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  • il y a 5 semaines
Avec Gilles Ganzmann, Alexandra Szpiner, Mathias Leboeuf, Joseph Tayefeh

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##DEBATS_AVDLD-2026-09-01##

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Transcription
00:00:00Maintenant l'heure des débats, à 10h33 sur Sud Radio.
00:00:05Gilles, Gilles Gansman, l'heure de votre petit zapping avant de présenter nos débatteurs aujourd'hui.
00:00:10Vous voulez que je commence par le zapping ou vous voulez les présenter ?
00:00:13Ils prennent place, place au direct, tout le monde s'installe.
00:00:17Bonjour Alexandra Spiner, bonjour, soyez la bienvenue enseignante déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de
00:00:25-France.
00:00:25On a plein de questions à vous poser en ce jour de rentrée, ça tombe très bien, magnifique programmation de
00:00:32la part de Julia Triouffole.
00:00:33Mathias Leboeuf, journaliste, philosophe, auteur du petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés.
00:00:39Bonjour Mathias, vous aussi vous êtes enseignant non ?
00:00:42Je suis enseignant également en études supérieures de droit, je suis prof de culture générale et de philosophie du droit.
00:00:48Vaste programme et Joseph Taïfé, essayiste et secrétaire générale de Place d'Alliance.
00:00:56Merci d'être avec nous Joseph, bonjour et c'est l'heure donc du zapping de Gilles.
00:01:01Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
00:01:04Alors encore une bonne idée de TikTok.
00:01:07Tiens, si on roulait à contresens et puis en plus on filme les voitures qui viennent en face
00:01:12parce que c'est rigolo de voir les visages des gens paniqués de vous voir.
00:01:15Et bien c'est ce qui est à la mode, alors évidemment ça pouvait finir que par des morts, 20h
00:01:20de France 2.
00:01:21Lancé à pleine vitesse, à contresens sur l'autoroute.
00:01:25Ce conducteur prend tous les risques, surprend les automobilistes, frôle même les camions
00:01:29tout en se filmant pour poster la vidéo sur les réseaux sociaux.
00:01:33Une tendance sous forme de défi
00:01:36qui a coûté la vie à 5 adolescents irlandais, âgés de 15 à 18 ans il y a deux semaines.
00:01:41Collision frontale avec la voiture d'une famille, grièvement blessée.
00:01:45Les jeunes hommes, eux, sont décédés sur place.
00:01:47Chaque week-end désormais, on voit des automobilistes jouer à la roulette russe avec leur propre vie
00:01:52et celle de passants innocents.
00:01:53Sur TikTok, les adolescents postaient régulièrement ce genre de vidéos.
00:01:57Des comportements dangereux au volant pour répondre à une tendance sur les réseaux sociaux.
00:02:02En Irlande, elle se traduit même dans les statistiques.
00:02:05Le nombre de cas de conduite à contresens aurait augmenté de 32% par rapport à la même période l
00:02:10'an dernier.
00:02:11Alors là, on était quatre regards consternés.
00:02:15Mais comment est-ce possible ?
00:02:16Alors, ça commence à arriver en France.
00:02:18Ah, super !
00:02:19Et l'autre question...
00:02:21Merci, Gilles, pour cette bonne humaine.
00:02:23Merci.
00:02:24Et votre question, est-ce que vous trouvez ça normal que TikTok laisse ses vidéos sur son site ?
00:02:31Parce qu'il y a ça aussi.
00:02:32C'est-à-dire que...
00:02:34Est-ce que vous trouvez ça normal que TikTok...
00:02:36Non, mais de toute façon, il y a un vrai problème avec TikTok.
00:02:37C'est surtout ça le sujet.
00:02:40C'est-à-dire que les réseaux sociaux, les publications restent totalement dans une impunité la plus grande.
00:02:47Imaginez n'importe quel éditeur, n'importe quel journal...
00:02:50Enfin, en journal, en presse, c'est plus compliqué.
00:02:54Mais n'importe quel journal de télévision posterait ou montrerait un truc pareil.
00:03:00Bien évidemment qu'il y aurait des sanctions.
00:03:01Donc, moi, je suis stupéfait qu'encore aujourd'hui, que ce soit TikTok, que ce soit Instagram, que ce soit
00:03:08Facebook, peu importe,
00:03:10mais que les réseaux sociaux ne soient pas plus régulés et qu'on puisse poster des trucs pareils, quoi.
00:03:15Oui.
00:03:16Et Alexandra, je vous voyais aussi totalement consternée.
00:03:18Mais vous, qui êtes enseignante, ce n'est pas le premier défi.
00:03:21Alors, il est particulièrement inacceptable et choquant.
00:03:27Mais vous voyez, le jeu du piment, récemment, c'est à chaque fois...
00:03:30Le jeu du foulard.
00:03:32Oui.
00:03:33Oui, enfin, ça dit...
00:03:34Quand est-ce que ça va s'arrêter ?
00:03:35Je pense que ça pose évidemment la question de la responsabilité sur les réseaux sociaux,
00:03:40et notamment TikTok, où il y a une dérive absolument folle.
00:03:43C'est-à-dire qu'il y a une surenchère dans la folie.
00:03:46Mais ça dit aussi, je trouve, quelque chose de cette jeunesse,
00:03:49qui n'a finalement plus de limites, plus de cadres.
00:03:53J'ai l'impression qu'on va de plus en plus loin dans...
00:03:56On repousse de plus en plus les limites...
00:03:59Et puis dans la bêtise aussi, disons.
00:04:00Oui, mais c'est un moment du jeu vidéo, c'est-à-dire qu'on conduira...
00:04:06Ils se mettent en danger, c'est ça qui est éliminé.
00:04:07Mais je ne sais pas, est-ce qu'ils confondent réalité et jeux vidéo ?
00:04:11Mais les adultes ont une immense responsabilité,
00:04:13parce qu'on sait bien, quand on voit ces vidéos sur TikTok,
00:04:17normalement, il devrait y avoir une régulation immédiate,
00:04:19et ça devrait être supprimé.
00:04:22Essayez de parler...
00:04:23Allez le dire aux chinois, hein !
00:04:24Oui, je veux bien aller leur dire !
00:04:26Et c'est intéressant ce que vous dites, allez le dire aux chinois,
00:04:30parce que derrière cette question et cette dinguerie,
00:04:32il y a un problème de souveraineté numérique,
00:04:36et justement d'abandon du pouvoir public,
00:04:41des pouvoirs publics qui sont complètement impuissants
00:04:44face à des organisations qui, effectivement,
00:04:47ne sont pas nécessairement françaises.
00:04:49Et qui ne veulent pas forcément toujours du bien, disons-le aussi.
00:04:52C'est ça, oui.
00:04:53qui se réjouissent de nous voir, peut-être parfois,
00:04:56nous prendre les pieds dans le tapis.
00:04:57Qu'un peu encadre leur jeunesse, Joseph.
00:04:59Oui, mais que le réseau social soit chinois ou pas,
00:05:01ça ne change rien à l'acte.
00:05:02Je veux dire, ça aurait été un réseau social français,
00:05:03on aurait eu le même problème, mais...
00:05:06On aurait pu le réguler plus facilement.
00:05:07Alors, on est toujours dans la régulation,
00:05:09mais le problème, c'est qu'on veut traiter, on va dire,
00:05:11le symptôme, mais vous ne traitez pas le vrai problème de l'histoire.
00:05:14Et on va aborder ça, je pense, avec l'histoire aussi du téléphone dans les lycées,
00:05:17mais à un moment donné, c'est une histoire aussi d'éducation aussi,
00:05:19à un moment donné.
00:05:20Je veux dire, la politique du placard, de dire, de cacher le problème,
00:05:23mais au fin de compte, de ne pas traiter l'éducation,
00:05:25faire de la pédagogie.
00:05:26Dans beaucoup de pays dans le monde, aujourd'hui,
00:05:28le numérique, il y a une formation au numérique,
00:05:30on explique aux gens comment gérer le numérique.
00:05:33Et nous, aujourd'hui, en fin de compte,
00:05:34dès qu'on voit un problème, c'est, on interdit.
00:05:36Et ça sera effectivement l'objet de notre premier débat
00:05:39avec ce téléphone portable qu'on interdit au lycée
00:05:42pour la première fois cette année.
00:05:43Gilles, la suite de votre zapping, ça fait parler.
00:05:45Une bonne nouvelle qui n'en est pas une,
00:05:47le chèque essence,
00:05:48mais qui n'est fait que pour les gros rouleurs.
00:05:50Et je ne vous parlerai pas de moi.
00:05:52Les autres peuvent continuer à payer.
00:05:56Alors, du coup, ça râle à la pompe.
00:05:58Vincent fait seulement un plein et demi environ par mois.
00:06:02Mais au vu de l'augmentation du prix du carburant,
00:06:04il estime que les aides ne devraient pas se limiter aux gros rouleurs.
00:06:08Il n'y a pas que les grands rouleurs qui rencontrent des difficultés financières au quotidien.
00:06:12Donc, il n'y a pas de raison que les personnes qui roulent un petit peu moins
00:06:15ne puissent pas bénéficier également d'une aide à ce niveau-là.
00:06:17Alors que le gouvernement envisage de prolonger les aides carburants
00:06:21pour les Français les plus exposés à la hausse des prix,
00:06:24ces automobilistes espèrent une baisse des taxes.
00:06:26Quand on voit 2,16 euros le litre et que je vais en Espagne,
00:06:32je le paye 1,80 euros.
00:06:33On a quasiment 40 centimes d'écart.
00:06:36Et tout ça, c'est que des taxes.
00:06:37Les aides, c'est ponctuel.
00:06:39Ce n'est pas efficace.
00:06:40Moi, j'ai ma soeur qui habite à Saint-Jean-de-Luz.
00:06:42Tous les 15 jours, elle va faire le plein à Tantiria.
00:06:45Elle paye 30, 40 euros de moins.
00:06:47Vous trouvez ça normal que monsieur et madame tout le monde
00:06:49n'ayent pas accès à ces réductions ?
00:06:52Alexandra ?
00:06:53Alors, je me réjouis déjà que des gros rouleurs,
00:06:58comme vous dites, puissent bénéficier de réduction.
00:07:01Des gros rouleurs, c'est souvent des gens
00:07:03qui ont besoin de leur voiture pour travailler.
00:07:05C'est ceux-là qui sont le plus pénalisés.
00:07:09Maintenant, c'est toujours pareil.
00:07:11Il faut qu'il y ait une acceptation de ces mesures
00:07:14et qu'il y ait le sentiment de justice.
00:07:16C'est toujours la question.
00:07:18Mais bon, on ne peut pas reprocher
00:07:20de mettre des dispositifs d'aide
00:07:23pour des gens qui en ont besoin pour travailler.
00:07:26Ça me paraît essentiel.
00:07:27D'ailleurs, on salue les infirmiers,
00:07:29notamment les infirmières qui nous écoutent,
00:07:31peut-être dans leur voiture.
00:07:33Et tous ceux qui sont en première ligne
00:07:34et qui ont vraiment besoin de leur voiture pour travailler.
00:07:37N'hésitez pas, en tout cas,
00:07:38je vous le rappelle, chers auditeurs,
00:07:40à venir réagir quand vous le souhaitez.
00:07:43Vous avez un droit au rappel, d'ailleurs,
00:07:44dans cette émission.
00:07:45Il y a la petite cloche.
00:07:46Si vous entendez peut-être des débats
00:07:47qui vous semblent hors sol,
00:07:49ne pas correspondent à votre réalité,
00:07:51à ce que vous vivez,
00:07:52eh bien, vous appelez Manu au standard
00:07:54et puis on vous met directement à l'antenne.
00:07:56La suite de votre...
00:07:57Tout à l'heure, Stéphanie,
00:07:58vous parlerez aussi des voitures électriques.
00:08:00Oui.
00:08:00C'est peut-être la solution par rapport à l'essence.
00:08:02Oui ou non, par rapport au prix des voitures.
00:08:05Vous en parlerez avec vos débatteurs.
00:08:06Chers débatteurs,
00:08:08je vous demande de lui rendre hommage.
00:08:10De nous arrêter.
00:08:11De nous arrêter.
00:08:12Et de lui rendre hommage.
00:08:13C'est un ordre.
00:08:14C'est Édouard Balladur.
00:08:15Vous le faites bien.
00:08:16Édouard Balladur est mort.
00:08:17Et vous savez quoi ?
00:08:18La nouvelle, elle est arrivée en plein 20 heures de TF1.
00:08:22Gilles Boulot, vous allez voir quel talent.
00:08:24On a appris également la mort de l'ancien Premier ministre,
00:08:26Édouard Balladur.
00:08:27Il avait 97 ans.
00:08:28Il avait débuté sa carrière politique
00:08:30comme secrétaire général de l'Elysée
00:08:32sous Georges Pompidou.
00:08:33En 1986, pendant la période de cohabitation,
00:08:36il fut ministre de l'économie, des finances.
00:08:39C'est lui qui lança une vaste campagne de privatisation.
00:08:42François Mitterrand le nomma ensuite Premier ministre.
00:08:44En 1993, grand favori des sondages.
00:08:47Pour l'élection présidentielle de 1995,
00:08:49il fut éliminé dès le premier tour
00:08:51par son grand rival de droite, Jacques Chirac.
00:08:53L'annonce de son décès a été faite par sa famille.
00:08:56Une messe sera donnée dans l'intimité familiale.
00:09:01Voilà.
00:09:01Triste nouvelle.
00:09:02Triste nouvelle.
00:09:03On était assez grands, nous, pour le connaître.
00:09:06La mort d'Édouard Balladur.
00:09:08C'était ce temps béni
00:09:09où les femmes et les hommes politiques
00:09:11avaient beaucoup de tenue.
00:09:12On en parlait hors antenne.
00:09:14C'est vrai que c'est aussi ce temps béni
00:09:17où deux candidats de la droite
00:09:18pouvaient être...
00:09:22espéraient être au deuxième tour
00:09:23sans que ça pose question,
00:09:24sans que ça fasse débat.
00:09:25Il y avait déjà quelques coups de couteau.
00:09:27Oui, certes.
00:09:29Alexandra, Mathias et José,
00:09:31je vous fais réagir justement
00:09:32parce que c'est important quand même
00:09:33qu'on s'arrête quelques minutes
00:09:34sur la vie d'Édouard Balladur.
00:09:36Il y a beaucoup d'auditeurs,
00:09:37j'imagine,
00:09:38qui en ont des souvenirs plus ou moins bons.
00:09:41Venez nous le dire.
00:09:41D'ailleurs, au standard 0800 26 300 300.
00:09:44On a tout de suite sur Sud Radio.
00:09:46Sud Radio.
00:09:48Sud Radio, soyez bienvenus.
00:09:50Merci de nous rejoindre.
00:09:51Vous pouvez réagir,
00:09:53chers auditeurs.
00:09:53Vous le savez,
00:09:54pour la suite de nos débats 0800 26 300 300,
00:09:58puisque vous le savez,
00:09:59cette émission,
00:09:59c'est la vôtre.
00:10:01Nous sommes aujourd'hui
00:10:01en compagnie d'Alexandra Spiner,
00:10:03Mathias Leboeuf,
00:10:04Joseph Taillefé.
00:10:06Et on parlait de notre premier sujet
00:10:07lancé par Gilles
00:10:08avec son zapping,
00:10:10la mort d'Édouard Balladur.
00:10:12Une autre façon peut-être
00:10:13de faire de la politique,
00:10:15Mathias Leboeuf ?
00:10:16Moi, je n'étais pas un fan absolu
00:10:19d'Édouard Balladur,
00:10:19pour tout vous dire.
00:10:21Mais effectivement,
00:10:21comme l'a dit Alexandra,
00:10:23je reconnais que c'était
00:10:23un homme d'État quand même.
00:10:24C'était quelqu'un
00:10:25qui avait une certaine tenue politique
00:10:28qu'on trouve de moins en moins
00:10:30dans le personnel politique aujourd'hui.
00:10:32Alors, vous lui reprochiez quoi ?
00:10:35Je lui reprochais essentiellement
00:10:37sa politique.
00:10:37Et notamment,
00:10:39ce dont je lui fais crédit,
00:10:41c'est qu'on en parle peu,
00:10:43mais notamment,
00:10:45quand Pompidou a été très malade
00:10:47à la fin de son mandat,
00:10:48c'est lui qui a fait tourner la boutique.
00:10:50C'est-à-dire qu'il était
00:10:51secrétaire général de l'Élysée
00:10:52et c'est lui qui a...
00:10:54Pompidou était vraiment pas bien
00:10:55et c'est lui qui a fait rouler les choses.
00:10:59Après, par exemple,
00:11:00parmi les choses
00:11:01qu'on pourrait lui reprocher,
00:11:02il a privatisé énormément
00:11:05des pans entiers
00:11:06d'entreprises
00:11:08qui étaient publiques à l'époque
00:11:09avec cette fameuse
00:11:10doctrine des noyaux durs
00:11:12d'actionnaires stables
00:11:14et qui était en fait
00:11:17une vente
00:11:18à des copains
00:11:19de joyaux.
00:11:20C'est pas le seul.
00:11:22C'est pas le seul,
00:11:23mais il a bien
00:11:26favorisé ça.
00:11:27Et ça, moi,
00:11:27j'étais plutôt à l'époque déjà
00:11:29un peu contre cette politique
00:11:31à la fois de privatisation
00:11:32et puis d'actionnaires stables
00:11:34qui étaient quand même
00:11:34des copains
00:11:35qui m'ont donné
00:11:36en gros
00:11:37les joyaux
00:11:38de la famille.
00:11:39Bon, voilà.
00:11:40Mais je reconnais
00:11:40que c'était un homme d'État.
00:11:43François Mitterrand,
00:11:44d'ailleurs,
00:11:44lui reconnaissait
00:11:45un certain nombre
00:11:46de qualités
00:11:46avec un peu de sang noiserie
00:11:47parce que...
00:11:48Oui, c'est difficile à trahir.
00:11:49Oui, il est en Chirac.
00:11:51Absolument.
00:11:52Vous allez y venir.
00:11:52C'était jubilat de soir.
00:11:53Pour lui,
00:11:54d'aller voir ce délire.
00:11:55Il a mis 30 ans.
00:11:57C'est vrai que ça a été
00:11:58extrêmement marquant.
00:11:58C'est Marçois Mitterrand.
00:12:00Ça a fait le bonheur
00:12:00des guignols.
00:12:01C'est lui qui a tout cassé
00:12:03avec Balladur.
00:12:03Oui, effectivement.
00:12:06Il a été dit
00:12:07que François Mitterrand
00:12:09avait un peu
00:12:10instrumentalisé Balladur
00:12:12en lui soufflant à l'oreille
00:12:13qu'il était
00:12:14le meilleur des meilleurs
00:12:15et que du coup,
00:12:16effectivement,
00:12:18ça avait divisé...
00:12:18La sourd-oiserie
00:12:19de François Mitterrand,
00:12:21c'est vrai que ça a marqué
00:12:22cette histoire de trahison.
00:12:24Et de cette belle voix,
00:12:24l'achat le camembert.
00:12:27Alexandra,
00:12:28c'est vrai que
00:12:28ses amis de 30 ans
00:12:30se souviennent
00:12:31des guignols,
00:12:32évidemment.
00:12:33Comment oublier ?
00:12:35Et la chaise d'apporteur
00:12:36de Plantu.
00:12:38Ah oui.
00:12:39Qui lui a fait
00:12:40beaucoup de mal,
00:12:41je crois.
00:12:41Oui, absolument.
00:12:42Bon, moi,
00:12:43j'étais,
00:12:44je suis shirakienne,
00:12:45donc Balladur,
00:12:46c'était pas tout à fait
00:12:47ma droite.
00:12:49Mais c'est vrai que...
00:12:52Est-ce qu'il y avait
00:12:52une grosse différence,
00:12:53finalement,
00:12:54entre ces deux droites,
00:12:55selon vous ?
00:12:55Oui, quand même.
00:12:56Chirak,
00:12:57c'était quand même
00:12:57avec Séguin,
00:12:58la fracture sociale.
00:13:00disons que Balladur,
00:13:01c'était plus,
00:13:02oserais-je dire,
00:13:04la droite...
00:13:05Notariale.
00:13:06Patrimoniale.
00:13:07C'est ça.
00:13:10Chirak était beaucoup
00:13:11plus populaire.
00:13:13Balladur,
00:13:13il allait quand même
00:13:14un côté un peu engoncé.
00:13:16On ne voyait moins
00:13:17au cul des vaches
00:13:17au salon de l'agriculture.
00:13:19Peut-être une moins
00:13:20grande proximité
00:13:21avec les Français,
00:13:22mais en revanche,
00:13:23il savait très bien
00:13:24prendre la température
00:13:25de la société française
00:13:26puisque, rappelez-vous
00:13:28qu'en 2023,
00:13:29c'est lui qui,
00:13:30dans une note fond d'Apple,
00:13:32nous a alertés
00:13:33sur tout ce qui est
00:13:35droit européen,
00:13:37tout ce qui est...
00:13:37Donc, il était quand même...
00:13:38Il avait une vraie vision
00:13:41très à long terme
00:13:42de ce que devait être
00:13:44et pouvait être.
00:13:45finalement à droite.
00:13:46Il y a une anecdote
00:13:46aussi sur Balladur,
00:13:48c'est que quand le Grand Louvre
00:13:49a été fait,
00:13:50il a fallu déménager
00:13:52tout tunnel du Louvre
00:13:53où il y avait
00:13:53le ministère de l'économie
00:13:55et du budget
00:13:55et il ne voulait absolument
00:13:57pas quitter
00:13:58les locaux du Louvre.
00:14:00Il tenait à rester
00:14:01sur les quais
00:14:01et ça a été
00:14:03un vrai problème
00:14:04parce qu'il était
00:14:04contre ce projet-là
00:14:06pour rester dans ses locaux.
00:14:08Vous diriez qu'à droite,
00:14:09qui est son héritier
00:14:10aujourd'hui ?
00:14:11Joseph, par exemple ?
00:14:12Il a eu...
00:14:13Quand on regarde Balladur,
00:14:14c'est aussi l'équipe
00:14:15qu'il a eue autour de lui.
00:14:16Nicolas Sarkozy,
00:14:17il y avait Charles Pasquois.
00:14:19On parlait de la droite
00:14:20et c'est vrai que moi,
00:14:21à l'époque,
00:14:22le souvenir dont j'avais,
00:14:24c'est que Chirac,
00:14:24pour moi,
00:14:25c'était quelqu'un
00:14:25qui était plutôt
00:14:26centre-droit
00:14:26ou plutôt centriste
00:14:28et que Balladur
00:14:28était vraiment
00:14:29la droite autoritaire,
00:14:31assez ferme,
00:14:32assez rigide.
00:14:33Alors l'héritier aujourd'hui,
00:14:35honnêtement,
00:14:35vient mal placer
00:14:36pour pouvoir le dire
00:14:37parce qu'honnêtement,
00:14:37je ne reconnais personne
00:14:38qui soit quelqu'un
00:14:40qui pourrait hériter
00:14:41de ce que Balladur était.
00:14:43Mais en tous les cas,
00:14:43ce qu'on peut saluer,
00:14:44c'est qu'après sa défaite,
00:14:45il s'est retiré.
00:14:46En tous les cas,
00:14:47c'est quelqu'un qui,
00:14:47comme Jospin d'ailleurs,
00:14:48de ce point de vue-là,
00:14:49il a arrêté la politique quasiment
00:14:51ou en tous les cas,
00:14:51de manière visuelle.
00:14:52Et oui,
00:14:52il l'a vraiment fait.
00:14:53Il l'a vraiment fait.
00:14:54Aujourd'hui,
00:14:54on a l'impression
00:14:55que c'est un peu comme Chella.
00:14:56On fait ses adieux
00:14:58et on revient à chaque fois.
00:15:00Parmi les héritiers,
00:15:01Nicolas Sarkozy
00:15:02a salué
00:15:04Édouard Balladur
00:15:04comme étant son mentor.
00:15:06Donc,
00:15:07ce n'est pas rien.
00:15:07C'est quand même
00:15:08une reconnaissance.
00:15:09D'ailleurs,
00:15:10Nicolas Sarkozy
00:15:10l'a soutenu
00:15:11contre Chirac.
00:15:12Il faut s'en souvenir.
00:15:14Et il l'a payé Gérard.
00:15:16Ce drame qui s'est joué.
00:15:17Il faut quand même,
00:15:18je ne suis pas tout à fait d'accord
00:15:20avec vous Mathias
00:15:21parce que je trouve
00:15:22quand même
00:15:22qu'il a joué
00:15:23un rôle important aussi
00:15:25dans la défense
00:15:26de l'exception culturelle française.
00:15:28Il faut lui reconnaître ça.
00:15:30Il a mené cette guerre
00:15:32contre les Etats-Unis.
00:15:33Enfin, cette guerre.
00:15:34Il a mené ce combat.
00:15:35Il a porté ce combat.
00:15:37Il faut lui reconnaître.
00:15:38Mais moi,
00:15:38je retiens vraiment de lui
00:15:39cette tenue.
00:15:41J'ai un peu la nostalgie
00:15:43des femmes
00:15:43et des hommes politiques
00:15:44quand on voit
00:15:46comme l'Assemblée nationale,
00:15:47elle est fisée,
00:15:49bordélisée.
00:15:50Est-ce qu'ils ont apporté
00:15:51de honteux
00:15:52et de moches ?
00:15:54C'est vrai que
00:15:55c'était une autre époque.
00:15:56Où on avait de la tenue.
00:15:58Où on s'exprimait.
00:15:58Est-ce que l'école,
00:15:59puisque j'arrive
00:16:00à mon sujet,
00:16:01je glisse vers mon vrai
00:16:03premier sujet,
00:16:04est-ce que l'école
00:16:05était différente
00:16:06sous l'herbe à la dure
00:16:06l'éducation nationale ?
00:16:09L'école
00:16:10était déjà
00:16:11en chute libre,
00:16:12si j'ose dire.
00:16:13Mais lui,
00:16:14il incarnait,
00:16:15en fait,
00:16:15il portait
00:16:17ce qu'il savait
00:16:19et ce qui le constituait
00:16:21de savoir,
00:16:22de culture,
00:16:23était directement hérité
00:16:25d'une école
00:16:25qui n'existe plus.
00:16:27Ça, c'est certain.
00:16:28Oui.
00:16:28Mathias Lebeuf ?
00:16:30Oui,
00:16:30l'école était un peu
00:16:31différente
00:16:32parce qu'elle dysfonctionnait
00:16:33moins et qu'on était
00:16:34moins sujet
00:16:35à un certain nombre
00:16:36de problèmes,
00:16:37dont notamment
00:16:37le téléphone portable.
00:16:38On parle d'une époque
00:16:40où le téléphone portable
00:16:41n'existait pas
00:16:42ou Internet n'existait pas.
00:16:43Donc,
00:16:44non seulement l'école,
00:16:45mais la politique
00:16:46était différente aussi.
00:16:47Il n'y avait pas
00:16:48à courir.
00:16:49Édouard Balladur,
00:16:50il n'avait pas besoin
00:16:51d'aller faire des frites
00:16:52pour montrer
00:16:53qu'il existait.
00:16:55Il n'y avait pas
00:16:56les réseaux sociaux.
00:16:58Les choses étaient
00:16:59effectivement très différentes
00:17:01et il y avait
00:17:04une tenue plus forte,
00:17:05y compris à l'école.
00:17:06Le téléphone portable,
00:17:07justement,
00:17:08on en parle,
00:17:09c'est l'une des grandes
00:17:10nouveautés de cette rentrée.
00:17:11Il est désormais
00:17:12formellement interdit
00:17:13au lycée.
00:17:14On peut se poser
00:17:15la question,
00:17:16est-ce que cette mesure
00:17:17est suffisante ?
00:17:18Est-ce que c'était
00:17:18vraiment la priorité ?
00:17:20Est-ce qu'elle a
00:17:20des conséquences
00:17:22concrètes ?
00:17:23Vous,
00:17:23je me retourne
00:17:24envers vous,
00:17:25Alexandra,
00:17:25puisque vous êtes
00:17:26enseignante,
00:17:27c'est une bonne nouvelle
00:17:28pour vous ?
00:17:29C'est une bonne nouvelle
00:17:30et c'est d'autant
00:17:32plus une bonne nouvelle
00:17:33que moi,
00:17:34en tant qu'élue régionale,
00:17:35j'ai vu cette expérimentation
00:17:37que nous avons menée
00:17:38en 2025.
00:17:39Nous étions précurseurs
00:17:39puisque avant même
00:17:40qu'on s'empare
00:17:42de ce débat,
00:17:43nous avons fait
00:17:43cette expérience
00:17:44dans un dispositif
00:17:46zéro portable
00:17:47dans les lycées
00:17:48sur la base,
00:17:48évidemment,
00:17:49du volontariat.
00:17:50Ça s'est passé comment ?
00:17:51Plutôt très bien,
00:17:52en fait.
00:17:52Les enseignants
00:17:53étaient très heureux
00:17:55qu'ils soient
00:17:55un peu soutenus
00:17:56dans cette démarche.
00:17:58C'était du volontariat ?
00:18:00Toujours sur la base.
00:18:01Toutes nos expérimentations
00:18:04sont sur la base
00:18:04du volontariat.
00:18:05On travaille
00:18:06main dans la main
00:18:07avec les équipes
00:18:08pédagogiques.
00:18:09Si vous payez 20 euros
00:18:10le ticket de bus,
00:18:11c'est volontaire.
00:18:12Si vous avez décidé
00:18:13de payer...
00:18:14Ça fait longtemps
00:18:15que vous n'avez pas
00:18:15pris le bus pour un gil.
00:18:17C'était une très bonne expérience
00:18:20et notamment au lycée
00:18:21Jean Massé
00:18:23à Vitry-sur-Seine
00:18:24qui a été le premier lycée
00:18:25à être partenaire
00:18:27de ce dispositif expérimental.
00:18:29Donc oui,
00:18:30c'est plutôt
00:18:30une bonne nouvelle.
00:18:32Oui,
00:18:32j'entendais une professeure,
00:18:33on a eu avec Gilles tout à l'heure,
00:18:35Nathalie,
00:18:35professeure d'anglais
00:18:36qui nous expliquait
00:18:37mais au moins,
00:18:38nous,
00:18:38ça nous déresponsabilise.
00:18:39On fait plus les gendarmes.
00:18:41Ça n'est plus
00:18:42une mesure de...
00:18:43Est-ce que ce n'est pas
00:18:43un vœu pieux quand même ?
00:18:44Non,
00:18:45ça n'est plus
00:18:45une mesure de discipline.
00:18:46Moi,
00:18:47je peste à chaque fois
00:18:48qu'on demande aux enseignants
00:18:50de faire toujours autre chose
00:18:51que ce pour quoi
00:18:53ils sont là,
00:18:54c'est-à-dire transmettre
00:18:55les savoirs fondamentaux.
00:18:58Donc là,
00:18:59c'est très simple,
00:19:01c'est établi,
00:19:03on donne son portable.
00:19:04Mais dessus,
00:19:05ils ont pre-note,
00:19:05ils ont des changements de salle,
00:19:07ils ont un tas d'informations
00:19:08sur leur téléphone.
00:19:10Ça,
00:19:10vraiment,
00:19:11c'est théorique.
00:19:12Ça,
00:19:12il n'a pas tort.
00:19:14On donne le portable
00:19:15quand on rentre dans la classe.
00:19:16Nous,
00:19:16par exemple,
00:19:17on aide les lycées,
00:19:19on donne une aide supplémentaire
00:19:20de 5 000 euros
00:19:21pour que les lycées
00:19:23puissent avoir
00:19:23des boîtes
00:19:26pour,
00:19:26par exemple,
00:19:26les professeurs
00:19:27qui veulent
00:19:29institutionnaliser
00:19:30ce moment
00:19:30où ils demandent
00:19:31aux élèves
00:19:32de donner leur portable.
00:19:33Non,
00:19:34je trouve que...
00:19:34ce n'est pas très compliqué
00:19:36de trouver sa classe
00:19:36quand on est lycéen.
00:19:37Mathias,
00:19:38vous donne la parole
00:19:39pendant quelques heures.
00:19:40Vous prenez votre élan
00:19:41depuis 5 minutes,
00:19:42mais on marque une petite place.
00:19:43Pour toutes les bases.
00:19:44Et puis surtout,
00:19:46on est généreux,
00:19:47vous avez raison.
00:19:47Place au standard aussi,
00:19:49tout à l'heure,
00:19:490 826 300 300,
00:19:51venez réagir.
00:19:52Est-ce que vous trouvez
00:19:53ça super
00:19:53ou finalement,
00:19:55ça ne sert à rien,
00:19:55cette interdiction
00:19:56du téléphone portable
00:19:58au lycée ?
00:19:58On en parle dans quelques instants
00:19:59et je donnerai la parole
00:20:00à Mathias Leboeuf.
00:20:0310h midi,
00:20:04Sud Radio,
00:20:05à vous de le dire,
00:20:06Stéphanie Demuru.
00:20:08À vous de le dire,
00:20:09votre nouveau rendez-vous,
00:20:11chers auditeurs.
00:20:12Venez réagir
00:20:13si vous avez envie
00:20:15de nous raconter
00:20:15vos galères du quotidien
00:20:17puisque l'actualité,
00:20:18ce n'est pas seulement
00:20:18ce qu'on vous raconte,
00:20:19c'est ce que vous vivez
00:20:21avant tout.
00:20:22Et c'est l'heure
00:20:22de nos débats
00:20:23avec Alexandra Spiner,
00:20:25Mathias Leboeuf,
00:20:26Joseph Taillefé.
00:20:28Aujourd'hui,
00:20:28on parle d'école
00:20:29puisque c'est la rentrée
00:20:30pour,
00:20:30et oui,
00:20:31vous l'entendez,
00:20:32à chaque fois,
00:20:32j'ai une boule au ventre
00:20:33quand j'entends cette cloche,
00:20:3411 millions d'élèves
00:20:36qui sont sur la route
00:20:37de l'école.
00:20:37On parlait il y a quelques instants
00:20:38de l'interdiction
00:20:39du portable au lycée
00:20:40puisque c'est la nouvelle mesure.
00:20:43Il y a toujours
00:20:43une nouvelle mesure.
00:20:45Écoutez,
00:20:46c'est celle-ci.
00:20:46Alexandra Spiner
00:20:47nous disait
00:20:47que c'était une bonne chose
00:20:49a priori
00:20:50et Mathias Leboeuf
00:20:51voulait nous donner
00:20:51votre avis depuis tout à l'heure.
00:20:53Allez-y.
00:20:54C'est à vous.
00:20:55En règle générale,
00:20:56je suis assez d'accord
00:20:56avec ce que tu as dit Joseph
00:20:57tout à l'heure.
00:20:58C'est-à-dire que je pense
00:20:58qu'en France,
00:20:59dès qu'il y a un problème,
00:21:00on interdit
00:21:01et que ce n'est pas forcément
00:21:02la bonne solution.
00:21:04Interdire doit être
00:21:05l'exception et pas la règle.
00:21:07Néanmoins,
00:21:08pour le coup,
00:21:08là,
00:21:08c'est une exception
00:21:09qui me paraît indispensable
00:21:10parce que quand on est enseignant
00:21:11et qu'on est confronté
00:21:13à des classes
00:21:13qui sont sur des portables,
00:21:15on a déjà des problèmes
00:21:16de déficit,
00:21:17d'attention généralisée,
00:21:19on ne peut pas faire
00:21:20autrement qu'interdire.
00:21:21Et il y a une chose
00:21:22que les gens ne savent pas
00:21:24quand ils ne sont pas
00:21:25dans une salle de classe,
00:21:26c'est que si vous n'avez pas
00:21:28d'interdiction,
00:21:29quand vous dites à un élève
00:21:31« Tu ranges ton portable
00:21:33parce que là,
00:21:34je fais cours »,
00:21:35l'élève vous dit
00:21:35« Mais monsieur,
00:21:36ce n'est pas interdit ? »
00:21:37Bien sûr.
00:21:38C'est ce que disait
00:21:40la professeure
00:21:40de se déresponsabiliser.
00:21:43Il vous dit
00:21:43« J'en ai rien à faire
00:21:45de ce que vous me racontez. »
00:21:47Donc,
00:21:47c'est vraiment une mesure
00:21:49pour le coup,
00:21:51salutaire.
00:21:52Quand on enseigne,
00:21:53on enseigne.
00:21:54Quand on transmet un savoir,
00:21:57les lycéens,
00:21:58les collégiens
00:21:59sont là pour apprendre
00:22:00et ils ne sont pas là
00:22:00pour être sur leur portable.
00:22:02Et donc,
00:22:02le portable n'a rien à faire
00:22:03en salle de classe.
00:22:05Gilles évoquait
00:22:06Pronote.
00:22:07Ils peuvent retrouver
00:22:08peut-être leur portable
00:22:09à la sortie de la classe.
00:22:11Mais en tout cas,
00:22:11en salle de classe,
00:22:12ils sont là pour apprendre
00:22:13et pas pour regarder
00:22:14sur les réseaux sociaux
00:22:15des vidéos.
00:22:15Et place au standard.
00:22:16On est avec Henri
00:22:17qui nous joint
00:22:19au standard de Sud Radio.
00:22:20Bonjour Henri.
00:22:22Bonjour Stéphanie.
00:22:23Je crois que vous êtes
00:22:24un ancien chef
00:22:26d'établissement,
00:22:27c'est bien ça ?
00:22:27Oui, absolument.
00:22:29Qu'est-ce que vous en pensez
00:22:29de cette interdiction
00:22:31du téléphone portable,
00:22:32Henri ?
00:22:32Très très bien.
00:22:33Moi,
00:22:34je me suis battu.
00:22:35J'ai quitté maintenant
00:22:35la fonction
00:22:37depuis 13 ans.
00:22:38Mais c'était les débuts
00:22:39du téléphone portable
00:22:40à l'intérieur
00:22:40des établissements.
00:22:41Je dirigeais que des collèges,
00:22:42pas des lycées.
00:22:44Vous avez connu
00:22:44un autre monde.
00:22:46Un autre monde.
00:22:47Les gamins,
00:22:48ils appelaient ça
00:22:48des frigos d'ailleurs.
00:22:50Ils appelaient ça
00:22:50des téléphones.
00:22:51Ils appelaient ça
00:22:51des frigos.
00:22:53Parce qu'en fait,
00:22:55c'était les premiers téléphones.
00:22:57Il n'y avait pas Internet dessus.
00:22:59Mais ils pouvaient s'envoyer
00:23:00quand même des SMS,
00:23:01des choses comme ça
00:23:01ou se téléphoner.
00:23:03Alors moi,
00:23:04c'était très simple.
00:23:05On l'a déjà...
00:23:07l'intervenant qui est passé
00:23:09juste avant moi,
00:23:10qui est avec vous,
00:23:12nous,
00:23:12on l'a fait inscrire
00:23:12dans le règlement intérieur.
00:23:15Le conseil d'administration,
00:23:16règlement intérieur,
00:23:18téléphone portable interdit
00:23:19et des panneaux
00:23:19et des affiches
00:23:21dans tout le collège.
00:23:22Vous étiez précurse.
00:23:24Écoutez,
00:23:25c'est de la discipline.
00:23:26C'est de la discipline.
00:23:29Et donc,
00:23:30quand il y avait un problème,
00:23:31l'enseignant
00:23:33confisquait le téléphone.
00:23:35Il l'amenait
00:23:36dans le bureau du chef,
00:23:37en l'occurrence moi.
00:23:38Et puis,
00:23:39je peux vous dire
00:23:40que là,
00:23:40quand on avait des difficultés
00:23:42pour joindre les familles
00:23:43pour une raison
00:23:43ou pour une autre,
00:23:44là, le soir même,
00:23:45vous aviez la famille
00:23:46dans le bureau.
00:23:46Eh ben oui.
00:23:48Mais c'est vrai
00:23:48qu'on sent
00:23:49que vous avez assisté
00:23:51à ce changement de monde
00:23:52et que vous étiez déjà
00:23:54au fait des difficultés
00:23:56que cela représentait,
00:23:57clairement, Henri.
00:23:58Ah oui, oui, clairement.
00:23:59Mais ce n'était pas le seul.
00:24:01Tous les collègues
00:24:01qui étaient autour
00:24:02quand on se voyait en réunion,
00:24:03on parlait de ça.
00:24:05Et en fait,
00:24:06c'était...
00:24:07Tout le monde
00:24:07appliquait la même politique.
00:24:10Bon,
00:24:11dans les lycées,
00:24:12c'était...
00:24:13Je ne sais pas,
00:24:14au niveau des proviseurs,
00:24:15mais tous les principaux
00:24:17que je connaissais,
00:24:17moi, dans le coin,
00:24:20ils appliquaient
00:24:21la même politique.
00:24:22C'est-à-dire
00:24:22pas de portable
00:24:24inter-l'établissement
00:24:25où, éventuellement,
00:24:26ils avaient des portables
00:24:27dans le cartable,
00:24:27mais éteints.
00:24:28Ah oui,
00:24:28mais j'ai l'impression
00:24:29que c'était un monde
00:24:30où il y avait encore
00:24:31beaucoup d'autorités
00:24:32et où on respectait.
00:24:33l'autorité,
00:24:34ce n'est plus le cas
00:24:35aujourd'hui.
00:24:36Il fallait mettre
00:24:37votre photo
00:24:37en fond d'écran.
00:24:39Ils avaient le proviseur
00:24:40quand ils allumaient
00:24:40le portable.
00:24:41Ils se disaient,
00:24:42je l'aurais éteint
00:24:43tout de suite.
00:24:48Henri, vous avez dit
00:24:49deux choses
00:24:50à mon sens importantes.
00:24:52C'est d'abord
00:24:53qu'on a le sentiment
00:24:55qu'à votre époque,
00:24:56quand même,
00:24:56vous étiez soutenus
00:24:57par les parents.
00:24:58Ce n'est plus le cas
00:24:59des enseignants aujourd'hui.
00:25:00C'est-à-dire que
00:25:00toutes les décisions
00:25:03pédagogiques
00:25:04peuvent être contestées
00:25:05par les parents.
00:25:06Moi, je trouve
00:25:07et je défends cette idée
00:25:08qu'il y a trop de parents.
00:25:10La place des parents
00:25:12n'est pas à l'école.
00:25:13À l'école,
00:25:14il y a les élèves
00:25:15et les équipes pédagogiques.
00:25:17Donc, il y a ce premier point
00:25:18et ce deuxième point
00:25:19où vous aviez l'autorité.
00:25:22C'est-à-dire qu'il n'y avait
00:25:23pas encore cette déliquescence
00:25:25de l'autorité
00:25:26au sein de l'école
00:25:26et que vous arriviez encore
00:25:28à empêcher les élèves
00:25:32d'avoir leur portable.
00:25:34Mais vous aviez des collégiens.
00:25:36Là, cette nouvelle interdiction,
00:25:37elle concerne des lycéens.
00:25:40Parce que c'est beaucoup plus compliqué
00:25:41de contraindre des lycéens.
00:25:44Surtout qu'ils ont vécu le Covid
00:25:46quand même il y a quelques années aussi.
00:25:47C'est une génération
00:25:48qui a été confinée.
00:25:49On leur a expliqué
00:25:50que les réseaux sociaux,
00:25:51c'est ce qui leur permettait
00:25:51de communiquer
00:25:52avec le reste du monde.
00:25:54Et là, on leur dit
00:25:54maintenant, aujourd'hui,
00:25:55portable, on interdit.
00:25:56l'état de la santé mentale.
00:25:57Ma dernière question,
00:25:58est-ce que, selon vous,
00:26:00le portable est responsable
00:26:01de la baisse du niveau ?
00:26:03Non.
00:26:05Pas forcément ?
00:26:06Si, si.
00:26:08Indirectement, si.
00:26:10Ce sont des problèmes
00:26:11de concentration, etc.
00:26:13Merci, en tout cas, Henri,
00:26:15d'avoir réagi, justement,
00:26:16à propos de cette baisse de niveau.
00:26:17Je voudrais vous faire écouter
00:26:18Madeleine de Jersey.
00:26:19Elle était, ce matin,
00:26:20notre invitée sur Sud Radio,
00:26:22professeure de lettre,
00:26:23auteure de l'école des illettrés.
00:26:25Réapprendre à lire et à écrire.
00:26:26Écoutez ce qu'elle en pense.
00:26:27Le rôle des barrains est crucial.
00:26:30Moi, je rêverais que les parents,
00:26:31je vais être un peu durs,
00:26:33mais cessent d'acheter des smartphones
00:26:35à leurs enfants collégiens.
00:26:37Voir même avant.
00:26:38Parce qu'il faut comprendre
00:26:40que c'est une violence
00:26:41faite à leur intégrité cognitive.
00:26:43Après, ça s'aborde
00:26:44leur capacité de concentration
00:26:46et d'attention profonde à l'école.
00:26:48Alors, Henri n'était pas d'accord.
00:26:50Le téléphone portable
00:26:51n'est pas responsable
00:26:52de la baisse du niveau.
00:26:52Mais enfin, c'est vrai que Joseph,
00:26:54ce n'est pas faux
00:26:55ce qu'elle dit, Madeleine de Jersey.
00:26:56On parle de la cause.
00:26:58Il ne faut pas traiter
00:26:59la conséquence aujourd'hui.
00:27:00Là, en l'occurrence,
00:27:02vous savez, moi, je suis dans l'industrie
00:27:03et notamment, par exemple,
00:27:03l'industrie plastique.
00:27:04On a eu beaucoup de débats, d'ailleurs,
00:27:05ici à ce sujet.
00:27:07On trouve un déchet plastique par terre.
00:27:08Qu'est-ce qu'on fait ?
00:27:09On traite le comportement
00:27:10ou on interdit le produit ?
00:27:11On va interdire le produit.
00:27:12On va ajouter autre chose à la place.
00:27:14Au final, c'est toujours la même histoire.
00:27:16C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:27:17la partie éducation,
00:27:19la partie, là, aujourd'hui,
00:27:19les parents d'élèves,
00:27:20quand ils viennent au lycée,
00:27:21ce n'est pas pour remercier le prof
00:27:22ou le directeur
00:27:23de leur avoir signalé un problème,
00:27:25c'est pour venir engueuler le professeur.
00:27:26Donc, à un moment donné,
00:27:27il y a vraiment un changement de paradigme
00:27:29et c'est ça qu'il faut traiter.
00:27:30Parce qu'à un moment donné,
00:27:31si ce n'est pas le portable,
00:27:32j'ai envie de dire,
00:27:32ils ont une montre connectée,
00:27:33il y a d'autres moyens
00:27:34de pouvoir accéder encore à Internet.
00:27:36Ils trouveront des subterfuges
00:27:37pour le faire.
00:27:38Et entre nous,
00:27:39ça, c'est juste sur un aspect politique,
00:27:40il y a quand même des lycéens
00:27:41qui vont bientôt avoir 18 ans
00:27:42ou qui auront 18 ans
00:27:43au moment des élections.
00:27:44Ce sera intéressant de voir
00:27:45comment ils réagissent aussi
00:27:46par rapport à cette interdiction.
00:27:48Parfois, ils ont envie
00:27:49de s'en libérer du portable.
00:27:50Ils sont heureux
00:27:51qu'on leur interdise
00:27:52parce qu'ils sont en anglais.
00:27:53La plupart sont,
00:27:54comment dire en anglais,
00:27:55addicts, dépendants.
00:27:56Ils attendent le petit message.
00:27:58Nous aussi, on est en anglais.
00:27:59Non, mais beaucoup moins.
00:28:00Il y a vraiment, en plus,
00:28:01une reconnaissance sociale.
00:28:03Il faut comprendre les jeunes.
00:28:05C'est très compliqué.
00:28:06Le téléphone portable,
00:28:07ça peut être un outil formidable.
00:28:09On peut apprendre plein de choses.
00:28:11Effectivement,
00:28:12c'est un outil de connexion.
00:28:15C'est la bibliothèque universelle
00:28:17aussi à portée de main.
00:28:19Donc, il ne faut pas l'oublier.
00:28:21Et effectivement,
00:28:21ce n'est pas l'objet en lui-même.
00:28:23C'est des conneries parfois,
00:28:24la bibliothèque universelle.
00:28:25Parce qu'ils s'informent,
00:28:27les algorithmes,
00:28:29on parlait de TikTok tout à l'heure,
00:28:30c'est terrifiant.
00:28:31Moi, j'ai un fils de 13 ans.
00:28:34J'essaye de lui apprendre
00:28:36l'usage des réseaux
00:28:37et notamment de réseaux
00:28:39comme Perplexity
00:28:42ou ChatGPT
00:28:43mais pour une IA.
00:28:45C'est formidable
00:28:46ce qu'on peut trouver
00:28:47et avoir réponse.
00:28:50Mais après,
00:28:51il a un temps limité
00:28:54et je tiens
00:28:55à ce qu'il apprenne la lecture.
00:28:56Et en gros,
00:28:57je vais vous dire,
00:28:57c'est très simple,
00:28:58je convertis les temps de lecture
00:29:00qu'il passe à lire
00:29:01en temps pondéré
00:29:03sur un écran.
00:29:04Je peux vous garantir
00:29:05que ça fonctionne très bien.
00:29:06C'est pas simplement
00:29:07le lieu de l'école.
00:29:08Moi, j'ai été récemment
00:29:09au cinéma.
00:29:10C'est devenu le lieu
00:29:12où tous les gens
00:29:13ont des portables.
00:29:14Ils ont l'impression
00:29:15d'être devant la télé
00:29:16où vous êtes avec votre portable.
00:29:18Ils commentent,
00:29:19ils le laissent allumer.
00:29:20Vous leur dites
00:29:21de l'éteindre.
00:29:22Dans quel cinéma ?
00:29:23Dans le 15e.
00:29:25C'est une spécificité
00:29:28du 15e.
00:29:30Ils ont tous
00:29:30leur portable au cinéma.
00:29:32Ils écrivent
00:29:32pendant les pubs.
00:29:34C'est pour ça
00:29:35qu'on devrait être débrouillant.
00:29:36Vous allez voir
00:29:36des films de jeunes.
00:29:37Il y a la même
00:29:37qui filme le film.
00:29:40C'est un vrai phénomène.
00:29:42Juste revenir sur
00:29:44la raison
00:29:45de l'effondrement
00:29:46de l'école.
00:29:47Moi, je pense
00:29:47que le téléphone
00:29:48n'y est absolument
00:29:49pour rien.
00:29:49Je pense que la première cause,
00:29:51c'est d'abord
00:29:52l'idéologie
00:29:52qui est rentrée à l'école,
00:29:53le pédagogisme
00:29:54qui est rentré à l'école,
00:29:56l'absence d'exigence
00:29:57qui est rentrée à l'école
00:29:59et qui pénalise
00:30:00en premier lieu
00:30:01ceux qui sont fragiles
00:30:03socialement.
00:30:03C'est-à-dire l'école
00:30:04qui était là
00:30:05pour réparer
00:30:07les injustices sociales.
00:30:09L'école,
00:30:10c'était ce qui nous permet
00:30:11à chacune
00:30:12et à chacun
00:30:14de transformer
00:30:15notre vie.
00:30:16C'est ce qui permettait
00:30:17à la jeunesse française
00:30:18de revenir
00:30:18sur le toit du monde.
00:30:20Même si un code postal,
00:30:21une origine sociale,
00:30:23une couleur de peau,
00:30:24qu'importe,
00:30:25était un frein.
00:30:27Tout ça n'existe plus.
00:30:28C'est ça
00:30:28qui a tué l'école.
00:30:29À partir du moment
00:30:30où on décide
00:30:31qu'en raison d'un code postal,
00:30:32on est moins exigeant
00:30:34avec un enfant,
00:30:35on le trahit.
00:30:36Vous allez absolument
00:30:37à vous.
00:30:37C'est l'échec de l'école.
00:30:39Alors Stéphanie,
00:30:39petit retour,
00:30:40petit regard sur le...
00:30:41Oui, vite, vite,
00:30:41parce que je vais faire
00:30:42mon teasing pour la suite.
00:30:43Mon cher Gilles,
00:30:43en dépêchez-vous quand même.
00:30:44Rapidement,
00:30:45la Grèce,
00:30:45la Russie,
00:30:46la Hongrie
00:30:47interdisent strictement
00:30:48au niveau national
00:30:49le téléphone
00:30:50dans les écoles.
00:30:52Le Brésil,
00:30:53il y a une loi fédérale
00:30:53pour ceux qui sont âgés
00:30:55de 4 à 17 ans.
00:30:57Dans l'Indiana,
00:30:58certains états,
00:30:58les Etats-Unis,
00:30:59c'est toujours très compliqué.
00:31:00En Australie,
00:31:01c'est dans les principales écoles.
00:31:03En Corée du Sud,
00:31:03il y a une politique
00:31:04d'éloignement physique
00:31:05renforcée.
00:31:06Et en Chine...
00:31:07Carrément !
00:31:07Dans un camp ?
00:31:09C'est à Corée du Nord
00:31:10ou Corée du Sud ?
00:31:11En Corée du Sud.
00:31:13Et en Chine,
00:31:13c'est l'interdiction stricte
00:31:15des téléphones portables
00:31:16dans les salles de classe
00:31:17et sur l'ensemble
00:31:18du territoire national.
00:31:20T'avais bien fait
00:31:20d'intervenir,
00:31:21c'était intéressant.
00:31:21C'était ma minute,
00:31:23j'ai ministre.
00:31:23Ils n'ont pas interdit TikTok
00:31:24en Chine.
00:31:25C'est bien,
00:31:25puisque vous êtes là
00:31:26pour ça aujourd'hui,
00:31:27Gilles,
00:31:27cette année,
00:31:28de nous apporter
00:31:29un petit peu
00:31:29le vrai du faux
00:31:30et puis de nous dire
00:31:32un petit peu
00:31:32J'écoute maintenant
00:31:32avec attention
00:31:33votre sommaire.
00:31:34Non,
00:31:35mais ce n'est pas un sommaire,
00:31:36c'est un teasing
00:31:36puisqu'on marche une pause
00:31:38et dans quelques instants
00:31:39on parlera,
00:31:40chers auditeurs,
00:31:41est-ce que vous êtes prêts
00:31:41à faire des sacrifices ?
00:31:43Parce que vous savez
00:31:44que Sébastien Lecornu
00:31:45est en train de préparer
00:31:46son budget pour l'automne.
00:31:48Eh bien,
00:31:49sachez qu'a priori,
00:31:50selon un dernier sondage,
00:31:51les Français sont prêts
00:31:52à faire des sacrifices.
00:31:53On verra lesquelles
00:31:54et à quelles conditions
00:31:55réagissez 0-826-300-300.
00:31:58Sud Radio.
00:32:0110h midi,
00:32:02Sud Radio.
00:32:03A vous de le dire,
00:32:04Stéphanie Demiru.
00:32:05A vous de le dire,
00:32:06chers auditeurs,
00:32:08un seul numéro,
00:32:08n'oubliez pas 0-826-300-300.
00:32:12J'ai une question
00:32:12à vous poser.
00:32:13Est-ce que vous êtes prêts
00:32:14à faire des sacrifices ?
00:32:15Puisque vous le savez,
00:32:17il y a un budget,
00:32:18un énième,
00:32:18on a l'impression
00:32:19que ça n'en finit plus.
00:32:20Ce budget,
00:32:21il se négocie
00:32:22depuis trois ans.
00:32:23En tout cas,
00:32:23c'est un nouveau,
00:32:24le budget 2027
00:32:25qui est en train
00:32:25d'être discuté
00:32:27à huis clos
00:32:28pour l'instant
00:32:28autour du Premier ministre.
00:32:31Alors,
00:32:31c'est un sondage IFOP
00:32:33qui nous dit ce matin,
00:32:34il milite donc les Français
00:32:36pour le vote
00:32:36d'un projet de loi
00:32:37même s'ils incluent
00:32:38des mesures difficiles.
00:32:40Alors,
00:32:40il y a quand même
00:32:40une condition qui est importante
00:32:42à condition que les impôts
00:32:43n'augmentent pas.
00:32:44Alors,
00:32:45je précise,
00:32:46chers débatteurs,
00:32:47que ce sondage
00:32:48a été commandé
00:32:49par le gouvernement.
00:32:49Bon,
00:32:50c'est supposé être
00:32:51un institut quand même
00:32:52sérieux et indépendant,
00:32:53mais enfin,
00:32:54ça vous étonne,
00:32:55Joseph,
00:32:56tu as fait que les Français
00:32:57soient prêts
00:32:58à plus de sacrifices ?
00:32:59Je pense qu'ils ont fait
00:33:00déjà beaucoup de sacrifices
00:33:02actuellement.
00:33:02Alors,
00:33:03moi,
00:33:03si je parle de la partie
00:33:03entreprise,
00:33:04de la partie industrie,
00:33:05on subit une surréglementation.
00:33:07Vous êtes bien.
00:33:08Voilà,
00:33:09on se prend
00:33:09de la surtransposition
00:33:11en permanence.
00:33:12On a des règles ici
00:33:13qu'aucun pays européen
00:33:14n'applique.
00:33:15On est les seuls à le faire.
00:33:16On est les champions
00:33:16des prélèvements obligatoires.
00:33:18Donc,
00:33:18je ne vois pas,
00:33:18en fin de compte,
00:33:19quel sacrifice de plus
00:33:20ils voudraient,
00:33:20on va dire,
00:33:22lancer,
00:33:22sur quoi ils voudraient y aller.
00:33:23Est-ce que c'est sur les héritages ?
00:33:24Mais même sur l'héritage,
00:33:26contrairement à ce qu'on pourrait penser,
00:33:27quand on regarde vraiment
00:33:27les sondages hors gouvernement,
00:33:31les Français sont très attachés,
00:33:33ils sont très attachés à l'héritage
00:33:34et même ceux qui ont,
00:33:35on va dire,
00:33:35un petit héritage,
00:33:36ils ne veulent vraiment pas
00:33:37qu'on y trouve.
00:33:38C'est le sens de toute une vie.
00:33:39Exactement.
00:33:40On ne se met pas ses enfants.
00:33:41Exactement.
00:33:42Il faudrait que les responsables politiques
00:33:43et surtout les candidats
00:33:44à la présidentielle
00:33:45l'entendent
00:33:45parce que le mot héritage,
00:33:47il revient dans toutes les bouches
00:33:48en ce moment.
00:33:49Tout à fait.
00:33:50Le Parti Socialiste,
00:33:51il y a d'ailleurs
00:33:53un conseiller chez eux
00:33:54qui a rédigé un livre
00:33:55avec Atali d'ailleurs récemment
00:33:57et qui pousse là-dessus.
00:33:58C'est Fouché, non ?
00:33:59Antoine Fouché ?
00:34:01Goubet, je crois que c'est Goubet.
00:34:03Il y a un Antoine Fouché
00:34:04qui est absolument brillant,
00:34:05qui conseille d'ailleurs
00:34:07tout le bloc central.
00:34:08Il vous explique
00:34:09qu'il faut rapprocher
00:34:11le net du brut
00:34:11et quand vous lui demandez,
00:34:13alors il est brillant
00:34:13sur toute la ligne
00:34:14et quand vous lui demandez
00:34:15comment il va faire,
00:34:16devinez quoi ?
00:34:17Il vous parle des successions.
00:34:19C'est à chaque fois
00:34:20la même chose.
00:34:21Il n'est pas si brillant
00:34:22que ça finalement.
00:34:23Non, non, là aujourd'hui
00:34:24on a effectivement des charges.
00:34:25Il y a toute une histoire
00:34:26d'aide aux entreprises
00:34:27sur lesquelles
00:34:27même les entreprises
00:34:28seraient d'accord
00:34:29pour qu'on les supprime
00:34:30et qu'on mette en place
00:34:31tout simplement une fiscalité
00:34:32qui soit simple
00:34:33et on va dire
00:34:34moins importante qu'aujourd'hui
00:34:36et qui soit on va dire
00:34:37la même à peu près
00:34:37pour tout le monde
00:34:38avec on va dire
00:34:39des aménagements
00:34:39pour les petites
00:34:40et les grandes entreprises.
00:34:41Mais en l'occurrence,
00:34:42je veux dire aujourd'hui
00:34:43c'est surtout le train de vie
00:34:44de l'État.
00:34:44C'est tout.
00:34:45C'est toujours la même histoire.
00:34:47On regarde la conséquence
00:34:48et on ne regarde pas la cause.
00:34:48C'est précisément
00:34:48ce que cible les Français
00:34:49parce que pour aller
00:34:50un petit peu plus
00:34:51en détail de ce sondage
00:34:52il y a 77% d'entre eux
00:34:54qui préfèrent
00:34:56des mesures
00:34:56donc ciblées
00:34:57et difficiles
00:34:58plutôt que des décisions
00:34:59brutales plus tard.
00:35:00Alors il y a le déremboursement
00:35:02de certains médicaments
00:35:03par exemple
00:35:03qui est plutôt
00:35:04pas plébiscité
00:35:05mais qui devient acceptable.
00:35:08Notamment
00:35:09le fait de taper
00:35:10enfin
00:35:11ça c'est plus de 6 Français sur 10
00:35:13dans les dépenses publiques
00:35:15mais alors
00:35:15sans augmenter l'impôt
00:35:16mais alors
00:35:16c'est vrai
00:35:17que quand on va au bout
00:35:18de la logique
00:35:19on sait que les dépenses publiques
00:35:20la moitié
00:35:20c'est la protection sociale
00:35:22les 25%
00:35:23c'est les retraites
00:35:24quand on leur demande
00:35:25de travailler plus
00:35:25ils ne veulent pas
00:35:26donc c'est vrai
00:35:26qu'il y a un peu
00:35:27peut-être de contradictions
00:35:28Alexandra.
00:35:29Ce qui est quand même
00:35:29assez fou
00:35:30c'est que voilà
00:35:31un gouvernement
00:35:32qui nous a amené
00:35:33droit dans le mur
00:35:34qui a fait exploser
00:35:35les dépenses
00:35:36d'une façon
00:35:37totalement stratosphérique
00:35:39et qui demandent
00:35:41des sondages
00:35:41pour savoir
00:35:42s'ils peuvent aller
00:35:43un petit peu plus loin
00:35:43et foncer vraiment
00:35:44dans le mur
00:35:45On préfère des sondages
00:35:46que d'avoir les gens
00:35:46dans la rue peut-être
00:35:47ou une censure
00:35:48Certes, mais enfin
00:35:48arrêtons
00:35:49je veux dire
00:35:50stop
00:35:51les entreprises
00:35:52n'en peuvent plus
00:35:52les français
00:35:53n'en peuvent plus
00:35:56les inégalités
00:35:57de destin
00:35:57s'intensifient
00:35:58de jour en jour
00:36:01Il faut arrêter
00:36:01mais en tout cas
00:36:02il faut des gens
00:36:02responsables
00:36:03qui prennent
00:36:04des décisions responsables
00:36:06il faut prendre
00:36:06le sujet des retraites
00:36:07Tu réduis les agences
00:36:09d'état aussi
00:36:09il y a plein de choses
00:36:11qu'on peut dégager
00:36:12qui nous coûtent
00:36:13des fortunes
00:36:14il faut tout simplement
00:36:16que l'état lui-même
00:36:18commence un sérieux régime
00:36:21Pourquoi c'est si simple
00:36:22ils ne le font pas ?
00:36:23Parce que
00:36:24je ne sais pas
00:36:24parce que
00:36:26c'est une question
00:36:27Les efforts
00:36:27c'est toujours pour les autres
00:36:28c'est bien connu
00:36:30Alors il y a un sujet
00:36:31qui revient
00:36:31c'est durcir
00:36:33les arrêts de travail
00:36:34ça les français
00:36:36sont plutôt d'accord
00:36:36et ça tombe bien
00:36:37puisque aujourd'hui
00:36:39il y a une nouvelle règle
00:36:40pour les arrêts de travail
00:36:42c'est l'un des changements
00:36:43les plus commentés
00:36:43d'ailleurs de la rentrée
00:36:44vous savez qu'un premier
00:36:46arrêt de travail
00:36:47est désormais fixé
00:36:48à 31 jours
00:36:49c'est plafonné
00:36:50puis à 62 jours maximum
00:36:52pour chaque prolongation
00:36:53alors c'était présenté
00:36:55comme une mesure nécessaire
00:36:56pour enrayer
00:36:5710% de hausse
00:36:59du nombre d'arrêts de travail
00:37:00de ces dernières années
00:37:01vous trouvez que c'est
00:37:02une bonne mesure ?
00:37:03Juste une chose Stéphanie
00:37:05pour juste
00:37:06dans le débat
00:37:07j'ai été donc de nouveau
00:37:08chez Jiminy
00:37:09pour checker les infos
00:37:10Vous faites la pub
00:37:10Oui
00:37:11j'irai sur le chat
00:37:12j'ai pété demain
00:37:13si vous voulez
00:37:1517 à 18 milliards d'euros
00:37:17l'année dernière
00:37:19ont été versés
00:37:20au titre
00:37:20de la sécurité sociale
00:37:22c'est 50% de plus
00:37:24sur les 10 dernières années
00:37:26sachez que
00:37:27le taux moyen
00:37:28d'absentéisme
00:37:29il est de 4 à 4,5%
00:37:32dans le secteur privé
00:37:33et c'est un salarié
00:37:35sur carte
00:37:35dans le secteur public
00:37:38Voilà la différence
00:37:40et les micro-absentéisme
00:37:42arrêts de 3 à 4 jours
00:37:45sont aussi en recul
00:37:46maintenant la moyenne
00:37:47est autour de 11 jours
00:37:49pour les 30 ans
00:37:50contre 45 jours
00:37:51chez les plus de 60 ans
00:37:52C'est intéressant
00:37:53Mathias Leboeuf
00:37:55vous en pensez quoi ?
00:37:56Effectivement
00:37:57qu'il y a un contrôle
00:37:58sur les arrêts de travail
00:38:00moi déjà
00:38:01je pense qu'avant de durcir
00:38:02on devrait plus contrôler
00:38:04c'est déjà
00:38:05parce qu'il y a certainement
00:38:07des abus
00:38:07durcir
00:38:08quand vous prenez
00:38:09un arrêt de travail
00:38:10ou quand vous êtes salarié
00:38:11il y a déjà
00:38:12des jours de carence
00:38:13qui ont été augmentés
00:38:15donc commençons
00:38:16par contrôler
00:38:17Y compris dans le service public ?
00:38:19Que dans le service public ?
00:38:21Je ne sais pas
00:38:21Les jours de carence
00:38:22dans le privé
00:38:23vous avez les conventions collectives ?
00:38:25C'était en débat
00:38:27Dans le privé
00:38:28on a les conventions collectives
00:38:29qui payent nous
00:38:29dès les premiers jours
00:38:30Commençons par contrôler
00:38:31bien évidemment
00:38:32qu'il y a des abus
00:38:32et que les abus
00:38:33peuvent gréver
00:38:35le système
00:38:36Je voulais juste rappeler une chose
00:38:38sur les sacrifices
00:38:40parce que le gouvernement dit
00:38:41attention
00:38:41on va prendre des mesures
00:38:43difficiles
00:38:44les français vont devoir
00:38:44faire des sacrifices
00:38:45il ne faut pas oublier
00:38:47que les français
00:38:47ils en font déjà
00:38:49des sacrifices
00:38:49et sur bien des domaines
00:38:51les français font des sacrifices
00:38:52sur les soins
00:38:53les soins dentaires
00:38:55les soins sur les yeux
00:38:56les français font des sacrifices
00:38:58sur la nourriture
00:38:59la qualité de la nourriture
00:39:02les français font des sacrifices
00:39:03sur les vacances
00:39:04il y a de moins en moins
00:39:05de français
00:39:05qui partent en vacances
00:39:06donc il ne faut pas
00:39:08que les politiques
00:39:09oublient ça
00:39:10c'est à dire
00:39:10qu'à un moment donné
00:39:14le sacrificiel
00:39:15a aussi ses limites
00:39:16et je pense que
00:39:20le train de vie de l'état
00:39:21effectivement
00:39:22c'est ce qu'a dit
00:39:23le cornu
00:39:23il faut être honnête
00:39:24il a expliqué
00:39:25que les politiques
00:39:26devaient être exemplaires
00:39:27à ce sujet là
00:39:28mais ils devaient être exemplaires
00:39:30pas uniquement en parole
00:39:32mais dans les actes
00:39:33et moi je trouve
00:39:34que le bloc central
00:39:34l'exécutif
00:39:36les gens qui sont au gouvernement
00:39:37ont vite tendance
00:39:39à se payer de mots
00:39:40et dans la réalité
00:39:42ça ne franchit pas
00:39:43le cap du réel
00:39:44on poursuit nos débats
00:39:45dans quelques instants
00:39:47avec notamment
00:39:47Simon
00:39:48un auditeur
00:39:49qui nous a joint
00:39:50au standard
00:39:50de Sud Radio
00:39:51on verra ce qu'il en pense
00:39:52de ces sacrifices
00:39:53et puis Juliette Réofol
00:39:55a été plus rapide que vous
00:39:56sur le fast-checking
00:39:58mon cher Gilles
00:39:58y a-t-il un délai de carence
00:39:59en cas de maladie
00:40:00dans la fonction publique
00:40:01et bien oui
00:40:02quand vous êtes en congé maladie
00:40:04il y a un jour
00:40:05de carence
00:40:06ça a bien été voté
00:40:07parce que ça avait fait polémique
00:40:08à l'époque
00:40:08et j'ai bien
00:40:09trois jours
00:40:09pour un salarié
00:40:11ça démarre au quatrième jour
00:40:13dans le privé
00:40:14il n'y a quasiment pas de carence
00:40:15avec la carence
00:40:16je vous confirme
00:40:18on en parle dans quelques instants
00:40:20on poursuit nos débats
00:40:20sur Sud Radio
00:40:22dans quelques minutes
00:40:24Sud Radio
00:40:25à vous de le dire
00:40:27Stéphanie Demiru
00:40:2911h30
00:40:29à vous de le dire
00:40:30est-ce que vous êtes prêt
00:40:30à faire des sacrifices
00:40:32c'était le débat
00:40:34entamé
00:40:34avec beaucoup de vivacité
00:40:36juste avant la pub
00:40:37et nous sommes avec Simon
00:40:38qui nous appelle
00:40:39de Perpignan
00:40:40bonjour Simon
00:40:41oui bonjour Stéphanie
00:40:43bienvenue sur l'antenne
00:40:44Sud Radio
00:40:45alors est-ce que vous êtes prêt
00:40:46à faire des sacrifices
00:40:47Simon
00:40:47alors moi je suis déjà prêt
00:40:49à être très furieux
00:40:50ce qui est déjà le cas
00:40:52parce que bon
00:40:53des sacrifices
00:40:54c'est bien
00:40:55mais il faut que ça soit
00:40:56pour une bonne cause
00:40:57et que ça soit justifié
00:40:59et quand on n'est pas capable
00:41:00de faire la moindre économie
00:41:02depuis X budget
00:41:03et qu'on demande toujours
00:41:05à Nicolas de payer
00:41:06ça commence à bien faire
00:41:07donc moi
00:41:09les sacrifices
00:41:10si vraiment c'était nécessaire
00:41:12dans des circonstances particulières
00:41:14on les ferait
00:41:14mais avant tout
00:41:15qu'ils nous prouvent
00:41:16qu'ils sont capables
00:41:16de faire des économies
00:41:17par exemple sur le social
00:41:18en retraite
00:41:19parce que bien sûr
00:41:20parce qu'il y a tout le reste
00:41:21à côté
00:41:22parce qu'on n'arrête pas
00:41:23de nous parler
00:41:24de l'héritage
00:41:25et des retraites
00:41:25bon ils ont essayé quand même
00:41:27Simon si je peux me permettre
00:41:28sur les retraites
00:41:29les français n'étaient pas
00:41:29trop d'accord quand même
00:41:30c'est normal
00:41:31c'est normal
00:41:32et c'est pas logique
00:41:33pourquoi on va toujours
00:41:34sur Nicolas qui paye
00:41:35et jamais sur les services
00:41:37qui ne sont pas justifiés
00:41:39pourquoi on va donner
00:41:40des prestations sociales
00:41:41à des gens
00:41:42qui ne sont pas contributeurs
00:41:43qui viennent d'ici
00:41:44et d'ailleurs
00:41:45pourquoi on est obligé
00:41:47de faire des hébergements
00:41:48pourquoi on a des associations
00:41:50qui sont largement subventionnées
00:41:52pourquoi on a des comités
00:41:54théodules
00:41:54qui ne servent à rien
00:41:55qui viennent se rajouter
00:41:57là dessus
00:41:57et pourquoi
00:41:58et pourquoi
00:41:59et pourquoi
00:41:59on pourrait en citer
00:42:00des centaines
00:42:02mais ils sont incapables
00:42:04ils n'ont aucun courage
00:42:05voilà
00:42:06le seul courage
00:42:06c'est de taper toujours
00:42:07sur les mêmes
00:42:08parce que de toute façon
00:42:09eux ne disent rien
00:42:10payent bêtement
00:42:11ils ont le niveau de vie
00:42:12qui diminue
00:42:13mais ça va se retourner
00:42:14contre eux
00:42:14parce que de toute façon
00:42:15au niveau
00:42:16je veux dire économique
00:42:17ça va se retourner
00:42:18contre eux
00:42:19ça se retourne déjà
00:42:21contre eux
00:42:21en tout cas au niveau
00:42:22économique
00:42:23et surtout contre nous
00:42:24puisque la dette
00:42:25abyssale
00:42:26et bien c'est nous
00:42:27qui la payons
00:42:29et c'est nos futurs
00:42:30enfants
00:42:31peut-être vos petits-enfants
00:42:32vos enfants
00:42:32Simon
00:42:33merci en tout cas
00:42:34d'être intervenu
00:42:35sur l'antenne
00:42:35de Sud Radio
00:42:37il est 11h32
00:42:38toujours en compagnie
00:42:39de Mathias Leboeuf
00:42:41Alexandra Spiner
00:42:42Joseph Taillefet
00:42:44et je voudrais vous faire
00:42:45réagir maintenant
00:42:46sur un son
00:42:47proprement scandaleux
00:42:49c'est un humoriste
00:42:49de France Inter
00:42:50qui compare
00:42:51Jean-Philippe Tanguy
00:42:53à un rat
00:42:53le député RN
00:42:55qui appelle
00:42:56à saisir l'ARCOM
00:42:57écoutons tout d'abord
00:42:59la séquence
00:43:00avant de vous faire réagir
00:43:00et vous au standard
00:43:01tendez bien l'oreille
00:43:030800 26 300 300
00:43:05si vous voulez réagir
00:43:06vous aussi
00:43:07si t'aimes les hommes
00:43:08oublie la thérapie de conversion
00:43:10tu regardes l'interview
00:43:11de Jean-Philippe Tanguy
00:43:12et c'est réglé
00:43:13vous trouvez pas
00:43:14qu'il a la tête d'un rat
00:43:15qui se serait transformé
00:43:16en humain
00:43:16mais dont la mutation
00:43:17aurait été stoppée
00:43:18à 80%
00:43:19je suis désolé
00:43:20mais c'est Magnès
00:43:21qui me l'a dit
00:43:21c'est pas de ma faute
00:43:22je regrette
00:43:23je regrette
00:43:23ce que je viens de me dire
00:43:24mais il m'énerve
00:43:25parce qu'il est homosexuel
00:43:26et il reste dans un parti
00:43:27qui vote sans cesse
00:43:28contre les droits LGBT
00:43:29je sais que ce paradoxe
00:43:31c'est son côté humain
00:43:32mais il aurait pu utiliser
00:43:33son côté rat
00:43:34pour sentir le piège
00:43:35je sais pas
00:43:38les blagues sur le physique
00:43:39c'est pas bien
00:43:41d'habitude c'est les fachos
00:43:42qui les font
00:43:42mais bon
00:43:43s'il est pas content
00:43:44il avait qu'à se cacher
00:43:45sous un voile
00:43:46voilà
00:43:47et tout y passe
00:43:48là sur France Inter
00:43:50en roue libre
00:43:50un pseudo humoriste
00:43:51je me permets de rajouter
00:43:53Améziane
00:43:53non mais
00:43:54c'est proprement scandaleux
00:43:56mais si j'ose dire
00:43:57c'est sans grande surprise
00:43:58parce que sur France Inter
00:43:59ils sont quand même
00:44:01multiréactivistes
00:44:01je vous rappelle
00:44:03François Morel
00:44:03qui avait violemment
00:44:05insulté les journalistes
00:44:06de l'incorrect
00:44:07au moment de l'affaire
00:44:09Cohen
00:44:10dans le micro Alexandre
00:44:11pardon
00:44:12Aymeric Lompré
00:44:13qui avait qualifié
00:44:13les personnes
00:44:14qui se sentaient proches
00:44:15de l'extrême droite
00:44:20de nazis
00:44:21ou de
00:44:21enfin bon
00:44:22qui les avait insultés
00:44:23moi je rappelle quand même
00:44:25que quand
00:44:25il s'attaque
00:44:26à monsieur Tanguy
00:44:29il s'attaque aussi
00:44:30à ses électeurs
00:44:31voilà
00:44:31je trouve que c'est
00:44:32immonde
00:44:33la façon dont ils le font
00:44:34c'est tout à fait ignoble
00:44:36d'abord parler
00:44:38de la sexualité
00:44:38de monsieur Tanguy
00:44:39c'est totalement
00:44:41totalement
00:44:41moi je suis
00:44:42complètement d'accord
00:44:43et puis alors
00:44:44c'est totalement déplacé
00:44:46alors ce qui est incroyable
00:44:46c'est que
00:44:47ce côté hypocrite
00:44:49je suis homosexuel
00:44:50donc je suis autorisé
00:44:51à dénoncer
00:44:52à dénoncer
00:44:53ou à ôter
00:44:55l'homosexualité
00:44:56de monsieur Tanguy
00:44:58c'est scandaleux
00:44:59maintenant j'attends
00:45:00mais vraiment
00:45:01ils sont
00:45:02voilà
00:45:02je crois que
00:45:03c'est Mélenchon
00:45:04qui avait dit
00:45:04que France Inter
00:45:06les soutenait
00:45:06et que c'était formidable
00:45:07donc ils ne s'en cachent
00:45:08même plus
00:45:09c'est à dire que
00:45:09c'est scandaleux
00:45:10et tout ça
00:45:10avec l'argent des français
00:45:11vous parliez de coupe budgétaire
00:45:13moi j'en vois une
00:45:14on espère que la direction
00:45:16de France Inter
00:45:17va réagir
00:45:17et l'ARCOM
00:45:18puisque l'ARCOM
00:45:19qui veut tellement
00:45:20s'occuper
00:45:21des radios
00:45:22et des télévisions
00:45:23et qui veut faire la loi
00:45:25là il est temps
00:45:26quand même
00:45:26je pense qu'il devrait
00:45:28se passer quelque chose
00:45:29ça n'est pas acceptable
00:45:30et regardez ce qui se passe aussi
00:45:32c'est complètement scandaleux
00:45:33avec Charles Sapin
00:45:34qui a été qualifié
00:45:36de nazi
00:45:37Charles Sapin
00:45:38qui est un journaliste
00:45:40de valeur actuelle
00:45:42qui avait une chronique
00:45:43sur France Inter
00:45:45levé de bouclier
00:45:46enfin tout ça
00:45:47est scandaleux
00:45:48le sort qu'on lui réserve
00:45:49est scandaleux
00:45:50d'ailleurs j'en profite
00:45:50pour lui dire
00:45:51tout mon soutien
00:45:52c'est une honte
00:45:53c'est une honte
00:45:54et puis là
00:45:55Jean-Luc Mélenchon
00:45:56totalement en boucle
00:45:57sur le service public
00:45:59un éditorialiste
00:46:00de valeur actuelle
00:46:01fait un édito politique
00:46:02vous faisiez allusion à ça
00:46:03sur France Inter
00:46:04ben voyons
00:46:04après les trucages
00:46:06de France Culture
00:46:06le service public
00:46:07s'aligne à son tour
00:46:08Matinal
00:46:09Traquenard
00:46:10édito ultra droitard
00:46:12on est presque contraint
00:46:13à l'exil radiophonique
00:46:14vous imaginez
00:46:15une folie totale
00:46:17les français ne sont pas dupes
00:46:18oui j'imagine bien
00:46:20Joseph
00:46:21je ne sais pas
00:46:22ce qu'ils ont avec les rats
00:46:22parce que moi j'avais connu
00:46:23Sophie Binet aussi
00:46:24qui comparait les patrons
00:46:25à des rats
00:46:25qui quittaient le navire
00:46:26là on a maintenant
00:46:27c'est l'inmisible
00:46:28voilà
00:46:28mais bon je croyais
00:46:29qu'ils aimaient les surmulots
00:46:30et qu'il fallait les protéger
00:46:31donc c'est peut-être
00:46:32un compliment dans leur bouche
00:46:33je ne sais pas
00:46:33mais ce que je constate
00:46:35c'est qu'il n'assume
00:46:35même pas sa blague
00:46:36en fait
00:46:36ce n'est pas moi qui l'ai dit
00:46:37c'est ma nièce
00:46:38en fait
00:46:38ça vient de ma nièce
00:46:39etc
00:46:39enfin ce n'est pas drôle
00:46:42après il y a la liberté d'expression
00:46:43je ne suis pas quelqu'un
00:46:45pour empêcher les gens
00:46:46de pouvoir faire de l'humour
00:46:48surtout d'une manière générale
00:46:50mais ce que je souhaiterais
00:46:51c'est qu'on puisse
00:46:52vous imaginez
00:46:52si quelqu'un à droite
00:46:53faisait ce genre de blague
00:46:54en fait il ne faut pas
00:46:55de deux poids deux mesures
00:46:56ça veut dire que je souhaiterais
00:46:57avoir à la rigueur
00:46:58le même genre d'humour
00:46:59mais on va dire
00:47:00sur d'autres personnalités politiques
00:47:02sans que justement
00:47:03des gens à France Inter
00:47:04ou Elefi
00:47:05puissent dire
00:47:05vous êtes des fascistes
00:47:06ou c'est raciste
00:47:07ou je ne sais pas quoi
00:47:08il y a eu un cas
00:47:09puisque Daniel Obono
00:47:11qui avait été comparé
00:47:12à un singe
00:47:13si je me souviens bien
00:47:15par un journaliste
00:47:16de valeur actuelle
00:47:16Geoffroy Lejeune
00:47:17qui a été condamné
00:47:19me semble-t-il
00:47:20fast-checking Gilles
00:47:22mais ça a été
00:47:23tout l'objet
00:47:24des polémiques
00:47:27quand Geoffroy Lejeune
00:47:28a repris
00:47:29la direction
00:47:30du journal
00:47:30du dimanche
00:47:31on est avec un auditeur
00:47:32qui souhaite réagir
00:47:34bonjour François
00:47:35bonjour
00:47:36alors qu'est-ce que
00:47:37vous en pensez
00:47:38vous de ce
00:47:39je ne sais pas
00:47:40comment l'appeler
00:47:41ce sketch
00:47:41déjà
00:47:42je ne la connais pas du tout
00:47:43j'en ai vu
00:47:44à part maintenant
00:47:45je viens d'apprendre
00:47:46qu'elle existe
00:47:46en tant qu'humoriste
00:47:47je crois que c'est un homme
00:47:49me semble-t-il
00:47:49je ne sais pas
00:47:51si c'est un homme
00:47:51ou une femme
00:47:52je ne connais pas du tout
00:47:54en fait
00:47:54mais pour moi
00:47:55c'est l'humour
00:47:56de maternelle
00:47:57je vais récupérer mon enfant
00:47:58c'est un petit chien
00:48:00c'est un petit rat
00:48:01c'est l'humour
00:48:01de maternelle
00:48:02c'est un peu plus méchant
00:48:04que la maternelle
00:48:05vous voyez
00:48:07par rapport au niveau
00:48:08que je calme au niveau
00:48:10de la maternelle
00:48:11ce sujet
00:48:12ça veut dire que
00:48:13ces gens-là
00:48:13ils sont vraiment
00:48:14becs et indisciplinés
00:48:15je veux dire
00:48:16des gens comme ça
00:48:18moi je paye des impôts
00:48:19pour que des gens
00:48:19comme ça
00:48:19passent à la radio
00:48:20absolument
00:48:21mais François maternelle
00:48:23vous voyez
00:48:23là vous parlez
00:48:24d'une petite chamaillerie
00:48:26d'une moquerie
00:48:26là bon on est plus
00:48:27sur du harcèlement
00:48:28quand il y a des sous-entends
00:48:30un petit peu
00:48:30Roland homophobe
00:48:33Tanguy va faire ce qu'il faut
00:48:34il n'est pas bête
00:48:34ce jeune homme
00:48:35il sait très bien
00:48:36ce qu'il a à faire
00:48:37mais franchement
00:48:38c'est du bon de maternelle
00:48:39il faut arrêter
00:48:40avec les gens-là
00:48:40c'est n'importe quoi
00:48:42moi quand je vois
00:48:42ce niveau-là
00:48:43je paye des impôts
00:48:44pour avoir des gens
00:48:44comme ça
00:48:44je n'écoute même pas
00:48:45sur le terrain
00:48:46c'est fini
00:48:46je paye des impôts
00:48:47pour rien
00:48:48franchement
00:48:48quand je vois
00:48:49où ça va
00:48:50non mais il faut arrêter
00:48:51c'est impossible
00:48:52c'est qualifiable
00:48:53quand Joseph
00:48:55notre débatteur
00:48:56parle de liberté
00:48:57d'expression
00:48:57vous qu'est-ce que
00:48:58vous en pensez ?
00:48:59oui ok
00:49:00mais pas à ce niveau-là
00:49:01un peu plus haut
00:49:02il faut relever un peu
00:49:03le niveau
00:49:03on peut se moquer
00:49:05on peut dire
00:49:05ah mais tiens
00:49:06c'est le petit
00:49:06qui ira tout le temps
00:49:09je ne sais pas
00:49:09c'est une autre forme
00:49:11mais pas à comparer
00:49:12des gens à des rats
00:49:13ou à des sièges
00:49:13mais c'est le niveau
00:49:14de maternelle
00:49:15c'est aberrant
00:49:17Mathias Leboeuf
00:49:18en fait
00:49:19c'est intéressant
00:49:20ce sujet
00:49:21parce que
00:49:21ça passe au crible
00:49:23plein de choses
00:49:23de notre époque
00:49:25à la fois
00:49:25on passe notre temps
00:49:26à dire
00:49:27qu'on ne peut plus
00:49:28rien dire
00:49:28que tout est cadenassé
00:49:30que la liberté
00:49:31de parole
00:49:32est complètement verrouillée
00:49:33et puis dès que
00:49:34quelqu'un sort des clous
00:49:35on dit
00:49:35oh là là là là
00:49:36attention
00:49:37il a dit ça
00:49:38il a dit ça
00:49:39moi je vous rappelle
00:49:39la période
00:49:40où il y avait
00:49:41Guy Bedos
00:49:41il y avait Coluche
00:49:42il y avait Pierre Desproches
00:49:43c'était bien plus violent
00:49:45bien plus incessif
00:49:46Michel Lebe
00:49:48bien plus sévère
00:49:50bon ça c'est la première chose
00:49:52après je suis complètement
00:49:53d'accord
00:49:53avec votre auditeur
00:49:56le problème
00:49:57c'est que
00:49:58c'est l'humour
00:49:59effectivement
00:50:00de maternelle
00:50:00c'est tête de rat
00:50:01tête de chien
00:50:02c'est nul
00:50:03c'est pas drôle
00:50:04c'est ça le vrai problème
00:50:07c'est à dire que
00:50:07alors moi je suis stupéfait
00:50:09je suis quasiment plus stupéfait
00:50:10par les rires en studio
00:50:12qu'on entend
00:50:12à chaque fois
00:50:13c'est comme ça
00:50:14toute la meute
00:50:15autour
00:50:15parce que c'est des vrais rires
00:50:17en plus
00:50:17c'est même pas des rires
00:50:19fabriqués
00:50:20c'est vraiment
00:50:21de l'humour
00:50:22bas de plafond
00:50:23quoi
00:50:24c'est
00:50:24il y a un problème
00:50:27ce qui dérange
00:50:27c'est un petit peu
00:50:28le quant à soi
00:50:28tout le temps
00:50:29de la bien-pensance
00:50:30qui estime que
00:50:31parce que
00:50:32il s'adresse à qui
00:50:33et du rassemblement national
00:50:35on a le droit
00:50:35de lui tomber dessus
00:50:36et il n'y a plus
00:50:37aucune limite
00:50:37sur le physique
00:50:38sur encore une fois
00:50:39les allusions
00:50:40à son homosexualité
00:50:42je vais dire
00:50:43une banalité
00:50:43mais je pense que
00:50:44chacun devrait
00:50:45s'imposer une règle
00:50:47de s'attaquer
00:50:48aux idées
00:50:48et non pas
00:50:50aux personnes
00:50:50ça c'est la règle
00:50:52de base
00:50:52mais surtout
00:50:54là en matière
00:50:55d'humour
00:50:56c'est vraiment
00:50:57le degré zéro
00:50:58de l'humour
00:50:58c'est-à-dire que
00:50:59ce type
00:50:59il n'a rien à dire
00:51:00et moi
00:51:01je serai programmateur
00:51:03à France Inter
00:51:04je m'interrogerai
00:51:06sur la qualité
00:51:07des humoristes
00:51:08qu'ils emploient
00:51:09quoi
00:51:09bien
00:51:10merci en tout cas
00:51:10François
00:51:11d'avoir réagi
00:51:12Gilles
00:51:13vous êtes dans
00:51:13votre face
00:51:14shaking
00:51:15non
00:51:16non
00:51:16bon non
00:51:17alors rendormez-vous
00:51:18on passe à la suite
00:51:19de nos débats
00:51:20c'est dans quelques instants
00:51:22sur Sud Radio
00:51:23on va parler de la voiture électrique
00:51:24parce que vous savez
00:51:25qu'aujourd'hui
00:51:25c'est le 1er septembre
00:51:26il y a plein de changements
00:51:28notamment sur votre facture de gaz
00:51:29ça ne vous a peut-être pas échappé
00:51:31mais bon
00:51:31il y a quand même
00:51:32des bonnes nouvelles
00:51:32il y a des aides
00:51:33qui sont maintenues
00:51:34sur l'achat des véhicules neufs
00:51:36électriques
00:51:36et surtout
00:51:37des nouvelles aides
00:51:39et ça c'est quand même
00:51:40une bonne nouvelle
00:51:40sur les achats d'occasion
00:51:42oui
00:51:42des véhicules électriques
00:51:44parce qu'on fait souvent
00:51:44le reproche
00:51:45que c'est cher
00:51:46et bien est-ce que maintenant
00:51:47vous seriez prêt
00:51:47à passer le pas
00:51:48chers auditeurs
00:51:49d'autant que le pétrole
00:51:51est cher
00:51:51et l'essence
00:51:52qui va avec aussi
00:51:53donc on en parle
00:51:54dans quelques instants
00:51:54sur Sud Radio
00:51:56Sud Radio
00:51:5710h midi
00:51:58Sud Radio
00:51:59à vous de le dire
00:52:00Stéphanie Demiru
00:52:01est-ce que vous êtes prêt
00:52:03à passer à la voiture électrique
00:52:06chers auditeurs
00:52:06venez nous répondre
00:52:08j'ai envie de vous entendre
00:52:09sur ce sujet
00:52:09parce que ce débat
00:52:10ça fait des années
00:52:11qu'on l'a
00:52:11on entend les reproches
00:52:12qu'on fait à la voiture électrique
00:52:14c'est trop cher
00:52:15mais alors attendez
00:52:15il y a une nouveauté
00:52:17puisque aujourd'hui
00:52:18il y a des aides
00:52:19qui sont consacrées
00:52:20à l'achat
00:52:20d'un véhicule
00:52:21d'occasion électrique
00:52:23c'est à partir d'aujourd'hui
00:52:24c'est tout nouveau
00:52:25les véhicules neufs
00:52:26les aides
00:52:27sont toujours en cours
00:52:28mais là
00:52:29c'est vraiment
00:52:29la nouveauté
00:52:31donc ça va peut-être
00:52:32pousser
00:52:33certains d'entre vous
00:52:35à passer le cap
00:52:36d'autant que
00:52:36le pétrole
00:52:37lui revient
00:52:38désormais
00:52:39à plus de
00:52:3991 dollars
00:52:40le baril
00:52:41donc ça veut dire
00:52:41que les carburants
00:52:42et bien forcément
00:52:43vont rester élevés
00:52:45c'est la bonne occasion
00:52:47oui Gilles
00:52:4730% des voitures neuves
00:52:49vendues en France
00:52:50sont des voitures électriques
00:52:5139%
00:52:52dans 30
00:52:53je trouve que c'est
00:52:54un chiffre
00:52:55ah oui c'est beaucoup
00:52:5630% des voitures neuves
00:52:58qu'on achète
00:52:59c'est toujours
00:53:00vous savez
00:53:01je suis
00:53:02Jimmy les crickets
00:53:03moi
00:53:03non mais c'est beaucoup
00:53:05mais c'est vrai
00:53:05qu'il y a eu
00:53:06un rebond
00:53:07des voitures électriques
00:53:09justement
00:53:10à l'occasion
00:53:10de cette crise
00:53:11dans le détroit d'Ormou
00:53:12qui a fait augmenter
00:53:13les prix du carburant
00:53:14et l'été a été
00:53:14assez florissant
00:53:16on est en train
00:53:16de se rendre compte
00:53:17que finalement
00:53:17c'est pas si mal
00:53:18et il y a une autre mesure
00:53:19qui fonctionne bien
00:53:19c'est le leasing
00:53:20vous savez
00:53:21oui bien sûr
00:53:21vous avez votre voiture électrique
00:53:23en leasing
00:53:24mais il y a une chose
00:53:25on va parler de nos confrères
00:53:28de TF1
00:53:29vous savez qu'au
00:53:29je ne sais pas
00:53:31sur votre ancienne radio
00:53:32si c'est le cas
00:53:33mais à TF1
00:53:34il y a des bornes électriques
00:53:35pour les voitures
00:53:36des salariés
00:53:38et ça devient
00:53:38un avantage salarial
00:53:40d'avoir une voiture électrique
00:53:41parce que vous pouvez
00:53:42aller à votre travail
00:53:44la tri-projet
00:53:45si tu nous entends
00:53:46en particulier
00:53:47à TF1
00:53:49mais dans plein d'entreprises
00:53:50aujourd'hui
00:53:50ils mettent des bornes
00:53:51et donc pendant que vous êtes
00:53:52au travail
00:53:53vous rechargez
00:53:54votre voiture gratuitement
00:53:55vous recevez une petite alerte
00:53:56sur votre portable
00:53:57en disant
00:53:58votre voiture
00:53:59est rechargée
00:54:00vous allez vous déplacer
00:54:01parce qu'il y a d'autres collègues
00:54:02qui sont inscrits
00:54:03et qui attendent
00:54:03de se charger
00:54:04et c'est devenu
00:54:05un avantage
00:54:06désormais
00:54:07on dit aux employés
00:54:08vous pourrez rechercher
00:54:09votre voiture électrique
00:54:11ça fait partie
00:54:12vous voyez moi
00:54:12j'ai acheté
00:54:13il y a quelques mois
00:54:14pour raconter ma vie
00:54:15pardon
00:54:15mais une Fiat 500
00:54:17pas électrique
00:54:18je regrette
00:54:18parce que c'était juste avant
00:54:19la crise
00:54:21et la guerre en Iran
00:54:22bon bah
00:54:22j'aurais bien aimé
00:54:24payer mon plein
00:54:2510 à 20 euros
00:54:26mais de plus en plus
00:54:27d'hôtels
00:54:28aussi
00:54:29ces équipes
00:54:30de bornes
00:54:31ça devient aussi
00:54:32un classe
00:54:33c'est plus populaire
00:54:34Mathias Leboeuf
00:54:35électrique
00:54:36pas électrique vous ?
00:54:37plutôt
00:54:37alors ça dépend
00:54:38quelle électrique
00:54:39plutôt électrique
00:54:41un pour
00:54:43effectivement
00:54:43je pense que
00:54:44la souveraineté
00:54:45électrique
00:54:46par rapport
00:54:46à la souveraineté
00:54:47du pétrole
00:54:49il n'y a pas photo
00:54:50on est moins
00:54:51on est moins dépendant
00:54:52surtout si on produit
00:54:54sa propre électricité
00:54:55et puis il faut quand même
00:54:56rappeler que l'électrique
00:54:57en termes d'émission
00:54:59c'est quand même
00:55:00propre
00:55:01alors je sais qu'il y a
00:55:02tout un discours
00:55:03qui vise à dire
00:55:04attention
00:55:05la voiture électrique
00:55:06elle n'est pas si écologique
00:55:08que ça
00:55:08parce que les batteries
00:55:10elles doivent être recyclées
00:55:11les batteries
00:55:11c'est comme vos batteries
00:55:12d'iPhone
00:55:13c'est pareil
00:55:13elles peuvent être recyclées
00:55:15mais la production
00:55:16de la batterie
00:55:17avec les métaux
00:55:19est quand même
00:55:20comment dire
00:55:21polluante
00:55:22et puis il y a
00:55:22des métaux lourds
00:55:23il y a l'extraction
00:55:24des métaux
00:55:24et c'est vrai
00:55:25c'est vrai qu'une voiture électrique
00:55:27quand elle sort de l'usine
00:55:29elle a ce qu'on appelle une dette écologique
00:55:31dette écologique
00:55:33qui doit être amortie
00:55:34et je crois
00:55:35que pour les petites voitures
00:55:36l'amortissement
00:55:37est autour de
00:55:3940 000 kilomètres
00:55:40c'est à dire que
00:55:41votre voiture
00:55:42finalement
00:55:42a payé sa dette écologique
00:55:44une fois que vous avez fait
00:55:4540 000 kilomètres
00:55:45et ça c'est quand même
00:55:47intéressant
00:55:48d'un point de vue écologique
00:55:49par contre
00:55:50pour les gros SUV
00:55:51avec des grosses batteries
00:55:53là
00:55:54la voiture
00:55:55est beaucoup moins écologique
00:55:57je vous rassure
00:55:58ils ont collé des malus écologiques
00:55:59dans tous les sens
00:56:00pour les SUV en France
00:56:01compter sur le gouvernement
00:56:03on n'en parle pas beaucoup
00:56:04c'est la chance aux pauvres
00:56:05on a failli avoir le malus au poids
00:56:06pendant l'été
00:56:07sur les voitures électriques
00:56:08ils ont failli le mettre
00:56:09c'est passé pas loin
00:56:10il y a quand même un sujet
00:56:11c'est que quand même
00:56:1180%
00:56:14des batteries
00:56:14sont produites en Chine
00:56:16donc ça c'est un vrai sujet
00:56:17on a quand même filé
00:56:19le marché auto
00:56:20zéro souveraineté
00:56:21non mais Alexandra
00:56:22je suis intéressée
00:56:23à ce sujet
00:56:24ça fait des années
00:56:25qu'ils sont sur le coup
00:56:26les Chinois
00:56:27non mais on découvre
00:56:28à la région
00:56:29au dernier moment
00:56:29des années
00:56:30qui travaillent là-dessus
00:56:31on avait déjà
00:56:33réservé nos subventions
00:56:34pour promouvoir
00:56:36l'achat
00:56:36d'un véhicule électrique
00:56:37à ceux qui achetaient
00:56:39des voitures
00:56:41qui n'étaient pas produites
00:56:42dans les états pollueurs
00:56:43comme la Chine
00:56:45l'Allemagne
00:56:48la Turquie
00:56:49de mémoire
00:56:50je crois aussi
00:56:52qu'il faut qu'il y ait
00:56:52une vraie volonté
00:56:54politique
00:56:57de garder
00:56:58une souveraineté
00:56:59on ne peut pas
00:57:00filer le marché auto
00:57:01à la Chine
00:57:02il y a quelques gigas
00:57:03vous savez
00:57:04les grandes usines
00:57:05notamment dans le nord
00:57:06il y en a en Alsace
00:57:07bon ça se met en place
00:57:08quand même
00:57:09tout doucement
00:57:10mais c'est vrai
00:57:11qu'on a quand même
00:57:11toujours un problème
00:57:12évidemment je suis pour
00:57:13la voiture électrique
00:57:14j'ai moi-même
00:57:15une voiture électrique
00:57:16mais en revanche
00:57:19vous voyez les maires
00:57:21par exemple
00:57:22qui ont des véhicules électriques
00:57:23donc vraiment à la région
00:57:24on a été très
00:57:25très en pointe
00:57:26sur ce combat
00:57:27et pourquoi je dis ça
00:57:28parce que la flotte présidentielle
00:57:30des véhicules officiels
00:57:31est passée au 100% électrique
00:57:33c'est Emmanuel Macron
00:57:34qui a franchi le pas
00:57:35des véhicules
00:57:36zéro émission
00:57:37pour tous les déplacements
00:57:38officiels
00:57:39du gouvernement
00:57:40des cérémonies
00:57:41et Dieu sait qu'il y en a
00:57:42des déplacements
00:57:43imagine le cortège
00:57:44qui arrive à la bande
00:57:45de recharge
00:57:45du gouvernement
00:57:47est une déesse électrique
00:57:50donc voilà
00:57:51un auditeur
00:57:52souhaite nous donner
00:57:53son avis
00:57:54sur l'antenne
00:57:55de Sud Radio
00:57:55bonjour Laurent
00:57:57bonjour à vous
00:57:58vous nous appelez
00:57:58de oui en cours
00:57:59en région parisienne
00:58:01oui c'est ça
00:58:01je vous écoute
00:58:02attentivement
00:58:03alors qu'est-ce que
00:58:04vous en pensez
00:58:05de ce qu'on raconte
00:58:05électrique
00:58:06pas électrique
00:58:07moi je
00:58:08ça dépend
00:58:09chaque véhicule
00:58:11doit répondre
00:58:11à un usage
00:58:12l'électrique
00:58:13c'est très bien
00:58:14je ne suis pas contre
00:58:15vous parlez de dette écologique
00:58:16mais moi je parle
00:58:16de dette sociale
00:58:18c'est les chinois
00:58:19qui vont financer
00:58:20notre matelas social
00:58:20à force d'acheter
00:58:21des batteries
00:58:22le contenu local
00:58:23des véhicules électriques
00:58:25il est ouf
00:58:27un forgeron
00:58:27aujourd'hui
00:58:28ça fait des bielles
00:58:29des vilebrequins
00:58:29des suspensions
00:58:30quand vous passez
00:58:31à l'électrique
00:58:31c'est des importations
00:58:33d'aluminium
00:58:33qui viennent de Chine
00:58:34des batteries chinoises
00:58:35une électronique chinoise
00:58:37des microprocesseurs chinois
00:58:39et pour rebondir
00:58:40sur ce que vous dites
00:58:40les garagistes
00:58:42les garagistes
00:58:42ont écrit
00:58:44à Emmanuel Macron
00:58:45sur la voiture électrique
00:58:46parce qu'il y a évidemment
00:58:47comme dit notre auditeur
00:58:49pas du tout de réparation
00:58:50et donc les garagistes
00:58:51sont très présents en France
00:58:53et ils sont très vigilants
00:58:54à ce sujet
00:58:54vous avez raison monsieur
00:58:55on a déroulé le tapis rouge
00:58:57au chinois
00:58:58sur ce domaine encore
00:58:59c'est ce qu'on sait faire
00:59:00si bien
00:59:02pardon
00:59:02vous avez trois emplois indirects
00:59:04pour un emploi
00:59:05dans l'industrie
00:59:05mais je voudrais attirer
00:59:06aussi votre attention
00:59:07sur une chose
00:59:08on ne parle pas en France
00:59:09bon moi je suis commercial
00:59:10au niveau de la métallurgie
00:59:11et l'automobile
00:59:12fait partie aussi
00:59:13de nos clients
00:59:14bien sûr
00:59:15lorsque je vais en Allemagne
00:59:16avec mon diesel
00:59:17hyper pollueur
00:59:17soit disant en France
00:59:18avec 54 litres
00:59:1999
00:59:20aujourd'hui je fais
00:59:211100 km
00:59:22et lorsque je suis à l'étranger
00:59:24je fais le plein
00:59:24avec un carburant
00:59:25qui s'appelle le HVO100
00:59:28qui est un diesel
00:59:29qui est basé
00:59:30sur un recyclage d'huile
00:59:32de produits gras
00:59:32hydrogénisés
00:59:33qui rejette
00:59:34sur les moteurs neufs
00:59:3570 à 80% de CO2 en moins
00:59:37c'est une solution
00:59:38pour baisser le CO2
00:59:39parce qu'aujourd'hui
00:59:40les écolos
00:59:41on veut baisser le CO2
00:59:42mais toutes les solutions
00:59:43qui permettent la baisse du CO2
00:59:44doivent être ouvertes
00:59:45en Espagne
00:59:46vous avez un carburant essence
00:59:48chez Repsol
00:59:49qui est un carburant essence
00:59:52synthétique
00:59:52qui n'a aucune base
00:59:53de fossiles
00:59:54ouvrons la technologie
00:59:56à ces carburants
00:59:56vous avez parfaitement raison
00:59:58et merci de vos éclairages
01:00:00Laurent
01:00:00vous avez raison
01:00:02personne n'en parle
01:00:03et Joseph
01:00:04qui a l'air d'être
01:00:05bien d'accord avec vous
01:00:07au pire du chef
01:00:08depuis tout à l'heure
01:00:08je rebondis sur ces histoires
01:00:09de carburant synthétique
01:00:10il faut savoir que normalement
01:00:11en principe en 2035
01:00:12au niveau européen
01:00:13il n'y aura plus de vente
01:00:14on va dire de voitures neuves
01:00:15électriques
01:00:15sauf que les allemands
01:00:16en fait ils n'ont jamais abandonné
01:00:17en fait le thermique
01:00:18et ils savent très bien
01:00:20que quand on s'approchera
01:00:21de 2035
01:00:21la réglementation va changer
01:00:23et il est très très probable
01:00:24effectivement
01:00:24que les carburants synthétiques
01:00:26en fait soient autorisés
01:00:27et en l'occurrence
01:00:28les allemands sont les meilleurs
01:00:29sur le sujet
01:00:29donc ça coûte très très cher
01:00:31pour l'instant
01:00:31mais ils risquent effectivement
01:00:32d'avoir le monopole
01:00:33donc il faut vraiment être
01:00:34c'est souhaitable pour l'Europe
01:00:35en tout cas
01:00:35il faut être très très vigilant
01:00:36mais moi je vous dis
01:00:37je vous affiche mon billet
01:00:39que le thermique
01:00:39va continuer après 2035
01:00:41à être vendu
01:00:41ah c'est vrai ?
01:00:42ah oui tout à fait
01:00:42l'électrique ne va pas
01:00:44et surtout on verra
01:00:45avec le déploiement de l'électrique
01:00:46pour l'instant
01:00:46il n'est pas trop taxé
01:00:47mais on connaît
01:00:47comment est le gouvernement
01:00:48il nous fera le même coût
01:00:49que le diesel à l'époque
01:00:50dès que tout le monde
01:00:51sera à l'électrique
01:00:51ils vont mettre les taxes dessus
01:00:53et le prix va augmenter
01:00:54c'est ce que demandent
01:00:54beaucoup de constructeurs
01:00:55parce que c'est vrai
01:00:57que cette interdiction
01:00:58de la vente des moteurs thermiques
01:01:01en 1935
01:01:01c'est arrivé un petit peu vite
01:01:02c'est ce qu'ils ont demandé
01:01:03alors justement
01:01:03la CEA
01:01:04l'organisation européenne
01:01:06de l'automobile
01:01:06effectivement
01:01:07a malheureusement
01:01:07mal défendu son biftec
01:01:09il faut le dire
01:01:09donc d'ailleurs
01:01:10leur ancien DG
01:01:11dès qu'il a été sorti
01:01:13de l'association
01:01:13il a rejoint le lobby
01:01:14des voitures électriques
01:01:15le lendemain
01:01:15mais en l'occurrence
01:01:17aujourd'hui
01:01:17il y a quand même un recul
01:01:18c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:01:18les constructeurs
01:01:19beaucoup on va dire
01:01:22essayent de demander
01:01:22d'avoir des exemptions
01:01:23sur justement
01:01:25la partie thermique
01:01:26et de pouvoir continuer
01:01:27effectivement
01:01:28à vendre
01:01:28des voitures thermiques
01:01:30et ça continuera
01:01:30de toute façon
01:01:31pour les gros camions
01:01:32et tout ça
01:01:32on ne pourra pas
01:01:32on va dire
01:01:33mettre des camions électriques
01:01:34partout
01:01:34ce ne sera pas possible
01:01:35Merci Laurent
01:01:35en tout cas
01:01:35d'avoir nourri le débat
01:01:37Mathias Leboeuf
01:01:38je note en tout cas
01:01:39qu'on ne parle plus
01:01:39tellement du prix
01:01:40du véhicule
01:01:41parce que ça
01:01:41c'était le reproche
01:01:42qu'on faisait
01:01:43tout comme on faisait
01:01:44d'ailleurs le reproche
01:01:44vous savez
01:01:45des bornes de recharge
01:01:46ça aussi
01:01:47ça va beaucoup mieux
01:01:48maintenant
01:01:48on est sur l'autoroute
01:01:50il y a des bornes
01:01:51partout
01:01:51aujourd'hui
01:01:52l'ère de
01:01:54comment dire
01:01:55de développement
01:01:57de
01:01:58de
01:01:59je ne sais pas
01:02:00pas
01:02:00et
01:02:02quand même
01:02:03en expansion
01:02:04et en expansion
01:02:05rapide
01:02:05mais effectivement
01:02:06sur
01:02:07le débat
01:02:08sur moteur thermique
01:02:10moteur électrique
01:02:12il est un peu faussé
01:02:13parce que la question
01:02:13des carburants
01:02:15est aussi primordiale
01:02:16et vous avez des tas
01:02:17de carburants
01:02:18qui sont très efficaces
01:02:20le bioéthanol
01:02:21l'hydrogène liquide
01:02:23le GPL
01:02:24qui peuvent être
01:02:26des carburants
01:02:27d'ailleurs il y a certaines marques
01:02:28qui sont très concentrées
01:02:30comme BMW
01:02:31qui ont misé
01:02:34justement
01:02:34ce n'est pas un débat électrique
01:02:36contre nos électriques
01:02:36c'est plutôt fossiles
01:02:37contre nos fossiles
01:02:38et donc dans le non fossile
01:02:39vous avez plein de choses
01:02:40et de ce point de vue là
01:02:42il y a un lobby
01:02:44extrêmement fort
01:02:46pétrolier
01:02:47qui ne favorise pas
01:02:49le développement
01:02:50de ces carburants
01:02:51de substitution
01:02:53qui ont une
01:02:54forte valeur ajoutée
01:02:55écologique
01:02:56merci à tous les trois
01:02:57Alexandre Aspiner
01:02:58Mathias Leboeuf
01:02:59Joseph Taillefet
01:03:00merci à Gilles Gansman
01:03:01également
01:03:02c'est la fin de cette émission
01:03:04on se retrouve évidemment
01:03:04demain
01:03:05à vous de le dire
01:03:06chers auditeurs
01:03:07vraiment j'ai envie de vous entendre
01:03:09venez participer à cette émission
01:03:10parce que plus que jamais
01:03:11c'est la vôtre
01:03:13vous pouvez d'ailleurs
01:03:14intervenir
01:03:15au Stadieu
01:03:15avec
01:03:16au Standard
01:03:17avec Manu
01:03:18ou Aude
01:03:19qui vous accueillera
01:03:20avec leur gentillesse
01:03:22évidemment
01:03:23si vous voulez intervenir
01:03:24au cours des débats
01:03:26si vous entendez
01:03:26quelque chose
01:03:27qui vous agace
01:03:28ou vous voulez tout simplement
01:03:29nous raconter
01:03:30vos galères quotidiennes
01:03:31n'hésitez pas
01:03:320 826 300 300
01:03:34bonjour Périgo Légas
01:03:35bonjour
01:03:36vous êtes prêt
01:03:37c'est aujourd'hui
01:03:38vous court
01:03:38et faites votre petit sport
01:03:39c'est la rentrée
01:03:40c'est un jour
01:03:41de grande activité
01:03:42je vais commencer
01:03:43par une petite humeur
01:03:44vous agitez dans tous les sens
01:03:45vous souhaitez la bienvenue
01:03:46au retour à la fabrique
01:03:47des crétins
01:03:47pour les élèves
01:03:48qui rentrent aujourd'hui
01:03:48dans nos écoles
01:03:50de la République
01:03:50ça commence bien
01:03:51ça commence très bien
01:03:53ensuite je recevrai
01:03:54un économiste
01:03:55Yannick Lorty
01:03:55pour savoir si nous allons
01:03:57subir le même sort
01:03:57que la graisse
01:03:58c'est à dire que les retraités
01:03:59et les malades
01:03:59ne seront plus payés
01:04:00vu l'état de l'économie française
01:04:01à 12h45
01:04:03l'immense André Bercoff
01:04:04nous parlera de la primaire
01:04:05de la gauche
01:04:05ça mérite d'être écouté
01:04:06c'est un
01:04:07absolument
01:04:07on sera tous fidèles au poste
01:04:09et puis de 13h à 14h
01:04:10l'immense
01:04:11l'autre immense
01:04:12Michel Cardoz
01:04:13le papa de Jacques
01:04:13qui a été journaliste
01:04:14qui a bercé mon enfance
01:04:15qui va nous parler
01:04:16est-ce que les journalistes
01:04:17font toujours de la politique
01:04:18lui était à l'époque
01:04:19de sensibilité communiste
01:04:21et il présentait la météo
01:04:22également
01:04:22voilà on va faire
01:04:23un petit décryptage
01:04:24sur les journalistes
01:04:25à la télévision
01:04:26un programme alléchant
01:04:27merci Perigo Légas
01:04:28à tout de suite
01:04:28sur Sud Radio

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