Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 minutes
Avec Eric Revel, Pascal Bataille, Mathias Leboeuf

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##DEBATS_AVDLD-2026-09-16##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Alors bon, on parle de choses beaucoup moins drôles et moins musicales.
00:06Le budget, ça sera fait dans 15 jours, la sentence, alors on voit que ça s'agit, on cherche 30
00:12milliards,
00:12Sébastien Lecornu cherche 30 milliards.
00:15Alors là, il y a eu une instruction donnée hier au ministre, par le Premier ministre Lecornu,
00:21révélé par les échos, donc des dépenses d'État gelées, sauf la dépense.
00:25Alors ça cherche partout, les niches fiscales, les arrêts maladie, les entreprises qui seraient heureusement épargnées,
00:33suppression des niches fiscales, effectivement, je le disais.
00:36Mais alors il y a une mesure là qui semble faire consensus en haut lieu, c'est la poche des
00:40retraités.
00:41Alors moi je voulais y revenir parce que c'est vrai que ça sera soit la désindexation des pensions,
00:45soit la suppression ou le rabotement, je ne sais pas français, rabotage, l'abattement des 10%.
00:52Est-ce que vous trouvez ça normal que la seule économie qui semble tenir la corde de manière certaine,
00:57ça soit nécessairement sur le dos des retraités, Éric Revelle ?
01:00Bon, d'abord, si je devais qualifier l'exercice du Premier ministre Lecornu,
01:05qui sourit de moins en moins et qui baisse de plus en plus la tête, c'est l'impasse de
01:09l'impuissance.
01:10Ça doit être dur pour lui.
01:11En fait, ce n'est même pas 30 milliards qu'il faut trouver, c'est plutôt 35 milliards.
01:14Je vous rappelle que plus les taux d'intérêt sur la dette française montent,
01:17plus le service de la dette monte et plus il faut trouver d'argent pour rembourser le service de la
01:20dette.
01:20Donc, si vous voulez, on est dans une spirale absolument hallucinante.
01:24Mais pourquoi les retraités ?
01:25Bon, d'abord, je rappelle toujours une chose, et je suis le premier sans doute concerné,
01:31c'est que quand vous avez un niveau de retraite, vous avez cotisé toute votre vie professionnelle pour avoir ce
01:36niveau de retraite.
01:37Vous ne l'avez pas volé, on ne vous en a pas fait de cadeau, vous avez payé de la
01:40CSG, vous avez payé des cotisations salariales.
01:42Bon, première chose.
01:43Deuxième chose, la génération qui est à la retraite en ce moment et qu'on va tondre,
01:47c'est une génération qui a travaillé bien plus de 35 heures par semaine, si vous voyez ce que je
01:50veux dire.
01:51Mais oui, mais oui, mais si vous voulez, tout ça devrait entre...
01:53Mais alors, pourquoi tondre les retraités alors que, oui, il y a des retraites qui sont plus ou moins hautes
01:58et tout le monde doit faire un effort.
02:00Pourquoi ?
02:00Mais parce que les retraités ne manifestent pas.
02:02Ou quand ils manifestent, ils ne cassent rien.
02:05Vous n'allez pas les voir dans la rue.
02:07Là, il y a eu quelques retraités dans le cortège de La Rochelle, on les a entendus et les témoignages
02:12sont édifiants.
02:13Il y a des gens qui souffrent vraiment.
02:16Autant la question des 10% peut se poser, je trouve.
02:19Oui.
02:19Bon.
02:20Autant, bon courage pour fixer le seuil au-delà duquel vous allez être exonéré de désindexation de l'inflation.
02:27Oui, puis ça met les uns contre les autres.
02:28Parce que si vous voulez, bon, 1 500 ou 2 000 euros de retraite par mois si vous êtes seul
02:33et que vous vivez avec votre compagnon ou votre compagne,
02:38ce n'est quand même pas exorbitant.
02:39Si la limite, c'est 2 000 euros et au-delà de 2 000 euros, on désindexe les pensions, moi
02:44je trouve ça absolument scandaleux.
02:46Et puis les retraités prennent leur voiture avec la hausse du carburant, ils vont au supermarché, ils se prennent l
02:50'inflation.
02:50Donc bon, je trouve ça dur, non, Pascal Bataille ?
02:53Oui, il ne faut pas oublier en plus qu'en souscrivant à tout ce qu'a dit Eric, que les
02:57retraités sont des consommateurs importants.
03:00Puis ils aident leurs enfants, leurs petits-enfants.
03:02Oui, et que plus on va toucher à leur pouvoir d'achat, plus ça va certainement rejaillir sur la consommation.
03:08Et c'est vrai qu'Eric a tout à fait raison en disant que les retraités, notamment la part d
03:12'entre eux qui pourraient être touchés,
03:13c'est-à-dire les plus favorisés, ne descendront pas dans la rue, c'est certain.
03:16Donc c'est une cible facile.
03:18Alors est-ce que c'est un ballon d'essai supplémentaire que lance le Cornu après tant d'autres ?
03:23Pour voir comment ça réagit et comment ça grogne et s'il poursuit ou pas ?
03:27Voilà, ça semble activer.
03:28C'est pour ça qu'il faut y revenir parce qu'il y a plein de ballons d'essai,
03:31mais là c'est la seule mesure qui semble être prête à être concrétisée.
03:36Parce qu'ils avaient aussi évoqué à un moment donné, mais là c'est pareil, c'est complètement dingue.
03:40Ils avaient évoqué taxer l'épingle salariale dans les boîtes où c'est possible.
03:44Le salarié, il met un peu d'argent tous les mois et l'entreprise abonde à peu près du même
03:48montant.
03:49Et donc tout ça, ça constitue un pécule.
03:49Ce n'est pas complètement enterré mon cher Éric, ça serait ciblé sur encore une fois les hauts revenus,
03:54mais enfin ils n'ont pas lâché l'affaire, attention.
03:56Mais ces gens font d'une inconséquence incroyable.
03:58Ben oui, bien sûr.
03:59Parce que les mêmes qui vous disent qu'il faut mieux partager, je ne plus sois,
04:04la valeur créée dans l'entreprise avec les salariés,
04:07partager la valeur ce n'est pas seulement de l'intéressement,
04:09c'est aussi la possibilité pour les boîtes qui le peuvent encore une fois,
04:13faire de l'épargne salariale.
04:14Donc les mêmes qui vous disent qu'il faut partager la valeur créée dans l'entreprise,
04:17c'est les mêmes qui veulent matraquer les salariés qui sont en difficulté de pouvoir.
04:19Bon, puisque vous êtes énervé, je vais vous parler des contre-propositions du PS.
04:24Ne rigolez pas, vous salardez.
04:26Je vais vous donner la parole.
04:27Pourquoi les retraités seraient mis à part et qu'on devrait épargner les retraités ?
04:31Parce que les retraités, Mathias...
04:33Je comprends.
04:34Et bien évidemment, je partage...
04:35Parce qu'ils ont déjà cotisé longtemps quand même les recettes.
04:39Et quand ils vont mourir, on leur pique rentre plus à l'épargne.
04:42On fait des magasins gratuits pour les retraités,
04:45parce qu'il ne faut pas qu'ils paillent la nourriture.
04:47Les retraités, la retraite c'est du salaire différé.
04:51Donc pourquoi ce salaire différé ?
04:54J'ai bien compris qu'ils avaient cotisé longtemps.
04:56Très bien.
04:57Et qu'en plus, ceux qui payent les retraites, c'est ceux qui sont actifs aujourd'hui.
05:01Je connais bien le système.
05:02Mais par quel principe les retraités ne devraient pas mettre...
05:07Non mais là, ils sont un peu seuls sur le pont, Mathias.
05:10Bon, attendez, on continue ce débat dans quelques instants,
05:13parce qu'on aura le flash à 11h, et puis on reprend sur ce budget.
05:15Et les contre-propositions du PS aussi.
05:18Oui, parce qu'il faut bien les trouver, c'est 35 milliards.
05:20C'est très créatif, toujours le PS.
05:22On taxe, évidemment.
05:23C'est dans quelques instants, sur Sud Radio.
05:26Sud Radio.
05:2810h midi, Sud Radio.
05:30A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
05:33A vous de le dire avec mes trois débatteurs du jour.
05:35Mathias Leboeuf, Pascal Bataille, Eric Revet.
05:39On parlait il y a quelques instants du budget de Sébastien Lecornu,
05:43qui cherche désespérément 30 milliards d'euros d'ici à 15 jours.
05:47Alors, les retraités semblent être clairement en ligne de mire.
05:51On parle de plein de pistes, mais ce qui semble acquis,
05:53c'est soit une désindexation des pensions,
05:55ou soit le fameux abattement de 10%.
05:58Évidemment, ça crée de la colère.
06:00Eric Revelle nous disait il y a quelques instants,
06:02après tout, on a cotisé toute notre vie,
06:05donc on ne voit pas pourquoi on serait taxé deux fois.
06:08Bon, Mathias Leboeuf n'était pas vraiment d'accord.
06:09On va leur redonner la parole tout à l'heure.
06:11Mais tout d'abord, on va aller voir Florence,
06:13qui nous appelle de Toulouse.
06:14Bonjour Florence.
06:16Oui, bonjour.
06:17Vous vous êtes retraitée et vous êtes en colère.
06:19Non, mais oui.
06:21Alors, qu'est-ce qu'on a fait ?
06:22Qu'est-ce qu'on n'a pas fait ?
06:23Qu'est-ce qu'on a trouvé peut-être ?
06:24Je ne sais pas.
06:26Mais attendez, on touche aux retraités,
06:28mais on n'a rien voulu.
06:30On a participé dans ce pays.
06:32Bien sûr.
06:32Qu'est-ce qu'on a fait ?
06:34Moi, à ce jour, je paye encore des impôts à ce pays.
06:37Mais qu'est-ce qu'on fait ?
06:39Évidemment, nous, ce n'est pas un syndicat qui va venir nous chercher
06:41et on ne pourra pas faire grand-chose.
06:43Mais enfin, franchement.
06:45Et alors, les retraités...
06:46Alors, parlons-en des retraités.
06:47On va parler de M. Hollande, des retraites cumulées.
06:50La personne n'en parle.
06:51Plus de 68 000 euros par an.
06:52Non, ça ne choque personne.
06:54Et on va commencer à tailler dans le gras dans ce pays
06:57tous les dépenses qu'on fait entre les agences et tout ça,
07:00tout le monde de là.
07:01Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
07:02On a des gens qui sont...
07:04Qu'est-ce qu'on a fait à ce pays ?
07:07Non, mais vous trouvez que c'est injuste ?
07:08Et c'est vrai que c'est pour ça que je voulais y revenir.
07:10C'est qu'il y a ce côté...
07:12Alors, quand on calcule, je crois que ça revient à 20 euros
07:16en fonction des retraites.
07:1720, 40 euros par mois, me semble-t-il.
07:21Alors, certains diront que ce n'est pas grand-chose.
07:23Mais enfin, c'est beaucoup.
07:24Parce que peut-être que vous aussi, Florence,
07:26vous aidez des enfants, des petits-enfants.
07:28Vous allez au supermarché, c'est plus cher.
07:30Vous faites votre pain d'essence, c'est plus cher.
07:31Donc, tout mis à bout, ça devient compliqué.
07:35Oui, on a été coupés.
07:37Ah, vous avez été coupés.
07:38Vous m'avez entendu ou pas ?
07:40J'ai entendu les 20, 30 euros, 40 euros.
07:42Non, je disais, c'est vrai que mis bout à bout,
07:44entre les hausses des prix du carburant,
07:46j'imagine que vous avez peut-être une voiture,
07:48vous aidez peut-être vos enfants, vos petits-enfants.
07:50Donc, c'est vrai que ça devient compliqué
07:51pour les retraités aussi,
07:52même si certains veulent les faire passer pour des nantis.
07:56Mais écoutez, quand vous avez 40 ans de cotisation,
07:58je ne parle pas pour moi,
07:59mais on en connaît assez des gens comme ça
08:01qui touchent 800 euros par mois.
08:03Vous imaginez ce que c'est ?
08:04Vous imaginez ce que c'est ?
08:05C'est énorme.
08:06C'est énorme.
08:07Non, mais il faut quand même être raisonnable dans ce pays.
08:11Alors, on touche pas à certaines populations.
08:12Ça, c'est comme le commerçant, vous savez.
08:14Lui, il paye toutes ses charges.
08:15Et à côté, il y en a un qui fait cuire des brochettes
08:17sur un caddie.
08:18Et lui, il est tranquille.
08:19Lui et l'autre, il va lui passer l'hygiène,
08:20il va lui passer l'urcasse,
08:21il lui va passer tout.
08:22Et l'autre sera tranquille.
08:23C'est toujours les mêmes qu'on tape.
08:25C'est toujours les mêmes.
08:26Et maintenant, il y en a marre un peu.
08:28Là, maintenant, ça commence à bien faire.
08:29Je suis quand même à l'Assemblée nationale.
08:31Ils sont toujours encore en vacances.
08:33Parle-aux-Armes aussi, de leur rentabilité à eux.
08:37Et avec ceux qui gagnent par mois et tout ça,
08:39comme disait Agnès Moulinier,
08:42il faut couper un de là.
08:43Là, les salaires, c'est couper un de là.
08:45Ça suffit.
08:47Mathias Leboeuf, vous qui n'étiez pas d'accord
08:49avec Éric Revelle,
08:51qui défendait justement ses retraités,
08:52quand vous écoutez Florence,
08:53franchement, vous lui répondez quoi ?
08:55Non, mais moi, je ne suis pas contre les retraités.
08:58Mais que ce soit difficile pour les retraités,
09:01et je le comprends bien,
09:02en particulier pour ceux qui ont des petites retraites.
09:05Et effectivement, quand on a 800 euros
09:07ou même 1500 euros,
09:09c'est extrêmement compliqué.
09:10Donc, bien évidemment,
09:11ce n'est pas, à mon avis,
09:14ceux-là qu'il faut toucher.
09:15Après, c'est compliqué pour tout le monde.
09:18La caissière qui bosse dans un supermarché,
09:20c'est compliqué pour elle.
09:21Les étudiants, c'est compliqué pour eux.
09:23Et l'ensemble des salariés,
09:25aujourd'hui, à part une petite frange de gens
09:29qui s'en sortent,
09:31c'est compliqué pour tout le monde.
09:32Moi, la question que je pose,
09:34c'est pourquoi les retraites,
09:36au nom de quoi les retraités
09:38seraient épargnés de, grosso modo,
09:41de l'effort solidaire qu'il faut faire
09:43pour redresser les comptes de la France ?
09:45Vous avez des retraités
09:46qui gagnent 5-6 000 euros de retraite.
09:49Alors, je sais bien qu'ils ont cotisé,
09:52encore une fois,
09:53les retraites, c'est du salaire différé.
09:55Pourquoi ces gens-là
09:56ne seraient pas mis à contribution,
09:58à hauteur de 2% ?
10:01Florence, justement,
10:03vous seriez d'accord
10:05pour que les retraités,
10:07peut-être les plus aisés, contribuent ?
10:10Alors, écoutez-moi.
10:12Moi, je vais vous dire.
10:12Au lieu de se taper les uns sur les autres
10:14comme M. Leboeuf fait tout le temps,
10:16il serait bien de regarder un peu plus haut
10:18de regarder le discours
10:19et d'aller voir où passent les sous, d'accord ?
10:22Où passent les sous ?
10:24Parce que maintenant,
10:24il s'agit de mettre les comptes à place
10:26et je pense qu'on va avoir
10:27des moyennes surprises.
10:28Alors, ce n'est pas la peine de ce...
10:29Moi, je ne veux pas non plus
10:31que les 5 000, 6 000 ou même...
10:33Ça m'est égal, ça.
10:34Ce que je veux, c'est qu'on ait...
10:35Florence, Florence,
10:37normalement, c'est pour les débatteurs
10:38qu'il y a la cloche
10:40pour tirer des bêtises.
10:42Mais là, ça veut dire
10:42qu'il y a une autre auditrice
10:43ou auditeur auditrice, en l'occurrence,
10:45qui n'est pas d'accord avec vous.
10:46Bonjour, Isabelle.
10:48Oui, bonjour.
10:49Je voulais juste rajouter un petit truc.
10:52En fait, on a des leviers d'action,
10:56les retraités.
10:57En effet, moi, j'habite à la campagne
10:59et je peux vous dire
11:00que tous les gens
11:01qui sont dans les clubs de bénévolat
11:04pour aider, les aides aux devoirs,
11:06pour...
11:06Enfin, tous les...
11:08En fait, c'est les retraités, la plupart.
11:11Donc, dans les campagnes,
11:13s'il n'y a plus de retraités qui vont,
11:14parce que la plupart du temps,
11:15il faut qu'on prenne nos voitures,
11:17c'est loin.
11:17Donc, on ne va pas aller au resto du cœur,
11:19ça va nous coûter trop cher.
11:21On ne va pas faire les aides aux devoirs,
11:23ça va nous coûter trop cher d'y aller.
11:25Donc, en fait,
11:26on a effectivement des leviers
11:28parce que si on ne donne plus
11:29aux associations,
11:31si on ne donne plus...
11:32Parce que la plupart des retraités,
11:34qui est-ce qu'ils donnent
11:34pour le cancer,
11:36pour le téléthon,
11:38enfin, etc.,
11:38c'est aussi les retraités,
11:40la plupart.
11:40Je ne dis pas que les autres
11:41ne donnent pas,
11:42mais c'est aussi les retraités.
11:43Donc, on a des leviers d'action
11:45et je pense que nous sommes
11:47quand même une force vive
11:49en France.
11:50On consomme,
11:51on aide,
11:52on aide nos enfants,
11:53on fait nounou,
11:54on fait...
11:55Donc, j'entends,
11:56Isabelle,
11:57et c'est intéressant
11:58ce que vous nous dites
11:58parce que ce n'est pas que de l'argent,
12:00c'est du don de soi aussi
12:01que vous donnez dans le bénévolat.
12:03Mais ça veut dire quoi ?
12:04Qu'en gros,
12:04vous dites,
12:05nous, on fait du bénévolat,
12:06mais laissez nos porte-monnaies
12:08tranquilles, c'est ça ?
12:09Moi, je veux bien qu'on aide,
12:11je veux bien qu'effectivement,
12:12on participe.
12:13Mais il ne faut pas
12:14que ce soit que nous
12:15qui participions.
12:16Et puis, il faut dire aussi
12:17que nous sommes quand même,
12:19nous sommes des forces vides.
12:21On travaille malgré tout.
12:22Ce n'est pas un travail
12:23rémunéré,
12:24mais quand vous allez aider
12:25des enfants
12:26à faire leur devoir
12:27le soir après l'école,
12:28quand vous allez aider
12:30des personnes âgées
12:31pour faire des activités,
12:34quand vous vous rendez
12:35pour aider
12:36au resto du cœur,
12:39pour aider les gens
12:40à prendre les colis,
12:41etc.
12:42Tout ça, c'est du temps,
12:43c'est une force vive.
12:44C'est nous qui travaillons.
12:46On travaille malgré tout,
12:47même si ce n'est pas
12:48un travail rémunéré.
12:49Moi, j'ai travaillé
12:50toute ma vie,
12:51j'étais infirmière,
12:52j'étais infirmière libérale,
12:53j'étais infirmière
12:54dans les hôpitaux,
12:55j'ai travaillé,
12:55je n'ai rien volé.
12:56Et je pense que,
12:58effectivement,
12:58je veux bien participer,
12:59mais il faut qu'on se dise
13:01quand même
13:02qu'on fait partie
13:03des gens
13:03qui sommes dans la société.
13:05Oui, et puis arrêter
13:07d'être en permanence
13:08en effet ciblés,
13:09c'était l'objet
13:10d'ailleurs de ce débat.
13:11Merci à toutes les deux,
13:12Florence et Isabelle.
13:14Je le disais,
13:15c'est sûr que ça cherche
13:16des sous partout.
13:17Il y a toujours
13:18les fameuses
13:18contre-propositions
13:19du PS.
13:21Oui, Mathias,
13:21vous avez envie
13:22de discuter,
13:23je vais vous donner
13:23la parole
13:24dans quelques instants.
13:25C'est vrai qu'ils avaient
13:26quasiment fait le budget
13:27la dernière fois.
13:28Alors, je me permets
13:29de dire qu'on espère
13:30que cette fois-ci,
13:31ils ne vont pas le faire
13:31quand même,
13:32parce que c'est toujours
13:33le cortège de taxes.
13:35Alors, ils veulent relever
13:36la CSG sur les héritages
13:38très élevés
13:39qui sont déjà extrêmement
13:39taxés en France.
13:41Ils veulent augmenter
13:42le SMIC.
13:43Bon, ça c'est bien,
13:431 600 net par mois,
13:44mais c'est vrai,
13:45où trouver l'argent ?
13:47Et la taxe Zuckman.
13:47C'est les entreprises privées
13:48qui payent le SMIC,
13:49ce n'est pas l'État.
13:50Voilà, et toujours la taxe.
13:51Non, mais je veux dire,
13:52par là, du coup,
13:53il y aura moins d'embauches
13:54en effet.
13:55Et la taxe Zuckman,
13:56évidemment,
13:56qui ressort du chapeau.
13:58Il y a du lobbying.
13:59D'ailleurs, vous l'avez vu,
14:00l'économiste,
14:00il est un petit peu partout.
14:02Elle rapporterait,
14:03selon eux,
14:0410 milliards.
14:05Mathias Leboeuf,
14:06vous en pensez quoi,
14:07là, de ces socialistes
14:08qui veulent à chaque fois,
14:09non, mais c'est vrai,
14:09ponctionner, ponctionner
14:10et ponctionner ?
14:11Moi, je vais donner
14:12une idée aux socialistes
14:15que j'apprécie beaucoup
14:16par ailleurs
14:16et à M. Lecornu.
14:19Une idée qui ne coûtera rien
14:21en termes de taxes.
14:23Il ne s'agit pas
14:23de rajouter une taxe
14:24qui plaira certainement
14:26aux libérales
14:27qui est Éric Revelle.
14:28C'est de diminuer...
14:29Oui, d'ailleurs,
14:29vous ne m'insultez pas,
14:31vous me valorisez.
14:31Je suis un pays socialiste,
14:34c'est une bonne chose.
14:35Merci.
14:37Le libéral que vous êtes
14:38est certainement
14:39pour la baisse
14:40de l'aide publique
14:40aux entreprises.
14:41Parce que je vais donner
14:44à M. Lecornu
14:45l'idée de relire
14:46le rapport du Sénat
14:49qui a été publié
14:50fin 2023
14:51qui explique
14:52que l'aide publique
14:53aux entreprises
14:54coûte 211 milliards.
14:57Alors, il y a
14:58les niches fiscales,
14:59il y a les amas.
14:59Il y a les amas.
15:00Il y a les amas.
15:00Il y a les amas.
15:01Écoutez-moi,
15:03les entreprises françaises
15:04sont parmi les entreprises
15:05les plus taxées.
15:06C'est quoi ?
15:07C'est 3% du PIB
15:09compte 2 pour 2.
15:09C'est les entreprises
15:09qui sont les plus
15:10biberonnées
15:11à la dépense publique.
15:13Donc, les libéraux français
15:15devraient s'indigner
15:16sur cette prise,
15:18sur cette captation
15:19des fonds publics.
15:20211 milliards.
15:21Rendez-vous compte,
15:22on réduit de 10%.
15:23Ce n'est pas dramatique.
15:25On gagne déjà 21 milliards.
15:2821 milliards !
15:29Mathias,
15:30qu'on réfléchit
15:31sur les aides publiques,
15:32d'accord,
15:32mais enfin,
15:32les impôts de production,
15:334,4% du PIB,
15:35c'est 2,2% en Allemagne.
15:37Mais j'entends du bien.
15:38Attendez, attendez, attendez.
15:40Est-ce que je peux vous répondre ?
15:41Parmi ces aides publiques,
15:42juste une chose
15:43d'abattement fiscal,
15:44effectivement,
15:45il y a un feuilletage
15:46extrêmement important.
15:48Les grandes entreprises,
15:49les très grandes et des grands groupes
15:51en bénéficient très largement.
15:53On pourrait se poser la question
15:55là-dessus,
15:56de savoir si on ne peut pas
15:57ventiler autrement
15:58et peut-être gagner
16:00un peu d'argent,
16:01quelques milliards,
16:02211 milliards.
16:03C'est le premier budget de l'État.
16:06Réfléchissez à votre réponse,
16:07vous avez la plume,
16:09on se retrouve dans quelques instants.
16:10Je ne l'appelle plus Mathias Leboeuf,
16:11je l'appelle Gracchus Baboeuf.
16:12Il n'y en a un émotionnaire célèbre.
16:14On est tout de suite sur Sud Radio.
16:19Parlons vrai.
16:21Sud Radio à vous de le dire.
16:23Aujourd'hui,
16:23Mathias Leboeuf,
16:24Pascal Bataille,
16:25Éric Revelle,
16:26avant la plume,
16:26on était dans une joute.
16:29Le libéral Revelle.
16:30Le libéral Revelle.
16:30Qui veut stabiliser l'économie française.
16:32Bon, allez,
16:33je vous laisse lui répondre
16:34et puis après on passe
16:35mon cher Mathias
16:36avec tout le respect que je vous dois,
16:37je vous aime bien,
16:39mais les réalités économiques
16:40vous échappent un peu.
16:41D'abord le chiffre de 200 milliards,
16:43même si c'est le rapport du Sénat,
16:44je vais vous dire,
16:45il y a à boire et à manger.
16:46On parlait des entreprises taxées ou pas.
16:48Je vais vous dire,
16:49le libéral qui suit
16:49serait pour une diminution
16:51des subventions des entreprises.
16:52Vous êtes d'accord avec moi.
16:54Mais à une condition,
16:55c'est qu'on les laisse jouer
16:56à jeu égal
16:57avec leurs compétiteurs étrangers
16:58en baissant
17:00les taxes sur les dividendes,
17:02le niveau d'impôt sur les sociétés,
17:03etc.
17:04En fait,
17:05l'incohérence,
17:05elle est de l'État,
17:06Mathias,
17:07elle est de l'État.
17:07C'est-à-dire qu'on subventionne
17:08les entreprises
17:09parce qu'on ne veut pas
17:10leur baisser les taxes.
17:13Donc en fait,
17:13on fait tout et son contraire.
17:15Quel est le solde de tout ça
17:16entre les taxes et les subventions ?
17:19Mais attendez,
17:21l'IS en France,
17:21il est de combien ?
17:22Je dis une connerie,
17:22de 20% ?
17:24Il est, oui.
17:25Il a été baissé,
17:26mais il est de 20%.
17:27C'est pourquoi
17:28les grands groupes,
17:29et on en souffre,
17:30notamment GAFAM
17:32s'installe en Irlande,
17:33parce que l'impôt sur les sociétés
17:35était de 7%.
17:36Voilà.
17:37Donc arrêtons de subventionner
17:38les boîtes,
17:39mais permettons-leur
17:40nos Français
17:41de se battre
17:41à armes égales.
17:43Je voudrais vous faire réagir
17:44tout à l'heure
17:45à Mbappé
17:45qui crée encore la polémique
17:46en refusant de porter
17:47le t-shirt
17:48en soutien
17:49à la population
17:50de Ceuta.
17:50Mais d'abord,
17:51cette information
17:52qui nous est parvenue
17:53tout à l'heure
17:54parce qu'on parlait
17:54des socialistes
17:56qui veulent intervenir
17:57dans le budget,
17:57évidemment.
17:58Il y a cette primaire,
17:58vous le savez,
18:00ce sera le 15 et 17 octobre.
18:02Le député Philippe Brun
18:04a été suspendu
18:04du Parti Socialiste
18:05en raison d'accusations
18:06de violences.
18:07Voilà,
18:07c'est ce qu'a annoncé
18:08un responsable aujourd'hui.
18:10Alors,
18:10il a été apparemment
18:13empêché,
18:13entre guillemets,
18:14par une plainte
18:15d'une salariée
18:17qu'il avait licenciée
18:19pour faute.
18:20On a parlé
18:21de violences sexistes,
18:22j'ai entendu,
18:22mais il n'y a pas
18:23de violences sexistes
18:23pour l'instant.
18:24Il parle de violences
18:26tout court.
18:26Voilà,
18:27violences tout court.
18:28C'est vrai que ça peut
18:29étonner.
18:30Lui,
18:30il réagit.
18:30Il dit,
18:31j'ai appris avec stupeur
18:31ce matin
18:32ma suspension
18:33conservatoire du PS
18:34et mon interdiction
18:35de pouvoir me présenter
18:36à la primaire
18:37une ancienne collaboratrice
18:38que j'ai licenciée
18:39pour faute grave
18:39aurait saisi hier
18:4123h50
18:42la direction du parti
18:43de fait pouvant être
18:44qualifiée pénalement.
18:46Vous trouvez ça normal
18:46qu'on l'enlève
18:48automatiquement ?
18:49c'est manifestement
18:50dans les statuts du parti
18:51mais c'est dur.
18:52Ça veut dire que n'importe qui
18:53peut l'accuser.
18:54Ça a l'air d'être
18:55un fait réel d'accusation
18:56mais enfin,
18:57on l'empêche de participer
18:58à la primaire d'emblée.
19:00C'est normal ça,
19:01Mathias Leboeuf ?
19:02Moi,
19:02je vais rester très très prudent
19:04parce que je ne connais pas les faits
19:06et j'imagine que...
19:07Mais il ne les connaît pas non plus,
19:08il dit,
19:08Philippe Brin,
19:09je ne connais pas les faits,
19:10j'ignore ce qu'il m'est rapproché.
19:11Voilà,
19:11ça c'est un peu curieux
19:12et la vraie question pour moi
19:14c'est de savoir
19:15est-ce qu'il y a des faits avérés
19:17graves
19:18et dans quel cas
19:19effectivement
19:19qu'ils soient mis hors jeu ?
19:21Ça peut se comprendre
19:22ou est-ce que c'est...
19:23Il n'a même pas été entendu
19:24par la commission du parti ?
19:26Est-ce que c'est
19:26une des premières boules puantes
19:28et des choses trappes
19:30qui vont émailler la primaire
19:33et peut-être les élections présidentielles ?
19:35Si ça part comme ça,
19:37ça promet pour les...
19:38Bon, c'est déjà un peu parti,
19:39vous avez vu la Glucksmann qui se présente,
19:40Olivier Faure qui était supposé le soutenir,
19:42finalement,
19:43bon,
19:43pas tant que ça.
19:44ça ressemble quand même beaucoup à ça,
19:46le timing
19:48tout à fait parfait
19:49à quelques minutes
19:51de la clôture des candidatures
19:53et effectivement,
19:54on ne l'entend même pas,
19:54on ne le laisse même pas s'expliquer,
19:56il ne sait même pas
19:56ce qui lui est reproché
19:57et il est d'ores et déjà
19:59disqualifié pour cette primaire.
20:00Ça semble effectivement quand même
20:02sentir assez la manœuvre.
20:02C'est vrai qu'on parle toujours
20:03de la droite la plus bête du monde
20:04qui se tire dans les pattes
20:06mais ce n'est pas plus bruyant
20:08bruyant,
20:08bruyant,
20:08oui,
20:09c'est plus bruyant
20:09mais ce n'est pas plus bruyant
20:11du côté du PS.
20:13Ça va donner quoi ?
20:14Comment vous la sentez
20:15cette primaire PS ?
20:17Je vais vous dire,
20:18c'est une machine à perdre
20:19pour plusieurs raisons.
20:20La première raison,
20:21c'est que François Hollande,
20:23évidemment,
20:23avec appétit,
20:25le rappelle souvent.
20:26Il est en forme,
20:27on l'a entendu contre Emmanuel Macron.
20:28La dernière fois qu'il y a eu ce type de primaire,
20:29il y avait 2 millions,
20:302 millions et demi de votants.
20:31Là, s'il y a 100 000 personnes
20:32qui filent 15 euros pour voter,
20:34ce sera le bout du monde.
20:35Donc,
20:35quelle légitimité est une primaire ?
20:36C'est justement le discours
20:37de François Hollande
20:38pour délégitimer certainement
20:39celui qui sortira.
20:41C'est très longtemps,
20:42Bracus Baboff,
20:43que je dis,
20:44depuis des années,
20:45Hollande signera sans doute son retour.
20:47C'est oui.
20:47Mais pourquoi c'est une primaire,
20:49à l'égard d'avis ?
20:50Parce que si vous avez des candidats,
20:52là,
20:52il en reste 5,
20:53c'est ça.
20:54Si vous avez des candidats
20:54qui sont à touche-touche,
20:56que personne ne crée de dynamique,
20:57ça va servir à quoi ?
21:01Olivier Faure dit
21:02qu'il s'allirait bien
21:04avec...
21:04Elle est finie,
21:04le moment venu.
21:05Bon,
21:05lui au moins,
21:06c'est clair.
21:07Ségolène Royal,
21:08elle est en embuscade
21:08et elle peut représenter quelque chose.
21:10Je pense à l'intérieur
21:10du Parti Socialiste.
21:12Elle peut représenter quelque chose.
21:13Mais surtout,
21:14comment est-ce que
21:14Raphaël Glucksmann,
21:16qui n'est pas membre
21:16du Parti Socialiste,
21:18qui est membre
21:18de Place Publique,
21:19peut croire un instant,
21:21un instant,
21:22sans mettre en cause
21:25l'avenir politique du PS,
21:26comment est-ce qu'il peut croire
21:27que quelqu'un qui vient
21:28de l'extérieur du Parti Socialiste
21:29peut remporter
21:31une primaire
21:31du Parti Socialiste ?
21:33Bon,
21:33après,
21:34je fais confiance aux appareils.
21:35Je peux vous en citer
21:36aussi bien à droite
21:37qu'à gauche,
21:38le bras de fer
21:39Copé-Fillon,
21:40vous vous souvenez ?
21:40Bien sûr !
21:41Ou d'ailleurs,
21:42ou le bras de fer
21:43Martine Aubry-Ségolène Royal,
21:44où moi,
21:45je me souviens très bien
21:45de ce jour-là,
21:46parce que je m'étais couché
21:47en écoutant une radio périphérique
21:48qui disait
21:49Ségolène Royal
21:50a 1200 voix d'avance
21:52à 23h,
21:53et quand je me suis réveillé
21:53le matin,
21:54Martine Aubry avait gagné
21:55avec 123 voix de France.
21:57Bon,
21:57donc si vous voulez,
21:58tous ces tripatouillages,
21:59en plus,
21:59ils sont évidents.
22:00Tout ce que vous dépensez
22:01les tests, d'ailleurs.
22:03À quoi ça sert
22:04de faire une primaire ?
22:05Si d'un seul coup,
22:06Hollande arrive
22:08avec...
22:08Non,
22:09mais est-ce que je me suis posé
22:10comme question ?
22:10Est-ce que celui
22:11qui a été désigné candidat
22:13va se dire
22:14je laisse François Hollande ?
22:15Non, mais objectivement,
22:16je ne vois pas...
22:17Je me suis fait
22:18la même réflexion.
22:19Non, mais Hollande,
22:20il a une stratégie politique
22:22qui est très claire.
22:23Si ce n'est pas Glucksmann
22:24qui sort vainqueur
22:25largement de cette primaire,
22:27il y a une voie,
22:28il y a un sillon énorme
22:29pour un candidat
22:30social-démocrate.
22:31D'ailleurs,
22:31centre-droit,
22:32disent maintenant les gens
22:33en parlant de François Hollande,
22:34ce qui est génial.
22:35Vous voyez,
22:35le même qui était
22:35contre la TVA sociale
22:37avant d'arriver,
22:38il est maintenant
22:38pour la TVA sociale.
22:40Maintenant,
22:41si c'est Olivier Faure
22:42qui gagne,
22:43c'est génial pour François Hollande,
22:45c'est génial.
22:46C'est-à-dire que là,
22:46il a un boulevard
22:48pour dire
22:49vous allez voter Mélenchon,
22:50vous, les gens de gauche,
22:51mais il est battu au second tour.
22:52Il était tellement impopulaire
22:54qu'il ne s'est même pas représenté.
22:55Et on en est là
22:56et on ressort François Hollande.
22:57Mais Mathias connaît
22:58mon argument depuis longtemps.
22:59Je vais le rappeler.
23:00Oui, Mathias.
23:00Je vais le rappeler.
23:01C'est que si vous avez
23:02une séquence géopolitique,
23:03vous êtes les gratuits
23:04à cause de lui.
23:05Guerre en Ukraine,
23:08guerre en Iran,
23:09etc.
23:10Vous pouvez aimer
23:10ou pas aimer
23:11François Hollande.
23:12Vous pouvez considérer
23:12qu'il a été un mauvais président.
23:14Très bien.
23:14Non, ce n'est pas moi
23:14qui considère.
23:15Les Français peuvent se dire
23:16devant un navire inquiétant.
23:19Lui, au moins,
23:19il connaît le job.
23:20Oui, il a l'expérience.
23:20Mais oui, il a son délire.
23:23Ni plus ni moins.
23:24Moi, ce qui me désole le plus,
23:26c'est que cette machine
23:26à perdre à gauche
23:29sur la partie PS
23:32est la même que celle à droite
23:34sur la partie,
23:35effectivement,
23:36centre droit
23:36et droite républicaine.
23:39Ce qui est désolant,
23:40en fait,
23:40c'est que ça n'avère
23:41qu'une chose,
23:42c'est la pauvreté
23:43de notre personnel politique
23:44et des gens
23:46qui incarnent aujourd'hui
23:47ces deux branches
23:48qui ont été
23:49pendant des décennies
23:52qui se sont disputées
23:53le pouvoir
23:53et qui ont été
23:54les vrais représentants
23:55de ce qu'est la France,
23:57c'est-à-dire quand même
23:58un État
23:59où les mots
24:00liberté, égalité, fraternité
24:01veulent dire quelque chose
24:02ou le mot république
24:03veut dire quelque chose
24:03ou le mot démocratie
24:04veut dire quelque chose
24:05qui n'est pas le cas
24:06ni de LFI
24:07ni du RN,
24:09à mon sens,
24:09en tout cas.
24:10Et aujourd'hui,
24:10il n'y a personne
24:11pour incarner réellement
24:13ni à gauche
24:14ni à droite.
24:16On n'a plus
24:17les Chirac,
24:19les Mitterrand,
24:19les Giscard,
24:20les Sarkozy.
24:22Mais parce qu'ils ont tué
24:23dans l'oeuf
24:23tous ceux
24:24qui pouvaient succéder.
24:25Bien sûr.
24:25C'est-à-dire que Mitterrand
24:26a bouffé tous ses premiers ministres.
24:28Mitterrand,
24:28ça...
24:29Chirac aussi.
24:30Oui, mais ils n'ont pas
24:31plus...
24:31Oui, mais ils n'ont pas
24:31plus...
24:32Non, pas forcément
24:33à tout le monde,
24:34Mitterrand d'ailleurs.
24:35Non, mais au moins,
24:36il y avait un duel
24:38Mitterrand-Rocard
24:39et puis Mitterrand
24:40l'emportait
24:41et c'était...
24:41Il y avait un ralliement
24:42derrière lui.
24:43À gauche,
24:43il y avait
24:44Chirac-Giscard
24:45ou ensuite
24:47Sarkozy-Valadur.
24:48Il y avait...
24:49Emmanuel Macron
24:50a tué un petit peu
24:51ce côté biparti.
24:53Mais il n'y a plus
24:53de personnalité forte
24:55qui incarne
24:56qui donne envie
24:56aujourd'hui.
24:57Qui vous donne envie
24:57Stéphanie,
24:58Éric,
24:59à gauche ou à droite
25:00de voter péché ?
25:01Je t'ai entendu
25:02parler de Dominique
25:03de Villepin,
25:04Pascal,
25:04qui a porté des idées...
25:06Vous m'entendez-vous ?
25:07Je suis sur une entente
25:08concurrente.
25:09Une entente concurrente.
25:10Oui, j'aime beaucoup
25:11Dominique de Villepin
25:12à titre personnel
25:12dans ce qu'il incarne.
25:14Mais aussi,
25:15il faut voir
25:15de quoi on parle.
25:16Parce qu'on s'y perd
25:17avec lui quand même.
25:18Moi, je trouve
25:19qu'il est assez cohérent.
25:20Il incarne pour moi
25:20un gaullisme social
25:21qui aussi fait partie
25:23d'une vraie tradition française
25:24qui me semble importante
25:26aujourd'hui peut-être
25:27de restaurer.
25:27Il incarne un vrai humanisme
25:29et en plus
25:30une classe,
25:33une culture.
25:34Parce que n'oublions pas
25:34qu'est-ce qu'on est lié ?
25:35On est lié
25:35un président de la République.
25:37Il ne s'est jamais présenté
25:38à des élections.
25:39Oui, mais je parle
25:41de la personne.
25:42Je ne parle pas
25:42de sa capacité aujourd'hui
25:44à remporter l'élection.
25:46Malentendu.
25:46Je parle de la personne.
25:47Qu'est-ce qu'on est lié ?
25:48On est lié un président de la République.
25:50Et Éric ne me contredira pas
25:51quand je dis
25:51qu'on n'est lié pas
25:52un Premier ministre.
25:53On n'est lié pas quelqu'un
25:54qui va mettre les mains
25:55dans le cambouis.
25:55Le président de la République,
25:56ce n'est pas ça en France.
25:57Et il faut quelqu'un
25:58qui puisse aussi représenter
25:59la France,
26:00qui est quand même
26:00une certaine expérience.
26:01Éric le disait pour Hollande.
26:02C'est le cas quand même
26:03de Villepin.
26:04C'est le mec qui a fait
26:04le discours à l'ONU.
26:05C'est le mec qui a été
26:06quand même Premier ministre
26:07insécutant dans les choses.
26:08Il pourra en tout cas
26:08compter sur le soutien
26:10des banques du Qatar.
26:12Je ne suis pas là
26:13pour faire la campagne
26:13de Villepin.
26:14Pour financer sa campagne.
26:15Gracchus veut lancer son sujet.
26:17C'est la pause.
26:18On parle dans quelques instants
26:20de Kylian Mbappé
26:21qui, d'une certaine manière,
26:22fait encore un petit peu de politique.
26:28avec Mathias Leboeuf,
26:29Pascal Bataille,
26:30Éric Revelle.
26:31Aujourd'hui,
26:32on va parler
26:33de cette nouvelle polémique
26:34autour de Kylian Mbappé
26:35avant le coup d'envoi
26:37hier d'un match
26:39Elche.
26:39Alors, je ne sais pas
26:39comment on dit, mon Dieu.
26:41C'est ça, Elche ?
26:41C'est ça ?
26:42Real Madrid.
26:433-2.
26:44Au Martinez Valero.
26:45Les joueurs des deux équipes
26:46ont affiché leur soutien
26:48à Ceuta,
26:49vous savez,
26:49en portant un t-shirt blanc
26:51floqué du message
26:51Todo Som Kambalias.
26:53Oui, oui, absolument.
26:55C'est des habitants
26:56de cette enclave
26:57qui a été
26:59envahie, entre guillemets,
27:00par une arrivée massive
27:01de migrants
27:02depuis le Maroc
27:03fin juillet.
27:04Alors, c'est vrai
27:05que c'est une enclave
27:06qui souffre encore
27:07puisqu'il y a
27:08quelques incidents
27:10réguliers là-bas.
27:1170 000 passages
27:12ou tentatives de passage
27:14ont été recensés.
27:16Il y a toujours
27:16plusieurs milliers
27:17de migrants sur place.
27:19Il y a eu,
27:19c'est vrai,
27:20ces maillots.
27:20Alors, on peut quand même
27:21s'interroger
27:22sur le club
27:24qui pousse
27:25ses joueurs
27:25à porter
27:26ses maillots.
27:27En tout cas,
27:27Mbappé, lui,
27:28avec un autre joueur
27:30a refusé.
27:31En tout cas,
27:31il a essayé
27:32de cacher
27:34ce message
27:34avec Conaté,
27:35précisément.
27:37Ils ont pris
27:37la décision
27:38d'enrouler
27:38le t-shirt
27:39pour camoufler
27:40le message.
27:40Pascal Bataille,
27:41bon,
27:42ça crée la polémique.
27:43Oui, forcément,
27:45déjà,
27:45tout crée la polémique.
27:48Aujourd'hui,
27:49dans ce pays,
27:49c'est bien.
27:49C'est bien dommage
27:50parce qu'on ne sait plus
27:51faire dans la nuance
27:52et essayer d'être
27:54dans l'analyse
27:54un peu sereine.
27:55Mais tout ce qui touche
27:56par ailleurs à Mbappé
27:57crée la polémique,
27:59on le sait bien.
28:00Il s'y prête d'ailleurs
28:01parce qu'il fait souvent
28:04des déclarations
28:05très abruptes.
28:05Envoyé,
28:05c'est clairement engagé
28:07contre l'ERN.
28:08Oui,
28:09ou encore hier
28:10ou avant-hier
28:11en disant qu'il était
28:12le meilleur joueur du monde
28:14pour les spécialistes du foot.
28:16Là aussi,
28:17c'est de la provocation.
28:18Refermons cette parenthèse.
28:20Moi,
28:20ce qui me gêne,
28:21c'est qu'on prenne
28:23des sportifs en otage,
28:25que le club
28:26prenne ses joueurs en otage.
28:28C'est vrai que ça les met
28:29en difficulté
28:29si on apprend
28:30jouer au foot après tout.
28:31de porter un t-shirt.
28:33Que ceux qui le veulent
28:34portent ce t-shirt
28:35en soutien à cette population
28:36qui, effectivement,
28:37a été tout d'un coup
28:38envahie par cet afflux
28:39de migrants.
28:40On sait bien que c'était
28:42le Maroc qui était derrière ça
28:43et que c'était pour
28:44emmerder les Espagnols.
28:45Bon,
28:46qu'aujourd'hui,
28:47il faille soutenir
28:48cette population
28:49ou pas,
28:49je n'en sais rien.
28:50Mais en tout cas,
28:51qu'on impose à des joueurs
28:52de porter ce maillot,
28:53je trouve ça,
28:54pour ma part,
28:55totalement...
28:56Disons que ça les met
28:56en porte-à-faux.
28:57Voilà,
28:57ça les met en porte-à-faux.
28:58Je trouve,
28:59moi,
28:59qu'on a tort de faire
29:00pour le coup un procès
29:01à ces trois joueurs.
29:03Je crois qu'il y avait
29:04notre ami brésilien aussi.
29:06Et puis le 14 septembre,
29:07effectivement,
29:08un international marocain
29:10qui a porté
29:10le même t-shirt
29:11et qui avait subi
29:12une vague d'insultures.
29:13Je crois qu'il y avait
29:13Vinicius aussi
29:14qui a refusé de le porter,
29:15le brésilien.
29:16Donc,
29:17bon,
29:17ça ne me choque pas
29:18qu'il refuse de porter ça
29:19et je trouve qu'arrêtons
29:20de faire des procès
29:21pour tout et n'importe quoi
29:22à chaque personne.
29:23Eric Revelle.
29:24Oui, Pascal,
29:26mais non, Pascal.
29:27Oui, Pascal,
29:29mais en refusant,
29:30en roulant en boule
29:31sur son poitrail,
29:35ce t-shirt
29:36en soutien
29:36à la population
29:37de ce État,
29:38il envoie un message politique.
29:39Oui.
29:39Il envoie un message politique.
29:40C'est une certitude
29:41de connaissance et position.
29:43Il envoie un message politique
29:44en disant,
29:45finalement,
29:46je ne soutiens pas
29:48les meurtres,
29:49les viols
29:50qui ont eu lieu
29:50depuis que 70 000
29:52immigrés illégaux
29:52sont passés du Maroc.
29:53Pour ça, vous lisez
29:54dans ses pensées,
29:55mais peut-être que...
29:56Mais mettez-vous
29:57à la place
29:57des habitants
29:58de cette enclave.
29:59Ils cachent le message.
30:01Donc, en fait,
30:01il ne soutient pas
30:02ce message.
30:03Donc, je comprends l'idée.
30:04Un joueur de foot,
30:05même s'il est capitaine
30:06de l'équipe de France
30:07de football,
30:08n'est pas une sorte
30:09d'homme sandwich politique.
30:10Mais alors,
30:10dans ces cas-là,
30:11M. Mbappé,
30:12ne faites pas de politique
30:13du tout.
30:14Quand vous prenez position
30:16contre la police française,
30:17comme l'avait fait
30:18d'ailleurs Emmanuel Macron,
30:19sur le Naël
30:20qui avait été tué
30:22parce qu'il avait refusé
30:23de s'arrêter,
30:24il roulait,
30:24il avait failli écraser des gens,
30:26il avait fait des refus
30:26d'obtempérer.
30:27Quand il avait dit,
30:28Mbappé,
30:28ce petit ange
30:29parti trop tôt,
30:30est-ce que vous l'avez entendu,
30:32sur d'autres cas
30:33d'assassinats
30:34d'enfants
30:35par des gens
30:36Non, mais c'est une certitude,
30:39c'est un acte politique
30:41d'Mbappé,
30:41en effet.
30:42Non, non,
30:43mais bien sûr,
30:44mais là,
30:44on l'a obligé.
30:45Mais on connaît ses opinions.
30:47Deux choses,
30:48une,
30:48il fait de la politique
30:49où il n'en fait pas.
30:50Mais s'il doit en faire,
30:51qu'il n'en fasse le même.
30:52Il s'intente
30:53de penser qu'il est l'élu
30:54et le meilleur jour du monde.
30:55La réaction d'Éric
30:57est symptomatique
30:58d'une chose
30:58sur Mbappé.
30:59Moi, ce qui me frappe,
31:00c'est que
31:01quand Mbappé
31:02ne dit rien,
31:03on lui reproche
31:04de rien dire.
31:05Quand Mbappé
31:06dit quelque chose,
31:07on lui reproche
31:08de dire ce qu'il dit.
31:09Et quand Mbappé
31:10ne veut pas
31:11dire quelque chose
31:12qu'on veut lui faire dire,
31:13c'est pareil,
31:14on lui reproche...
31:14Mais peut-être
31:15parce qu'il a commencé
31:16à dire un jour.
31:17Bien sûr.
31:17Est-ce que je veux dire
31:18qu'on lui foutrait la paix
31:19s'il ne connaît pas
31:20de position politique ?
31:21Déjà,
31:23il a le droit
31:24de s'exprimer.
31:26Non.
31:26Il est capitaine
31:27de l'équipe de France.
31:28Il ne peut pas
31:28s'exprimer.
31:29Il a le droit
31:30de s'exprimer
31:43sur telle chose
31:44ou telle chose
31:45parce que c'est pareil.
31:46On peut avoir envie
31:48de ne rien dire
31:49sur un sujet.
31:50Et surtout,
31:50là,
31:51ce n'est pas
31:51à titre individuel.
31:52on va lui faire porter
31:53un message
31:55qu'il n'a pas envie
31:56de porter.
31:57Comme tu l'as dit,
31:59Éric,
32:00transformer les footballeurs
32:01en hommes sandwich
32:04politique,
32:05c'est...
32:06Je suis d'accord
32:07que là,
32:07c'est vrai que c'est une nuance
32:08que de s'exprimer librement
32:09sur l'affaire Naël
32:11où il a pris
32:12le parti de le faire.
32:14Là,
32:14c'est vrai qu'on lui impose
32:14un t-shirt.
32:15On est avec Frédéric
32:16qui nous appelle de...
32:17Ah non,
32:18il n'est pas encore prêt.
32:18Vous pouvez finir votre phrase.
32:20Il y avait eu
32:21un peu le même genre
32:22de polémique
32:22mais à rebours,
32:24à l'envers,
32:25sur des joueurs
32:26qui avaient porté
32:27des t-shirts
32:28contre l'homophobie.
32:30Je ne me souviens plus
32:31à quelle occasion.
32:32Et certains avaient refusé
32:34de porter,
32:35justement,
32:36ce t-shirt
32:36contre l'homophobie.
32:37Et là,
32:38pareil,
32:38on leur avait dit...
32:39Non,
32:39c'est vrai que ça les met
32:40en porte-à-faux
32:40et ce n'est pas terrible.
32:43Ça les met en difficulté.
32:44Mais bon,
32:45M. Balbea n'a pas attendu
32:46cet épisode,
32:47en effet,
32:47pour révéler ses positions
32:48et de s'engager.
32:49Notamment contre l'ERN.
32:51Nous sommes donc
32:51avec Frédéric
32:52qui nous appelle
32:53de Blagnac.
32:54Bonjour Frédéric.
32:55Oui,
32:56bonjour à tous.
32:57Vous en pensez quoi ?
32:58Vous vous êtes choqué
32:58par l'attitude Mbappé
32:59ou vous trouvez ça normal
33:01finalement
33:01qu'il n'ait pas envie
33:02d'être d'une certaine manière
33:04instrumentalisé ?
33:05Je peux comprendre.
33:06Je suis assez mitigé.
33:08C'est-à-dire que quelque part,
33:08je comprends
33:09l'initiative
33:09de soutien,
33:11je dirais,
33:12aux citoyens de ces
33:13ou de la population
33:14qui vivent aujourd'hui
33:15quand même
33:16un traumatisme important.
33:17Après,
33:18je peux comprendre
33:18qu'un sport...
33:19Moi, de toute façon,
33:19je n'attends pas
33:20d'un sportif
33:21quand je vais le voir
33:21sur un match
33:22qu'il me dise
33:23pour qui il va voter.
33:24Vous attendez
33:25qu'il marque des buts.
33:26Voilà.
33:27Moi, j'en ai assez
33:27que ce soit les gens
33:28du spectacle,
33:31du théâtre,
33:31du machin
33:32qui politisent tout.
33:33Alors, à un moment donné,
33:34si j'aime une chanson,
33:35même aujourd'hui,
33:36de Patrick Roy,
33:36je ne peux plus l'écouter
33:37parce qu'il a aujourd'hui
33:39un procès.
33:39Ça m'énerve.
33:40si j'aime tel ou tel artiste,
33:42je ne vais pas
33:42parce qu'il est de gauche.
33:44Moi, je n'en ai rien à faire
33:46de leur opinion politique.
33:47De toute façon,
33:48il y a un isoloir
33:48qui est là pour justement...
33:49C'est encore autre chose,
33:50peut-être,
33:50l'affaire Patrick Bruel.
33:51C'est un autre débat.
33:53Mais je vois ce que vous voulez dire.
33:54Vous ne voulez pas
33:54qu'on vous impose des choses ?
33:56Voilà.
33:56Mais moi,
33:57ça fait 30 ans
33:58que je l'écoute.
33:59Donc, d'un coup,
33:59parce qu'il a fait ça,
34:00je ne peux plus écouter.
34:01Merde, je suis obligé
34:01de me partager
34:02entre ce qu'il a fait
34:03et la justice
34:04doit donner son avis
34:05en la matière.
34:05Je ne suis pas juge
34:06et c'est à la justice
34:07de décider.
34:08Mais j'en ai assez
34:09qu'on m'impose
34:10des choix,
34:11des dictacs
34:12parce qu'il y a
34:13une omerta politique
34:14au-dessus.
34:15Je n'en ai rien à faire
34:16de savoir
34:16quelle est l'opinion politique
34:17d'un joueur
34:18quand il est,
34:19qu'il soit du tennis,
34:20du football,
34:20d'un acteur de cinéma,
34:22de ceci, de cela.
34:23Alors après,
34:23bien évidemment,
34:24s'il y a des choses
34:25extrêmement graves
34:27et qu'il est condamné,
34:27c'est totalement différent.
34:28Vous voyez ce que je veux dire ?
34:30Mais après, voilà.
34:31Oui, pour Bruel,
34:31on ne parle pas de politique.
34:32C'est vrai que vous parlez
34:33de Patrick Bruel,
34:34d'ailleurs,
34:35vous avez vu un allègement
34:36de son contrôle judiciaire
34:37qui peut voyager aujourd'hui.
34:40Mais c'est vrai, Frédéric,
34:43que ce sont deux sujets différents.
34:44En tout cas,
34:45vous pouvez toujours écouter
34:46Patrick Bruel chez vous,
34:47mais peut-être pas aller
34:48en concert,
34:49effectivement,
34:49puisque la tournée
34:50a été annulée.
34:51Merci en tout cas
34:51de votre intervention.
34:53Il est censuré
34:54sur toute la radio,
34:55musicale.
34:56Oui, après,
34:57vous avez des plateformes
34:59d'écoute.
35:00Vous pouvez écouter chez vous,
35:01si vous voulez.
35:01Oui, mais enfin,
35:01vous êtes présumés innocents.
35:04Bon, et là,
35:04il est censuré de toute part.
35:06C'est vrai que c'est un autre débat.
35:09Messieurs,
35:10je voulais vous faire réagir
35:11aussi sur une question importante
35:13qui se pose de plus en plus.
35:15Le débat semble lancé.
35:16En tout cas,
35:17faut-il sélectionner
35:18les étudiants
35:19dès l'entrée en licence,
35:20c'est-à-dire en première année ?
35:22Hier, il y a eu une manifestation.
35:24Étudiants et enseignants
35:25ont manifesté
35:26contre le manque de moyens,
35:27la hausse possible
35:28des frais d'inscription
35:28et cette fameuse sélection.
35:31Pourquoi ?
35:31Parce qu'en fait,
35:32une commission d'enquête
35:33du Sénat
35:33a proposé quelques jours
35:35auparavant
35:36de mettre fin
35:36au droit d'accès
35:37automatique
35:38des bacheliers
35:39à la fac
35:39et de laisser
35:40chaque établissement
35:41fixer les règles.
35:42Alors, c'est vrai
35:43que l'argument,
35:44c'est moins d'un étudiant
35:46sur trois
35:46décroche sa licence
35:47en trois ans
35:48et près d'un sur deux
35:49n'obtient aucun diplôme
35:51après cinq ans.
35:52C'est vrai que ça,
35:52c'est quand même problématique.
35:54Ça coûte cher,
35:56l'université,
35:57il y a quand même
35:57des filières
35:58qui posent question.
35:59Mathias ?
36:00Alors, moi,
36:01déjà, premièrement,
36:02la sélection,
36:02elle existe déjà.
36:04Ça, vous avez parfaitement raison.
36:06Notamment par
36:08Parcoursup
36:08qui est un entonnoir
36:10très opaque d'ailleurs
36:11parce qu'on ne sait pas
36:12vraiment quels sont
36:13les critères
36:13et comment ça se passe.
36:14Je vous confirme
36:15que c'est beaucoup plus dur
36:15que d'avoir une bonne fac
36:17que quoi que ce soit d'autre.
36:20Ensuite, effectivement,
36:21il y a un énorme problème.
36:22J'ai vérifié les chiffres
36:24avant de venir en studio
36:25et figurez-vous
36:27que plus de 56%
36:30des premières années
36:32soit décroche,
36:33soit redouble.
36:34C'est-à-dire qu'on est vraiment
36:35dans un...
36:37Et arrivé en licence,
36:39on est à 26%
36:42en L3.
36:43Donc, il y a un vrai problème.
36:44La sélection par l'échec.
36:45Exactement.
36:46Il y a une forme
36:47de sélection par l'échec.
36:48Alors, c'est exactement ça.
36:50Je ne crois pas
36:50qu'on arrivera
36:51à lutter
36:53contre cette sélection
36:54par l'échec
36:54qui est dramatique
36:55et qui est drastique
36:56et qui pose
36:57un vrai problème
36:58sur lequel l'université
37:00doit se pencher
37:01en faisant une sélection
37:03par l'argent
37:03ou par le niveau.
37:05Quels sont les critères
37:06de sélection
37:06à l'entrée
37:07en première année ?
37:08Il y a un problème
37:10à l'université
37:11qui est un problème
37:13d'encadrement.
37:14Les étudiants
37:15arrivent,
37:16ils s'inscrivent,
37:17ils suivent
37:18des enseignements
37:19qui, en général,
37:20ne sont pas mauvais,
37:22qui sont un peu
37:23déconnectés
37:23du monde du travail
37:24mais qui ne sont pas mauvais.
37:25Un peu.
37:26Oui, mais le but
37:27de l'université,
37:28le but de l'université,
37:30c'est surtout
37:31le manger,
37:31trouver un travail,
37:32Gracchus Baber.
37:34Le but de l'université,
37:35c'est de délivrer
37:37un savoir.
37:38Ce n'est pas
37:39de répondre
37:39aux attentes
37:40du monde du travail.
37:42L'université,
37:43ce n'est pas
37:43de la formation professionnelle.
37:46L'idée,
37:47c'est quand même
37:47de trouver un travail,
37:48Mathias,
37:48derrière.
37:49Très bien,
37:49mais vous savez,
37:51à ce compte-là,
37:52on ne fait pas
37:52de philosophie,
37:53on ne fait pas
37:54d'histoire,
37:54on ne fait pas
37:55de sociaux.
37:56La psycho,
37:56on en fait
37:56parce que voilà,
37:57mais tous les savoirs,
37:58toutes les humanités,
38:00on les dégage.
38:00La philosophie va être
38:02majeure avec les débats
38:03sur l'IA aujourd'hui,
38:04mais c'est vrai que
38:05la sociologie,
38:06on se dit,
38:06c'est une filière,
38:07on le sait,
38:08ça a même été,
38:08pardon,
38:09je vais mettre
38:09les pieds dans le plat,
38:10mais une filière aussi,
38:11ça a été prouvé,
38:12je vais me faire engueuler
38:13de dire ça,
38:13mais une filière aussi
38:14d'immigration,
38:15il y a pas mal
38:15d'étudiants étrangers,
38:17ça a été totalement documenté.
38:19Les étudiants étrangers,
38:20c'est un autre souci.
38:23Vraiment,
38:23pour moi,
38:24le principal problème,
38:26et je crois que
38:27tous les parents
38:27qui ont eu
38:29un enfant inscrit
38:30à l'université,
38:32c'est l'encadrement,
38:33c'est-à-dire qu'on s'inscrit
38:33à l'université,
38:34on suit des cours,
38:35quelle que soit la filière,
38:36et l'étudiant est livré
38:38à lui-même,
38:39il n'est pas accompagné.
38:40C'est le principe de la fac.
38:41C'est ça qu'il faudrait
38:42peut-être corriger,
38:44c'est-à-dire qu'à un moment donné,
38:45s'il y a un taux d'échec,
38:46c'est parce que
38:46les étudiants ne sont pas encadrés,
38:48ils sont livrés à eux-mêmes,
38:50dans le meilleur des cas,
38:51ils passent 30% du temps
38:52à la cafette,
38:53je le sais,
38:53j'ai fait de longues études,
38:56et on n'est pas encadrés,
38:58donc comment venez-vous...
39:00C'est pas un principe,
39:01on en parle après,
39:02parce qu'on n'est pas d'accord.
39:03Vous avez devant vous
39:05un pur produit
39:06de l'université française.
39:07Moi aussi,
39:07j'étais en droit.
39:07Licence,
39:08maîtrise,
39:08DEA,
39:09DEA,
39:09DOCTEUR d'État
39:10en finance internationale.
39:11Et vous êtes de droite ?
39:12Comment c'est possible ?
39:14J'étais pas plus encadré.
39:15Non, mais c'est parce que
39:16j'ai des profs de gauche
39:16que je suis venu de droite.
39:18J'ai eu des personnes,
39:19j'ai eu des personnes...
39:20C'est ordre d'une chose
39:21qu'elle n'est pas possible,
39:22il faudrait nous raconter ça.
39:24On continue ce débat.
39:26Comment vous contre
39:27la sélection à l'université
39:29de réagir,
39:30si vous le souhaitez,
39:310826 300 300.
39:33Sud Radio.
39:36Parlons vrai.
39:37Midi, Sud Radio.
39:38A vous de le dire.
39:39Stéphanie Demiru.
39:40Sud Radio avec Mathias Leboeuf,
39:42Pascal Bataille,
39:43Éric Revelle aujourd'hui.
39:44On avait un débat nourri
39:45avant cette publicité.
39:47Faut-il sélectionner
39:48les étudiants
39:49dès l'entrée en licence ?
39:50Éric Revelle est déchaîné
39:51aujourd'hui avec
39:52vos comparses,
39:54Mathias Leboeuf.
39:55C'est oui,
39:56double oui, vous, Éric.
39:57Évidemment,
39:58si vous voulez que
39:59l'université française,
40:00il y a des magnifiques
40:01filières,
40:02il y a des magnifiques
40:02filières,
40:03mais aussi,
40:04pardonnez-moi l'expression,
40:05vous allez me reprendre,
40:05Stéphanie,
40:06mais vous avez filières
40:07à branleur.
40:08Mais attendez,
40:09mais attendez,
40:11Mathias Leboeuf
40:12ne peut pas me contredire,
40:13il a été en fac comme moi,
40:14il a fait de longues études
40:15en train de pouvoir.
40:15Mais attendez-moi,
40:16branleur !
40:17Non, justement !
40:18Mais il y a plein de gens
40:19qui...
40:19Non, mais ça veut dire quoi
40:20que vous supprimez
40:21les facs de sociaux ?
40:22Mais je suis...
40:23D'abord,
40:24vous avez posé la bonne question,
40:25il faut quand même
40:25que ça débouche sur quelque chose.
40:27Oui, mais ça peut déboucher
40:28sur quelque chose,
40:28il y a besoin de sociologues.
40:30Mais oui, oui, oui.
40:31Mais il n'y a peut-être pas besoin
40:34de 500 étudiants
40:35qui s'inscrivent
40:36en première année sociologique.
40:38de la période romaine
40:40de l'empereur Pierre-Adrien
40:41jusqu'à maintenant.
40:42Vous savez ce qui ?
40:44Le goût des autres,
40:45vous vous souvenez ?
40:45Oui, oui, oui.
40:46C'est toute la culture.
40:47Ou Agnès-Joury fait un doctorat.
40:49Nuançons un peu.
40:50Il y a besoin
40:50d'étudiants en sociologie,
40:52mais il n'y a peut-être pas besoin
40:52de 500 étudiants en sociologie
40:54qui s'inscrivent
40:55en première année
40:55et dont on sait bien
40:56que 490 ne vont pas
41:00trouver de boulot.
41:02Donc, de la sélection, oui,
41:03mais certainement pas
41:04la sélection par l'argent
41:05parce que, si je ne m'abuse,
41:06ça a été une des pistes
41:07proposées par cette commission
41:10du Sénat,
41:11ce rapport du Sénat.
41:12Donc, certainement pas
41:13la sélection par l'argent.
41:14De toute façon,
41:15le système de parcours sup,
41:16vous l'avez dit, Stéphanie,
41:18c'est de la chianlis
41:19pour reprendre un terme gaulliste.
41:20Bon courage pour trouver
41:22une bonne fac,
41:22mais vous n'avez aucune chance.
41:24Donc ça, il faut revoir ça.
41:26Ça, j'assume.
41:26Peut-être redonner davantage
41:27à chaque université
41:29une autonomie,
41:30mais effectivement
41:31de la sélection
41:32sur la qualité des étudiants
41:34qui présentent leur dossier.
41:35Peut-être que ça...
41:35Après, il y en a déjà,
41:36regardez Paris-Dauphine,
41:37si vous n'avez pas 18 de moyenne,
41:39c'est même pas la peine d'y penser.
41:40Il y en a déjà
41:40qui fonctionnent comme ça.
41:42Donc, davantage ça,
41:43ça encouragera peut-être
41:45nos lycéens
41:47à mieux travailler aussi
41:48et avoir un contrôle continu
41:49un peu meilleur.
41:51Ça peut être un cercle vertueux
41:53quand même
41:53d'avoir deux mètres
41:54de la sélection.
41:55Mathias, rapidement,
41:56parce que je voudrais encore
41:57vous faire réagir
41:57sur un dernier sujet.
41:58Vous sélectionnez
42:00et donc vous réduisez
42:02l'entrée à la fac.
42:03Qu'est-ce que vous faites
42:03des étudiants
42:04qui ne sont pas sélectionnés ?
42:06Ils font quoi ?
42:06Ils vont quoi ?
42:07Dans l'enseignement privé ?
42:09Mais Mathias,
42:10là, on revient
42:12au bac à tout le monde.
42:13On a donné le bac,
42:14on veut 90% de réussite au bac.
42:17Il y a des filiers
42:18qui font des étudiants.
42:24Des formations
42:25dont on va avoir besoin.
42:27Qu'est-ce qu'on fait
42:27de ceux
42:28qui ne deviendront pas étudiants ?
42:30C'est-à-dire,
42:31on les laisse à la rue ?
42:32Les filières d'apprentissage ?
42:35Avec l'IA,
42:36on va peut-être avoir
42:37davantage besoin de maçons
42:38et de plombiers
42:39dans 10 ans
42:39que de comptables.
42:40D'accord,
42:42Je suis d'accord avec vous.
42:43Un type qui fait sociaux,
42:45un type qui veut faire
42:46de la sociaux,
42:47vous allez lui dire
42:47désolé,
42:48tu vas faire chauffagerie
42:50ou maçon ?
42:52Parce que tu n'as pas
42:53le bonheur.
42:53Mais Mathias,
42:54si de toute façon,
42:55tu sais bien,
42:55et tu le disais toi-même,
42:57à la fin de la première
42:58ou à la fin de la deuxième année,
42:59il se retrouve de toute façon
43:00sans rien
43:01parce que son diplôme,
43:02il n'y aura même pas
43:03de diplôme
43:03et il aura perdu
43:04deux ans de sa vie.
43:05On peut le conger.
43:06Il faut peut-être l'aider
43:07à s'orienter dès le début.
43:08Parce que,
43:09un dernier mot,
43:10si vous le permettez,
43:10la sociologie,
43:12la philosophie,
43:13l'histoire,
43:14ça s'appelle quoi ?
43:15C'est de la culture générale.
43:16Mais je n'ai pas dit
43:16qu'il en fallait plus.
43:17Non, non,
43:18mais j'entends moins.
43:19On aime la philosophie.
43:20La culture générale,
43:22un diplôme équivalent,
43:23un étudiant qui aura
43:24une culture générale forte
43:26sera bien plus performant.
43:27On a l'impression
43:28que ta culture générale,
43:29c'est un savoir inutile,
43:30ça ne l'est pas.
43:31Mais ça,
43:31vous avez raison,
43:32personne n'a dit le contraire.
43:33Messieurs,
43:35petite minute,
43:36même pas.
43:36Est-ce que vous avez vu
43:37la dernière pub,
43:38vous savez,
43:38de cette actrice américaine
43:39Sydney Sweeney ?
43:41Elle apparaît...
43:42Oui, alors là,
43:42je vois un petit moment
43:43d'émotion
43:44avec des hommes
43:45sur ce plateau.
43:46J'étais courageuse
43:46de faire ce débat.
43:48Elle apparaît...
43:49Alors, on ne va pas écouter le son
43:50parce qu'on n'a pas trop le temps.
43:51Ou rapidement,
43:52en fond,
43:52la voix susurreuse,
43:54cette actrice plantureuse.
43:57Ah non,
43:57c'est Sandrine Rousseau
43:58que vous avez en est.
43:59Le réalisateur Anthony me dit
44:00mais non.
44:01Je croyais que vous savez
44:02qu'on avait l'extrait
44:03de Sydney Sweeney.
44:04Si vous parliez de voix susurreuse,
44:05ne nous mettez pas
44:06Sandrine Rousseau,
44:07s'il vous plaît.
44:08Ça sera celle de
44:09Sandrine Rousseau ce matin.
44:11Anthony,
44:11tu...
44:12Voilà.
44:13On écoute Sandrine Rousseau.
44:35Ça donne envie de faire du sport.
44:39Déjà, je voudrais dire
44:40que les femmes posent nues
44:41si elles souhaitent poser nues
44:42mais que là,
44:43on revient quand même
44:44au salon...
44:45Vous savez,
44:46le salon de l'automobile
44:47dans lequel il y avait
44:47des femmes à moitié nues
44:49qui posaient sur les capots
44:50des voitures
44:51de manière lassive
44:52pour attirer le consommateur.
44:54Là, j'ai quand même l'impression
44:55qu'on revient aussi
44:57au calendrier Pirelli, etc.
44:59Donc, évidemment
44:59qu'il y a une dimension sexiste
45:01dans cette affaire.
45:02C'est-à-dire qu'on utilise
45:03le corps d'une femme
45:04et pas n'importe quelle femme
45:05pour attirer les hommes
45:07et faire en sorte
45:08qu'ils s'inscrivent.
45:08Donc, oui,
45:09il y a une dimension sexiste.
45:10Maintenant, je rappelle
45:11qu'évidemment,
45:12les femmes font ce qu'elles veulent
45:13de leur corps.
45:14Bon, vous avez compris
45:15qu'avant, c'était Sidney Swinney
45:17et après Sandrine Rousseau.
45:19Alors, c'est vrai
45:20que la pub est très...
45:20Voilà, on la voit
45:21avec des ballons.
45:22Elle est très jolie,
45:24cette actrice.
45:25Bon, alors quoi ?
45:26Objet sexuel ?
45:27Ou finalement...
45:28La réaction de Sandrine Rousseau
45:29est très drôle
45:30parce qu'elle est ambivalente
45:32et Sandrine Rousseau,
45:33je pense qu'elle est embêtée
45:34parce qu'elle dit
45:35à la fois,
45:36il y a une dimension sexiste,
45:38on instrumentalise la femme.
45:40Et chaque femme
45:41fait ce qu'elle veut
45:42de son cœur.
45:43Et en même temps,
45:44chacun fait ce qu'elle veut
45:44de son cœur
45:45parce qu'effectivement,
45:46personne n'a poussé
45:47cette actrice à faire ça
45:48d'autant plus
45:49qu'elle est actionnaire.
45:50Et j'allais dire,
45:51elle sait très bien
45:52ce qu'elle fait.
45:54Après, il y a le débat
45:55sur...
45:55Mais Sandrine Rousseau,
45:56elle-même,
45:57elle ne croit pas...
45:58Clairement,
45:59elle ne croit pas
45:59à la polémique.
45:59Elle ne rentre même pas là-dedans.
46:01Alors, si Sandrine Rousseau
46:02n'y rentre pas,
46:03c'est qu'il n'y a peut-être
46:04pas vraiment ce sujet non plus.
46:06Parce qu'effectivement,
46:07il y a des femmes sportives
46:08qui se sentent effectivement
46:10au travers de cette pub-là
46:12sexualisées.
46:13Mais moi,
46:15est-ce qu'il n'y a pas
46:15des hommes sportifs
46:17qui sont sexualisés ?
46:18Mais il y en a beaucoup.
46:19Tu regardes le calendrier
46:20des bonnes bimages.
46:21Bien sûr,
46:21mais au-delà de ça,
46:23comment s'appeler
46:24ce décathlonien français
46:26qui était très beau
46:27ces dernières années ?
46:29Jean-Galfion.
46:30Galfion.
46:31Galfion,
46:32c'est un type
46:32dont il a joué
46:34dans des pubs
46:34où on le voyait torse nu,
46:35on voyait ses tablettes de...
46:36Vous avez raison,
46:37le précisé Pascal.
46:38Ou le frère...
46:41Et puis après tout,
46:42c'est vieux comme le monde.
46:42Les manodoux, etc.
46:44Mais voilà,
46:45c'est vieux comme le monde.
46:45Il y a un moment
46:46où il faut arrêter
46:47de salir le corps.
46:48Moi, je pense que
46:49ce qui est vraiment un problème,
46:51c'est le regard
46:52qui est posé
46:54sur cette exposition du corps.
46:56Est-ce que c'est moche ?
46:57Est-ce que c'est sale
46:58d'exposer le corps ?
46:58Là, en tout cas,
46:58c'est plutôt joli.
46:59On aimerait bien avoir
47:00mais on aimerait bien tous...
47:02Moi, j'aimerais bien
47:03ressembler à Jean-Galcione.
47:05On peut en plus
47:06regarder les photos
47:08de cette pub
47:10en lisant
47:10le petit traité
47:11de la jouissance de Pascal.
47:13Merci pour la pub.
47:14Et de la lenteur de Mathias.
47:17Bonjour Péricault.
47:18Bonjour Stéphanie.
47:19Comment allez-vous ?
47:20Mais nous allons bien
47:21parce que l'actualité est riche.
47:23Ah oui,
47:23bon, pas toujours gai, mais...
47:25Alors, rarement gai,
47:26mais c'est en général
47:26ce qui attire le plus,
47:27c'est quand les trains
47:28n'arrivent pas à l'heure.
47:30Même si sur Sud Radio,
47:31ce qui nous caractérise,
47:32c'est d'abord le parlons vrai,
47:33n'est-ce pas ?
47:34Et on parle à l'évraie.
47:34On a parlé vrai aujourd'hui.
47:35On va parler vrai, bien sûr.
47:36On va continuer.
47:37L'indignation des victimes
47:38de la pédocriminalité.
47:39Je vais recevoir
47:40des parents d'enfants
47:42qui ont été victimes
47:43et on va leur demander
47:43ce qu'ils pensent
47:44des déclarations
47:44de Damien Dalgo
47:45et de M. Grégoire
47:47devant la commission sénatoriale.
47:55qui a accompagné son enfance
47:57et puis je recevrai
47:59un grand policier,
48:00Jean-Pierre Colombiès,
48:01qui nous expliquera
48:02pourquoi là,
48:03dernièrement,
48:04certains policiers
48:04sont-ils livrés eux-mêmes ?
48:05Il est l'auteur
48:06de La face obscure
48:08de la police française.
48:09On est un grand commissaire.
48:11Merci beaucoup Perico,
48:12bonne émission
48:13et merci à vous trois
48:13pour vous étiez en forme.
48:15On se retrouve demain
48:18de 10h30 sur Sud Radio.
Commentaires

Recommandations