- il y a 20 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Mehdy Raïche, Gilles Platret, Frédéric Fougerat
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NewsTranscription
00:00:0110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:06Soyez les bienvenus, ravis de vous retrouver du lundi au vendredi de 10h à midi pour votre rendez-vous à
00:00:12vous de le dire.
00:00:12En première partie, c'est votre histoire, votre quotidien, mais ce qui vous fait réagir aussi, que pensez-vous de
00:00:18l'audiovisuel public ?
00:00:19Est-ce qu'il est suffisamment neutre ? Est-ce qu'il coûte trop cher ?
00:00:22France Télévisions, France Inter, est-ce que vous vous reconnaissez dans ces chaînes et ces radios que vous financez ?
00:00:28Charles Laloncle a enquêté sur leur fonctionnement. Il sera notre invité ce matin.
00:00:33Le député UDR raconte les coulisses de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, les menaces de mort dont
00:00:39il a fait l'objet, les sources qui ont peur de parler.
00:00:42Il jure de dire toute la vérité. C'est le nom de son ouvrage qu'a-t-il découvert de
00:00:47si dérangeant et inquiétant.
00:00:49Il sera avec nous jusqu'à 11h. N'hésitez pas à lui poser vos questions. 0826 300 300.
00:00:55A partir de 11h aujourd'hui, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler la
00:01:01France.
00:01:02Ce matin, toujours l'embrasement en marge du mouvement des lycéens et des étudiants.
00:01:08Environ 400 à 500 établissements devraient avoir leurs cours suspendus.
00:01:12Aujourd'hui, le gouvernement annonce des décisions concrètes.
00:01:15D'ici la fin du mois, une accélération du projet de loi Casseur-Payeur, notamment pour faire supporter aux auteurs
00:01:21de dégradation le coût des dommages.
00:01:23Est-ce que c'est suffisant pour ramener le calme et permettre aux élèves de retrouver leur cours 0826 300
00:01:28300 ?
00:01:301 Français sur 10 court le risque de tomber dans la précarité alimentaire.
00:01:34Une étude basée sur les données des restos du cœur identifie le chômage et l'inflation des loyers comme deux
00:01:40facteurs majeurs de basculement dans l'extrême pauvreté.
00:01:43Est-ce que vous craignez que ça vous arrive ? Qu'est-ce que vous en pensez 0826 300 300
00:01:48?
00:01:49Et puis enfin, un petit mot de politique. Forcément, la campagne présidentielle bat son plein.
00:01:53Est-ce que vous croyez à une grande coalition allant de la gauche à la droite pour 2027 ?
00:01:57C'est ce que propose Gabriel Attal. Le candidat de Renaissance appelle à un vrai et large rassemblement de la
00:02:03gauche sociale, démocrate, à la droite républicaine.
00:02:06Même pas en rêve. On lui répond à gauche. Est-ce que c'est la seule façon de dépasser les
00:02:10clivages ?
00:02:11Ou est-ce que c'est l'alliance de la carpe et du lapin qui ne tiendrait pas ?
00:02:14A vous de le dire. 0826 300 300.
00:02:1810h midi, Sud Radio. A vous de le dire. Stéphanie Demuru.
00:02:23Bonjour Gilles Ganzemann.
00:02:24Bonjour Stéphanie.
00:02:25Vous nous accompagnez évidemment comme chaque jour de 10h à 11h aujourd'hui puisqu'on a un invité spécial, Charles
00:02:33Aloncle, député UDR de l'Hérault.
00:02:35Ancien rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:02:39Il a sorti à son livre, je jure de dire toute la vérité.
00:02:42C'est paru le 30 septembre chez Fayard. Bonjour Charles Aloncle.
00:02:45Bonjour.
00:02:46On est très heureux de vous avoir avec nous parce que c'est vrai que j'ai dévoré ce livre
00:02:50ce week-end.
00:02:52Bon, il n'y a que de la vérité.
00:02:54Ah, il n'y a que de la vérité.
00:02:55Absolument. Et d'ailleurs, j'ai pris ce serment à la lettre pour que les Français soient au courant.
00:03:00C'est un serment un peu solennel que toutes les personnes qui sont en audition d'une commission d'enquête
00:03:04doivent prononcer au début.
00:03:05Donc, il lève la main droite et il dit je jure de dire la vérité.
00:03:08Toute la vérité, rien que la vérité.
00:03:10Donc, il y a une vraie solennité.
00:03:11Et ce que je dénonce en partie dans ce livre, c'est que beaucoup l'ont prononcé ce serment.
00:03:15Enfin, tous l'ont prononcé, mais beaucoup aussi l'ont trahi.
00:03:18Oui.
00:03:18Donc, il est temps aussi de remettre un peu quelques vérités en place et de dénoncer aussi parfois ce sentiment
00:03:24d'impunité qui frappe malheureusement ce service public de l'audition.
00:03:27On en parlera notamment de ces serments trahis.
00:03:29On est trahis, mais il ne leur arrive rien.
00:03:32Pour l'instant, alors il y a eu un certain nombre d'articles 40 qui ont été faits parce que
00:03:37c'est une obligation quand on est un élu, quand on est témoin notamment d'infractions pénales, on doit les
00:03:41signaler au procureur.
00:03:43Donc, notamment pour ce qui est de cas de parjure où on risque jusqu'à 5 ans de prison et
00:03:4775 000 euros d'amende, on a cette obligation de faire les signalements.
00:03:50Maintenant, c'est à la main de la justice.
00:03:52On verra dans les prochaines semaines s'ils décident d'ouvrir des enquêtes et de poursuivre ou pas.
00:03:55On va dans quelques instants avec vous, Gilles Gansman, regarder un petit peu ces grandes étapes de cette commission d
00:04:02'enquête avec votre zapping.
00:04:03Mais ma question quand même, Charles Aloncle, quand on voit cette 6 mois d'enquête, de travail acharné, minutieux, vous
00:04:10regardez l'affaire Charles Sapin à France Inter.
00:04:13Il est autoréaliste émincée parce que trop à droite aux yeux d'une partie des salariés.
00:04:18Vous vous dites quoi ? Que vous avez échoué à faire bouger les choses finalement ?
00:04:22Moi, je me félicitais que les lignes puissent bouger à la sortie de l'été, à la rentrée, où j
00:04:29'avais pu voir que le rapport semblait produire ses effets.
00:04:32Et que sur 160 heures de programme hebdomadaire sur France Inter, ils avaient décidé d'allouer deux minutes, en plus
00:04:38le dimanche à 7h40, à un éditorialiste issu d'un média de droite.
00:04:42Alors, c'était déjà une première ligne qui bougeait, bien timide, mais qui pouvait en appeler d'autres.
00:04:46Et j'ai été honnêtement plus que déçu, le terme est pudique, de voir, à l'appel de Jean-Luc
00:04:51Mélenchon qui a fait trois tweets,
00:04:53l'île syndicaliste décider de se mettre en grève et aussi la direction lâcher en race campagne cet éditorialiste.
00:04:58Et je trouve qu'après qu'ils aient pendant six mois expliqué la main sur le cœur que le pluralisme,
00:05:05pour eux, était leur première boussole,
00:05:07ils semblent démontrer de façon éclatante que, en fait, le pluralisme, pour eux, c'est les 50 nuances de gauche.
00:05:15Et donc, ce qui m'attriste, au fond, c'est de voir le caractère totalement irréformable de cet audiovisuel public.
00:05:21C'était ma prochaine question.
00:05:22C'est surtout la déception.
00:05:23Est-ce que l'audiovisuel public est réformable ?
00:05:25Quand on voit, je n'ai eu de cesse pendant ces six mois, de pointer un certain nombre de défaillances,
00:05:30des conflits d'intérêts, des dysfonctionnements financiers, des entorses au pluralisme,
00:05:34j'avais par exemple expliqué que Radio France utilisait de façon détournée le pluralisme.
00:05:39Par exemple, le temps de parole du Rassemblement National sur France Inter est diffusé à 60% la nuit de
00:05:46minuit à 6h du matin
00:05:47et 70% sur l'antenne de France Info pendant la dernière période électorale, celle des municipales au premier trimestre
00:05:532026.
00:05:54Je l'avais dénoncé, l'ARCOM, quelques semaines après, en a fait une mise en garde.
00:05:59Là, on voit que, pour eux, deux minutes de temps de parole, c'est trop.
00:06:03Alors là, il y a des réformes d'ampleur à mener et de voir une telle résistance de la direction
00:06:07de Radio France
00:06:08qui, pourtant, doit respecter la loi.
00:06:10C'est un objectif à valeur constitutionnelle de les voir dans une impunité totale.
00:06:15Évidemment que c'est révoltant.
00:06:16Oui, mais qu'est-ce qu'ils voulaient que...
00:06:18Enfin, il ne leur arrive rien, finalement.
00:06:21Et aussi parce que je crois qu'il y a un caractère systémique dans l'audiovisuel public.
00:06:25Quand vous mettez des militants aux plus hautes fonctions de direction,
00:06:28vous avez par exemple le numéro 2 de France Lévision qui, maintenant aussi à la charge de l'information,
00:06:32M. Sidmon Gomez, qui, avant de travailler chez France Lévision, n'avait travaillé que chez Europe Écologie Les Verts.
00:06:37Vous avez le numéro 2 de Radio France, directeur éditorial,
00:06:40qui, dans un portrait de libération, explique que dans une autre ville aurait été cadre du Parti Socialiste.
00:06:45Vous avez le secrétaire général du Syndicat National des Journalistes,
00:06:49qui nous explique que le cordon sanitaire belge, qui vise à exclure de plateau tous les représentants de partis qualifiés
00:06:54d'extrême droite,
00:06:55serait une idée intéressante à mener en France.
00:06:58Quand vous avez le directeur des programmes jeunesse de France Inter,
00:07:01qui, sur ses réseaux sociaux publics, explique la jeunesse, emmerde le Rassemblement National.
00:07:06Quand vous avez la responsable de la cellule de fat-shaking sur France Info et sur France 5,
00:07:12qui était tête d'affiche d'un meeting de la France Insoumise en novembre dernier,
00:07:16je m'arrête là parce que la liste pourrait être bien longue,
00:07:19vous voyez qu'au fond, depuis des années, ce caractère d'entorse au pluralisme est un caractère systémique,
00:07:25à cause de militants qui détournent sciemment et le font de façon très assumée aujourd'hui et très tranquille,
00:07:30l'argent des Français pour ne pas respecter la loi.
00:07:32Mais est-ce qu'ils font bien leur job ?
00:07:34A l'évidence non, quand vous voyez, ne serait-ce que l'état financier de ces entreprises,
00:07:39moi je m'étonne, et je le raconte dans le livre,
00:07:41que Delphine Ernotte en soit à son troisième mandat consécutif,
00:07:44ce qui est inédit, il n'y avait aucun autre président patron de France Clévision
00:07:48qui avait été reconduit sur un temps aussi long.
00:07:50Avec des belles primes d'ailleurs.
00:07:51Avec des primes hallucinantes.
00:07:52De réussite.
00:07:53Elle a cumulé quand même 80 millions d'euros de déficit entre 2017 et 2024,
00:07:58après avoir expliqué que les comptes étaient à l'équilibre,
00:08:00elle a fait plonger la trésorerie qui était abondée à hauteur d'une centaine de millions d'euros,
00:08:05aujourd'hui elle est négative,
00:08:06l'entreprise émane à ses dissolutions,
00:08:08parce que les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social,
00:08:10mais Delphine Ernotte a touché 98,5% de sa prime de performance.
00:08:15Et on parle d'un salaire total, fixe et variable,
00:08:19de près de 400 000 euros,
00:08:20et la raison pour laquelle elle n'a pas touché 100%,
00:08:23mais 98,5%,
00:08:25c'était parce que, tenez-vous bien,
00:08:27France Clévision n'avait pas atteint tous les objectifs de réduction de gaz à effet de serre.
00:08:31Enfin, on est aussi dans cette espèce d'irresponsabilité généralisée,
00:08:36d'impunité,
00:08:37où ni l'État actionnaire,
00:08:39ni l'ARCOM,
00:08:40ni aucune autorité indépendante
00:08:42ne décide d'une certaine façon de sévir,
00:08:44et c'est ça qui m'inquiète.
00:08:45Quand je lève le couvercle de ce service public,
00:08:47je me dis que sur beaucoup d'autres,
00:08:49ça doit être à peu près le même niveau d'irresponsabilité et d'impunité.
00:08:51À M. Sidmon Gomez, vous lui reprochez sa jeunesse ?
00:08:55Non, je ne lui reproche pas sa jeunesse,
00:08:57parce que je pense que...
00:08:58Je parle de son passé.
00:08:59Je pense que...
00:09:00Ah oui, sa jeunesse sur son passé.
00:09:01Non, parce que je pense qu'on peut être très compétent.
00:09:03Je crois qu'il a une trentaine d'années,
00:09:05et le talent n'attend pas le nombre d'années.
00:09:08Mais par contre, effectivement,
00:09:09je m'étonne qu'on mette un militant
00:09:12qui défilait auprès de Jean-Luc Mélenchon dans la rue
00:09:15il y a quelques années encore à Paris,
00:09:17qui a été directeur de campagne de Cécile Duflo,
00:09:21qui a été, je crois, auprès d'Eva Jolie et d'Europe Écologie Les Verts.
00:09:24Je m'étonne qu'on attribue autant de prérogatives,
00:09:27notamment journalistiques, à cet individu.
00:09:29Il n'a jamais été journaliste,
00:09:30il ne dispose pas d'une carte de presse,
00:09:32et pourtant, c'est le supérieur hiérarchique
00:09:35de près de 3000 journalistes de France Télévisions.
00:09:38Moi, j'ai eu beaucoup de gens qui m'ont écrit
00:09:40pendant ces six mois de commission d'enquête
00:09:41me disant qu'on ne comprend pas
00:09:43la décision de Delphine Arnaud
00:09:44de lui confier aussi le périmètre de l'information.
00:09:47Il a la direction des antennes, des programmes.
00:09:50Maintenant, il a aussi l'information.
00:09:51Donc, ça participe vraiment d'une dérive militante préoccupante.
00:09:55Alors qu'on confie quelque chose d'aussi sacré
00:09:57que le traitement de l'information à France Télévisions,
00:10:01on le confie à quelques militants
00:10:02qui, maintenant, l'assument.
00:10:04Et on le voit, c'est le cas de Radio France,
00:10:06ce sont des bras d'honneur à la France entière,
00:10:08expliquant que les Français paieront aussi
00:10:10pour leur agenda politique
00:10:12et qu'ils n'auront que faire du respect du corps.
00:10:14Non ?
00:10:15Charles Aloncle, vous n'êtes pas encore au pouvoir.
00:10:19Si vous arrivez au pouvoir en 2027,
00:10:22qu'est-ce que vous changerez
00:10:23dans l'audiovisuel public, concrètement ?
00:10:25Si ça ne tenait qu'à moi,
00:10:27je réduirais l'audiovisuel public
00:10:29à son périmètre le plus strict,
00:10:30c'est-à-dire des missions différenciantes
00:10:33par rapport aux privés
00:10:34qui ne sont en plus pas des missions rentables.
00:10:36Donc, j'en vois quelques-unes,
00:10:37c'est l'information locale qui coûte très cher.
00:10:39On voit que, par exemple,
00:10:40BFM est en train de fermer un certain nombre
00:10:42d'antennes locales faute de rentabilité.
00:10:44Ce serait l'information internationale,
00:10:45avoir des correspondants sur les cinq continents,
00:10:47c'est un coût et le privé ne l'assume pas forcément.
00:10:50L'information pour les Outre-mer,
00:10:52aussi, qui est une vraie mission de service public,
00:10:54qui participe de la continuité aussi
00:10:56des services de l'État sur tout le territoire.
00:10:59L'investigation, qui est une belle mission,
00:11:01que le privé pourrait difficilement assumer,
00:11:04en tout cas, de façon totalement...
00:11:06Donc, pas de privatisation,
00:11:06comme le disait, il fut un temps Marine Le Pen.
00:11:09J'ai expliqué.
00:11:10Alors, j'ai une position un peu différente.
00:11:11Moi, je crois vraiment
00:11:12aux quelques missions un peu
00:11:15sanctuarisées, bien périmétrées
00:11:17de l'audiovisuel public.
00:11:19Mais bon, quand vous voyez aujourd'hui,
00:11:20vous avez jusqu'à 12 jeux par jour
00:11:23sur France 2 et sur France 3,
00:11:24dans une telle dimension,
00:11:27une telle surproportion.
00:11:28N'oubliez pas les paroles.
00:11:29Je l'explique d'ailleurs dans le livre.
00:11:31Le coût, n'oubliez pas les paroles,
00:11:32sur les dix dernières années,
00:11:33c'est 250 millions d'euros.
00:11:35On va en parler d'ailleurs de Nagui.
00:11:36Il apparaît souvent dans votre livre.
00:11:39Mais on se rend compte vraiment
00:11:41qu'il y a beaucoup de moyens,
00:11:42mais l'allocation des moyens
00:11:43n'est pas forcément la bonne
00:11:45et que derrière les contenus du service public,
00:11:47ne sont pas forcément des contenus différents
00:11:49par rapport au privé
00:11:50et ne poursuivent pas une mission de service public.
00:11:52Donc, si ça ne tenait qu'à moi,
00:11:53au-delà de redresser les comptes,
00:11:55je ferai aussi un peu le ménage
00:11:56entre les missions
00:11:57qui ne sont pas de service public
00:11:58et celles qui sont vraiment d'importance.
00:12:00Vous restez avec nous,
00:12:00Charles Aloncle.
00:12:01On en parle.
00:12:02Je jure de dire toute la vérité.
00:12:04N'hésitez pas, vous,
00:12:06qui nous écoutez,
00:12:07si vous avez des questions
00:12:08à poser à Charles Aloncle,
00:12:09comment s'est passée cette commission,
00:12:10parce que c'est vrai
00:12:10qu'il y a des choses assez incroyables.
00:12:12Vous nous parlerez des menaces,
00:12:13donc vous avez fait l'objet
00:12:14des menaces de mort.
00:12:16Et beaucoup d'hypocrisie.
00:12:17Un système, vous dites,
00:12:19qui a du mal à être remis en cause
00:12:22avec des complicités,
00:12:23une complaisance,
00:12:24un entre-soi.
00:12:25On en parle dans quelques instants.
00:12:260826 300 300.
00:12:29Sud Radio.
00:12:3110h midi, Sud Radio.
00:12:33A vous de le dire,
00:12:35Stéphanie Demiru.
00:12:36A vous de le dire
00:12:37avec notre invité
00:12:38pendant 1h jusqu'à 11h,
00:12:40Charles Aloncle.
00:12:41Je jure de dire toute la vérité.
00:12:43Édition Fayard.
00:12:44Je ne m'attendais pas
00:12:45à travers ces 6 mois
00:12:46d'une telle tempête.
00:12:47Cette tempête,
00:12:48c'est l'enquête
00:12:49sur la commission
00:12:50de l'audiovisuel public.
00:12:52On en parle avec vous.
00:12:53Vous n'hésitez pas.
00:12:530800 26 300 300.
00:12:55Si vous avez des questions
00:12:56à poser à Charles Aloncle,
00:12:59c'est votre zapping spécial
00:13:00audiovisuel public,
00:13:02Gilles Gansman.
00:13:02Oui, alors dans le livre,
00:13:03c'est votre lutte
00:13:04avec Jérémy Pétrier-Létius.
00:13:06C'est vraiment un combat
00:13:08entre vous deux.
00:13:09Apparemment,
00:13:09une vous fait
00:13:11pique-pondre des tours,
00:13:12des tours pique-pondres,
00:13:13en direct.
00:13:15En direct,
00:13:16il y a donc
00:13:17des clashes
00:13:17en coulisses,
00:13:19mais ils deviennent
00:13:20à un moment
00:13:20des clashes
00:13:21devant tout le monde
00:13:22avec le fameux
00:13:23« Mais Jérémy ! »
00:13:29Oui ?
00:13:30Alors, Anthony,
00:13:31à la réalisation,
00:13:32c'est lundi.
00:13:37Que vous ayez des liens,
00:13:38on le verra peut-être,
00:13:40avec des actionnaires
00:13:41de MediaOne,
00:13:42vous pourrez en répondre.
00:13:43Mais MediaOne
00:13:44est détenu en majorité
00:13:45par un fonds
00:13:46d'investissement américain.
00:13:47C'est tout ce que je dis
00:13:48et je ne comprends pas
00:13:49pourquoi vous expliquez
00:13:51que ce que j'explique
00:13:52est factuellement faux.
00:13:53Merci, monsieur le rapporteur.
00:13:54Vous venez de porter
00:13:55des accusations
00:13:55très graves contre moi
00:13:56en disant que j'avais des liens
00:13:57avec MediaOne,
00:13:58ce qui est absolument faux.
00:13:59C'est une question ?
00:13:59Pourquoi vous me répondez
00:14:00à chaque fois ?
00:14:02Merci, monsieur les ministres.
00:14:03Mais non !
00:14:05Mais Jérémy, franchement !
00:14:06Mais qu'est-ce que tu fais là ?
00:14:07Pourquoi tu t'interromps ?
00:14:09Monsieur le rapporteur,
00:14:10je viens de suspendre
00:14:13cette audition.
00:14:14Je viens de suspendre
00:14:14cette audition.
00:14:15Monsieur le rapporteur
00:14:16vient de me mettre en cause
00:14:17en indiquant
00:14:18que j'avais des liens
00:14:19avec MediaOne,
00:14:19ce qui est absolument faux
00:14:20et donc je ne mets pas
00:14:21à cette audition
00:14:22et je remercie les ministres
00:14:23de leur présence.
00:14:24J'avais des questions
00:14:26portantes.
00:14:27Quand vous écoutez,
00:14:28Charles Lallon,
00:14:29cet extrait
00:14:30qui n'était pas supposé
00:14:31être publié
00:14:32et qu'il a été...
00:14:33On imagine que ça fait...
00:14:34C'est encore de mauvais souvenirs
00:14:36dont on vous sent
00:14:36grincer les dents.
00:14:37Non mais effectivement,
00:14:38ce qu'il faut savoir,
00:14:39c'est que le pouvoir
00:14:40du président
00:14:41est celui d'ouvrir
00:14:42et de fermer
00:14:43les auditions
00:14:43et aussi de distribuer
00:14:46la parole.
00:14:46Et en l'occurrence,
00:14:47là,
00:14:48il avait appuyé
00:14:49sur le bouton
00:14:50de suspension des auditions,
00:14:51ce qui était déjà
00:14:51un abus de pouvoir important
00:14:52parce qu'il y a resté encore
00:14:54beaucoup de temps
00:14:54d'auditions
00:14:55et de questions à poser.
00:14:56Il avait mal appuyé
00:14:57sur le bouton,
00:14:58si bien qu'on pensait
00:14:59que toutes les caméras
00:14:59étaient éteintes,
00:15:00que les micros étaient coupés,
00:15:01mais en fait,
00:15:01ça continuait à tourner.
00:15:03Donc,
00:15:04ce petit,
00:15:04mais Jérémy,
00:15:05qu'est-ce que tu fais
00:15:06au tutoiement ?
00:15:07n'étaient pas du tout censés
00:15:08être une image
00:15:09et un son public
00:15:09et on s'est rendu compte,
00:15:11lui et moi
00:15:11et les autres députés
00:15:12présents dans la salle,
00:15:13que les caméras
00:15:13continuaient à tourner.
00:15:14Donc,
00:15:14ce qui a donné lieu
00:15:15à une forme de scène
00:15:16de ménage un peu publique.
00:15:17Mais ça illustre
00:15:18votre relation.
00:15:19Au début,
00:15:20vous dites,
00:15:20bon,
00:15:21il est plutôt amical
00:15:22au départ
00:15:23lors de votre première rencontre,
00:15:25mais vous expliquez
00:15:26qu'en fait,
00:15:26il avait besoin de vous
00:15:27pour être président
00:15:28de cette commission
00:15:29d'audiovisuel
00:15:30et très vite,
00:15:31vous vous rendez compte
00:15:31que les relations
00:15:32ne sont pas toujours franches.
00:15:34Oui,
00:15:34il était plutôt amical.
00:15:36Il a eu besoin d'ailleurs
00:15:37de nous
00:15:37pour être élu président.
00:15:38Il m'a expliqué
00:15:39qu'il était totalement
00:15:40sur la même ligne,
00:15:41celle qui consistait
00:15:42à faire un vrai droit
00:15:42d'inventaire
00:15:43de l'audiovisuel public.
00:15:45Et très rapidement,
00:15:45j'ai compris
00:15:46qu'il jouait un double jeu
00:15:48quand vous suspendez
00:15:49pendant plus d'un mois
00:15:50des auditions
00:15:51de façon totalement inédite
00:15:52alors que
00:15:52une commission d'enquête
00:15:54a un délai maximal
00:15:55de six mois.
00:15:56Donc,
00:15:56de prendre la décision
00:15:57de les suspendre
00:15:58pendant un mois,
00:15:58c'était déjà
00:15:59une entrave importante.
00:16:00Quand vous décidez
00:16:01de ne pas convoquer
00:16:02certaines personnes
00:16:03qui sont pourtant réclamées
00:16:04pour des auditions,
00:16:05quand vous ne laissez
00:16:06aux rapporteurs
00:16:06que dix jours
00:16:07pour rédiger un rapport
00:16:08de plus de 300 pages
00:16:09là où normalement
00:16:10à l'Assemblée
00:16:10un rapporteur a entre
00:16:11un mois et demi
00:16:12et deux mois,
00:16:13ce sont autant d'entraves
00:16:14que je ne supportais pas.
00:16:14Il vous a mis des patrons
00:16:15dans les roues, clairement ?
00:16:16Oui, alors que pourtant
00:16:18le rôle aussi
00:16:19à l'Assemblée nationale,
00:16:20ce n'est pas simplement
00:16:20de voter les lois,
00:16:21c'est d'évaluer
00:16:22les politiques publiques
00:16:23et donc,
00:16:24quand on est président
00:16:25d'une commission d'enquête,
00:16:26quand on est président
00:16:26de l'Assemblée nationale,
00:16:27parce que Gaël Braun-Pivet
00:16:28a agi exactement
00:16:29de la même façon
00:16:29pendant ces six mois,
00:16:30on se doit de protéger
00:16:32l'indépendance
00:16:32et les pouvoirs d'enquête
00:16:33du Parlement.
00:16:34C'est fondamental
00:16:35et aujourd'hui,
00:16:36par exemple,
00:16:37Yael Braun-Pivet,
00:16:38il y a quelques mois,
00:16:39à l'issue de cette commission
00:16:41d'enquête,
00:16:41a annoncé
00:16:42que jusqu'à l'élection
00:16:44présidentielle de 2027,
00:16:45il n'y aurait plus
00:16:46la moindre création
00:16:47de nouvelles commissions
00:16:48d'enquête,
00:16:48alors que c'est une prérogative
00:16:50notamment pour l'opposition
00:16:51qui est constitutionnelle.
00:16:52Donc, on voit
00:16:53avec ces macronistes
00:16:54qu'il y a un détournement
00:16:56aussi du pouvoir
00:16:57qui leur est confié,
00:16:58il y a des habits de pouvoir
00:16:59qui sont très préoccupants
00:17:00aussi pour les droits
00:17:01de l'opposition
00:17:02et juste pour le fonctionnement
00:17:03démocratique.
00:17:04C'est ce que j'entends aussi
00:17:05dénoncer dans ce livre.
00:17:06Il y a un premier auditeur
00:17:07qui souhaite réagir.
00:17:08Un auditeur,
00:17:09manifestement,
00:17:09qui nous appelle
00:17:10de Montréal,
00:17:11Doumé.
00:17:12J'aurais dit de Corse,
00:17:13mais bonjour Doumé.
00:17:15Oui, bonjour Stéphanie,
00:17:16bonjour M. Allôme.
00:17:17Soyez le bienvenu
00:17:18sur l'antenne du Sud Radio.
00:17:20Dans un premier temps,
00:17:22je tiens à féliciter
00:17:23M. Allôme
00:17:24pour son travail.
00:17:25Je n'ai pas lu
00:17:27en profondeur
00:17:27son livre.
00:17:30Ceci dit,
00:17:31je le félicite
00:17:32pour son courage,
00:17:33son abnégation,
00:17:35parce que mener
00:17:36une enquête
00:17:38comme celle-ci,
00:17:39dans le sens
00:17:40où vous avez des gens
00:17:41en place de mots
00:17:41qui sont capables
00:17:42de jurer
00:17:44la main droite levée,
00:17:46de dire toute la vérité,
00:17:47il faut une sacrée dose
00:17:49d'abnégation
00:17:49des maîtrises mentales
00:17:51et psychologiques.
00:17:52Donc, je tiens à le féliciter.
00:17:54Deuxièmement,
00:17:54je suis assez surpris
00:17:58du niveau de réaction.
00:18:00C'est-à-dire que maintenant,
00:18:01c'est quasiment plié.
00:18:03M. Allôme a fait un travail
00:18:05avec cette commission remarquable
00:18:06et ceci dit,
00:18:07il n'y a pas beaucoup,
00:18:07beaucoup de changements.
00:18:09Et historiquement,
00:18:11je trouve que France Inter,
00:18:13avec tous ces gens-là
00:18:13qui sont hors sol,
00:18:15ce sont des gens
00:18:16qui vivent entre eux,
00:18:17c'est un entre-soi.
00:18:18Bon, quand vous dites
00:18:19au commun des mortels
00:18:204 milliards de financements
00:18:22publics pour l'audiovisuel,
00:18:26je suis atterré.
00:18:28C'est effrayant.
00:18:30Et malgré cela,
00:18:32rien ne change.
00:18:33Donc, je voudrais
00:18:34qu'il y ait
00:18:34une prise de conscience,
00:18:36notamment de ces gens
00:18:37qui écoutent France Inter,
00:18:39qui écoutent quand même
00:18:40de temps en temps
00:18:40d'autres radios,
00:18:41pas forcément concurrentes,
00:18:43mais d'autres radios différentes,
00:18:45pour pouvoir avoir un regard
00:18:47et prendre un peu
00:18:47de recul.
00:18:49Voilà.
00:18:50Oui, avoir un autre point de vue.
00:18:52Oui, tout à fait.
00:18:53Pouvoir avoir un comparatif,
00:18:55pouvoir peser le pour et le contre.
00:18:57Quand je vois,
00:18:57je ne vais pas nommer
00:18:58certains journalistes
00:18:59de France 5, etc.,
00:19:00mais quand je vois
00:19:01qu'ils font la morale
00:19:02et qu'ils se comportent
00:19:05comme des petits voyous,
00:19:07comme des petits voyous
00:19:08quand ils sont mis en difficulté,
00:19:11je suis assez fasciné.
00:19:13Oui.
00:19:14Vous êtes un auditeur
00:19:15quand même de France Inter, vous ?
00:19:17Je l'étais, madame.
00:19:18Je l'étais il y a 30 ans, 25 ans.
00:19:20Je ne le suis plus, du tout.
00:19:21Bon.
00:19:23J'ai boycotté tout le service public.
00:19:25À quel moment ça a été stop pour vous ?
00:19:29Pour moi, ça a été stop
00:19:30dans les années 2005,
00:19:34suite au vote du...
00:19:39Comment on appelle ça ?
00:19:40Le référendum sur le traité de la Constitution.
00:19:43Excusez-moi du référendum.
00:19:44Oui.
00:19:45Où il y a eu un accompagnement
00:19:47très, très policé
00:19:50en disant
00:19:50« Non, non, mais c'est un peu normal.
00:19:53On est Européens.
00:19:55Ils ont défendu le mondialisme. »
00:19:57Donc, vous n'écoutiez pas
00:19:58parce qu'ils n'étaient pas
00:19:59de votre avis ?
00:20:00Pardon ?
00:20:01Vous n'écoutiez pas
00:20:02parce que vous ne retrouviez pas
00:20:03votre avis ?
00:20:04Est-ce qu'on doit écouter une radio
00:20:05parce qu'on retrouve son avis ?
00:20:07S'ils avaient cet avis-là
00:20:08sur l'élection,
00:20:10il est là,
00:20:10le problème du pluralisme.
00:20:12Est-ce qu'on veut écouter
00:20:13ce qu'on a envie d'entendre
00:20:14ou est-ce qu'on est...
00:20:17Aujourd'hui,
00:20:17on veut écouter
00:20:18ce qu'on a envie d'entendre ?
00:20:18Ils entendent toutes les opinions.
00:20:19Ils entendent toutes,
00:20:20voilà qu'une.
00:20:21Est-ce que vous êtes d'accord
00:20:21avec moi aussi
00:20:22que vous avez quitté
00:20:23parce que vous n'entendiez pas
00:20:25ce que vous vouliez entendre ?
00:20:26Pas du tout,
00:20:27monsieur.
00:20:27C'est que moi,
00:20:28je suis d'accord avec vous
00:20:29dans la mesure où
00:20:30moi, je vous écoute
00:20:31à Sud Radio
00:20:33tous les jours.
00:20:35Il va faire réagir
00:20:35peut-être Charles Lalonde
00:20:36rapidement.
00:20:37Merci d'où,
00:20:38mais en tout cas...
00:20:39Je voudrais simplement
00:20:39remercier monsieur
00:20:40pour ses mots
00:20:42et je vous avoue
00:20:42que ces témoignages de soutien
00:20:44m'ont aussi beaucoup fait tenir
00:20:45pendant ces six mois
00:20:47et malgré les pressions,
00:20:49c'est aussi ça
00:20:49qui m'a donné ma boussole.
00:20:51Donc, merci infiniment
00:20:51et je ne peux que souscrire
00:20:53aux propos de monsieur,
00:20:54c'est encore...
00:20:55Il y a encore récemment,
00:20:56on avait déjà passé
00:20:57la commission d'enquête,
00:20:58c'était il y a quelques jours,
00:21:00quelques semaines à peine,
00:21:00Karim Rissouli,
00:21:01le présentateur
00:21:02de C'est ce soir
00:21:03sur France 5,
00:21:04qui est une émission importante
00:21:05du service public,
00:21:06importante parce qu'elle
00:21:07traite d'informations,
00:21:08de débats,
00:21:08de sujets de société.
00:21:10Eh bien,
00:21:10Karim Rissouli,
00:21:10de façon très décomplexée,
00:21:12nous explique que dans le cadre
00:21:13de la émission présidentielle,
00:21:14C'est ce soir tiendra un rôle
00:21:15dans la lutte
00:21:16contre le Rassemblement National
00:21:17et ces gens-là
00:21:20commettent des entorses...
00:21:21On en parlera,
00:21:22qui a fait de la lutte
00:21:24contre le Rassemblement National,
00:21:26son combat
00:21:26et qui est partie prenante
00:21:27effectivement dans MediaOne.
00:21:29Alors que Mathieu Pigas
00:21:30est fondateur et actionnaire
00:21:31de la première société
00:21:32à qui France Télévisions
00:21:33confie des émissions
00:21:35importantes aussi,
00:21:36qui traitent d'informations,
00:21:37c'est à vous,
00:21:37c'est dans l'air.
00:21:38Donc tout ce petit monde
00:21:40assume totalement
00:21:41de violer la loi,
00:21:42de ne pas respecter
00:21:43le pluralisme,
00:21:43de faire du militantisme
00:21:44et on ne devrait rien dire.
00:21:46Et pour avoir le seul tort
00:21:47de poser cette question-là,
00:21:48on se fait accuser
00:21:48de McCartill,
00:21:49le procureur.
00:21:49On continue d'en parler
00:21:50avec vous Charles Aloncle,
00:21:51je jure de dire
00:21:52toute la vérité
00:21:53aux éditions Fayard,
00:21:56les coulisses
00:21:57de cette commission
00:21:57d'enquête.
00:21:58N'hésitez pas
00:21:590826 300 300.
00:22:01Sud Radio.
00:22:04À vous de le dire
00:22:04avec notre invité
00:22:05Charles Aloncle,
00:22:06je jure de dire
00:22:07toute la vérité,
00:22:09six mois d'enquête
00:22:10à les coulisses
00:22:11de cette commission
00:22:13sur l'audiovisuel public.
00:22:14On a tous suivi,
00:22:15chacun a son avis
00:22:16sur la question.
00:22:16On essaye de voir
00:22:17un petit peu
00:22:18le vrai du faux.
00:22:19Vous avez juré
00:22:20de dire toute la vérité,
00:22:21en tout cas.
00:22:21Dans ce livre,
00:22:22et en fait,
00:22:23je l'ai sorti aussi
00:22:24parce que pendant
00:22:24ces six mois,
00:22:25j'avais une ligne
00:22:26de crête politique
00:22:26assez délicate
00:22:27où beaucoup à gauche
00:22:29et Macronistes
00:22:30ont empêché,
00:22:31ont cherché à empêcher
00:22:32la création
00:22:32de cette commission
00:22:33d'enquête
00:22:33avant même
00:22:34que les premières
00:22:35auditions n'aient eu lieu.
00:22:36J'ai vu à quel point
00:22:37il y avait une hostilité
00:22:38qui allait être très présente
00:22:39pendant ces six mois
00:22:40et le rapport
00:22:41ne s'est joué,
00:22:43n'a été voté
00:22:43qu'à une voix près
00:22:44alors que s'il avait
00:22:45été censuré,
00:22:46c'est l'ensemble
00:22:46des auditions,
00:22:47des vidéos,
00:22:48des comptes rendus
00:22:48qui auraient aussi
00:22:49dû disparaître.
00:22:50Donc,
00:22:50étant sur une ligne
00:22:51de crête
00:22:52quand même très compliquée,
00:22:53je n'ai pas pu tout dire
00:22:54pendant ces six mois.
00:22:55Donc,
00:22:55c'est aussi la raison
00:22:56pour laquelle je voulais
00:22:57absolument faire aboutir
00:22:59ce travail
00:23:00et une fois qu'il l'a été,
00:23:01il y a eu le temps
00:23:02de la vérité
00:23:02avec la rédaction
00:23:03de ce livre.
00:23:04J'ouvre aussi les coulisses
00:23:05parce que je pense
00:23:06que c'est important aussi
00:23:07pour les Français
00:23:08de voir ce qui se passe
00:23:09une fois que les caméras
00:23:10sont éteintes
00:23:11et de se rendre compte
00:23:13aussi de l'état
00:23:13dysfonctionnel
00:23:14de cette démocratie
00:23:15représentative.
00:23:16Elle a vous dit
00:23:16avec beaucoup de pudeur
00:23:17et d'hostilité
00:23:17mais enfin,
00:23:18c'est des menaces de mort,
00:23:19c'est votre vie privée
00:23:20étalée,
00:23:21des attaques même
00:23:22contre votre famille,
00:23:24c'est allé loin.
00:23:24Des attaques totalement
00:23:25mensongères,
00:23:26effectivement.
00:23:26J'en veux beaucoup
00:23:27par exemple à Nagui
00:23:28qui le lendemain
00:23:29de son audition
00:23:30est allée sur le plateau
00:23:31de quotidien
00:23:31de Diane Barthès
00:23:32et pour se venger
00:23:35proprement
00:23:36à inventer
00:23:37une profession,
00:23:38un engagement
00:23:38à mon père.
00:23:39Mais littéralement,
00:23:40c'est-à-dire qu'il nous expliquait
00:23:41déjà que s'il avait été auditionné
00:23:43dans le cadre
00:23:43de la commission d'enquête,
00:23:44c'est parce que
00:23:44soi-disant,
00:23:45j'aurais un problème
00:23:46avec les personnes
00:23:47d'origine égyptienne
00:23:48et végane.
00:23:49Premier degré,
00:23:50c'était même pas
00:23:51de l'humour
00:23:51de sa barre,
00:23:52il l'a dit,
00:23:52il l'a mis sur les réseaux sociaux
00:23:53ce qui m'a valu d'ailleurs
00:23:54une bonne cabale
00:23:56et ensuite,
00:23:57le lendemain,
00:23:58devant Diane Barthès,
00:23:59il explique que mon père
00:24:00aurait soi-disant
00:24:02soutenu ou travaillé
00:24:03pour Charles Pasquois
00:24:03et qu'il aurait fait passer
00:24:04des lois contre les Algériens.
00:24:06Moi, je découvre ça
00:24:07devant ma télé le lendemain,
00:24:08je me dis,
00:24:09mais qu'est-ce qu'il invente ?
00:24:10Mon père n'a jamais fait voter
00:24:11la moindre loi,
00:24:12il n'a jamais travaillé
00:24:13pour Charles Pasquois,
00:24:14il était dans le corps préfectoral,
00:24:16il a servi l'État
00:24:17pendant à peu près 40 ans
00:24:19et donc de voir
00:24:20une telle infamie,
00:24:21une telle calomnie,
00:24:22salir,
00:24:23non pas moi,
00:24:24ma personne,
00:24:25mon rôle de rapporteur,
00:24:26mais que ça se tranne
00:24:28et que ça contamine aussi
00:24:29à ma famille,
00:24:29à mon père,
00:24:30ça je ne l'ai pas supporté.
00:24:31Mais on a l'impression
00:24:32que le monde est méchant
00:24:34et que vous êtes
00:24:35soit d'une naïveté
00:24:37ou soit d'une bêtise
00:24:39parce que
00:24:40quand on lit le livre...
00:24:41Il va falloir gérer.
00:24:44Je lui ai dit
00:24:45que je n'ai pas besoin de créer.
00:24:46Mais quand on lit le livre,
00:24:47quand même,
00:24:48vous êtes trahié
00:24:49par Jérémy Patrier-Lettus,
00:24:51il y a plein de gens
00:24:51qui vous mentent,
00:24:53vous n'êtes pas soutenu
00:24:54par Gaël Broun-Pivet,
00:24:58on a l'impression
00:24:59que d'un seul coup,
00:25:01un mur s'effondre
00:25:02et vous découvrez
00:25:02que le monde de l'audiovisuel
00:25:04est un monde violent
00:25:04et que le monde politique
00:25:07est aussi un monde violent.
00:25:08Vous êtes naïf ?
00:25:09Probablement.
00:25:10Je pense qu'il y avait
00:25:11une grande part de naïveté
00:25:13au démarrage
00:25:13de cette commission d'enquête
00:25:14parce que j'ai peu d'heures
00:25:16de vol politique
00:25:17à mon actif.
00:25:17J'ai été élu il y a deux ans.
00:25:19Je suis un entrepreneur.
00:25:21J'ai monté une entreprise
00:25:21pendant à peu près huit ans.
00:25:23J'ai dû justifier
00:25:24la moindre dépense,
00:25:25ne serait-ce que 10 euros
00:25:26devaient être assumés.
00:25:28Il fallait rassembler
00:25:29un certain nombre
00:25:30de factures
00:25:30pour chaque contrôle.
00:25:32C'est aussi ça
00:25:33le quotidien
00:25:33des entrepreneurs
00:25:34en France,
00:25:35c'est de se soumettre
00:25:36au contrôle
00:25:36de tout justifier
00:25:37en permanence.
00:25:38Et donc,
00:25:38le jour où on m'a confié
00:25:39cette mission d'audit
00:25:40de politique publique,
00:25:41je me suis dit
00:25:42que ça allait être
00:25:42à peu près la même chose.
00:25:43Que ces responsables publics
00:25:44qui sont payés
00:25:45sur l'argent des Français
00:25:46depuis des années
00:25:47allaient d'une certaine façon
00:25:48aussi coopérer.
00:25:49Que le Parlement
00:25:50allait protéger
00:25:51un peu l'indépendance
00:25:52de notre enquête.
00:25:53En fait,
00:25:53j'ai vu
00:25:54une espèce d'état
00:25:55d'irresponsabilité
00:25:58où les gens
00:25:59n'envoyaient pas
00:25:59les documents
00:26:00qui leur étaient demandés.
00:26:01Les plus hautes juridictions
00:26:02indépendantes
00:26:02comme la Cour des Comptes
00:26:03ne coopéraient pas.
00:26:04Au contraire,
00:26:05refusaient d'envoyer
00:26:05des correspondances.
00:26:06La présidente
00:26:07de l'Assemblée nationale
00:26:08me mettait,
00:26:08me rappelait à l'ordre
00:26:10sur l'antenne
00:26:11de France en Terre
00:26:13le matin
00:26:14de l'audition
00:26:15de la présidente
00:26:15de Radio France.
00:26:15un député UDR
00:26:16étiqueté.
00:26:17Vous n'êtes pas naïf.
00:26:18En effet,
00:26:19forcément,
00:26:20c'était aussi politique.
00:26:21Votre étiquette
00:26:23mettait peut-être
00:26:24un doute
00:26:25sur votre partialité
00:26:26et impartialité surtout.
00:26:27Mais pour moi,
00:26:28il n'y avait pas
00:26:28de gauche
00:26:29ou de droite
00:26:30quand vous vérifiez
00:26:33les salaires,
00:26:34quand vous demandez
00:26:35les marges,
00:26:35quand vous demandez
00:26:36les contrats,
00:26:37quand vous voyez
00:26:37que sur près
00:26:38de 2,5 milliards
00:26:39d'argent public
00:26:40de budget de France Télévisions
00:26:41vous avez près
00:26:41d'un milliard
00:26:42qui est confié
00:26:43à des sociétés
00:26:44de production.
00:26:45Donc, en fait,
00:26:45la privatisation
00:26:46que dénoncent la gauche
00:26:47et les macronistes
00:26:48à longueur de temps
00:26:48est déjà à l'œuvre
00:26:49aujourd'hui
00:26:49sur le service public.
00:26:51France Télévisions
00:26:51a 9000 salariés
00:26:52mais ils externalisent
00:26:54une très grande partie
00:26:55de leurs députés.
00:26:56Donc, à partir du moment
00:26:57où vous vous intéressez
00:26:58à ces conflits d'intérêts,
00:26:59quand vous dénoncez
00:27:00par exemple
00:27:01Bernard-Henri Lévy
00:27:02qui est président
00:27:03du conseil de surveillance
00:27:04d'Arte depuis 32 ans
00:27:05qui a fait décaler
00:27:06à deux reprises
00:27:07enfin rédigé
00:27:09à deux reprises
00:27:09les statuts
00:27:10pour rester président
00:27:10du conseil de surveillance
00:27:11qui sur les 10 dernières années
00:27:13a vendu
00:27:13près de 750 000 euros
00:27:15de films et documentaires
00:27:16qu'il a lui-même produit
00:27:17à cette chaîne-là
00:27:18vous n'avez pas l'impression
00:27:19d'être de gauche
00:27:20ou de droite
00:27:20quand vous dénoncez ça.
00:27:21Et pourtant,
00:27:22il y a eu un tir
00:27:23de barrage considérable
00:27:25des macronistes
00:27:26de la gauche
00:27:26et de l'extrême gauche
00:27:27parce que j'osais
00:27:28m'intéresser
00:27:29et braquer un projecteur
00:27:31sur une forme
00:27:32de citadelle de gauche
00:27:33jusque-là imprenable
00:27:34et ça, je vous avoue
00:27:35que oui,
00:27:36j'ai eu peut-être
00:27:36une naïveté
00:27:37de me dire
00:27:37que j'allais pouvoir
00:27:38embarquer tout le monde
00:27:39pour dénoncer
00:27:39ces conflits d'intérêts
00:27:40et dénoncer aussi ces gabis.
00:27:41que là où vous avez senti
00:27:42que ça allait être
00:27:43vraiment compliqué
00:27:43c'est quand vous vous attaquez
00:27:45à ce que vous veniez
00:27:46d'évoquer
00:27:46les contrats
00:27:47justement
00:27:48avec les sociétés
00:27:49de production privées.
00:27:50Là, ça devient
00:27:53compliqué.
00:27:53Je pensais que
00:27:54sur le pluralisme
00:27:54il y allait avoir
00:27:55un vrai débat politique
00:27:56que tout le monde
00:27:57n'allait pas être d'accord
00:27:58sur la définition du pluralisme
00:27:59et sur la manière
00:28:00aussi de le respecter
00:28:01mais je pensais que
00:28:02sur les contrats
00:28:03sur les conflits d'intérêts
00:28:04sur les marges excessives
00:28:06je pensais que
00:28:07la gauche et la droite
00:28:08allaient se rassembler
00:28:09et en fait
00:28:09ça a été tout l'inverse
00:28:10j'ai vu qu'à mesure
00:28:11que j'approchais
00:28:12de l'examen des comptes
00:28:14les députés
00:28:15en face
00:28:15se sont radicalisés
00:28:17prenant la défense
00:28:19et fête et cause
00:28:20pour des super producteurs
00:28:21milliardaires
00:28:22qui depuis des années
00:28:23s'enrichissent
00:28:23sur le service public
00:28:24mais ne rendent aucun compte.
00:28:25Donc c'est aussi pour ça
00:28:27que j'ai vraiment vu
00:28:28ce que certains
00:28:28appellent le système
00:28:29ce que d'autres
00:28:30préfèrent qualifier
00:28:31de société de connivence
00:28:33j'ai vu un certain
00:28:34nombre d'acteurs
00:28:34de personnes
00:28:35qui n'avaient pas forcément
00:28:36grand chose à voir
00:28:37les uns aux autres
00:28:38mais à partir du moment
00:28:39où l'un des leurs
00:28:39était attaqué
00:28:40il fallait forcément
00:28:41riposter.
00:28:44Votre meilleur ennemi
00:28:45dans votre livre
00:28:46c'est aussi Delphine Ernot
00:28:47qui a fait
00:28:49le plus d'auditions
00:28:50elle a été auditionnée
00:28:51trois fois
00:28:52si j'ai bien compté
00:28:53mais
00:28:54lors de sa dernière apparition
00:28:57elle vous a adressé
00:29:00un mot
00:29:01qui moi
00:29:02me semble très intéressant.
00:29:03Je pense que ce souci
00:29:05tout à fait légitime
00:29:07de bien utiliser
00:29:08l'argent public
00:29:10n'oblige pas
00:29:11pour autant
00:29:11à jeter des gens
00:29:12en pâture
00:29:13que vous vous en preniez
00:29:14à moi
00:29:15comme vous le faites
00:29:16sur vos réseaux
00:29:17dans les articles
00:29:18de presse
00:29:18après tout
00:29:19je suis la présidente
00:29:21de France Télévisions
00:29:22je dirais presque
00:29:23que c'est mon métier
00:29:24et que vous jetiez
00:29:25en pâture
00:29:25des salariés
00:29:26de France Télévisions
00:29:27je trouve qu'on
00:29:28pourrait faire
00:29:29les choses autrement
00:29:31on a tous essayé
00:29:32de vous montrer ici
00:29:33qu'on respectait
00:29:34cette commission d'enquête
00:29:35plus de 65 personnes
00:29:37sont venues
00:29:37nous avons répondu
00:29:39à vos multiples questions
00:29:41je crois pas
00:29:42que qui que ce soit
00:29:43se soit énervé
00:29:44dans les salariés
00:29:46de France Télévisions
00:29:46qui sont venus ici
00:29:48répondre à vos questions
00:29:49parfois exigeantes
00:29:50j'aurais attendu
00:29:51en retour
00:29:52un peu de respect
00:29:54alors quand elle dit
00:29:55on a répondu
00:29:55à toutes vos questions
00:29:56enfin rapidement
00:29:57parce qu'on a tellement
00:29:57de questions à vous poser
00:29:58et puis à Frédéric Fougera
00:30:00et Émilie Raich
00:30:00qui nous ont rejoint
00:30:01dans ce studio
00:30:03les débatteurs
00:30:04de la deuxième heure
00:30:05vous avez pas eu
00:30:06une réponse
00:30:06à toutes les questions
00:30:07y compris d'ailleurs
00:30:08les documents
00:30:08que j'ai demandé
00:30:09je ne les ai pas tous su
00:30:11absolument
00:30:11mais par contre
00:30:12en fait
00:30:14cette réponse
00:30:14m'est insupportable
00:30:16pourquoi ?
00:30:16c'est les grands oubliés
00:30:17d'expliquer qu'on attaque
00:30:18le personnel quand même
00:30:19absolument
00:30:19mais d'expliquer
00:30:20qu'on attaque
00:30:20les salariés
00:30:21du Rassemblement National
00:30:23à France Télévisions
00:30:24par ailleurs
00:30:24le premier syndicat
00:30:25de France Télévisions
00:30:27qui est force ouvrière
00:30:28qu'on ne peut pas soupçonner
00:30:29d'être de droite
00:30:29dans les colonnes du Figaro
00:30:30à la fin de la commission
00:30:31d'enquête
00:30:32saluait le travail
00:30:33de cette commission
00:30:34et expliquait
00:30:35qu'ils avaient appris
00:30:35beaucoup de choses
00:30:36qu'il était temps
00:30:36aussi de faire respecter
00:30:38les salariés
00:30:38que les règles soient
00:30:39aussi respectées
00:30:40par la direction
00:30:41donc quand j'entends
00:30:41Delphine Arnock
00:30:42qui explique que
00:30:42ça a mis en difficulté
00:30:44ça a sali probablement
00:30:45les salariés
00:30:46de l'audience publique
00:30:46c'est faux
00:30:47que elle par exemple
00:30:48ait été salie
00:30:49parce qu'on a dénoncé
00:30:50ses suites hommagistiques
00:30:51à 1700 euros la nuit
00:30:52qu'on a dénoncé
00:30:53sa prime de performance
00:30:54à près de 70 000 euros
00:30:56alors qu'elle était à des comptes
00:30:56dans un hôtel
00:30:57un peu moins cher
00:30:57200 euros moins cher
00:30:58j'ai vu
00:30:591700 euros cette année
00:31:00donc on voit qu'ils font des efforts
00:31:01que par exemple
00:31:03la directrice de la fiction
00:31:04de France Télévisions
00:31:05se sente
00:31:06oui forcément
00:31:07un peu malmenée
00:31:08parce qu'on apprend
00:31:09qu'elle passe ses vacances
00:31:10chaque été
00:31:12en Corse
00:31:12chez un producteur
00:31:13à qui elle confie
00:31:14un certain nombre
00:31:15de contrats
00:31:16que le directeur
00:31:17des opérations spéciales
00:31:18de France Télévisions
00:31:19se sente malmenée
00:31:20parce qu'il y a des soupçons
00:31:21d'emplois fictifs
00:31:23chez France Télévisions
00:31:24et qu'on apprend
00:31:25qu'il utilise aussi
00:31:25sa voiture de fonction
00:31:27à des fins privées
00:31:27que madame Darigrand
00:31:29l'ancienne directrice
00:31:30de France Télévisions
00:31:31se sente malmenée
00:31:32parce qu'on dénonce
00:31:33le fait qu'elle a signé
00:31:34des contrats importants
00:31:35à une société de production
00:31:36qu'elle a ensuite été
00:31:38qu'elle a ensuite
00:31:39quitté France Télévisions
00:31:40avec un chèque
00:31:41de près de 400 000 euros
00:31:42pour rejoindre
00:31:43la société dans laquelle
00:31:44elle avait signé
00:31:45un certain nombre
00:31:45de contrats
00:31:46que ces gens-là
00:31:47que ces super dirigeants
00:31:48qui sont frappés
00:31:49d'un sentiment d'impunité
00:31:50depuis des années
00:31:51se sentent malmenés
00:31:52par la commission d'enquête
00:31:53oui ça j'en conviens
00:31:55mais que l'immense majorité
00:31:57des salariés
00:31:57eux se sentent heurtés
00:31:59je ne le crois pas
00:32:00et au contraire
00:32:00j'ai eu beaucoup
00:32:00de témoignages
00:32:01et puis d'ailleurs
00:32:01vous expliquez
00:32:02que vous aviez
00:32:02des témoignages
00:32:04un petit peu
00:32:04il y avait des tops
00:32:06oui
00:32:06et c'est ce qui a permis
00:32:07d'ailleurs
00:32:08d'avoir ce travail exhaustif
00:32:10c'est que beaucoup
00:32:11quasiment des lanceurs
00:32:12d'alerte
00:32:12m'ont transmis des informations
00:32:14au péril parfois
00:32:15de leur carrière
00:32:16parce qu'ils savaient
00:32:17que si leur nom sortait
00:32:18ils n'auraient plus
00:32:19de contrat
00:32:19ils n'auraient plus
00:32:20forcément de temps d'antenne
00:32:21donc je les remercie
00:32:22parce que c'est aussi
00:32:23grâce à eux
00:32:23qu'on a pu mener
00:32:24un travail aussi profond
00:32:25on marque une pause
00:32:26on se retrouve dans quelques instants
00:32:27avec notre invité
00:32:28Charles Aloncle
00:32:29Sud Radio
00:32:31à vous de le dire
00:32:33Stéphanie Demiru
00:32:34avec notre invité
00:32:36Charles Aloncle
00:32:37je jure de dire
00:32:38toute la vérité
00:32:39sur ces 6 mois d'enquête
00:32:40sur l'audiovisuel public
00:32:42et Frédéric Fougera
00:32:43président du Tanken Paris
00:32:45auteur de
00:32:46C'est de la com
00:32:4660 idées reçues
00:32:47nous a rejoint
00:32:48bonjour Frédéric
00:32:49avec Mehdi Raich
00:32:51anarchiste politique
00:32:52petite question
00:32:53peut-être Frédéric Fougera
00:32:54à Charles Aloncle
00:32:56tout à fait
00:32:57avant de poser ma question
00:32:58à Charles Aloncle
00:32:59je voudrais juste préciser
00:33:00que je n'ai aucune sympathie
00:33:01a priori pour le groupe politique
00:33:02dans lequel il siège
00:33:02à l'Assemblée Nationale
00:33:04ça c'est dit
00:33:05je n'ai aussi aucun a priori
00:33:07sur les questions
00:33:07que vous alliez poser
00:33:08pendant la commission
00:33:09d'enquête parlementaire
00:33:10sur l'audiovisuel public
00:33:11d'ailleurs
00:33:12le seul fait d'imaginer
00:33:13qu'une question
00:33:13ne serait pas légitime
00:33:14c'est un peu considérer
00:33:15qu'on n'aurait pas le droit
00:33:17de rendre des comptes
00:33:18sur l'usage de l'argent public
00:33:19et de l'argent des contribuables
00:33:21et évidemment
00:33:21les contribuables
00:33:22ont le droit
00:33:23de savoir comment est utilisé
00:33:24leur argent
00:33:25mon analyse de communiquant
00:33:26c'est que vous avez certainement
00:33:27dérangé le camp
00:33:28du bien autoproclamé
00:33:31dont l'image
00:33:31pour moi
00:33:32n'est pas sortie grandie
00:33:33de cette commission d'enquête
00:33:34et tous ceux
00:33:34qui ont jugé bon
00:33:35de vous attaquer
00:33:36ont en réalité
00:33:37prouvé que vous visiez juste
00:33:39et sont venus
00:33:40alimenter vos propos
00:33:42et quand ceux
00:33:43qui ont voulu vous faire taire
00:33:44vous ont finalement
00:33:45rendu plus audibles
00:33:46alors pour venir
00:33:47sur ma question
00:33:48je vois Stéphanie
00:33:49qui s'inquiète
00:33:49elle contrôle du pluralisme
00:33:52sur le service public
00:33:53et je parle du pluralisme réel
00:33:55c'est à dire
00:33:55celui qui correspond
00:33:56à l'expression démocratique
00:33:58issue des élections
00:33:59et pas le pluralisme
00:34:00déterminé
00:34:01par des syndicats
00:34:03et ma question
00:34:03c'est au regard
00:34:04du bilan de son action
00:34:07pensez-vous
00:34:07qu'une autorité administrative
00:34:09comme l'ARCOM
00:34:10est aujourd'hui
00:34:11à la hauteur
00:34:11de l'enjeu
00:34:13et dans le cas contraire
00:34:14est-ce qu'il faudrait
00:34:14renforcer ses pouvoirs
00:34:16ou plutôt la supprimer
00:34:17au profit
00:34:17de recours directs
00:34:19devant la justice
00:34:20Charles Allon
00:34:20c'est une question
00:34:21qui est passionnante
00:34:22mais qui je pense
00:34:22pourrait nous prendre
00:34:23des heures
00:34:24pourrait même donner lieu
00:34:25à une commission d'enquête
00:34:26sur aussi
00:34:27l'autorité de régulation
00:34:28je pense qu'il y a
00:34:29une vraie réforme
00:34:30à mener
00:34:30autour des pouvoirs
00:34:31de l'ARCOM
00:34:32notamment
00:34:32on ne peut pas demander
00:34:33à une autorité
00:34:34qui nomme
00:34:36de contrôler
00:34:37il y a une sorte
00:34:37de mélange des genres
00:34:38ils sont responsables
00:34:39de la nomination
00:34:40par exemple
00:34:41de madame
00:34:41c'est compliqué
00:34:43c'est compliqué
00:34:43d'envisager
00:34:44une forme d'indépendance
00:34:45totale
00:34:46et d'impartialité
00:34:48de leur part
00:34:48quelques semaines après
00:34:49à une telle décision
00:34:51de nomination
00:34:51donc déjà
00:34:52s'il y avait une réforme
00:34:52à mettre en place
00:34:53c'est de séparer
00:34:54la fonction de nomination
00:34:55de la fonction de contrôle
00:34:56aujourd'hui assumée
00:34:57par l'ARCOM
00:34:57bonjour Philippe
00:35:01oui bonjour Stéphanie
00:35:02bonjour messieurs
00:35:02ça va être une question simple
00:35:05merci
00:35:05je voulais déjà féliciter
00:35:07monsieur Allong
00:35:07pour tout ce qu'il a fait
00:35:08je trouve que c'était
00:35:09très intéressant
00:35:10et très instructif
00:35:11et deuxième chose
00:35:13avec tout ce qui
00:35:14parlement à tout ce
00:35:15qu'il vient de dire
00:35:15et dans le prolongement
00:35:16de la transparence
00:35:18qu'est-ce qu'il pense
00:35:19du refus
00:35:19de la présidente
00:35:21de l'Assemblée
00:35:21et du président du Sénat
00:35:22que l'on sache
00:35:23ce qu'ils font
00:35:24de leur argent
00:35:25au niveau des frais
00:35:27Charles Allong
00:35:28alors d'abord
00:35:28merci beaucoup monsieur
00:35:29pour vos encouragements
00:35:31pour votre soutien
00:35:33bon moi effectivement
00:35:34j'ai voulu vraiment
00:35:36ouvrir ce couvercle
00:35:37qui n'avait jamais
00:35:38été ouvert
00:35:38je pense que
00:35:39dans cette montée
00:35:41de la défiance complète
00:35:42que les français
00:35:43peuvent exprimer
00:35:44vis-à-vis de leurs représentants
00:35:46dans ce sentiment
00:35:47de dépossession aussi
00:35:48que beaucoup de français
00:35:49ont de leur service public
00:35:51je pense qu'il y a
00:35:52un vrai choc
00:35:53de confiance
00:35:54et de transparence
00:35:55à apporter
00:35:56donc j'ai pas bien compris
00:35:58effectivement
00:35:58la réponse
00:35:59de Yael Brown-Pivet
00:36:00mais comme vous savez
00:36:01j'ai pas bien compris
00:36:02beaucoup de réponses
00:36:03de Yael Brown-Pivet
00:36:04quand on lui réclamait
00:36:05un certain nombre
00:36:06de commissions d'enquête
00:36:07sur des sujets
00:36:08peut-être qu'elle pouvait
00:36:09percevoir comme sensibles
00:36:10je pense à l'affaire Epstein
00:36:11qu'elle ait fermé la porte
00:36:12directement
00:36:13je ne l'ai pas compris
00:36:14non plus
00:36:15donc j'ai l'impression
00:36:16simplement que
00:36:17cette femme
00:36:18depuis qu'elle est à la tête
00:36:18de l'Assemblée nationale
00:36:19est en train de laminer
00:36:21vraiment le peu
00:36:22le dernier vernis
00:36:24de confiance
00:36:24que les Français
00:36:26pouvaient encore
00:36:26nous accorder
00:36:27donc il est vraiment temps
00:36:28que tous ces gens-là
00:36:29rendent les clés
00:36:30on n'est plus qu'à quelques mois
00:36:31mais j'espère vraiment
00:36:33qu'on tournera vite
00:36:34la page
00:36:34de cette confiance
00:36:36totalement sapée
00:36:37Mehdi Raïch
00:36:38une question
00:36:39oui alors c'est un terme
00:36:40que vous avez employé
00:36:41tout à l'heure
00:36:41le terme de système
00:36:43alors cette commission d'enquête
00:36:44moi je l'ai
00:36:46comme beaucoup de Français
00:36:46beaucoup de personnes
00:36:47ont découvert
00:36:48ce qu'était une commission d'enquête
00:36:49donc déjà il y a un travail
00:36:50de pédagogie
00:36:50qui a été très bien fait
00:36:51même si des fois
00:36:52ça pouvait être très conflictuel
00:36:53c'est un sujet
00:36:54qui a quand même pas mal
00:36:55passionné les Français
00:36:55et on voit aux auditeurs
00:36:57qui appellent
00:36:57donc ça déjà
00:36:58il y a un énorme crédit
00:36:59à vous
00:37:00et sur ce sujet
00:37:01de la commission
00:37:01qui était très intéressant
00:37:03mais lorsque vous parlez
00:37:04de système
00:37:05de manière générale
00:37:06j'ai envie de vous poser la question
00:37:07à quel moment
00:37:07vous vous constatez
00:37:09dans vos échanges
00:37:10et de ce que vous avez pu percevoir
00:37:11à quel moment
00:37:12ce système commence
00:37:14c'est-à-dire que
00:37:15c'est quelque part
00:37:15un système
00:37:16qui s'auto-entretient
00:37:17qui se défend
00:37:17mais voilà
00:37:19quand on regarde
00:37:20cette chose de l'extérieur
00:37:21à quel moment
00:37:21ça commence concrètement
00:37:22parce qu'on voit
00:37:23la France Télé
00:37:24ou le service public
00:37:25comme quelque chose
00:37:25d'assez monolithique
00:37:27il y a plusieurs
00:37:28c'est une sociologie
00:37:29assez différente
00:37:29entre les personnes
00:37:31qui sont à la tête
00:37:31les exécutants
00:37:32les acteurs privés
00:37:33qui tournent autour
00:37:34on parle beaucoup
00:37:34de l'ARCOM
00:37:35donc tout ce système
00:37:37à quel moment
00:37:38vous constatez
00:37:38que ça devient une force
00:37:39et comment on pourrait
00:37:40finalement quelque part
00:37:41un petit peu casser
00:37:42même si c'est
00:37:43une question un peu plus large
00:37:44il y a eu un moment
00:37:45assez pressé effectivement
00:37:46c'est quand j'ai pu voir
00:37:47que je faisais l'objet
00:37:48d'une tribune
00:37:48d'une pétition contre moi
00:37:50dans les colonnes du monde
00:37:51co-signée par 300 personnalités
00:37:53qui n'ont pas grand chose
00:37:54à voir les uns les autres
00:37:55si ce n'est qu'ils participent
00:37:56à une sorte de petit microcosme
00:37:57mondain parisien
00:37:58donc il y avait des acteurs
00:37:59comme Bruno Solo
00:38:00comme François Berléon
00:38:01il y avait des producteurs
00:38:02qui n'a pas voulu être
00:38:03dans un restaurant avec vous
00:38:04François Berléon
00:38:05c'était lui ou moi
00:38:06il pousse l'esprit
00:38:07de résistance
00:38:08et de Jean Moulin
00:38:09y compris dans les brasseries
00:38:10et dans les restaurants parisien
00:38:11finalement il est resté
00:38:11puisque le chef du restaurant
00:38:13n'a pas cédé
00:38:14exactement
00:38:15et heureusement
00:38:16il a mangé son dessert
00:38:17et je le remercie
00:38:18mais voilà
00:38:19il y a eu cette pétition
00:38:20qui est signée par des acteurs
00:38:21des producteurs
00:38:22dont certains bénéficient
00:38:23d'argent public
00:38:23de façon importante
00:38:25il y avait des politiques
00:38:26comme Noël Mamère
00:38:27comme Eva Jolie
00:38:29comme Christiane Taubira
00:38:31il y avait des hauts fonctionnaires
00:38:32comme M. Jouillet
00:38:33il y avait Julie Gaillet
00:38:33il y avait les parents de Julie Gaillet
00:38:35enfin voilà
00:38:35tout ce monde-là
00:38:36en plus c'est un esprit familial
00:38:37remarquable
00:38:38ont signé une pétition
00:38:40expliquant qu'il fallait mettre fin
00:38:41à ma commission d'enquête
00:38:42on n'en comprenait pas bien
00:38:43les motivations
00:38:44vous avez aussi
00:38:45tout un milieu associatif
00:38:46lui aussi lourdement subventionné
00:38:48qui a multiplié les procédures
00:38:49en justice contre moi
00:38:50alors on ne comprenait pas aussi
00:38:52pourquoi ce monde-là
00:38:54commençait
00:38:54comme un seul homme
00:38:55à se lancer
00:38:56on a eu des professionnels du droit
00:38:57soi-disant éminents
00:38:58qui ont rédigé aussi
00:38:59une autre tribune
00:39:00expliquant que les commissions d'enquête
00:39:01étaient anticonstitutionnelles
00:39:03alors ce qu'ils ont oublié
00:39:03de rappeler malheureusement
00:39:04c'est qu'elles sont bien inscrites
00:39:05pourtant dans la constitution
00:39:06à l'article 51-2
00:39:08ça n'a pas empêché
00:39:09le lendemain Patrick Cohen
00:39:10sur France Inter
00:39:11de reprendre
00:39:12cette tribune
00:39:13justifiant aussi
00:39:14certains de ces silences
00:39:15en audition
00:39:16par la prétendue
00:39:18anticonstitutionnalité
00:39:19des commissions d'enquête
00:39:20donc vous voyez
00:39:20c'est quelques exemples
00:39:22mais il y a tout un monde
00:39:22tout un écosystème
00:39:23assez hétéroclite
00:39:25qui s'est mis en branle
00:39:27pour aller
00:39:28jeter vraiment
00:39:28un voile de pudeur
00:39:29sur les dysfonctionnements
00:39:31au nom de la lutte
00:39:32contre l'extrême droite
00:39:33c'est ce qui semble
00:39:34être un dénominateur commun
00:39:36et je pense aussi
00:39:37dans un esprit
00:39:38vraiment de corporation
00:39:40et de copinage
00:39:42voyant qu'ils sont
00:39:43en train de perdre
00:39:44les uns après les autres
00:39:45les unes après les autres
00:39:46leurs prérogatives
00:39:47voyant qu'ils devront
00:39:48aussi probablement
00:39:48rendre des comptes
00:39:49dans quelques mois
00:39:49si l'alternance
00:39:51se fait jour
00:39:52ça fait 15 ans
00:39:52qu'il n'y a pas d'alternance
00:39:54ça fait 15 ans
00:39:54que ce sont exactement
00:39:55les mêmes personnes
00:39:55qui sont nommées
00:39:56aux responsabilités
00:39:57patron d'entreprise
00:39:58publique
00:39:58au fonctionnaire
00:39:59à ce moment-là
00:40:01pourquoi vous
00:40:02cassez pas les choses
00:40:03en disant
00:40:04je roule pour Marine Le Pen
00:40:05mais je suis indépendant
00:40:07dans ce que je fais
00:40:07comme vous
00:40:08vous êtes indépendant
00:40:09à la gauche
00:40:11en suivant
00:40:13telle ou telle personne
00:40:14pourquoi vous ne l'avez jamais dit
00:40:15je pense que c'est un secret
00:40:16pour personne
00:40:17que l'UDR
00:40:18avec Éric Slotty
00:40:19on participe à l'union des droites
00:40:21et on fera la campagne
00:40:22évidemment
00:40:22avec beaucoup d'enthousiasme
00:40:23de Marine Le Pen
00:40:24vous racontez vos rencontres
00:40:25avec Marine Le Pen
00:40:25mais je pense que
00:40:27ça ne fait pas l'objet
00:40:28de doutes
00:40:29qu'à l'UDR
00:40:30on est de droite
00:40:31qu'on est alliés
00:40:32avec le Rassemblement National
00:40:33et je ne l'ai pas caché
00:40:35mais voilà
00:40:36en tout cas
00:40:36sur cette réponse
00:40:37à ce système
00:40:38j'ai vraiment vu
00:40:39de l'intérieur
00:40:40j'ai eu une sorte
00:40:41de traversée en eau profonde
00:40:42à la rencontre
00:40:42de ce que je préfère aussi
00:40:44j'ai appelé cette société de connivence
00:40:45Gilles a employé le terme
00:40:46alternance politique
00:40:47mais est-ce que c'est
00:40:48l'alternance politique
00:40:48qui fait peur justement ?
00:40:50Je pense
00:40:50et je crois vraiment
00:40:51à mesure qu'on se rapprochera
00:40:53de cette possibilité d'alternance
00:40:54ça fait 15 ans
00:40:55que ce sont exactement
00:40:56les mêmes personnes
00:40:57qui sont nommées
00:40:57que ces mêmes personnes
00:40:58ne rendent quasiment aucun compte
00:41:00qu'il y a une impunité
00:41:01qui est totale
00:41:02je pense que
00:41:02le seul fait
00:41:04de voir
00:41:05qu'ils seront peut-être
00:41:06qu'on va ouvrir des placards
00:41:08si les français
00:41:09nous confient le mandat
00:41:10dans quelques mois
00:41:10ça les terrifie
00:41:11au point qu'ils sont prêts
00:41:12d'utiliser
00:41:13toutes les méthodes
00:41:14de la société de production
00:41:15de Nagui
00:41:15on dit qu'ils ont raison
00:41:16d'avoir peur
00:41:17et ils feront tout
00:41:19pour effectivement
00:41:20que les placards
00:41:21restent fermés
00:41:22à triple tour
00:41:23y compris
00:41:24en utilisant
00:41:24les méthodes
00:41:25les plus fallacieuses
00:41:26j'ai eu par exemple
00:41:27un certain nombre
00:41:27de procédures contre moi
00:41:29qui ne reposaient sur rien
00:41:30qui pourtant ont fait
00:41:31un écho médiatique
00:41:32considérable
00:41:33au moment le plus important
00:41:34au moment du vote
00:41:35du rapport
00:41:36les plaintes ont été classées
00:41:37sans suite
00:41:38au coeur de l'été
00:41:38personne n'en a parlé
00:41:39France Inter
00:41:40qui faisait toutes les 20 minutes
00:41:42un flash info
00:41:42le jour du vote du rapport
00:41:43pour expliquer
00:41:44que j'étais peut-être
00:41:46l'objet
00:41:47de conflits d'intérêts
00:41:49ils n'ont pas fait
00:41:50une seule brève
00:41:51au coeur de l'été
00:41:51quand mon nom a été
00:41:52blanc
00:41:54j'ai quand même une question
00:41:55parce que c'est vrai
00:41:55qu'Élise Lucet
00:41:56n'a pas répondu
00:41:57sur son salaire
00:41:58Nagui non plus
00:41:59pas vraiment
00:42:00vous dites
00:42:01il y a eu des serments
00:42:02qui ont été trahis
00:42:04ça reste lettre morte
00:42:05il n'y a pas eu
00:42:06de plainte même
00:42:06de votre part
00:42:07quand un serment
00:42:08est trahi
00:42:08c'est quand même
00:42:09il y a des articles 40
00:42:10effectivement
00:42:10on a l'obligation
00:42:12de déposer
00:42:13des articles 40
00:42:13de saisir le procureur
00:42:15parce que ce sont
00:42:15des infractions pérenales
00:42:16et donc je l'ai fait
00:42:18maintenant
00:42:18alors la justice
00:42:19est indépendante
00:42:20donc
00:42:21mais j'espère
00:42:22effectivement
00:42:23que la procureure
00:42:24de Paris
00:42:25j'espère que le parquet
00:42:26se saisira de ces sujets
00:42:27parce que
00:42:28ils sont d'intérêt
00:42:29parce que c'est aussi
00:42:30comme ça
00:42:30qu'on restaurera
00:42:31la confiance
00:42:32vis-à-vis des Français
00:42:32Frédéric Fougera
00:42:33Juste une question
00:42:34sur la politisation
00:42:35de la commission
00:42:36on est bien d'accord
00:42:36qu'une commission d'enquête
00:42:37elle est pluraliste
00:42:38tous les groupes
00:42:39de l'Assemblée
00:42:40sont bien représentés
00:42:41absolument
00:42:41c'est pas une commission politique
00:42:42c'est une commission
00:42:43qui représente
00:42:43l'ensemble des Français
00:42:44on est bien d'accord
00:42:45à juste représentation
00:42:46d'ailleurs des groupes
00:42:47de l'Assemblée
00:42:47effectivement
00:42:48ça a été pluraliste
00:42:49aucun groupe d'ailleurs
00:42:49n'a claqué la porte
00:42:51jusqu'au dernier jour
00:42:52de la commission d'enquête
00:42:53tous les groupes
00:42:54ont participé
00:42:55c'est aussi pour ça
00:42:55que ça a été une sorte
00:42:56de victoire
00:42:57en tout cas
00:42:58ça a été un beau symbole
00:42:59j'ai accepté d'ailleurs
00:43:00que tous les groupes
00:43:01fassent une contribution
00:43:02dans le rapport
00:43:02qui a été remis
00:43:03ce qui n'est pas
00:43:04chose obligatoire
00:43:04donc oui
00:43:05l'exercice a été aussi pluraliste
00:43:06donc on veut salir
00:43:07la commission
00:43:08sous une langue politique
00:43:10pour salir plutôt
00:43:11son rapporteur
00:43:11mais donc c'est quand même
00:43:12bien de dire
00:43:12que cette commission
00:43:13sur le pluralisme
00:43:14dans l'audiovisuel public
00:43:15elle est bien pluraliste
00:43:16absolument
00:43:17je voulais quand même
00:43:17qu'on dise un petit mot aussi
00:43:19je ne sais pas si on a le temps
00:43:20rapidement de passer le son
00:43:21que vous aviez préparé
00:43:22Gilles Gansman
00:43:24page 129
00:43:25TV Slash
00:43:26alors ça c'est quelque chose
00:43:27quand même
00:43:28que les français sachent
00:43:30à quoi sert leur argent
00:43:32oui mais moi je trouve ça
00:43:33plutôt bien
00:43:34TV Slash
00:43:34mais oui
00:43:35ben oui
00:43:36mais parce que
00:43:37c'est vrai que vous avez trouvé
00:43:38la chaîne
00:43:38c'est votre côté woke ça
00:43:39oui voilà
00:43:40non mais vous avez trouvé
00:43:41la chaîne
00:43:42un peu woke
00:43:43ben moi je trouve que
00:43:44parler aux jeunes
00:43:45de façon moderne
00:43:47ça peut être intéressant
00:43:48un extrait
00:43:48là on n'est plus dans le
00:43:57content
00:43:59oh pardon
00:44:00désolé de casser l'ambiance
00:44:01mais on a un gros problème là
00:44:02on a les corps caverneux
00:44:03qui sont en train de se gorger
00:44:04de 100 vitesses
00:44:04grand V
00:44:05on va mourir
00:44:06non on va bander
00:44:10à propos de bander
00:44:11j'ai une petite anecdote
00:44:11ça vous intéresse
00:44:12figurez-vous qu'autrefois
00:44:13les hommes pouvaient être condamnés
00:44:14parce qu'ils n'arrivaient pas
00:44:16à bander
00:44:16et à faire des enfants
00:44:17à leurs femmes
00:44:17condamnés par
00:44:18un tribunal de l'incuissance
00:44:20alors ça c'est donc
00:44:21France TV Slash
00:44:22lancé en 2018
00:44:24pour les 15-35 ans
00:44:25je dis bien 15 ans
00:44:2617 millions d'euros
00:44:28de budget par an
00:44:29par an effectivement
00:44:30et c'est vraiment
00:44:32la vision
00:44:33c'est vraiment la traduction
00:44:34de la vision
00:44:34de Delphine Arnold
00:44:35qui nous explique
00:44:36qu'ils ne doivent pas
00:44:37représenter la France
00:44:37telle qu'elle est
00:44:38mais telle qu'on voudrait
00:44:39qu'elle soit
00:44:39on a donc des contenus
00:44:41qui incitent les jeunes
00:44:43y compris les mineurs
00:44:43à consommer
00:44:44de la pornographie transsexuelle
00:44:46parce qu'elle serait
00:44:47soi-disant plus éthique
00:44:48on a des contenus
00:44:49qui rendent
00:44:51la consommation de drogue
00:44:53relativement cool
00:44:54ou qui nous expliquent
00:44:54que c'est aussi un levier
00:44:56pour l'économie
00:44:57on a des contenus
00:44:58qui nous expliquent
00:44:58qu'il faut arrêter
00:44:59de dire bonjour monsieur
00:45:00bonjour madame
00:45:00parce que ça risquerait
00:45:02de mégenrer
00:45:02la personne que vous avez
00:45:03en face
00:45:04on a des contenus
00:45:05politiques
00:45:06qui relaient par exemple
00:45:07des cagnottes justice
00:45:08pour Adama Traoré
00:45:09on a des contenus
00:45:10qui relaient
00:45:12des pétitions
00:45:12pour appeler au rapatriement
00:45:14de djihadistes
00:45:15et de leur famille
00:45:16enfin c'est vraiment
00:45:17une espèce de zone
00:45:18de non-droit éditorial
00:45:20qui démontre en plus
00:45:22la dimension totalement ringarde
00:45:24des directeurs
00:45:24de France Télévisions
00:45:25qui pensent qu'avec ce genre
00:45:26de contenu
00:45:27parfois obscène
00:45:28souvent totalement ridicule
00:45:30et caricaturale
00:45:31ils arriveront à capter
00:45:32une partie de la jeunesse
00:45:33le problème
00:45:34c'est qu'ils violent
00:45:35la loi
00:45:35que ça coûte 17 millions
00:45:37d'euros par an
00:45:38aux français
00:45:38et en plus
00:45:38qu'une très grande
00:45:39majorité des contenus
00:45:40ne sont pas regardés
00:45:41en tout cas si vous voulez
00:45:42en savoir plus
00:45:43sur les coulisses
00:45:44de cette commission
00:45:44d'enquête
00:45:45de l'audiovisuel public
00:45:46je jure de dire
00:45:47toute la vérité
00:45:48Charles Laloncle
00:45:49aux éditions Fayard
00:45:50merci d'être passé
00:45:51par le studio
00:45:51de Sud Radio
00:45:52et plein d'appels
00:45:52il y avait encore
00:45:53des auditeurs
00:45:54on est désolé
00:45:54ça passionne
00:45:56vraiment les français
00:45:57en tout cas
00:45:57ce sujet
00:45:58de l'audiovisuel public
00:45:59chacun a son avis
00:46:00sur la question
00:46:01on se retrouve
00:46:02dans quelques instants
00:46:03avec mes débatteurs
00:46:04merci Charles Laloncle
00:46:06Sud Radio
00:46:07à vous de le dire
00:46:08Stéphanie Demiru
00:46:09Sud Radio
00:46:10à vous de le dire
00:46:10et c'est l'heure
00:46:11de nos débats
00:46:12j'accueille
00:46:12je réaccueille
00:46:13Frédéric Fougera
00:46:14président du Tenken Paris
00:46:16auteur de
00:46:16C'est de la com 60 idées
00:46:18reçues aux éditions Bréal
00:46:19bonjour Frédéric
00:46:20bonjour Stéphanie
00:46:21Gilles Tatté
00:46:22maire de Châlons
00:46:23sur Saône
00:46:24bonjour Gilles Tattré
00:46:25et Mehdi Raïs
00:46:26toujours avec nous
00:46:27analyste politique
00:46:28on va évidemment
00:46:30parler de cette colère
00:46:31c'est plus de la colère
00:46:32c'est de la fureur
00:46:34lycéenne et étudiante
00:46:35je ne sais pas
00:46:35si vous avez vu
00:46:36encore les images
00:46:37ce matin inquiétantes
00:46:38d'un lycée attaqué
00:46:39à Paris
00:46:39les images étaient
00:46:42vraiment terrorisantes
00:46:43il y avait un feu
00:46:43des élèves à l'intérieur
00:46:45ils ont pu enfin
00:46:46être évacués
00:46:48enfin ça va mal
00:46:50se finir cette affaire
00:46:51si ça continue
00:46:52je vous propose
00:46:52d'écouter le ministre
00:46:53de l'enseignement
00:46:54au supérieur
00:46:54Philippe Baptiste
00:46:55qu'il était sur Sud Radio
00:46:56ce matin
00:46:57il craint
00:46:57un embrasement national
00:46:58alors demain
00:46:59embrasement
00:47:01au niveau national
00:47:02sur lycéens
00:47:03plus étudiants
00:47:04oui je le crains
00:47:06évidemment
00:47:06mais c'est comme
00:47:07tout le monde
00:47:08je suis vigilant
00:47:09je suis aussi vigilant
00:47:10au fait qu'on voit
00:47:12qu'on a depuis
00:47:13quelques jours
00:47:14à côté des étudiants
00:47:16et à côté des lycéens
00:47:18aussi des casseurs
00:47:19des black blocs
00:47:20et des casseurs
00:47:21qui s'infiltrent
00:47:23dans le mouvement
00:47:23qui sont en général
00:47:25très très très violents
00:47:26et ce qui pose
00:47:28évidemment
00:47:28pour les forces de l'ordre
00:47:30des difficultés
00:47:30supplémentaires
00:47:31Gilles Platret
00:47:33c'est vrai qu'il y a
00:47:34de quoi s'inquiéter
00:47:35on a eu pas mal
00:47:36d'événements dramatiques
00:47:38ce spray à Marseille
00:47:39une passante
00:47:41aspergée
00:47:42par un des
00:47:43alors c'est plus
00:47:44des jeunes
00:47:45ce sont des délinquants
00:47:46à ce niveau-là
00:47:46tous mineurs
00:47:47évidemment
00:47:48vous votre réponse
00:47:50c'est une réponse
00:47:51du terrain
00:47:51puisque Chalon
00:47:53avec plusieurs lycées
00:47:54est concerné
00:47:55de la même façon
00:47:56alors peut-être
00:47:56que les scènes de violence
00:47:57heureusement
00:47:58sont moins marquées
00:47:59que ce que j'ai pu voir
00:48:00ailleurs
00:48:01avec pratiquement
00:48:01maintenant
00:48:02avec les incendies
00:48:03de ce matin
00:48:03une trentaine
00:48:04d'établissements scolaires
00:48:05incendiés totalement
00:48:06ou partiellement
00:48:07depuis le début
00:48:08du mouvement
00:48:08et puis un nombre
00:48:10d'agressions
00:48:11absolument faramineux
00:48:12notamment des agressions
00:48:14gratuites
00:48:14vous avez cité
00:48:14cette pauvre femme
00:48:15qui essayait simplement
00:48:16d'éviter qu'un abri de bus
00:48:17soit cassé
00:48:19et qui s'est pris
00:48:20au visage
00:48:21un spray enflammé
00:48:22moi je voudrais
00:48:24simplement dire
00:48:24parce que ça
00:48:24je le constate
00:48:25je peux parfaitement
00:48:26dire que
00:48:27oui
00:48:27les éléments
00:48:28les plus durs
00:48:29ne sont pas des lycéens
00:48:30parce que quand
00:48:31vous serrez un individu
00:48:32de 22 ans
00:48:33soit vraiment
00:48:33il est naze
00:48:34et il a retapé
00:48:3615 fois sa seconde
00:48:37soit c'est pas un lycéen
00:48:38donc c'est pas un lycéen
00:48:39il y a beaucoup de mineurs
00:48:40oui alors moi je vous dis
00:48:41je vous donne
00:48:42le compte rendu local
00:48:43puisque sur Chalon
00:48:44on a été confronté à ça
00:48:45en tout cas à 22 ans
00:48:46vous êtes sûr que c'est pas
00:48:46quelqu'un qui est au lycée
00:48:48et ce sont des éléments
00:48:49alors il y a deux éléments
00:48:50que je voudrais aussi corroborer
00:48:52parce qu'on l'a vu
00:48:52sur le terrain
00:48:53de la même façon
00:48:53vous avez
00:48:54très concrètement
00:48:56des éléments
00:48:57politiques
00:48:58et politico-religieux
00:48:59qui sont derrière
00:49:00les lycéens
00:49:00en gros
00:49:01je vais le dire
00:49:02autrement
00:49:03pour ce qui me concerne
00:49:05LFI
00:49:05d'un côté
00:49:06des leaders LFI
00:49:07qui sont là
00:49:07pour remonter les troupes
00:49:08et des leaders
00:49:09d'un pseudo syndicat
00:49:11de femmes musulmanes
00:49:11qui s'appelle
00:49:11Libawat à Chalon
00:49:12qui est lié
00:49:13à l'alliance citoyenne
00:49:13de Grenoble
00:49:14qui était là également
00:49:15donc il y a une espèce
00:49:16de cocktail détonnant
00:49:17dont la mèche est allumée
00:49:19par des gens
00:49:19qui ne sont pas des lycéens
00:49:20qui sont là
00:49:21pour faire de la politique
00:49:22parce que des islamistes
00:49:23font de la politique aussi
00:49:24même si c'est sous couvert
00:49:25de la religion
00:49:25et donc oui
00:49:26ce mouvement est très dur
00:49:27parce que derrière
00:49:28on voit bien
00:49:28ce que ça engrange
00:49:29c'est pas la colère lycéenne
00:49:31elle peut être justifiée
00:49:32d'ailleurs
00:49:32on peut discuter du fond
00:49:34mais ce qui
00:49:36aujourd'hui
00:49:36nous pose soucis
00:49:38et peut demain
00:49:39déclencher
00:49:40une véritable
00:49:41de véritables émeutes
00:49:42et un embrasement
00:49:42c'est précisément
00:49:43que ce mouvement
00:49:44n'est pas ce mouvement
00:49:45ce mouvement
00:49:46est le prétexte
00:49:47à des agitations
00:49:48qui sont très clairement
00:49:49à l'oeuvre
00:49:50sur le terrain
00:49:50ça je peux en attester
00:49:51avec l'exemple
00:49:52de ma commune
00:49:52et puis en regardant
00:49:53évidemment ce qui se passe ailleurs
00:49:54ce qu'a pu dire aussi
00:49:55le ministre de l'Intérieur
00:49:56donc oui
00:49:56nous sommes sur un enjeu
00:49:58insérexionnel
00:49:58et puis là
00:49:59on est quand même
00:49:59à 20 à 30 millions
00:50:01de dégâts
00:50:02on va parler d'ailleurs
00:50:04de Sébastien Lecornu
00:50:05qui propose d'ailleurs
00:50:06d'avancer
00:50:07le 27 octobre
00:50:07au Sénat
00:50:08anti-casseur
00:50:09est-ce que c'est
00:50:11suffisant ou pas
00:50:11mais on va prendre un auditeur
00:50:12puisqu'on entend la cloche
00:50:13en général
00:50:13c'est quand un auditeur
00:50:14n'est pas d'accord
00:50:15avec ce qu'il entend en studio
00:50:16bonjour Julien
00:50:17vous nous appelez
00:50:18de Viri-Châtillon
00:50:19dans le 91
00:50:20oui bonjour
00:50:20tout à fait
00:50:22non c'est pas que je suis pas
00:50:23d'accord sur le fond
00:50:24c'est plutôt un problème
00:50:26de forme on va dire
00:50:27c'est que moi
00:50:27ce qu'il faut aussi
00:50:28prendre en compte
00:50:29c'est que les étudiants
00:50:30se plaignent
00:50:31de bâtiments dégradés
00:50:33mais ils oublient
00:50:34un petit peu
00:50:34trop facilement
00:50:35et j'en témoigne
00:50:37parce que j'ai été
00:50:37ce genre d'élève
00:50:38que si les bâtiments
00:50:40sont dégradés
00:50:41c'est aussi parce que
00:50:42les étudiants
00:50:44ne se comportent pas
00:50:45de manière respectueuse
00:50:46envers le bâtiment
00:50:48et j'ai été
00:50:48un de ces salmomes
00:50:49qui casse les choses
00:50:50parce qu'il a eu
00:50:51une mauvaise note
00:50:52parce qu'il a eu
00:50:52une remontrance
00:50:53et par vengeance
00:50:53il va prendre un caillou
00:50:55il va jeter un caillou
00:50:55dans une fenêtre
00:50:56il va forcer une fenêtre
00:50:57pour pouvoir s'échapper
00:50:58du collège
00:51:00et être inscrit
00:51:01dans le collège
00:51:02alors qu'en fait
00:51:02il n'est plus dans le collège
00:51:03j'ai fait partie
00:51:04de ces enfants-là
00:51:05qui font des centaines
00:51:06de petites infigilités
00:51:08qui en soi
00:51:09ne sont pas très graves
00:51:10c'est des petites sommes
00:51:11mais accumulées
00:51:12à force de devoir
00:51:13tout réparer derrière
00:51:13ça fait des grosses sommes
00:51:15et c'est ces grosses sommes-là
00:51:17qui fait qu'arrivé
00:51:18au mois de décembre
00:51:18on n'a plus d'argent
00:51:19pour payer le gaz
00:51:19parce qu'en plus
00:51:20il y a un contexte derrière
00:51:21qui fait que le gaz
00:51:22a augmenté de 40%
00:51:23donc
00:51:24donc on voulait regarder
00:51:25avec vos yeux d'adulte
00:51:26vous l'enfant
00:51:27un petit peu turbulent
00:51:29manifestement
00:51:30vous portez un jugement
00:51:32ou
00:51:32parce que
00:51:33vous venez quand même
00:51:34d'entendre
00:51:34Gilles Platret
00:51:35qui nous explique
00:51:36que clairement
00:51:37un chalon sur saune
00:51:38il constate
00:51:39une forme d'instrumentalisation
00:51:40notamment de la part
00:51:41d'LFI
00:51:42et de certains mouvements
00:51:43islamistes
00:51:44oui
00:51:44mais en plus
00:51:45c'est une instrumentalisation
00:51:47qui a mauvais
00:51:49tranchant
00:51:49parce que quand on voit
00:51:50ce qui se passe
00:51:50les agressions
00:51:51les lance-flammes
00:51:53dans la figure
00:51:53des gens dans la rue
00:51:54les ratonnades
00:51:57sur des policiers
00:51:58quand on voit tout ça
00:51:59tout ça
00:52:00ça donne le jeu
00:52:00du Front National
00:52:01d'autant plus
00:52:02que c'est d'autant plus
00:52:03triste et criminel
00:52:04que moi je ne regarde pas
00:52:05du tout ces news
00:52:06je ne regarde que
00:52:07sur les réseaux sociaux
00:52:08mais tout ce que je vois
00:52:09malheureusement
00:52:09c'est toujours des gens
00:52:10issus de l'immigration
00:52:11et ça a encore retombé
00:52:12sur l'immigration
00:52:13qui dans la grande majorité
00:52:15n'y a absolument pour rien
00:52:16mais malheureusement
00:52:17les faits sont les faits
00:52:17ce qu'on voit
00:52:18c'est à l'image
00:52:18c'est ce qu'on voit
00:52:19à l'image
00:52:19il n'y a pas de retouche
00:52:20il n'y a pas de triche
00:52:21il n'y a pas de fake news
00:52:22là c'est le vrai
00:52:23c'est le concret
00:52:23c'est les propres criminels
00:52:25qui diffusent
00:52:26leur crime en direct
00:52:27c'est ça qui est absurde
00:52:28c'est à se demander
00:52:30pour qui ils roulent
00:52:31c'est vraiment
00:52:32oui oui
00:52:33de toute façon
00:52:33les policiers
00:52:34ça a été documenté
00:52:35d'ailleurs il y a deux jeunes
00:52:36qui ont été mis
00:52:37en examen
00:52:38ça s'est produit
00:52:39à la Ciota
00:52:39Mehdi Raich
00:52:40quand vous entendez
00:52:41Julien c'est intéressant
00:52:42ce qu'il nous dit
00:52:43alors c'est vrai
00:52:44qu'il y a les images
00:52:45de télévision
00:52:45des chaînes d'info
00:52:46mais il y a aussi
00:52:46les réseaux sociaux
00:52:47j'entendais quelque chose
00:52:48d'extrêmement intéressant
00:52:49ce matin
00:52:51c'était un reportage
00:52:52je crois dans Le Parisien
00:52:53les parents avaient
00:52:55les images
00:52:55des policiers frappés
00:52:56et les lycéens
00:52:58leurs enfants
00:52:58eux avaient
00:52:59les lycéens
00:53:00un peu houspillés
00:53:01par la police
00:53:02donc ça c'est un vrai sujet
00:53:03aussi les réseaux sociaux
00:53:04qui ont un rôle délétère
00:53:06dans ce type de mouvement
00:53:07très inflammable
00:53:08Mehdi Raich
00:53:09alors ils ont un rôle délétère
00:53:10mais ils sont autant acteurs
00:53:11que vecteurs d'informations
00:53:13dire que
00:53:14là pour le coup
00:53:15c'est très générationnel
00:53:16mais les jeunes
00:53:16vont plutôt s'informer
00:53:17sur Twitter
00:53:18sur TikTok
00:53:19beaucoup TikTok
00:53:20donc
00:53:21effectivement
00:53:22on va plutôt montrer
00:53:23les choses violentes
00:53:24sur les réseaux sociaux
00:53:25et c'est ce que les jeunes
00:53:26vont consommer
00:53:26alors qu'il y a un autre
00:53:27mode de consommation
00:53:28qui est beaucoup plus adulte
00:53:29on va plutôt regarder
00:53:30les chaînes d'information
00:53:30ou directement à la presse
00:53:31ça fait effectivement
00:53:32deux prises
00:53:33mais c'est deux choses
00:53:33qui ne sont pas conciliables
00:53:34là effectivement
00:53:35on est plus sur
00:53:38un choix
00:53:39un mode de consommation
00:53:41des personnes
00:53:42sur la jeunesse
00:53:44je pense que le mouvement
00:53:45c'est
00:53:46sa violence
00:53:47a été instrumentalisée
00:53:48les revendications
00:53:48lycéennes
00:53:49aujourd'hui
00:53:49je ne sais plus
00:53:50véritablement ce qu'elles sont
00:53:51je pense que
00:53:52si vous demandez aux gens
00:53:53qui regardent la télé
00:53:54ou les jeunes
00:53:54qui regardent effectivement
00:53:55les réseaux sociaux
00:53:56et qui voient
00:53:57les effets de violence
00:53:58je pense que plus personne
00:54:00ne sait véritablement
00:54:01ce qu'est ce mouvement
00:54:02il a été noyé
00:54:03là effectivement
00:54:04il y a une forme
00:54:04d'instrumentalisation
00:54:05et il n'y a pas
00:54:18que ça peut s'enflammer
00:54:19oui
00:54:19pour le coup
00:54:20il a parfaitement raison
00:54:21je ne sais pas
00:54:21si ce serait le cas
00:54:22je ne suis pas
00:54:22ma dernière
00:54:22mais ça va forcément
00:54:27aller au-delà
00:54:28on sait qu'il y a une grève
00:54:29chez les fonctionnaires
00:54:30on sait qu'il y a des syndicats
00:54:31et des cheminots
00:54:32qui veulent rejoindre
00:54:33par exemple
00:54:34on a beaucoup parlé
00:54:35à un moment
00:54:35de révolution permanente
00:54:36de syndicats
00:54:37ou de mouvements politiques
00:54:38de la sorte
00:54:38qui vont forcément
00:54:39s'y joindre
00:54:39on sait que ça peut être
00:54:41un cocktail explosif
00:54:42et détonnant
00:54:42donc oui demain
00:54:43c'est une journée
00:54:43particulièrement à risque
00:54:45sur les réseaux sociaux
00:54:46avec les réseaux sociaux
00:54:47chacun est devenu
00:54:48son propre média
00:54:49et avec les algorithmes
00:54:50des réseaux sociaux
00:54:51pour ce que
00:54:52rejoindre ce que vous
00:54:53vous avez dit
00:54:53en fait chacun
00:54:55est redirigé vers
00:54:56ce qu'il a envie
00:54:57de consulter
00:54:58de voir
00:54:58ce qui est terrible
00:54:59et donc il n'y a pas
00:55:00d'information
00:55:00en fait
00:55:01il y a juste
00:55:02la réception
00:55:03d'une propagande
00:55:04réclamée
00:55:05et pour rejoindre
00:55:05ce que disait Gilles
00:55:06et également
00:55:07rejoindre ce que disait
00:55:08notre auditeur
00:55:08quand un lycéen
00:55:09demande plus de moyens
00:55:10pour ses études
00:55:11et qu'il met le feu
00:55:12à son lycée
00:55:13soit il ment
00:55:14mais je ne pense pas
00:55:15que les lycéens
00:55:16soient des menteurs
00:55:16soit il est stupide
00:55:17je ne suis pas certain
00:55:19que j'imagine pas
00:55:20que les lycéens
00:55:20soient stupides
00:55:21soit ils sont peut-être
00:55:22manipulés
00:55:23c'est ce qui a été
00:55:23plus que sous-entendu
00:55:24ça me paraît évident
00:55:26donc avant de mobiliser
00:55:27de nouveaux moyens
00:55:28pour soutenir les lycées
00:55:29en fait il faudrait peut-être
00:55:30aussi que les lycéens
00:55:30mobilisent leur intelligence
00:55:32à moins que l'intention
00:55:34soit différente
00:55:35et là je pose la question
00:55:36mais je pense qu'on y a
00:55:36déjà en partie répondu
00:55:37en tout cas il y a
00:55:38quelques réponses
00:55:39de la part du gouvernement
00:55:40Sébastien Lecornu
00:55:41qui veut avancer
00:55:43a présenté dès le 27 octobre
00:55:45devant le Sénat
00:55:45loi anti-casseur
00:55:46est-ce que c'est suffisant
00:55:47ou pas il tient
00:55:48à ce que les amendes
00:55:48soient effectivement payées
00:55:49avec éventuellement
00:55:51un prélèvement
00:55:52à la source
00:55:52des allocations familiales
00:55:53bonnes ou hausses raisons
00:55:54je sens que j'y ai
00:55:55pas très envie de réagir
00:55:56mais dans quelques instants
00:55:57vous cherchez tout de suite
00:55:59prenez votre élan
00:56:02Sud Radio
00:56:0410h midi
00:56:05Sud Radio
00:56:06à vous de le dire
00:56:07Stéphanie Demiru
00:56:09à vous de le dire
00:56:10avec ce lundi
00:56:11Frédéric Fougera
00:56:12Gilles Plaitré
00:56:13Mehdi Raich
00:56:13on parle évidemment
00:56:14de cette mobilisation
00:56:16étudiante et lycéenne
00:56:17dont le ministre
00:56:19de l'enseignement supérieur
00:56:20craint qu'elle
00:56:21s'embrase
00:56:22au niveau national
00:56:22c'est vrai que le climat
00:56:24est difficile
00:56:25un professeur
00:56:26Asperger
00:56:26descend
00:56:26une garde à vue
00:56:27a été prolongée
00:56:28ce matin
00:56:29du mineur
00:56:29on a vu
00:56:29le lycée
00:56:31Vauclin
00:56:31à Paris
00:56:32être incendié
00:56:33ce matin
00:56:33avec des élèves
00:56:34à l'intérieur
00:56:35heureusement
00:56:35ils ont pu
00:56:36être évacués
00:56:37Gilles Plaitré
00:56:38vous souhaitiez
00:56:38réagir
00:56:39parce que c'est vrai
00:56:39que le gouvernement
00:56:40lui tente quand même
00:56:41essayait d'apporter
00:56:42quelques réponses
00:56:43il y a eu une vague
00:56:44réforme de parcours sup
00:56:46qui est dans les tuyaux
00:56:48mais enfin bon
00:56:48on sait que ça va être compliqué
00:56:49et puis cette loi
00:56:50anti-casseur
00:56:51il faut que les parents
00:56:52payent vraiment
00:56:53quitte à aller chercher
00:56:54l'argent à la source
00:56:55c'est-à-dire
00:56:56dans les allocations familiales
00:56:57vous
00:56:57en tant que maire
00:56:58vous connaissez bien le terrain
00:56:59quelle est votre réponse
00:57:01par rapport
00:57:02alors d'abord
00:57:03je voudrais juste dire
00:57:04que je donne
00:57:05totalement raison
00:57:05à Mehdi
00:57:06sur le rôle
00:57:08absolument incontournable
00:57:09des réseaux sociaux
00:57:10et notamment TikTok
00:57:10en l'occurrence
00:57:11moi j'ai une capture d'écran
00:57:12d'un compte TikTok
00:57:14concernant Chalon
00:57:15c'était mercredi
00:57:16de la semaine dernière
00:57:17voilà ce qui est écrit
00:57:18jeudi
00:57:19c'est pas des lol
00:57:20ramener toute arme possible
00:57:22et rester branché
00:57:23devant le lycée
00:57:24X
00:57:24que je ne citerai pas
00:57:25voilà
00:57:25donc ça veut dire
00:57:26qu'on est effectivement
00:57:27il y a
00:57:28Olivier Vial
00:57:29du centre
00:57:30recherche universitaire
00:57:31parlait de gamisation
00:57:32en réalité des émeutes
00:57:33c'est à dire en gros
00:57:34il faut scorer
00:57:35donc c'est celui
00:57:36qui va être le plus fort
00:57:37sur les réseaux
00:57:38alors la réponse gouvernementale
00:57:39elle m'a fait bondir
00:57:40parce que si vous voulez
00:57:41à chaque fois
00:57:42qu'on a un souci
00:57:43au lieu de le régler
00:57:44en profondeur
00:57:45on annonce une nouvelle loi
00:57:46c'est une maladie française
00:57:47combien de fois
00:57:48un gouvernement
00:57:49a-t-il pris la parole
00:57:50pour dire
00:57:51nous allons faire voter
00:57:52une loi anti-casseur
00:57:53combien de fois
00:57:53depuis 2005
00:57:55et les grandes émeutes
00:57:56qu'on connaît
00:57:56elles existent déjà en plus
00:57:57non mais
00:57:57on a déjà des dispositifs
00:57:59alors je ne dis pas
00:57:59qu'il ne faut pas les durcir
00:58:00parce que je pense
00:58:01que face à ces délinquances
00:58:02souvent juvéniles
00:58:03moi j'ai cité
00:58:03ceux qui étaient plus au lycée
00:58:04mais vous avez raison
00:58:05de rappeler
00:58:05que parfois
00:58:06ce sont des mineurs
00:58:06qui se rendent responsables
00:58:08de ces faits
00:58:09voire de ces crimes
00:58:10quand on incendie
00:58:11un lycée
00:58:11avec des élèves dedans
00:58:12on est de registre
00:58:13de criminels
00:58:14donc simplement
00:58:14on a déjà
00:58:15des dispositifs
00:58:16qui existent
00:58:17je pense que la justice
00:58:18a compris
00:58:19que en tout cas
00:58:20les premières mesures
00:58:21qui ont été prises
00:58:21me semblent
00:58:22des mesures
00:58:22de juste
00:58:24ça dépend quelle justice
00:58:24un syndicat de la magistrature
00:58:26accuse le gouvernement
00:58:26de réprimer la jeunesse
00:58:28pour la faire taire
00:58:29au-delà de ces considérations
00:58:30totalement politiciennes
00:58:31ça interroge complètement
00:58:32mais je vois aussi
00:58:33des juges
00:58:34qui prennent leurs responsabilités
00:58:35qui appliquent la loi
00:58:35notamment lorsque
00:58:36des policiers
00:58:37ont été roués de coups
00:58:38comme on l'a vu
00:58:38sur des images
00:58:39et ailleurs
00:58:40simplement
00:58:40je pense que le problème
00:58:42est un problème de fond
00:58:43aujourd'hui
00:58:44nous sommes sur une situation
00:58:45insurrectionnelle
00:58:46les lycées sont
00:58:47l'excuse
00:58:48le mouvement lycéen
00:58:49est l'excuse
00:58:50pour allumer la mèche
00:58:51mais nous sommes sur une France
00:58:53qui s'est délité
00:58:53depuis des années
00:58:54et des années
00:58:55donc on peut faire
00:58:56de la gesticulation
00:58:57gouvernementale
00:58:57M. Lecornu
00:58:58ne peut pas faire autre chose
00:58:59de toute façon
00:58:59il n'a peut-être même pas
00:59:00de majorité pour la voter
00:59:01mais il parle
00:59:02il a le magistère
00:59:03le ministère de la parole
00:59:05et donc
00:59:05le vrai problème
00:59:06c'est un problème de fond
00:59:07c'est que notre société
00:59:08est complètement
00:59:09éclatée
00:59:10désagrégée
00:59:11et qu'hélas
00:59:11nous subissons les conséquences
00:59:13de décennies d'incurie
00:59:14et finalement
00:59:15de rupture de l'unité nationale
00:59:16Bonjour Sabrina
00:59:18Bonjour
00:59:19Bonjour
00:59:19Vous nous appelez
00:59:20de Nogaro
00:59:22Oui
00:59:22Vous avez des enfants
00:59:24demain il y a une journée
00:59:26nationale de mobilisation
00:59:28est-ce que vous êtes inquiète
00:59:29Sabrina ?
00:59:31Alors mes enfants
00:59:32sont interdits
00:59:32de faire grève
00:59:33à cause de
00:59:34de danger
00:59:35que c'est dangereux
00:59:37Ah oui
00:59:39vous leur interdisez
00:59:40vous avez peur
00:59:41pour eux
00:59:42Voilà
00:59:43J'ai peur pour mes enfants
00:59:44alors que
00:59:45que je connais mes enfants
00:59:47qu'il n'y a pas de
00:59:48de soucis
00:59:48Il y en a un
00:59:50sur un lycée
00:59:51à Montmartin
00:59:52et justement
00:59:53il y a eu des poubelles
00:59:54cramées
00:59:54mais il y en a un
00:59:56sur risque
00:59:57et il n'y a pas eu
00:59:58aucun
00:59:59il n'y a eu aucun
00:59:59débordement
01:00:01et je pense que
01:00:03moi je ne suis pas d'accord
01:00:04que les enfants
01:00:06cassent
01:00:08mais je suis aussi
01:00:09pour qu'ils améliorent
01:00:10leurs conditions
01:00:11parce que j'ai mon grand
01:00:13sans matière principale
01:00:15qui compte pour le bac
01:00:16et bien
01:00:17il n'a pas de prof
01:00:19depuis le début de l'année
01:00:20Oui oui
01:00:20ça ça arrive
01:00:21et effectivement
01:00:22c'est l'une des revendications
01:00:23absolument légitimes
01:00:25des lycéens
01:00:26Donc vos enfants
01:00:27ont envie de manifester
01:00:28en revanche ?
01:00:29Mon petit
01:00:30oui
01:00:3215 ans
01:00:33mon grand
01:00:36il suit le mouvement
01:00:37il dit qu'il s'en fout un peu
01:00:38mais bon
01:00:39si le prof
01:00:39il n'est pas là
01:00:40il n'est pas là
01:00:40mais enfin
01:00:41à la fin
01:00:42il va lui manquer
01:00:42quelques heures de cours
01:00:43quand même
01:00:44Et ça c'est effectivement
01:00:46l'un des points
01:00:47qui est légitimes
01:00:48mais comme on le disait
01:00:49avec Mehdi Raich
01:00:49tout à l'heure
01:00:50qui est noyé
01:00:51par cet amas
01:00:52de violences
01:00:53Frédéric
01:00:54Oui
01:00:54sur le remplacement
01:00:55des enseignants
01:00:56j'ai une anecdote
01:00:57qui me revient
01:00:58il y a 25 ans
01:00:59j'étais vice-président
01:01:01du groupe Védior
01:01:02aujourd'hui
01:01:02Randstad
01:01:03et nous rencontrions
01:01:05déjà ces questions
01:01:07et ces problèmes
01:01:07de remplacement
01:01:08des enseignants
01:01:08et ce groupe
01:01:09présent dans plein
01:01:10de pays européens
01:01:11dans ce groupe
01:01:13nous voyons qu'en Grande-Bretagne
01:01:14ce problème
01:01:15n'existait pas
01:01:16puisque dès qu'un professeur
01:01:17est absent
01:01:18dans l'heure qui suit
01:01:18il est remplacé
01:01:19par un intérimaire
01:01:20et nous faisions la promotion
01:01:22auprès du gouvernement
01:01:23de l'époque
01:01:23de ce système
01:01:24qui permettait
01:01:25d'avoir 100%
01:01:26d'enseignants
01:01:27dans les classes
01:01:28mais pourquoi
01:01:29ça n'existe pas en France
01:01:30mais parce que
01:01:31depuis au moins 25 ans
01:01:33nous avons des syndicats
01:01:34qui s'opposent absolument
01:01:35à cette possibilité
01:01:37donc c'est-à-dire
01:01:38qu'en fait
01:01:38on fait un corporatisme
01:01:40contre l'intérêt
01:01:41des étudiants
01:01:41et des élèves
01:01:42et puis ensuite
01:01:43on vient soutenir
01:01:44ou pousser les élèves
01:01:45à manifester
01:01:46contre des décisions
01:01:47qu'on a soi-même
01:01:48alimentées
01:01:49donc ça existe
01:01:50c'est possible
01:02:02malheureusement
01:02:02vous n'avez pas tort
01:02:03de le souligner
01:02:03d'autant plus
01:02:04que le gouvernement
01:02:05a annoncé
01:02:06qu'il voulait
01:02:061600 suppressions de postes
01:02:08au niveau des professeurs
01:02:09et quand on prend
01:02:11la géographie
01:02:12des lycées
01:02:13on voit que c'est
01:02:14très mal réparti
01:02:15les professeurs
01:02:15et des professeurs
01:02:16où il y a très peu
01:02:17d'élèves finalement
01:02:17face à eux
01:02:18et dans des grandes villes
01:02:19on voit qu'ils sont 35
01:02:20ou 40 par classe
01:02:21et là ça devient
01:02:22totalement intonable
01:02:23pour un professeur
01:02:23de faire cours
01:02:24donc il y a ce problème-là
01:02:25il y a un problème de fond
01:02:26je reviens aussi
01:02:27sur ce qu'a dit Gilles
01:02:28parce qu'à mon sens
01:02:29c'est le cœur
01:02:31pas Gansman
01:02:34Gilles Platré
01:02:34c'est le cœur du sujet
01:02:37sur le sentiment
01:02:38de déliation
01:02:40et je suis parfaitement d'accord
01:02:41on voit d'ailleurs
01:02:41Mathilde Panot
01:02:42elle l'a dit
01:02:42il y a très peu de temps
01:02:43elle a dit
01:02:44le projet de loi
01:02:45Casser-Payer
01:02:45est une arme de répression
01:02:47massive contre
01:02:47toutes les manifestations
01:02:48donc on voit
01:02:49qu'il y a un effet
01:02:50d'instrumentalisation
01:02:51mais moi ce qui m'intéresse
01:02:52c'est de dire
01:02:53que la loi ne peut pas tout
01:02:54c'est-à-dire que
01:02:55quand on voit des jeunes
01:02:56qui brûlent des poubelles
01:02:57par exemple
01:02:58normalement
01:02:58si vous avez une norme
01:02:59de civilité
01:03:00vous n'allez pas brûler
01:03:01la poubelle
01:03:01dire qu'aujourd'hui
01:03:03on se dit
01:03:03que le seul moyen
01:03:04de faire en sorte
01:03:05que ça n'arrive pas
01:03:06c'est la loi
01:03:07et la loi ne peut pas
01:03:08remplacer la civilité
01:03:09et la civilité
01:03:10ne le fait plus aujourd'hui
01:03:11et pour moi
01:03:12le problème il est là
01:03:12donc c'est pas juste
01:03:13un problème d'éducation
01:03:14parce qu'on dit
01:03:14oui les parents
01:03:15n'éduquent pas
01:03:16c'est leurs enfants
01:03:16je pense que l'école
01:03:17ça fait très longtemps
01:03:18qu'elle a arrêté son rôle
01:03:18de passer des normes
01:03:19je pense que l'institution
01:03:21comme la famille
01:03:26c'est vraiment
01:03:28le lien social
01:03:29qui n'existe plus
01:03:30et on devient
01:03:31vers une société
01:03:31qui est plus en plus
01:03:32atomisée
01:03:33vous avez évidemment raison
01:03:34mais enfin
01:03:35quand vous avez
01:03:3520 à 30 millions
01:03:36de dégâts
01:03:37qui paye
01:03:37parce que là
01:03:38les caisses sont vides
01:03:39moi j'aime bien
01:03:40je le fais le préfet
01:03:42des Hauts-de-Seine
01:03:42monsieur Brugère
01:03:43Alexandre Brugère
01:03:44qui convoque
01:03:46les parents
01:03:46avec les enfants
01:03:48ça c'est
01:03:49c'est quelque chose
01:03:50que vous faites
01:03:51vous achetons sur zone
01:03:51par exemple
01:03:52on le fait
01:03:52on essaie
01:03:53en fait pas
01:03:53là en l'occurrence
01:03:54c'est plus compliqué
01:03:55là on est sur
01:03:56du maintien de l'ordre
01:03:57donc c'est essentiellement
01:03:58la police nationale
01:03:59qui a la main
01:04:00même si la municipale
01:04:01elle-même
01:04:02peut arrêter
01:04:03et c'est arrivé
01:04:04sur quelques individus
01:04:05nous on avait mis en place
01:04:06il y a quelques années
01:04:08un conseil
01:04:09des droits et devoirs
01:04:09c'est-à-dire que
01:04:10quand on sentait qu'un enfant
01:04:11mais c'est avant les meutes
01:04:11quand on sentait qu'un enfant
01:04:13milieu scolaire
01:04:14multipliait les incivilités
01:04:15un peu comme notre auditeur
01:04:16c'est-à-dire
01:04:17je casse une vitre
01:04:18etc.
01:04:18parce que je ne suis pas content
01:04:19on convoquait
01:04:20bien souvent
01:04:20je le dis
01:04:21on convoquait les parents
01:04:22on n'avait que les mamans
01:04:24les pères
01:04:26totalement absents
01:04:27que les mamans qui venaient
01:04:28qui étaient la plupart du temps
01:04:29d'ailleurs
01:04:29souvent désemparées
01:04:30moi j'ai des mamans
01:04:31qui ont craqué en larmes
01:04:32parce qu'elles ont appris
01:04:33par notre bouche
01:04:33ce que faisait l'enfant
01:04:35et la vraie question
01:04:36c'est
01:04:37est-ce que cette leçon de morale
01:04:38qu'on faisait d'ailleurs
01:04:38à une vingtaine
01:04:39avec des institutions
01:04:40prévention judiciaire
01:04:41de la jeunesse
01:04:42éducation nationale
01:04:42mairie
01:04:43police etc.
01:04:44est-ce que ça avait
01:04:45vraiment un effet
01:04:45je n'en sais rien
01:04:46ça avait un effet sur la maman
01:04:47parce qu'elle-même
01:04:48était dépassée
01:04:49elle était très sincère
01:04:50enfin moi j'ai plein
01:04:51d'exemples en thème
01:04:52est-ce que le gamin
01:04:53par ailleurs
01:04:55était retourné
01:04:56par cet épisode
01:04:57je ne crois pas
01:04:57c'est pour ça que les allocations
01:04:59familiales
01:04:59c'est la mesure de bon sens
01:05:00c'est une pression de la société
01:05:02mais il y a raison
01:05:02souvent ce sont des mamans seules
01:05:04oui et c'est une pression
01:05:05de la société
01:05:05c'est-à-dire que la société
01:05:06aujourd'hui hélas
01:05:07est tellement fragmentée
01:05:08qu'elle n'arrive plus
01:05:08à imposer d'elle-même
01:05:09j'allais dire d'elle-même
01:05:10pas forcément que la norme
01:05:11mais d'elle-même la norme
01:05:12et le respect de la norme
01:05:13et ça c'est un travail
01:05:15qui hélas a commencé
01:05:16il y a très très longtemps
01:05:16ce n'est pas aujourd'hui
01:05:18vous restez avec moi
01:05:19on poursuit nos débats
01:05:20dans quelques instants
01:05:21on parlera aussi
01:05:22de cette étude assez inquiétante
01:05:23des restos du coeur
01:05:24un français sur dix
01:05:25qui risque de tomber
01:05:26dans la précarité alimentaire
01:05:27on en est là en France
01:05:28et Gabriel Attal
01:05:29qui lui propose
01:05:30une grande coalition
01:05:31du centre
01:05:32bon c'est
01:05:33même pas en rêve
01:05:35on a dit à gauche
01:05:37on en parle dans quelques instants
01:05:39avec vous
01:05:46à vous de le dire
01:05:49avec Frédéric Fougera
01:05:51Gilles Plâtré
01:05:52Mehdi
01:05:53Raich
01:05:54on parle maintenant
01:05:55de cette étude inquiétante
01:05:57ce rapport inquiétant
01:05:58un français sur dix
01:05:59qui pourrait avoir besoin
01:06:00des restos du coeur
01:06:02dans les dix prochaines années
01:06:03c'est donc le constat
01:06:04de cette étude publiée ce matin
01:06:06réalisée par cinq économistes
01:06:08sur quand même 5 millions et demi
01:06:10de personnes
01:06:11la précarité qui gagne du terrain
01:06:13donc le nombre de personnes accueillies
01:06:15par exemple
01:06:15écoutez
01:06:16par les restos du coeur
01:06:17augmenté de 37%
01:06:19en sept ans
01:06:20celui des personnes sans arbris
01:06:22et en situation de logement précaire
01:06:24de 62%
01:06:25Gilles Plâtré
01:06:26j'imagine que vous voyez ça
01:06:27vous aussi sur le terrain
01:06:29ce sont des chiffres
01:06:31qui font froid dans le dos
01:06:32je confirme
01:06:33et en fait on avait eu
01:06:34alors la précarité existe
01:06:36évidemment depuis longtemps
01:06:37il y a eu une rupture
01:06:38très nette après le Covid
01:06:39c'est-à-dire que
01:06:40le Covid a entraîné
01:06:42un grand nombre de familles
01:06:44dans une grande précarité
01:06:45c'était des familles
01:06:46qui arrivaient
01:06:47par des petits boulots
01:06:48à survivre
01:06:49parfois un peu de travail
01:06:51alors je n'en fais pas la promotion
01:06:52mais un peu de travail
01:06:53non déclaré
01:06:53parfois en rond des services
01:06:54etc
01:06:55le Covid évidemment
01:06:56a coupé tout ça
01:06:57et on a vu
01:06:58moi je peux en attester
01:06:58là aussi dans ma commune
01:06:59c'est un peu mon prisme
01:07:00c'est aussi le reflet du terrain
01:07:02on a vu arriver effectivement
01:07:03des familles
01:07:04beaucoup plus démunies
01:07:05la nouveauté
01:07:06et je pense que l'étude
01:07:07qui vient d'être présentée
01:07:08a le mérite
01:07:09de le mettre
01:07:10sous les yeux de chacun
01:07:11c'est que
01:07:12ce mouvement
01:07:13est en train de recommencer
01:07:15notamment sur la question
01:07:16évidemment
01:07:17de la perte de port d'achat
01:07:18vis-à-vis des moyens
01:07:19de transport
01:07:19et de l'essence
01:07:20ça c'est très net
01:07:21moi je peux vous dire
01:07:22par exemple
01:07:23que sur Chalon
01:07:23on a mis en place
01:07:24depuis 2019
01:07:25des aides facultatives
01:07:27pour des personnes
01:07:27qui n'arrivent plus
01:07:28à avoir assez d'argent
01:07:30à la fin du mois
01:07:30pour le nécessaire
01:07:31c'est-à-dire manger
01:07:32et les produits d'hygiène
01:07:35les plus alimentaires
01:07:36pour certaines oui
01:07:37en fait
01:07:38vous savez ce qu'on fait
01:07:39on calcule
01:07:39ce qu'on appelle
01:07:40le reste à vivre
01:07:41on prend les revenus
01:07:42quels qu'ils soient
01:07:42on retire ce qui est incompressible
01:07:44c'est-à-dire le chauffage
01:07:46le loyer
01:07:47les déplacements
01:07:48quand il y a besoin
01:07:49d'avoir son véhicule
01:07:50pour travailler
01:07:51et il nous reste
01:07:51le reste à vivre
01:07:52et souvent ce reste à vivre
01:07:53est insuffisant
01:07:54lorsqu'arrive
01:07:55la troisième décade du mois
01:07:57donc on a augmenté
01:07:58ces aides
01:07:59de pratiquement moitié
01:08:00en un an
01:08:01c'est vous donner juste
01:08:02du volume
01:08:02que ça peut représenter
01:08:04donc oui
01:08:05il y a une dégradation
01:08:06le rapport des restos
01:08:07le montre très bien
01:08:08et je le dis très honnêtement
01:08:10ça nous on l'a fait volontairement
01:08:11mais je crains
01:08:13et je ne suis pas un promoteur
01:08:15de l'assistanat
01:08:15je veux simplement
01:08:16qu'on ait des personnes
01:08:17qui vraiment
01:08:17objectivement
01:08:18font tout pour s'en sortir
01:08:19et n'y parviennent pas
01:08:20aujourd'hui
01:08:21on voit bien
01:08:22qu'en réalité
01:08:23nos dispositifs
01:08:23restent un peu justes
01:08:24pour arriver
01:08:25à sortir du fossé
01:08:27ces personnes
01:08:28qui veulent s'en sortir
01:08:29qui pour certaines
01:08:30bossent
01:08:31mais face
01:08:32avec des revenus
01:08:33très faibles
01:08:34face à des enjeux
01:08:36aussi forts
01:08:37que l'explosion
01:08:38du prix de l'essence
01:08:39n'y arrive plus du tout
01:08:40le problème
01:08:40ce n'est pas les dispositifs
01:08:41c'est que le travail
01:08:42devrait payer mieux
01:08:43enfin ce n'est pas normal
01:08:43qu'on arrive au resto du coeur
01:08:45quand on travaille
01:08:46vous avez raison
01:08:47vous est-ce que vous avez
01:08:49qui nous écoutez
01:08:50est-ce que vous avez le sentiment
01:08:50que n'importe quand
01:08:52finalement
01:08:53votre vie peut basculer
01:08:55n'hésitez pas à venir
01:08:55nous en parler
01:08:560 826 300 300
01:08:58Frédéric Fougera
01:08:59une tristesse absolue
01:09:00d'entendre ça
01:09:01je réagis à ce que vous disiez
01:09:02Stéphanie
01:09:03ce qui n'est pas possible
01:09:04ce qui n'est pas normal
01:09:05c'est que le travail
01:09:05ne paie pas
01:09:07il y a une expression
01:09:09qui m'est absolument insupportable
01:09:10c'est travailleur pauvre
01:09:11comment on peut être un travailleur
01:09:12et être pauvre
01:09:14c'est absolument inconcevable
01:09:15il y a des gens qui travaillent
01:09:16et qui par exemple
01:09:17dorment dans leur voiture
01:09:18parce qu'ils ne peuvent pas
01:09:19c'est absolument inconcevable
01:09:20on a eu un artisan
01:09:21l'autre jour
01:09:21qui nous disait
01:09:22je n'ose même pas
01:09:23demander à mon patron
01:09:24des aides sur le carburant
01:09:25je dorment dans ma voiture
01:09:26et il le cachait à tout le monde
01:09:28il ne voyait même pas
01:09:29ses enfants le soir
01:09:30donc il y a vraiment
01:09:31quelque chose qui ne va pas
01:09:32et pour moi
01:09:33le quelque chose qui ne va pas
01:09:34c'est notamment
01:09:35le fait de ne pas
01:09:37rémunérer suffisamment
01:09:38les personnes
01:09:39moi je suis vraiment
01:09:40de ceux qui sont partisans
01:09:41de supprimer
01:09:42toutes ces allocations
01:09:43ces aides de rentrée
01:09:44ces chèques essence
01:09:45ces chèques énergie
01:09:46mais pas les annuler
01:09:47pour pénaliser les personnes
01:09:48les annuler parce qu'en face
01:09:50on devrait donner
01:09:51verser des salaires
01:09:52des sans rapport
01:09:54au travail
01:09:55qui est fait
01:09:56par les uns
01:09:57et par les autres
01:09:57et tout ça
01:09:58ça passe aussi
01:09:59par le fait
01:10:00de certainement
01:10:00moins taxer
01:10:01moins charger les salaires
01:10:03moins taxer les entreprises
01:10:04parce qu'en fait
01:10:05c'est tout un système
01:10:05où on prend beaucoup trop
01:10:07pour après finalement
01:10:08redistribuer
01:10:08comme si on tenait les gens
01:10:10grâce à des petits chèques
01:10:11il faut tirer la nappe
01:10:12et tout recommencer à zéro
01:10:13il y a un grand coup de balai
01:10:14et puis l'entretien
01:10:15des allocations
01:10:16enfin les allocations
01:10:17entretiennent la pauvreté
01:10:18les gens en sont
01:10:19de plus en plus dépendants
01:10:20et ils ne sortent jamais
01:10:21de la pauvreté
01:10:22c'est un effet
01:10:24très connu en économie
01:10:25mais moi ce qui m'a intéressé
01:10:27dans le rapport
01:10:28c'est
01:10:29ils ont cassé un peu
01:10:30l'idée de la pauvreté fixe
01:10:32c'est-à-dire qu'on pense
01:10:32souvent à la pauvreté
01:10:33comme quelque chose
01:10:34c'est statutaire
01:10:35vous ne sortez jamais
01:10:36de la pauvreté
01:10:36alors qu'on voit
01:10:37que là c'est un parcours
01:10:38de pauvreté
01:10:39et maintenant la pauvreté
01:10:40la durée moyenne du recours
01:10:41est de 18 mois
01:10:42la majorité en sort
01:10:44mais 14%
01:10:44il reste plus de 3 ans
01:10:46c'est une accumulation
01:10:46de précarité
01:10:47précarité du logement
01:10:48précarité au niveau des salaires
01:10:49et il y a aussi
01:10:50des victimes invisibles
01:10:51dont on ne parle pas
01:10:51c'est les enfants
01:10:52il y a beaucoup
01:10:53les familles monoparentales
01:10:54ou les familles
01:10:55qui se séparent
01:10:58et ce sont les enfants
01:10:59qui ne sont pas
01:11:00comptabilisés dedans
01:11:01qui sont les premières
01:11:02victimes de la pauvreté
01:11:02Ophélie
01:11:03vous nous appelez
01:11:04de Aignan
01:11:06soyez la bienvenue
01:11:07sur l'antenne
01:11:08de Sud Radio
01:11:13oui ça y est
01:11:14on vous a récupéré
01:11:15Ophélie
01:11:16pardon
01:11:16oui moi
01:11:18effectivement
01:11:19j'ai une fille
01:11:21qui a 17 ans
01:11:22et du coup
01:11:24moi
01:11:24je travaille
01:11:27mais pas
01:11:28temps complet
01:11:29j'ai que
01:11:29104 heures par mois
01:11:32ce qui
01:11:32pour le moment
01:11:34me convient
01:11:35parce que je tiens
01:11:36à m'occuper
01:11:36de ma fille
01:11:37comme il se doit
01:11:38faire mon rôle
01:11:39de maman
01:11:39mais effectivement
01:11:40avec ce peu d'heures
01:11:42c'est compliqué
01:11:42de tout prendre en charge
01:11:46alors moi
01:11:47je suis bénéficiaire
01:11:48du panier alimentaire
01:11:49auprès de la maison
01:11:50de solidarité
01:11:53qui se trouve
01:11:54à 15 kilomètres
01:11:56de chez moi
01:11:56voilà
01:11:57parce que les restos
01:11:58du coeur
01:11:58malheureusement
01:11:59c'est
01:12:00c'est un horaire
01:12:02qui convient pas
01:12:03du tout
01:12:03à mes horaires
01:12:04de travail
01:12:06voilà
01:12:06et donc du coup
01:12:08effectivement
01:12:08j'ai des aides
01:12:10encore heureux
01:12:11j'ai l'APL
01:12:12et j'ai un petit
01:12:14complément
01:12:15d'activité
01:12:16du travail
01:12:16mais est-ce que
01:12:17Ophélie
01:12:17vous préféreriez pas
01:12:18être mieux payée
01:12:20et ne pas être obligée
01:12:21d'avoir recours
01:12:22à la maison
01:12:22des solidarités
01:12:24si vous aviez le choix
01:12:25carrément
01:12:27en même temps
01:12:27si j'ai fait
01:12:28cette demande
01:12:29c'est parce que
01:12:30j'ai une copine
01:12:31qui m'a
01:12:32je dirais la pauvre
01:12:33presque harcelée
01:12:34parce que
01:12:34je n'osais pas
01:12:35faire cette demande
01:12:37parce que
01:12:38j'avais envie
01:12:39de m'en sortir
01:12:40seule
01:12:40mais effectivement
01:12:41je n'arrivais pas
01:12:43à joindre les deux bouts
01:12:44et j'ai fini
01:12:45par me résigner
01:12:46à accepter
01:12:48ce qu'elle me disait
01:12:49et heureusement
01:12:50qu'elle a été là
01:12:51pour me
01:12:54pour insister
01:12:55que je fasse
01:12:55cette demande
01:12:58merci Ophélie
01:12:58merci
01:12:59ce témoignage
01:13:00c'est différent
01:13:04hélas
01:13:04je reconnais
01:13:06dans les propos
01:13:06qui viennent d'être tenus
01:13:08la situation
01:13:09que moi je peux voir
01:13:10dans ma propre commune
01:13:11c'est-à-dire
01:13:11effectivement
01:13:12des personnes
01:13:12qui essaient
01:13:13tout à son honneur
01:13:14de vouloir consacrer
01:13:15un peu de temps
01:13:16à ses enfants
01:13:17elle est à 24 heures
01:13:18par semaine
01:13:18donc ça veut dire
01:13:19que le mercredi
01:13:19je l'imagine
01:13:20est libérée
01:13:21pour pouvoir
01:13:22s'occuper de sa fille
01:13:23et hélas
01:13:24voilà
01:13:25là on est dans une situation
01:13:25qui il y a quelques années
01:13:27n'aurait pas nécessité
01:13:29le fait qu'elle aille
01:13:31demander
01:13:32et elle a bien raison
01:13:33de le faire
01:13:33là-dessus
01:13:34il ne faut pas avoir honte
01:13:34même si c'est compliqué
01:13:35je le comprends
01:13:36parfaitement psychologiquement
01:13:37mais demander
01:13:38de l'aide de la collectivité
01:13:39mais il y a quelques années
01:13:40on aurait
01:13:41parce qu'il y a eu l'inflation
01:13:42mais parce que le pouvoir d'achat
01:13:43a été laminé entre temps
01:13:44il a été laminé
01:13:45par la crise énergétique
01:13:47qui a subi le Covid
01:13:47il est laminé aujourd'hui
01:13:48par les problèmes
01:13:49liés aux tarifs
01:13:52du baril
01:13:53etc.
01:13:54donc oui
01:13:54il y a une dégradation
01:13:55enfin il faut
01:13:56je veux juste que
01:13:58sans être catastrophique
01:14:00catastrophiste pardon
01:14:00qu'on reconnaisse bien
01:14:01qu'aujourd'hui
01:14:02les personnes
01:14:03les plus fragiles
01:14:04sont beaucoup plus fragiles
01:14:05qu'elles l'étaient
01:14:06il y a quelques années
01:14:06c'est une réalité
01:14:07c'est une évidence
01:14:08Frédéric Fougera
01:14:09maintenant
01:14:10après un élu de terrain
01:14:12il n'y a rien à rajouter
01:14:13tout a été dit
01:14:15il va falloir effectivement
01:14:16mettre tout à plat
01:14:17vous le disiez
01:14:18et ces personnes
01:14:19qu'on a régulièrement
01:14:20sur notre antenne
01:14:21c'est vrai que
01:14:22vous le soulignez
01:14:23il y a beaucoup de honte
01:14:25et c'est normal
01:14:25quand on travaille
01:14:26à quel moment
01:14:27on se dit qu'il est logique
01:14:28d'aller au resto du coeur
01:14:29et de demander
01:14:30de l'aide
01:14:31les gens se disent
01:14:32qu'ils ne devraient pas y aller
01:14:33et donc se crée un sentiment
01:14:35on parle beaucoup
01:14:36de la pauvreté
01:14:37mais il y a aussi
01:14:37tout ce qui est
01:14:37les politiques de non-recours
01:14:38c'est-à-dire que
01:14:39les personnes ne vont pas
01:14:40y aller précisément
01:14:40parce qu'elles ont honte
01:14:41et elles se mettent
01:14:42dans des situations
01:14:43qui sont d'autant plus difficiles
01:14:45donc c'est la pauvreté
01:14:46il faut aussi voir ça
01:14:47comme un système
01:14:47tout à l'heure
01:14:47on parlait de système
01:14:49mais c'est vrai
01:14:49la pauvreté c'est
01:14:50lorsque vous y entrez
01:14:52la manière d'en sortir
01:14:53je pense que
01:14:54certaines personnes
01:14:54n'en sortent jamais
01:14:56et c'est à la fois
01:14:59pour les enfants
01:14:59moi ce qui m'intéresse
01:15:01ce n'est pas juste
01:15:01la situation des parents
01:15:02c'est vraiment celle des enfants
01:15:03ce sont les personnes
01:15:04qu'on ne voit pas
01:15:05dans la pauvreté
01:15:06elles ne sont pas comptabilisées
01:15:07et lorsque vous êtes
01:15:08dans la pauvreté
01:15:10vous êtes en décalage
01:15:11par rapport au reste
01:15:12de la société
01:15:12vous êtes de moins en moins présent
01:15:14en fait c'est
01:15:16c'est un engrenage
01:15:17c'est un engrenage
01:15:18et je ne vois véritablement
01:15:19les personnes qui rentrent
01:15:20dans ce système-là
01:15:21je ne sais pas comment
01:15:21elles font pour s'en sortir
01:15:22et s'il n'y a pas
01:15:23l'aide de la collectivité
01:15:24et qu'il n'y a pas
01:15:24le recours à la collectivité
01:15:26ça devient véritablement pénible
01:15:28et en fait je pense
01:15:28que ce sont des situations
01:15:29humainement horribles
01:15:30en fait ce que Mehdi souligne
01:15:32c'est quelque chose
01:15:33auquel on est confronté
01:15:34dans les centres communaux
01:15:35d'action sociale en particulier
01:15:36c'est repérer les personnes
01:15:38qui ont besoin d'aide
01:15:40et en fait on développe deux choses
01:15:42une politique d'aide
01:15:44pour les personnes
01:15:44qui vraiment ne s'en sortent pas
01:15:45mais une politique
01:15:47qu'on appelle
01:15:47alors c'est un peu un barbarisme
01:15:48mais l'aller vers
01:15:50c'est à dire
01:15:50comment est-ce qu'on va
01:15:51vers les personnes
01:15:52qui ont besoin de nous
01:15:53qui ont besoin de la collectivité
01:15:54et qui n'osent pas
01:15:55ou qui sont tellement isolées
01:15:57isolées dans leurs difficultés
01:15:59dans leurs galères quotidiennes
01:16:00ne font pas
01:16:01ne poussent pas la porte
01:16:02or notre rôle aussi
01:16:03c'est pas de faire le bonheur
01:16:04des gens malgré eux
01:16:05mais c'est simplement
01:16:05de porter secours
01:16:07à des personnes
01:16:07qui en ont réellement besoin
01:16:09et on parle pas là
01:16:10de dépenses extravagantes
01:16:11on parle du nécessaire
01:16:12donc en fait
01:16:13c'est mettre les personnes
01:16:15dans les radars
01:16:16de nos dispositifs
01:16:17c'est aussi important
01:16:18que d'aider la personne
01:16:19qui en a besoin
01:16:19vous colmatez les brèches
01:16:21si j'ose dire
01:16:21mais il va falloir
01:16:22revoir tout le système
01:16:23et c'est certainement
01:16:24les grands enjeux
01:16:25c'est ce qu'on attendra
01:16:27de la présidentielle
01:16:28la fiscalité dont parlait Frédéric
01:16:29tout à l'heure
01:16:29sur les travailleurs pauvres
01:16:30il faut absolument
01:16:30avoir la fiscalité
01:16:31en France
01:16:32je crois qu'il va falloir
01:16:32régler le problème
01:16:34on en parlera d'ailleurs
01:16:35de la présidentielle
01:16:36dans quelques instants
01:16:37est-ce que vous croyez
01:16:38encore à une grande coalition
01:16:39allant de la gauche
01:16:40à la droite
01:16:40je vois que Gilles Platré sourit
01:16:43ça veut tout dire
01:16:44en tout cas
01:16:45c'est le pari de Gabriel Attal
01:16:46il veut un vrai
01:16:47et large rassemblement
01:16:48de la gauche
01:16:49sociale-démocrate
01:16:50à la droite républicaine
01:16:52autrement dit
01:16:53quel est le point commun
01:16:54entre Raphaël Glucksmann
01:16:55et Bruno Retailleur
01:16:56je vous laisse méditer
01:16:57et on ne s'en parle
01:16:58dans quelques instants
01:16:59et vous n'hésitez pas
01:17:00vous en pensez quoi vous
01:17:010 826 300 300
01:17:0510h midi
01:17:06Sud Radio
01:17:07à vous de le dire
01:17:08Stéphanie Demiru
01:17:09à vous de le dire
01:17:11avec ce lundi
01:17:12Frédéric Fougera
01:17:13Gilles Platré
01:17:14Mehdi
01:17:14Raich
01:17:15est-ce que vous croyez
01:17:17à une grande coalition
01:17:20je perds mes mots
01:17:21allant de la gauche
01:17:23à la droite
01:17:23pour 2027
01:17:24en gros
01:17:24un vrai et large rassemblement
01:17:27de Raphaël Glucksmann
01:17:28à la droite républicaine
01:17:29de Bruno Retailleur
01:17:30en tout cas
01:17:31c'est ce que propose
01:17:32dans le Parisien
01:17:34Gabriel Attal
01:17:35même pas en rêve
01:17:36lui répond
01:17:37notamment Yannick Jadot
01:17:39Boris Vallot
01:17:39lui dénonce
01:17:40un coup de com
01:17:41Bruno Retailleur
01:17:42lui ce sera sans nous
01:17:44bon
01:17:44c'est pas gagné
01:17:45cette affaire
01:17:46ah déjà un auditeur
01:17:48qui est pas d'accord
01:17:52bonjour
01:17:52bonjour
01:17:53Abdellac
01:17:54vous nous appelez
01:17:55de Monde Marsan
01:17:55Monde Marsan
01:17:56oui
01:17:57une belle ville
01:17:58alors
01:17:58est-ce que
01:17:59vous y croyez vous
01:18:00à cette coalition
01:18:02écoutez
01:18:03moi la seule préoccupation
01:18:04c'est dommage
01:18:05j'adore mon pays
01:18:05j'adore la politique
01:18:06j'aurais aimé
01:18:07qu'il y ait des discours
01:18:08et qu'on puisse voter
01:18:09pour la droite
01:18:10ou la gauche républicaine
01:18:11aujourd'hui
01:18:12on est obligé
01:18:12de s'en rendre compte
01:18:13si on en croit
01:18:13les sondages
01:18:14qu'on va devoir choisir
01:18:16entre l'extrême droite
01:18:17et l'extrême gauche
01:18:17c'est vraiment le pire
01:18:19des cauchemars
01:18:19à 56 ans
01:18:20qu'on puisse me mettre
01:18:21sous le nez
01:18:22et moi
01:18:23toutes les coalitions
01:18:24sont bonnes à prendre
01:18:25à partir du moment
01:18:26où on ne prend pas
01:18:27les extrêmes
01:18:27et je trouve que
01:18:29c'est totalement immature
01:18:30de la part des gens
01:18:31qui rejettent
01:18:32comme Yannick Jadot
01:18:33et d'autres
01:18:33parce que
01:18:34quand on se retrouve
01:18:34au second tour
01:18:35et choisir
01:18:36entre la peste
01:18:37et le choléra
01:18:39franchement
01:18:39il n'y a rien de pire
01:18:40pour notre pays
01:18:41c'est un pays extraordinaire
01:18:42la France
01:18:42les français
01:18:43c'est moi
01:18:44franchement
01:18:44j'ai envie de pleurer
01:18:45ça me rend fou
01:18:46c'est avant
01:18:47que ça se prépare
01:18:48ça qu'on doit avoir
01:18:49cette indulgence
01:18:50cette intelligence
01:18:51ce choix
01:18:52se faire violence
01:18:52et se dire
01:18:53oui
01:18:53on ne passera pas
01:18:54toutes nos idées
01:18:55on va essayer
01:18:55d'être conciliants
01:18:56les uns avec les autres
01:18:57mais les valeurs républicaines
01:18:59putain
01:18:59c'est de la France
01:18:59dont on parle
01:19:00on n'est pas en train
01:19:01de choisir
01:19:02un mouvement
01:19:03chez les talibans
01:19:04en Afghanistan
01:19:04là non
01:19:05non du tout
01:19:06on parle de la France
01:19:06donc vous êtes sur la ligne
01:19:09de Attal
01:19:09qui dit
01:19:10alors lui en l'occurrence
01:19:11il nomme l'ennemi commun
01:19:12le rassemblement national
01:19:15mais pour vous
01:19:16tout est bon
01:19:17enfin on a vu
01:19:17que ça ne marchait pas
01:19:18des masses
01:19:18quand même
01:19:19pardonnez-moi
01:19:20Abdelac
01:19:21vous avez vu
01:19:21le budget
01:19:22comme c'est compliqué
01:19:22entre ce bloc central
01:19:25je ne sais pas
01:19:26ce qu'ont commun
01:19:27quand même
01:19:27Raphaël Glucksmann
01:19:28et Bruno Retailleau
01:19:29qu'est-ce que vous en pensez ?
01:19:30vous savez
01:19:30ce sera
01:19:31c'est les valeurs républicaines
01:19:32avant tout
01:19:33on sait très bien
01:19:33qu'on est dans le merdier
01:19:34il faut qu'on en sorte
01:19:35tous ensemble
01:19:36oui c'est bien résumé
01:19:36tous ensemble
01:19:37c'est sans les extrêmes
01:19:39donc il faut trouver
01:19:40des solutions
01:19:41des compromis
01:19:42c'est ça l'intelligence
01:19:43c'est ça de faire la politique
01:19:45c'est organiser les débats
01:19:46discuter
01:19:46et en sortir le meilleur
01:19:48de ce qui va
01:19:49pour l'avenir de notre pays
01:19:50c'est ça qu'on doit regarder
01:19:51le reste
01:19:52c'est les petites personnes
01:19:53moi je ne supporte pas
01:19:54Bruno Retailleau
01:19:55voilà
01:19:55il est trop à l'extrême droite
01:19:56pour moi
01:19:57je ne supporte pas Attal
01:19:59parce que c'est une girouette
01:20:00mais j'ai envie
01:20:00d'un putain de compromis
01:20:01je suis prêt à voter
01:20:02pour quelqu'un
01:20:03qui soit de droite
01:20:04ou de gauche
01:20:04mais pas pour les extrêmes
01:20:05s'il vous plaît
01:20:06bon écoutez
01:20:06c'était en tout cas
01:20:07c'est intéressant
01:20:08comme opinion
01:20:09Gilles Plattret
01:20:11c'est vrai que
01:20:11bon
01:20:13beaucoup de français
01:20:14s'épouvantent
01:20:16d'un éventuel
01:20:17deuxième tour
01:20:17on les entend ici ou là
01:20:19à droite à gauche
01:20:19entre le RN et Mélenchon
01:20:21puis bon
01:20:21Abdelha qui nous dit
01:20:23pourquoi pas
01:20:23il faut être intelligent
01:20:24c'est vrai que c'est
01:20:27difficilement réalisable
01:20:28peut-être
01:20:28mais pourquoi pas
01:20:29il y a eu un moment
01:20:30indépendamment de la déclaration
01:20:31de monsieur Attal
01:20:32ce week-end
01:20:33il y a eu un moment
01:20:33assez savoureux
01:20:35je pense que c'était
01:20:35dans la semaine
01:20:36je l'ai vu en tout cas
01:20:37ce week-end
01:20:37sur les réseaux
01:20:38c'est monsieur Attal
01:20:40allant au devant
01:20:40des seigneurs
01:20:41dans un EHPAD
01:20:42je crois
01:20:44c'est plus que des seigneurs
01:20:46c'était des seigneurs plus
01:20:49mais j'ai trouvé
01:20:50que c'était très intéressant
01:20:51parce que finalement
01:20:52vous savez avec l'âge
01:20:53parfois on perd
01:20:54quelques filtres
01:20:54donc on pose des questions
01:20:55directes
01:20:56et du coup
01:20:56c'était frappé
01:20:57par la sincérité
01:20:59sauf les réponses
01:21:00de monsieur Attal
01:21:00parce que notamment
01:21:01ce brave monsieur
01:21:03qui dit
01:21:03mais finalement
01:21:04monsieur Attal
01:21:05vous êtes de droite
01:21:05ou de gauche
01:21:06et là on part
01:21:07dans une péroraison
01:21:08qui dure de longues
01:21:09et interminables minutes
01:21:10pour finalement
01:21:11ne pas répondre
01:21:12ne pas répondre
01:21:13donc en fait
01:21:14ce que monsieur Attal
01:21:14nous propose
01:21:15et je le dis
01:21:24c'est exactement
01:21:26au mot près du macronisme
01:21:27c'est-à-dire
01:21:28le dépassement
01:21:29des clivages
01:21:30au profit d'un bloc central
01:21:31qui n'a plus d'identité commune
01:21:33qui ne mène plus
01:21:34de politique franche
01:21:35qui n'a même plus
01:21:36de défense
01:21:36sinon des places à conserver
01:21:37et je crois
01:21:38que c'est le pire du pire
01:21:40monsieur Macron
01:21:40alors c'est pas le seul
01:21:41il s'est passé beaucoup de choses
01:21:42avant monsieur Macron
01:21:43ne l'oublions pas
01:21:44y compris ceux qui voudraient
01:21:45le faire ou pour revenir
01:21:46la bouche en coeur
01:21:47je pense à monsieur Hollande
01:21:48mais il n'en reste pas moins
01:21:50qu'en dix ans
01:21:51avoir massacré
01:21:52l'idée même
01:21:53que la vie politique
01:21:54pouvait s'organiser
01:21:57favorisant l'alternance
01:21:57entre la gauche
01:21:58et la droite
01:21:58ça nous a amené aussi
01:21:59à un renforcement
01:22:00comme jamais
01:22:01des extrêmes
01:22:01donc on voit bien
01:22:03qu'en réalité
01:22:03ça n'est pas la bonne solution
01:22:04monsieur Attal
01:22:05essaye de se faire
01:22:06la mauvaise part
01:22:07de sondage
01:22:08et qui ne va pas y parvenir
01:22:09c'est sa seule chance
01:22:11mais en tout cas
01:22:11c'est la pire des solutions
01:22:12en mes yeux
01:22:13on ne peut pas avoir
01:22:14un bloc
01:22:16confondant
01:22:16ça veut dire
01:22:16qu'il n'y a plus de conviction
01:22:17dans ce pays
01:22:17et ça c'est pire que tout
01:22:18Mehdi Reich
01:22:19oui je rejoins l'analyse de Gilles
01:22:20en fait je le dirais différemment
01:22:23ce que dit l'auditeur
01:22:24ça s'entend parfaitement
01:22:25alors ce qu'il dit
01:22:26je vais droite
01:22:26à l'extrême gauche
01:22:27mais en fait
01:22:27c'est pas comprendre
01:22:28ce qu'a été Emmanuel Macron
01:22:29lorsqu'Emmanuel Macron
01:22:30est arrivé
01:22:30c'était quelque part
01:22:31un atomisateur
01:22:32de la vie politique
01:22:34il faut bien comprendre
01:22:35que la cinquième réponse
01:22:36fonctionne sur l'alternance politique
01:22:37lorsqu'il a vidé
01:22:38de substances
01:22:39les LR et LPS
01:22:40il a fait en sorte
01:22:41de monter ce que nous
01:22:41on appellerait les extrêmes
01:22:42donc Rassemblement National
01:22:43et les FI
01:22:43si vous faites en sorte
01:22:46encore un immense centre
01:22:47qui englobe toujours
01:22:48la gauche
01:22:48ou la gauche
01:22:49la social-démocratie
01:22:50et les LR
01:22:51ou du moins ce qui reste des LR
01:22:53il n'y a plus
01:22:53d'alternance politique
01:22:54donc vous n'allez faire
01:22:55que rendre le phénomène
01:22:57renforcer les extrêmes
01:22:57qui deviendront
01:22:58la seule alternance politique
01:23:00donc en fait
01:23:00il n'y a pas le choix
01:23:01il faut avoir des convictions fortes
01:23:02et il faut absolument
01:23:03et là pour le coup
01:23:04c'est un autre problème
01:23:05qui est lié à l'élection
01:23:07présidentielle
01:23:07c'est l'incarnation
01:23:08aujourd'hui
01:23:09on n'a pas de candidat
01:23:10qui incarne suffisamment
01:23:13cette sensibilité politique
01:23:14cette autorité politique
01:23:15qu'on pourra voir
01:23:16comme à droite
01:23:16il faut absolument du débat
01:23:18et dernier point
01:23:19lorsqu'on a fait
01:23:20la dernière élection présidentielle
01:23:21il n'y a pas eu de débat
01:23:22il n'y a pas eu de débat
01:23:23de seconde tour
01:23:23et là on est en train
01:23:24de payer tout ça
01:23:26et la situation
01:23:27la configuration politique
01:23:28que l'on a actuellement
01:23:29découle de ce problème là
01:23:30Frédéric
01:23:31je rejoins Mehdi
01:23:31sur le fait que
01:23:32quelque part
01:23:33on nous a volé
01:23:33la dernière élection présidentielle
01:23:35et qu'on le paye
01:23:37toujours aujourd'hui
01:23:38en revanche je ne suis pas d'accord
01:23:39avec Gilles
01:23:40pour qui j'ai beaucoup d'estime
01:23:42mais je ne suis pas certain
01:23:43qu'on soit obligé
01:23:44d'être soit de droite
01:23:46soit de gauche
01:23:46et que c'est ça
01:23:47qui signifie avoir des convictions
01:23:49parce que pour moi
01:23:50ça veut dire que
01:23:50dans un camp tout le monde a raison
01:23:52et dans l'autre camp
01:23:53tout le monde a tort
01:23:53donc ça c'est pour
01:23:55d'aborder la chose politique
01:23:58maintenant pour la proposition
01:23:59de Gabriel Attal
01:24:01je trouvais très intéressant
01:24:03le propos
01:24:04de notre auditeur
01:24:06assurément cette proposition
01:24:07elle arrive beaucoup trop tôt
01:24:09assurément c'est plutôt
01:24:10un coup de communication
01:24:11pour tenter
01:24:12de réexister dans une campagne
01:24:14où il comprend bien
01:24:15qu'il traîne
01:24:16c'est plutôt mauvais
01:24:17signe parce que ça fait
01:24:18tamboui cuisine politicienne
01:24:21oui et puis je crois que là
01:24:22les français ont des réponses
01:24:24ils ne veulent pas de la cuisine
01:24:26en fait il fallait
01:24:28il fallait qu'elle puisse
01:24:29être éprouvée
01:24:29après les législatives
01:24:30où les français
01:24:31n'ont pas donné de majorité
01:24:32au pays
01:24:33c'était le moment de montrer
01:24:34que les gens étaient capables
01:24:36ensemble pour l'intérêt du pays
01:24:38sauf que nous ne sommes pas
01:24:40en France capables
01:24:41de travailler pour l'intérêt
01:24:42de notre pays
01:24:42on travaille d'abord
01:24:43pour notre intérêt personnel
01:24:45l'intérêt de nous faire réunir
01:24:47mais il n'est pas allemand qui veut
01:24:48et il n'est pas allemand qui veut
01:24:49on n'a pas du tout une culture
01:24:50peut-être que le sujet
01:24:52se présentera
01:24:53pour sauver les meubles
01:24:54peut-être pour freiner
01:24:55une dynamique présidentielle
01:24:56après le second tour
01:24:58en vue des législatives
01:24:58en tout cas c'est assurément
01:24:59beaucoup trop
01:25:00on a tendance
01:25:00un peu anachronique
01:25:02parce que vous avez
01:25:02les primaires PS
01:25:03eux essayent déjà
01:25:06de trouver un candidat
01:25:07chez eux
01:25:08je ne sais pas si vous avez suivi
01:25:09le dernier débat hier
01:25:11c'était cocasse
01:25:12alors on sent que
01:25:12Raphaël Glucksmann
01:25:13et Ségolène Royal
01:25:14ne vont pas partir
01:25:15tout de suite ensemble
01:25:17écoutez un extrait
01:25:18j'ai l'habitude
01:25:19vous savez
01:25:19des agressions
01:25:20verbales
01:25:21pendant mes campagnes électorales
01:25:22mais venant de vous
01:25:24ça m'a particulièrement choqué
01:25:26parce que c'est une agression
01:25:28en plus à connotation sexuelle
01:25:30quand vous entendez
01:25:32je fais la danse du ventre
01:25:33pour obtenir des postes
01:25:34et vous l'avez répété
01:25:35plusieurs fois
01:25:36bon alors ça c'est un petit moment
01:25:38un peu tendu
01:25:40qui a quand même pris
01:25:41quelques minutes
01:25:42la place d'armes
01:25:43c'était long
01:25:44Ségolène Royal
01:25:45et Glucksmann
01:25:47ça vous inspire quoi ?
01:25:49je ne suis pas suspect
01:25:50de soutenir monsieur Glucksmann
01:25:51mais je trouvais que l'attaque
01:25:52de Ségolène Royal
01:25:53n'était pas digne
01:25:55enfin voilà
01:25:56trouver un argument sexiste
01:25:58dans le fait
01:25:58qu'il ait employé
01:25:59une expression
01:25:59qu'on peut parfaitement employer
01:26:00pour les hommes
01:26:01comme pour les femmes
01:26:02c'était quand même
01:26:03un peu tiré par les cheveux
01:26:04alors oui ils ne vont pas
01:26:06partir ensemble
01:26:06sauf peut-être en Algérie
01:26:08le pays qui a toutes les faveurs
01:26:10de madame Royal
01:26:10comme elle nous l'a encore
01:26:11démontré piteusement ce matin
01:26:13en défendant
01:26:14et en refusant
01:26:16d'un régime
01:26:16d'être autoritaire
01:26:17alors même que nous avons
01:26:18un de nos compatriotes
01:26:19qui pourrit
01:26:19dans les jôles
01:26:20de monsieur Théboune
01:26:21donc voilà
01:26:22je pense que madame Royal
01:26:23encore une fois
01:26:24je ne veux pas rentrer
01:26:24dans la primaire
01:26:26vous imaginez
01:26:26là je serai un peu
01:26:27un contre-emploi
01:26:28et puis comme moi
01:26:29je suis pour une division
01:26:30entre la gauche et la droite
01:26:31donc je laisse chacun
01:26:32mener le débat
01:26:33ce qui est important
01:26:34c'est la dialectique
01:26:34contre les arguments
01:26:35c'est-à-dire qu'on a
01:26:36la science infuse
01:26:37contre les autres
01:26:38mais je trouve que la dialectique
01:26:39elle permet l'alternance
01:26:40elle permet la démocratie
01:26:41pour autant là franchement
01:26:43madame Royal
01:26:44là
01:26:45si elle a
01:26:46monsieur Glussmann
01:26:47de lui faire
01:26:47un vilain procès
01:26:49on peut lui en faire
01:26:50un aujourd'hui
01:26:50mais ce n'est pas
01:26:51sur son genre
01:26:52c'est sur ses idées
01:26:53et notamment
01:26:54cette défense
01:26:55d'un régime dictatorial
01:26:57Mehdi Raich
01:26:58de toute façon
01:27:00je l'ai dit hors antenne
01:27:01pour moi
01:27:01cette primaire du PS
01:27:02c'est la primaire
01:27:03avant le débat
01:27:04face à François Hollande
01:27:05quand il y a du PS aujourd'hui
01:27:07son existence
01:27:08son espace politique
01:27:09je ne vois pas
01:27:09véritablement
01:27:10ce qu'ils peuvent faire
01:27:10d'autant plus que
01:27:12et tout le monde l'a compris
01:27:13dans l'espace politique
01:27:14et même médiatiquement
01:27:15et ça se rend
01:27:16dans tous les
01:27:16dans tous les
01:27:17dans tous les sondages
01:27:18aujourd'hui la gauche
01:27:19elle est essentiellement
01:27:20représentée par Jean-Luc Mélenchon
01:27:22tout le reste de la gauche
01:27:23d'ailleurs c'est vrai
01:27:23qu'ils donnent un mal
01:27:25de chien
01:27:27la primaire c'est une manière
01:27:28d'exister
01:27:28et Olivier Faure
01:27:30je crois que c'est Olivier Faure
01:27:31ou Jérôme Gatch
01:27:31qui l'a précisé hier
01:27:34dans cette campagne
01:27:35dans cette primaire
01:27:36n'ont fait que de parler
01:27:36de Jean-Luc Mélenchon
01:27:37l'acteur principal du film
01:27:38face à face
01:27:39avec Valérie Mérès
01:27:41comment faut-il
01:27:42réinsérer un criminel
01:27:43peut-on réinsérer un criminel
01:27:44très beau film
01:27:45voilà
01:27:46avec une Valérie Mérès
01:27:47époustouflante
01:27:47on l'a connu
01:27:48voilà
01:27:48donc des sujets
01:27:49que des sujets d'actualité
01:27:50parfait
01:27:51on attend manifestement
01:27:53pour votre petit coup de cœur
01:27:55mon cher Frédéric Fougera
01:27:56puisque
01:27:57petit problème technique
01:27:58la publicité ne part pas
01:27:59donc allez-y
01:28:00je vous en prie
01:28:00faites-vous plaisir
01:28:01c'est le jour de chance
01:28:02c'est le jour de chance
01:28:03non mais c'est le jour de chance
01:28:04des seniors
01:28:05puisqu'on en parlait à l'instant
01:28:06je voulais mettre juste
01:28:06en lumière un événement
01:28:08qui aura lieu lundi prochain
01:28:09à Paris au Palais des Glaces
01:28:10ça s'appelle
01:28:10les révélations de l'expérience
01:28:11en France on aime beaucoup
01:28:13mettre en avant
01:28:14les talents
01:28:15de les moins de 30 ans
01:28:16les moins de 40 ans
01:28:16on ne parle jamais des seniors
01:28:18on ne parle jamais des personnes
01:28:20expérimentées
01:28:20et à l'heure de l'intelligence artificielle
01:28:22avoir de l'expérience
01:28:24c'est une vraie valeur
01:28:24c'est pas le passé dépassé
01:28:26de l'entreprise
01:28:26c'est la valeur réelle
01:28:28une valeur essentielle
01:28:30professionnelle
01:28:31c'est de l'intelligence réelle
01:28:32donc voilà
01:28:33une initiative
01:28:34pour mettre en lumière
01:28:35l'expérience
01:28:36on voit souvent des artisans
01:28:37où il y a marqué
01:28:38maison fondée en 2010
01:28:39ou en 1991
01:28:40moi c'était 1850
01:28:421833
01:28:43voyez donc maintenant
01:28:44on a 10 ans
01:28:45on est porteur d'un patrimoine
01:28:46exceptionnel
01:28:47parce qu'on a 10 ans d'ancienneté
01:28:48Bonne émission Péricault
01:28:49et merci à tous les trois
01:28:50Frédéric Fougera
01:28:51Gilles Tétré
01:28:51et Mehdi
01:28:52Raïs
01:28:52nous on se retrouve demain
01:28:53à 10h
01:28:54pour à vous de le dire
01:28:56Sud Radio
01:28:56Sud Radio
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