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  • il y a 2 heures
A l'occasion de la visite chargée du handicap dans la Loire, et après la Conférence nationale sur le Handicap organisée au début du mois.
Yoann Bruyère, animateur du Collectif Handicap Loire Nord et co-directeur d'EURECAH, revient sur les annonces faites à Paris, les difficultés rencontrées par les familles dans la Loire et les objectifs de ce collectif qui veut porter leur voix.
À retrouver dans 7 Minutes Chrono sur TL7.

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Transcription
00:14Bonjour à toutes et tous et bienvenue.
00:167 minutes chrono, chaque jour la parole aux personnalités du département sur un plateau.
00:20Aujourd'hui nous parlons handicap avec plusieurs sujets qui arrivent dans le département.
00:25D'abord la visite prochaine de la ministre en charge du handicap dans notre département.
00:28Nous allons revenir sur la 7ème conférence nationale du handicap qui s'est tenue il y a quelques jours
00:33et puis de l'inauguration d'une maison du répit portée par l'association Eureka.
00:38J'ai le plaisir aujourd'hui d'accueillir Yohann Bruyère qui est animateur du collectif Handicap Loire-Nord,
00:44co-directeur d'Eureka. Yohann bonjour.
00:46Bonjour Sylvain.
00:47Grosse actue dont je le disais, on va essayer de faire par ordre.
00:49D'abord la grosse actualité c'est la venue ce vendredi dans la Loire de la ministre en charge du
00:54handicap Camille Galliard-Migné.
00:57C'est une belle nouvelle.
00:58C'est une excellente nouvelle pour notre territoire.
01:00En effet la présence de madame la ministre va permettre de mettre aussi en lumière les très belles actions
01:05qui sont réalisées par l'ensemble des acteurs associatifs,
01:09mais aussi pour faire entendre la parole des personnes en situation de handicap et leur entourage
01:13parce qu'il y a encore des vrais besoins et on va sûrement y revenir dessus.
01:17Justement la 7ème conférence nationale du handicap s'est tenue il y a quelques jours
01:21sous la présidence d'Emmanuel Macron.
01:22Vous avez assisté à ça en tant qu'animateur du collectif Handicap Loire-Nord.
01:25Un peu de pédagogie, à quoi ça sert cette grande conférence nationale du handicap ?
01:30Alors déjà la conférence nationale du handicap elle est issue de la loi de 2005
01:34sur la citoyenneté et la participation des personnes en situation de handicap.
01:39Elle a pour vocation tous les trois ans de dresser une feuille de route et d'en faire des bilans.
01:43lors de cette dernière CNH, on a pu en tout cas identifier des grands axes qui ont été mis en
01:50place
01:51et pour lesquels une avancée intéressante a pu être mise en place notamment dans le champ de l'enfance
01:55autour du repérage, du diagnostic en effet ces dernières années notamment dans le champ des TSA,
02:01donc des troubles du spectre autistique, mais également dans l'accès à la scolarisation.
02:06C'était les grands éléments en tout cas de points qui ont pu être actés lors de cette CNH.
02:13C'est une grande messe.
02:14Oui mais il y a une feuille de route quand même qui est annoncée.
02:15Il y a une feuille de route.
02:16Avec les échanges électorales.
02:18Exactement, il y a des engagements, il y a 16 engagements, il y a 65 mesures
02:22qui vont être présentées d'ici la fin septembre par Madame la Ministre.
02:27Je pense et j'espère qu'elle fera aussi des annonces vendredi lors de sa venue.
02:31Il y a encore de gros chantiers, il y a encore énormément de travail qui est attendu par les associations
02:35et par les personnes.
02:36Et comme porte-parole des associations, des personnes en situation de handicap,
02:39il y a ce collectif Handicap Loire-Nord dont vous êtes le co-animateur.
02:44Quelles sont les missions, quels sont les grands objectifs et les défis de ce collectif ?
02:47L'objectif de ce collectif c'est rassembler, c'est fédérer et c'est tenter de parler d'une parole
02:53commune
02:54autour du handicap, quel que soit le handicap sur le bassin Loire-Nord.
02:57Un bassin serait assez rural avec une diversification de réponses qui peuvent être apportées dans le secteur médico-social.
03:07Un grand nombre également de manques de réponses médico-sociales aussi qui est présente.
03:14Donc l'objectif c'est de pouvoir porter la parole des personnes et tenter d'y apporter des réponses.
03:19Donc vous recensez les besoins, les problématiques et puis on les fait remonter aux élus.
03:22Avec nos parlementaires, on a la chance d'être soutenus sur le bassin Nord par notre député
03:27pour lequel très régulièrement on le met au travail pour tenter de trouver des réponses,
03:33en tout cas de solliciter au niveau national.
03:35Alors s'il faut des réponses et qu'il y a des questions, quelles sont les grandes questions aujourd'hui
03:38?
03:38Quelles sont les grandes problématiques que vous avez identifiées dans le Nord du département ?
03:41Est-ce que c'est valable pour le Sud ?
03:44Majoritairement, les difficultés c'est le manque de places, le manque de réponses médico-sociales
03:49pour un certain nombre d'enfants et d'adultes en situation de handicap
03:52qui n'ont pas la possibilité d'aller sur des réponses adaptées en lien avec leurs besoins.
03:58C'est donc souvent des jeunes qui restent à domicile,
04:00c'est donc souvent des enfants qui sont maintenus en scolarisation à défaut d'avoir un accompagnement sur mesure.
04:06On parle de places d'IME, instituts médico-éducatifs, mais également sur le champ de l'adulte,
04:13puisqu'aujourd'hui il y a un manquement de création de places,
04:17ou en tout cas de réponses qui est apportée par le département et au niveau Loire-Nord.
04:23C'est-à-dire qu'il y a des enfants qui sont à la maison sans qu'il y ait
04:25forcément une structure adaptée
04:26qui les prenne en charge avec toutes les problématiques qu'il peut y avoir ?
04:30Exactement, il y a un certain nombre d'enfants aujourd'hui, mais même d'adultes,
04:33qui restent sur le côté du chemin, pour lesquels les réponses qui sont proposées,
04:38elles sont limitées sur quelques heures d'accompagnement par semaine.
04:42Or, ils ont un besoin grandissant de pouvoir mobiliser des professionnels,
04:47que ce soit auprès des familles, des aidants, qu'auprès de ces personnes.
04:50Et on imagine des parents qui s'inquiètent et puis un peu laissés à l'abandon.
04:55Quel est l'état d'esprit des parents quand il n'y a pas de prise en charge possible ?
04:59Souvent, c'est la majorité du temps un arrêt de l'activité professionnelle.
05:04C'est souvent une problématique de recul social, donc isolement aussi des familles,
05:09puisque l'environnement familial est souvent mis à mal.
05:12C'est souvent des familles motoparentales également.
05:15Donc on a ce devoir au niveau du collectif de pouvoir recenser les problématiques qui existent
05:20pour y apporter des réponses, soit à travers le tissu associatif qui existe,
05:25soit au-delà, en identifiant des financements pour apporter des réponses,
05:29notamment dans le cadre de la création.
05:31Dans une société où il n'y a plus de moyens,
05:33est-ce qu'aujourd'hui, c'est l'argent qui veut faire la différence ?
05:36Il faut investir, que l'état investisse pour créer des places ?
05:38Pas forcément, pas que, en tout cas.
05:39Bien évidemment, aujourd'hui, les moyens financiers sont importants
05:43pour continuer de proposer des accompagnements.
05:47Mais il y a surtout la possibilité de laisser les associations innover, créer.
05:51Il y a des dispositifs aujourd'hui qui sont une vraie richesse,
05:55notamment les habitats partagés, pour lesquels ces formats-là ne sont pas assez déployés.
05:59On le sait, il y a un grand nombre d'associations Loire-Nord
06:02qui portent des projets d'habitats partagés,
06:04et pour lesquels, malheureusement, faute d'accompagnement et difficultés administratives,
06:09ils n'y arrivent pas à aller au bout de leurs projets.
06:11Donc c'est mettre en lumière ces initiatives, s'en inspirer, les développer, les multiplier.
06:15Je voudrais que nous terminions.
06:16Il nous reste une minute, Yohann Brouillard, avec votre casquette de co-directeur d'Eureka,
06:20puisque Eureka inaugure officiellement, avec la présence de la ministre ce vendredi,
06:24une maison du répit.
06:25Ça aussi, un gros enjeu, c'est-à-dire que les accompagnants ont besoin de souffler un peu.
06:30Que va représenter cette maison du répit que vous ouvrez à la Thalaudière ?
06:32Alors, quelques secondes.
06:33Vraiment, pour nous, l'importance du répit était essentielle depuis plus de cinq ans.
06:37On se bat autour de ce projet.
06:38Donc, regrouper financeurs privés et financeurs publics,
06:41c'est permettre à ses parents d'avoir une nuit, deux nuits, un peu plus pour souffler.
06:46Donc, c'est une ouverture principalement les week-ends, les périodes de vacances scolaires,
06:50aussi en semaine, pour permettre à ses aidants d'avoir des espaces pour souffler,
06:54pour accorder du temps à la fratrie.
06:56C'est pris en charge par la solidarité nationale.
06:58Il n'y a pas de reste à charge.
07:00Et donc, c'est vraiment une ouverture très large,
07:02en partenariat avec la plateforme de répit PILA, qui est proposée.
07:05En quoi c'est original, en une seconde ?
07:07C'est original de par cette souplesse, de par la typologie du handicap,
07:12puisque c'est ouvert à tout type de handicap, de trois à vingt ans.
07:14Merci beaucoup, Yann Ruyen, d'être venu nous voir aujourd'hui.
07:16Vous entendrez évidemment reparler de la maison du répit dans les émissions de TL7.
07:21Merci de nous avoir suivis.
07:22La ministre sera en réunion publique ce vendredi.
07:25Odia Pazon à Rouen, c'est ça ?
07:26Très heures.
07:26Très heures.
07:27Soyez nombreux.
07:28Merci beaucoup.
07:28Merci de nous avoir suivis.
07:29On se retrouve demain.
07:30Même heure sur TL7.
07:31À demain.
07:32À demain.
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