39Le président américain affirme qu'elle s'arrêtera immédiatement après les élections de demi-mandat en novembre.
00:47Aux Philippines, un ferry a pris feu près d'un site touristique.
00:51Au moins 5 morts et 87 personnes sont portées disparues.
00:54Les recherches se poursuivent.
00:58Nous sommes le 10 septembre et c'est aujourd'hui que débute officiellement la campagne pour les élections législatives du
01:0523 septembre.
01:07Pendant 13 jours, les partis vont tenter de convaincre les électeurs dans un cadre strictement défini par la loi.
01:20Comme je vous le disais, au Maroc, la campagne pour les élections législatives du 23 septembre s'ouvre ce jeudi.
01:26Un exercice démocratique majeur encadré par des règles précises et des mesures dissuasives
01:31destinées à garantir la transparence et l'intégrité du scrutin.
01:35Un dispositif qui concerne tous les aspects de la campagne, comme les moyens mobilisés, les lieux où elle peut se
01:41dérouler,
01:42mais aussi les modalités de son organisation, avec un objectif clair, garantir la bonne marche de la compétition électorale
01:50et préserver la liberté de choix des électeurs.
01:56Et qui dit campagne officielle, dit aussi règles strictes, affichage, meetings, réseaux sociaux, financement.
02:03La loi encadre chaque étape de la campagne et prévoit des sanctions contre les pratiques
02:08qui peuvent être susceptibles d'interférer avec le libre choix des électeurs.
02:12Rachid Farhan nous détaille ces règles.
02:15Première ligne rouge, les lieux où la campagne n'a pas sa place.
02:19Pas de propagande électorale dans les lieux de culte, les établissements d'enseignement ou de formation professionnelle,
02:25ni dans les administrations publiques.
02:27L'objectif, préserver la neutralité de ces espaces et garantir aux candidats des conditions de compétition équitables.
02:35Mais la campagne ne se joue plus seulement sur le terrain, elle se joue aussi sur les écrans.
02:40Et là encore, la loi fixe des limites.
02:43Le jour du scrutin, toute diffusion de documents électoraux est interdite,
02:47y compris sur les réseaux sociaux, les plateformes de streaming ou à travers des outils d'intelligence artificielle.
02:53Et la violation de cette interdiction peut coûter cher, jusqu'à 6 mois de prison et 50 000 dirhams d
03:00'amende.
03:01Autre principe protégé, la liberté du vote.
03:04Acheter une voix avec un cadeau, une somme d'argent ou un avantage est interdit.
03:09Teu comme tenter d'obtenir un vote par la violence, l'intimidation ou la menace.
03:13Même exigence de neutralité pour l'administration, un fonctionnaire qui utiliserait ces fonctions pour soutenir un candidat
03:20ou un parti s'expose à des sanctions pouvant aller jusqu'à un an de prison et 100 000 dirhams
03:26d'amende.
03:26Enfin, la campagne laisse aussi une trace financière.
03:29Les candidats devront rendre leur compte de campagne dans les 90 jours,
03:34suivant la proclamation des résultats sous le contrôle de la Cour des comptes.
03:38Derrière ces règles, un même objectif, empêcher que les moyens, l'argent, la pression
03:44ou les nouveaux outils numériques ne viennent fausser le choix des électeurs.
03:55Et la tension reste maximale autour du détroit d'Hormuz.
03:59Cette nuit, une importante explosion a été rapportée à proximité du détroit, en territoire iranien.
04:05Dans le même temps, Téhéran annonce l'extension de la zone interdite instaurée dans ce passage maritime stratégique.
04:11L'Iran affirme par ailleurs avoir frappé hier une vingtaine de navires, dont plusieurs tentaient de franchir le détroit.
04:17Nasruddin Ounaïn revient sur ces événements.
04:22Hormuz était en flamme.
04:24L'agence maritime britannique fait état de plusieurs navires en feu à différents endroits dans la zone.
04:30L'attaque iranienne était massive.
04:33Au total, les gardiens de la révolution ont visé une vingtaine de navires hier.
04:36Dans la soirée, la télévision d'état iranienne a également rapporté une explosion d'origine inexpliquée dans le sud du
04:42pays, près du détroit.
04:44L'armée iranienne garde le doigt sur la guéchette et se dit prête à intervenir à tout moment.
04:48Des iraniens qui sont formels.
04:50Aucun passage sans autorisation ne sera toléré.
04:53La zone reste quadrillée, à portée de canons iraniens.
04:56Téhéran justifie ses opérations en mentionnant les frappes américaines de mardi contre cinq pétroliers iraniens et brandit la légitime défense.
05:04Les actions agressives des Etats-Unis contre des navires commerciaux iraniens constituent une menace manifeste pour la paix et la
05:10sécurité régionale et internationale.
05:14Téhéran a annoncé la création d'ici quelques jours d'une zone interdite près d'Hormuz.
05:18Une zone qui couvrirait une partie du golfe d'Omane et une autre en mer d'Arabie.
05:22Tout navire entrant dans cette zone sans autorisation s'exposera à des sanctions selon les Iraniens.
05:27Entre Washington et Téhéran, la crise est solidement installée.
05:29Le Wall Street Journal rapporte que selon les plus proches conseillers de Trump, le conflit risquerait de se poursuivre pendant
05:35encore des années.
05:38Au Yémen, les Houthis renforcent leur emprise sur la façade de la mer Rouge.
05:43Les rebelles soutenus par l'Iran ont pris le contrôle de la ville stratégique de Mokka, selon des sources militaires
05:49gouvernementales citées par l'AFP.
05:51Une avancée qui leur permet de se rapprocher encore davantage du détroit de Bab el-Mendeb, l'un des principaux
05:59passages maritimes au monde.
06:01Des témoins ont également affirmé avoir vu des forces rebelles entrer dans la ville en scandant mort à l'Amérique,
06:07mort à Israël.
06:11Et Donald Trump affirme que la guerre au Moyen-Orient s'arrêtera immédiatement après les élections du mois de novembre
06:18aux Etats-Unis.
06:19Le président américain estime que les Iraniens ne peuvent pas tenir plus longtemps.
06:23Mais selon lui, il tente encore de peser sur le scrutin demi-mandat.
06:27On écoute Donald Trump.
06:33Je pense que la guerre prendra fin immédiatement après les élections.
06:36Parce qu'ils ne peuvent plus tenir.
06:38Ils sont désespérés et tentent d'influencer les élections
06:40afin que nous ayons un groupe de personnes faibles au pouvoir
06:43qui les laisserait tranquilles et leur permettrait de conserver leurs armes nucléaires.
06:47Tout ce qu'ils veulent, c'est une arme nucléaire.
06:50Et s'ils en avaient une, le monde entier serait en grande difficulté.
06:58Au moins 5 personnes sont mortes et 87 autres sont portées disparues
07:03après l'incendie d'un ferry dans l'ouest des Philippines, près d'un site touristique.
07:07Le feu s'est déclaré à bord du navire qui se trouvait alors à environ 2 km du rivage.
07:13Selon les gardes-côtes, 5 corps sans vie ont été ramenés à terre.
07:17Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les personnes portées disparues.
07:25Place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
07:389 collégiens marocains sur 10 n'atteignent pas le niveau minimal en lecture
07:43et seuls 16% maîtrisent la base des mathématiques.
07:47Ce sont les conclusions du dernier rapport du programme international
07:50pour le suivi des acquis des élèves PISA.
07:54Selon ce rapport établi par l'OCDE, les performances des collégiens marocains
07:59ont reculé en sciences, en mathématiques et en lecture par rapport à 2022.
08:04Alors, que retenir de ce rapport ?
08:06Quelles sont les principales failles du système éducatif marocain ?
08:10Et la réforme en cours va-t-elle changer la donne ?
08:14Pour en parler, nous recevons Abdirrahman Lahlou,
08:17consultant en éducation et expert agréé,
08:19auprès d'organismes internationaux et directeur général de Madina Schools.
08:24Bonjour docteur.
08:26Bonjour madame et bonjour à vos téléspectateurs.
08:29Alors, la première question que j'ai envie de vous poser,
08:31c'est concernant les élèves marocains et leur niveau qui recule dans les trois matières fondamentales.
08:37Alors, qu'est-ce que vous, vous retenez de ce rapport établi par l'OCDE ?
08:44Alors, on ne peut que confirmer ce que vous dites.
08:46On explique à vos téléspectateurs que le test PISA organisé par l'OCDE
08:51consiste à regrouper 7000 élèves à peu près des écoles,
08:56différentes écoles du Maroc, principalement les publics,
08:59mais aussi quelques écoles privées.
09:01Et il s'adresse aux 15 ans, aux enfants, aux élèves.
09:03Il s'est adressé en janvier 2025 aux élèves qui ont 15 ans,
09:08c'est-à-dire qui sont entre la dernière année du collège
09:11et la première année du lycée pour ceux qui sont les plus avancés.
09:15Encore une fois, malheureusement,
09:16les résultats donnent un rang très médiocre au Maroc.
09:19Nous sommes au global 82e sur 91 pays.
09:25On a baissé de 9 francs par rapport au dernier test, celui de 2022.
09:30Et en point, malheureusement, la baisse est continue depuis 2018.
09:34Je vous donne un exemple sur la lecture.
09:36Qu'est-ce qui explique cette baisse selon vous ?
09:39Bon, il peut y avoir plusieurs raisons.
09:43Il y en a cinq, j'en ai déterminé cinq.
09:45Et vous devinez que pour moi, c'est la cinquième qui est la bonne.
09:49La première, serait-ce le problème des élèves qui sont très très faibles
09:58et qui ont cumulé des lacunes depuis le primaire ?
10:01Oui, c'est vrai, mais ça ne veut pas expliquer cela.
10:03La seconde, est-ce que c'est l'environnement des classes et des écoles
10:07qui est aussi destructeur de savoir et d'apprentissage ?
10:10Oui, ça contribue, mais ça n'explique pas non plus.
10:12Est-ce que ce sont les curriculats, c'est-à-dire les programmes et les méthodes
10:16et les démarches qui sont si inadaptés, surtout avec l'émergence de l'école pionnière
10:22et je sais qu'on va en reparler avec son enseignement explicite ?
10:25Ça peut expliquer une partie, mais ça n'explique pas.
10:28Est-ce que quatrièmement, ce sont les enseignants qui sont si mauvais ?
10:31Nous connaissons tous les problèmes de la qualité des enseignants
10:35et de leur absence de formation continue, mais à mon sens, ça n'explique pas.
10:38La vraie raison, à mon avis, c'est la cinquième,
10:41c'est que nous sommes dans une situation d'inadaptation
10:46entre ce que nous enseignons et ce qu'eux évaluent sur nos élèves.
10:51C'est-à-dire que PISA teste la compréhension,
10:55la capacité de transfert de ce qu'on a appris dans des domaines réels de la vie,
10:59la capacité d'analyse, alors que l'école marocaine,
11:03surtout l'école marocaine publique,
11:05enseigne ou recherche la compétence de restitution pour l'examen
11:10et elle emploie la démarche d'apprentissage répétitif
11:15jusqu'à une pseudo-maîtrise.
11:19Donc, on ne teste pas la même chose.
11:22Je donne une illustration.
11:24C'est comme si, à l'école, vous appreniez à l'élève
11:27à décrire un arbre avec des mots et un dessin
11:29et que PISA vient lui demander quelles sont les variétés d'arbres,
11:33à quoi il sert et comment il intervient
11:35dans l'équilibre écologique et climatique.
11:37C'est exactement ça.
11:38Il y a un dismatching entre ce que nous enseignons
11:42et ce sur quoi il nous évolue.
11:44Laissez-moi donner à vos auditeurs un exemple de question
11:48qui a été posé à nos élèves en janvier.
11:50Vous verrez un petit peu l'écart entre ça et ce qui se fait à l'école.
11:53On leur donne un graphique qui représente le pourcentage
11:57de surface forestière de plusieurs pays sur trois dates différentes.
12:02Et on leur demande quel pays présente la plus forte diminution relative
12:08de sa surface forestière.
12:10Donc, l'élève, dans cet exercice de mathématiques,
12:14doit faire la différence entre la variation absolue
12:16et la variation relative, ne pas se tromper de schéma,
12:19et répondre. On est loin de l'algebra,
12:23on est loin de la trigonométrie et des superficies.
12:26Même chose pour les langues, on pose des questions.
12:29On dit, nos élèves, dans le test PISA, ne savent pas lire.
12:33Mais ce n'est pas du tout cela.
12:34Nos élèves ont appris des règles de lecture,
12:36alors que PISA leur donne trois articles, trois documents.
12:39Un article de journaliste, un article de chercheur
12:43et des chiffres d'historiens.
12:44Et il leur dit, qui est celui qui a le plus approché
12:49la question de la disparition des arbres ?
12:54C'est de l'analyse, c'est de la capacité de transfert,
12:57c'est de la maîtrise transversale de connaissances.
13:00Et c'est pour ça que nos élèves sont…
13:02La moralité de tout ça, c'est que nous ne nous faisons pas évaluer
13:07sur ce que nous enseignons.
13:09Je crois que c'est ça la véritable raison.
13:10Parce qu'une bonne évaluation scientifique s'adresse aux apprentissages,
13:15elle ne s'adresse pas aux enseignements.
13:17Or, notre démarche dans nos écoles,
13:19surtout les écoles publiques malheureusement,
13:21est une démarche où on met l'accent sur l'enseignement.
13:24Moi, j'enseigne, mais est-ce que les élèves apprennent ?
13:26Pas sûr.
13:27Il faudrait adopter une démarche orientée vers les outcomes
13:31pour dire, ah, PISA va venir évaluer ça,
13:34eh bien je fais en sorte que mes élèves, à la fin de cette année,
13:37maîtrisent ces compétences.
13:39Ça ne se fait pas.
13:39Donc le problème vient de l'évaluation et non des apprentissages,
13:43c'est ce que vous dites.
13:43Absolument.
13:45Et moi, ce qui me chagrine, c'est que le Maroc,
13:49à travers ses instances nationales,
13:51continue à participer, 4 ans après 4 ans,
13:55à PISA, à TIMSS et à PEARLS,
13:57comme un exercice de flagellation.
13:59Et en plus, c'est une flagellation sur la scène internationale,
14:03devant tout le monde.
14:04Mais nos enfants ne sont pas aussi mauvais.
14:06Si vous voulez évaluer l'apprentissage de la lecture,
14:09des maths et des sciences prenaient, par exemple,
14:11les résultats du PNEA,
14:13c'est-à-dire le Programme national d'évaluation des apprentissages,
14:15qui est local.
14:17Moi, je milite, madame,
14:18pour que l'on utilise des dispositifs locaux, nationaux,
14:21et des outils locaux, nationaux.
14:23Et j'ai dit ça pendant des années pour le secteur universitaire.
14:27Vous vous souvenez qu'il y a quelques années,
14:29les universités marocaines s'acharnaient à être représentées
14:33dans le classement de Shanghai.
14:34Et à chaque fois que le classement de Shanghai apparaissait,
14:37c'était la déception la plus...
14:41C'était, disons, la désolation totale.
14:44Mais oui, mais Shanghai teste la capacité des chercheurs
14:48à publier dans les revues notées.
14:50Ils cherchent l'insertion des lauréats
14:54dans des top 10 des entreprises,
14:57alors que les universités marocaines
14:59se mesurent à de grands mastodontes.
15:03C'est exactement la même chose.
15:04Très bien.
15:05Mais vous constatez tout de même des difficultés
15:09dans l'apprentissage, dans l'enseignement au Maroc ?
15:12Bien entendu.
15:13Si vous prenez les résultats de ce que j'ai appelé
15:15le Programme national d'évaluation,
15:18les résultats ne sont pas très bons.
15:19Peut-être qu'en période d'élection,
15:21on ne veut pas en parler, mais vous verrez.
15:24Et puis le Maroc est très transparent.
15:25Tous les quelques années,
15:27il fait un diagnostic extrêmement sévère
15:29sur l'incapacité des élèves à progresser.
15:33Et là, il y a d'autres raisons.
15:34C'est l'évaluation de la réforme.
15:36C'est la vraie évaluation de la réforme.
15:38D'ailleurs, à ce sujet, le ministère de l'Éducation
15:41ne nie d'ailleurs pas les difficultés des élèves,
15:45estime qu'elles se manifestent
15:46dès les premières années de la scolarité.
15:48Alors, revenons sur les fondamentaux.
15:51Pourquoi la maîtrise de la lecture et des mathématiques
15:54restent-elles aussi fragiles
15:56après des années de scolarité au Maroc ?
15:58D'après vous ?
16:00Ce détache de Pisa et on fait un constat.
16:03Oui, je pense qu'il y a tous les quatre facteurs
16:06que j'ai cités tout à l'heure.
16:07C'est-à-dire qu'il y a des problèmes de structure
16:11qui s'améliorent d'année en année
16:14au niveau du nombre de classes,
16:16au niveau du taux de participation des élèves
16:19quantitativement à la scolarisation.
16:23mais les conditions d'apprentissage
16:25ne sont pas véritablement loin d'être idéales.
16:27Surtout lorsque le gouvernement s'est engagé
16:31dans le programme école pionnière.
16:33C'est ça.
16:33Il a concentré beaucoup d'efforts
16:35sur ces écoles pionnières, pilotes.
16:38Je pense, beaucoup d'analystes disent
16:40que les autres écoles,
16:41en attendant qu'elles bénéficient
16:44de l'élargissement et de la généralisation,
16:46ont laissé vraiment des plumes dans ce programme.
16:50Il y a aussi le programme de motivation des enseignants
16:51et de formation des enseignants.
16:54Le dispositif de formation des enseignants
16:56a subi beaucoup de travers,
16:58beaucoup de difficultés depuis 10 ans
17:01et ça impacte les élèves.
17:03Il y a un problème de motivation des élèves.
17:05J'ouvre une parenthèse.
17:07PISA a évalué la motivation de nos élèves
17:11et pour mitiger un peu les mauvais résultats
17:14qu'on a obtenus,
17:15on dit que le Maroc est quand même bon.
17:16Il est même au-dessus de la moyenne OCDE
17:18en termes de motivation.
17:20Oui, mais il faut raison garder
17:22parce que les questions sont des questions
17:23d'auto-valorisation.
17:25On lui dit à l'élève
17:26« Lorsque tu trouves un problème difficile,
17:29est-ce que tu refais plusieurs fois ?
17:30Lorsque tu ne comprends pas quelque chose,
17:32est-ce que tu es motivé pour aller jusqu'au bout ? »
17:33Il répond « Oui ».
17:34Donc en répondant « Oui, oui, oui, oui »,
17:36on est très bon classé en motivation.
17:38Mais la réalité de la motivation,
17:39c'est aimer venir à l'école,
17:41c'est aimer apprendre,
17:42c'est faire en sorte que l'on construise
17:46sa personnalité, son autonomie,
17:48son esprit critique
17:49en parallèle à l'acquisition des connaissances,
17:52et ça, c'est très faible.
17:54Alors devant ce constat,
17:55le gouvernement, il y a plusieurs années
17:57avant ce mandat actuel,
17:58a décidé de lancer l'école pionnière,
18:01couplé de deux outils,
18:03qui est la méthode TARL,
18:04pour pouvoir remédier
18:06provisoirement aux lacunes,
18:08et de l'enseignement explicite.
18:11Malheureusement,
18:13politiquement, on comprend,
18:14parce qu'il y a feu en la demeure,
18:17et il faut revenir aux fondamentaux
18:19pour s'assurer que les élèves
18:21au moins savent lire, écrire et compter,
18:24mais le passage au modèle éducatif 2.0
18:29n'est pas garanti.
18:30Jusqu'ici, on en est encore
18:31à une pédagogie qui est très basique,
18:34très très basique.
18:35Ça ne permet pas de faire évoluer
18:38l'élève dans sa personnalité,
18:39dans la transversalité de ses apprentissages,
18:41dans l'ouverture,
18:42ça emprisonne les enseignants
18:44dans un robotisme
18:46qui est très mauvais pour l'apprentissage.
18:48Ça, c'est les vrais problèmes
18:49de l'école marocaine
18:51que PISA ne peut pas révéler.
18:53Elle révèle autre chose.
18:54Parlons un peu de positif.
18:57À l'inverse,
18:57est-ce qu'il y a des signaux
18:59encourageants dans les résultats marocains ?
19:03Écoutez, lorsque l'exécutif
19:07a pris la décision
19:08de créer des écoles pionnières
19:09puis de les généraliser,
19:11il y a eu des résultats positifs.
19:13Pourquoi ?
19:14Parce qu'on est revenu
19:14au standard minimo d'une bonne école.
19:18Ce n'est pas une super école,
19:20c'est l'école,
19:20comme elle devrait être tout simplement.
19:22Et on a adopté le basique du basique,
19:24c'est-à-dire on vient chez l'élève,
19:26c'est la méthode d'enseignement explicite,
19:28on lui montre ce qu'il faut faire,
19:30on l'assiste à le faire
19:31et ensuite on lui dit « tu fais ».
19:32C'est robotisé,
19:33mais au moins ça sauve.
19:34Et ça a sauvé plusieurs milliers d'élèves
19:37qui commencent à apprendre
19:38à lire, écrire et compter.
19:40Maintenant, le challenge,
19:41c'est d'aller au-delà
19:43et de savoir comment l'élargissement
19:45de cette méthode au collège
19:48va permettre la continuité,
19:52un continuum pédagogique.
19:54Pour vous,
19:55une des priorités pour le Maroc,
19:56c'est d'élargir les écoles pionnières
19:58pour faire progresser rapidement
19:59au niveau des élèves ?
20:01Bien entendu,
20:02il faut que cet élargissement se fasse.
20:04Il n'est pas extrêmement aussi rapide
20:06que ça a été dit,
20:07mais le vrai challenge,
20:08je vous dis,
20:09c'est de dépasser l'enseignement explicite.
20:11Parce que l'enseignement explicite,
20:12c'est revenir au basique du basique
20:14dans l'apprentissage.
20:15Vous savez,
20:16en pédagogie,
20:16il y a la taxonomie de Bloom.
20:18La taxonomie est une pyramide.
20:19Dans le bas de la pyramide,
20:21il y a des compétences très basiques
20:23qui sont se souvenir,
20:25mémoriser,
20:27disons lire et restituer.
20:29En haut de la pyramide,
20:30il y a les compétences
20:31d'analyser,
20:33évaluer,
20:34restituer correctement,
20:36comparer,
20:36etc.
20:37Avec la méthode d'enseignement explicite,
20:40on se situe au bas de l'échelle,
20:42le minima,
20:43le SMIC.
20:43C'est le SMIC pédagogique.
20:45D'accord ?
20:45Mais il faut le dépasser un jour.
20:47Il faut le dépasser
20:48avec des outils
20:50beaucoup plus étendus
20:52dans lesquels l'enseignant
20:54est impliqué,
20:56où il déploie sa propre intelligence,
20:58sa propre personnalité,
20:59où, à côté des enseignements basiques,
21:02il transmet des comportements,
21:04des attitudes,
21:06de l'autonomie aux élèves,
21:07un esprit critique.
21:08Ça, on n'en parle pas
21:09dans l'enseignement explicite.
21:10Ce n'est pas l'objet.
21:11Ce n'est pas l'objet.
21:12Il faudra y passer un jour.
21:13Sinon,
21:13ce sera une réforme inachevée
21:15qui s'arrête au milieu de la route.
21:16Donc, si vous deviez retenir
21:18une seule leçon de PISA 2025
21:19pour le Maroc,
21:20quelle serait-elle
21:21et est-ce que ça ne serait pas
21:22justement d'arrêter
21:23d'être évalué par PISA ?
21:25Je vais mettre les pieds dans le plat.
21:27Il faut arrêter PISA,
21:28Tim Ceperl,
21:29jusqu'à régénérer
21:34l'enseignement marocain
21:35et faire en sorte
21:36qu'il cible des compétences
21:39proches de celles de PISA.
21:41Contentons-nous
21:42des programmes nationaux,
21:44d'évaluations
21:45qui sont très bons,
21:46qui évaluent
21:47selon des dispositifs
21:49élaborés par les mêmes personnes
21:50qui ont mis en place
21:52le programme.
21:53Sinon,
21:54nous sommes
21:55véritablement,
21:55on se compare
21:57à des choses
21:59vraiment
22:00incomparables.
22:00Maintenant,
22:01il y a des décisions politiques
22:02derrière cela.
22:03Je ne les connais pas.
22:04Mais sincèrement,
22:05ça nous fait mal
22:05en tant que citoyens
22:06que tous les quatre ans,
22:08on a rendez-vous
22:08avec le désespoir.
22:11Très justifié.
22:12Oui,
22:13j'ai envie de vous parler
22:14aussi un petit peu
22:14des résultats
22:15PISA global
22:16à l'échelle du monde.
22:19On retrouve en tête
22:20du classement Singapour,
22:22le Japon,
22:22la Corée du Sud
22:23ou encore l'Estonie.
22:24Alors,
22:25si vous le savez,
22:26quels sont les points communs
22:27de ces systèmes éducatifs ?
22:28S'il y en a bien sûr,
22:29d'après vous.
22:30Écoutez,
22:31je pense que
22:32ces systèmes-là
22:35ont adapté
22:36leur enseignement,
22:39je reprends
22:39le même argument,
22:40à ce qui va être évalué
22:42tous les quatre ans
22:43par PISA.
22:43Ils ne le font pas
22:45par Roury,
22:46par Habileté
22:48et par Triche,
22:49non,
22:49ils le font
22:50parce que c'est ça
22:50qu'il faut évaluer.
22:51PISA n'est pas en train
22:52d'élever la barre inutilement.
22:54PISA,
22:55Pearls et Teams aussi,
22:58essayent de refléter
22:59le vrai sens
23:00de l'enseignement,
23:01la vraie finalité
23:02de l'enseignement.
23:03C'est rendre capables
23:03des apprenants
23:04à utiliser
23:06et à transférer
23:08leurs apprentissages cognitifs,
23:10comportementaux,
23:11émotionnels
23:12dans la vie courante.
23:14Et les systèmes
23:15qui sont bien notés,
23:15ils ont compris ça.
23:16Ils ont fait en sorte
23:17que leurs enseignements
23:18permettent à l'élève
23:19d'évoluer,
23:20permettent à l'élève
23:21non pas d'apprendre
23:23par cœur
23:24et de restituer,
23:24mais de construire
23:25dans son esprit
23:27une notion
23:27de ce qu'on lui apprend
23:29qui est transversale,
23:31multidisciplinaire,
23:32qui est autonome
23:34et qu'il y a du sens,
23:35mettre du sens
23:36derrière les apprentissages.
23:37Ils l'ont compris,
23:38ils sont bien notés.
23:39Nous,
23:39nous ne l'avons
23:40certainement pas compris
23:41ou alors la réforme
23:41est beaucoup trop grande.
23:43Aujourd'hui,
23:43vous savez,
23:44on a réformé l'école,
23:45les classes,
23:45les méthodes,
23:46mais on n'a pas réformé
23:47les curriculats.
23:48Les curriculats au Maroc
23:50méritent véritablement
23:51d'être revisité
23:53et réformé,
23:54que ce soit…
23:54Bon,
23:55ceux du primaire
23:56l'ont été fait,
23:58ça fait quelques années,
24:00mais ceux du lycée,
24:01on en est à plus de 20 ans
24:02sans aucune réforme.
24:03On en est encore
24:04à un baccalauréat
24:05de bachotage
24:05et véritablement,
24:08ce n'est pas bon.
24:09Alors,
24:10permettez-moi de dire
24:11qu'au Maroc,
24:11il y a quand même
24:12de l'espoir.
24:13Il y a des écoles privées
24:16qui ont participé
24:18au concours PISA,
24:20au test PISA
24:20et qui obtiennent
24:22des résultats équivalents
24:24à ceux des pays développés
24:25parce qu'elles aussi,
24:27ces écoles et leurs équipes
24:28ont compris
24:29le sens de l'apprentissage
24:30et puis,
24:31elles ont les moyens
24:31de faire mieux.
24:33Est-ce que vous pensez
24:33que c'est possible
24:34d'appliquer les modèles
24:35des écoles privées
24:36aux écoles publiques,
24:37du coup ?
24:38Moi,
24:38je pense qu'il est temps
24:40de think out of the box
24:42et de continuer
24:43et de ne plus continuer
24:44de s'acharner
24:45sur un mammouth énorme
24:47qui est quasi irréformable
24:49et de trouver
24:51des parades.
24:53Les parades,
24:53ça serait de développer
24:54d'abord
24:55des écoles primaires
24:56et secondaires
24:57partenariales
24:58comme ça a été fait
24:59dans le supérieur
24:59pour l'école internationale
25:01de Rabat,
25:02pour l'école polytechnique
25:05UEM6P,
25:06pour l'école Mohamed VI
25:06des sciences de la santé.
25:08Elles sont partenariales,
25:08elles sont payantes,
25:10elles sont gérées
25:10de manière privée
25:11en dehors,
25:12disons,
25:13du ministère,
25:14mais elles sont performantes
25:15et là,
25:16c'est un modèle
25:16pour l'enseignement général.
25:18Merci beaucoup.
25:19Affaire à suivre donc,
25:20peut-être qu'on aura l'occasion
25:21de vous recevoir à nouveau
25:22pour parler de la suite
25:23et du futur.
25:24Abdelrahman Lahlou,
25:25je rappelle que vous êtes
25:26consultant en éducation
25:27et expert agréé
25:28auprès d'organismes
25:29internationaux
25:30et directeur général
25:31de Medina Schools.
25:33Très bonne journée à vous.
25:34Merci également.
25:37C'est l'heure à présent
25:38de notre chronique hebdomadaire,
25:40l'hebdo africain
25:41en partenariat
25:41avec le Timbuktu Institute.
25:43Et ce mercredi,
25:44c'est son président,
25:46le docteur Bakari Sambé,
25:47qui est avec nous
25:47depuis Dakar.
25:48J'espère qu'il est là.
25:50Bonjour, monsieur.
25:51Oui, je suis bien là.
25:52Bonjour.
25:53Alors aujourd'hui,
25:54nous nous intéressons
25:55à une dimension
25:56encore peu connue
25:58du conflit sahélien,
25:59mais d'actualité,
26:00l'usage de l'IA générative
26:02par les groupes terroristes.
26:04Un rapport inédit,
26:05justement,
26:06du Timbuktu Institute
26:07intitulé
26:08« Des algorithmes en guerre »
26:09montre comment le GINIM
26:11commence à s'approprier
26:12ses outils
26:13pour sa propagande
26:14et son recrutement.
26:15Alors première question, docteur,
26:17pourquoi le Timbuktu Institute
26:19a-t-il choisi
26:20de travailler justement
26:21maintenant
26:21sur l'IA générative
26:23dans le conflit malien ?
26:25Et deuxième question,
26:26qu'est-ce qui a motivé
26:27cette enquête ?
26:29Oui, absolument,
26:31parce que le conflit malien
26:32change de texture.
26:33Depuis plus de 10 ans,
26:34on a vu des dynamiques
26:35djihadistes,
26:35séparatistes,
26:36très enchevêtrés.
26:38Ce qui est nouveau,
26:39en fait,
26:39c'est la démocratisation
26:40de l'intelligence
26:42artificielle générative.
26:43Elle n'est plus réservée
26:44en fait à des États
26:45ou à de grandes organisations.
26:48En fait,
26:49elle devient accessible
26:51à tous.
26:52Et le déclencheur concret,
26:53quand même,
26:53c'est un signal faible,
26:55mais assez clair
26:55avec les événements
26:57de 2026.
27:01Alors, il semblerait
27:02qu'aujourd'hui,
27:03le réseau ne passe pas
27:04entre nous
27:05et le docteur Bakary Sambé,
27:07mais on va voir,
27:08peut-être qu'on va réussir
27:09à le retrouver, docteur ?
27:12Oui, oui.
27:13Ah, je vous en prie,
27:15poursuivez.
27:16Je vous entends très bien.
27:18Allez-y nous
27:18si on vous entend.
27:19Oui, d'accord.
27:20Donc, la branche médiatique
27:21du GENIM,
27:23oui, a diffusé
27:24cette affiche
27:24et que ça a été
27:26une publicité.
27:27Donc, on y voit
27:27des marques typiques
27:28de l'IA
27:28avec des bâtiments,
27:29des végétations
27:30qui confondent
27:31les textures
27:31et des textures
27:34trop lisses.
27:35Donc, ce qui nous a motivés,
27:36maintenant,
27:36c'est la tangétoire
27:37déjà observée
27:38sur l'État islamique,
27:39c'est que, dès 2023,
27:41ils avaient un guide
27:41pour un usage sécurisé
27:43de l'IA,
27:43puis des chatbots
27:44et des vidéos automatisées.
27:46Donc, une fois
27:47qu'un groupe extrémiste
27:47a la capacité technique
27:49et la volonté organisationnelle
27:52d'usage de l'IA,
27:54ça commence à s'étendre.
27:56Donc, nous avons voulu regarder
27:57si le Sahel
27:58entrait dans cette logique
28:00avant que le phénomène
28:01ne soit plus tardif,
28:04encore trop tardif
28:05à documenter.
28:07Très bien.
28:07Et concrètement,
28:09que change
28:09l'IA générative
28:11ou qu'est-ce qu'elle
28:12pourrait changer
28:12dans la façon
28:13dont le GINIM produit
28:15et diffuse sa propagande
28:16en direction
28:17des jeunes sahéliens ?
28:19En fait,
28:20il y a deux choses
28:21qui changent.
28:22D'abord,
28:22il y a la vitesse
28:22de production
28:23et la langue.
28:24Aujourd'hui,
28:24le GINIM s'appuie
28:25sur des équipes internes
28:27et des procédés manuels.
28:28Une vidéo de qualité,
28:30ça prend deux semaines
28:31parfois,
28:31des mois.
28:32Avec l'IA,
28:33une simple tentative
28:35sur un simple descriptif textuel
28:38peut générer
28:38plusieurs visuels
28:39professionnels
28:40en quelques minutes.
28:41Ensuite,
28:42on monte,
28:42on ajoute des animations,
28:44de la musique,
28:44etc.
28:45Deuxième rupture,
28:46il y a la barrière linguistique.
28:47Le GINIM parlait surtout
28:49en arabe classique
28:49et parfois seulement en peul,
28:51notamment dans la katiba masina.
28:53Ça limite l'impact
28:55auprès des populations
28:56qui ne vivent pas
28:58dans une langue
28:59qui est dans une zone
29:01où on parle l'arabe.
29:02Alors,
29:02la tradition neuronale
29:03permet aujourd'hui
29:05de produire très vite
29:06des versions
29:06en Hassani,
29:07en Foufouldé,
29:08en Bambara,
29:09en Moré,
29:10en Tamachèque,
29:10en Songa
29:11et en Wolof.
29:11Et donc,
29:12le doublage qu'il y a
29:14va plus loin encore
29:15avec une vidéo en Bambara,
29:17une voix synthétique native
29:18diffusée sur Telegram,
29:20WhatsApp
29:21ou la radio informelle.
29:22On atteint
29:23des jeunes analphabètes
29:24ou semi-analphabètes
29:25au Mali,
29:26au Burkina
29:26et au Niger.
29:27Des jeunes
29:28qui n'auraient jamais
29:30lu une publication
29:31du groupe
29:31mais qui regardent
29:33une vidéo
29:34sur un téléphone
29:36devenu ubiquitaire
29:37aujourd'hui,
29:38y compris
29:38en zone rurale.
29:40Très bien.
29:41Alors,
29:41il nous reste très peu de temps.
29:42Au-delà de la production
29:43de contenus,
29:44le rapport évoque
29:45un risque accru
29:46de recrutement
29:46plus personnalisé
29:48et plus local.
29:49En quoi cela représente-t-il
29:51un nouveau défi
29:51pour la prévention
29:52de l'extrémisme violent
29:53dans la région ?
29:55Oui,
29:56parce que les tchats-bout
29:57sur Telegram
29:58peuvent évaluer
29:58les aspirations,
29:59les frustrations,
30:00les convictions
30:01de jeunes
30:01puis ajuster
30:02le discours
30:02en temps réel.
30:03Or,
30:04nos stratégies
30:04aujourd'hui
30:05sont largement
30:05collectivées
30:06et génériques.
30:08Et je crois
30:08qu'il y a trois questions
30:09qui se posent concrètement.
30:11Comment programmer
30:12un discours
30:12doublé
30:13en moré
30:14en malinqués ?
30:15Comment identifier
30:16les tchats-bout
30:16de propagande
30:17sans expertise
30:18en détection
30:20algorithmique ?
30:20Et si les acteurs
30:21de terrain
30:22aujourd'hui
30:22n'adaptent pas vite,
30:24l'écart va se creuser.
30:25D'un côté,
30:25on aura des recruteurs
30:26plus rapides,
30:27plus locaux,
30:28personnalisés
30:29et de l'autre,
30:30des dispositifs
30:30de résilience
30:31qui stagnent.
30:32Et quand le phénomène
30:33est encore assez émergent,
30:35il y a peu de preuves publiques
30:36d'une adoption officielle
30:37au-delà
30:38du support promotionnel,
30:39mais les barrières techniques
30:41baissent de plus en plus.
30:42Et donc,
30:42c'est maintenant
30:43qu'il faut monter
30:44en vigilance
30:45et pas après.
30:47Très bien,
30:48merci beaucoup
30:48docteur Bakary Sambé
30:50d'avoir été avec nous.
30:51Je rappelle
30:51que vous êtes le président
30:52du Timbuktu Institute.
30:54Très bonne journée à vous.
30:56Merci à vous aussi
30:57et très bonne journée.
30:59Merci.
30:59Place maintenant au sport
31:01avec Enes Bachar.
31:10Bonjour à toutes et à tous,
31:11bienvenue sur
31:11Médien TV
31:12pour votre tour
31:13de l'actualité sportive.
31:15La Ligue Nationale
31:15de Football Professionnel
31:16a annoncé la prolongation
31:18du mercato estival
31:19jusqu'au 25 septembre,
31:20soit au lendemain
31:21de la reprise
31:22de la Bottola Pro D1,
31:23l'occasion pour les clubs marocains
31:25engagés d'avoir
31:26quelques jours supplémentaires
31:28pour enregistrer
31:28de nouvelles recrues
31:29ou encore dégraisser
31:31leur effectif
31:31jusqu'à cette nouvelle échéance.
31:33Une petite journée
31:34sépara donc
31:34le coup d'envoi
31:35de la saison 2026-2027
31:37du championnat national
31:38le 24 septembre
31:40et donc la fermeture
31:41de la fenêtre
31:42estivale des transferts.
31:43La Ligue Nationale
31:44de Football Professionnel
31:45qui rappelle que les opérations
31:46d'enregistrement
31:47et de transfert
31:48devront être effectuées
31:49dans le cadre
31:50des conditions légales
31:51et des réglementations
31:52en vigueur.
31:55Le Paris Saint-Germain
31:57a débuté sa campagne
31:58de Ligue des champions
31:58par une large victoire
32:00à domicile
32:00face au Slovan Bratislava
32:02score finale 6 buts à 1
32:03l'occasion
32:03pour le ballon d'or
32:04en titre
32:05Ousmane Dembele
32:06de briller
32:06au Parc des Princes.
32:07L'attaquant français
32:08a d'abord inscrit
32:09un doublé
32:10en 6 minutes
32:10avant de se muer
32:11en passeur décisif
32:12pour la recrue
32:13estivale des parisiens
32:14Ferrantoles
32:15à la demi-heure de jeu
32:17le champion du monde
32:18avec l'Espagne
32:18à Corset
32:19l'addition
32:20pour les Slovaques
32:20en concluant
32:21un coup du chapeau
32:22juste avant l'heure de jeu
32:23avec une deuxième
32:24passe décisive
32:25à ajouter
32:26à la feuille de match
32:27d'Ousmane Dembele
32:27le gambien du Slovan Bratislava
32:29Suleymane Kamara
32:30n'a fait que sauver l'honneur
32:31pour les visiteurs
32:32avant que Fabian Ruiz
32:34un autre champion du monde
32:35côté PSG
32:36ne redonne au sien
32:37l'avantage de 5 buts
32:38rentrée européenne
32:39réussie pour le PSG
32:41entrée en matière compliquée
32:42pour le Slovan Bratislava
32:43dirigée par
32:44l'ex-international
32:45ivoirien
32:46Yaya Toure
32:50L'autre gros score
32:51de la soirée d'hier
32:52en Ligue des Champions
32:53c'est la Manita
32:54infligée par le FC Barcelone
32:55au Feyenoord Rotterdam
32:56score finale 5 buts 1
32:57dès la troisième minute de jeu
32:59le capitaine brésilien
33:00Rafinha
33:00a envoyé deux défenseurs
33:02dans le vent
33:02avant de crucifier
33:03le portier adverse
33:04c'est son compère allemand
33:05Karim Adeyemi
33:06qui s'est enfer
33:07le bijou
33:08d'une soirée pluvieuse
33:09en Catalogne
33:10avec une frappe enroulée
33:11à l'extérieur
33:12de la surface
33:13à la 22ème minute de jeu
33:14c'est au retour des vestiaires
33:15que le public du Camp Nou
33:16assistera à un peu plus
33:18de spectacles
33:18d'abord le deuxième but
33:19de Rafinha
33:20qui en est déjà
33:21à 8 buts
33:22en 5 matchs
33:23toutes compétitions confondues
33:24un coup franc
33:25de la Minyamal
33:25et une tête décroisée
33:27de Gabriel Jesus
33:28l'ancien d'Arsenal
33:29qui marque son premier but
33:29au Barça
33:30tout ça pour confirmer
33:31l'ascendant des Blaugrana
33:32qui ont quand même
33:33encaissé un but
33:34des visiteurs signés
33:35Sam Stein
33:36en fin de rencontre
33:37une attaque de folie
33:38pour le Barça
33:39dans ce début de saison
33:4022 buts marqués
33:41en seulement 5 rencontres
33:44Dans les autres résultats
33:46de la soirée d'hier
33:47la victoire renversante
33:48de Liverpool à domicile
33:49face à l'Atletico de Madrid
33:50score final 2 buts à 1
33:51et pourtant
33:52ce sont bien
33:52les Colchoneros
33:53qui avaient débloqué
33:54la marque à la 17ème minute
33:55par l'intermédiaire
33:56du champion du monde
33:57Marcos Llorente
33:58et c'est le milieu
33:59de terrain hongrois
34:00Dominic Sloboslai
34:01qui a ensuite remis
34:02les compteurs à zéro
34:03sur une talonnade astucieuse
34:04de Ronaldo
34:05prêté par le Barça
34:07cette saison
34:07dans la folée
34:08du retour des vestiaires
34:10c'est un autre milieu
34:11cette fois
34:11l'argentin Alexis McAllister
34:13qui a trouvé
34:14le chemin défilé
34:15à la 50ème minute
34:16pour donner l'avantage
34:17aux Reds
34:17et ne plus jamais
34:18le perdre
34:18dans cette rencontre
34:19le point noir
34:20de la soirée
34:21Anfield
34:21c'est bien la sortie
34:22sur blessure
34:23de la recrue française
34:24des Reds
34:24Bradley Barcola
34:26touché au mollet
34:27selon les observateurs
34:31Arsenal n'a eu besoin
34:32que d'un petit but
34:33pour s'imposer
34:34sur la pelouse
34:34du Napoli
34:35toujours pour le compte
34:36de cette première journée
34:37de la phase de championnat
34:38score finale
34:39un but à zéro
34:39pour assister
34:40au seul but
34:41de la rencontre
34:42au stade
34:42Diego Armando Maradona
34:43il fallait attendre
34:44la 75ème minute de jeu
34:46pour voir le capitaine
34:47norvégien
34:47Martino de Gord
34:48tromper la défense
34:49napolitaine
34:50d'une frappe puissante
34:51qui s'est aidée
34:52du poteau
34:52pour tromper
34:53le gardien serbe
34:54Vanya Milinkovic Savic
34:55une victoire étriquée
34:57mais importante
34:58pour les Gunners
34:58finaliste de la Ligue des Champions
35:00le printemps passé
35:01et auteur d'un sans faute
35:02dans ce début d'exercice
35:03entre la première ligue
35:05et la coupe
35:05aux grandes oreilles
35:06les deux autres résultats
35:07à retenir
35:08de la soirée d'hier
35:09le triplé
35:09de Demirovic
35:10pour permettre à Stuttgart
35:12de s'imposer
35:12face au Norvégien
35:14du Viking FK
35:15score finale
35:163 buts à 1
35:16un score
35:17qu'on retrouve également
35:18dans la victoire
35:19du Sporting Lisbonne
35:20à domicile
35:21face au Turc
35:22de Galatasaray
35:26en Angleterre
35:27cette fois
35:27Chelsea s'est imposé
35:28dans un match
35:29à prolifique
35:30à domicile
35:31face à Leeds
35:31pour se qualifier
35:32en huitième de finale
35:33de la coupe
35:34de la Ligue anglaise
35:35score finale
35:356 buts à 3
35:36pourtant
35:36tout avait mal commencé
35:38pour les Blues
35:38avec l'ouverture du score
35:40des visiteurs
35:40signés Tariq Muharremovic
35:41à la 23ème minute
35:43avant le but du break
35:44des Peacocks
35:45au retour des vestiaires
35:46de Brendan Aronson
35:47tout s'est joué ensuite
35:48grâce au coaching
35:49gagnant
35:50de Xabi Alonso
35:51à la mi-temps
35:51doublé de Col Palmer
35:53en 3 minutes
35:53suivi des réalisations
35:55de Pedro Neto
35:56et de Danny Welbeck
35:57juste après l'heure de jeu
35:58avec un triplé
35:59de passe décisif
36:00pour Morgan Rogers
36:01c'est en fin de rencontre
36:02que Valentin Barco
36:04s'illustre
36:04avec un but
36:05et une assiste
36:06pour le doublé
36:06de Welbeck
36:07et répondre
36:08à la réduction
36:08du score
36:09de Dominic Calvert-Lewin
36:10Chelsea rejoint
36:11donc Bournemouth
36:12Newcastle
36:13ou encore Sunderland
36:14dans les équipes
36:15qualifiées
36:15en huitième de finale
36:16de l'EFL Cup
36:20Le sélectionneur du Brésil
36:21Carlo Ancelotti
36:22a dévoilé sa liste
36:23pour les matchs amicaux
36:24à venir
36:24face à l'Australie
36:25et l'Inde
36:26le technicien italien
36:27a décidé de faire revenir
36:28l'attaquant de Chelsea
36:29João Pedro
36:30écarté
36:31lors de la Coupe du Monde
36:32américaine
36:33l'été dernier
36:33de gros changements
36:35également
36:35du côté des gardiens
36:36de but
36:37avec les absences
36:38d'Ederson
36:38et d'Alisson
36:39habitués
36:40de la sélection
36:40de nouveaux noms
36:41font leur appération
36:42dans la liste du mystère
36:44tel que le latéral
36:45de Corinthians
36:45Matteo Zinho
36:46de son coéquipier
36:47en club
36:48et milieu de terrain
36:49Mbedro Bideon
36:50a noté également
36:51le retour
36:52de l'ancien élié
36:53de l'Atletico de Madrid
36:54Samouin Nino
36:54aujourd'hui
36:55à Flamengo
36:59L'ancien international
37:01marocain
37:01Abdeltaif
37:02Ben Zee
37:03a été désigné
37:04pour intégrer
37:04le prestigieux
37:05Hall of Fame
37:05de World Rugby
37:06au titre de la promotion
37:08en 2026
37:08devenant ainsi
37:09le 182ème membre
37:11de ce panthéon
37:11du rugby mondial
37:12World Rugby
37:13a annoncé
37:14l'entrée en liste
37:15de 5 nouvelles légendes
37:16du rugby
37:17dans ce Hall of Fame
37:18dont Abdeltaif Benazi
37:19qui rejoindront
37:19les Sud-Africains
37:20Joel Stransky
37:21et néo-zélandais
37:22Inzanbrook
37:22déjà distingués
37:23au mois d'août
37:24aujourd'hui âgé
37:24de 58 ans
37:25Abdeltaif Benazi
37:26a d'abord débuté
37:27son parcours professionnel
37:28avec la sélection
37:28marocaine
37:29avant qu'il ne porte
37:30le maillot du 15 de France
37:31à 78 reprises
37:32entre 1990
37:33et 2001
37:34après sa carrière
37:35de joueur
37:36Abdeltaif Benazi
37:36a poursuivi
37:37son engagement
37:38dans le rugby
37:38puisqu'il occupe
37:39actuellement
37:39les fonctions
37:40de vice-président
37:41de la Fédération
37:42Française de Rugby
37:42et membre
37:43du conseil
37:44de World Rugby
37:44la cérémonie
37:45de son entrée
37:46officielle
37:46au Hall of Fame
37:47de World Rugby
37:47est prévue
37:48le 17 novembre prochain
37:49à l'occasion
37:50du dîner
37:50du conseil
37:51de World Rugby
37:52à Dublin
37:53du tennis
37:54l'allemand
37:54Alexander Zverev
37:55s'est qualifié
37:56pour les demi-finales
37:56de l'US Open
37:57en battant cette nuit
37:58le néerlandais
37:59Bottic Vanden Zalchul
38:0070e mondial
38:00c'était en 3-7
38:026-2
38:027-5
38:036-1
38:03tête de série
38:04numéro 1
38:05en l'absence
38:06de Yannick Siner
38:07le Zverev
38:07vainqueur
38:08de son tout premier
38:09titre du Grand Chlem
38:10à Roland-Garros
38:11en juin dernier
38:12atteint les demi-finales
38:13des 4 tournois majeurs
38:14cette saison
38:15Zverev a bouclé
38:16son quart de finale
38:17en 2h17
38:18signant un 3ème
38:20succès consécutif
38:21en 3-7
38:21après deux premiers tours
38:23disputés en 5 manches
38:25il disputera ce vendredi
38:26sa 3ème demi-finale
38:27à New York
38:28après celle
38:29de 2020
38:30et de 2021
38:31le Hambourgeois
38:32de 29 ans
38:33affrontera le russe
38:34Karine Kachanov
38:3550e mondial
38:36et qualifié
38:37au dépens du belge
38:38Alexander Blox
38:3834e
38:39de l'ATP
38:41après l'abandon
38:42de ce dernier
38:42alors qu'il était mené
38:436-2
38:447-5
38:443-2
38:50La kazakhstanaise
38:51Elena Rybakina
38:52deuxième mondiale
38:53s'est qualifiée
38:54hier soir
38:54pour les demi-finales
38:55de l'US Open
38:56de tennis
38:56en s'imposant
38:57face à la chinoise
38:58Zheng Kinweng
38:59sur le score
38:59de 3-6
39:006-1
39:00et 6-4
39:01une victoire
39:02qui lui garantit
39:03d'accéder pour la première fois
39:04de sa carrière
39:05au sommet du classement mondial
39:06WTA
39:07grâce à ce succès
39:08en quart de finale
39:09l'actuelle dauphine
39:10du circuit féminin
39:10détrônera
39:11la Belarus
39:12Arina Sabalenka
39:13et écarte définitivement
39:14de la course
39:15à la première place
39:16les américaines
39:17Jessica Pegula
39:17et Koko Goff
39:18la joueuse de 27 ans
39:19qui signe un exploité
39:20historique
39:21en devenant
39:21la première athlète
39:22de son pays
39:23à se hisser
39:23au premier rang mondial
39:25déjà titré
39:25à l'Open d'Australie
39:26cette saison
39:27au départ de Sabalenka
39:28Rybakina
39:29demeure en lice
39:29pour décrocher
39:30un second trophée majeur
39:31en 2026
39:37Et le britannique
39:38Mathieu Brennan
39:39a remporté hier
39:39l'après-midi
39:40la 17ème étape
39:41du Tour d'Espagne
39:42qui reliait les villes
39:43de Dos Hermanas
39:44et de Séville
39:45le sprinter
39:45de Wismali The Bike
39:46a de nouveau fait parler
39:47sa puissance
39:48pour saisir
39:49la dernière opportunité
39:50pour les coureurs
39:50les plus rapides
39:51il termine devant
39:52le belge
39:52de Red Bull
39:53Bora Hansgrove
39:54Jordi Meus
39:55et le norvégien
39:56Duno X Mobility
39:57Magnus Cort Nielsen
39:58arrive désormais
39:59contre la montre individuelle
40:01et deux arrivées
40:01en altitude
40:02qui serviront à sceller
40:03le classement général
40:04de cette 81ème édition
40:05avant l'arrivée finale
40:07à Grenade
40:07où les punchers
40:08seront attendus
40:08au classement général
40:09justement
40:10l'opéra d'espagnol
40:11de Movistar
40:12Henrik Mas
40:12est toujours leader
40:13devant l'autrichien
40:13Félix Gall
40:14et le sloven
40:15Primoz Roglic
40:16prochaine étape
40:17ce sera un contre-la-monde
40:18de 32 kilomètres
40:19contre
40:19El Puerto de Santa Maria
40:21Ejerez de la Frontera
40:38Et c'est ainsi
40:39qu'on conclut
40:40ce tour de la planète sport
40:41merci à toutes et à tous
40:42de nous avoir suivis
40:42très bonne suite de programme
40:43sur les antennes de Median TV
40:46voilà c'était le sport
40:47avec NS
40:48Bachar
40:49place maintenant
40:49à l'économie
40:50avec Rachid Farhan
40:59commençons par la conjoncture
41:00économique marocaine
41:02selon les résultats
41:03de l'enquête trimestrielle
41:04de conjoncture
41:05du haut commissariat au plan
41:06les chefs d'entreprise
41:07affichent globalement
41:08un certain optimisme
41:09pour le troisième trimestre
41:11mais avec de fortes différences
41:12selon les secteurs
41:13dans l'industrie manufacturière
41:15les entreprises anticipent
41:16une hausse de la production
41:18les secteurs alimentaires
41:19chimiques
41:20et celui
41:20des produits minéraux
41:21non métalliques
41:22devraient notamment
41:23soutenir cette progression
41:24à l'inverse
41:25l'automobile
41:26l'habillement
41:26ainsi que le papier
41:27et le carton
41:28pourraient connaître
41:29un recul
41:29le deuxième trimestre
41:31avait déjà été
41:31plutôt bien orienté
41:32la production manufacturière
41:34avait progressé
41:35notamment grâce à l'automobile
41:36aux équipements électriques
41:38et à la chimie
41:39mais derrière cette dynamique
41:40certaines fragilités
41:41persistent
41:4234% des entreprises
41:43industrielles
41:44interrogées
41:45disent avoir rencontré
41:46des difficultés
41:47pour s'approvisionner
41:48en matières premières
41:49principalement
41:50lorsqu'elles sont importées
41:51et 19% des patrons
41:53jugent leur situation
41:54de trésorerie
41:55difficile
41:56dans la construction
41:57aussi
41:57l'activité a progressé
41:59au deuxième trimestre
42:00et les entreprises
42:01anticipent une nouvelle
42:02amélioration
42:02au troisième trimestre
42:04avec cette fois
42:04une hausse attendue
42:05des effectifs
42:07autrement dit
42:07le tableau
42:08est plutôt positif
42:09mais la reprise
42:10reste sous surveillance
42:11les coûts
42:12les approvisionnements
42:13et la situation
42:14silencière
42:15des entreprises
42:15peuvent encore peser
42:16sur leur capacité
42:18à investir
42:19et à recruter
42:20du côté des services marchands
42:22non silenciés
42:22le signal est également
42:24encourageant
42:2450% des chefs d'entreprise
42:26anticipent une hausse
42:27de leur activité
42:28au troisième trimestre
42:30contre 15%
42:31qui prévoit une baisse
42:32autre indicateur
42:34de la dynamique économique
42:35la création d'entreprises
42:37plus de 51 800
42:39nouvelles entreprises
42:40ont été immatriculées
42:41au Maroc
42:42au cours des six premiers
42:43mois de 2026
42:44selon les données
42:45de l'AMPIC
42:46parmi elles
42:47plus de 39 000
42:48sont des personnes morales
42:50soit 75% du total
42:52et plus de 2 800
42:53sont des entreprises individuelles
42:55mais derrière ce chiffre national
42:57une réalité apparaît
42:58la création d'entreprises
42:59reste fortement concentrée
43:01Casablanca-Stat
43:02arrive largement en tête
43:03avec plus de 39%
43:05des créations
43:05de personnes morales
43:06viennent ensuite
43:07Rabassal et Kinitra
43:08Marrakech-Safi
43:09et Tangé-Téton
43:10et Hossima
43:11à L4
43:12ces régions
43:12concentrent plus de 76%
43:14des nouvelles sociétés
43:16il faut toutefois nuancer
43:18créer une entreprise
43:19ne signifie pas automatiquement
43:20créer des emplois
43:22ou réaliser
43:22un investissement important
43:24le chiffre de plus de 51 800
43:26correspond aux nouvelles immatriculations
43:28il ne permet pas à lui seul
43:30de mesurer la taille
43:31des projets
43:32leur chiffre d'affaires futurs
43:33ou leur capacité à durer
43:35mais il donne tout de même
43:36une indication
43:37l'envie d'entreprendre
43:39reste bien présente
43:40au Maroc
43:40même s'il demeure concentré
43:42dans les grands pôles économiques
43:44et dans des activités
43:45relativement faciles d'accès
43:46direction maintenant
43:48le Nigeria
43:48la raffinerie d'Angot
43:50s'apprête à faire son entrée
43:51en bourse
43:52et l'objectif est clairement
43:53d'attirer les petits épargnants
43:55pour participer à l'introduction
43:57en bourse
43:57il faudra acheter au minimum
43:5810 actions au prix de 525 naira chacune
44:02le ticket d'entrée est donc d'environ 4 dollars
44:05une somme volontairement faible
44:06qui doit permettre au plus grand nombre de Nigérians
44:09de devenir actionnaires de la raffinerie
44:11d'Angot vise même jusqu'à 10 millions d'investisseurs particuliers
44:15l'opération cherche ainsi à transformer la raffinerie
44:17ou d'une entreprise détenue
44:19au moins en partie
44:20par une multitude de petits investisseurs
44:24et justement l'énergie revient au coeur
44:26des préoccupations économiques africaines
44:29dans l'union économique et monétaire ouest africaine
44:32les tensions internationales sur l'énergie
44:34commencent à se transmettre au prix
44:36selon la BCAO
44:387 des 8 pays membres ont relevé les prix des carburants
44:41l'inflation qui était encore limitée à 0,4% sur un an
44:45au deuxième trimestre est passée à 1,2% en juillet
44:49puis à 1,7% en août
44:51la hausse concerne notamment les transports
44:53le logement et certains produits alimentaires
44:56comme la viande, le poisson et les légumes
44:58et la banque centrale prévient que cette pression
45:01pourrait se poursuivre d'ici la fin de l'année
45:03notamment en raison des conséquences de la crise au Moyen-Orient
45:07Un investissement spectaculaire dans le numérique
45:11Google annonce vouloir investir au moins 13 milliards d'euros en Finlande
45:15au cours des deux prochaines années
45:16une grande partie de cette enveloppe
45:18doivent financer des infrastructures numériques
45:21notamment des centres de données
45:23destinés à faire fonctionner des modèles d'intelligence artificielle
45:26les investissements concernent plusieurs municipalités
45:30dont Amina, Kajani, Mohos et Vala
45:33Google prévoit également de financer des projets
45:35dans les énergies propres
45:37ainsi que des initiatives liées à la biodiversité
45:41à l'éducation et à la recherche
45:43Mais pourquoi la Finlande ?
45:45Le pays dispose notamment d'une électricité relativement bon marché
45:48et d'un climat froid
45:50deux atouts importants pour les centres de données
45:52Ces infrastructures consomment énormément d'électricité
45:56et nécessitent aussi d'importantes capacités de refroidissement
45:59Pour la Finlande, attirer ce type d'investissement
46:02représente donc une opportunité industrielle et technologique majeure
46:06alors que le pays fait face à un chômage historiquement élevé
46:09Pour Google, l'enjeu est surtout aussi stratégique
46:12accompagné l'explosion des besoins en puissance informatique
46:16liés à l'intelligence artificielle
46:17Et on termine en France
46:19où le signal est beaucoup moins favorable
46:21La production manufacturière a reculé de 0,8% en juillet
46:26après déjà une baisse d'1% en juin
46:29Dans l'ensemble de l'industrie, le recul est de 0,4%
46:33La baisse concerne plusieurs grandes branches
46:35notamment les matériels de transport
46:37la métallurgie, la chimie et la pharmacie
46:40La production de matériels de transport recule ainsi de 2,8%
46:44Sur trois mois de mai à juillet
46:46la production industrielle française
46:48reste toutefois en hausse de 0,8% sur un an
46:52Mais l'industrie manufacturière, elle, recule de 0,4%
46:56Et dans la construction, si la production est restée stable en juillet
47:00elle affiche encore une baisse de 3,6% sur un an
47:03Ces chiffres traduisent donc une industrie française
47:06qui peine encore à retrouver une dynamique durable
47:09avec des performances très différentes
47:11selon les secteurs
47:13Voilà, c'était l'essentiel de l'actualité
47:15Je vous dis à très vite sur Médien TV
47:17pour un nouveau rendez-vous d'informations
47:18Bonne suite de programme sur Médien TV
47:36Médien TV
47:39Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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